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 Enquête et révélation [Rang S] (PV Hitomi)

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Message(#) Sujet: Enquête et révélation [Rang S] (PV Hitomi) Dim 11 Déc 2011 - 16:45



J'avais volontairement éludé la question d'Aquila quant à la possibilité d'une infiltration dans le palais. Non qu'il avait tort, mais plutôt que tant que nous n'avions pas la moindre piste penchant vers cette supposition, il était plus sage d'éviter de l'évoquer... Les conflits politiques et la diffamation pouvaient être bien plus dangereux qu'un sabre parfois. En revanche si c'était bien le cas, je m'en délecterais sans retenue... Nous pûmes partir chacun vers notre but donc. Nous n'avions pas perdu de temps en bavardage inutile et cela me convenait parfaitement.

Hitomi m’accompagnait donc vers les bars qui n'étaient heureusement pas loin. Konoha n'était pas non plus une super-mégapole... Plutôt que de s'activer je décidais de marcher lentement. De prendre mon temps. Les choses s'activeraient bien assez tôt pour ne pas en rajouter. Je marchais donc, les mains cachées dans mes manches que je maintenais à hauteur de la poitrine. Le pas indolent comme à ma plus longue habitude et évidement dans le même silence que j'appréciais particulièrement. Je ressentais bien que la jeune demoiselle n'était pas vraiment disposée à apprécier ma compagnie. Du moins je le pris ainsi. Cela m'était égal au final, je n'étais pas là pour me faire apprécier d'elle. Mais l'idée qu'elle puisse croire qu'il y avait là une erreur commise de ma part ne me faisait pas vraiment joviale. Ainsi, alors que nous nous apprêtions à prendre un croisement pour pénétrer dans ce quartier de pochetron abandonnés des bonnes grâce de destin, je me stoppais net et me retournais pour lui faire face tout aussi soudainement. Mon faciès se fit inquisiteur, presque menaçant pendant une seconde, puis un long soupire vint rompre ce regard fixé dans le sien pour le rendre subitement plus doux et compréhensif.


  • Je sais que je ne suis pas du genre à attirer la sympathie d'autrui. J'ai choisis cette configuration car Nikkou est un Jonin. Il fallait un gradé dans chaque équipe. Ensuite Aquila est un téméraire, il fallait quelqu'un pour le tempérer au cas ou, et moi je ne saurais me montrer compréhensif à son égards s'il n'écoute pas les conseils que je lui prodigue. J'ai demander aussi que tu m'accompagnes, car nous ne nous connaissons pas, tu as déjà réalisé une mission avec Nikkou il me semble. Ainsi votre lien est déjà créé. Toute l'équipe doit se connaitre et se comprendre et pas seulement quelque un. Si ma compagnie t'ennuie ou mes choix te renfrognent en vérité je m'en moque pas mal. Mais sache que je ne fais rien sans raison. Mon but premier n'est pas la mission. Mais la sauvegarde de vos vies. Nikkou est une personne que je connais depuis un moment. J'ai autant confiance en lui qu'en moi-même.
    Allons maintenant et reste silencieuse jusqu'à ce que nous soyons entrés dans l'un des bars. Je connais quelqu'un qui pourra surement nous aider.


Je n'attendis pas sa réponse pour me mettre en marche. Peut-être avait-elle dis quelque chose. Mais si c'était le cas, je ne l'avais surement pas entendu, plus préoccupé par la suite que ses paroles. Mon visage devait donc rester totalement impassible à ce qu'elle pouvait bien raconter. Nous prîmes donc l'intersection pour pénétrer dans une étroite et lugubre ruelle. Là, il n'y avait pas de pavé, mais seulement de la boue. Les établissements paraissaient tous être des endroits mal famé. Je savais que ce n'était pas forcément vrai. Je ne prenais aussi en compte la pauvreté qui causait le plus souvent cet état d'existence médiocre. Alors je n'en faisais pas grand cas, et puis à vrai dire, je ne m'y sentais pas si mal. Je m'arrêtais enfin devant une porte. Une porte mal exposée, avec un écriteau dessus. "La cavale bleu". Un nom qui ne voulait rien dire. Mais c'était bien là que nous devions entrer. Je pénétrais dans le bar le premier, tenant la porte pour Hitomi et ainsi dévoilant un brin de galanterie à son égards. Cela n'avait rien de personnel, je voulais juste montrer à toute la salle qu'elle était avec moi et ainsi éviter au mieux qu'un rustre tombé sous l'ivresse ne vienne faire des problèmes. La salle était bondé et assez vaste. Sur une trentaine de table de cinq seul deux étaient vide. Le bar était presque plein en somme. Le bruit assourdissant et la musique d'un ménestrel au talent douteux, heureusement rendait moins pénible le brouhaha ambiant. L’hygiène n'était pas non plus au beau fixe. Poussiéreux, pour ne pas dire dégoûtant par endroit... Cela ne choquait personne ici pourtant. Cela faisait partis du paysage pour ces habitués... La boisson allait bon train et les rares femmes qui étaient présente.... Disons qu'elles faisaient ce qu'on leur avait appris à faire...

Je me dirigeais directement vers le bar, bien que ne me cachant pas, je tentais d'attirer le moins possible l'attention sur nous. Ce qui me parut bien difficile avec la beautée qui m'accompagnait et qui attirait tous les regards pervers sur elle... Il ne fallait pourtant pas s'occuper de cela. Arrivé au bar, un homme d'âge moyen barbu et bedonnant vint tout de suite me servir. Il s'agissait évidement du patron de l'établissement. Il me fit son habituel sourire affreux de dents jaunâtre et brisées, se gardant bien de ne pas me jeter à la figure son haleine de corbeau... Il s'adressa a moi avec respect, frôlant la flatterie par moment, la moquerie par d'autres. Sans jamais élever le ton pour risquer d'être entendu par d'autres que Hitomi ou moi-même cependant. Je ne lui répondais pas au début violemment. Paraissant tout à fait habitué à ses remarques.

  • -Hooo mais voilà un visage que je n'avais vu depuis un moment. Ou est donc passé ton joli masque de Seika aujourd'hui ?
    -Dans mon tiroir à chaussette...
    -Et cette petite là avec toi ? Je croyais que les femmes c'était pas ton truc. Tu serais soudainement devenu normal ?
    -Elle est mon élève, et surtout plus présentable que les godiches que tu jettes à tes clients...
    -Tout de suite les grands mots... Enfin dommage. J'aurais eu du boulot pour elle.
    -En attendant j'en ai pour toi.
    -Mhhh, je veux bien moi, mais tu sais les temps sont dur. Il faudra un petit plus sur ce coup.


Ma tête s'inclina sur le côté et mon regard devint soudainement glacial et menaçant. Un froissement de sourcil et ma main s'empara de sa longue barbe crasseuse pour lui tirer le visage jusqu’à ce que mes lèvres atteignent son oreille. Ce ne fut alors qu'un murmure juste assez audible pour Hitomi et le barman.

  • -Ma proposition est la suivante. Tu parles et je continue de te laisser acheter et vendre ton alcool de contrebande, de louer ton rade pourrit aux putains pour qu'elles puissent continuer de faire le tapin au chaud. Tu ne parles pas et ma langue se délira.
    -Entendu je te répondrais. Vous les Kirijins vous êtes toujours si difficile en affaire...


Je lui relâchais la barbe et retrouva le faciès précédent avec un naturel déconcertant.

  • -Tu parles trop du passé vieillard, évoque seulement ce que je veux entendre.
    -Pose ta question alors...
    -Kagami Saki. Parait-il qu'il traîne dans ce bar.
    -Ha... Saki est disons non seulement alcoolique, mais aussi porté sur les femmes... Et grâce à toi il y'a que ici qu'on est sur d'en trouver. Regarde au font à gauche, sur la table près de l'estrade. Il y à trois types. Celui du centre est ton homme. Il doit attendre Miko.
    -Bien on s'en occupe.
    -Hey Okami Yuuri...
    -Mmmh ?
    -Tu es un vrai salop mais je t'aime bien. Alors fait gaffe. Ce type il a des relations pas clair. Assez sombre pour calmer même les gens comme toi si tu vois ce que je veux dire.


Alors que je m'éloignais vers la table en question, ce qu'il dit, me fit curieusement regarder Hitomi. J'avais parfaitement compris le sous-entendu de ce vieillard, mais elle, surement pas je pense et c'était je crois tant mieux. Mon regard fondu dans le sien était à ce moment inquiet. Cependant je ne lui dis rien pour retourner mon visage vers l'informateur.

  • -Je vois... N'est crainte. Les démons vivent toujours plus longtemps que les anges...


Je fis quelques nouveaux pas vers la table en question, me fondant dans la foule pour observer notre nouvelle cible avec Hitomi. Malgré la mauvaise tenue et la coiffure bouffée, il fallait avouer que c'était encore un beau jeune homme. Parlant d'une voix suave, charmeuse mais non dépourvu d'arrogance. Je discernais sans peine le pommeau de son sabre derrière son épaule. Les types qui l’accompagnaient en revanche ne semblaient pas être armées. Mes yeux se plissèrent à force d'observation, cherchant chaque détail pouvant m'être utile, cherchant dans ce qu'il disait quoi que ce soit qui puisse nous servir. Mais rien n'allait. Et je n'allais surement pas utiliser mon élève comme appât à pervers. Pour une fois j'allais demander l'avis de mon élève. Son analyse allait après tout peut-être s'avérer bien plus importante que je ne l'imaginais.

  • Toi, comment vois-tu les choses ? Si tu es sur de toi. Je te suivrais selon ta méthode.




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Message(#) Sujet: Re: Enquête et révélation [Rang S] (PV Hitomi) Lun 12 Déc 2011 - 16:01

L'équipe Seishin se sépara donc en deux groupes, et allèrent chacun là où il était convenu d'aller, au grand déchirement de la genin qui avait espéré travailler avec quelqu'un d'autre. Non pas qu'elle n'appréciait ou ne respectait pas Teichirô, mais son attitude l'énervait. Plus que cela, il frustrait littéralement une demoiselle décidément bien trop expressive et extravertie pour le lieutenant du Hokage. Et cela ne semblait même pas déranger l'homme qui, il fallait l'avouer, paraissait surtout se focaliser sur la mission. Mais, en dépit de cet état de fait, les deux shinobis se dirigèrent vers le quartier mal famé de Konohagakure no Satô.

Peu avant de s'y engouffrer, il prit la parole. Ses mots, sans avoir des airs d'excuses, se voulaient rassurant. Enfin, ce n'est pas ce qui conviendrait le mieux à la situation. Le fait était que la ravissante Hyô sentit que son interlocuteur cherchait à cautionner son attitude par un masque d'indifférence. A y regarder plus près, elle voyait en Teichirô un homme qui se plongeait à corps perdu dans le travail sans vouloir nouer des liens. D'ailleurs, il ne semblait pas y voir l'intérêt. En ce sens, Hitomi ne comprenait pas. Elle n'avait pas l'expérience de son alter-ego, mais elle restait persuadée que pour réussir pleinement une mission, les membres d'un groupe se devaient d'être ouverts les uns vis-à-vis des autres. Vous comprendrez donc que notre protagoniste à la peau nacrée se sente littéralement la victime dans cette triste histoire. Et en aucun cas coupable, évidemment. Peu importait finalement qu'elle ne fusse pas suffisamment empathique ou compréhensive, qu'elle ne soit pas capable de faire fi de cela. Un bon chef d'équipe se devait de mettre ses collègues en confiance afin que tous puissent compter les uns sur les autres, un point c'est tout.

Ainsi, les deux ninjas battirent le pavé, puis la terre humide du quartier mal fréquenté du village caché de la feuille, marchant en direction dudit bar, dans un de ces silences à ce point lourd qu'il en devenait assourdissant. Hitomi n'avait pipé mot, pas même en réponse aux paroles prononcées par le chef d'équipe. Tout juste grommela-t-elle, dépitée. C'était à tel point que le trajet, pourtant relativement court, prit des allures de marathon. Le temps lui-même parut s'être arrêté. Donc, en guise de passe-temps, elle jouait avec l'ombrelle qui la protégeait de la fine pluie qui ruisselait sur les toitures de Konoha. Elle s'amusa également à éviter les flaques d'eau qui parsemaient le chemin, prenant un soin tout particulier à rester sèche de la tête aux pieds. Elle regarda tout autour d'elle, photographiant mentalement ce qui le devait. Elle ne craignait pas d'être ici, au milieu des bandits et des mendiants, non. La réalité était que, par inconscience ou par folie, la kunoichi n'avait peur de rien. Elle frissonna néanmoins, n'appréciant que modérément cette odeur nauséabonde qui embaumait dans le coin, celle de la crasse et de les caniveaux. Par moment, une vague effluve de viande grillée voguait quelque part, sans que l'on puisse déterminer avec précision si elle venait des environs ou du lointain.

En fait, cela devenait pire lorsque Teichirô et Hitomi entrèrent dans le bistrot susnommé. Cette dernière entra la première, bien aidée par l'homme qui lui tint la porte, par politesse ou galanterie. A ce sujet, convenons de préciser que la femme aux longs cheveux de jais s'inclina discrètement en guise de remerciement, et cela en dépit d'un visage qui en disait long sur la frustration qui l'animait depuis ces quelques minutes passées en sa compagnie. Ceci étant dit, revenons-en à la situation qui nous intéresse, en l’occurrence celle de l'enquête qui se poursuivait sous l'égide d'un Samidare décidément peu volubile. L'homme, jetant un bref coup d'oeil autour de lui, choisit une table parmi les dernières encore inoccupées. La délicieuse Hyô sentit venir un haut-le-coeur en humant l'air irrespirable du troquet. Les odeurs persistantes d'alcool, de chien mouillé et de tabac se mêlaient pour offrir un cocktail des plus fétide et écoeurant. En outre, l'état des meubles était tel que la genin n'osa pas s'asseoir. Ainsi, elle resta faire le pied de grue à quelques pas seulement du patron de l'équipe Seishin. Lui, de son côté, glanait des informations auprès du tenancier.

Hitomi ne distinguait pas grand chose de ce qu'ils se racontaient, mais de toute évidence, ils se connaissaient de longue date. Pareil à lui-même, il demeurait incroyablement distant. En revanche, cela, elle le comprenait parfaitement, la cause à son hygiène buccale, entre autres. Pendant qu'ils discutaient, la demoiselle observait autour d'elle. Elle concentrait en sa personne les regards libidineux de la foule, venue nombreuse en ce jour grisâtre. Elle tenta de se donner une certaine contenance malgré des effluves et des attitudes qui l'insupportaient. Elle essaya même de s'imaginer dans les forêts du pays du feu, qui étaient vraiment plus agréables à vivre. Ses yeux papillonnaient dans ce gouge, la petite Hyô désirant rester malgré tout attentive. Mais le brouhaha persistant l'empêchait de prêter une oreille à ce que se disaient les deux hommes. Tout juste distingua-t-elle -un peu par hasard, d'ailleurs- que Teichirô venait du village caché de la brume.

Elle était telle une lumière dans la pénombre. Même immobile et impassible, elle rayonnait d'une élégance peu commune. Elle cultivait bel et bien la grâce et la beauté d'une princesse, ou tout du moins, celle d'une femme du monde. Le gradé se dirigea peu après vers cette dernière, regardant alors la cible prévue. La belle suivit du regard celui de son chef, lequel fixait un homme serti de deux autres êtres. Celui-ci, un type à la crinière mi-longs, plutôt beau garçon, de bonne taille et d'une musculature proéminente, laissait négligemment le pommeau dépasser de son dos. Chose étonnante dans cette affaire, il paraissait même être doué d'un certain savoir-vivre, ou au moins parlait très bien. C'était comme s'il avait suivi quelques hautes études. En tout cas, il ne semblait pas souffrir de la pauvreté, au contraire de presque tous ceux qui buvaient et fixaient Hitomi avec des expressions sans équivoque.

[Hitomi] -"C'est lui?"

Elle chuchotait. C'était difficile de se faire entendre à travers le vrombissement désagréable du bar, mais elle conserva la ligne de conduite adoptée précédemment par son compère. Sans regarder Teichirô, fixant discrètement le suspect, elle continuait.

[Hitomi] -"Il sort indéniablement du lot, en effet..."

Et, chose surprenante au regard de ce qui se passait depuis le début de la journée, le shinobi s'adressa à Hitomi, avec la ferme intention de lui demander comment elle envisageait et évaluait la situation. C'en était presque surréaliste pour la kunoichi aux pupilles violettes. Elle en perdit pratiquement son self-contrôle qui, jusque là, ne lui avait pas trop fait défaut. Elle était bouche-bée, et mit quelques secondes avant de reprendre la pleine possession de ses moyens. Elle bafouillait dans un premier temps, et en oubliait toutes les informations qu'elle avait noté dans un coin de sa tête.

[Hitomi] -"Vous êtes sérieux? Vous êtes encore plus insaisissable que moi, on vous l'a déjà dit?"

Elle en souriait, effaçant presque sa légère bouderie du début de journée. Elle continua, forte de l'ouverture qui lui avait été ainsi offerte, affichant le mépris que représentait ces badauds à ses jolis yeux.

[Hitomi] -"Enfin bref...Je pense que ces deux hommes à côté de lui sont ses gorilles. Et même si ce n'est pas le cas, l'interroger ici ne me semble pas être une bonne idée parce qu'il doit avoir ces...". Elle frissonna. "...immondices dans sa poche. A mon sens, on ne lui soutirera rien autrement qu'en faisant preuve de force ou de finesse."

Elle analysait à une vitesse folle. Elle collectait intérieurement les solutions à leur disposition. Ils étaient deux, ce qui augmentait les possibilités. Mathématiquement, elle en raya quelques unes, celles qui lui semblaient d'une part trop risquées, et d'autres part infaisable. Aussi, pour notre charmante tête brune, seules deux ou trois paraissaient viables. Pour sa part, elle se voyait plus à même à mener une approche délicate et intelligente, alors qu'elle imaginait son comparse adopter une mesure plus...radicale.

Mais, lorsque le suspect regarda dans sa direction, son cerveau échafauda machinalement une solution qui, après avoir envisagé plusieurs scenarii, lui paraissait la meilleure, et celle qui lui ressemblait le mieux. Elle repensa automatiquement à ses états d'âme vis-à-vis de Teichirô, et elle accoucha d'un verdict sans le moindre appel: Elle avait carte blanche pour mener les débats, et cela était l'occasion rêvée pour montrer au chef que sa façon de penser était préférable à la sienne. Un sourire s'esquissa sur sa bouche purpurine, alors que la cible ne la quittait plus des yeux. Elle en fit de même, jouant sa pièce favorite avec beaucoup d'entrain. Elle obliqua sa lèvre inférieure de telle sorte que son souffle vint s'abattre doucement sur son front, rabattant une mèche de cheveux vers l'arrière. Et, sans un mot, elle slaloma à travers les tables et les gens qui les composaient. Il était fascinant de voir à quel point elle aimantait systématiquement les regards, mais cela ne la choquait pas outre mesure, elle qui se savait désirable.

Au comble de sa confiance, elle ne fit aucunement attention quant à savoir si le Yuuri Okami suivait la demoiselle. Dans sa tête, cela ne comptait pas, pas dans un premier temps en tout cas. Agile et doucereuse, la geisha au teint neigeux faisait tout pour pousser le vice de la séduction, jusqu'à rouler des mécaniques -et des fesses, surtout-. Les pans de son kimono suivaient chacun de ses gestes dans un ballet frais et limpide. Une fois arrivée à hauteur, les deux chiens de garde serrèrent les rangs, comme s'il s'agissait de protéger une personnalité. Hitomi ne se démonta pas, et glissa d'une voix cristalline quelques mots, tout en jouant de sa féminité.

[Hitomi] -"Ce monsieur et moi avons des choses à nous dire, si vous le permettez..."

Immergée dans son théâtre de la tentation, la Hyô de petite taille faisait ce qu'il fallait pour se donner l'image d'une femme mordante et fatale. C'était un mélange auquel peu d'homme résistait, et, au fond, c'était bel et bien son caractère. Elle n'avait ainsi pas à forcer son talent. Le supposé coupable fit un geste de la main, invitant ses valets à faire volte-face et la jeune demoiselle, donc, à venir auprès de lui. L'ambiance délurée des lieux servait pleinement la cause de la kunoichi, qui avait bien pris le soin de dissimuler au préalable son bandeau. S'en suivit une discussion pourvue de sensualité, de gestes presque intimes et de répondant qui dura près d'une demi-heure. Et, lorsque la proie fut parfaitement ferrée, elle entama le vif du sujet.

Elle se fit inviter par l'homme à l'épée, parfaitement coiffé, très élégant et prenant soin de son physique, afin de...enfin, pas besoin de vous faire un dessin. La gente masculine avait un problème récurent à ce sujet, et Hitomi le savait. Elle plantait ainsi sa première banderille. D'un geste discret, elle se débrouilla pour se trouver le regard du Samidare, et lui communiqua habilement et discrètement le numéro de la chambre dans laquelle ils se rendaient. Avec beaucoup de classe et de noblesse, le suspect accompagna notre amie d'une main sur le bas du dos. Il se défit ainsi de ses gardes, ce qui était le but avoué de la demoiselle. Dès lors, elle espérait que le shinobi aurait compris le message, et trouverait un moyen de se rendre dans la pièce de la débauche. Elle, pour sa part, aura réussi à isoler le jeune garçon, mais soutirer, intimider, ce n'était pas franchement sa spécialité...
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Message(#) Sujet: Re: Enquête et révélation [Rang S] (PV Hitomi) Lun 12 Déc 2011 - 19:36

Hitomi réagit à merveille devant mon interrogation. Comme je l’espérais, elle prit les choses en main. Bien que ce ne fut en aucun cas comme je l'avais imaginé. Alors que je m'étais refusé de l'envoyer charmer notre cible, la voilà qui s'employa par toutes les armes féminine dont elle disposait à cette tache. Elle se dirigea soudainement vers lui sans dire mot, dans une démarche plus que suggestive. Je décidais pour le moment de demeurer à ma place. Observant la tournure que prendrait les choses. Parfaitement immobile donc, je n'eu même plus à me fondre dans la masse tant elle attira tous les regards sur elle. Sa méthode était aussi simple qu'efficace. "Les hommes et leurs faiblesses" ai-je pensé en voyant que Saki tombait résolument sous son charme. Ce qu'elle devait faire pour le conduire là où elle voulait ne me plaisait absolument pas en revanche. Même si cela semblait nécessaire, voir cet homme peloter mon élève avec autant de mépris que délectation faisait bouillonner autant le sang de mes veines que mon esprit. Je continuai de me tenir droit comme un piquet, et lorsqu'elle atteint son objectif, pour me donner le numéro de sa chambre, je plissais les yeux dans sa direction en lâchant un très léger sourire symbole de "félicitation".
Bien entendu, connaissant maintenant le numéro de sa chambre. Je n'allais pas le laisser aller au bout de ses fantasmes avec Hitomi. Les deux boulets qu'il traînait restèrent à leur table tandis qu' Hitomi et lui se dirigeaient vers l'étage.


Je m'attelais ensuite à les suivre le plus discrètement possible et ce fut une réussite. Saki, ne se dirigea pas vers sa chambre, mais bien vers un lieu plus enclin au genre d'exercice au quel il comptait s'adonner avec Hitomi. Je tournais donc à un moment pour me séparer d'eux. Je me dirigeais donc vers sa chambre en déambulant dans des couloirs désert. La porte, n'était même pas fermé à clef... Ce que je trouvai très étonnant. Quand je pénétrais dans la pièce je fus encore plus surpris. Car un tas de document gisait sur le lit comme si personne n'avait prit la peine de les cacher. Ça devenait beaucoup trop facile. Et alors que je me dirigeais vers ce même lit, le grincement des chevilles de la porte me stoppèrent. Puis le claquement de celle-ci. Bien que j'étais de dos, je savais que je n'étais plus seul. Je ne me retournas pas. Je relevais seulement la tête en l’inclinant un peu sur la côté pour tendre l'oreille et avoir une posture paraissant très alaise même dans cette situation.

  • Tu est très doué... Me suivre sans se faire repéré c'est digne d'un homme qui est loin d'être commun...


La réponse me fit ouvrir en grand mes yeux d'étonnement. Car ce fut la voix d'une femme que si fit entendre. Une très belle et jeune voix.

  • Qui t'a dit que j'étais un homme ?


Je décidais de me retourner très lentement pour lui faire face. Je découvrais une femme d'une trentaine d'années, contrastant avec la sonorité de sa voix. Sa main droite était déjà armée d'un Kama. Et sa tenu moulante suggérait qu'elle n'était pas ici pour faire le tapin... Au contraire, puisqu'elle permettait surtout de ne gêner aucun de ses mouvements.

  • -Que tu sois une femme ou non je m'en moque. Je ne ferais aucune différence.
    -Je n'en attendais pas moins d'un Seika... Il fallait bien que vous vous mêliez de nos affaires à un moment ou un autre. Samidare Teichirö c'est bien ça ? J'ai vu ta photo dans un document d'archive.


J’arquais un sourcil devenant ainsi dubitatif. Malgré la connaissance de mon rang, elle n'y avait en elle pas une once de crainte. Elle s'adressait à moi avec un naturel que je prenais presque pour une insulte. Cependant mon visage ne se crispa pas. Il fallait en même temporiser et penser à la situation de Hitomi.

  • -Très bien. Depuis combien de temps tu me suis ?
    -A peu près depuis le moment où tu es entrer dans ce quartier. Mais on nous avais dit quatre personne. Vous n'êtes que deux. Tu devines donc ma question non ?
    -Oui je la devine. Ma réponse est simple. tu es déjà morte...
    -Ha oui ?


Elle lâcha un léger rictus. Je pris cela à merveille intérieurement. Sa trop grande confiance en elle lui faisait baisser petit à petit sa garde.

  • -Tu es déjà prise dans un Genjutsu. Dans très peu de temps tu vas tomber à genou. et je n'aurais qu'a t'achever.
    -Tu crois que la mort peut me faire reculer ? Je savais que mourrais surement en te rencontrant. Mais ta petite élève. Elle mourra avec moi.
    -Hitomi ?!
    -Tu crois vraiment que Saki s'est laissé prendre ? Il savait que vous alliez arriver. Sans toi pour la protéger elle comme déjà dans la tombe.
    -Qui nous a donner ?!


Le ton levait d'un cran. Et je pris peur pour mon élève. Je me tendu de suite, pour me préparer au seul et unique assaut de ce combat. J'avais bien entendu bluffé. Je n'avais lancé aucun Genjutsu. Je n'attendais maintenant qu'une chose. Qu'elle réponde.

  • -Des gens bien plus influant que toi. Et ce n'est pas dans ce tas de document bidon que tu aurais trouvé quelque chose.


Et voilà. Je savais d'avance qu'elle n'en dirait pas plus. Je dégainais mon sabre en me projetant vers elle à grande vitesse. Apparaissant floutée à ses yeux désormais Cela grâce à une technique de propulsion évidement. J'activais également ma technique améliorant le tranchant de ma lame. Elle eu le temps malgré tout le temps de mettre son arme en position de parade. Cependant, le Kama est une arme courte d'une part, et le manche en bois prenant 80% de la taille de l'arme, il était facilement tranché si on le voulait. Mon sabre donc, alla directement fendre l'arme qu'elle m'opposait, mais aussi son buste qui se trouvait derrière. Laissant au passage une giclée de sang qui imprégna toute l'entrée de la chambre. Et un dernier braillement de douleur à peine plus long et plus haut qu'un murmure.
Curieusement, dans la seconde ou mon épée trancha son corps elle me sourit juste avant de s'écrouler. Je n'avais pas le temps d'y penser de toute façon et laissait son corps inerte ou il s'était écroulé.
Je mis toute ma hargne à parcourir le chemin inverse, jusqu'à l'endroit ou Saki avait mené Hitomi. Cela ne me prit que quelque seconde grâce à ma technique Buri Tarumu, mais malheureusement, je n'en étais pas à ma dernière surprise. Comment était-ce arrivé. Comment avais-je pu me laisser prendre ainsi. Car quand je passais la porte de ce lieu de débauche en la défonçant, une dizaine de files m'entourèrent pour empêcher tout mouvement de ma part. Que ce soit mon corps, le bras qui tenait ma lame, tout était ficelé. Et quand je leva les yeux pour tenter de discerner ou était mon élève en hurlant son nom et la prévenir du guet à pan je ne vis qu'une lame venant par le haut sur un axe de rotation. Encore un Kama dont la pointe se dirigea vers mon visage. Sueur et témérité, surprise et résignation furent ce qui me traversa l'esprit. Ces gens étaient bien plus malin que nous... et mon regard se figea dans une dernière réflexion.


  • Hitomi c'est un piège !


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Message(#) Sujet: Re: Enquête et révélation [Rang S] (PV Hitomi) Mar 13 Déc 2011 - 13:15

Profitant de la débauche qui régnait dans le bar, Hitomi s'éclipsait avec le dénommé Saki. Ils s’engouffrèrent dans le patio qui menait à l'étage, ce dernier faisant montre d'une noblesse rare pour un bandit de sa trempe, d'autant qu'il avait la réputation d'avoir la descente facile. Remarquez, cela ne prouvait rien, il suffisait de connaitre les Hyô pour s'en persuader. Bien entendu, il y avait beaucoup de casseroles que le clan s'efforçait de cacher, et des gens peu fréquentables en leur sein, mais ceci est une autre histoire.

Toujours fut-il qu'ils grimpèrent une à une les marches de l'escaliers, la demoiselle usant et abusant d'une démarche fort provocante, se sachant alors devant l'homme. Son but avoué était de retenir le plus longtemps possible le garçon, de sorte que Teichirô puisse les rejoindre en toute quiétude et discrétion. Mener les interrogatoires, encore une fois, ce n'était pas chose aisée pour Hitomi, qui aimait les méthodes douces. Ainsi donc, la Shirogiri osa toute sorte de procédés mielleux, et évidemment sensuels -on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre-, pour amener Saki sur son terrain. Et à cela, tout était permis. Cependant, elle se sentait un peu misérable. Au fond, berner quelqu'un comme lui n'était pas compliqué, et elle n'avait aucun état d'âme à ce sujet. Mais le simple fait de faire des choses, disons plus intimes lui faisait étrangement peur. Il n'était pas dépourvu d'un certain charme, et il pourrait très bien ressembler à ce que la petite genin appréciait chez la gente masculine. En revanche, elle n'avait aucunement envie de se lancer dans ce type de réjouissance avec un comploteur, et encore moins en mission. Le plaisir, oui, mais en restant professionnel.

Le couple improvisé arpentait le couloir. La demoiselle observa les environs jusqu'à regarder les numéros de chambres. Elle fila alors sur la gauche lorsqu'elle vit celle que son hôte avait déclaré posséder plus tôt. Elle haussa un sourcil lorsque, surprise, il poussa doucement la femme afin qu'elle continue.

[Saki] -"Non, pas ici. Je t’emmène dans un endroit plus...approprié."

Sa voix était calme, posé. Mielleuse, également. Hitomi gardait alors son air coquin, persuadée que tout se passerait selon ses plans. Pourtant, cela aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Son intuition féminine aurait également dû se manifester. Mais il n'en fut rien. Au contraire, elle se contentait de jouer son rôle à la perfection. Peut-être refusait-elle de s'avouer à elle-même qu'elle eut tort d'échafauder une idée pareille, ou qu'elle aurait dû mieux planifier. Savoir que Teichirô-le-rigolo était là, à côté, prêt à évaluer et juger ses actes aurait très bien pu modifier le comportement de la belle Hitomi, l'incitant à donner plus encore qu'à l’accoutumé. En tout état de cause, les deux joutaient verbalement, aimablement, amenant le piment nécessaire à l'art de la séduction.

[Hitomi] -"Tu ne me tends pas de piège, j'espère. Je suis très classique comme fille, tu sais..."
[Saki] -"Je préfère parler de surprise. Ne t'en fais pas, ce sera digne de toi."

Vous remarquerez qu'il y avait dans le discours de chacun une seconde lecture qui reflétait finalement bien les deux personnalités. Après avoir effectués quelques pas, ils disparurent dans un autre corridor, celui qui faisait l'angle. L'homme s'arrêta ensuite face à une porte coulissante , et demanda à sa compagne de pénétrer dans la pièce. Elle s'exécuta dans un sourire diablement séduisant. La salle dans laquelle elle fit son apparition était dépourvu de décor. Sombre et mal éclairée par une unique bougie, volet fermés, un futon gisait au fond. L'ambiance était pour le moins macabre, même si la pénombre donnait un cachet intimiste. Hitomi s'avança, perplexe. Elle fronça ses sourcils, surprise par l'endroit choisi par Saki. Il lui fallut quelques secondes avant que ses yeux indigos ne s'habituent au manque de lumière. Elle entendit alors sa proie fouler le parquet grinçant et fermer la porte derrière elle.

Au loin, elle distingua avec difficulté des hurlements. La voix lui semblait familière, et ce n'était que lorsqu'elle comprit qu'ils lui étaient adressés que tout s’emboîta dans son esprit. C'était toutefois trop tard. A peine entendit-elle un sabre glisser le long de son fourreau dans un tintement caractéristique qu'elle se retourna en direction de l'homme. S'en suivit alors un vrombissement. Aussi rapidement qu'elle le put, elle inclina le torse sur le côté, mais elle ne fut pas à même d'esquiver complètement la lame, qui vint s'enfoncer dans le flanc. Hitomi sentit une nette brûlure lui secouer tout son être, et un liquide rougeâtre s'imprima sur son kimono. Elle s’époumona à son tour. Grimaçant, une larme perlant de long de sa joue, elle lança un regard noir sur son agresseur, qui, lui, figea un rictus sur son minois.

[Saki] -"Personnellement, je n'aime pas trop les femmes de pouvoir..."

A l'aide de sa lame tachée de sang, il remonte la pan de la tunique de la demoiselle, révélant aux yeux de chacun le bandeau shinobi qu'elle avait noué sur sa cuisse soyeuse. Hitomi grelottait sous l'impulsion de sa blessure. Intérieurement, elle perdait tout contrôle. Elle s'était fait avoir, et Teichirô était également tombé dans le panneau, si l'on se fiait aux cris qui emplissaient le couloir à côté. Elle cherchait désespérément une issue à cette situation inextricable dans laquelle elle s'était mise toute seule. Elle ne pouvait, et ne se résolvait aucunement à se fier à une aide extérieure.

[Saki] -"Par contre, j'adore les trucider. Les voir agoniser lentement, c'est jouissif. Vous êtes là pour les plans du palais, c'est ça?"
[Hitomi] -"Qu'est-ce que ça peut te faire? Baka!"

La demoiselle tentait de sourire maladivement, malgré les spasmes qui s'emparaient d'elle. Elle semblait agressive, cherchant à donner le change. Elle ne tenait pas à paraître affectée par le bonhomme qui se délectait du spectacle. Appuyant fortement sur la plaie béante, elle regardait le garçon prendre plaisir. Et, dans sa quête, elle entrevit une ouverture. Avec la force du désespoir, elle rassembla toute son adrénaline pour résister autant que possible au mal qui la rongeait.

Elle libéra ses deux mains, et, d'un coup sec, elle poussa le bras tenant le sabre. Déstabilisant la garde de Saki, elle profita pour venir au corps à corps. Elle posa ses doigts coloriés de sang sur les épaules de l'assaillant, et lui asséna un coup de genou dans ses attributs masculins. Car ce qui lui manquait en force brute, Hitomi le comblait par une technique hors du commun. Il n'y avait que finalement qu'une proportion minimale de déchet, ce qui faisait d'elle une combattante au style élégant et pur. Mais revenons-en à la brève lutte. Le comploteur s'agenouilla, pestant tout un tas de noms d'oiseau. La genin en profita pour quitter la pièce et retrouver Teichirô.

Elle avait un mal fou à avancer, tâchant les murs de son liquide vital. Fort heureusement, la kunoichi trouva son chef d'équipe ficelé à l'entrée de la chambre qu'elle eut indiquée plus tôt. Elle boitillait rapidement en direction du Samidare. Des cris qui venaient en effet de la pièce précédente, et l'assaillant donnait à en juger à la rage qu'il mettait le signal d'alarme. La femme se dépêcha de défaire les filaments d'une solidité rare.

[Hitomi] -"Bon sang, arrête de bouger autant! Plus tu gigotes, plus les liens se resserrent!"

C'était à ce moment que l'on pouvait se rendre compte du manque d'expérience de la demoiselle. Elle paniquait, tant une colonie de muscles pouvait faire irruption, et elle s'emmêlait les pinceaux. En outre, sa blessure ouverte gênait ses mouvements. Or, pour elle, dans cet état, fuir était la meilleure option. Malheureusement, quatre hommes bien bâtis se frayèrent un chemin dans les escaliers, et improvisèrent un mur avec leur carrure impressionnantes. De même, quatre autres, se présentèrent de l'autre côté, et Saki était parmi eux. Au comble de la difficulté, Hitomi n'avait pu couper qu'un seul de ces filins. Elle tourna la tête de droite à gauche, de sorte à pouvoir évaluer la situation. Le chef, lui, arborait un air pour le moins hargneux. Nul doute qu'il ferait payer au centuple la responsable...

[Hitomi] -"Je peux me téléporter et t'emmener avec moi, mais dans mon état, je ne suis même pas certaine de parvenir à un endroit viable. On pourrait très bien se retrouver en bas, parmi ces loufoques..."

La situation n'était pas loin d'être insolvable...


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Message(#) Sujet: Re: Enquête et révélation [Rang S] (PV Hitomi) Mar 13 Déc 2011 - 17:31


Sauvé par mon élève. Elle parvint à arrêter le Kama qui allait se planter dans mon visage. Ce revirement de situation me fit reprendre mon calme. Et tandis que je restais silencieux, je décelais maintenant en elle la panique. A tel point qu'elle me tutoya d'abord, et ne finit pas de me détacher quand Saki, notre cible se découvrit dans l'escalier avec quatre de ses sbires ensuite. Ils faisaient obstacle sur le passage en s'alignant et imposant leurs masses musculaire. Hitomi les fixait et je ne pris que quelques secondes pour les regarder à mon tour.
La situation était des plus désavantageuse. Hitomi blessée, moi qui m'était fait avoir, et maintenant l'encerclement d'une bande d’imbécile sortit tout droit d'on ne savait ou.
Elle avait réussit à me débloquer un bras. Celui ne tenant aucune arme. Cela m'était suffisant pour que je puisse me libérer du reste. un sceaux et un bras de cendre jaillit de mon buste et me débarrasser du reste des liens qui m'entravaient. Je posais alors un genou à terre sans répondre à la proposition de Hitomi. Saki et ses hommes se contentaient pour le moment de nous observer patiemment. De ma main libre, je dégageais une manche de son Kimino pour mieux entrevoir la blessure qui la faisait souffrir. Mes yeux se crispèrent et mon faciès devint glaciale. Comme si une sourde colère venait soudainement de m'habiter. Je me relevais alors et approcha mes lèvres de son oreille pour lui lancer un murmure.


  • J'ai échoué je suis désolé. Reste en arrière maintenant s'il te plait, tu as fais ton devoir.


Saki observa cela d'un air méfiant. Pensait-il surement que j'étais en train d’échafauder un plan. Il se mit à rire à grande voix. Et nous pointa du doigt pour ensuite pointer son pouce vers le sol. Sorte de mise à mort. Ou du moins il nous prévenait que c'était ce qui nous attendait. Sa voix se fit des plus confiante, non dépourvu d'une arrogance totalement assumée. Cependant, le fait qu'il tienne déjà son katana en main prouvait qu'il était moins confiant en ses gardes qu'il n'y paraissait.

  • Je vous tiens. Ton élève est blessé. Et toi... On ne peut pas dire que ta réputation t'a précédé... Je m'attendais à mieux. Le Démon Cendré serait-il en fait plus faible qu'un Genin ?


Ses hommes de mains, qui n'étaient manifestement pas des shinobis restaient complètement silencieux pendant qu'il lançait sa tirade. Ma main se resserra sur le manche de mon sabre et mon regard se fit encore plus violent. La seule réelle difficulté que je voyais à présent était le contrôle de mes émotions. C'est en me plaçant devant Hitomi, ne lui découvrant que mon dos que je parvins enfin à retrouver un semblant d'assurance qui ne soit pas commander par la colère. Je redressais la tête pour les prendre de haut sans prendre possession d'un regard arrogant. Mes yeux se plissèrent et mes lèvres s’entrouvrirent alors mon ton allait être aussi fade que ce que je voulu bien montrer de moi. La voix totalement détendu et distante, contrastant complètement avec la gravité de la situation.

  • -Les nouvelles générations sont condamnées à dépasser les anciennes. Mon élève ne déroge pas à cette règle... Maintenant... Je te laisse le choix. Tu te rends, ou tu te bas. Je ne compte surement pas fuir.
    -Tu mettrais en danger ton élève par orgueil ?
    -Qui t'a dit qu'elle était en danger ?


Je découvrais dans le regard de Saki un brin de méfiance. Mais rien d'assez élevé pour le faire se rendre. Il était évident que nous allions devoir en découdre avec eux. Je ne comprenais pourtant pas, comment il pouvait croire que des hommes lambda pourraient vaincre des Shinobis. Pour moi, il comptait seulement les sacrifier pour avoir le temps de fuir. Et dans ce cas précis, je savais déjà quoi faire. Cela me mis mal à l'aise de devoir demander un dernier effort à Hitomi. Mais nous n'avions pas le choix. Je n'inclinais que la tête vers l'arrière et la tourna ensuite pour qu'elle puisse discerner mes lèvres.

  • Tu as finalement raison. Quand le lièvre se mettra a courir. Course le.


Je retournais ensuite mon regard vers eux. Je sentis comme une étrange ambiance. Tout le monde se fixa dans le silence. Je savais que ses hommes attendaient son ordre. Saki savait que j'attendais qu'ils bougent. Je fis quelques pas en avant pour ne pas entraîner Hitomi dans le combat. Son rôle était définit et Saki était manifestement trop lâche pour venir se battre de lui-même. Ce genre de personne prévoit toujours un moyen de s'enfuir. Heureusement, il pouvait courir aussi vite qu'il voulait, la téléportation de Hitomi aurait vite fait de le rattraper.
Cependant pour moi c'était une autre histoire. Même si en face ils n'étaient pas shinobis, ils n'en restaient pas moins costaux et armé. De simples sabres, mais tout de même.
Les pas que je fis n’entraînèrent d'abord aucune action. Chacuns se regardaient, menaçant, nerveusement... Ma main se resserra une nouvelle fois sur mon sabre. Puis enfin. Un abaissement de bras de Saki donna le signal. Les quatre bondirent sur moi. L'espace étroit du couloir ne laissait alors que peu de possibilités. Je me propulsais donc vers celui de tête grâce à une puissante impulsion de vent sous mes pieds, ma lame chargée vint se planter directement dans le front de celui-ci et alors qu'il tombait vers l'arrière raid mort sur le coup, je restais accroché au sabre, me servant de son buste pour atterrir au sol avec lui. Accroupis maintenant sur son torse en dessous de moi et mes deux mains libres. Elles se joignirent comme si je voulu faire une prière et une seule phrase sortit de ma bouche pendant que les trois autres étaient assez proche pour me porter le coup fatal. Je ne hurla pas, ce ne fut qu'une simple parole dépourvu de toute passion.


  • Jigoku Dakiau (Embrassade Infernal)...


Les trois gardes ne se trouvaient qu'à moins d'un mètre de moi à cet instant. Distance largement suffisante. Un nuage de particules de cendres incandescentes extrêmement fine jaillit de tout mon être. Il était scintillant de rouge et orange. La chaleur qui s'en dégagea fut celle que j'escomptais. Les trois furent propulsés hors de la zone. L'un se fracassa contre un mur sur le côté et le choc lui brisa la nuque. Les deux autres furent gravement blessé par la chaleur et se retrouvèrent dans les escaliers en hurlant au sol leurs horreurs fumante. Le corps que j'avais sous les pieds était lui carbonisé...
Saki avait été d'ailleurs touché par l'un d'eux. Mais il put rapidement se relever dans les escaliers et tenter de prendre la fuite. Je tournais mon visage rapidement vers Hitomi pour qu'elle se charge de le rattraper grâce à sa technique.


  • Maintenant !


Hitomi se chargeant du reste. Je pouvais me redresser et retirer ma lame du visage de défunt pour la remettre au fourreau. Il fallait maintenant que Hitomi prenne Saki vivant. Ce qu'il pouvait savoir avait bien plus d'importance que tous les documents du monde. Il y avait pourtant une dernière chose à faire avant de penser à cela. Je pris la direction des escaliers pour retourner vers le rez-de-chaussé. Le patron du Bar, il avait surement sur ce qui nous attendais. Mais il ne m'avait pas prévenu. D'un pas décidé et lent, mais surtout d'un faciès emplit de haine, j'allais maintenant à sa rencontre. Espérant en même retrouver Hitomi en bas avec Saki entre ses mains. Quant aux deux survivant. Je passais devant sans m'en soucier. J’espérais qu'ils agoniseraient là jusqu'à en mourir. Ce serait le châtiment qui est dû a toute personne cherchant à s'opposer à Konoha. Et ce ne sont pas leurs supplications qui allaient me faire changer d'avis.

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Message(#) Sujet: Re: Enquête et révélation [Rang S] (PV Hitomi) Mer 14 Déc 2011 - 13:47

Blessée au flanc, Hitomi ne perdait pas pour autant la flamme. Et, caprice du destin, l'unique filament qu'elle eut défait avait suffit à libérer le Yuuri Okami, ou tout du moins à lui permettre de le faire par lui-même. Il invita à la demoiselle à rester à couvert, protégée par le corps out entier de Teichirô, suggestion qu'elle refusa tout net, argumentant qu'elle ne s'était jamais défilé, et que si elle agissait ainsi, elle déshonorerait le nom des Hyô. Epuisée par la plaie ouverte laquelle déversait le fluide rougeâtre, Hitomi s'efforça de faire bonne figure, força un sourire moqueur. Ainsi donc, les deux shinobis se trouvèrent dos à dos, faisait face aux assaillants sortis de toute part. Pour autant, personne n'avançait, tous restant dans l'expectative. Tout costaud qu'ils fussent, il savait nécessaire qu'un ninja parfaitement entraîné demeurait une proie extrêmement difficile à abattre. Alors, s'ils étaient deux, c'était une crainte qu'ils ne surmonteraient peut-être pas, quant bien même l'un deux était amoché, comme c'était le cas pour la belle à la peau de nacre.

Saki prit ainsi le parti de motiver ses troupes en arguant avec le Samidare. Il était vrai qu'à première vue, les deux shinobis de Konohagakure no Satô n'étaient pas les favoris, mais c'était compter sans le savoir-faire du bras droit du Hokage, et la détermination de la petite genin à surmonter n'importe quel obstacle, d'une manière ou d'une autre. L'homme, craignant pour son élève, fit quelques pas dans le couloir en direction du suspect afin d'attirer leur attention. La demoiselle, piquée au vif, en fit de même, préférant toutefois aller de l'autre côté, vers l'issu menant aux escaliers. Son sourire, moqueur et revanchard, était figé sur son visage, alors qu'elle tenait maladivement son flanc. Elle tenta malgré tout de se mettre en garde.

[Hitomi] -"Vous n'avez même pas idée du danger que je représente, même ainsi..."

Aillant, peu avant, correctement intégrée ses prérogatives, Hitomi attendit le premier assaut des uns ou des autres. Les quatre hommes qui emmuraillaient l'issue tremblaient comme des feuilles, hésitant à avancer ou reculer. La demoiselle, elle, tentait d'évincer toute la douleur qui lui brûlait les côtes. Elle pouvait bénir et louer les effets bénéfiques de l'adrénaline. Mais en attendant, elle n'avait pas eu le temps de trop tergiverser, car Saki abaissa le bras, et ses sbires s'élancèrent à corps perdu dans le combat.

Teichirô, fort des mudras qu'il exécuta à une vitesse folle, et du chakra qu'il déploya alors et du premier sang versé, annihila en une seconde toute opposition. La ravissante Hyô eut un peu plus de mal. Alors qu'un nuage chargé de cendres étincelantes envahit le couloir, Hitomi se défit du premier colosse en se contorsionnant. L'épée que le chef de meute brandissait entailla légèrement la joue de la joue de la demoiselle, mais habile qu'elle était, elle se retrouva élégamment dos à l'assaillant et lui décocha un coup de coude sur la nuque. Elle souffrait le martyre, mais elle faisait fi de cette brûlure lancinante, comme si l'instinct de conservation prenait le pas sur tout autre sensation physique. Elle devint telle une chienne enragée. L'impact était suffisamment précis et puissant pour mettre à genou l'opposant. Après quoi, les trois larbins se ruèrent tous en même temps. Elle chargea alors sur le plus avancé d'eux, et le frappa du plat d'une main embaumée de chakra aquatique sous haute pression au niveau du plexus. Elle relâcha alors d'un seul coup la force invisible, ce qui eut pour effet de propulser le type vers ses équipiers, les renversant de sa masse tel un jeu de quille. Elle se retourna alors vers la précédente victime, ses yeux brûlant d'une lueur malsaine. Elle se rua vers lui, lui assénant une pluie de coup jusqu'à ce qu'il s'écroule. Et même là, elle n'arrêtait pas, enchaînant les frappes au visage. Elle se saisissait de son crâne, et le fracassa contre le parquet maintes et maintes fois, agenouillée sur la pauvre victime. Elle hurlait, comme si cela l'aidait à supporter la douleur de sa blessure au flanc, le sang perlant en gouttes diffuses depuis la fine entaille au visage.

[Hitomi] -"On ne touche pas à mon visage! On ne touche pas à mon visage!"

Elle répétait encore et encore ces paroles, avec une bestialité inimaginable. Jamais la demoiselle avait eu l'occasion de se montrer ainsi, mais nous ne le répéterons jamais assez: Hitomi ne supportait pas que l'on touche à son visage, la quintessence de sa beauté.

Finalement, elle fut interrompue par Teichirô, qui lui intima de cueillir Saki, qui avait profité des instants d'inattentions de chacun pour prendre la fuite. Elle planta une dernière fois la tête du malheureux ensanglanté sur le sol fissuré par les impacts, et se releva -bien péniblement-. Après quoi exécuta-t-elle une série de taos, que la jeune Hyô accompagna par une grande dépense de chakra. Hitomi s'évapora alors -littéralement- à travers une épaisse couche de vapeur chaude et blanche. Quelques secondes plus tard, elle se retrouva à l'entrée du bar, au rez-de-chaussée, gênant le preste traître à la cause du village caché de la feuille.

Un genou à terre, les volutes de vapeur rayonnant de sa personne, elle releva la tête afin de fixer l'homme seul. Les habitués, surpris, n'émirent plus aucun son. L'endroit était devenu plus silencieux encore que le temple de Kyubi. La Brume Opaline, dont le regard indigo féroce se teintait petit à petit de satisfaction, n'avait pourtant pas prévu que la cible fasse encore des siennes. C'était tout à son honneur, remarquez. Pour parvenir à ses fins, le jeune être ne devait pas se contenter de deux ou trois solutions de secours. Son travail lui en imposait une vingtaine, voire une trentaine. Ce dernier, qui apercevait le Samidare descendre paisiblement les escaliers, bifurqua en slalomant à travers les tables, attirant l'ire des consommateurs tant il ne faisait pas attention à ce qu'il renversait. Il traversa ensuite la fenêtre sans se préoccuper des deux shinobis ou des coupures. Celles-ci volèrent en éclat dans un bruit clair et sourd.

Hitomi pesta. Il la faisait courir alors qu'elle n'était pas vraiment en état. Elle traversa furtivement et rapidement la porte qui menait vers l'extérieur. La pluie aidait sa cause, les gens étant naturellement peu enclin à sortir avec cette triste grisaille. Saki, qui était parti très vite vers la droite, cherchait à s'enfuir. Et, au vu de la configuration des lieux, la genin anticipa ses réactions. Alors que l'eau lui brûlait la peau, et qu'elle créait sur ses pieds une flaque pourpre, la demoiselle s'empressa de réunir le chakra qu'elle avait. Ses méridiens lui communiquait cette énergie vers la bouche. Ses cheveux, déjà mouillés par l'averse qui soufflait dans les environs, ruisselaient et se collaient les uns les autres. Elle ouvrit ses lèvres pulpeuses, déclamant tout en en éjectant une boule d'eau

[Hitomi] -"Suiton, Mizu Dama no Jutsu!"

La boule, projetée à grande vitesse, désarçonna l'homme en fuite qui se retrouva à terre, glissant sur une longue distance en ingurgitant une quantité notable de boue. Elle souffla, avant de courir du mieux qu'elle put afin de retenir le suspect. Des gerbes d'eau mêlées à la terre humide étaient soulevées à chacun de ses pas, alors qu'elle se retenait de ne pas hurler sous l'impulsion macabre de la douleur. Arrivée à hauteur, et sans se tempérer, elle colla un genou sur la colonne vertébrale et un pied sur une de ses mains, ce qui soutira de Saki un cri lourd de sens. Hitomi ne ressemblait plus vraiment à ce qu'elle fut plus tôt dans la journée. Son visage se plissait sous la souffrance et la colère. Et "Hyô en colère, Hommes à couvert", comme disait le proverbe...

[Hitomi] -"T'as intérêt à parler. Sinon, tu nous es inutile...et je me débrouillerai pour me retrouver seul avec toi."
[Saki] -"Autant m'achever maintenant alors, parce que je ne dirai rien."

Un sourire funeste se dessina sur le visage de l'homme à terre. Hitomi serra les dents, consciente à présent que la pression était retombée qu'elle avait un peu trop forcée sur son corps. Elle boira plus que de raison tout à l'heure...


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Message(#) Sujet: Re: Enquête et révélation [Rang S] (PV Hitomi) Mer 14 Déc 2011 - 19:22

Finalement, et pour notre joie, nous nous en étions sortis non sans mal mais dignement. Quand j'atteignis le rez-de-chaussé un silence angoissant fut le seul accueil. Hitomi n'était déjà plus là et la fenêtre brisée me laissa deviner ou elle était passée. Il y'eu bien à l'entrée des escaliers l'un de ceux que j'avais brûlé pour me retenir par la jambe en demandant de l'aide. Mais je m'en dégageais et le laissait ainsi. Je m'approcha du bar d'abord, pour m'adresser au patron. Le temps de descendre et ma colère de l'instant était assez retombée pour que je puisse me contrôler. Assez proche de lui je m'adressais à sa personne avec autorité. Il ne répondit que d'un signe de tête, sachant bien que toute réponse pourrait m'offrir l'occasion de lui donner la correction qu'il méritait pour ne pas nous avoir prévenu de ce qui nous attendait.

  • Prévient les autorités compétente pour les cadavres et les survivants. Moi j'ai autre chose à faire. Quand je reviendrais nous aurons une discussion. C'est la deuxième fois que sur tes informations j'ai faillis trépasser.


Personne ne dit mot encore une fois. Certains se poussaient même a mon arrivé. Ce qui me fit penser que ce qui c'était passé entre Hitomi et Saki avait dû calmer tout ce petit peuple.
Le point sur cet épisode fut simple. L’héroïne d'aujourd'hui était mon élève. Parvenant à m'enlever mes liens, se libérer de Saki, vaincre ceux que je n'avais pu atteindre dans le couloir. La gloire lui revenait sans aucun doute. De plus sa blessure ne l'avait pas retenu malgré ma demande. Quand j'arrivais enfin vers la sortie, d'autres me désignèrent par leurs mains la direction qu'avaient pris mon élève et le fuyard.
Quand j'arrivais. La vérité est que je n'avais plus rien à faire. Saki au sol et les mains attachées. Hitomi m'attendait là, dans la rue et dans la boue. Elle pouvait être fier pour le coup. Je m'approcha d'elle d'un pas nonchalant et d'un regard impassible. Une fois proche, mon faciès devint plus las et quelque peu mélancolique. Mais alors que j'allais m'adresser à elle. Saki en rajouta une couche en se relevant tant bien que mal les mains liés. Il se renfrogna et même grogna après nous sans prendre conscience de sa situation.


  • Si tu crois que je vais parlé tu peux crever !


Je ne répondis pas et ne laissa pas le temps à Hitomi de répondre. J'en avais en réalité assez. Je me saisis vivement de son visage pour le cogner contre un poteau à plusieurs reprises. Quand il fut enfin assommé par les coups, je le relâchais pour qu'il s'écrase dans la boue inerte. Geste un peu violent et expéditif. Mais pour le coup je ne voulais plus perdre de temps. Le naturel avec lequel j'avais agis, puisque mon visage resta impassible durant ce moment, dévoilait une certaine lassitude et habitude de ce genre de méthode. Je lui adressais ensuite la parole, bien qu'il ne pouvait entendre. C'était plus pour moi que pour lui en fait, le ton étant aussi placide que mon visage.

  • Tu parles quand on t'interroge.


Avant de se remettre en route. Il fallait s'occuper d'Hitomi. Je m'agenouillais alors devant elle. Et sortis de ma sacoche un fil et une aiguille. Sans lui demander son avis. Je découvrais sa blessure en ouvrant son habit, sans pour autant profiter de la situation. Mon faciès n'avait de toute façon rien d'un pervers. Ce que je voyais ne semblait en aucun cas me faire un quelconque effet.
Je lui adressai enfin la parole tandis que je commençais à recoudre la plaie. Mon visage devint alors plus doux. Fuyant en quelque sorte le sien. Mon ton était lui aussi moins ferme, dévoilant ainsi un minimum d'humanité et cassant l'impassibilité que j'avais eu coutume de lui montrer. C'était aussi pour détourner son attention de la plaie et de la sensation de l'aiguille passant à travers la chaire. Chose étrange aussi qui me fit prendre des yeux étonnés pendant une seconde. J'avais moi-même eu une blessure similaire au même endroit et cela me replongea un instant dans le passé. J'allais d'ailleurs lui en parler afin de lui faire entrevoir qui j'étais. La tension était retombé et nous pouvions maintenant laisser place à la découverte de nos personnes. Du moins en partie...


  • Je te demande pardon. Je n'ai pas su te protéger convenablement. Tu as été blessée par ma faute. J'ai foncé sans réfléchir et laisser mes émotions prendre le pas sur ma réflexion. Cette réussite est la tienne. Sache le. Et moi je promets d'être plus attentif à l'avenir.
    C'est étrange... Cette blessure... Un jour à Mizu no Kuni, j'avais fuis un champs de bataille et surtout le champ de cadavre. Mon clan avait été défait. Et une blessure similaire me fit perdre mon sang avec abondance. Je venais d'être nommé Jonin à cette époque. C'est dans une clairière, quand la mort allait m'embrasser, que le hasard mit une adolescente nukenin sur ma route. Elle m'a recoud dans la boue et m'a permis de vivre. Elle a fait plus que cela d'ailleurs mais enfin... Nous aurons donc la même cicatrice. C'est a se poser des questions... Un jour tu comprendras toi aussi, la valeur des marques du passé sur notre corps. Elles nous rappellent nos erreurs et nos gloires passé. Et n'aie crainte, elle n'enlaidira pas ton corps. Pas aux yeux d'un Shinobi en tout cas...


Ayant finit de recoudre j'approchais mon visage pour prendre le fil entre les dents et le couper sechement. Je rangeais ensuite l'aiguille dans ma sacoche et me redressais. Mon faciès redevint froid et et amorphe. Tout comme mon ton. Je me saisis ensuite dans le silence de Saki pour le placer sur mon épaule comme un sac à patate.

  • Ta tenu est toute ensanglanté. La blessure s'arrêtera de saigner, mais tu devras quand même voir un médecin. Si tu veux aller te changer et me rejoindre au point de rendez-vous c'est ton droit. fait comme tu l'entends.


Puis je me dirigeais vers l'entrée de la forêt. Là ou devait nous rejoindre le reste de l'équipe. Le pas aussi lent que silencieux. La laissant décider si elle voulait continuer avec moi pour converser ou prendre une autre direction pour me retrouver ensuite à l'endroit prévu.



Dernière édition par Samidare Teichirô le Jeu 15 Déc 2011 - 13:26, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Enquête et révélation [Rang S] (PV Hitomi) Jeu 15 Déc 2011 - 13:10



Hitomi, de par sa position, empêchait Saki d'effectuer le moindre mouvement. Il restait ainsi plaqué sur le sol baveux, se retenant de boire l'eau sale qui ruisselait. La pluie redoublait d'intensité, brûlant la plaie béante de la genin, comme si des dizaines de milliers d'aiguilles pénétraient dans son flanc. C'est dans cette configuration que Teichirô fit son apparition avec le flegme qui le caractérisait. Le vent d'automne se levait subrepticement, rafraîchissant les corps encore chauds des précédents affrontements, tandis que la pression descendait d'un cran. Mais le vilain, que la demoiselle était en train de saucissonner à l'aide d'une corde, piqué au vif par sa capture, affirma une fois encore sa volonté inébranlable à ne pas révéler quoi que ce soit.

Le Yuuri Okami, d'apparence impassible, fit pourtant exploser ce qui ressemblait à une rage inextinguible. De la même manière que la Brume Opalie avait laissé parler toute son animosité plus tôt à l'étage du troquet, il éclata le crâne du prisonnier à plusieurs reprises sur le poteau qui se dressait à côté d'eux en ayant pris le soin de le relever au préalable par le col de sa tunique en soie. Il lui intima alors, avec tout le calme du monde, de rester silencieux jusqu'à ce qu'on lui demande de parler. La belle Hyô, qui s'était remise debout l'espace d'un court instant, soupira. Du revers de la main, elle effaça l'eau qui s'infiltrait sur son front. Quelques secondes plus tard, elle s'effondra, tombant sur les fesses.

Ses jambes flageolaient, et ses forces disparaissaient peu à peu. Le simple fait de respirer représentait un calvaire. Et le chef d'équipe, en observateur, prit connaissance de son état. Il délaissait le suspect, et s'agenouillait à quelques centimètres de la demoiselle aux deux améthystes. Cette dernière, reposant difficilement avec ses deux mains en retrait, le buste incliné vers l'arrière, regardait le shinobi préparer le fil et les aiguilles, dubitative. Elle n'aurait jamais imaginé autant de compréhension de la part de Teichirô, et si on lui avait posé la question en début de journée, elle aurait sûrement ri aux larmes. Le Samidare arracha une partie du kimono ensanglanté afin de découvrir la blessure. L'eau de pluie ruisselait dessus, nettoyant la peau nacrée de la couleur rouge qui tachait les alentours. Sans la moindre pudeur, elle se laissa faire, ressentant malgré tout une sorte de gêne. En effet, la tunique ne couvrait plus totalement sa poitrine, bandée sur deux ou trois épaisseurs en guise de soutien-gorge. Quoi qu'il en fut, l'aiguille s'enfonça dans les chairs de la kunoichi, lui arrachant une plainte.

[Hitomi] -"Vous cousez comme un cochon, Teichirô-sensei!"

Elle rigolait maladroitement et douloureusement. Alors que son équipier lui charcutait le flanc, elle rigolait. C'était comme si le rire avait un pouvoir sur elle, celui d'atténuer les souffrances, de les faire s'évaporer comme neige au soleil. Hitomi s'efforçait ainsi de faire de l'humour. Et même lorsque le médecin improvisé fit preuve d'empathie, elle balaya les tords d'un revers de main. Elle répondit dans la continuité, avec légèreté...Forcément!

[Hitomi] -"Baka! Au lieu de me congratuler, j'aimerais autant que tu t'appliques. Un corps comme le mien ne doit pas avoir de cicatrice..."

Teichirô paraissait retourner intérieurement dans le passé. Ses doigts qui frôlaient la peau meurtrie de son élève semblaient presque effectuer machinalement leur travail de réparation, au détriment de toute amabilité dans le geste. Hitomi grimaçait, tandis que de ses yeux coulaient plusieurs larmes. Elle fronçait les sourcils, fermant les paupières, mimant une détresse évidente. Elle manqua de tourner de l'oeil, tant cela semblait insupportable. Vous comprendrez donc que la petite Hyô eut du mal à se focaliser sur les paroles de l'homme. Oh, bien sûr, elle distinguait quelques mots, par ci, par là, mais de là à comprendre la phrase toute entière, il y avait un pas que nous ne franchirons pas.

La réparation était ainsi faite, et l'instant de nostalgie était passé. Teichirô avait coupé le fil avec les dents, ôtant au passage un soupir de crainte. Hitomi était loin de se sentir au meilleur de sa forme, mais lorsque le Seika se releva, elle se chercha une meilleure position. Et il s'avéra qu'elle était mieux debout, en dépit de toutes les peines du monde qu'avaient ses jambes pour porter son corps féminin. Elle titubait comme quand elle abusait du saké, et elle était encore plus pâle qu'à l'accoutumée. Elle restait malgré tout facétieuse et coquine, à l'image de ce qu'elle était jour après jour depuis des années. C'était visiblement le seul moyen qu'avait trouvé la belle kunoichi pour se soustraire à cette brûlure qui lui broyait les côtes. Elle demeura face à son sauveur du jour, qui lui suggéra du repos. D'une voix fatiguée, mais non point dépourvue d'humour, elle ajoutait.

[Hitomi] -"Un vrai médecin, c'est évident...Je n'ai aucune envie de garder des séquelles. Il me faudra aussi une quantité de saké, et dévaliser les magasins de vêtement, également."

Elle souriait, même s'il semblait bien trop forcé pour être sincère. Pourtant, elle avait envie d'en rire, c'était une évidence. Ce n'est pas comme s'ils avaient perdu gros dans cette affaire. D'ici quelques semaines, pour sa part, elle en plaisanterait. Elle tourna alors les talons à son bienfaiteur, un peu maladroitement certes, mais sans pour autant dévier de l'élégance qu'elle portait en son sein. Par ailleurs, elle ne jeta aucun autre regard sur Saki, qui traînait plus loin.

[Hitomi] -"C'est malin...Dans cette tenue, je suis immonde. Bon, eh bien à dans trois jours, j'imagine. Oh! Et tant que j'y pense, essayez de trouver un juste milieu. Etre plus frigide encore que Yuki no Kuni, ce n'est pas mieux que d'être aussi mielleux."

Elle s'avançait ainsi titubant, errant pourrait-on même être tenté de dire, dans l'étroite avenue, quittant cet endroit lugubre pour retrouver son doux foyer. Ce n'était pas les meilleurs médecins, mais les Hyô savaient comment traiter les leurs...


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Enquête et révélation [Rang S] (PV Hitomi)

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