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 D'ombre et de Brouillard

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Konoha
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Message(#) Sujet: D'ombre et de Brouillard Mar 18 Mar 2014 - 21:04

Le Pays du Feu portait plutôt bien son nom : de jour comme de nuit, il brillait la plupart du temps d'une lumière ardente. A Konoha notamment, les rues avaient beau être relativement calmes une fois le soleil couché, elles n'en demeuraient pas moins généreusement illuminées. Pour en profiter pleinement cela dit, prendre de l'altitude était nécessaire. A ceux qui osaient s'y risquer, le Mont Hokage et ses trois visages sculptés à même la roche savaient les récompenser d'une vue nocturne magnifique.

Pour autant, lorsqu'il s'y rendait, ce n'était ni pour profiter du panorama unique que seule la nuit savait offrir, ni par nostalgie. S'il retournait là où il avait apprit à se rapprocher des étoiles, c'était simplement pour évacuer le superflue quand rien n'allait plus, pour trouver un peu de tranquillité au sein de la folie qui l'assaillait un peu plus chaque jour, et qui faisait prendre une étrange tournure à ce monde. Souffler, et faire le vide. Un peu comme cette nuit.

Il y a quelques années encore, il n'aurait jamais cru arriver à sa situation actuelle, ni même pu l'imaginer. Et pourtant il en était là désormais, à tenter d'avancer bon gré mal gré. Il avait trouvé des solutions, il n'en était parfois pas fier. La guerre avait été la meilleure d'entre elles pour temporiser l'appel de son sang, mais elle touchait à sa fin désormais. Exister sur la vie des autres ne lui avait jamais plut de toute façon. Pas ainsi du moins. Tuer faisait partie du métier de shinobis, mais il ne l'avait jamais fait avec plaisir, seulement quand c'était nécessaire – ou jugé comme. Bien trop souvent peut-être, mais pas assez pour lui faire regretter le choix de sa vie. Il se battait parce qu'il croyait aux principes qu'il défendait, en son nom et en celui de son Village. Des motivations qui parfois changeaient...

La fermeture éclaire de sa housse qu'il abaissa déchira le silence presque totale de l'altitude. Il n'était pas bien haut, mais le vent emportait avec lui les bruits de la ville, de la vie qui s'écoulait bien plus bas sous ses pieds. Seul restait la lueur émanant des habituations, la lumière des rues de moins en moins animées au fur et à mesure que le cycle de la lune avançait. Il tira finalement son instrument hors de son sac protecteur, et le posa sur ses jambes, dont les extrémités pendaient mollement au bord du visage du Second Hokage. Les doigts du Nara parcoururent lentement le bois du corps et du manche. Sa vieille guitare. Il en jouait de plus en plus ces derniers temps, probablement davantage en deux mois que durant tout le reste de sa vie. Il n'avait jamais été très doué avec, et n'avait rien entreprit pour le devenir. La musique restait pour lui une sorte de jeu plus qu'occasionnel, quelque chose qui n'avait pas sa place dans un monde où il était préférable de savoir manier le sabre plutôt que la corde – à moins bien sûr que l'instrument en question soit la source même du pouvoir de l'individu, ce qui n'était pas son cas. Il ne s'était donc jamais vraiment investit dedans : il était un ninja, pas un musicien. Au fil des années, sa guitare avait prit la poussière – ou plus exactement, l'aurait prit s'il n'était pas consciencieux de sa chambre. Il ne la délogeait de son socle qu'à de très rares occasions, et ne s'échauffait qu'à peine les doigts dessus. Il n'était pas foncièrement mauvais, et pouvait même jouer sans être obligé de devoir présenter des excuses à tous les amateurs de musiques, mais l'on sentait qu'il manquait derrière les années de pratiques nécessaire pour que la composition paraisse naturelle. Ce dont il s'en était toujours éperdument fiché lorsqu'il l'utilisait.

Les temps avaient changé. Tout comme son jugement sur son instrument. Il lui avait trouvé une qualité insoupçonnée. Il suffisait qu'il se concentre sur le son produit par sa guitare pour se sentir apaisé. Comme maintenant. L'on ne pouvait même pas parler d'une mélodie, ses doigts grattaient les cordes mécaniquement : ce n'était qu'une succession de notes qui s'enchainaient dans un rythme lent. Il ignorait comment ou pourquoi, mais au final il s'en fichait. Son instrument jouait la contre mesure de toute l'horreur dont son sang était à l'origine. C'était comme si les accords qu'ils jouait formaient un fil conducteur par lequel sa pensée parvenait à s'échapper de son quotidien, et laisser revenir son esprit vers une époque où il n'avait pas à supporter la folie qui le rongeait inlassablement. Il resta ainsi une heure, peut-être deux dans une sorte de rêverie dont il finit par émergé en même temps que la lune de derrière un nuage. Premier croissant à la pâle lueur dans un ciel étoilé. Sa prise sur sa guitare fut plus ferme, et les accords plus rapprochés. Natsuki ne se plongeait plus dans le passé, il regardait le présent désormais. Celui pour lequel il s'était battu au nom du Konoha illuminé sous ses pieds. Comme toujours, il y avait des ratés, mais il s'en fichait, l'important pour lui était simplement que sa musique continue. La mélodie était vieille, mais les positions de ses doigts sur le manches auparavant jamais vraiment acquises lui revenaient en mémoire, d'abord péniblement, puis naturellement. Les notes flottèrent dans l'air, comme portées par le vent pour glisser lentement sur le Village endormie. Quoi qu'il en dise, il avait progressé. Et à quoi cela rimait ? A quoi bon consacrer du temps là dedans alors qu'il était loin d'être fort. Mais être fort pour quoi ? La réponse aux deux questions était la même : '' Repousser l'avenir inexorable encore un peu. ''

Les nuits étaient chaudes en été à Konoha, même si celles du Pays du Vent n'avaient rien à leur envier. N'importe comment, la brise elle était rafraîchissante là-haut. Mais il était temps pour Natsuki de la quitter. Personne ne l'attendait à la maison, si ce n'était ses cauchemars, mais il ne pouvait pas fuir éternellement : mieux valait rentrer avant les aurores. Un instant pour ranger son instrument dans sa housse à sangle, l'autre pour se jeter dans le vide. Le vent n'était plus calme désormais. Il fouettait son visage, courrait furieusement dans ses cheveux alors que son corps tombait en chute libre. Les bras grands ouverts, il embrassait pleinement le vide alors que le sol le ruait, toujours plus proche. Il se sentait bien, c'était comme rompre l'emprise de la gravité.

Puis il passa de sens figuré au sens propre. D'une acrobatie dans les derniers mètres, il freina brusquement sa chute, jusqu'à donner l'impression de flotter, de lentement couler au fond d'une ville immergée. Il se réceptionna en douceur dans le petit parc situé non loin du Mont Hokage, comme s'il n'avait pas eu plus à encaisser qu'un simple bond.


« Oh... Bonsoir. »
lâcha-t-il avec un sourire en réalisant qu'il avait atterri non loin de quelqu'un.

Il ne s'attendait pas à voir quelqu'un ici et à cette heure-ci, ni offrir à un témoin le curieux spectacle qu'il venait de servir, mais pourquoi pas, après tout ? Les rencontres étaient les aiguilles qui tissaient les fils du destin entre eux.
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Mar 18 Mar 2014 - 23:35

La nuit était tombée et j'avais profité du crépuscule pour me sauver de l'appartement dans lequel je vivais avec le jeune musicien depuis quelques semaines déjà. Lui faire un peu d'air ne lui ferait pas de mal et j'avais besoin de respirer. Contempler les étoiles me semblait une bonne idée pour occuper le reste de la soirée. C'est dont légèrement vêtus d'une simple robe de couleur claire et d'un petit châle noir que j'étais sortie en douce par le balcon. Une activité indigne d'une jeune fille de bonne famille aurait dit grand-mère, une activité à laquelle je m'adonnais avec passion dans tous les cas.

Je courrais à présent au travers les toits du village sans ressentir pour une fois la présence de mes détracteurs. Serais-je seule pour une fois ? L'hokage commençait-il à me faire suffisamment confiance pour m'accorder un peu de relâchement et d'intimité.

Un sourire et un soupir de quiétude s'échappèrent d'entre mes lèvres à cette pensée alors que sautant depuis une pergola en bois, je me retrouvais enfin sur la terre ferme, respirant fortement. J'avais perdu de l'endurance depuis mon incarcération. Il allait bien falloir à un moment ou à un autre que je reprenne l'entrainement.
Mais pour l'instant, je ne souhaitais qu'une chose ! Profiter de la vie et de ce qu'elle m'accordait même si je n'étais pas avec les miens et que je me sentais seule.

C'est ainsi que dix minutes plus tard, je me retrouvais allongée au milieu d'un petit parc, dans une zone dépourvu d'arbre.

J'y observais les étoiles, bien différentes depuis le ciel de Mizu no Kuni, les constellations semblaient jouer avec mes nerfs alors que j'essayais, sans succès de les décrypter.
Mes yeux étaient en train d'accomplir un merveilleux voyage dans le subconscient de mon esprit et je me laissais aller à un rêve éveiller qui vraisemblablement ne tarderait pas à être troublé.
Au loin, une ombre se dessinait dans le bleu de la nuit. Une ombre noire grossissant toujours d'avantage au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient.
Au début, je n'y fis pas attention, puis, petit à petit mon esprit se focalisa sur cette étrange tâche sombre dans le ciel.

En finalité, je roulais sur le côté, me réfugiant sous les ramifications d'un arbre alors qu'un inconnu se retrouvait à flotter à quelques centimètres du sol seulement à l'endroit exact où je me trouvais auparavant.
Une grosse goutte de sueur froide perla dans ma nuque et je m'empressais de me faire discrète, voir de disparaître rapidement avant qu'il ne me remarque.

C'était sans compter sur la vivacité de son esprit. Je me figeais dans la pénombre, n'osant pas répondre, pas réagir.
Finalement, il m'adressa la parole et je restais toujours aussi inerte dans le noir. Finalement, un petit son inaudible sortie de ma bouche. Un petit bonsoir finement prononcé dans un trémolo de respiration alors que je continuais à me cacher.

Même si ce n'était pas très poli en finalité ...

hrp:
 
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Mer 19 Mar 2014 - 12:34

Natsuki jeta un coup d'œil sur son épaule alors qu'il réajusta la bretelle de la housse de sa guitare dans son dos, puis observa le buisson d'un air perplexe en se grattant l'arrière de la tête. Pour autant qu'il sache, la verdure ne parlait pas, même au sein du Village de la Feuille. Il avait bien vu quelqu'un s'y réfugier, tout comme il avait entendu les traces de peur ou d'appréhension dans la faible voix qui lui avait répondu à la limite de l'audible. Seule la nuit pouvait réellement la comprendre.

En sachant qu'il ne risquait pas grand chose dans l'enceinte de Konoha – même si l'Embrasement Vert était toujours présent dans son esprit – il s'approcha d'un pas léger jusqu'à la cachette de l'individu qui s'y était dissimulé sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi. Timidité maladive peut-être ? Il n'était pas du genre à forcer, et probablement qu'en d'autres occasions, il n'aurait même pas cherché à aller plus loin que ce simple bonsoir, mais quelque chose dans la situation actuelle l'amusait et lui donnait envie de pousser un peu '' l'enquête ''. Qu'avait-il à craindre d'un chaton ou d'un jeune chiot effarouché ? Sans doute beaucoup plus que ce qu'en laissait croire les apparences - le quotidien des shinobis était ainsi – mais il pensait avoir les moyens de faire face à la quasi-totalité de ces mauvaises situations.


« Tout va bien ? Vous avez perdu quelque chose ? »
questionna-t-il d'une voix douce une fois qu'il était assez près de son interlocuteur pour réaliser que, sous la lumière ténue des réverbères, il s'agissait d'une interlocutrice.

Son visage ne lui était pas inconnu d'ailleurs, bien qu'il ne l'avait jamais rencontré personnellement. Elle avait l'objet d'une note de service, comme pour beaucoup des shinobis étrangers que l'on laissait se promener librement dans Konoha, sous réserve d'une surveillance relativement rapprochée. L'adolescente en devenir était originaire de Kiri, et était venu avec une autre de ce même Village. Impossible de remettre la main sur les noms par contre. Et n'importe comment, s'il venait de se souvenir de la nationalité de son interlocutrice, il n'en montra rien.


« Un peu jeune pour avoir fait la tournée des lieux de boissons, mais pas assez pour devoir se coucher en rythme avec le soleil. »
commenta-t-il à voix haute, un sourire amusé peint sur les lèvres. « Je fais peur à ce point pour provoquer des envies de fuite lorsque l'on me voit ? »

Il tendit une main amicale vers l'adolescente, ouverte de sorte à pouvoir être serrée en guise de salutation.


« Je n'ai encore jamais mangé personne, vous savez ? Vous pouvez m'appeler Natsuki. »


Un nom de donné, un premier pas vers l'autre qui fuit. Probablement le dernier s'il n'en plaisait à l'un ou l'autre des participants de la conversation.
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Mer 19 Mar 2014 - 23:49

Perdue dans la pénombre, je voyais nettement le jeune homme s'avançait vers moi ... Serein. Dans l'enceinte du village caché du feu, il fallait dire qu'il n'avait pas grand chose à craindre ... Alors, je me rattachais à l'arbre tout proche, m'en servant comme appui et l'enserrant de mes petits bras comme s'il s'agissait d'un proche, d'une famille.
Je regardais le konohajin me faire face et je levais alors un regard des plus timide en sa direction avant de subitement baisser les yeux. Je n'aimais pas l'idée d'avoir été surprise dans un de mes moments privilégiés même si je savais qu'il n'y était pour rien, du moins c'est ce dont j'essayais de me convaincre.
Je secouais alors rapidement la tête devant sa question en m'empressant d'ouvrir la bouche pour lui répondre d'un ton légèrement plus élevé que celui que j'avais eu auparavant :


"Non, non pas du tout ... C'est juste que j'ai été un peu ... Surprise par votre apparition !"


Je baissais une nouvelle fois les yeux, intimidée par la présence de cet homme alors que je finissais doucement par me dégager de mon refuge boisé. Avais-je eu peur lorsqu'il était subitement apparu au-dessus de moi ? Clairement et je n'allais pas le cacher :


"Disons juste que je ne suis pas habituée à avoir des gens tomber du ciel de cette façon !"


Je levais les yeux pour observer en haut, le mont hokage en me demandant s'il avait réellement sauté depuis cette hauteur :


"C'est que ça fait quand même une sacrée chute dis donc ... "


Je ne pouvais m'empêcher de penser ce qu'il lui était passé dans la tête pour tenter un tel exploit que celui qu'il venait de réaliser aussi, je préférais être sûre de son état d'esprit. Les gens de Konoha n'étaient peut-être pas aussi sains d'esprit que je semblais vouloir le croire :


"Vous n'avez pas eu peur de vous brisez disons ... Une côte ? Ou éventuellement de perdre la vie en faisant ça ?"


J'étais perplexe, mais lorsqu'il se présenta, je restais d'autant plus méfiante, laissant un temps pour la réflexion avant de finalement sourire ;


" Je m'appelle Yuki, enchantée !"


Puis toujours aussi intimidée, je m'approchais de lui pour lui serrer la main bien que cela ne soit pas une pratique très courante dans le pays où j'avais grandi.


Dernière édition par Samui Yuki le Ven 21 Mar 2014 - 8:34, édité 1 fois
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Jeu 20 Mar 2014 - 19:49

Natsuki hocha la tête. Surprit était le mot, en effet.

« Je dois avouer que je ne m'attendais pas non plus à voir quelqu'un ici à cette heure-ci. »


Levant les yeux, il suivit le regard de l'adolescente qui se perdit dans les hauteurs de la nuit, là où la silhouette des visages sculptés dans le Mont Hokage étaient à peine visible. Il devait y avoir entre trois cent et cinq cent mètres d'altitude environs, pas beaucoup plus. Son visage retomba vers celui de la Kirijin avec autant de douceur que son corps l'avait fait sur le sol. Que répondre, si ce n'est par un sourire et un haussement d'épaules ?


« Non, pas vraiment. A quoi cela servirait d'être capable de faire cela si la peur nous en empêche ? »
lâcha-t-il d'un ton naturel.

Pour avoir plus ou moins survécu à une chute de un ou deux kilomètres, il était clair que ce n'était pas la hauteur du Mon Hokage qui allait l'impressionner, surtout quand il était en état d'utiliser son énergie et de se réceptionner avec ses pieds plutôt qu'avec sa tête... En parlant de tête d'ailleurs, l'évocation du nom de Yuki lui sauta en plein visage. Il la situait pleinement désormais.


« A votre accent, j'en déduis que vous venez du Pays de l'Eau non ? Vous devez donc être la fameuse Kirijin qui loge actuellement chez Rin. Il m'a brièvement parlé de vous. »


Comme le monde était petit. Cela ne l'étonnait même pas que son étudiant lui ai proposé de l'héberger tout en sachant d'où elle venait : il faisait fi du contexte de la guerre qui touchait à sa fin, et qui ne justifiait pas la haine pour quelqu'un. Il appréciait ou non les individus pour leurs actions, et non leur nationalité.


« Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas foncièrement hostile à l'égard de votre peuple ou vous-même. »
déclara-t-il d'un ton amical. « La seule raison qui a poussé nos nations à se détester et à s'entretuer était cette guerre, aussi stupide et ridicule qu'en était la raison. Il n'y avait rien de personnel là-dedans. Cela ne rime à rien de haïr quelqu'un juste à cause de sa terre natale. »

Il soupira, puis afficha un demi-sourire à la jeune femme.


« Cela n'engage que moi comme avis. Cela dit, je ne crois pas me tromper en pensant que le votre n'en est pas si loin. Vous ne seriez pas ici à vous promener en liberté le cas échéant. Qu'est-ce qui vous a amené à Konoha d'ailleurs ? Vous n'êtes pas prisonnière par des barreaux de fer froid que je sache. »


Bien sûr qu'il savait au moins qu'elle était une kunoïchi talentueuse malgré son jeune âge apparent - qu'est-ce qui justifierai la surveillance rapprochée dont elle était l'objet par plusieurs personnes le cas échéant ? - mais il était aussi conscient que c'était extrêmement désagréable lorsque l'on s'adressait à quelqu'un qui en savait plus sur l'autre que l'inverse. Aussi il voulait lui laisser l'occasion de s'exprimer un peu, et de lui faire connaître seulement ce qu'elle désirait qu'il sache, pas davantage. Après un rapide coup d'œil autour d'eux dans le parc, il repéra une balançoire dans l'espace jeu tout proche, qu'il désigna d'un geste de la tête.


« Si déjà nous discutons, autant s'assoir quelque part, ce sera plus agréable. A moins que vous étiez affairée à autre chose qui ne saurai être interrompu plus longtemps ? »


Réajustant sa guitare dans son dos, il attendit de savoir si les prochaines heures de la nuit se passeront dans son lit, ou à respirer encore un peu l'air lourd sous le ciel étoilé.
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Sam 22 Mar 2014 - 15:59

J'essayais de rester courtoise dans ma façon de m'exprimer, mais plus le jeune homme s'exprimer, plus jamais du mal à ne pas laisser transparaitre un léger sentiment d'incompréhension devant l'attitude du jeune homme. Pourtant, je finissais par hocher légèrement la tête positivement tout en rougissant au niveau des pommettes en lui énonçant la réponse :


"La peur sert parfois à préserver la vie ! Mais tant mieux si vous maîtrisez une chute aussi vertigineuse, cela peut toujours être utile, je suppose !"


Je souriais légèrement tout en m'accroupissant vers le sol pour m'asseoir contre l'arbre derrière lequel je m'étais cachée.
Puis, il me perça à jour et je ne cachais pas ma gêne tout en baissant encore plus les yeux, mais en hochant positivement la tête pour lui confirmer ses paroles. Pourtant, la suite de la conversation prenait une allure inattendue et je ne tardais pas à lever une nouvelle fois les yeux aux cieux pour contempler les histoires alors que finalement, ma voix s'élevait dans l'air du soir, calme, paisible et très basse :


"Je n'ai jamais voulu de cette guerre, mais je suis avant tout une shinobi, comme vous. J'ai beau ne pas être d'accord, nous restons des militaires et lorsque le chef ordonne, on obéit et on se tait. À Kiri, mutinerie correspond à une exécution sur la place publique. Mon frère n'aurait pas hésité un seul instant à me tuer pour montrer l'exemple, même si Aoji n'aurait jamais accepté cela !"


Je baissais les yeux en repensant à elle et mes bras se refermèrent autour de mon corps alors que je continuais à l'écouter pensive. Pourtant, la curiosité attira mon regard vers son visage et mes traits se durcirent perceptiblement bien que mon faciès reste neutre :


"Je n'ai pas choisi de venir à Konoha, mais c'est ici que j'ai fini au final ... Livre et privée de ma patrie."


Je ne le lâchais pas du regard à présent :


"J'étais incarcérée à Kaminari no Kuni et j'ai été libéré lors d'un transfert de prisonnier à Konoha. Il pensait que vos méthodes seraient plus ... Efficace pour me faire parler !"


Je frémissais rien qu'à y penser et je ressassais en moi, les évènements qu'Aoji m'avait contés :


"Une escouade envoyée par Kiri a attaqué le convoi lors du transfert et nous à libérer. Mais, ma sœur a jugé plus prudent de me ramener à Konoha, plutôt qu'à Kiri !"



Je soupirais ce coup-ci en regardant mes genoux :


"Si je rentre à Mizu no Kuni maintenant, je serais tuée pour avoir failli durant la bataille ! Pas de pitié ... Je dois refaire mes preuves pour avoir la possibilité de pouvoir un jour rejoindre ma terre !"


Un léger rire suivit cette parole, mais c'était un rire amer...
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Dim 23 Mar 2014 - 20:23

Voilà une réflexion qu'il n'aurait pas attendu de la part d'une Kirijin, ou du moins, de l'image qui s'en véhiculait. '' La peur sert parfois à préserver la vie ''. Pour un peuple de guerriers que l'on faisait passer comme sanguinaire et vivant pour se battre, il lui imaginait la notion de peur inexistante. Alors que Yuki puisse le lui affirmer, il trouvait cela d'autant plus curieux. A son sens, c'était d'ailleurs faux. C'était la réflexion qui préservait l'existence d'un individu, et non la peur, ce poison glacial qui s'insinue dans les veines, compresse le cœur dans un étau d'airain et ralentit le dynamisme des muscles. La peur n'évitait pas le danger, elle précipitait simplement l'individu vers sa fin. Néanmoins, le Nara tatoué comprenait l'idée que voulait transmettre la jeune femme : l'être sans peur est trop souvent téméraire, et c'est un trait de caractère qui poussait bien souvent vers la mort aussi certainement que la lame affutée d'un sabre dans la poitrine.

Finalement, la suite de la conversation se déroula à même cet arbre, plutôt qu'à l'endroit qu'avait proposé Natsuki. Non pas que c'était dérangeant. Il prit alors place en tailleur face à la jeune femme après avoir retiré de son dos la housse de sa guitare qu'il déposa près de lui. Ce qu'il entendit le rassura quelque part. Ainsi, même dans le camp '' ennemi '', il y avait des soldats qui étaient contre cette guerre. Rien de surprenant en réalité. Ni Kiri ni Konoha n'était le point de départ de ce conflit global, simplement les alliés respectifs de Suna et Kumo après qu'un désaccord sciemment provoqué les ai conduit à livrer de sanglantes batailles. Des alliances à but dissuasif qui avaient amené à ce que l'on désirait surtout éviter.


« Je ne saurai être davantage d'accord avec vous sur ce point. Nous avons le droit d'avoir nos avis, nos pensées, mais nous sommes des shinobis, nous servons sous les ordres de notre Village sans les discuter. C'est la part du marché que nous avons à honorer pour s'être rassemblés sous une même bannière et avoir renoncé à la vie de ninja errant. Pour la plupart d'entre nous, les attentes de notre Patrie et les nôtres sont les mêmes, aussi le système roule plutôt bien. Mais pour certains, ce n'est pas le cas, et c'est ce qui génère des tensions : en supportant de moins en moins leur situation, ils finissent par revenir à leur vie d'avant, celle antérieur à la Grand Guerre des Shinobis. A ce que je sache, la plupart des Villages ont connu une forte vague de désertions pendant les conflits de ces derniers mois. »


La désertion, un mot que Natsuki pouvait comprendre, mais difficilement concevoir dans sa propre situation. Il était capable des pires atrocités pour sa Patrie si Konoha le lui ordonnait, car il lui était dévoué. En tant qu'homme, il restait libre, mais en tant que ninja, il avait apprit et accepté sa place d'exécutant au sein de cette société. Et sa vie professionnelle passait toujours avant celle du privé. Ce n'était pas simple d'être un shinobi, à se demander pourquoi tellement d'enfants en rêvaient. Ils ne voient que l'aspect '' devenir fort '', bien souvent sans même savoir dans quel but, ni à quel prix. Heureusement, Le Village de la Feuille formait bien, et annonçait progressivement l'envers du décors dans lequel les jeunes générations s'engageaient.

Discussion anodine en apparence, Natsuki comprit qu'il toucha un point sensible quand Yuki leva ses yeux sur lui, chose qu'elle avait évité jusqu'à présent, préférant la contemplation des étoiles ou de ses pieds, en fonction. Quelque chose avait changé dans ses traits juvéniles. Ce ne fut pas le cas du Nara tatoué, qui se contenta de soutenir son regard sans le détourner. Il était difficile de le dépêtrer de son habituelle expression relâchée, et de son sourire '' homme heureux de vivre ''. Du moins, quand la folie ne le prenait pas...

Silencieux, il écouta l'adolescente sous le regard curieux de la lune. Elle n'était pas venu ici par choix, mais par contrainte teintée. Prisonnière de guerre du Village du Pays de la Foudre, elle était normalement attendue ici bien emballée pour être offerte aux services de renseignements de Konoha -Depuis quand le Village de la Feuille devait-il écoper du sale boulot des autres maintenant ? - . Sauf qu'une attaque des shinobi du Pays de l'Eau avait visé ce convois de transfert. Pour résultat, Yuki avait quand même fini par arriver ici par ses propres moyens avec sa sœur apparemment, préférant rendre d'elles-même les armes à Konoha plutôt que d'affronter les conséquences de leur retour sur leur terre natale. Curieux qu'étaient les Kirijins, vraiment : quel intérêt de venir libérer leurs compagnons d'armes si c'était pour les faire exécuter ensuite une fois rentrés ? Le secret des informations, c'est tout ? La réputation de Kiri n'était plus à faire, et avait depuis longtemps débordée des frontières. C'était une autre culture, tout simplement, où l'on élevait les enfants différemment : le berceau des grands guerriers, une nation de soldats à la discipline inébranlable.


« Je comprends ce que l'on peut ressentir lorsque l'on perd sa Patrie. »
lâcha-t-il finalement d'une voix douce, lui-même ayant manqué de peu de tout perdre. « Je souhaite sincèrement que vous puissiez un jour vous absoudre aux yeux de votre Nation des péchés dont vous taxe les vôtres, et que vous parveniez à retourner sur votre terre natale pour reprendre la vie telle que vous l'avez laissé là-bas, si c'est ce à quoi vous aspirez. Néanmoins, j'espère aussi que la valeur que vous avez à prouver à nouveau pour retourner chez vous ne se fera pas aux dépends de ce que vous aurez vu ici durant votre séjour. Cela nous mettrait dans une situation... embarrassante. »

La voix ne Natsuki ne portait aucune trace de menace ou de sanction. Elle rappelait simplement inutilement un contexte et une situation avec lesquels le crâne de Yuki avait probablement déjà été allègrement chargé. Les contextes de guerres étaient ainsi. Ils nécessitaient de faire preuve de prudence exagérée, mais les plus avisés savaient aussi quand lâcher un peu de leste, et tendre une main vers son adversaire. Comment savoir sinon, si l'on se cantonne à voir l'Autre uniquement comme un ennemi à abattre, quand le temps de se faire la guerre est révolu ? Le tout était de trouver le juste dosage, adapté autant à la situation qu'aux adversaires. Konoha s'y exerçait, et c'est ce qui expliquait la présence de Yuki ici, à l'air libre – mais prisonnière du Village -, plutôt que dans une geôle où la lumière du jour ne filtre pas. Il soupira à son tour.


« Cette guerre aura fait au final beaucoup de dégâts, pour ne rien arranger de plus à la situation initiale. Comme presque toutes. Cela ne fait même pas dix ans que la Grande Guerre des Shinobis s'est terminée, et pourtant nous avons déjà replongé tête la première dedans. A croire que nous autres ninjas avons cela dans les gènes. Nous ne savons pas nous contenter du sang que nous versons au quotidien de par notre travail, il faut aussi que nous le fassions couler au nom de nos Nations respectives, parce que nos dirigeants en ont envie. »


Des paroles lourdes qui à Kiri, si l'on en croyait les dires de Yuki, vaudraient un allé simple pour l'échafaud si elles étaient entendu. Pour autant, ici à Konoha, Natsuki ne s'inquiétait pas : il avait prouvé depuis longtemps comment il fonctionnait. Il avait ses opinions, mais il n'en demeurait pas moins un soldat à la discipline exemplaire. Chacun savait qu'il exécutait ses ordres sans sourciller ni les remettre en question. Il était une marionnette dont le Village tirait les ficelles, et c'était une situation qu'il acceptait, car il avait foi en sa Patrie, et en son Hokage. Il voulait croire que ses poings mit au service de Konoha œuvraient pour le '' bien ''. Une position dangereuse, car aisée à abuser...


« Vous croyez que l'on arrivera à une position de paix durable un jour, dans un système où des gens comme nous existent ? »


Sans les ninjas, le monde se porterait-il mieux, ou bien ce mal était-il fermement ancré dans le cœur de l'Homme, à les pousser à la destruction de l'Autre quoi qu'il advienne ?
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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Lun 24 Mar 2014 - 23:33

J'étais perdue. Alors que le ciel scintillait encore et toujours au dessus de yeux, mes prunelles une nouvelle fois résolument tournée vers la voute céleste. J'écoutais sans rien dire les paroles du Konohajin. Une réflexion pour être plus exacte sur la guerre à laquelle nous avions participé. Sur notre vie de shinobi et puis encore sur les hommes qui décidaient de changer de vie en abandonnant leur patrie. Automatiquement, mes pensées se tournèrent vers mon ancien amant. Où était-il en ce moment même ? Regardait-il le même ciel que moi ?

J'avais beau essayer de me voiler la face derrière un miroir d'inflexibilité, je souffrais encore de la nouvelle que j'avais appris il y a peu et je ne parvenais pas encore à comprendre le pourquoi du comment. Tout se mélangeait dans ma tête, chacun de mes choix étaient remis en question, remis sur le devant de la scène pour que je puisse juger si oui ou non, ces buts que je m'étais fixée, avait un réel sens profond pour moi. Voulais-je encore servir kiri ? Voulais-je revoir ma famille ? Retrouver Yusuke ? Aoji ? Accomplir mon devoir ? Retourner sur-le-champ de bataille ... Croyais-je seulement encore et toujours que le monde était bon.

Résolument non ! J'avais bien changé au court de cette guerre. Grandie ? Physiquement, c'était une évidence. Mûrie ? Sans aucun doute ! Mais avais-je enfin choisie ma voie ?


"Non ..."


Je ne savais vraiment plus où j'étais, mais à l'heure actuelle une chose était sûre et alors qu'une larme coulait doucement le long de ma joue, devant la décision que j'avais formulé, je m'exprimais d'une petite voix :


"Je ... Je n'ai plus envie d'être shinobi !"


Toute ma frustration ressortait dans cette simple phrase. Etre shinobi m'avait apporté beaucoup plus de malheurs que de bonheur en définitive. Ma vision était sans doute fossé par les quatre derniers mois qui venaient de s'écouler pourtant mon ressentie, lui était bien là.

Je continuais à scruter le néant de l'univers étoilé sans plus rien dire, me demandant même qu'elle aurait été ma vie si j'avais été disons ... Une étoile ? Je n'aurais pas perdu mes amis, ma pudeur, ma famille. Je serais le centre d'un univers différent, un univers ou sans aucun doute possible, la guerre n'aurait pas existé. Voilà que je me mettais à avoir les mêmes idées que Kibo. Un rire nerveux me traversa en pensant à ce dernier et je me perdais dans de nouvelles pensées tout aussi noires alors que le jeune manieur d'ombre continuait lui aussi son discours.
Bien évidement derrière ses paroles, je sentais la menace évidente qu'il me proférait. Il essayait de protéger sa nation et je pouvais comprendre cela, cependant, je ne pus m'empêcher d'avoir un rire plus nerveux qu'autre chose.
L'objet de mon retour, je savais déjà ce qu'il était. Je devais trouver le chasseur de visage, la bête cachée en ce moment même à Konoha. Mais en avais-je, vraiment, envie ? Dois je risquer ma vie pour un pays qui tout aussi bien me couperai la tête dès que j'aurais franchie les murailles du pays de l'eau.


"Dans tous les cas, c'est quitte ou double ! Soit je me fais tuer par Konoha, soit par Kiri ... Ou alors je ne fais rien et je passe le reste de ma vie à Konoha ou en exil loin du pays de l'eau ... Décidément, la vie ne me gâte pas ses derniers temps ..."


J'ai baissé les yeux une nouvelle fois et je regarde du coin de l'œil le Nara, avec un sourire :


"Si ça peut te rassurer, je ne compte pas m'en prendre à un membre de ton village ... Il y a déjà eu trop de morts durant cette guerre, inutile de faire des victimes supplémentaires ... Je trouverais bien une solution plus équitable pour tout le monde pour retourner dans mon pays sans que personne ne doivent en subir les conséquences."


Nouveau soupir, la guerre reste un sujet éternel et intarissable de discussion. Malheureusement, les discussions sont bien souvent inutiles, car rarement mise en œuvre :


"Même s'asseoir autour d'une table ne résoudra pas les conflits pour toujours. Le monde est ainsi fait, une opposition perpétuelle entre haine et amour. C'est ainsi que va le monde, nous ne pourrons pas l'empêcher. J'ai ouïe dire qu'un conseil des Kage allait se tenir. Cela va sans doute nous apporter la paix, jusqu'à ce que de nouveaux dirigeants prennent le pouvoir ... Le cycle reviendra alors à son point de départ ..."
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Ven 28 Mar 2014 - 17:56

Natsuki eu la décence de ne pas relever la larme qui perla sur la joue de la jeune femme. Non pas parce qu'il était insensible à la souffrance d'autrui, mais par respect. Il faisait assez sombre ici après tout, la lumière de la lune comme des réverbères ne filtrait pas au mieux. '' Je ne veux plus être shinobis. '' Une phrase bien lourde pour qui avait passé sa vie dans cette voie, même si au final cela ne représentait pas grand chose pour des jeunes comme eux. C'était un métier qui ne promettait une existence facile à personne, bien au contraire. Le ton de la voix de Yuki en disait long sur le fardeau de souffrance qu'elle supportait sur ses frêles épaules. Mais d'un autre côté, qui n'a jamais été meurtrie, contraint de porter les cicatrices des erreurs et des combats qui ponctuent l'existence ? Chaque être humain mène sa bataille personnelle dans son quotidien, qu'il soit un ninja ou un civil, un marchand ou un voleur. C'est ainsi que l'apprentissage se fait : dans la douleur. Il n'appartient qu'à chacun d'encaisser, de se relever et continuer. Sauf qu'arrive toujours le moment où l'esprit comme le corps est épuisé, rompu. Incapable de supporter plus, l'on s'arrête d'avancer. C'est parfois mieux.

Dans ces conditions, peut-on réellement parler de victoire, quand le vainqueur ne peut simplement que continuer le combat qu'est la vie ? L'on en vient à se demander si cela en vaut vraiment la peine. C'est probablement ce que se demande la jeune Kirijin. Qu'est-ce qui l'attend à l'avenir ? Qu'était-elle encore en droit d'espérer dans sa situation ? Une autre vie peut-être.


« Si vous vous promenez ainsi au sein du Village de la Feuille, c'est que Konoha n'a pas l'intention de vous tuer, à moins que vous nous donniez une raison de le faire. »


En levant les yeux, il porta son regard sur la même peinture étoilée qui semblait tant attirer Yuki, et le laissa s'y perdre.


« La vie ne vous gâte pas, mais c'est peut-être l'occasion d'en changer maintenant justement. Quitte à renoncer à la vie de shinobi, autant en profiter pour prendre un nouveau départ, ailleurs, si rien ne vous y retient. Ce ne sont pas les opportunités qui manquent, il suffit simplement de savoir les saisir. Et d'en accepter les conséquences... »


Natsuki ne se voyait pas faire autre chose de sa vie qu'exercer le métier de soldat au sein de Konoha. Du moins, tant qu'il pouvait encore le faire. Si d'aventure il lui arrivait malheur, et qu'il n'était plus en capacité physique de continuer, il avait déjà une idée de dans quoi il pourrait se recycler. Et encore une fois, ce sera très loin des bureaux stratégiques du Pays du Feu. Cela n'aura d'ailleurs même pas de rapport avec le monde militaire. Sa famille ne lui en voudrait pas, il le savait. Ce n'était pas courant au sein d'un clan renommé que de s'adonner à autre chose que l'art de la guerre, mais cela arrivait. Pourquoi pas à lui ?

Finalement, il se décida à sortir à nouveau sa guitare de sa housse, et la posa sur ses cuisses, une main sur le corps, l'autre empoignant le manche. La mélodie qu'il joua était très légère, et le son assez doux pour ne pas gêner la conversation.


« Il est vrai que l'on ne changera jamais ni la guerre, ni le monde. Il est bien trop vieux pour se refaire à son âge. Tout ce que l'on peut tenter à la rigueur maintenant, c'est de changer les êtres qui le composent, un à un. Une tâche colossale en définitif... »


Et en tout premier, sans doute étaient-ce sur les shinobis qu'il fallait se concentrer, la composante première de la guerre, après la haine.


« Si vous m'autorisez la question, qu'est-ce qui a été à l'origine de votre choix de devenir une kunoïchi ? Si bien sûr cela a été un choix consentis, et non imposé. Tout le monde n'a pas la chance de cette décision de par sa naissance. »


Il connaissait son sujet là-dessus. Tout le prédestinait à ce métier, que ce soit ses origines ou son sang : l'un pour le milieux dans lequel il a grandit et été élevé, l'autre pour ce besoin inextinguible qui s'était éveillé en lui de répandre la mort. A commencer par la lente agonie qu'était la sienne.
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Dim 30 Mar 2014 - 1:51

Un regard lourd et dénoué de toute amertume fut celui qui se posa sur le jeune homme. Je remarquais qu'il ne cessait de me vouvoyer depuis l'instant où nous avions fait connaissance alors que je l'avais déjà tutoyé pour ma part. Était-ce une façon de me rappeler mes origines ? Les préceptes de bonnes conduites donnés par ma grand-mère ? L'attitude à avoir en présence d'un homme. Tout ce retournement de situation me fit rougir alors que je m'empressais d'adopter un ton plus courtois, mais nettement moins intime avec le membre du clan Nara.
Mes mains se délièrent alors et se posèrent de part et d'autre de mon corps pour m'aider à conserver une position assise alors que je laissais mes yeux vagabonder dans son regard :


"Avez-vous une famille Natsuki ? Où peut être une petite amie ?"


J'attendais sa réponse, pourtant cette dernière ne changerait strictement pas la suite de mon discours et alors que je laissais mes mains vagabondaient dans l'herbe verte ou je les avais posés, je ne laissais pas au jeune homme le loisir de s'effacer dernière une autre question, un changement de sujet, ou quoi que ce soit d'autre :


"Comment réagiriez-vous si on vous disait que vous deviez l'abandonner ? Si votre famille était tout pour vous, que vous aviez nourris durant des mois le seul espoir de la revoir et que du jour au lendemain, on vous demande de ... Simplement l'oublier ?"


Je poussais alors un long soupir, histoire de reprendre ma respiration avant de lui lancer un nouveau regard perçant, mes pupilles claires transperçant ses miroirs de l'âme :


"Je vous le demande Natsuki ! En seriez-vous capable ?"


Nouveau soupir et je relâchais finalement la tension que j'avais imposée entre nous deux alors que le ton devenait plus neutre, moins remplie d'animosité devant le choix que l'on m'imposait. Peut-être n'étais-je finalement pas prête à renoncer à tous cela :


"Je dirais que ce n'est n'y une vocation ... n'y une obligation ... "


Un peu d'histoire ne ferait pas de mal :


"Je suis issue de l'un des clans les plus puissants du pays de l'eau et je suis la dernière fille unique de l'une des plus puissantes branches de ma famille ... Tout comme ma mère ... Pourtant, on ne nous à jamais imposés notre choix ... Maman n'est pas shinobi mais médecin, ma marraine était kunôichi et mes grands-parents pratiqués eux aussi l'art shinobi. Mais j'avais le choix ... Je me suis plus fait embarqué par mes cousins quand j'étais petite et comme je les prenais en modèle ... J'ai suivi la voie qu'ils avaient choisie ... Plus par défi qu'autre chose ..."


D'un geste de la main, je relevais doucement ma robe pour lui montrer la cicatrice que je portais sur la jambe droite juste au niveau de la cheville :


"Un accident que j'ai eu étant petite ... Je n'aurais jamais du devenir shinobi à cause de cette blessure ... Mais maintenant ... Tout va bien !"


J'avais en effet était opéré il y a maintenant deux ans par mon tout premier sensei. L'os de Kaguya qui avait pris la place de ma cheville défectueuse fonctionnaient à merveille à présent ... Mais ce n'était pas l'objet de notre discussion :


"Si j'avais suivi les choix que l'on m'imposait, à l'heure actuelle, je serais sans doute ... Une jeune fille de bonne famille ... N'occupant ses journées qu'à la broderie, la couture, les compositions florales ... J'aurais une vie paisible et tranquille et je serais déjà fiancée ..."


Je soupirais en rigolant paisiblement :


"Au lieu de cela, je suis toujours une jeune fille de bonne famille, je sais broder, coudre et faire des compositions florales, mais je sais également me battre. Je pense que si je retourne au pays, mes fiançailles avec un riche hériter ne serait qu'une question de temps ..."


Comme quoi, on a beau choisir son destin, la famille nous rattrape toujours :


"Et vous ? Vous avez choisi votre voie Natsuki ?"
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Lun 31 Mar 2014 - 14:43

Natsuki leva les yeux de sa guitare, dont les accords légers continuaient de s'enchainer, et adressa un sourire à Yuki : il voyait déjà où elle voulait en venir.

« J'ai la chance d'avoir encore une famille, pour le moment. »
répondit-il d'une voix douce.

L'adolescente lui demandait de se mettre dans sa peau pour réaliser sa situation. Mais même le plus empathique des humains pouvait-il vraiment comprendre la souffrance de son prochain sans l'avoir vécu lui-même ? Yuki ne le quittait plus du regard désormais, comme si elle attendait de sa part une réponse sincère. Mais plus que l'attendre, elle essayait de venir la chercher directement, sondant son cœur d'un regard inquisiteur à qui l'on ne pouvait rien cacher. Que voyait-elle donc, au fond de son âme ? De la mélancolie, de la peur, ou peut-être simplement un gouffre, un vide qui n'était destiné qu'à accueillir la haine et la souffrance ? Ou probablement qu'il n'y avait rien à y lire, coquille vide qu'il était, aberration déguisée sous les traits d'un humain qu'il devenait.


« En toute honnêteté, quand cela m'est arrivé, je n'ai rien ressenti sur le moment, ni dans les jours qui ont suivit. Je n'ai pas eu le temps d'y penser. Personne ne m'avait dit de tout abandonner, que ce soit ma famille, mes objectifs dans la vie, mes amis ou mes valeurs, sinon moi-même. Parce que je pensais que c'était la seule solution qu'il me restait pour protéger ce en quoi je croyais et à qui je tenais. Cela doit sonner bizarre venant de la bouche de quelqu'un qui serait capable d'assassiner de sang froid tous ses proches si le Village le lui demandait. »


Si l'on doutait possible de prononcer ce genre de phrases avec autant de naturel, Natsuki prouva que si. Son sourire triste pourtant, sans aucun lien de parenté avec l'humour, nuançait clairement la légèreté de sa dernière phrase. Il baissa les yeux vers une note qu'il rata, la corrigea, puis en revint au visage juvénile de son interlocutrice.


« Avec le temps, peut-être que j'en aurais souffert, je pense que je ne serais pas revenu le cas échéant. Tout abandonner n'est pas si simple, je le conçois très bien. Je suis revenu parce que j'étais le seul responsable de mon exil : personne sinon moi-même ne m'a blâmé. Si je suis ici aujourd'hui, c'est parce que je me suis senti capable d'assumer certaines responsabilités. Le jour où ce sera au-dessus de mes forces, alors oui, j'abandonnerai tout sans hésitation et de façon définitive, parce que je ne veux pas voir tout ce pour quoi je me suis battu s'écrouler par mon péché. »


Et je me tuerai.

Yuki n'avait pas besoin d'entendre ces mots, qui ne franchirent jamais la barrière de ses lèvres, tout simplement parce que leurs situations respectives n'étaient pas les mêmes : elles ne partageaient en commun que de couper les ponts avec tout ce qui les rattachaient à leur Histoire. Dans son cas, s'il devait partir, c'est qu'il ne sera plus jamais capable de refaire sa vie ailleurs. Il n'y avait nulle endroit au monde pour accueillir ce qu'il craignait de devenir.

Natsuki avait un rapport assez particulier avec la mort, un rapport qui n'avait fait qu'évoluer encore durant l'année passée. Il pouvait évoquer le sujet comme n'importe quel autre avec une légèreté impressionnante. Cela dit, si l'on pouvait peut-être lui reprocher d'avoir tellement de recul dans les événements qu'il donnait l'impression de ne jamais se sentir impliqué, il n'en demeurait pas moins conscient de la gravité de chaque fait, et prenait ses décisions en pesant lourdement chacune des conséquences qu'elles entraineront.

La suite de la discussion l'amena à s'intéresser à la jambe nubile de celle qui se révéla être une '' invitée '' de marque au sein de Konoha. Difficile de voir une quelconque cicatrice dans la pénombre de la nuit, mais il hocha poliment la tête en signe de compréhension : ce n'était pas la marque sur la cheville en elle-même qui importait, mais l'histoire dont elle était le vecteur. A la fin, il commenta sans se dépêtrer de son ton détendu.


« Comme quoi, il est possible d'être un ninja et de savoir faire autre chose de ses dix doigts que tuer. C'est quelque chose qui surprend souvent. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai étonné parce que je sais cuisiner, par exemple. »


Une tâche que beaucoup trop croient encore que l'apprentissage ne devrait figurer que dans le cursus d'une femme... Sans plus de digression, il s'attela à satisfaire la curiosité de Yuki, à moins qu'il ne s'agissait là que d'un retour polie à sa propre question.


« En définitif seulement, oui. Comme beaucoup d'enfants issu de clans militaires, je n'ai pas choisi de faire le premier pas sur cette route. Dès que j'ai été capable de mettre un pied devant l'autre, l'on m'a apprit à en tirer partie pour me défendre. Dès que j'ai montré la capacité de tenir fermement un objet, l'on m'a fourré des armes dans les mains et enseigné comment les manier. Ainsi, l'on ne peut pas vraiment dire que j'ai choisi de devenir un shinobi. Je peux difficilement le reprocher à mes parents cela dit : c'est ainsi que cela fonctionne, il faut commencer jeune. Pour autant, rien ne m'empêchait une fois l'âge de raison atteint de me tourner vers une autre direction. Je ne l'ai juste pas fait parce que j'avais envie de continuer sur ma lancée. Peut-être que mon choix a été influencé parce que c'est dans un univers où j'ai grandit, ou que l'on n'échappe jamais vraiment aux liens du sang, mais ce n'est pas tant cela qui est important, simplement que là où je suis actuellement a résulté de mes désirs et de mes efforts. »


Natsuki s'arrêta de jouer, et regarda d'un air pensif sa main gauche, porteuse du sang de plus de personnes qu'il avait d'années de vie.


« C'est un métier qui compte beaucoup d'à-côtés difficilement qualifiable de plaisants, du moins si l'on ne prend pas plaisir à tuer, mais pour autant, j'ai persévéré dans cette voie, car je crois en ce pour quoi je me bats. Agir sans idéal à défendre rend bien trop souvent nos actes dénués de sens. C'est aussi lui qui quelque part nous permet de mieux accepter notre condition et ce que nous faisons. La preuve en est : il suffit que nos valeurs soient remises en question pour que l'on commence à douter de tout ce que l'on a accomplit jusqu'à présent. A mon sens, ce n'est pas plus mal d'ailleurs : se remettre en question de temps à autre est toujours positif pour soi. »


La première était probablement la plus importante. Elle survenait lorsque l'image fabulée que l'on avait du métier était confrontée et écrasée par la réalité du monde et de son horreur dans lequel ils vivaient. Natsuki changea de sujet comme l'on change de mélodie après être arrivé au bout d'une.


« Comment vous sentez-vous à Konoha, pour le moment ? Du Pays de l'Eau à celui de la Foudre, puisqu'à celui du Feu, le dépaysement ne doit pas être évident à gérer. Connaissant Rin, j'imagine qu'il essaie de faire son possible pour vous rendre le quotidien ici plus facile à supporter. Je sais ce que c'est que d'être dans un pays étranger, et d'avoir à affronter le regard des autres. Surtout dans le contexte actuel. C'est pour cela que vous préférez sortir la nuit peut-être ? »


Il n'était pas facile d'être étranger en ces temps de troubles, mais pouvait-on réellement en vouloir à l'habitant moyen d'être hostile, quand les autorités du pays s'évertuaient à leur désigner les Villages de Suna et Kiri comme des mortels ennemis ?
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Mar 1 Avr 2014 - 12:45

Un léger soupir s'échappe de mes narines alors que sans discontinuité, j'écoute avec toute l'attention du monde le discours qu'il a l'honneur de me servir. Dans un premier temps, je ne sais pas vraiment quoi penser de ces paroles. Notre vision de la chose était bien différente et il va sans dire que j'étais incapable de toucher un cheveu d'un seul de mes proches, et cela, même si le village me l'avait demandé. Je m'étais imposée des limites depuis le jour où j'étais devenue shinobi et celle-ci était l'une de celle que je m'étais interdit de franchir. La famille avant toute autre chose, une règle dans mon clan. Les Samui avaient des valeurs, mais les Kojima en avaient bien plus encore.

La question cependant bien vite dans l'air du soir, le sujet était trop tendancieux pour poursuivre plus longtemps notre discussion. Je frémis en rassemblant mon châle sur mes épaules pour mieux les couvrir, la température venait de descendre doucement alors qu'une légère brise s'élevait parmi les arbres avant de s'apaiser tout aussi vite. Le sujet du pourquoi suis-je devenue shinobi avait à présent repris toute son ampleur, mais à quoi bon en discuter d'avantage alors que je venais juste de décider d'abandonner cette voie ? À rien vraisemblablement si ce n'est tenir un sujet de conversation où nous pouvions tous deux échanger nos impressions respectives. Ma famille m'avait toujours appris à faire d'autres choses en parallèle de mon petit univers composé d'entraînements et de combats. Je souris devant l'évocation du jeune homme au fait de savoir faire "la cuisine". Cela était quelques choses de normal pour moi bien que l'on rattache souvent cela à un univers purement féminin :


"Disons que ça peut vous aider à survivre dans certaines circonstances !"


J'essayais de sourire, même si la nuit avait clairement envahi l'espace ou nous nous trouvions rendant nos faciès comme invisible dans le noir.


"J'ai toujours été quelqu'un de très curieux naturellement ... Mon père est forgeron et dès que j'ai été en mesure de soulever ses marteaux, j'ai appris la ferronnerie. Je suis capable de réparer sommairement une arme, de ferrer un cheval ! Curieux ne trouvez-vous pas pour une jeune fille de bonne famille ? Pourtant, j'aime ça ... Ou plutôt j'aime mon père et je me retrouve dans sa passion pour le métal !"


Qu'était donc ce sentiment ? Une soudaine envie d'en partager un peu plus avec cet inconnu. Après tout si la discussion pouvait se poursuivre sur ce ton jovial, bien que mélancolique en profondeur, cela me convenait parfaitement.
Allons-y après tout, je dégageais doucement mon poignet de la manche de ma robe et le retournais face vers le ciel pour dévoiler un sceau apposé à l'intérieur de ce dernier.
Mes gardes allaient-ils entrer en action en croyant à une menace ? Je serais fixé dans quelques minutes. J'insufflais un peu de mon chakra dans le sceau, tout en composant le mudra de la chèvre devant ma bouche :


"Buki Tenkei !"


Aussitôt, un petit plof sonore et j'attrapais à la volée les deux armes aux lames recourbés par les manches en prenant soin de ne pas me blesser, n'y de toucher le jeune homme.
Là, je ne faisais preuve d'aucune hostilités, me contentant de les poser sur mes genoux afin de rabattre ma manche pour en cacher le sceau et de regarder les deux tonfas d'un regard brillant :


"Mon cadeau ... Pour mes treize ans ..."


J'hésitais un peu, puis finalement, je tendais l'une des deux œuvres d'art au jeune homme. Les gardes ornés d'aigues-marines et les motifs floraux présents sur les lames luisaient à la lueur de l'astre lunaire et je me perdais dans la contemplation de celle que j'avais dans les mains tout en répondant à la dernière question du jeune homme :


"Je n'ai pas vu grand-chose du pays des nuages pour tout vous dire ... Hormis une cellule sombre et ... "


Il m'était douloureux d'évoquer les choses que j'avais vues, car en grande partie, il s'agissait d'instruments de torture. Je préférais oublier tout cela. Mes mains caressaient le tranchant de la lame avec minutie pour vérifier qu'il n'y avait aucune aspérité sur cette dernière.


"Rin et Ryosei sont très gentils avec moi ! C'est comme si j'avais une deuxième famille ici, des grands frères en quelques sortes, même si ce n'est pas tout à fait pareil ! Le climat à Konoha est très différent également, mais on s'y habitue, je dirais ... "


Je frémis :


"Par contre ... Il est vrai que je préfère éviter le regard des civils ... Je comprends leurs attitudes ... Mais vous êtes différents des habitants de Mizu no kuni !"


Un faible sourire sur mon visage :


"Là bas ... Je pense que je me serais déjà fait lyncher ..."


C'était la stricte vérité. Je m'étais déjà fait agresser par des Kaguya uniquement parce que j'étais une Samui. Si j'avais été une ennemie, je serais déjà morte à l'heure qu'il était ...
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Jeu 3 Avr 2014 - 17:31

Instinctivement, le corps de Natsuki se tendit, prêt à bondir quand Yuki révéla le sceau de son poignet et l'activa. Il savait qu'il ne risquait pas grand chose, et que l'adolescente n'était pas dans un état psychologique qui la pousserait à la bêtise, mais l'on arrivait pas encore en vie à son niveau sans des réflexes conditionnés et une vigilance acquise. Un sceau de stockage, réalisa-t-il alors qu'apparurent les armes jumelles qu'il contenait. Ses muscles se relâchèrent, et avec précaution, il prit entre ses deux mains l'exemplaire que lui tendit la Kirijin. Un large sourire barra son visage alors qu'il détailla l'arme au clair de lune.

« Magnifique. »
fut le seul commentaire qui s'échappa de ses lèvres alors qu'il posa sa guitare à côté de lui.

Elle lui avait confié un superbe modèle de tonfa, l'un des rares équipements offensifs qu'il avait apprit à manier à la perfection : c'était pour ainsi dire son arme de prédilection. Du bout des doigts, il parcourra la lame à la décoration finement ouvragée, avant d'en éprouver le tranchant d'une très légère pression de la pulpe. Les motifs n'apportaient aucun avantage tactique, pas plus que les pierres précieuses sur le manche amélioraient la prise en main, mais les rendre efficaces pour tuer n'avait pas été le but du créateur : c'était des merveilles qui ne méritaient pas d'être souillées par le sang, seulement d'être admirées pour leur beauté immaculée.


« Vous permettez ? »
demanda poliment Natsuki en se relevant, beaucoup trop tenté pour résister.

Il recula de quelques pas, l'arme empoignée dans sa main droite, puis s'immobilisa après lavoir soupesé pour adopter une position de combat. Il s'essaya alors à un court enchainement composé d'une dizaine de mouvements souples, sans force ni vitesse, qui se succédaient les uns aux autres. Il alternait efficacement les attaques au corps et les coups de tonfa, dans un style qui se complétait plutôt bien malgré que ce genre d'armes se maniaient initialement par paire. L'éclat de la lune dansait sur la lame alors qu'elle s'animait entre ses doigts habitués à la poignée sûre. Puis lorsqu'il eu terminé, il contempla une dernière fois la part du cadeau de Yuki qu'il tenait avant de se réinstaller, et la lui rendre.


« Superbes, vraiment. Le genre de merveilles qui mériteraient davantage d'être mises en valeur dans une vitrine ou un réceptacle pour ravir les yeux plutôt que d'attendre terrées dans un sceau que leurs lames soient entachées de la vie des autres. »


Mais l'on échappait pas à sa nature : peu importe que ce soit pour prendre ou défendre, un arme n'existait que pour tuer.

Une partie de la discussion passa à la trappe. Inutile de revenir sur son séjour au Pays de la Foudre, les mots de Yuki – et surtout son expression – avaient suffit pour qu'elle soit comprise sans besoin d'en rajouter. Il ne faisait jamais bon d'être prisonnier, et encore moins en temps de guerre, quand les informations étaient vitales, et que l'on était prêt à tout pour les arracher à leur possesseur. L'être humain n'avait pas de limites dans à imagination lorsqu'il s'agissait de détruire son prochain, autant physiquement que psychologiquement.

Il se gratta le menton et une partie de la joue avec le sourire quand Yuki cita le nom de Ryosei. Naturellement, d'autres personnes portaient ce prénom dans le Village, mais il doutait fortement qu'il s'agisse d'un autre que celui qu'il avait en tête : les deux étudiants masculins de son équipe étaient de bons amis, souvent ensemble.


« C'est vrai que Rin et Ryoseï sont colocataires. Ainsi donc vous connaissez deux de mes trois disciples. C'est une bonne chose que vous soyez avec eux. Sur le plan humain, ils ont une personnalité agréable, et savent profiter de la vie. Ce doit être cocasse de vivre avec eux au quotidien. »


Le Nara tatoué reprit sur ses cuisses sa guitare, mais se contenta de l'y poser sans gratter la moindre note. Il afficha une expression heureuse, un sentiment qui s'était fait rare chez lui ces derniers mois. Il n'en resta cependant bien vite que des restes consumés sur ses lèvres, ce genre d'émotion étant toujours rapidement dévoré par sa malédiction. Mais à tout ressentit, il y avait un masque derrière lequel cacher la vérité.


« Je suis vraiment heureux de vous entendre dire cela. Pour vous d'une part, de vous savoir en bonne compagnie, mais aussi parce que je peux être fier des membres de mon équipe. Ils vous ont tendu la main quand vous en aviez besoin, et ce, indifféremment de votre origine ou du contexte actuel. C'est le genre de valeurs que j'essaie d'inculquer, de ne pas haïr l'autre à cause de sa naissance, même si nous nos Nations sont amenées à s'entre-déchirer. Enfin, je dis que c'est une valeurs parmi d'autres que je veux transmettre, mais si cela se trouve, ils l'avaient déjà bien avant de me rencontrer. C'est de gens comme eux que l'on a besoin pour rebâtir le monde une fois que la guerre arrivera à sa fin. Sans préjugé, sans ressentis, et s'il faut se battre ou tuer, que ce soit par devoir plutôt que par haine. Des gens comme eux pour véhiculer cette valeur. »


Les doigts de Natsuki retrouvèrent leur place sur sa guitare, et entamèrent une nouvelle composition, un accompagnement qu'il avait entendu plus d'une fois, et dont la première fut à l'inauguration du Temple du Démon Renard que Konoha avait reconstruit.


« Mais ce n'est pas si évident, que ce soit pour nous les militaires, ou pour les habitants qui subissent les hostilités. Les peuples ont besoin de quelque chose contre qui faire face, autant pour se souder les uns aux autres dans l'épreuve qu'ils vivent que pour lui donner un sens. Sans cela, ils n'ont pas l'impression d'avancer, de ne pas voir l'intérêt de leurs efforts dans ce bourbier. Et quoi de plus simple que d'en vouloir à l'armée ennemi ? Chez certains, cette haine perdura leur vie entière dans leur cœur, alors que pour d'autres, elle s'éteindra progressivement, pour laisser place à la simple méfiance vis-à-vis de l'étranger. La prochaine génération s'en sortira peut-être mieux ? »


C'était utopique bien sûr. Les valeurs traversent les âges et les générations de parents à enfant, la haine aussi. Même si l'on n'en comprend pas le sens, elle n'en reste pas moins présente. Mais bon, il n'arrivera jamais rien si l'on ne tente rien... En parlant de tenter d'ailleurs... une idée germa dans l'esprit de Natsuki, qui releva les yeux vers Yuki. »


« Dites-moi, jeune fille de bonne famille, je souhaiterai vous demander une faveur, que vous êtes bien sûr libre de refuser. Si la cuisine a fait partie de votre éducation, et pour peu que l'on en trouve les ingrédients, accepteriez-vous de m'apprendre une ou deux recettes venues du Pays de l'Eau ? Je ne suis jamais allé là-bas, et j'ai encore moins eu l'occasion de profiter des mets qui s'y préparent. Or cela m'intéresserait. »


Pas autant qu'avant, certes, mais il retrouvait doucement le plaisir de la cuisine, en même temps que la nourriture avait retrouvé saveur dans sa bouche. Il mènera une vie presque normale un jour, il en était persuadé.


« Pas ce soir ni demain bien sûr, cela ne presse pas. Mais à l'occasion, cela me ferait plaisir de vous avoir à ma table, avec Ryosei et Rin. »
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Ven 4 Avr 2014 - 13:51

Voir quelqu'un d'autre manipuler l'un de mes biens les plus précieux fut pour moi une sensation étrange. Je pense qu'à l'instant présent où il commença à danser avec la lame entre les mains, je ressentis le désir flamboyant de me redresser et de lui arracher l'arme des mains. Une sensation qui devait vraiment se rapprocher du sentiment d'appartenance qu'avaient les épéistes de Kiri avec leur sabre. Cette notion de propriété me laisser de marbre alors que finalement, je restais imperturbable devant son ballet silencieux. Lorsqu'il se réinstalla à mes côtés et me tendit mon précieux trésor, je m'empressais sans que ça soit pour autant trop visible de le récupérer et de le poser sur mes genoux pour continuer mon observation minutieuse de ses dernières.
Un frémissement plus tard, je finis finalement par redresser les yeux en direction du jeune homme avant de sourire légèrement :


"Elles ne sont pas équilibrées pour vous cependant ... Vous avez dû sentir une légère gêne en les manipulant ... J'ai vue que votre main penchée légèrement sur la droite !"


Le sens d'observation du forgeron ressortait un peu en moi dans ces moments-là. Je finissais par relâcher un léger rire avant de finalement baisser une nouvelle fois les yeux.


"Elles ne sont pas dans un sceau de stockage en fait !"


Je lui tendais alors mon bras pour qu'il puisse observer le sceau plus en profondeur :


"C'est un fuinjutsu assez méconnu du monde, provenant de ma famille paternelle, les Kojimas, des shinobis originaires du pays de la neige !"


Nouveau petit sourire timide alors que je composais le mudra de la chèvre :


"Rupture !"


Je venais de faire disparaître les armes qui étaient retournées en un lieu où elles seraient beaucoup plus en sécurité. Je me penchais alors au-dessus de mon bras sans pour autant cacher la clarté de la lune qui nous donnait de la lumière avant de tracer le contour du sceau avec ma main :


"Vous voyez ces traits-là ? Ils sont caractéristiques de mon clan. Ce sceau est un sceau de transfert ! Mes armes se trouvent dans la maison de mes parents, dans le salon en fait !"


Je lui souriais alors timidement avant de refermer le poing et finalement retirer le bras tout en me remettant dans une position beaucoup plus confortable alors qu'une douce musique s'élevait à présent dans les airs au fur et à mesure qu'il faisait vibrer la corde de son instrument.
La conversation s'orienter à présent sur un sujet beaucoup plus léger. Mes colocataires. Ils m'avaient vraiment accueilli à bras ouvert dans leur appartement et je ne pouvais pas vraiment me considérer comme malheureuse au vu de tout ce qu'il m'avait offert. Ce jeune homme était donc leur sensei. Le rencontrer me fit bizarre en soit, aussi, je conservais mon faciès timide :


"C'est vrai que c'est plutôt comique, mais ils sont gentils et très attentionnés à mon égard ... Je ne sais pas si leurs caractères et leurs bienveillances sont des traits qu'ils ont acquis à votre contact, mais c'est ainsi qu'ils se comportent avec moi et je n'ai vraiment rien à leur reprocher ..."


Bon ... j'aurais peut être effectivement pu parlé de quelques inconvénients, mais cela était plus comique qu'autre chose, aussi je me contentais de sourire sans rien ajouter de plus alors qu'il me tenait un discours sur ses élèves. Il était vraisemblablement fier d'eux et je ne pus que l'approuver dans ses paroles :


"Cela dépend beaucoup de l'état d'esprit des gens. Tuer pour tuer n'est pas quelques choses que j'apprécie ... Je le répugne même ... Pourtant, je sens ce culte de la violence de plus en plus présent dans nos contrées, dans nos esprits, et même dans les actes que nous soutenons ... Tout cela sans vraiment nous en rendre compte !"


Ma mine s'était faite triste à présent car bien que je comprenais les paroles du Nara et le bel état d'esprit qu'il essayait de me communiquer ... Je restais sceptique. Cela était sans doute du a mes origines. Un soupir s'échappait de mes lèvres :


"Comme j'aimerais vous croire et vous approuvez ... Malheureusement, je connais trop bien l'état de mon esprit de mon pays et de ses habitants. Nous passons sans doute pour des monstres avec nous gouts pour le sang versé, malheureusement, c'est ainsi que sont la plupart des gens-là où je vis ... Si vous n'êtes pas intégré dans le cercle, vous êtes vite considéré comme de la chair à canon. "


Nouveau soupir de lassitude :


"C'est ainsi ... Il faudra du temps pour faire changer cela ..."


Probablement plus que ce que nous pourrions tous les deux vivres. Je me forçais à afficher un petit sourire, mais j'étais moi-même déçus des paroles que je venais de prononcer, même s'il n'était qu'un triste reflet de la réalité.
La discussion s'orienta cependant bien vite sur un sujet plus léger, plus proche de ma personne et mon regard s'illumina alors que je répondais positivement à sa demande avec un grand sourire :


"Oh bien sûr ! Avec beaucoup de plaisir ! Quand vous voulez ! Mais je pense que la cuisine de l'appartement sera plus adaptée pour cela en plus je commence à y avoir mes repaires ! Et puis nous ferons la surprise à Rin et Ryosei comme ça !"


Je réfléchissais rapidement avant d'ajouter :


"Oh oui !! C'est mieux laissez moi, vous invitez !"

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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Dim 6 Avr 2014 - 17:46

Natsuki hocha la tête d'un air neutre, ne condamnant ni réfutant les propos de sa jeune interlocutrice vis-à-vis de sa terre natale, le Pays de l'Eau

« C'est en effet l'image et les racontars qui se véhiculent sur votre nation. Et pour ce que j'en ai vu durant la guerre, je leur donnerai difficilement tort. Ce contexte cependant n'est pas propre à juger l'humain. Car que ce soit Kiri, Konoha, ou n'importe quel autre Pays militarisé, nous avons tous montré notre pire aspect pendant les conflits, en redevenant des animaux sanguinaires pour qui seule leur meute n'est pas à considérer comme l'ennemi, et donc à exterminer. C'est chez certains le visage qu'ils ont au quotidien, alors que chez d'autres seulement une facette qu'ils doivent faire ressurgirent en croyant que c'est nécessaire pour survivre. Enfin, passons. Là n'est pas le sujet, et il n'est pas utile de déblatérer davantage dessus. J'ai eu ce qui m'intéressait, à savoir l'avis de quelqu'un étranger au Pays du Feu. »


L'opinion des autres était toujours enrichissant dans un sens, et l'était davantage encore dans la diversité, un facteur qui se faisait rares ces derniers temps, alors que les liens entre les nations se réduisaient, tout comme les populations qui les composaient... Le sujet était clos, pour s'ouvrir maintenant sur celui du monde culinaire, l'un des derniers qui rattachait encore Natsuki au statut d'humain, et qu'il s'efforçait d'entretenir maintenant qu'il en avait retrouvé les capacités. Il masqua une moue, en se demandant si la Kirijin ne l'imaginait pas vivre dans une grotte pour croire qu'il ne disposait pas du nécessaire à la cuisine, mais n'en tint pas rigueur : il fallait bien plus que cela pour le vexer. Il lui accordait le point de l'argumentation cependant : elle sera bien plus dans ses marques dans l'appartement de Rin et Ryoseï, et ce sera d'autant plus plaisant de leur faire la surprise. Il n'étais d'ailleurs encore jamais allé leur rendre visite dans leur collocation, bien qu'il savait où c'était. La vie s'écoulait si vite ces derniers temps, c'était difficile de se tenir à un projet quand le départ pour un front pouvait tomber à tout instant. Avec la période d'accalmie actuelle, c'était le moment ou jamais de tenter quelque chose. Affichant alors un sourire, il rangea sa guitare.


« Bien, l'affaire est donc entendue. »
conclut-il sur un ton qui se voulait aussi enthousiaste que celui de Yuki. « Vous connaissez probablement mieux leur emploi du temps que moi, je vous laisse en conséquence le soin de choisir le meilleur moment pour que nous puissions leur préparer cette réunion surprise. Comptez peut-être juste un peu de temps en plus dans la préparation du repas, que je puisse assimiler la recette et sa réalisation comme il se doit. »

Natsuki prit le temps de lui expliquer où il habitait plus ou moins, dans la Quartier Nara, et comment atteindre sa maison lorsqu'elle aura besoin de venir le voir. De rencontre normalement, il n'y en aura qu'une seule, celle destinée à l'apprentissage d'une recette à la façon Pays de l'Eau chez ses étudiants, mais sait-on jamais. Dans l'espoir où s'il devait y en avoir d'autres, qu'elles soient dans le même esprit...


« Bien Yuki, puisque nous sommes d'accord, je pense que je vais pouvoir vous laisser. Il commence à se faire tard – ou tôt, selon comment l'on regarde. Non pas que votre compagnie ne m'est pas agréable, loin de là, mais je vais devoir songer à aller me reposer un peu. Je ne pensais pas veiller si longtemps cette nuit. »


Si la demoiselle n'avait plus rien à ajouter, il ne lui restait plus qu'à prendre congé après les salutations d'usage, et s'en aller retrouver le monde chaotique qui hantait ses nuits.
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Message(#) Sujet: Re: D'ombre et de Brouillard Lun 7 Avr 2014 - 23:47

Le konohajin accepte finalement mon invitation et m'en voit ravis. La discussion se poursuit quelques instants sur la préparation de ce dernier et je finis par donner mon accord au jeune homme ; bien que ce dernier ne me semble pas avoir compris l'objet réel de mes paroles, à savoir une invitation dans le sens propre du terme. Il semble cependant avide de connaissance et je ne peux que lui répondre par l'affirmative à sa demande ; moi aussi heureuse d'une certaine façon de sortir de mon cocon de verre :


"Très bien, je ferais en sorte de venir vous rendre visite pour vous montrez les rudiments de la recette alors !"


Voilà à présent qu'il prend congé et alors qu'il évoque l'heure tardive, je réalise à mon tour, que nous sommes déjà à une heure avancée de la nuit. Il est effectivement temps de regagner le confort chaleureux de l'appartement des garçons pour pouvoir me prélasser comme il se doit dans les bras de Rin et pouvoir penser à la grâce matinée que je ferais demain ! Les avantages de faire des folies de ses nuits me direz-vous.
Je me lève donc et après avoir salué une dernière fois le Nara, je regagne le centre-ville de la capitale du pays du feu, toujours sous bonne escorte, comme d'habitude.

Je grimpe rapidement sur les toits pour rester discrète malgré tout dans mon approche et s'est dans un bond souple et un atterrissage contrôler que j'atterris sur le balcon de l'appartement, ou je pousse doucement la baie vitrée pour rentrer dans ce dernier.

N'y d'une, n'y de deux, je retire ma robe et mon foulard pour enfiler par-dessus ma culotte le large tee shirt dans lequel j'ai pris l'habitude de passer mes nuits. Je vais alors fouiner une dernière fois dans le frigo, tirant de ce dernier une briquette de jus d'orange que je sirote tranquillement en regardant la lune étinceler au loin la porte Sud du village. Il est temps à présent de rejoindre le pays des songes, petit flocon et c'est avec discrétion que j'ouvre la porte de la chambre de Rin et me dirige en catimini vers le lit où je me glisse à travers les draps blancs pour rejoindre les bras réconfortant du jeune manipulateur de son...

Ma tête trouve rapidement la position la plus confortable alors que je sens les bras de Rin se resserraient autour de ma taille alors qu'il baragouine des mots incompréhensibles dans son sommeil. Nul doute, que je dormirais une fois encore sans cauchemars grâce à lui.

hrp:
 
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