N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.
Partagez | 
 

 Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Spécial
avatar
Informations
Grade : Staff
Messages : 1433
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Mar 8 Avr 2014 - 19:13

L'ÂGE DES FURYOU
ACTE IV
« Jamais ils ne seront attendus à une telle punition, et c'est pour ça qu'elle prendra tout son sens. »
─ Sa Majesté parlant à ses Furyou
CONTEXTE
    Une petite forteresse où pourrait se trouver le fameux sceau de l'ancienne chef des Partisans, gardée par quelques shinobis. Les éclaireurs indiquèrent que quelqu'un approchait, et commencèrent à mourir les uns après les autres. Qui est-ce ? Un membre du groupe ennemi ? Les shinobis des villages cachés devront s'unir pour lutter...

RÈGLES
    Ø Respectez l'ordre de post, et privilégiez ce RP pour ne pas le faire traîner.
    Ø Vous avez 36h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, le Maître du Jeu viendra poster pour vous laisser une seule et unique fois 12h supplémentaires. Si vous n'avez toujours pas posté, vous serez exclu du groupe.
    Ø Chaque personnage a droit à un seul délai de 24h s'il le demande dans le Bureau de SNH.
    Ø Le premier tour est un tour d'introduction, vous devez décrire tout ce qu'il s'est passé jusqu'à maintenant. Pas de technique donc.
    Ø Si combat il y a, résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible) à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide.
    Ø N'hésitez pas à utiliser les Principes de combat, le Guide de Combat et l'Indicateur de Chakra pour vous aider en cas de combat.

ORDRE DE POST
    Obli
    Yamada Kioshi
    Kizuato Itami
    Wada Eichi
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Messages : 13
Rang : ?

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Mar 8 Avr 2014 - 21:04

La vérité, c'est qu'il pleuvait. Que depuis le sommet de cette colline rocheuse, la vue n'était pas belle du tout. Que tout avait l'air gris, sinistre et moche.
Et c'était son fardeau maintenant : la vérité, dans toute sa singularité. Il en était le gardien, l'unique témoin lucide et éclairé dans ce triste monde. Toutes les autres versions n'étaient que des non-vérités.

En contrebas, l'individu pouvait voir des hommes et des femmes approcher. Des shinobis, les héritiers du continent, les maîtres des lieux. Pour lui, ils n'étaient pas pitoyables au sens propre du terme, après tout ils s'étaient emparés du monde. Ils n'en restaient pas moins méprisables, et Obli allait prendre un malin plaisir à jouer avec leurs petites existences fragiles. Quand il en aurait assez, il rangerait ses jouets et les mettrait dans un placard qu'il oublierait à jamais.

Les ennemis-jouets étaient désormais à portée de voix, prêts à devenir le support d'un immense tissu de non-vérité.

L'individu releva sa capuche, révélant alors son absence de visage, au sens conventionnel du terme. Tout était changeant, à commencer par sa couleur de peau. Des éminences blanchâtres traversaient sa figure, périodiquement altérés par des reflets aux vives couleurs. Il était comme un mirage à lui tout seul.

Il garda le silence, dévisageant ces petits hommes de toute sa hauteur avec ce qui s'apparentait à un léger sourire, celui du commerçant examinant la marchandise.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 1923
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Mar 8 Avr 2014 - 22:01

    La vérité est-elle relative ou absolue ? L’universalité ou le relativisme ? Certains diront qu’il pleut, d’autres qu’il ne s’agit que de quelques gouttes, pourtant le fait décrit demeure le même. La vérité, sitôt qu’elle est dite ou pensée, est relative à chacun. Pour ma part, originaire du désert, je pourrais qualifier cela d’un déluge. Ai-je tort pour autant ? Pour un Kirijin, sans doute exagérais-je, mais un Sunajin sera de mon avis. Alors, qu’est-ce qui fait la vérité ? Le critère de véracité est-il défini selon le nombre de personnes adoptant ce point de vu ? Après tout, l’homme a créé le langage, les mots, alors pourquoi n’aurait-il pas construit sa propre vérité dans le même temps ?

    Au départ, tout était calme. L’armée des ninjas était répartie en différents points, et pourtant personne ne savait où est véritablement le sceau de Makka. Peut-être pour éviter que l’ennemi lui-même le sache ? Chacun avait son poste, son rôle. Puis, tout s’est enchaîné. Des apparitions, des assauts, à différents points, partout. Pas de renfort, pas de soutien, vu que nous sommes tous des cibles. Pas le temps, plus le temps. Mais je ne peux m’empêcher de me demander, de m’interroger. Et les autres ? Mes camarades, mes élèves, Lucy, Zanshi ? Allais-je devoir graver d’autres noms sur mon pendentif ? La vérité ? Elle n’est pas toujours bonne à entendre, mais la mienne est que j’ai peur. Non pour mon destin, mais de survivre à mes amis…

    Les éclaireurs tombent les uns après les autres, signe qu’on approche. Oui, mais c’est qui on ? Une silhouette se dessine au loin. Ne la quittant pas des yeux, je murmurais à mes compagnons :

    « On approche pas, on observe et on étudie. »

    Prudence ou méfiance ? La frontière est mince, mais le résultat est le même. Il s’agit de deux mots qualifiant la même notion. En tout cas, le message était notamment pour Eichi, que je savais exceller dans le Taïjutsu, un domaine nécessitant une distance plutôt courte avec la cible. Or, plus celle-ci est grande, moins on risque d’y passer.

    L’étranger dévoila son faciès, ou plutôt son absence de faciès. Un frisson me parcourra l’échine. Avait-il était peint par Picasso ? Si l’information est une arme, faut dire que pour le coup on est vraiment bien désarmé. Ma surprise devait sans doute se lire sur mon visage. Ou mon effroi ? Faut dire, il est peut-être né ainsi, mais si on lui a enlevé son visage ? Une pensée bien horrible…

    « Qu’êtes-vous ? »

    Sans doute bien plus approprié que qui êtes vous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 380
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Jeu 10 Avr 2014 - 19:07


La tête du shinobi était tournée vers le ciel. Ses yeux étaient fermés. Un bruit régulier mais archaïque, il entendait. L’odeur de la poussière qui s’élevait du sol était plutôt désagréable. Les gouttes d’eau qui tombèrent dans un flux continue sur le sol et sur le visage d’Itami était la seule chose apaisante pour lui. Il se trouvait une nouvelle fois dans une situation dans laquelle, il n’aurait pas aimé être.

Kizuato Itami était planté au beau milieu d’un endroit qu’il ne connaissait pas vraiment à protéger quelque chose qu’il n’avait jamais vu. Accompagné d’autres ninjas plus expérimentés ou aussi fort que lui, il devait protéger un objet, plutôt un artefact qui semblait avoir une importance aux yeux des Kages.

Après la guerre pour l’indépendance, une guerre des plus pathétiques, le voilà qui se retrouvait en alliance avec ses ennemis afin de protéger le monde d’un chaos qui ne s’expliquait pas encore. Itami était assez perdu. Il voulait juste que tout cesse un moment. Il en avait marre de se battre pour des raisons fébrile et pauvre de valeur. Il était vrai qu’il était un ninja. Un ninja de valeur. Une valeur qui ne se limitait qu’à sa potentialité au combat. En même temps, il n’y pouvait rien. Il se contentait d’obéir aux ordres. Mais il espérait que cette fois-ci cela aurait du sens.

Il poussa un long soupir. Ils attendaient un ennemi mais lequel ? Quel était sa force ? Son nombre ? Il ne savait pas. Un plan foireux que le stratège de Kumo n’aimait pas du tout mais en même temps, les informations étaient maigres. Il ne pouvait se contenter que de ce qu’il s’avait. L’ennemi se prénommait étaient des furyous. C’était des âmes errantes apparemment, très puissantes et qui était lié à la grande Gogyou Makka. Itami avait entendu parler de ses exploits, ou plutôt de ses méfaits.

Kizuato Itami s’en foutait royalement. Tout ce qui l’intéressait c’était que le conseil des Kages porte ses fruits. Mais pour le moment, il ne pouvait qu’exécuter.

Soudain, de nulle part apparut un homme… Le petit groupe qu’ils étaient l’observa. De loin, Itami avait l’impression qu’il ne possédait pas de visage. Certains s’approchèrent de lui dont Yamada Kioshi. Il leur demanda de ne pas s’approcher. Le kumojin ne comptait pas du tout s’en approcher. Itami ne broncha point. Il continua à observer de loin sans pour autant perdre le fil de ce qu’ils se disaient. Kioshi posa une question simple. Qu’était-il ? Parce que pour ce qui était véridique, cet homme n’avait vraiment pas de visage. Un furyou ? Seul ? Sous-estimaient-ils à ce point les ninjas ? Peut-être qu’il y en avait d’autres. Il fallait rester prudent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Jônin de Suna
Messages : 444
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Ven 11 Avr 2014 - 18:53

Voilà donc qu'un nouveau combat se présentait aux factions shinobis : Une chose avait pourtant changé pour nous : L'union était de mise désormais entre les nations, preuve en était notre groupe : En plus de Kioshi-Sama il y avait ce jeune Kumojin à qui je n'avais pas vraiment adressé la parole. Nous étions en faction à l'un des endroits où la possibilité de voir les restes de Makka scellés était présente, car telle était la stratégie du conseil des Kages face à la menace : Mettre une infinité de leurre pour brouiller la possibilité de la retrouver pour les ennemis. Je soupçonnais par ailleurs que ces derniers seraient équivalents à l'intrusion au Sommet des Ombres où j'avais été témoin de l'arrivée de cette silhouette.

Nous étions donc basés sur cette petite forteresse et un grand nombre d'éclaireurs nous rapportèrent une approche rapide vers notre position avant de couper les transmissions un à un. La possibilité de leur mort était énorme si jamais ils étaient tombés sur une de ces choses. Je plaçais mon regard vers l'horizon, bientôt le Yamada découvrit la silhouette d'un homme seul, approchant sans peur de l'édifice. Le Sunajin indiqua en premier lieu que nous devions d'abord observer : Une vraie indication mais bien ciblée pour moi, il me connaissait, savait mon impulsivité et ma tendance à combattre à distance des poings. Je lui souriais d'un air assuré, aucune peur ne se dégageant de moi, je les connaissais ces phénomènes.

    - Si il est l'égal de l'intrus du Conseil des Ombres, je peux vous assurer que son corps ne dégage aucune énergie. Et accessoirement que l'on va vraiment galérer dans ce combat...


J'accompagnais mon camarade du sable à la rencontre de l'inconnu qui n'avait aucun visage ! Un petit pas de recul trahissait sans doute un minimum mon anxiété quant à cette rencontre. Je pensais combattre des hommes et me voici face à un de ces démons. Comment les combattre ? Sans énergie dégagée, avaient-ils une consistance ? Dans le cas contraire mon Taijutsu ne serait d'aucune utilité. Je restais environ à deux pas derrière Kioshi, le laissant entamer la discussion. Ne connaissait-il pas les Furyous ? Déjà je concentrais mon chakra dans mes extrémités, prêt à en découdre. Le Kumojin, Itami, restant derrière, c'était au sable de se faire première barrière face à l'inconnu au visage mirage.

    - Furyou, nous vous sommons de reculer, au nom de l'Alliance Shinobi.


Alliance shinobi... Quelle magnifique pensée, sans doute aurait-elle plu à Kibo, lui qui espérait la paix mondiale, il l'avait désormais sous cette forme d'alliance sacrée autour de l'objectif le plus simple de nos vies, mais également le plus dangereux : Protéger notre monde. Nous savions le ruiner, le diviser, le détruire par le feu et le sang, mais nous étions depuis tout temps incapables de le protéger, il était temps de prouver le contraire face à un ennemi redouté.


Dernière édition par Wada Eichi le Mar 22 Avr 2014 - 12:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Messages : 13
Rang : ?

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Ven 11 Avr 2014 - 23:50

Descendu de son perchoir rocheux, le Furyou s'en allait tranquillement des adversaires. Ceux-ci jouaient la carte de la prudence, mais faisaient honneur à leur positions et se préparaient fièrement à remplir leur devoir. Toutefois, deux d'entre eux ne purent s'empêcher d'élever la voix : par bravoure, par curiosité.

D'aucuns disaient que la curiosité était un vilain défaut ; Obli n'était pas de cet avis, mais il allait quand même la considérer comme tel et châtier les curieux. C'était un peu sa vision de la « Punition », même si au final curieux et insouciants en seraient tous les tristes victimes.
Car après tout, qu'était-ce que la curiosité, sinon une quête de vérité ? Et qu'était la vérité, sinon l'unique propriété d'Obli ?

Ces trois-là ne le savaient pas, mais ils étaient déjà déphasés avec le monde. Ce n'était qu'une question de mots.

    Furyou, fit le brave, nous vous sommons de reculer, au nom de l'Alliance Shinobi.

    Reculer ? L'alliance ?

Voilà qui était fait.
Ce n'était pas vraiment drôle pour l'instant.
Au suivant.

    Qu’êtes-vous ? Fit le curieux.

Beaucoup mieux. Le Furyou haussa un sourcil.

    Ho ho. Pas mal celle-là. Et toi, qu'es-tu ?

La réponse était à la fois plurielle et simple comme bonjour. Elle pouvait s'énoncer comme suit :
«Je suis Kioshi, du clan Yamada »
« Je suis le chef du Kakumeigun »
« Je suis shinobi de Sunagakure no Satô »
« Je suis un être humain »

Eh bien non, plus maintenant. Voilà.

Il n'en restait plus qu'un, le Kumojin. Celui-là n'avait encore rien dit, quelque part c'était lui le plus prudent du groupe. C'était donc celui qui allait prendre le plus cher dés le début. Simple caprice.

Le Furyou frappa le pied du sol et leva les bras, sans se déplacer. L'énergie sombre s'extirpa de sa jambe, et remonta la distance qui le séparait du Kumojin en une fraction de secondes pour émerger de la terre dans un fracas du diable, telle un requin hors de l'eau.
Sous la forme d'une colonne géante de fumée plus noire que noire aux allures d'anguilles, l'entité semblait vouloir dévorer le Kizuato, lui arracher les deux jambes d'un seul coup, déchirer tous ses tissus et se servir parmi ses organes avec une violence prédatrice, frénétique, comme elle l'avait déjà fait avec des centaines d'autres victimes aujourd'hui.

Obli la contrôlait à distance, sans sourciller, en penchant à peine la tête.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 1923
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Dim 13 Avr 2014 - 8:30

    L'être humain est tout de même bien étrange de part son aisance à tourner sa veste, arborer un masque, changer de visage… Hier nous nous entre déchirions, aujourd'hui nous combattons ensemble. Hypocrites, ou seul le facteur combat compte ? En plus le dernier coéquipier vient de Kumo… C'était peut-être pour ça que Zanshi ne m'avait pas choisi pour le sommet, de peur que je fasse échouer ses plans ? Mais au moins je reste vrai, sans masque. Heureusement pour lui, c'est pas un Seki, sinon il aurait servi d'appât. Le temps de son trépas aurait peut-être pu offrir une ouverture. Et sinon, ce ne serait pas une grande perte. Je n'irais pas le pleurer en tout cas, plutôt jubiler. Mais ce n'est pas un Seki… Dommage.

    Sous la pluie, l'eau nous trempant de plus en plus, l'ennemi prit la parole. Et ce fut comme si chaque goutte me lavait, effaçait des taches de moi. A chaque mèche mouillée, je me décrispais, me détendais. J'étais absous de tout devoir, de tout fardeau, un homme libre. Un homme ? En tout cas j'étais libre. Sourire niais. J'avais beau chercher, je n'avais aucun souvenir malheureux. Froncement de sourcil. Je n'avais aucun souvenir heureux non plus. Mais le bonheur ne se définit-il pas en l'absence de malheur ? Je reste vrai, sans masque, et sans visage. Tout du moins, j'ai oublié le mien. J'ai bien ce sentiment étrange, comme un manque, plusieurs pièces d'un puzzle disparu. Un peu comme quand j'oubliais un souvenir grâce à ma technique… Ma technique ? Quelle technique ?

    L'inconnu me demande ce que je suis. Sourire moqueur, je le regardais l'air de dire : ça se voit non ? Mais au moment où je voulus lui répondre, aucun son ne sortit de ma bouche. Je suis… Je ne sais pas. Est-ce grave de ne pas savoir ? Attends, laisse-moi réfléchir. Je suis… pieds nus ? Pourquoi suis-je pieds nus alors que les autres non ? M'a-t-on volé mes chaussures ? En ai-je jamais eu ? Peut-être parce que j'aime bien marcher ainsi dans le village du sable ? Simple hypothèse, je n'y ai jamais été. Pourtant, je connais ce village, ses bâtisses, ses quartiers, ses habitants… sans y avoir mis les pieds ? J'ai dû le voir sur Google map…

    " Je pense… Donc je suis ? "

    Je tente, mais ça ne m'avance pas plus que ça. Ceux qui ont dit ça sont des arnaqueurs. Profiter de la faiblesse des autres comme ça… Mais qui a parlé de faiblesse ? Je me sens bien, heureux, apaisé…

    Où suis-je ? En plein milieu d'un combat, il semblerait. Une guerre, sans doute. Les ninjas contre les furyous. Ah, ça je n'ai pas oublié. Peut-être que seule ma mémoire épisodique a été touchée, et non la sémantique ? Hum… D'où me viennent ces connaissances sur la mémoire ? On dirait un médecin… Mais je n'en suis pas un. Ou le suis-je ?

    Ninja contre furyou… Il vaudrait mieux qu'ils en gardent au moins un en vie. Pourquoi ? Car c'est uniquement contre eux qu'ils s'unissent tous ensemble, comme un seul corps, comme un seul homme. La paix se trouve-t-elle dans le salut d'un furyou ? Pas la paix absolue alors, mais la paix entre les hommes. Mais de quoi je me mêle ? Je ne suis même pas un ninja. Un civil ? Un humain ? Peut-être même suis-je un furyou ? Comme lui ? Comme Makka ?

    " Il est où ton corbeau ? "

    Inhibiteur de Makka qu'il fallait détruire avant d'espérer pouvoir la blesser. Je le sais car j'ai… Car quelqu'un s'était occupé du corbeau.

    Géographiquement parlant, je me trouvais du côté de Wada Eichi et d'un Kumojin face à un inconnu. J'étais donc avec eux contre lui ? Mais je ne sais pas me battre moi. Je suis juste au mauvais endroit au mauvais moment ! D'ailleurs, comment suis-je arrivé là ? Et comment je connais l'identité de l'autre, mais pas la mienne ?

    " Eichi… Je te connais d'où ? Qu'est-ce qu'on fait là ? "

    On ne devrait pas plutôt être dans les champs à récolter les patates ? Ah non, pas toi, toi tu es un ninja de Suna… Alors comment on s'est connu si je n'y suis jamais allé ?

    Là où l'ignorance est source de bonheur, le questionnement engendre le tourment de l'esprit.

    Je préférais avant. On peut pas revenir à l'état de départ ? Obli ? Oublie…

    A la recherche des morceaux manquants, je fouille ma tenue. Tiens, un pendentif portant des noms de personnes mortes… Mais pourquoi ? Je ne les ai jamais rencontrés, bien que je connaisse leurs existences. Oh, une sacoche. Qu'est-ce qu'elle contient ? Des kunaïs ? Qu'est-ce que je fais avec des armes ? Surpris, je manquais laisser tomber l'arme par terre. Suis-je un combattant ? A ma silhouette, il est vrai que je suis quelque peu sportif, mais de là à être violent…

    Ah ! Un trait noir passe à côté de moi ! Un dragon jaillit au bout et attaque le Kumojin ! Qu'est-ce que je fais là ? Mon corps se met à trembler… Je suis un combattent ? J'étais de leur côté du terrain… Regardant mon nez en louchant, il avait des couleurs normales, pas comme l'inconnu au visage étrange à vous glacer le sang. Bien que ses changements de couleurs soient fascinantes, notamment sous la pluie, c'est bien trop déstabilisant de ne pas voir une tête normale sur les épaules d'une personne. Mais je ne pouvais pas laisser un type se faire déchiqueter par un dragon sans rien faire ! Une voix dans ma tête acquiesça. Ma conscience ? En ne faisant rien, je risquais de regretter. Je lançais alors, tremblant, le kunaï en direction de l'inconnu. Une trajectoire rectiligne parfaite, alors que c'est la première fois que j'en lance un. Faut croire que la mémoire procédurale n'est pas touchée non plus…

    " Œil pour œil, dent pour dent. "

    Quand on ne connait plus rien, on s'attache aux expressions connues pour se donner une impression de pouvoir, de savoir. Si elles sont si utilisées, c'est qu'elles contiennent une part de vrai, non ? Par contre, c'est définitif, je n'ai rien à faire ici. Je ne sais pas me battre, et eux font apparaître des dragons… Je leur tourne donc le dos. Si je reste là, je vais simplement être pris entre deux feux. Je ne suis qu'un civil un peu adroit aux fléchettes ? Oui, c'est sans doute ça…

    " Il faut se battre, pour prendre la fuite… "

    Dernière expression. J'ai lancé un kunaï, j'ai donc combattu. A présent, je prends mes jambes à mon cou, je n'ai rien à faire ici ! Je suis peut-être humain, mais eux, ce sont tous des monstres. Ils sont inhumains !

    Spoiler:
     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 380
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Dim 13 Avr 2014 - 22:17


La vie n’est pas un choix. Elle nous tombe dessus l’on subit. Choisir sa famille, choisir ses origines, on ne peut pas. La famille qui est la plus petite cellule de notre vie. C’est à partir d’elle que se forme nos premières impressions sur le monde ; elle forge une bonne partie de notre personnalité. Le reste est développé par le monde qui nous entoure. On grandit puis un beau jour on meurt. On meurt de bien différentes façon et souvent cela est traumatisant pour soit. Lorsqu’il s’agit d’un ninja, la mort survient le plus souvent sur le champ de bataille. Etait-ce le tour d’Itami ?


Il voyait défiler devant lui sa vie. De son enfance, à sa découverte du chakra, en passant par son départ de la maison. De sa promotion en Chûnin, et le fait qu’il ne verrait peut-être plus jamais sa famille.


En effet, le furyou sans bouger souleva ses mains et les dirigea vers le ciel, puis les abaissa. Itami qui était loin des deux sunajins derrière n’avait pas tout de suite compris. Ses pensées même si dirigées vers la manière dont l’ennemi allait attaquer ne lui avait pas permis d’appréhender cette approche des choses. Il ne doutait pas du tout que les hostilités commenceraient par lui. Lorsque le rayon noir en forme de dragon parti du sol, se dirigeant vers lui en une fraction de seconde, son réflexe aussi rapide qu’il était ne suffisait pas. En ce petit laps de temps qui se trouvait être la seconde la plus longue de sa vie. Le Kizuato malgré l’absence de chakra sembla effrayé par ce dragon qui était déjà à porter de lui.


La gourde métallique attachée à sa hanche gauche contenait de la lave qu’il pouvait utiliser à tout moment en effectuant de simples mudras ou en la modélant. Il fit jaillir d’un geste rapide une main de lave de la gourde. Mais comme il le savait, cela ne suffirait pas. Le dragon noir l’avait déjà atteint provoquant une pression insupportable sur son flanc droit. Il ne se sentait plus vivant.


Sous cette pluie battante, il s’écroula sur ses jambes. Regardant devant lui, le furyou qui n’avait pas du tout l’air fatigué. Yamada qui courrait comme pour prendre la fuite. Sur le coup, il n’appréhenda pas la situation. Itami ne savait pas ce qu’il se passait pour les autres. Le temps, qui suivit ses pensées étaient dirigés par le coup qu’il venait de recevoir et comment s’en sortir. Il tint son flanc droit puis s’écroula en décubitus ventrale. La douleur était intense. Il semblait se couper du monde. Il essaya sur le coup de se lever. Mais, il ne sentait plus son corps. Il se sentait partir. Mourrait-il ?


Non, en fait, le jeune Kumojin était plus effrayé qu’autre chose. Le dragon noir l’avait bel et bien touché mais totalement. Il avait prit une partie du rayon mais la main de lave l’avait protégé d’une mort certaine puisqu’elle avait fait mur, empêchant tout le dragon de s’écraser sur le pauvre ninja.


Pour la première fois, Itami avait peur de mourir. S’il prenait une autre attaque de ce genre, il ne survivrait pas c’est sur. Il lui était déjà impossible de lever tellement la douleur était accablante. Se battre ? Peut-être, mais faudrait qu’il trouve le courage pour se lever.


Il s’efforça de soulever la tête pour voir ce qui se passait devant lui. C’était indescriptible. Pourquoi ses sunajins réagissaient ainsi ? Pourquoi ne l’attaquaient-ils pas ? Surtout ? Comment avait-il fait pour se mettre dans cette merde ?


Battle Info:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Jônin de Suna
Messages : 444
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Mar 15 Avr 2014 - 18:37

Avez vous déjà ressenti ce vide stupéfiant dont nous sommes victimes parfois lorsqu'un de nos souvenirs ne cesse d'aller de plus en plus loin au fond de notre mémoire. Le moment où vos yeux ne perçoivent qu'un flash obscur qui semble vous faire sauter un battement ? Incroyable, m'en voilà le bouc émissaire, comme si on m'avait aspiré plusieurs espoirs d'un coup. J'observais autour de moi : Un homme sans visage, animé par des teintes multicolores se tenait face à moi, finissant de parler à Kioshi, mon allié durant cette guerre, et une attaque incroyable s'échappa de l'inconnu pour se détendre dans mon dos. Je ne fis que tourner la tête mais déjà je le voyais : Un Kumojin voulant nous prendre à revers ! Je fixais avec un songe de reproche le Yamada à mes côtés, d'autant plus qu'il fuyait après avoir attaqué notre mystérieux allié, pourquoi allié ? Car il venait de frapper le shinobi des Nuages.

Je serrais fortement les poings et décidais d'agir à mon tour. Je pris mes appuis et commençais à vouloir partir en direction de l'adversaire, c'est là que je compris que quelque chose n'allait décidément pas : Je tombai à la renverse, sans capacité de me rattraper alors que tout amateur en Taijutsu savait garder son équilibre coûte que coûte. J'étais donc au sol, fixant mes jambes : Que se passait-il ? Je me relevais dans une incompréhension absolue avant d'essayer un pas en arrière, accompagné d'une nouvelle chute... J'étais donc dans l'incapacité de reculer ? J'incarnais pour la première fois le vrai soldat. Une trahison de mon village, m'ayant installé un Fuînjutsu pour m'ôter cette capacité ? Ou bien ce Kumojin, se mettant ainsi parfaitement en sécurité en restant dans mon dos... Où était Kioshi ?

Il fuyait lamentablement. À moi de le résonner, par la force, qu'importe, il ne pouvait déserter en temps de guerre.

    - Kioshi ne t'en vas pas ou je serais obligé de t'abattre ! Tu ne peux fuir la guerre ! Et toi ordure de Kumo...


Je me tournais sur place , évitant ainsi de reculer et me permettant de voir enfin correctement son visage. Il était déjà mal en point, plus qu'à le détruire pour l'empêcher de représenter une menace. Sans un mot je fis sortir mon Katana d'un de mes sceaux avant de courir vers lui et de frapper à l'horizontale, assez vite pour lui trancher quelque chose. Je continuai avec un chassé frontal avant de courir droit devant moi, à environ dix mètres au strict opposé de l'inconnu aux multiples couleurs avant de me retourner et de faire face aux trois protagonistes. Ils semblaient tous désorientés sauf le masqué, étrange, ce serait donc lui qui serait le prochain visé par mes paroles, je devais savoir de qui, ou de quoi, il s'agissait pour dégager des techniques aussi sombres.

    - Décline ton identité, Inconnu. Même si à la vue de la situation et de ton attaque sur le Kumojin, je pourrais concevoir le fait que tu ne sois rien de plus qu'un allié. J'aimerais simplement savoir à qui ais-je l'honneur et ce qu'un étranger fait sur un champs de bataille entre villages cachés.


Finalement le blackout était total : Ma présence ici était discutable, je me rappelais ma dernière affectation et ce combat contre l'Inuzuka, me voici désormais à nouveau sur le front, face à de l'inconnu et de la trahison. Beaucoup de chose s'entrechoquait dans ma tête et je ne savais plus vraiment quoi penser. Le peu que je connaissais de Kioshi était maintenant infondé, d'autant plus qu'il semblait m'avoir oublié, de s'être oublié... Parfait alibi pour une fuite n'est ce pas ? Je le fixais là bas, au loin, attendant sa réaction quant à mes paroles, et gardant du coin de l'œil l'axe dans lequel se trouvait les deux autres, près à toute chose, sauf d'esquiver apparemment, vu que même ça, ça m'était retiré... Je fixais le sol et l'arrière de mes talons, rien ne me gênait et pourtant je sentais ce mur invisible si solide. Comment faire pour passer outre ? Battre le créateur de cet handicap ? Le kumojin ? Je le fixais désormais d'une rage noire : Alors tu voulais entraver mes meilleures capacités ?


Dernière édition par Wada Eichi le Mar 22 Avr 2014 - 12:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Messages : 13
Rang : ?

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Ven 18 Avr 2014 - 2:07

Les spectres de l'amnésie avaient fait leur chemin, le groupe s'était déchiré en un temps record. Quant au Kumojin, il avait réussi à se débarrasser de l'anguille, en l'étranglant avec une gigantesque poigne magmatique. Sous cette puissante contrainte, elle n'avait pu le frapper qu'au flanc, mais c'était suffisant pour le mettre à genou et répandre son venin en lui. La peur de la mort n'était que l'entrée en matière.

L'anguille avait tué tantôt. Beaucoup. Elle avait dévoré des vies, absorbé des souvenirs à foison, et il lui restait des résidus sur les dents. Ces résidus se répandaient presque inévitablement dans chacune de ses victimes, les confrontant aux images atroces des derniers instants de toutes ses proies passées. Un dernier moment désagréable pour ceux qui mourraient sur le coup, un supplice pour ceux qui avaient eu la présence d'esprit de se débattre et de lui tordre le cou avant qu'elle n'abrège leur souffrance.

Quand elle s'éteignit, ne laissant derrière elle qu'une fine brume noire, Obli s'avança. Un kunai lui arriva dans la figure, se planta dans son arcade. Le retirant comme s'il époussetait sa cape, une goutte de sang noir coula sur sa joue aux reflets d'opale, laissant derrière elle une traînée sombre et donnant l'illusion d'un sanglot sur son visage changeant.
Son regard se tourna alors vers Kioshi, qui fuyait à toutes jambes. Justifiable. « œil pour œil, dent pour dent », avait-il pourtant dit. Il en serait donc ainsi.

Eichi se ruait sur le troisième sabre à la main, le Furyou décida donc de rattraper le fuyard et s'envola dans un bond d'une ampleur improbable dans sa direction. Sa cape s'étira et dansa derrière lui. Il fondit sur le Yamada tel un faucon et s'écrasa sur son dos, le plaquant à plat ventre sur le sol boueux. Il lui attrapa les cheveux d'une main, et de l'autre il lui plaça la pointe de son propre kunai contre la paupière.
Une légère hésitation.

Non, en fait ça ne me plaît pas. A partir de maintenant, ça sera « œil pour dent, dent pour oeil »...


Obli tira d'un coup sec sur ses cheveux pour lui faire ouvrir la bouche, puis lui planta violemment la pointe de l'arme dans les gencives et la retira aussitôt. Après quoi il lui rabattit la tête contre le sol, se releva.

Ou alors... « deuil pour sang, sang pour deuil ». Cadeau.


Il plongea en lui un regard chargé d'énergie, puis fit volte-face en direction du fort et marcha dans sa direction, machinalement.
On l'interpella. Il se retourna vers Eichi. Tant de questions ! Tant de choix ! C'en était presque écœurant.

Un étranger ? Se décida-t-il finalement à lui répondre, avec un air plus que jamais interrogatif.

Au point où en était l'esprit du genin, il aurait été aisé de lui faire croire n'importe quoi. Obli aurait par exemple pu se faire facilement passer pour le propriétaire de la forteresse, et prétendre qu'il ne faisait que défendre sa propriété. Mais sa philosophie ne le lui permettait pas : la seule manière de procéder était d'enlever des informations, pas d'en rajouter des fausses. La non-vérité pouvait être vue comme l'absence de vérité, plutôt que son altération.

D'une certaine manière c'était une leçon, surtout pour ce peuple de marionnettistes qui s'amusaient à contrôler leurs pantins en se liant à eux avec des fils artificiels. Quand il s'agissait d'êtres humains, couper des liens pouvait parfois se révéler bien plus efficace pour assurer leur manipulation.

Il se remit en route vers la forteresse, mais à reculons, pour ne rien rater de la tragédie.


HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 1923
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Ven 18 Avr 2014 - 14:55

    Kioshi ? Qui est-il ? Soit l’inconnu, soit moi… Sauf que je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas fuir la guerre. Qu’est-ce qui m’en empêche ? Elle concerne les ninjas, pas moi ! J’ai juste eu le malheur de me retrouver là, sans raison d’ailleurs… Comment suis-je parvenu ici ? Je ne m’en souviens pas… Mais ce n’est en aucun cas une raison pour m’abattre ! Faut que je me tire de là, en vitesse !

    Ah ! Je me retrouve face contre terre, quelqu’un sur mon dos. Il m’a rattrapé ? Il est si rapide ? Non. C’est l’inconnu… Il est du côté du Sunajin qui m’a menacé ? Je ravalais péniblement ma salive alors qu’il me présentait mon kunai sous les yeux… Pardon ? Un étrange liquide noir en perlait, mais je m’inquiétais plutôt de ma survie.

    « Pitié… »

    Il est beau le chef du Kakumeigun, affalé par terre aux prises de l’ennemi, lui demandant clémence…

    L’arme qui appuyait contre le coin de ma paupière, menaçant de me prendre un œil s’éloigna. Avait-il entendu ma requête ? D’un geste, il tira mes cheveux, et donc ma tête vers l’arrière. Je ne pus m’empêcher de pousser un cri de surprise alors que mon cœur battait si fort. Etait-ce ma fin ? Ma trachée souriait au tranchant de l’arme que je lui avais envoyé… Non, le kunaï vint dans ma bouche, perforant la gencive. Un second cri s’échappa d’entre mes lèvres, plus fort que le précédent, plus plaintif.

    Mais il ne m’acheva pas, il m’abandonna là, dans ma douleur, les mains appliquées sur ma bouche. Pourquoi… Etait-ce la blessure, ou l’incompréhension qui me faisait le plus mal ? Pourquoi moi, pourquoi étais-je là, pourquoi m’attaque-t-on… Je fuyais, je partais, je n’allais embêter personne ! J’ignore qui je suis, mais eux m’en veulent… Suis-je une si mauvaise personne ? Alors peut-être le méritais-je…

    La vue de ce sang éveilla des souvenirs, des pensées en moi. Le monde, la réalité semblait prendre de la distance alors que j’entrais en transe, comme dans un rêve. Je sais que c’est un rêve, mais je ne peux m’en échapper. Vous connaissez cette sensation étrange ? Habituellement, ce n’est pas dans les bons rêves que ça arrive…

    Je me revois, plus jeune, devant une dame aux cheveux rouges… Zanshi ? Elle me testait pour entrer dans l’unité du Kakumeigun. Je devais affronter trois de ses clones… J’étais parvenu à en éliminer deux grâce à différents stratagèmes et techniques… Techniques ? Suis-je donc un ninja ? Cependant, le dernier avait eu raison de moi, ou plutôt de mes jambes… Ces dernières se mirent à me picoter, comme si les cicatrices se souvenaient aussi de ce moment, des brûlures qu’elles ont subies…

    Un corbeau ensuite, l’inhibiteur de Makka. Notre groupe devait l’éliminer pour qu’elle devienne vulnérable. J’étais sous terre, prêt à agir, mais une autre technique fut envoyée d’abord. Des ronces qui allaient tuer l’animal, sauf que ces tiges venaient d’en-dessous, soit passant par moi. Un dos déchiqueté de toutes parts qui me lançait de nouveau à présent…

    Zanshi de nouveau, devant les portes du village de Suna, dans le sable. Elle venait d’enflammer la voie illusionnée, elle trahissait le village, elle m’abandonnait… Je faisais pourtant tout mon possible pour l’arrêter, mais je n’osais lui faire du mal. C’est Zanshi… Mais la réciproque n’était pas valable, et je me retrouvais à gire par terre, dans ma faiblesse, dans mon propre sang, sa lame plantée dans mon flan, ressortant de l’autre côté. Une blessure vive me lança au niveau du ventre…

    Ao Kuroi, mission en vu d’empêcher Kumo de prendre le contrôle d’un pays. Dans le groupe ennemi, un Seki et son crapaud qui nous envoient un torrent de flammes. Le Jonin devant moi, j’aurais pu ériger un mur d’eau, mais je ne pouvais pas bouger. Le feu s’approchait, tandis que la terre m’englobait, m’entravait, formant une carapace autour de moi. Le Sunajin me protégea, ou m’emprisonna, au choix. Alors que le cocon couvrait mon visage, je vis l’homme se tenir en face des flammes, s’engouffrant à l’intérieur du torrent, le poing levé vers l’avant. Puis le noir total, pris par la terre qui ne tarda pas à craqueler, laissant la lumière passer. Là, Kuroi n’était rien de plus qu’un squelette, des os brunis par les flammes et aux rares bouts de chairs cramés par endroit. Méconnaissable. Ce n’était plus qu’une dépouille. Un sauveur, un héros, qui ne ressemble même plus à l’homme qu’il était…

    Cette fois, la douleur me lança dans tout le corps, se propageant jusqu’au bout de mes membres. Mon cri devenait hystérique. Il n’était plus le résultat d’une blessure, mais de cauchemars, des démons de toute une vie. Les mains appliquées sur une tempe, comme pour ne plus entendre ces visions, ne plus les voir… Le vide désagréable que je ressentais laissait la place à une boule de douleurs, d’échecs et de trahison. Mes ombres, mes fantômes, mes démons… Aucune lueur d’espoir à l’horizon. Nulle part. Que les ténèbres, que les flammes, que la souffrance. Blessure, abandon, trahison… Mon esprit morcelé ne pouvait supporter tous ces souvenirs. Je ne pouvais assimiler ces pièces sans me briser moi-même.

    L’homme qui criait, qui secouait sa tête dans tous les sens, à genoux, retomba au sol, dans un silence encore plus inquiétant que ses hurlements. Avait-il cessé de lutter ? Plus important encore. Avait-il perdu la lutte ? Cette fois, il n’avait pas d’alcool pour oublier… Les yeux fermés, il ne bougeait plus, il n’y avait plus aucune preuve de vie. Quoiqu’un œil aiguisé pouvait percevoir de minuscules mouvements réguliers de son dos, effets des contractions du diaphragme. Régulier ? Plutôt qui se régularisent après avoir battu la chamade à tout rompre. Il respirait, mais ne bougeait plus… Inconscient ? Dernier rempart qu’a trouvé son esprit pour survivre. Sauf qu’un corps dans le coma ne peut que difficilement se protéger…

    Autant pour moi, le voilà qui se relève, droit comme un pic, les yeux encore fermés. Silencieux, il ne dit toujours rien. Il ne semble pourtant pas éveillé… Se pourrait-il que son subconscient ait pris le contrôle du corps pendant que l’esprit se repose, à l’abri du monde ? On dirait un mort. Un mort vivant. L’esprit fissuré, mais le corps qui en redemande. La température s’éleva rapidement dans la zone, preuve que le Yamada était bel et bien encore en vie. Une chaleur semblable à celle du désert, capable de faire suer sans mal n’importe quel être humain.

    Sa main passait au niveau de sa bouche, alors qu’il se concentrait pour détecter les différentes signatures thermiques autour de lui. Le Sunajin, le Kumojin, mais également l’inconnu qui était sur lui auparavant. Du bout des doigts, il récolta quelques gouttes de sang de ses lèvres et y passa la langue. Il était blessé… Or, dans cet état de convalescence, une seule chose importe : survivre. Il n’y avait plus aucune barrière, aucun souvenir, aucune notion d’allié et d’ennemi. Uniquement une chose : vivre, et celui qui le blesse est un obstacle à supprimer, ou à éviter. Mais la suppression est bien plus radicale que la fuite, car elle empêche d’être poursuivi.

    Kioshi ouvrit les yeux, et la température se mit à chuter, partant dans les négatifs, donnant l’impression que le sang se glace. Effet naturel dû à la chaleur ambiante, ou effet psychologique ? Une aura noire entourait l’individu, et les quelques lambeaux de terre dans lesquels il gisait lévitaient à ses pieds. Bien qu’il eût les yeux ouvert, ses iris ne bougeaient pas. Inconscient, ses sens ne fonctionnaient pas. Ou plutôt, il ne les percevait, ne les interpréter pas. Incapable de raisonner, c’était un pantin qui n’existait que pour protéger l’esprit et le corps. Machinalement, sa tête se tourna vers le furyou qui l’avait blessé.

    Deuil pour sang, sang pour deuil… C’était à son tour alors, non ? L’esprit du Yamada avait peut-être oublié son existence, mais un corps peut-il oublier ? Un bucheron peut devenir amnésique, mais ses mains et son corps garderont les traces d’un homme ayant frappé un tronc toute la journée. Des réflexes, un vécu physique, qui ne passe ni par le conscient ni par le raisonnement. La seule façon pour un corps d’oublier, c’est de le détruire…

    Kioshi joignit ses mains, et l’instant d’après un cocon de terre se forma autour du furyou. Un cocon ne laissant la place que pour lui seul, et se fermant sous le sol. Inutile d’espérer creuser pour en sortir… Quelques signes plus tard, des pics apparurent sur chaque parcelle de terre, du côté intérieur. Vous connaissez le tour des magiciens qui plantent des épées partout dans un cercueil ? C’est la même chose, sauf qu’il n’y a aucun trucage. Voyons voir si un furyou ne ressent vraiment rien…

    Le Yamada demeurait debout, le regard, pourtant inutile, tourné vers le cocon Doton. Son visage était inexpressif. Bien que sa mâchoire souffre, il ne ressentait pas ce mal. Bien que le furyou était pris dans la terre, il ne souriait pas. Aucune émotion, aucune conscience, que la survie la plus impartiale et objective qui soit.

    Quand on s'en prend à l'esprit, il ne faut pas être surpris que le corps s'en mêle...

    Spoiler:
     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 380
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Sam 19 Avr 2014 - 11:54

La confusion totale. C’était le trouble qui régnait dans la tête d’Itami. La douleur qu’il ressentait au flanc était toujours présente même si elle était plus supportable. Leur ennemi était fort. Cette lueur noire ne ressemblait à aucune affinité connu. Etait-ce un gekkai ? Ce n’était pas certains. Surtout cette sensation de vide qu’il avait lorsqu’il voyait le dragon noire venir vers lui. C’était l’instinct ou plutôt la fulgurance de la technique qui lui avait permis de réagir ainsi. Quoi que maintenant il devait réagir.


Splarsh ! Apparemment ce n’était pas fini. Eichi venait de l’entailler dans le dos. Le regard qu’il lui lançait était nourri d’une haine indescriptible. Le sang gicla quelque peu. Une nouvelle douleur et un hurlement pour Itami. Et une… C’était vraiment pas sa chance. Il se tordait et ne trouvait pas de position antalgique pour se protéger. Que se passait-il exactement ? Etait-ce un piège de Suna qui voulait éradiquer les kumojins ? Se seraient-ils ralliés aux furyous ? C’était difficile à dire mais pour être franc, s’ils voulaient vraiment le tuer, Kioshi aurait pu le faire depuis tellement il était plus puissant. C’était un peu trop fourbe pour juste un massacre de ninja. Alors pourquoi cette réaction ?


Le kumojin avait les yeux fermés. Itami était toujours à terre, il essayait de regarder ce qui se passait mais c’était impossible pour lui de vraiment bouger. Impossible dans le sens où Itami voulait profiter de cet avantage qu’il avait. Il avait l’air agonisant et il était impossible de dire pour quelqu’un qui le regardait de ce qu’il pensait. Itami réfléchissait à un plan pour s’en sortir. En priorité avec Kioshi qui semblait perdu. Pour cela, il fallait d’abord découvrir les capacités de l’adversaire. A quel point, ils étaient faibles devant lui.


Soudain, il vit une image… Un homme se faisait transpercer par derrière. Il ressentit aussitôt une douleur, une douleur vive encore plus atroce que le dragon qu’il avait encaissé. Puis un autre… Itami commença à convulser. A chaque image qui passait correspondait un spasme de tous les muscles de son corps. Quelqu’un qui le verrait dirait qu’il faisait une crise d’epilepsie. Itami souffrait énormément, il voyait des gens mourir sous l’écrasement du dragon noir qu’il avait partiellement bloqué ? C’était bizarre un genjutsu ? Il n’arrivait même plus à penser. Pendant même un moment, on aurait cru qu’il mourrait plusieurs. Pourtant, il n’avait pas perdu la sensation de son corps. Il le sentait vibrer intensément sans pourvoir se libérer. Qu’était-ce donc ?


Itami essaya d’ouvrir ses yeux. La douleur qu’il ressentait lui avait fait perdre la sensation de la pluie qui tombait sur son visage. Pourtant il voyait encore les images défiles. C’était probablement un genjutsu ? Mais quand avait-il été pris dans celui-ci ? Il essaya de se concentrer. Vu qu’il voyait le dragon, c’était probablement du au coup reçu. Apparemment ceux qui ne mourrait pas devait subir la mort des autres. Quel technique effrayante. C’était donc le niveau de l’ennemi. Comment allait-il pourvoir s’en sortir.


Itami pensait mais les convulsions ne s’arrêtaient pas. Pour la première fois, il essaya de se détacher de ses pensées et de se concentrer sur son corps. Petit à petit, il commença à perdre la sensation des convulsions même si les images ne cessaient de défiler ainsi que la douleur. Il devait essayer un truc. Voir si cela pouvait marcher. De sa main tremblotante, il concentra du raiton en forme de sceau au bout de ses doigts. Puis bougeant du mieux qu’il pouvait, il essaya de se toucher. Il s’en suivit une décharge électrique importante lui donnant l’impression d’une douche froide.


Aussitôt, les images disparurent, puis la douleur qui en émanait. Il ne restait plus que la douleur du flanc et celle du dos. Itami se retourna et se coucha sur le bord latérale gauche de son corps pour ne pas appuyer sur sa plaie. Il regarda la scène devant lui.


Apparemment, le Yamada avait décidé de passer à l’action et avait enfermé leur ennemi dans une boule de pierre. Serait-ce suffisant ? Non ce n’était pas sûr. Itami tourna sa tête en direction de Wada Eichi. Celui-ci avait l’air encore plus perdu. Son regard était différent de ce qu’il était lorsqu’il l’avait attaqué.


De sa main droite, il poussa le sol, essaya de se s’assoir. Il y arriva. Itami voulait lui demander pourquoi il faisait cela mais il se tut. Le regard de Eichi en ce moment prouvait qu’il n’était pas mettre de lui-même en le touchant. Itami était un personnage très calme et très calculateur. Le kumojin se tenait toujours le flanc droit de la main gauche mais avait reprit un peu de ses esprits. Il devait réfléchir à un plan et très vite. Il allait faire comme d’habitude. Il essaya ensuite de se relever. Il réussi aussi. C’était déjà bien.


D’après ce qui venait se passer. Ce furyou avait un pouvoir pouvant contrôler la tête, les pensées. Mais quoi ? Difficile de préciser. Cela expliquait complètement la réaction de son ancien nouvelle ennemi Wada Eichi. Pourtant, Itami restait méfiant.


C’est pour cela, qu’il balança une bombe fumigène devant lui avant de d’effectuer un sceau de multi-clonage. Il allait aider du mieux qu’il pouvait Kioshi tout en couvrant ses arrières. Lorsque la fumée disparu, Six Itami se trouvait sur le champ de bataille. L’un d’eux se dirigea vers Yamada pendant que les cinq autres restèrent groupés.


Les choses sérieuses allaient commencer pour l’alliance shinobi.

Battle Info:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Jônin de Suna
Messages : 444
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Mar 22 Avr 2014 - 12:12

L'obscurité grandissait encore et toujours face à cette chose, je ne savais de moins en moins quoi faire et surtout pourquoi les actions se déroulaient sous mes yeux. Je regardais ce Kumojin blessé, ma lame ensanglantée et je me demandais de suite pourquoi je l'avais frappé ? Ce n'était pas normal, je n'étais pas dans un état correct, nous sommes tous du même monde et je venais pourtant de le frapper... Kioshi semblait lui aussi mal en point. D'un geste vif je frappais avec mon katana pour en ôter le sang, je fixais l'étranger, le seul n'ayant aucune appartenance dans ce monde. C'était lui le danger, il frappait mes frères sans vergogne, leur menant une vie impossible et moi je semblais l'avoir aidé... Manipulation ? Trop de possibilités se bousculaient dans ma tête et je dû me résoudre à lâcher mon arme, me mettant genoux au sol pour me tenir la tête des deux mains : Il me torturait ce démon ! Qui était-il ?!

Un cri s'échappa de ma bouche sans volonté aucune de ma part, juste le besoin d'extérioriser le mal qui s'insérait toujours plus profondément en moi. La scène se jouant sous mes yeux et sans mon intervention prenait une tournure désagréable tant mes camarades semblaient souffrir. Kioshi paraissait dans un état second proche du malaise tandis qu'Itami luttait avec l'aide de clones et de fumigènes : C'était une belle stratégie sauf que face à notre belle union se dressait une chose indescriptible et très puissante, bien plus que moi. Seul Kioshi semblait à même de rivaliser avec mais il n'était pas lui même. Cette guerre était bien trop compliquée pour les shinobis que nous étions, néanmoins il me fallait attaquer moi aussi, soutenir mes frères. Je devais m'y mettre, courage ! Je me relevais doucement, et le plus discrètement possible quand je me rendis compte d'une chose : Le blackout précédent était venu après des paroles : Il nous manipulait par des paroles ? Nous ne devions plus parler !

J'identifiais au maximum le terrain, j'essayais de reculer mon pied et celui ci se retrouvait encore bloqué, très bien alors les premiers problèmes étaient tout de même d'actualité : Je devais frapper en charge pure et me placer loin de l'adversaire, ainsi cela impliquait une grande prise de risque. Je fonçais donc droit dans la fumée avant de faire apparaitre une pellicule électrique à chaque emplacement de mes muscles pour les booster en cas de contre-attaque. Une main de roche énorme vint recouvrir ma main droite au moment où je sortais du nuage pour venir le lui coller en pleine figure. Je sprintais ensuite direction mes frères pour venir leur expliquer l'était actuel des choses.

Je plaçais un doigt sur ma bouche pour leur indiquer de ne rien prononcer, je faisais un jutsu doton de base pour faire apparaitre au sol un message pour leur indiquer ce que je venais de découvrir :

Ne parlez surtout pas, c'est avec nos paroles qu'il nous manipule.


Heureusement pour le groupe, la seule erreur que ce personnage avait commise était de ne pas m'avoir fait oublier les éléments présents, et surtout l'avant blackout qui m'avait permis d'identifier sa façon de faire. Nous venions de prendre un avantage certain face au Furyou. À nous de le faire fructifier pour remporter un combat. Mais comment pouvions nous battre un personnage qui n'avait pas de présence physique ? Mon attaque précédente était surtout destinée à ouvrir la voie. Et si le véritable enjeu était de lui faire oublier aussi ce qu'il était ?! Cela me paraissait très compliqué néanmoins je gardais cette possibilité dans mon escarcelle et je me replaçais face au danger, prêt à contre-attaquer à notre tour.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Messages : 13
Rang : ?

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Jeu 24 Avr 2014 - 4:37

Spoiler:
 
Le cadeau de Kioshi avait porté ses fruits. Ce n'était plus le même homme, mais bel et bien le résultat d'un enchaînement de sorcelleries capricieuses. Du point de vue d'un Furyou, ce n'était qu'un juste retour des choses.

Le pitoyable jeune homme s'était relevé, faisait savoir au monde physique qu'il était toujours debout. La texture du sang poisseux sur la joue d'Obli se figea un instant.
Chaud ?
Froid ?
SHPORLK.

Connexion. Déclic. Dôton. Le pseudo-visage d'Obli, plié sous la contrainte du poing d'un inconnu. Un inconnu qui n'en était plus un dés cet instant précis. Dôton.

Le plus juene Sunajin l'avait frappé au visage en écrasant un gantelet de terre sur sa figure. Dôton. Venir chercher le contact physique dans une situation pareille... ce petit était donc bien audacieux. Fou qu'il était.

Il s'appelait Wada Eichi, et il semblait nourrir un plaisir tout particulier à brandir son dôton comme une hache de guerre. Le dôton. Dôton. Le dôton.
Le dôt... le ... le quoi ?

Bien vite, un dôme solide se referma pourtant sur lui, le plongeant dans l'obscurité la plus totale. Ce même dôme fut rapidement perforé par une multitude de pointes tout droit sorties du sol.

Dôton.

Puis le silence.

Alors, quand la poussière retomba, le dôme de terre percé de toute part se déploya comme un bulbe, puis s'ouvrit à la façon d'une gigantesque fleur de lotus faite de boue séchée.
En son centre se tenait Obli, en tailleur, sans l'ombre d'une blessure.
Dôton.

Derrière lui, une agglomération de fumée noire se reformait. L'anguille se reconstituait, lentement, et ondulait dans son dos comme un gigantesque cobra.

Obli leva finalement la voix, avec un ton religieusement paisible.

Il faut se battre, pour prendre... pour prendre...

Il n'acheva pas sa phrase.
HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 1923
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Ven 25 Avr 2014 - 15:22

    Il faut se battre pour prendre… la fuite ? C’était là la citation originale. La victoire ? La vie ? La mort ? Ce qu’il dit se produit sur nous, ou contre nous ? Prendre la vie, la sienne ou la notre ? Prendre la mort… Peut-être une contradiction, peut-être une manière de prendre la Mort dans ses bras, peut-être une façon de devenir immortel ? Et celui qui ne souhaite pas se mouiller peut tenter prendre un verre. Quoique, d’une certaine façon, il peut se mouiller…

    C’était ce genre de pensées qu’aurait eu Kioshi s’il était encore apte à réfléchir. Mais dans la situation actuelle, seule survivre l’obsédait, et il était incapable de communiquer. Le message du Wada lui était donc inconnu, inscrit par terre. Mais de toute façon, le Yamada ne pouvait parler. Tout au plus, il était capable d’émettre des bruits, des sons, mais pas des mots intelligibles.

    Toujours avec sa détection thermique, il remarqua le clonage du Kumojin. Mais ce qui l’intrigua le plus fut la constance de celle de l’ennemi. Aucun changement de chaleur, comme si rien ne s’était passé. Pourtant, la mort était synonyme de froid. Pourquoi sa température ne baissait pas, ne serait-ce qu’un peu ? Ou augmentait, preuve d’une action de sa part ? Il semblerait qu’il n’ait rien fait, et qu’il n’ait rien…

    Un esprit éveillé aurait sans doute eu peur, mais un simple corps ne l’interprète que d’une façon : le danger qu’il doit supprimer est encore présent. Sa tête se tourna machinalement vers l’un des Kumojins qui vint à lui, bien qu’il ne le voie pas vraiment… Allié ou ennemi ? Kioshi ne pensait plus ainsi. C’était simplement : vas-tu m’attaquer ou rester tranquille ? Et s’il se met sur le chemin pour attaquer le furyou, ce sera un obstacle comme un autre.

    Bon, il semblerait que le Kumojin ne souhaite pas l’attaquer. Tant mieux, pour les deux. Le Yamada s’approcha de lui tout en lançant une illusion sur l’ennemi. Un mirage. Un autre Kioshi apparu à ses yeux, une illusion en tout point similaire à l’original, et qui reproduira exactement les mêmes gestes. Sauf que lui est inconsistant. Mais ne sera-t-il pas amusant de voir comment réagira le détenteur de la vérité ? Combattre le vrai et le faux en même temps ?

    Tout en surveillant ce Kumojin-ci, il lui plaça un kunaï dans une main. Puis, tenant son bras, il lui fit pointer le furyou, mimant un geste vertical de lancé. L’instant d’après, il utilisa un Henge pour se changer lui aussi en kunaï, dans l’ombre du premier. L’étranger semblait avoir compris, et lança les projectiles en direction de l’épaule du furyou. Celui-ci voyait la même chose de l’autre côté, le mirage. Un projectile, et dessous le Yamada déguisé. De l’autre côté, un faux projectile, et dans son ombre un faux Yamada déguisé.

    L’arme du haut continuera son chemin jusqu’au bout, hormis le fait que l’un des deux traversera la cible sans lui faire aucun mal. De toute façon, un vrai kunaï ne semblait pas lui faire grand-chose non plus. Avant de l’atteindre, le Yamada reprit sa véritable forme, et son sosie mirage également. Il mima un coup de poing en direction de la cible, mais réitéra la même stratégie que lors de son examen de Chunin. La pluie continuant de tomber abondamment, avant que le poing n’atteigne le furyou, le pied de Kioshi marcha dans une flaque d’eau au milieu de la boue. Là, lui et son mirage disparurent aussitôt. Plus rien, juste le premier projectile.

    Mais il n’attendit pas pour enchaîner, il fallait garder l’élément de surprise et pas qu’il comprenne. Venant d’en bas, sortant de la flaque, le vrai et le faux réapparurent, une main ouverte levée vers la cible. Les doigts jaunes, électriques, il en jaillit des loups. Un par doigt. Soit dix si l’on compte les faux. Ceux du pouce et de l’auriculaire allèrent attaquer par les flancs, mais les centraux fonçaient droit sur la cible en face, visant chacun la tête. A l’impact, ils paralyseront ce qu’ils touchent…

    Un mixte de deux stratagèmes qui portèrent leur fruit par le passé. Le coup de la flaque lors d’un examen, et les loups combinés au mirage contre Goren. Si une attaque à distance n’avait pas fonctionné, le Yamada changea simplement de méthode d’approche. De la destruction, il passa à la paralysie, un simple intermédiaire avant d’atteindre le but final.

    Quoique son but ne sera pas la destruction au sens conventionnel du terme. Si l’immobilisation fonctionnait, il allait user d’une technique apprise spécialement pour la guerre contre Makka. Une technique pour sceller les âmes…

    Spoiler:
     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 380
Rang : B+

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Ven 2 Mai 2014 - 20:05


Qui ne tente rien n’a rien.

La pluie était toujours aussi battante. Il était difficile de dire si elle était naturel ou si c’était le ciel qui pleurait pour la terre car un fléau venait de s’abbattre. Autant envoyer des anges au lieu de pleurer. Carr bientôt, il ne resterait plus grand monde. Ou était-ce encore la faute des furyous ? Leur présence faisait elle tomber la pluie ?


Le combat actuel contre le furyou était plus une leçon qu’une raclée. En effet, faire face à de tels monstres malgré toutes les histoires qui tournaient autour des furyous était de la folie. Le jeune Kumojin en avait fait les frais et il en resterait marqué psychologiquement à vie. Ou plutôt à mort car il n’en était pas loin.


La boule de pierre explosa comme de la viande qui aurait trop cuit de l’intérieur, ou encore comme une tomate qu’on aurait écrasée. Pourtant ce qui sortait de l’intérieur était bien plus effrayant. Comment pouvait-on affronter un furyou ? Un mode d’emploi ? Le kumojin était désespéré. Lui n’aurait pas survécu à de genre de technique. Mais bon, il était bien trop faible. Il fallait l’avouer.


Le furyou avait l’air comme renaître de nouveau. Comme si cela l’avait requinqué. Il semblait différent. Itami observait attentivement le champ de bataille. L’alliance était mal barrée vu que leur meilleur atout semblait inefficace contre le furyou. Mais ne le lui avait pas encore attaqué. Le furyou était insensible aux attaques du dôton. Mais qu’en serait-t-il du raiton et de la lave ? C’était à son tour d’essayer. Mais comme d’habitude, avec stratégie et réflexion. De plus, le dragon noir qui avait attaqué Itami était de retour. Itami n’avait plus de chakra. Il avait épuisé le maximum face à ce dragon.


Itami déploya deux de ces entités, les faisant avancer côte à côte vers le furyou. L’un des deux commença à effectuer des mudras pendant que l’autre s’accroupit près à poser la main sur le sol. Lorsque l’électricité apparu sur la main du clone qui effectuait les mudras, le clone a côté de Yamada, donc le plus proche du furyou balança un kunai bleu au sol près de leur adversaire : le clone a la main pleine d’élecricité se re mit à courir en direction du furyou.


Soudain, le clone accroupit posa la main sur le sol. Un geyser de magma apparut et éclata près du furyou. Itami lança son un faisceau électrique qui entoura le furyou l’emprisonna dans une prison électrifiant.


Itami venait de paralyser le furyou mais ce n’était pas suffisant. Le clone qui se trouvait près de Wada Eichi lui lança un regard comme pour lui dire qu’il pouvait y aller. En tout cas, il devait agir. Et Itami n’avait plus de chakra.

Battle Info:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Jônin de Suna
Messages : 444
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Sam 3 Mai 2014 - 7:00

Je ne comprenais pas toute sa mascarade lié au Doton jusqu'à ce que je tente de faire une technique de cette affinité : Impossible, comme si j'étais retombé au stade de l'entrainement à devoir malaxer mon chakra d'une certaine façon pour lui donner forme. L'enfoiré, il était donc capable de nous faire oublier jusqu'à nos actions ? Ce qui réduisait encore un champ d'action déjà moindre par rapport à ce que nous pouvions réaliser. Fixant mes frères, je compris leurs actions : Kioshi semblait vouloir le sceller, Itami sans nul doute le couvrir, et moi dans tout ça ? Je devais faire diversion absolue. Depuis le début du combat je m'étais conservé dans l'espoir de lui trouver une faille, et il n'en avait pas.

Il faut combattre pour prendre... Mon poing en pleine figure ? Non, il se sentait bien supérieur. Tu voulais te battre ? J'allais t'emmener sur un terrain bien plus abrupt pur toi comme pour moi : les mots. J'avançais jusqu'à environ trois mètres de lui, le fixant sourire aux lèvres. Il voulait me faire oublier ce que je lui disais ? Et si je ne prononçais que des mensonges ? Que des choses inexistantes ? Cela aurait peut-être l'effet inverse : Il me les apprendrait ? Je commençais alors à lui parler, sous pesant chaque mot que je lui adressais tandis que mes alliés faisaient ce qu'ils avaient à faire.

    - ... Pour prendre conscience de la vérité. Que tu n'es qu'un mirage comme notre désert en compte tant, que nous savons t'arrêter, que tu as peur d'oublier, toi le maitre de l'oubli. Oublier ta tâche et surtout la vérité : Celle selon laquelle tu n'es rien et que face à la volonté des Hommes vous ne pourrez rien faire toi et les tiens : Il y aura toujours des personnes aimant leurs frères pour se dresser contre vous, même si cela apporte la mort.


Je ne le fixais pas, me répétant dans ma tête de me concentrer sur des souvenirs inexistants, pourquoi ? Ainsi lorsqu'il voudrait me faire oublier, j'espérais qu'il se focalise là dessus et me les fasse oublier : Un paysage paradisiaque, une source d'eau chaude, une famille de personne que je faisais passer pour être mon clan alors qu'ils n'existaient pas, pourtant j'étais clair avec mon subconscient : c'était eux. Je le regardais en souriant car je n'avais pas fini, maintenant que j'avais abordé le sujet, je voulais me focaliser sur lui, et lui faire comprendre la vérité.

Il n'était rien de plus que de l'énergie, n'avait aucune influence sur ce monde car il n'est rien pour nous. L'Homme se focalise sur ses valeurs, il n'en faisait pas parti. Il devait oublier d'exister. Dans ma tête je faisais raisonner quelque chose : "Mirage, il n'est rien qu'un mirage. Tout ce qui est et vient de lui n'est qu'illusion, rien n'est vrai, oublie le".

    - Tu es l'oubli ? Et bien je t'oublis. Nous sommes capable de combattre l'oubli tu sais ? Car l'Homme possède une volonté, ainsi nous faisons ce que nous voulons dès l'instant où nous le voulons, l'oubli n'est donc pas permis. Je tire cette force de mes souvenirs, de ma famille... Si tu veux me mettre à genoux, DÉTRUIT-LES !


Je venais de lui hurler la marche à suivre, au même instant j'ouvrais l'une de mes portes célestes, j'avais une idée en tête, comme pour éveiller une quelconque envie chez lui. Bien entendu, ce que je souhaitais c'était lui faire avaler des faux souvenirs, ceux que je venais de créer, pour lui montrer une chose importante à nos propos. L'un de mes principaux souvenirs que je lui montrais était la douleur, qui raisonnait désormais partout dans mon esprit. Je tendais un kunai au dessus de mes pectoraux et je taillais une ligne dans la chair. Douleur, encore de la douleur mais cette fois palpable. Ma peau était devenue rougeoyante et du chakra s'évaporait des pores de ma peau.

    - Observe donc ça, quelque chose que tu ne connais pas, ainsi tu n'es pas tout, tu sauras nous battre seulement lorsque tu comprendras ce que l'on ressent quand on combat, que lorsque tu sauras ce que c'est que d'être humain, regarde !


Je démarrais une course brève, mais tellement rapide ! À environ trois mètres de lui, impossible que je le rate à cette vitesse ! Je lui attrapais la main mais pas pour le frapper. Avec le même kunai à la pointe ensanglantée, je l'enfonçais dans ma main jusqu'à la traverser, et dans la sienne par extension. Je riais, je me disais qu'il pouvait bien tout me faire oublier, mais pas la douleur : les blessures, perdre ceux que l'on aimait, tout ceci ne pouvait être gommé par un simple magicien. J'espérais par ma manipulation qu'il puisse ressentir la douleur. De suite chacun de mes souvenirs devint atroce : La petite famille brûlait sur des piques, en dessous des flammes, comme je l'avais vu plus jeune lorsqu'une tribu nomade étrangère avait détruit une autre en tuant, en tuant, en tuant... Le joli paysage était dévasté par une silhouette obscure, sans visage, lui.

Tout ceci amenait selon ce que j'avais vu de lui à deux possibilités : Me faire oublier la douleur, ou alors lui faire assimiler. Dans les deux cas nous étions vainqueurs. De toute manière vu l'état du groupe, le combat était terminé. Je jouais le tout pour le tout, en plus Kioshi tentait dans un même temps de le sceller. C'était la fin. Je restais face à lui, la puissance émanant de mon corps se réduisant peu à peu, la douleur ressurgissant, surpassant chaque parcelle de peur que mon esprit n'avait pas réussi à éradiquer. Puis pourquoi avoir peur de lui ?

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Messages : 13
Rang : ?

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Ven 9 Mai 2014 - 18:31

La réponse était … la fuite. Mais Obli n'eut même pas besoin de leur faire oublier la signification du mot, ces trois petits étaient déjà prêts à succomber. Ils fonçaient droit vers la mort, tête baissée, les uns après les autres.

Un kunai bleuté fusa dans sa direction. Puis un autre, caché dans l'ombre du premier. Puis un poing. Puis plus rien. Puis des doigts dansants dans une flaque à ses pieds, déchaînant des arcs électriques aux allures de loups.
Obli fit un mouvement du doigt. Le chakra ne faisait pas l'objet d'une science exacte, mais d'aucuns lui associaient de surprenantes propriétés, parmi lesquelles une forme de « mémoire », bien plus simple et primitive que celle d'un être doué de conscience. Bien plus manipulable, par conséquent.
Les loups restèrent immobile un instant, puis firent volte-face et se jetèrent dans la flaque d'où ils provenaient, plantant leurs crocs éphémères dans la chair moite de leur créateur qui se pensait caché.

Derrière le Furyou, l'anguille s'agita violemment en sentant des vibrations de chakra parcourir la terre. Lorsque le pilier magmatique jaillit du sol, elle ouvrit grand la bouche et le goba dans sa totalité. La lave ne vit jamais le jour, échouant dans les limbes gastriques de l'entité noire.

Obli, désintéressé, attendit que les loups de foudre finissent leur travail dans la flaque, puis plaça son pied dans l'eau. Ce Yamada avait déployé des ressources aberrantes pour son état psychologique, son combat tout comme son existence elle-même étaient devenus absurdes. Il était toujours dissimulé dans sa flaque, mais Obli avait son pied sur sa figure, le dominant comme depuis le début. Cependant cette fois-ci était bel et bien la dernière.

Le silence était l'unique formule magique pour le coup final qu'allait essuyer Yamada Kioshi. Obli n'allait pas se contenter de brouiller un souvenir, il allait faire de cet homme un légume.

Il ne put toutefois pas mener son opération jusqu'au bout, le kumojin venait de le piéger dans une prison raiton de sa création, l'immobilisant pendant quelques secondes. Il n'en fallut pas plus au second Sunajin pour lui sauter dessus avec la vélocité d'un prédateur, empoigner sa main et l'embrocher avec la sienne dans un seul et même poignard.

Ce petit était devenu extrêmement bavard, tout d'un coup. Ses paroles étaient pleines d'assurance, elle faisaient du sens dans son monde à lui. Alors qu'il avait sa main unie à la sienne par le fer du kunai, Obli pouvait sonder son mental, et il fut agréablement surpris. Le garçon se voilait la face, s'appropriait des souvenirs qui n'étaient pas le siens. Audacieuse, maligne, vaine tentative. S'inventer des mémoires revenait à balayer la poussière et à la flanquer sous le tapis pour simuler sa non-existence. Pour arriver à ses fins, ce n'est pas d'un tapis que ce garçon aurait eu besoin, mais d'un aspirateur.
Trop tard pour lui, cependant. En crachant toutes ses forces et son chakra pour se rapprocher du Furyou et lier leur deux mains, il s'était exposé à l'emprise de la prison raiton de son équipier. Son ventre saignait, sa main également. La main d'Obli, elle, saignait aussi, mais c'était un fluide noir et poisseux qui ruisselait sur sa paume et venait se mélanger au sang de Wada Eichi.

Sans tourner la tête, l'être sans visage bougea les yeux, et les posa vers lui. Son visage se figea l'espace d'un instant, révélant finalement le noir de sa peau.

- Tu as raison, je ne comprendrai pas. Jamais.

Ceci n'était pas un sort. Pour la première fois, Obli parlait sans invoquer une de ses techniques d'entrave. Car l'entrave se déployait toute seule dans le corps du jeune homme, maintenant que leurs sangs s'étaient mêlés.
Le garçon voulait oublier la notion de douleur.
Il l'oublia.

Obli et lui restèrent ainsi pendant plusieurs secondes interminables, captifs du raiton de Kizuato Itami. Le Furyou, immobile, contemplait le sang d'Eichi se répandre dans la boue en de larges traînées. Il était libéré de la souffrance, et il serait bientôt libéré de toutes les autres sensations d'ici peu.

Cependant, l'anguille avait faim. La chair d'Itami lui avait plu, le flux magmatique qu'il lui avait fait avaler un peu moins. La lave avait désagrégé l'arrière de son corps sombre et gluant, mais sa tête restait active ; elle se jeta sur le Kumojin, avec autant de fureur que son tout premier assaut, et se répandit en une puissante vague ténébreuse, soufflant les clones d'Itami, et lui avec.

Libéré du raiton, Obli retira le kunai de sa main, le laissa planté dans celle du jeune Eichi, puis laissa ce dernier s'écrouler à terre.

Il contempla ensuite son travail, satisfait. Cette fois-ci, ce n'était pas des cadavres qu'il laissait derrière lui, mais des ruines. Des ruines d'esprit, des ruines de corps.
Pourtant, le château qu'ils défendaient, quant à lui, était entier. Pas une égratignure.
Bah. Qui se souciait vraiment de Shizu de toute façon.


Fort des capacités dôton qu'Eichi lui avait offertes malgré lui, Obli s'en retourna dans les profondeurs du sol avec la célérité d'une étoile filante dans le ciel. Le tunnel qu'il creusait droit vers le centre de la terre se refermait presque instantanément derrière lui.
Il n'était plus qu'un mauvais souvenir.


HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Suna
avatar
Informations
Grade : Chûnin
Messages : 1923
Rang : SSS

Message(#) Sujet: Re: Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart Dim 11 Mai 2014 - 12:14

    La stratégie, ou plutôt l'assaut, n'avait pas bien fonctionné. En même temps, son plan se basait sur une certaine succession de techniques. Annulez l'une d'entre elles, et tout l'édifice s'effondre. A partir de niveau différent suivant la technique, mais dans tout les cas ça ne porte pas à l'objectif de départ.

    Prendre le contrôle d'un jutsu qui n'est pas le sien pour le retourner contre son créateur. Avait-on déjà vu pareil retournement de situation ? A la limite avec le feu, le Katon, grâce aux différents clans pouvant agir sur la chaleur. Mais le Raïton, c'est une première. Et le Yamada était aux premières loges pour le voir. Enfin, le voir, c'est une façon de parler : il est inconscient. Ne disait-on pas d'un type s'en prenant à quelqu'un d'inconscient qu'il est un lâche ? Obli était donc un sacré lâche, car en plus d'être dans le coma, voilà que sa cible se retrouve paralysée. Mais il semblerait que ce genre de notion n'affecte pas les Furyous. La fin justifie les moyens ?

    Kioshi s'était donc pris ses propres loups. En même temps, comment pouvait-il prévoir l'imprévisible ? Pour la première fois, il pouvait se mettre dans la peau de l'ennemi lorsqu'il se prenait ses attaques. Il aurait sans doute pu s'en passer…

    Le pied de l'ennemi sur son visage, il attend le verdict. De toute façon, il ne peut raisonner. Son corps lui indique seulement que ça risque de mal tourné, réflexes et mémoires d'expériences vécues. Mais il lui dit aussi qu'il ne peut bouger, et donc s'en échapper. Le Furyou l'avait-il emporté et sur le conscient et sur l'inconscient ?

    Heureusement pour le Yamada, ses collègues le sauvèrent d'une fin, ou d'une suite, probablement très atroce. Lui restait là, immobile, tandis que l'affrontement continuait encore un bref instant, jusqu'à ce que l'ennemi disparaisse en ne laissant que décombres derrière lui. Des hommes blessés, physiquement et mentalement. Un puzzle entier à la base dont il s'amusa à éparpiller les pièces aux quatre vents.

    Le danger s'en était allé, et le corps de Kioshi devint par conséquent entièrement inerte. Toujours paralysé, mais surtout dans le coma, seul rempart restant pour éviter à son esprit de sombrer entièrement dans la démence. Le corps gisant là, allongé sur la boue mélangée au sang d'Eichi, la pluie continuant de s'abattre sur lui comme s'il n'avait pas assez subi. Subi quoi ? Subi tout. La vie, les démons, les cauchemars, l'oubli. Et quand il se réveillera, dans une bonne dizaine de jours, en plus de ne toujours pas savoir qui il est, il remarquera un nouveau fléau. Qu'importe qu'il retrouve des amis à Suna, il ne les entendra plus…

    Spoiler:
     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Groupe #3 : L'esprit n'est pas un rempart

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Archives :: SnH Legacy :: Actes :: Acte #4 : Destruction-