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 Chronique #1 - Groupe #4

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Message(#) Sujet: Chronique #1 - Groupe #4 Sam 28 Juin 2014 - 14:33

LE PREMIER SANG
CHRONIQUE #1

CONTEXTE
    Le Capitaine de l'Odâ ainsi que Tatsuô essayèrent de passer par un autre flanc de la grande colline, mais ils tombèrent nez à nez avec un Furyou ne dégageant toujours pas le moindre chakra. Cependant, il est reconnaissable, puisque c'est le Messager qui était intervenu lors du Sommet des Kage, avant la destruction de Kiri. Rejoint par d'autres shinobis, les membres du Shûkai se douteront forcément que pour avoir une chance, ils devront unir leur force avec les arrivants...

RÈGLES
    Ø Respectez l'ordre de post, et privilégiez ce RP pour ne pas le faire traîner.
    Ø Vous avez 36h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, le Maître du Jeu viendra poster pour vous laisser une seule et unique fois 12h supplémentaires. Si vous n'avez toujours pas posté, vous serez exclu du groupe.
    Ø Chaque personnage a droit à un seul délai de 24h s'il le demande dans le Bureau de SNH.
    Ø Le premier tour est un tour d'introduction, vous devez décrire tout ce qu'il s'est passé jusqu'à maintenant. Pas de technique donc.
    Ø Si combat il y a, résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible) à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide.
    Ø N'hésitez pas à utiliser les Principes de combat, le Guide de Combat et l'Indicateur de Chakra pour vous aider en cas de combat.

ORDRE DE POST
    Samui Kakeshuou
    Tatsuô

    Inuzuka Takeo
    Yamanaka Hiro
    Hyô Kohei
    Envizib
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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Dim 29 Juin 2014 - 21:31

Peu de temps après la nouvelle, toutes les forces s’étaient progressivement regroupées, aux quatre coins du monde. Et se jetant dans cette mêlée, le Jônin à l’âge avancé n’avait pas pris de gants et avait motivé chaque troupe autour de lui pour prendre le départ. Une fois son équipement de guerre récupéré, l’homme s’était armé de son matériel, de son courage et de sa fierté en tant que combattant. Aujourd’hui, il aurait une grande confiance et une joie immense lui envahissant le corps : il pourrait se venger sur cet affront qui avait été fait à son ancien Village. Aujourd’hui, il pourrait récupérer une partie de la monnaie à coups de sabre et de techniques glacées pour inscrire sa rage sur la chair de ses ennemis. Il espérait bien les désarmer et en faire de la chair à saucisse. Bien évidemment, il ne serait pas le seul à partager ce sentiment : dans quel état pouvait bien être Shio Kaguya … ou encore Yuki, sa nièce ? En vérité, cet affrontement nouveau s’annonçait déjà titanesque par la simple présence de ces grands combattants. Ils comptaient bien obtenir Justice en ce jour ; et peu importe les sacrifices à faire autour de ce sujet.

Mais le défi serait double. Cet assaut n’avait pas pour but d’éliminer les anciens Kirijins qui se mobilisaient pour contrer l’attaque prévue. C’était également une question de fidélité et d’attachement à cette nouvelle Alliance des Pays Neutres, qui se trouvait directement menacée sur l’un de ces territoires. Cet affrontement n’était pas seulement une question de vengeance : c’était aussi une question de Devoir, et de détermination pour ces hommes qui avaient jurés, par leur haute fonction dans cette alliance, de tout donner pour protéger et servir. Quel qu’en soit le prix.
Après avoir réuni les troupes nécessaires, tout en laissant sur place ceux qui devraient agir dans les intérêts de l’Alliance en surveillant le Shozaichi, les hommes partaient sur le front, au rendez-vous fixé. Une fois sur place, plusieurs constats à faire. En premier lieu, ils n’étaient pas seuls. Tous les pays avaient envoyé leur petit bataillon représentatif. Ce qui soulevait une question : devait-on valider leur aide ou les foutre à la porte ? Après tout, ils n’étaient pas sur leurs terres ! Les accepter dans cet affrontement, n’était-ce pas dénoncer l’ingérence du Shukaï face à ses ennemis ? Mais dans le même temps, il serait inconscient de refuser de l’aide face à ces monstres. De tous ceux qui se trouvaient ici, il y avait fort à croire qu’un bon nombre d’entre eux avait déjà en connaissance ces engins inconnus capables de dévaster terres et mers en claquant des doigts. Refuser leur aide serait un signe d’inconscience prolongé.

Encerclant la colline sur laquelle les aliens en puissance avaient organisé leur petite réunion, les différentes forces étaient restées à attendre. Sans vraiment agir, ou se concerter. Dans un contexte aussi sombre que celui-ci, où des puissances s’étaient déjà officiellement affichées contre le Shukaï, Kakeshuou Samui ne pouvait guère accorder sa confiance à qui que ce soit, et ne chercherait à coopérer qu’en cas d’extrême urgence … . Il devrait déjà s’assurer d’être efficace de son côté, avant de s’inquiéter pour les autres.

Un premier signe de mouvement : les Furyou s’éparpillaient ? Ils quittaient leurs positions pour agir ? Leur nonchalance était à vomir. Partir comme si de rien n’était, après une telle menace de guerre. Vous pensiez vraiment faire les choses comme vous l’entendiez ? Et en nous menaçant de nous punir ? Vous pouvez toujours poser vos fesses sur une ruche aux abeilles ; vous aurez toujours moins de boutons et de marques qu’une fois que je serais passer vous voir !
Faisant un signe de tête, le Capitaine de l’Ôda intimait l’ordre au jeunot à ses côtés de le suivre. Ils allaient intercepter le guignol qui descendait tranquillement la pente. Pourquoi lui … ? Il en fallait bien un, après tout ! S’interposant rapidement devant l’énergumène, il se présentait de trois-quart, près à lutter et à affronter le moindre danger. Il était très rapidement suivi d’un petit trio qui avait suivi son initiative. Mouais. En tant que Senseur, l’homme était capable de jauger les niveaux.

Il devait gérer deux fronts. Cet homme qui venait de voir leur présence sur sa route ; et celle des loupiaux qui l’avaient suivi jusqu’ici. D’abord, tâchons d’arrêter l’adversaire et d’avoir quelques informations.

~ Je sais bien que tu es certainement un bon combattant. Et tu diras que notre résistance est futile. Explique moi ce que vous voulez faire, et peut-être renoncerons-nous au combat … .

Un coup d’œil rapidement à ceux se trouvant dans son dos. Désignant en premier l’Inuzuka, puis le deuxième trio, il donnait déjà des consignes au groupe.

~ Je prends la tête. Toi, le Konohajin, avec moi. Les trois autres derrière en soutien. Toi, là, en désignant le jeune Hyô Koheï, je te veux au centre. Soyez prêts à toutes les éventualités … . Et si vous avez des infos sur ce gars, c'est maintenant ou jamais ... .



  • Samui Kakeshuou est prêt à mettre sa vie en jeu dans n'importe quelle situation, il suffit d'être poli.
  • Si un Rp n'a pas bougé depuis un mois, je ne le surveille plus - il faut me prévenir d'une nouvelle réponse.
  • Je suis ouvert et avide de tout nouveau projet, n'hésitez pas à venir me voir !

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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Dim 29 Juin 2014 - 21:44


Les fous souffrent-ils ? Je ne pense pas, mais la douleur peut se manifester sous différentes formes. Ça peut être un petit pincement, une légère irritation, une douleur lancinante, une douleur que l’on supporte tous les jours. Et il y a le genre de douleur que l’on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu’elle bloque tout le reste. Et fait disparaître le reste du monde ! Jusqu’à ce que la seule chose à laquelle on pense, c’est à quel point on souffre ! La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur... On l’anesthésie, on la surmonte, on l’étreint, on l’ignore... Et pour certains d’entre nous, la meilleure façon de gérer la douleur, c’est de foncer tête baissée. La douleur... Vous devez arriver à la surmonter. Espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui la cause se referme.

Il n’y a pas de solutions, pas de remèdes miracle. Vous devez respirer à fond et attendre qu’elle s’estompe. La plupart du temps, on peut gérer la douleur. Mais parfois, la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître et ne vous lâche pas ! La douleur... Vous devez juste continuer à vous battre parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus !  Après tout c'est une triste réalité, et la réalité on ne peut la suivre.

Mais il n'était plus le temps à la réflexion et aux pensées philosophiques...

Crise. Un mot suffisait à définir toutes les actions qui allaient se dérouler ou encore pourquoi nous étions partis loin de notre Capitale. Contacté par les forces du Shukaï j'avais pour ordre de partir immédiatement en direction de Kusa no Kuni. L'état d'urgence avait été déclaré immédiatement dans le pays où se trouvait Suna. Ils revenaient. Que venaient-ils chercher cette fois-ci ? Le sceau n'était plus ici après tout mais bien à Kumo. Après la destruction de Kiri, allaient-ils s'attaquer à Suna ? Et de nouvelles personnes allaient encore se retrouver sans foyer, la panique, la peur et le chaos allaient devenir les seuls maîtres de ces pauvres gens abandonnés.

Que devions-nous faire ? Les attaquer ? Parler avec eux ? Négocier une sorte de paix ? Je n'étais pas assez haut gradé ou encore assez important pour être la personne qui pouvait prendre la parole. Je n'étais rien du tout comparé à mon partenaire. Oui, j'avais, on pouvait le dire, eu énormément de chance de tomber avec Samui Kakeshuou, le capitaine de l'Odâ. Oui, c'était à la fois un honneur mais aussi un privilège que de pouvoir, peut-être, me battre à ses côtés. Je ne lui avais jamais adressé la parole auparavant, mais j'avais déjà eu des relations peut-être proche avec lui indirecte en parlant avec Yuki. Il me semblait bien qu'ils avaient un lien de famille...

Enfin peu importe, je partais donc en direction de Kusa no Kuni, accompagné du chef de l'Odâ.

C'est en arrivant en fait vers une colline qu'un homme, plutôt matte descendait. Il était l'ennemi. Mais d'autres personnes nous rejoignais, au nombre de trois. Tout cela prenait une tournure plutôt étrange et à vrai dire je ne savais pas trop s'ils étaient avec nous ou non.. Enfin d'après le comportement de celui qui se désignait d'office comme le chef, les trois venus étaient nos alliés. Par la suite Kakeshuou me demandait directement de me mettre à l'arrière et à vrai dire, des éclairs surgissaient déjà de mes poings. J'étais faible au point d'être déjà l'exclu ?

Mais je ne pouvais transgresser les ordres, alors en serrant les dents, je reculais. Le regard noir et la colère qui montait.

Minable.

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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Lun 30 Juin 2014 - 21:25

En compagnie de plusieurs autres shinobis, nous nous amassions pour une réunion d’urgence qui venait tout juste d’être lancée. Aka et moi nous profitions de cette belle journée de printemps lorsque nous avions été convoqués au Palais de l’Hokage, même si ce dernier ne serait pas avec nous. En effet, Myakudou-dono était parti dans une grande quête afin de trouver des informations sur les Furyous. Il était réputé pour être un des meilleurs senseurs du monde shinobi, s’il y avait bien quelqu’un qui pourrait trouver quelque chose c’était bien lui. Je n’avais donc pas hésité une seconde et m’étais dirigé vers le Palais, où j’étais maintenant en train d’attendre que la conférence commence. On nous avait parlé d’une réunion, mais à voir le nombre de personnes qui avaient répondu à l’appel, on aurait presque dit un branlebas de combat.

J’étais loin de me douter que j’avais visé beaucoup plus juste que je ne l’aurais cru. Enfin, je ne tardai pas à le savoir, puisque la première chose qu’on nous appris fut que les terribles créatures qui avait rasé Kiri et une bonne partie de Mizu no Kuni était sur le point de récidiver avec Kusa no Kuni. Enfin, je ne pouvais que supposer que tels étaient leurs intentions n’ayant aucun autre moyen de savoir avec certitude. C’était le plus rageant avec ces Furyous : ils semblaient tout savoir sur nous alors que nous nagions dans un mystère complet lorsque venait le temps de parler d’eux. Au bout de moult discussion, il fut décidé que nous enverrions des forces autant à Kusa no Kuni, la cible de Sa Majesté et ses sbires, qu’au village de Suna, les destinataires du message. Après tout, si jamais leur plan à Kusa venait à être réduit à néant, peut-être voudront-ils s’en prendre à Suna pour se venger. Je fis partie de ceux se rendant à Kusa.

Les forces konohajins partirent deux jours avant l’ultimatum posé par les Furyous. La nation nouvellement associée au Shukai n’étant qu’à environ une journée de distance de Konoha, nous arrivâmes une journée avant, afin de coordonné toutes les forces shinobis qui avaient été mobilisées. Finalement, le jour fatidique arriva. Nous le sûmes assez rapidement puisqu’un immense F fut tracé dans le ciel; comment je l’ignore. C’était le signe que nous attendions tous, chaque équipe s’éparpilla sur le territoire. En compagnie d’un autre Konohajin, un Genin il me semblait bien, nous prîmes la direction d’une grande colline que nous commençâmes à contourner. Aka et moi sentions tous les deux qu’un autre groupuscule avait eu la même idée que nous, mais je savais qu’il ne s’agissait pas de Furyous. C’étaient donc des alliés, du moins pour le moment. Je sentis toutefois qu’ils avaient arrêtés, leur odeur se faisant de plus en plus intense. Intimant à mon compatriote de ralentir la cadence, nous nous approchâmes lentement du groupe jusqu’à ce que nous voyions la raison de leur arrêt. Un Furyou! Et pas n’importe lequel, mais bien celui auquel je m’étais frotté à Tsuchi no Kuni. Mon sang ne fit qu’un tour et je m’élançai vers le groupe de shinobi, l’autre Konohajin sur mes talons.

J’arrivai au moment au l’un des deux shinobi que j’avais senti devant nous, un homme d’âge mur qui respirait toutefois la puissance, commença à discuter avec le Furyou. Je voyais où il venait en venir, il essayait d’en apprendre le plus avant que la situation s’envenime. Il ne savait toutefois pas comme je le savais que cela ne servait à rien. On ne pourrait rien apprendre de lui, il parlait toujours en énigmes et son seul sujet de discussion était Sa Majesté. J’étais toutefois curieux de savoir ce que le Furyou lui répondrait. Entre temps, le shinobi qui avait pris la parole ne perdait pas une seconde et préparait déjà une ligne de combat. Soyons prêt à toute éventualité, comme on dit. C’est lorsqu’il demanda si on savait quoi que ce soit sur ce type que je pris la parole.


- Je l’ai rencontré à Tsuchi no Kuni. J’ignore comment il fait, mais il peut se rendre invisible à volonté et, comme certains d’entre vous auront pu le réaliser, ne dégage aucune trace de chakra. De plus, lors de notre altercation, aucune, mais bien aucune, de nos attaques ne l’ont affecté. Faites également attention à son sabre. Je vous préviens tout de suite, il ne faut pas le sous-estimer même si nous avons l'avantage du nombre.

Ne sachant pas s'ils avaient tous déjà fait la rencontre d'une de ces créatures, je préférais le leur dire immédiatement. Ils avaient l'apparence d'êtres humains, mais ils étaient loin d'en être. Akamori approuva mes paroles d’un aboiement, puisqu’il avait également été présent lors de cet affrontement. Si c’était encore lui que j’avais devant moi, c’était à moi de trouver une façon de le neutraliser. J’étais après tout celui qui en savait le plus ici sur lui, c’était donc sur moi que reposait tous nos espoirs. Mais peu importe comment je réfléchissais, je ne voyais pas de moyen d’en venir à bout. Si nous pouvions réussir à savoir ce qu’ils faisaient tous ici, à Kusa…


Let the hunt begin

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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Mer 2 Juil 2014 - 1:08

Je venais de me séparer de mon équipier. Nous avions un objectif et il était clair. Pour y parvenir, nous avions pris la décision de scinder notre binôme et c’est ainsi que je me retrouvais seul, Ozaï ayant mis le cap vers la même destination, mais via un autre itinéraire. Depuis que j’étais sorti de ma geôle, c’était la première fois que le Jisetsu et moi faisions route à part. C’était nouveau, mais ce n’était pas désagréable, car en vérité, cela faisait bientôt une décennie que je côtoyais jour après jour le même type, et personne d’autre. Je n’étais pas du genre à admettre un manque, mais j’espérais revoir la sale tête de ce manipulateur de temps assez vite, il fallait l’avouer.

Toujours était-il que je me retrouvais à Kusa no Kuni, seul. Je cherchais à me rendre sur le lieu de la mission qui m’avait été confiée par l’inconnu prétendant être haut gradé des environs. Je me demandais ce qui m’avait pris d’accepter une telle chose, mais je me rassurais en me remémorant la récompense promise. D’autant plus que je me réservais le droit de demander une rallonge au moment de faire mon rapport à mon commanditaire, c’était un minimum. Et puis, après tout, ce que j’allais chercher, si ce n’est pas lui qui le veux, je trouverai preneur ailleurs. Je m’étais inséré dans un business dangereux, mais incroyablement lucratif, et je devais tirer profit de ce dernier aspect.

Je faisais route vers l’Est, mais je n’avais toujours pas franchi la frontière du pays de l’herbe, quand je décidai de faire une pause. J’avais marché pendant de longues heures déjà, et j’avais besoin de quelques minutes de repos. J’avais choisi un petit coin près d’un point d’eau et je m’y désaltérais. J’entendis soudain un bruit, et je vis un mouvement près des arbres à quelques mètres. C’était une fille, environ une quinzaine d’années, trop jeune pour que je puisse me la faire, éthiquement parlant. Pourtant, de l’éthique, c’est bien ce qui me manquait. Elle semblait perdue, et elle était seule. Elle avait sur son front un bandeau similaire à ceux que portent d’ordinaire les ninjas. Dessus, le logo d’un village caché. D’après mes souvenirs, c’était l’emblème du village des nuages. Intéressant. Je devais saisir l’occasion, cette gamine pourrait me servir à glaner tout un tas d’informations, il fallait absolument que je sonde son esprit. J’avais quelques mètres d’avance sur elle, qui cherchait à se repérer. Elle était si concentrée qu’elle ne remarqua ma présence que lorsque je lui mettais mon kunai sous la gorge. Elle était paralysée par la peur, la peur que d’un coup sec je lui sectionne la carotide. Mais qu’elle se rassure, mon intérêt n’était pas du tout là. Alors qu’elle pouvait à peine respirer, je lui obstruais la bouche et le nez à l’aide de ma main. Ses voies respiratoires bouchées, il ne fallut pas plus de cinq secondes pour qu’elle s’évanouisse. Voilà ce que je voulais : pouvoir pénétrer son esprit en toute quiétude.

J’apposais ma main sur son front, quand des ombres filèrent non loin de moi. Ces gens étaient à coup sûr des shinobis et ils avaient l’air pressés. Ils ne venaient pas chercher la gamine, c’était certain. Je fouillais brièvement ma victime, et décelait un rouleau. Dessus y était écrit qu’elle devait se rendre au plus vite rejoindre une délégation des autres villages à Kusa no Kuni afin de lutter contre les Furyous. Les Furyous… Je leur dois beaucoup en réalité. C’est grâce à eux, ou plutôt aux batailles qu’ils ont causé, que j’étais libre. Cependant, leur puissance paraissait démesurée, et s’il y avait bien une façon de se servir des villages, c’était bien pour éradiquer ces demi-dieux. J’allais apporter ma pierre à l’édifice, et pour cela je n’allais pas y aller en tant que Hiro Yamanaka, non, mais en tant qu’une gamine kunoichi des nuages. Je cachais le corps inerte de cette dernière entre deux buissons, puis transposais mon esprit dans son corps. Le mien devait à son tour inerte. Je me levais, dans le corps d’une adolescente, les cheveux blonds, les yeux bleus et la poitrine qui commence à pousser. J’allais suivre le groupe que j’avais vu passer, sous ma couverture je ne risquais pas grand-chose, à part de me faire repérer.

J’arrivais sur ce qui allait pouvoir être un champ de bataille. Je n’étais pas le premier arrivé, comme je m’en doutais, mais peut-être ne serai-je pas le dernier. Je me faisais le plus discret possible, restant en retrait. Je n’allais pas être d’une grande utilité, j’étais avant tout ici pour récolter des informations qui pourraient être utiles à l’avenir. Un homme d’une cinquantaine d’année pris la parole et nous ordonna d’adopter une formation de combat. J’obéissais, comme je n’en avais pas l’habitude, et me plaçai en retrait, à droite. Un autre des hommes présents nous mis en garde de la puissance des Furyous, nous en étions conscient, mais lui avait apparemment déjà croisé le fer avec l’homme qui était au loin. Je lâchais quelques mots, de ma voix naturelle, grave et portante. Je venais peut-être de griller ma couverture, d’une erreur de débutant. Mais avaient-ils remarqué ?

    « On reste sur nos gardes alors. »


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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Mer 2 Juil 2014 - 19:04

Ow. Ow. Je suis tout excité.

J’attends ce moment avec impatience. Je n’ai jusque-là pas encore eu l’occasion de me frotter à ces créatures que sont les Furyous. Et là, il est très probable que je me retrouve face à l’un d’entre eux. Même si je peux paraître d’apparence calme et serein, intérieurement… ow quoi. C’est une toute autre histoire.

Ce jour est enfin arrivé. C’est à Kusa no Kuni qu’une majeure partie des troupes shinobis de chaque village ont été envoyé. Kumo, Suna, et Konoha. Sûrement même quelques membres du Shûkai en plus de cela. Je n’en ai encore jamais rencontré, on verra bien. Mais l’important dans tout ça n’est pas ses quelques shinobis. Non. Le plus important, ce sont ces créatures mythiques qui vont se dresser devant nous. Un Furyou, ou plusieurs… Dès lors, ma vie est en jeu. Je peux mourir à tout instant, tellement que leur puissance semble irréelle, selon ce qu’on nous en raconte. J’aime ça, c’est ce qu’il me plait. L’adrénaline monte.

Soudain, une étrange énergie négative se fit ressentir. Je la sens comme si celle-ci se frottait à ma peau, à tel point que j’en ai des sueurs froides. Cette énergie provient d’une puissante et volumineuse entité dans le ciel. Un F majuscule. Vraiment fascinant… j’ai hâte que tout commence. C’est accompagné d’un Inuzuka de mon village, que l’on prit la direction de cette colline, au-dessus de laquelle se dressait cette mystérieuse lettre.

    Fascinant…


Je ne peux m’empêcher de m’émerveiller devant cela. Peut-on considérer cela comme de l’art ? Je pense que oui. Ces Furyous sont peut-être malveillants, mais s’ils ont vraiment cette sensibilité artistique, ils ne peuvent pas être aussi méprisables que ce que l’on en pense. Dans tous les cas, il faut que j’en apprenne davantage sur eux. Il faut que je glane un maximum d’informations pour les remettre à Konoha. Et, si possible, éliminer ou ramener l’un d’eux pourrait être intéressant. Mais est-ce réellement à ma portée ? Dur à dire, à moins d’être bien entouré.

Notre groupuscule se forma bien assez vite. Nous sommes en route vers cette colline, tandis que l’on se retrouve avec trois autres personnes, toutes inconnues au bataillon pour ma part. Et… une toute autre personne. Bel et bien différente de nous cinq. Un Furyou… enfin ! D’après les informations que l’on a sur eux, ils ne disposent d’aucun chakra. Ou du moins, on ne le ressent pas. Je ne sais pas vraiment comment les Furyous sont constitués… on verra bien si on en apprend plus pendant le combat.

Un shinobi âgé de notre groupe s’adressa directement à lui. Renoncer au combat ? Réellement ? C’est vrai que notre adversaire est certainement plus puissant que nous tous, mais tout de même. Un Furyou a déjà été vaincu à ce que je sache. Il doit bien avoir quelque chose derrière la tête. C’est sûr qu’il n’est pas impossible de glaner quelques informations ainsi. Néanmoins, il s’auto-proclame chef de notre groupe, en nous donnant chacun une consigne à respecter. Il veut que je sois au centre de notre formation. Ce n’est pas plus mal, en espérant que ceux de derrières ne soient pas du genre à planter des couteaux dans le dos. Dans le sens littéral du terme là, pour le coup. D’un simple mouvement de tête, je me poste au centre de la formation.

L’Inuzuka dit ensuite quelque chose d’intéressant, concernant les capacités de ce gars. Apparemment, il l’aurait déjà affronté dans le passé. Un bon avantage pour nous, en somme. Il peut se rendre invisible ? Et il n’a été affecté par aucune attaque, en plus de posséder un sabre qui serait dangereux ? Invisible, hein… Intéressant. Mais pas forcément bon pour nous. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est plutôt le fait qu’aucune de leur attaque ne soit passée. Que cache cette menace ?

La femme de notre groupe prit la parole ensuite, ce qui me surprit tout de même. Son timbre ne colle pas du tout à son physique. Etrange. Il y a bien des gens étranges sur cette planète, l’homme en face de nous en particulier. S’il faut se méfier même de nos alliés, cela risque de devenir assez compliqué.

M’armant de mon pinceau, la main gauche posé sur un simple parchemin vierge, je me tiens prêt au combat.
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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Sam 5 Juil 2014 - 20:15

De toute sa vie – bien que cette expression soit plutôt contradictoire – jamais Envizib n’avait eu une mission aussi difficile. Bien entendu, il n’avait pas été facile de se frayer un chemin à Suna jusqu’au Sommet des Kages il y a maintenant plusieurs mois. Et ses différents combats n’avaient jamais été des choses appréciables pour lui, qui n’avait jamais aimé combattre. Mais là, sa Majesté lui avait donné une mission toute autre. Et l’intéressé se disait qu’il n’allait sans doute pas y arriver. Non, il ne croyait pas en la réussite de son objectif. Et pourtant…

Il se devait de tout faire pour. Bien entendu, empêcher les shinobis d’escalader la colline – bien que les Furyou n’en soient pas le seul rempart – était une tâche importante, mais une fois de plus, Envizib était là pour jouer le messager. Un rôle qui lui allait très bien et ce depuis toujours. Mais est-ce que ceux à qui il allait s’adresser allaient comprendre l’importance de ce qui allait se jouer ici ? Rien n’était moins sûr. Partager sa logique, sa vision des choses, était toujours difficile. Et ça allait l’être encore plus pour ces ninjas qui ne devaient avoir que la vengeance et la haine en tête.

L’homme au sabre soupira en voyant les premiers arrivants. Un homme d’une grande prestance, qui devina ce qu’il aurait pu dire. Un second shinobi de cette nouvelle Alliance des Pays Neutres. Un des trois Konohajins qu’il avait affronté à Tsuchi no Kuni. Puis enfin deux autres shinobis : l’un sans attache, l’autre de Konoha. Un nouveau soupir, devant tant de monde. D’un côté, c’était mieux qu’ils soient nombreux à se présenter à lui, mais de l’autre, il savait qu’il allait être difficile de converser avec des shinobis venant d’horizons si différents.
    Je n’engagerai pas le combat. Alors si vous restez à votre place, vous n’aurez pas à vous rendre compte qu’effectivement, toute résistance est inutile.
Il fit flirter sa main avec le manche de son sabre. Sa mission débutait. Il ne s’agissait maintenant plus seulement d’empêcher la colline d’être escaladée. Le moment était venu de parler. De faire comprendre.
    Je suis là en tant que messager de sa Majesté. Et j’aimerais vous poser une question : pourquoi êtes-vous là ? Pourquoi vous battez-vous contre nous ?
Encore un soupir, mais simple prélude d’une pensée bien plus profonde… et profondément expliquée.
    Nous n’avons fait que vous annoncer nos intentions, nos désirs. Jamais nous n’avons voulu vous attaquer. C’est parce que vous avez désobéi que sa Majesté a décidé de vous punir. Et le pire, c’est que vous avez désobéi pour protéger celle que vous considériez autrefois comme la pire criminelle de l’Histoire.
Incompréhension totale. Il s’arrêta là. C’en était déjà assez.
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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Lun 7 Juil 2014 - 17:55


Ayant adopté une posture défensive dans un premier temps, le Jônin qui venait de se placer à la tête du groupe restait attentif, en alerte. Les différents protagonistes s’étaient mis en disposition ; et suivaient pour l’instant le protocole établi par l’ancêtre. Maintenant, il s’agissait de vérifier des capacités de chacun, et de voir ce qu’ils pourraient faire. Un Konohajin avec un chien ? Un Inuzuka certainement … . Qui avait par ailleurs déjà combattu cet homme auparavant. En un sens, c’était là un double avantage ! Le tout serait d’en profiter autant que possible. Autre que cela, un jeune homme suivait les ordres qui lui étaient donnés, et … s’armait de son pinceau et d’un rouleau. Manipulateur de l’Encre ? Cette technique nous serait idéale pour sceller les adversaires, à supposer que ce gringalet soit assez doué et disposé pour cela. Restait enfin la Kumojin ; avec une voix pour le moins particulière. Il y aurait forcément un boulet dans cette équipe, question de ratio. Nous verrons bien ce qui peut être fait avec cette bande de bras cassés. D’ailleurs, il n’était pas dit que, face à un tel ennemi, ce ne soit pas votre serviteur qui en prenne pour son grade ! …

Bien que confiant dans les capacités du jeune Épéiste qui l’accompagnait depuis le début, Kakeshuou Samui comptait davantage reposer sur la force de l’Inuzuka. Outre ce travail combiné, il avait déjà affronté l’individu qui se mettait sur leur route, et serait plus à même de réagir. Par ailleurs, si ce que ce jeune homme déclarait était vrai, l’affrontement serait tout aussi difficile que contre Sa Majesté elle-même. Un homme pouvant se rendre invisible ? Et indétectable ? Voilà un élément qui serait bien problématique à l’avenir … . D’autant plus si l’homme sait faire plein usage de ses capacités. Face à lui, une équipe Ninja qui n’avait jamais travaillé de concert ; et qui ne se connaissait ni d’Adam ni d’Eve. Un véritable coup de poker. Il faudrait donc gérer avec ça … .

Frappant le sol du pied, le vieux briscard établissait autour de lui une zone de deux mètres de sécurité, pour avoir une claire appréciation de tout ce qui vivait et agissait dans son ombre. Avec cette technique, il pourrait détecter toute présence incongrue et imprévue dans cette surface. Ce serait déjà un moyen comme un autre d’échapper à toute absence de vigilance de la part du reste de l’équipe. S’étant tu pour avoir les avis et informations de ses partenaires de combat, le quinquagénaire se trouvait pris dans le flot de paroles du Furyou. Un homme visiblement calme, serein … confiant. Comme ceux de sa Race. Et ne désirant pas la guerre ?! Bien que ne cherchant pas à l’interrompre, il n’y eut qu’un très court laps de temps entre la fin du discours et la réponse du Dernier des Kirijins.

~ Pourquoi nous battre ? Le territoire de Kusa a décidé de rejoindre une Alliance de Pays Neutres, souhaitant ne plus être accablée par les guerres menées par les Grandes Nations. En venant ici sous la menace, et en réclamant ce qui ne vous appartient pas, vous ne pouvez pas sérieusement vous attendre à un accueil chaleureux ! On ne peut pas prôner la non-violence et s’emparer des biens d’autrui sans demander l’avis des autres … . C’est un non-sens !


Bien que l’ensemble de ces paroles aient été dites sur un ton monocorde et sans agressivité, les derniers mots étaient plus secs et s’accompagnaient d’un claquement de mains ; les paumes du senior frappèrent le sol, et ce dernier se recouvrit instantanément de glace, prenant une belle surface. Autour des 30m². Largement assez de ressources pour que le Capitaine de l’Ôda puisse agir à sa guise. En, continuant sur ses mudras, il reprenait son temps de paroles.

~ Quant à la célèbre Makka, il est hors de question de livrer à des inconnus une cible aussi terrible après l’avoir neutralisé. Trop des nôtres sont morts pour la mettre hors d’état de nuire. Tu ne veux pas l’affrontement, soit ; dans ce cas, laisse nous monter et affronter celui que tu appelles « Sa Majesté ». Lui cherche les conflits sans le moindre doute, et je ne laisserais personne s’emparer de ces terres sans m’être passé sur le corps !

La série de mudras fut achevée, et donna naissance à deux tigres de glace. S’extirpant de la glace dans un crépitement cristallin, les deux fauves s’en prenaient aux hanches de notre homme, attaquant de droite et de gauche. Même si les chances de succès seraient faibles, il fallait malgré tout tenter l’opération et espérer y voir un heureux déroulement. Par deux mudras et une main projetée en mouvement d’éventail devant lui, Kakeshuou créait un vol d’oisillons de petite taille, se jetant droit devant eux, avec pour objectif de taillader l’individu.

~ L’Inuzuka, tu seras la carte libre ! Tu connais sa façon d’agir ; interviens quand tu veux, mais assure-toi de faire mouche. Le peintre, crées quelques bestioles ou autre pour assurer la défense arrière, et sceller les mouvements de l’ennemi si tu le peux. Tatsuô – il me semble … tu gardes le groupe arrière et tu interviens pour sauver notre dos si on se fait prendre. Toi, là, le dernier … fais au mieux, je ne connais rien de tes capacités. Et donnez vos noms, pour se repérer ! Je suis Kakeshuou Samui !

Sur ces derniers mots, l’homme suivait la progression de ses attaques, avançant pas à pas vers l’ennemi. Si vous pensez que le discours fonctionnera après les menaces, il est temps de revoir votre manuel du Petit Diplomate, mes gars ! …



  • Samui Kakeshuou est prêt à mettre sa vie en jeu dans n'importe quelle situation, il suffit d'être poli.
  • Si un Rp n'a pas bougé depuis un mois, je ne le surveille plus - il faut me prévenir d'une nouvelle réponse.
  • Je suis ouvert et avide de tout nouveau projet, n'hésitez pas à venir me voir !

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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Lun 7 Juil 2014 - 18:41


COLÈRE

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Inutile ? Oui. Futile ? Aussi. Tous ces mots, ce champ lexical, oui, tout cela représentait les sentiments de Tatsuô. Si furieux contre le monde, une colère si noire et si sainte. Mais que pouvait-il faire ? Rien du tout, non justement rien. Il était inutile. Et il ne pouvait pas changer le sort des choses. Alors il serait le poing, de plus en plus fort jusqu'à s'en faire saigner la main droite. Il regardait alors le sang coulé, lentement. Goûte par goûte il sentait le temps partir. Le sablier ne tournerait pas cette fois-ci, et les grains allaient continuer de tomber jusqu'à qu'il n'y en ai plus un seul. Et si il ne pouvait renverser ce sablier, sa fin s'approchait.

Alors que pouvait-il faire ? Il réfléchissait, il pensait à plusieurs choses, plusieurs stratégies. Il mettait en moins de quelques secondes des plans et des situations différentes. Mais tout était infinie et les repères et les indices étaient trop nombreux pour réussir à élaborer une situation concrète et unique où Tatsuô serait le maître du plateau de jeu. Alors quoi ? C'était tout ? Il se devait de se taire, suivre des ordres stupides et hocher la tête ? Et si on le jetait par terre il devait sourire ? Bien sûr que non. Il savait ce qu'il devait faire. Il n'était le subordonné de personnes, il n'était pas la marionnette de Yusuke, il n'était pas la marionnette du Shukaï.

Et quoi ? Lui qui se devait de rester derrière tel un larbin au cas où les choses pourraient tourner mal ? Il avait cette fureur qui s'accumulait encore et encore en lui, et on le laissait de côté ? On le prenait pour la bonne qui ramasserait les morceaux si jamais les choses ne tournaient pas comme le capitaine de l'Oda l'aurait décidé ? Il baissait alors la tête. Les poings qui coulaient encore de son sang. Sa tête devenait sombre et il serait les dents. Colère et rage. Deux armes chimiques parfaitement mélangées dans le même corps du pauvre Tatsuô. Et ainsi il murmurait quelques mots, peut-être ses derniers.

« Moi ? Qui fut premier épéiste ? Moi, qui fut l'ami et l'élève des grands Kage de Kiri ? Moi qui ai donné corps et âme sur les champs de bataille ? »

Il relevait la tête, les yeux remplis de haine. Sa tête reflétait un démon, la colère à l'état pur. Et il s'exclamait déjà haut et fort.

« Foutaise ! »

Quoi ? Rester derrière ? Quoi devoir se taire ? Non, hors de question. Non il n'était plus l'ancien manipulé par bon lui semblait. Il s'était toujours battu pour ce qu'il l'aidait à dormir : ses convictions. Et aujourd'hui on lui demanderait d'obéir aux ordres alors qu'il était lui-même auparavant le supérieur de tous ces minables ? Et en plus de cela... Devoir ramasser et nettoyer les morceaux alors qu'il faisait face à un de ceux qui avaient détruit son utopie, son village. Et cet homme, ce « Messager » avait emporté avec lui la joie de vivre de Tatsuô.

Et malgré les ordres, il avançait doucement. Malgré les deux créations de glace de Kakeshuou, il avançait lentement. On distinguait alors déjà une aura autour de lui, et des armes apparaissaient déjà dans ses deux mains : deux épées. Son regard noir symbolisait la colère d'un homme, d'un peuple.

Il symbolisait la haine sainte, celle qui s'élèvait contre l'oppression.

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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Lun 7 Juil 2014 - 20:41

La tension montait autour de nous, n’importe qui aurait pu le sentir. Mon avertissement lancé, je me plaçai à l’avant en compagnie de l’homme qui avait pris l’autorité sur notre groupe hétéroclite. Enfin, autant d’autorité qu’on pouvait avoir dans des conditions comme celle-ci. Peu importe de quel village nous sommes, nous savons tous que devant un adversaire comme lui, un adversaire dont la présence ne peut même pas être ressenti, la meilleure solution restait de se regrouper. La jeune Kumojin qui était resté à l’arrière depuis le début approuva mes paroles, révélant une voix anormalement rauque. Étaient-ce mes oreilles qui me jouaient des tours? Ce n’était pas le temps de vérifier, je reportai immédiatement mon attention sur mon ennemi de longue date. Il était resté silencieux après la tirade du vieil homme, comme s’il réfléchissait à ce qu’il allait dire.

La première chose qui sortit de sa bouche ne me surprit guère; ça collait parfaitement au personnage. D’une passivité alarmante, mais un pouvoir offensif létal. Se refusant de commencer le combat, il refusa également de répondre à la question du shinobi en restant toujours aussi vague. Encore cette histoire de messager de Sa Majesté. Quel message essayait-il de transmettre? De se mettre hors de leur chemin en nous écrasant avec leur supériorité? Que de questions, sa réponse en amenait plus qu’elle n’en répondait. Et comme si ce n’était pas assez, il devait également leur poser une question en retour. Pourquoi nous battions-nous? Selon nous, nous n’avions aucune raison de nous battre contre puisqu’ils nous avaient préalablement avertis de leurs intentions. Il ne comprenait pas non plus pourquoi nous avions empêché les forces de son supérieur de la retrouver. Jamais les villages ninjas n’accepteraient de livrer la pire criminelle de l’Histoire, il avait bien fait ses devoirs le Furyou, à un groupe tout à fait inconnu.

J’avais à peine le temps de penser à tout cela que le shinobi des Pays Neutres lui répondait déjà, défendant avec éloquence le territoire de Kusa no Kuni qui faisait effectivement partie de l’Alliance depuis sa création. Malgré nos origines différentes, je réalisai que mes propres pensées rejoignaient les siennes. Certes, Konoha et le Pays du Feu ne s’étaient pas encore fait attaqué par les Furyous – prions pour que cela n’arrive jamais – mais ils étaient quand même débarqués et avaient faits des demandes comme si le monde leur appartenait. Idem pour Makka, nos pensées se rejoignaient. Cette simple audace était suffisante pour que je me lève contre eux. Notre chef improvisé termina avec une demande confrontation direct avec la célèbre Majesté, mais je savais que cela serait impossible. Le Messager protégerait sa Majesté et suivrait ses ordres et ceux-ci comprenait sûrement d’éliminer la menace lorsque opportun.


- Ne prenez pas les objets de vos lubies comme des possessions déjà acquises. Comment osez-vous réclamés de tels droits, alors que vous n’êtes même pas de ce monde! Nous nous battons pour empêcher que des gens comme vous se comportent comme ils l’entendent sans se soucier des conséquences. Si Gôgyou Makka est considérée la pire criminelle de l’Histoire et que vous cherchiez si ardemment à en avoir la possession, que ce que cela fait de vous? C’était pure folie de demander une telle chose.

Il avait quand du toupet de dire cela. Comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle du monde. Encore une fois, son calme désarmant ne faisait que me mettre plus en rogne, calmant difficilement mon envie d’aller l’estamper dans le sol rocheux de la colline. Comme s’il avait lu dans mes pensées, celui que j’avais maintenant identifié somme un Samui puisqu’il maîtrisait la glace comme Yuki-chan, fit jaillir deux tigres de glaces de l’immense rayon de glace qui s’était formé sous nos pieds. J’avais sauté par réflexe, de peur de me faire prendre par la glace, mais cette dernière ne semblait pas en avoir après nous. Avant de pouvoir lancer un avertissement, les deux félins s’étaient déjà élancés vers le Furyou, suivi aussitôt par un nuage d’oiseau en glace dont le tranchant était visible à l’œil nu. Je le leur avais pourtant dis que leurs attaques ne feraient aucun dommage; il fallait croire qu’une démonstration serait nécessaire. Prenant de nouveau la parole, le Samui coordonna notre équipe comme le pouvait selon ce que nous avions l’air de pouvoir faire. Je dois dire, il s’en sortit assez bien, jaugeant avec précisions nos capacités respectives. Ainsi, je serais celui qui doit faire en sorte de le toucher. Mais comment faire alors que c’est impossible?

- Comme je vous l’ai dit, cela sera extrêmement difficile, voire impossible, de réussir à le toucher. Mais moi, Inuzuka Takeo, ferai le meilleur usage des ouvertures qui me seront données!

C’était la meilleure tactique que j’avais trouvé pour l’instant. Les attaques directes ne marchaient pas, ni les attaques successives; il devait pourtant y avoir un moment où il ne doit pas, ou plutôt plus, utiliser son pouvoir ou peu importe ce qui lui donnait cette capacité. Tout ce qu’il me restait donc c’était de trouver le bon moment pour frapper alors qu’il utiliser ses capacités pour annuler leurs attaques. Je me sentais mal de les utiliser ainsi comme appât, mais pour être celui qui est ressorti indemne d’un affrontement contre lui, je ne voyais pas d’autre façon d’y aller. Une voix se fit alors entendre de l’arrière, une voix sec et agressive. Je n’arrivais pas à comprendre tout ce qu’il disait ni de qui il s’agissait, mais il ne semblait pas content. Cela ne me disait rien qui vaille. Ne pouvant pas détacher mon regard du Furyou, prêt à prendre n’importe quelle opportunité, je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il se passait. Je reconnus alors celui que Samui-san avait appelé Tatsuô qui, au final, était mécontent de sa position et la seule façon qu’il avait trouvée de le dire était d’avancer seul vers notre adversaire. Mais que faisait-il!? Il allait tout mettre à l’eau!

- Hé, Tatsuô-san! Attendez! Ne vous avancez pas trop près!

Avertissant le shinobi des dangers de ce qu'il faisait, il restait sourd à mes appels. Quant à moi, je restais aux côtés du Samui suivant notre formation. Je ne pouvais que l'avertir des dangers, puisque je ne voulais pas m’avancer pour aller le chercher, qui venait de dégainer ses armes, tant je redoutais autant la réaction de l'un que de l'autre. Le Furyou allait-il se venger sur tout le groupe pour l’impulsivité d’un seul membre? Ce n’était pas son genre, mais il était tellement imprévisible. À la distance à laquelle le Furyou était, il m’était impossible de l’attaquer et je n’allais certainement pas m’avancer seul contre lui si toute la formation restait derrière. Je suis la carte libre, mais je ne suis pas suicidaire non plus! Je ne pouvais donc qu’attendre et regarder comment la situation allait se dérouler à la recherche de la meilleure ouverture possible, tout en redoutant ce qui allait se passer avec Tatsuô-san.


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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Mer 9 Juil 2014 - 1:05

La situation avait évolué en un rien de temps. Alors que l’ensemble des shinobis étaient arrivés, je me retrouvais déjà à me faire dicter des ordres par un vieux. Il avait bien une vingtaine d’année de plus que moi, mais pas loin d’une quarantaine de plus que la fille dont j’avais emprunté le corps. J’avais d’ailleurs essuyé quelques regards interrogateurs quand à ma voix naturelle, que je n’avais pas pris la disposition de camoufler, ou du moins d’accorder avec la carrure de la gamine. Mais après tout, il existe bien plus étrange, bien plus loufoque, qu’une fille de quinze ans qui parle comme si c’était un homme de trente-cinq. Enfin, la situation ne permettait pas aux autres émissaires des villages de se poser des questions sur moi, et c’était tant mieux. J’avais aussi eu la chance de ne pas tomber sur un kumojin qui aurait pu reconnaitre la jeune fille et me démasquer d’un seul coup d’œil.

Je m’efforçais d’adopter une posture le plus féminine possible, et ainsi conforter mes pseudo-alliés que j’étais un des leurs. Je n’étais pas convainquant au point de lever tous les doutes et questions qui pouvaient reposer sur moi, mais j’en avais fait assez pour qu’on se concentre en priorité sur le Furyou qui venait de se montrer. Un grand homme au teint sombre, borgne, et dégageant une prestance inhabituelle. J’en avais vu passer des types inquiétant, mais lui jouait dans une autre catégorie. Cependant, alors que je m’attendais à recevoir une salve d’assauts, le messager, comme il s’autoproclamait, prit la parole. Il posa des questions. Notre présence ici ? Le refus des villages d’avoir laissé Makka ? Tout cela, il ne le comprenait pas. Un monde nous séparait, bien plus grand que celui qui me différenciait du reste du monde shinobi. J’en revenais à peine.

Le plus âgé d’entre nous prit la parole en premier. Il était enragé. Il voulait à tout prix défendre Kusa, et le monde shinobi par extension. Il avait l’air puissant. Je tachais de me mettre en mémoire son visage, ses capacités. Je serai peut-être amené à le rencontrer de nouveau. Je faisais brièvement de même avec les autres. Tout le monde se plaça en position de combat, sur ordre de l’invocateur des tigres de glace. Le spectacle était bien beau, mais peut-être un peu fou. J’avais le sentiment que la haine les envahissait, qu’ils n’agissaient que par vengeance. En réalité, j’en avais rien à foutre de ce que les autres feraient, tant que moi j’en ressortais indemne. Néanmoins, leur plan était sommaire, et je le pensais inefficace. Attaquer jusqu’à ce que le Furyous baisse sa garde et qu’une attaque porte ses fruits ? C’est ce que j’avais déduis, mais c’était insensé. Comment avec une stratégie aussi basique pourrions-nous, ou pourraient-ils, venir à bout d’un des individus ayant anéanti le village de Kiri et tant de courageux shinobis ? Je m’exprimais, toujours avec ma voix d’homme, en espérant qu’on ne le remarque plus.

    « Il est dit intouchable et personne ne propose rien de mieux que d’attaquer de front ? Je propose d’écouter ce qu’il a à dire, nous sommes actuellement dépourvus d’informations le concernant et à propos des Furyous en général, tâchons d’en savoir plus, que si combat il y a, et qu’un de nous s’en sort, tout ce que nous aurions pu découvrir parvienne à se répandre. Que nos sacrifices ne soient pas vins… »


Bien sûr, éviter l’affrontement et récolter un maximum d’informations, sur les Furyous comme sur tout ceux présents, était bien plus à mon avantage que d’aller me faire pulvériser pour des valeurs dont je n’ai rien à cirer et pour défendre un territoire qui ne m’a jamais servi qu’à boire un verre dans un bar. Je restais en retrait, un peu derrière la seconde et dernière ligne de combat, en attendant des réactions.
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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Ven 11 Juil 2014 - 13:15

12h pour Hyô Kôhei, sinon il sera exclu.
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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Sam 12 Juil 2014 - 20:39

Il est sérieux ?

Alors comme ça, le Furyou qui nous fait face n’a pas l’intention de nous attaquer ? Ou du moins, de ne pas lancer lui-même l’offensive. Il se prétend être le messager de leur chef, celui qu’ils semblent tous appeler "Sa Majesté". À la place, il préfère nous demander pourquoi est-ce qu’on se dresse contre eux ? Assez ironique quand on y pense. Ce n’est pas comme si nous n’avions pas eu assez d’ennuis avec les Furyous. Que cherchait-il ?

En tout cas, les mots employés par mes camarades d’infortunes répondaient bien à sa question. Et mieux encore, l’un des nôtres décida de lancer l’offensive. Il créa deux créatures de glace, qui s’avéraient être des tigres. Il y avait donc un Samui parmi nous… un pouvoir très intéressant d’un point de vue artistique. Reste à voir s’il peut s’avérer utile dans cette situation. Parce que même si notre bonhomme ne veut pas se battre, il n’en reste pas moins un Furyou.

Obéissant à la lettre aux instructions que l’on m’a données, je dessine rapidement une créature vaguement humanoïde… bien plus impressionnante qu’un simple humain, bien entendu. J’ai joué l’une de mes cartes : le Berserker.

    Entendu. Ah, et quant à moi, mon nom est Kôhei, du clan Hyô.


Pour défendre le groupe, ok. Le Berserker fera l’affaire, si celui-ci reste proche du groupe. Cependant, pour sceller notre ennemi, cela risque d’être compliqué. Y a moyen, j’ai de quoi faire. Seulement, tant que je n’en apprends pas plus sur son don, tenter une attaque de ce type-là ne servira strictement à rien. Si je veux le sceller, je n’aurais le droit qu’à une seule chance.

L’encre prit place sur le parchemin, afin d’y invoquer une seconde invocation. Un lutin ailé vint s’en extraire, pour se positionner autour de notre groupe. Je ferme les yeux un bref instant. Une fois rouvert, je pouvais voir tout ce qui passe dans le champ de vision de mon invocation. Pratique, au cas ou si cet individu vient nous attaquer en traître.

J’observe la suite. La fille de notre groupe ne semble absolument pas emballée à l’idée de passer à l’attaque, alors que le second membre du Shûkai, lui, semble préférer agir comme bon lui semble.

    Il n’est sûrement pas du genre à nous livrer tous ses secrets. Si on veut des réponses, il va falloir aller les chercher. Donc pour percer le mystère qui tourne autour de son pouvoir, il faut le tester.


Je regarde la scène donc. Le membre du Shûkai s’avance, sans obéir à la stratégie établie par le Samui. Bon sang, il manquerait plus qu’il fasse tout foirer.

Juste à titre préventif.

    Je veux bien assurer nos défenses, mais je ne gaspillerais pas mon chakra pour ceux qui ne suivent pas la même stratégie que nous.


Tout élément défaillant pouvant nous entraver peut s’avérer être très dangereux pour nous.


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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Jeu 17 Juil 2014 - 18:05

Malgré quelques techniques, aucun coup, le combat n’avait pas démarré et pourtant, Envizib était devenu faible. Il était abbatu, son visage se décomposait presque tant… il était déçu. Plus qu’abasourdi, il s’était montré tétanisé devant les discours de ceux qu’il avait en face de lui. Comment pouvaient-ils dire de telles choses, de telles abominations ? Avaient-ils seulement conscience de ce qu’ils affirmaient ? Qu’ils soient chacun aveuglés par leurs propres paroles, passe encore, mais lorsque l’un parlait, aucun des autres ne semblait se rendre compte de la folie qui se disait. Ils se contredisaient eux-mêmes, apportant les réponses aux mensonges des autres. S’il avait pu le faire, et que les circonstances d’aujourd’hui étaient autres, il aurait sûrement versé une larme en entendant cela. Mais il se devait de rester droit, face à tant de bassesse.
    J’ai été de ce monde bien avant que vous ne naissiez, jeunes idiots. Vous manquez tellement d’expérience, et de discernement. Vous dites que vous ne pouvez pas laisser autrui prendre possession du sceau de Gogyou Makka, et que le fait qu’on le réclame fait de nous des… « monstres » ? Mais vous qui le possédez actuellement, qu’êtes-vous donc ? Si vous ne reconnaissez pas notre droit de le posséder, comment pouvez-vous affirmer que nous devons, nous, reconnaître le vôtre ?
Soudain, il disparut, pour réapparaître aux côtés de celui qu’un avait appelé Tatsuô. Il retourna à sa place, devant la colline, en un Shunshin des plus rapides, un bandeau à la main. Celui du Shûkai, celui de ce shinobi qui n’avait pas eu le temps de réagir. Le mettant bien en évidence, le Furyou reprit.
    Vous pensez que nous sommes synonymes de guerre, mais pourquoi le Shûkai a-t-il été fondé ? Pour défendre les territoires neutres déchirés par vos guerres ! Avez-vous eu besoin de Gogyou Makka ou même de rejeter les ordres de sa Majesté pour vous quereller, et pour détruire la vie de tant d’innocents ? Nous imposons certains ordres, mais nous ne ferons jamais pire que ce que vous imposez aux civils.
Sans adresser le moindre regard à quiconque hormis au ciel, il dégaina son arme, mais marqua une position clairement défensive. Vu comment les shinobis avaient réagi, ils allaient probablement être assez idiots pour engager le combat. Il se préparait juste à l’affrontement.
    Lorsque que quelque-chose se dresse sur notre route, nous l’anéantissons. Nous avons tant de points communs avec vous, shinobis. Notre seule grande différence… est notre écart de puissance.
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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Ven 18 Juil 2014 - 19:38


Ayant usé de plusieurs manœuvres, le groupe se devait de réaliser l’évidence. Les attaques passaient bel et bien au travers du mystérieux personnage, sans laisser la moindre trace, sans la plus petite goutte de sang. C’la plus petite goutte de sang. C’était un phénomène pour le moins surprenant ; mais face auquel le vieux quinquagénaire restait silencieux. De stupeur ? Non ; de réflexion. L’homme était bien conscient qu’avec les jeunots qu’il avait à ses côtés, il se devait d’être méfiant. Un petit crétin était déjà allé à l’encontre de ses directives ; la prochaine fois, il serait déraciné au niveau de la tête … . Ces jeunes insouciants se mettaient en danger ; il fallait craindre que le vieux bourru ne parvienne pas à tous les protéger. En soi, un véritable problème … .

Mais ces soucis n’empêchaient pas l’ancien de faire fonctionner sa boîte à camembert. Analysant tout ce qui venait de se dérouler sous ses yeux, il tentait d’éliminer les uns après les autres les panels possibles entre les doigts de ce personnage étrange. Un Ninjutsu particulier ? Il devait trouver un moyen de contrer ce Jutsu. Du Genjutsu ? Là encore, perturber le Ninja à son origine serait toujours possible. Un Taïjutsu en Vitesse était une autre possibilité ; mais le vieux Samui était lui-même doué de certaines compétences en corps-à-corps. Il serait donc incapable de ne pas voir ses mouvements ? Cela semblait presque impossible … . Restait … un Jutsu spatio-temporel ?! Les Ninjas capables d’une telle prouesse n’étaient qu’une poignée sur l’Histoire du Monde de l’Ombre. Ce serait un comble que les Furyou aient parmi eux un homme d’un tel potentiel. Mais pouvait-on vraiment en douter ? Ces hommes avaient accompli le miracle de neutraliser le Village de la Brume Sanglante en un éclair … . Il n’y avait pas des centaines de moyens de vérifier les faits. Mais il faudrait dans un premier temps remettre de l’ordre dans toute cette pagaille.

Continuant son ascension vers le sommet, appuyé par l’Inuzuka et talonné par les autres membres du groupe, le Dernier des Kirijins écoutait attentivement les propos de leur adversaire. Encore tout un charabia sans le moindre sens. Tellement de contre-sens. Et certaines jeunes crétins qui commençaient à prêter attention à ce genre de foutaises. Il devenait important de mener ce double combat. Non seulement un affrontement, qui deviendrait évident à l’avenir, étant donné que le Furyou venait de sortir son arme et d’adopter une posture défensive ; mais aussi ce combat d’idéaux, de langage. Ce débat presque politique, dans lequel le vieux roublard aimait exceller. Tu penses nous prendre au dépourvu ; mais si tu dis vivre depuis plus longtemps que nous, sache que ce vieux déchet n’est pas en reste !
Faisant quelques premiers pas, il rejoignait le « petit génie » qui venait d’enfreindre les règles et de se jeter à l’abandon, risquant un instant de se faire abattre. Son bandeau se plaçait maintenant entre les mains de son pire cauchemar. Arrivé à son niveau, la claque qu’il lui asséna fit le son d’un coup de fouet. Laissant l’homme subir la douleur de cette baffe monumentale, le Jônin lui faisait grâce d’un sermon mémorable.

~ La prochaine fois, que te faudra-t-il pour comprendre … . Un bras, un mort ?! Je reste ton Capitaine, et ton Supérieur ! Inutile de participer à ce combat si c’est pour mourir d’entrée de jeu !


Tournant de nouveau son regard de glace vers l’adversaire désigné, il continuait sa lente progression vers le sommet. Intérieurement, il accumulait déjà une quantité suffisante de chakra pour vérifier toutes ses théories. Car il devrait bien trouver un moyen de prouver ses idées et de mener le combat. En revanche, le discours était désormais destiné à cet homme qui les toisait de haut.

~ La question n’a jamais été de savoir si nous étions des monstres. Les Ninjas sont une arme. Sans désirs ni intention : ils obéissent aux ordres, en prenant le risque de devenir des monstres. Mais comme vous le dites vous-mêmes : vous êtes identiques à nous ! Nous avons neutralisé Makka, afin qu’elle cesse de nuire ! Si vos intentions étaient bonnes, nous aurions peut-être consentis à en discuter. Mais vous avez voulu nous priver de notre libre-arbitre, en imposant vos volontés ! Ne venez pas vous plaindre de la guerre !
Nous avons créé le Shukaï, pour protéger les populations des Nations neutres. Vous venez sur ces terres, menacez ces mêmes populations et ceux qui les protègent ! Ne venez pas inverser les rôles !


Sur ce, l’homme étendait ses bras, ayant rassemblé suffisamment de Vent et de Glace, l’homme se mettait en position de croix ; créant sur ses flancs et proche de ses camarades, une armée de loups de Glace, se formant dans l’humidité de l’air. Alignant un véritable bataillon de démons des montagnes, le vétéran des guerres kiriennes conservait un air sombre. Il comptait bien ici agir doublement. Tout d’abord, voir ce que cet homme préparait sous la ceinture ; voir quelle était la nature de son pouvoir ; … et enfin, frapper « Sa Majesté », se tenant non loin de ce sommet de colline, par une attaque sur toute la zone qu’ils couvraient. En le plaçant dans cette position, le Capitaine de l’Ôdâ contraindrait peut-être le mystérieux combattant à bloquer l’attaque, et à créer ainsi une ouverture pour ses semblables. Ses bras se rabattirent vers l’avant, ses mains claquant l’une dans l’autre.

~ Vous avez raison : vous avez la puissance. Mais nous, nous avons une volonté de fer et des convictions inébranlables !!

Au son du claquement de mains, pendant que les doigts s’entrelaçaient, les loups recevaient le signal : le déchaînement des Enfers de Glace ! Et dans un hurlement glacé et rageur, les bêtes se jetaient sur le sommet de la colline, rasant l’herbe, glaçant le paysage, prêts à déchirer tout corps, toute chair sur son chemin.

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  • Samui Kakeshuou est prêt à mettre sa vie en jeu dans n'importe quelle situation, il suffit d'être poli.
  • Si un Rp n'a pas bougé depuis un mois, je ne le surveille plus - il faut me prévenir d'une nouvelle réponse.
  • Je suis ouvert et avide de tout nouveau projet, n'hésitez pas à venir me voir !

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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Mar 22 Juil 2014 - 20:19


Vous a-t-on déjà raconté cette histoire ?

L'histoire d'un petit garçon perdu dans les hautes mers et quand finalement il croyait que tout allait se finir, une dernière main généreuse lui tendait de l'aide pour sortir de son radeau. Cette histoire en vérité tout le monde l'a connaît plus ou moins. Pour certains elle n'est qu'un mythe, une illusion voir même une légende. Pour d'autre, elle est... une aventure, un lieu de quête et de mystères où personne justement n'ose s'aventurer. En fait cette histoire existe vraiment. Elle est l'histoire de tout le monde. Pas forcément en mer non, mais être perdu dans les champs de batailles, dans sa vie et dans le monde qui l'entoure.

Mais cela importait si peu Tatsuô d'être le protagoniste de ce conte pour jeunes enfants. Il avait voulu être une personne incroyable et formidable, maintenant il n'était plus que l'ombre de lui-même. Il était enchaîné sur un mur à voir sa propre personne jouer de sa vie. Douce ironie qu'être le spectateur de son royaume et non-plus le rôle principale. Que devait-il faire du coup ? Dire adieu à ce qu'il avait promis ? Dire adieu à ses rêves qui se brisaient de plus en plus ? Sûrement. Il savait déjà ce qu'il avait à faire. Mais son regard était si vide, sans émotions. Comme si on lui avait enlevé son âme...

Et puis une larme, deux, trois... Et i pleurait. Des larmes coulaient le long de ses joues tout en gardant son regard vide, sans but ni espoirs. C'était la vision affreuse qu'il avait face à lui, oui. Le bandeau, sa dernière marque, la dernière chose qui le reliait à la vie. C'était en fait son dernier symbole qui lui disait « Eh regarde, tu es toujours en vie ! » mais si on lui attrapait ça, méritait-il de vivre encore ? Ou cela annonçait-il la fin de sa vie et donc que dans son dernier espoir, il devait se donner lui pour battre ceux qui avaient détruit son utopie ?

Bien sûr, c'était cette réponse qu'il souhaitait.

Alors,, les larmes s'arrêtèrent et puis... Son corps s'entourait d'une énergie noire. Celle-ci recouvrit un seul instant tout le corps de Tatsuô. Et quand cette énergie disparut, une armure se présentait sur le protagoniste. Des cornes sur les épaules, un casque noir qui entourait entièrement sa tête. Cette armure était la plus puissante que le jeune garçon possédait, et celle-ci accompagnait tout son courage et sa force. Elle drainait le chakra, mais surtout son sourire et sa joie de vivre. En fait, elle était néfaste pour lui et si il l'utilisait, cela annonçait le jugement.

L'heure du purgatoire en fait.

Et en regardant le vieux, celui se croyant chef de tout, maître de Tatsuô, il lui adressait la parole avec un manque de respect des plus total.

« Si tu crois que j'en ai quelque chose à foutre de ma vie. »

Il tendait déjà la main droite face au Furyou, face à cette vermine infâme. Une épée apparut dans la main de Tatsuô, plutôt longue et basique. C'était plus sa capacité qu'elle renfermait qui faisait sa puissance. Et en la pointant face à cette pourriture, la haine qui le rongeait allait enfin se libérait.

« Je vais te buter, sous-race. »

Inarrêtable.



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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Dim 27 Juil 2014 - 21:16

Alors que les présentations se faisaient et qu’un début de stratégie commençait à éclore de notre regroupement hasardeux, un seul de notre groupe semblait moins qu’enthousiaste à l’idée d’un affrontement, enfin plutôt une devrais-je dire. Parce que celle qui préférait écouter ce que le Furyou avait à dire était la Kumojin, qui avait par le fait même oublié de se présenter. Peu importe comment j’y pensais, je trouvais cette jeune femme… bizarre. Non seulement sa voix était anormalement grave, mais elle avait également oublié de donner son nom et je jurerais qu’elle veut toujours l’opposé de ce que le restant du groupe veut. Quels sont ces buts exactement? Je n’avais cependant pas le temps ni la volonté de commencer à douter de mes coéquipiers de fortune. Nous en avions déjà assez avec le Messager des Furyous, je ne pouvais pas commencer à devenir parano et douter des shinobis également.

Ce dernier me donna justement l’occasion de me reconcentrer sur lui et de constater de nouveau comment il aimait jouer avec les mots. Ainsi, nous serions des monstres également pour avoir en possession ce qu’eux voulaient si ardemment? Quel genre de logique était-ce cela? Les shinobis gardaient le sceau de Makka en sécurité pour ne plus qu’elle ne cause d’autres calamités; eux le voulaient sans aucun doute pour grossir leur rang. Là était la différence, mais je savais bien qu’il était inutile d’argumenter avec lui comme il devait savoir que nous ne changerions jamais d’idée. Soudain, il disparut de devant nous.


- Attention! Il peut réapparaître n’importe où!

À peine l’avertissement fusait de mes lèvres, alors que je prenais aussitôt une position défensive, le Furyou se matérialisa devant… Tatsuô-san. Me sang se glaça dans mes veines l’espace d’un court instant – était-ce la fin pour lui? – mais mon ancien adversaire ne prit que le bandeau représentant le Shukai. Je laissai échapper un léger soupir de soulagement, mais n’allait pas plus longtemps dans la sentimentalité. C’était certes une bonne nouvelle de ne pas avoir perdu un compagnon d’arme, mais le Furyou restait toujours là et restait l’objectif le plus important. Il continua justement son discours, parlant de la création du Shukai. C’était vrai que lors de notre dernière rencontre, cette alliance n’avait pas encore vu le jour. Sauf que cette fois-ci, je n’écoutai pas un mot de ce qu’il dit, préférant l’observer lui. Il devait bien y avoir une faille, une petite faiblesse quelque part. Mon rôle était de m’assurer de le toucher, je devais tout faire en mon pouvoir pour déceler ce moment à temps.

Son changement de position me parvint sans l’ombre d’un doute comme un changement d’attitude. Cependant, même s’il gardait l’épée sortie, il ne semblait pas vouloir nous attaquer. Qu’est-ce que cela voulait dire? Avait-il reçu l’ordre de ne pas engager le combat, nous laissant nous vider de notre chakra inutilement ou bien ses directives étaient-elles simplement de nous retarder dans l’ascension de la colline? Peu importe les directives du Furyou, le Samui semblait plus occupé pour l’instant à inculquer un peu de discipline à son protégé, enfin, c’était l’impression qu’ils me donnaient. Je grimaçai lorsque j’entendis résonner la claque sur la colline autrement silencieuse si ce n’était de nous. Ça devait avoir fait mal, même avec l’armure que le jeune homme avait fait apparaître entre temps. Quand il se remit en marche, se rapprochant toujours un peu plus du Furyou, je repris la mienne également et tentai de rattraper la distance qu’il avait créée en allant rejoindre l’autre shinobi du Shukai. Je ne devais en aucun cas briser la formation que nous avions; c’était ce qui nous tenait ensemble alors que c’était la première fois que nous nous rencontrions tous, même l’autre Konohajin qui était avec nous.

En peu de temps, Aka et moi fûmes de nouveau aux côtés de Samui-san, quoique légèrement en arrière. J’écoutai l’homme parlai et vit que même si nous n’étions pas du même village, nous voyions les choses de façons similaires. Ça serait mentir de dire que j’étais d’accord avec tout ce qu’il avait dit, mais il y avait dans ses paroles un certain sens qui résonnait en moi. C’est alors que, sa tirade terminée, il leva les bras sur les côtés, formant ainsi une croix. Aussitôt, je sentis l’air se rafraîchir et un frisson me parcourir le dos alors que devant mes yeux, une armée de loups entièrement fait de glace. Impressionné par la puissance qu’il pouvait rassembler – il ne s’agissait là clairement pas d’un shinobi ordinaire – j’attendis de voir ce qu’il allait faire avec son armée de loups. Il était insensé d’attaquer avant ces derniers; au contraire, je devais prendre avantage de cet assaut acharnée de créature de glace pour passer à travers sa défense, sa barrière et, peut-être, réussir à le toucher.

Je n’étais pas le seul à penser cela, puisque dès que le signal fut donné par le Samui, un claquement de main qui devait sûrement être le mudra qui ordonnait aux créations de glace de passer à l’attaque, la horde se jeta vers le Furyou. Voyant là le moment pour nous de passer à l’action, j’avançai aussitôt en compagnie des loups. Si je voulais frapper au bon moment, me spécialisant dans le combat au corps à corps, je devais être près du Furyou lorsque sa protection disparaîtrait. Tatsuô-san m’accompagnant, une nouvelle épée dans les mains, nous étions tous près du Furyou, prêt à intervenir au bon moment. Au moment de l’impact, je restai un peu derrière, question d’être certain de ne pas me faire avoir pas la technique du Samui mais aussi pour guetter la parfaite opportunité pour frapper.

Je pensais qu’elle ne viendrait jamais, qu’il faudrait une autre offensive pour que cela se produise, mais finalement je vis une ouverture s’offrir devant moi. Enfin, je ne dirais pas vraiment voir, mais plus que j’ai eu un pressentiment que c’était le bon moment. N’hésitant pas une seconde, l’hésitation pourrait bien me coûter la vie dans une situation pareille, je fonçai vers le Furyou alors que les loups continuaient leur assaut incessant sur le Furyou. Ceux qui n’attaquaient pas le borgne continuaient leur chemin vers le haut. Allait-il rejoindre sa Majesté? Pas le temps d’y penser, j’étais lui. Relâchant le chakra katon que j’avais accumulé, je frappai le Furyou à plusieurs reprises, enchaînant coups de poing et de pied alors qu’une petite explosion jaillissait à chaque coup. Donnant un dernier coup de pied, je pris appuis sur lui pour donner un une bonne poussée qui me permis de mettre suffisamment de distance pour rejoindre rapidement mes coéquipiers et me mettre sous la protection de la créature que le shinobi de Konoha avec nous, du clan Hyô, avait fait apparaître. J’étais au courant de sa capacité à manipuler un liquide noir extrêmement dangereux sur une bonne portée, c’était pourquoi je m’étais dépêché à me distancer de lui. Qui plus est, je doutais qu’il avait apprécié le petit cadeau que je lui avais fait donc vous me comprendrez que je ne voulais pas rester près de lui plus qu’il ne fallait, quand bien même je ne lui avais rien fait. Je ne devais toutefois pas penser comme ça, cela allait porter malchance. Je devais être convaincu que je l’avait touché, que j’avais bel et bien trouvé une ouverture dans la protection soi-disant infaillible du Furyou.

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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Mer 30 Juil 2014 - 20:50

Les hostilités étaient ouvertes. Le Furyou s’était préparé au combat, dégainant sa lame et adoptant une posture défensive. Il était dur à cerner, j’avais du mal à comprendre le fond de sa pensée. Il venait pour discuter, soi-disant, mais s’était préparé au combat. Il avait prévu que les shinobis seraient belliqueux, et il avait eu raison. Son discours comportait des vérités, mais comme beaucoup de choses vraies, celles-ci fâchent. C’est ainsi qu’à peine le Furyou avait-il fini sa phrase, que déjà l’assaut était lancé. J’avais fait un grand bond en arrière, m’écartant du groupe et évitant les dommages collatéraux. A quelques mètres derrière, j’observais la scène.

Dans le dos du plus âgé des shinobis, celui qui avait rempli le rôle de chef, une armée de canidés glacés se formait. Juste avant lui, un membre du clan Hyô créa une sorte de golem d’encre, imposant. Le clan Hyô… Il venait de Konoha ! Je me souvenais de ce clan, pour la plupart artistes, ils savaient donner vie à leurs dessins. Lorsque je réalisais que j’avais affaire avec un konohajin, je bloquais mon regard sur lui quelques secondes. Je devais faire attention, je devais en révéler le moins possible sur mon pouvoir afin de ne pas éveiller les soupçons. J’étais face au genre de type qui sur un faux pas, comme j’avais fait avec ma voix, pourrait faire le lien entre le clan Yamanaka et moi, et ainsi me poser de gros problèmes.

Les deux autres shinobis qui étaient présents étaient eux aussi désireux de passer à l’action. Il y en avait un, assez jeune et plutôt insolent envers celui qui s’avérait être son supérieur hiérarchique, qui forma une armure autour de lui et fit apparaitre une lame entre ses mains. Le second, celui qui avait déjà affronté le Furyou, était accompagné d’un chien et se jeta à son tour dans l’affrontement. Il ne restait que moi, passif. Je restais donc en retrait, mais à l’affût. Je n’avais aucun intérêt à me joindre au combat, et venait s’ajouter à cela le fait que j’en étais quasiment incapable avec un corps qui ne m’appartient véritablement pas. J’avais en revanche l’opportunité de foutre le bordel, étant dans la peau d’une kumojin. Toujours de ma voix caractéristique d’un homme, je prenais la parole.

    « Au nom de Kumo, je refuse de prendre part à ce combat. Nous nous sommes concertés là-bas au pays des nuages, et nous en sommes venus à la conclusion que les Furyous nous étaient bien supérieurs. C’est ainsi que je refuse de m’opposer à eux, tout comme les autres kumojins qui seront en accord avec notre politique. »


J’y étais allé au culot. Si seulement un d’eux s’était au préalable entretenu avec un kumojin, mon espoir de bien foutre le bordel s’envolerait. Dans le cas contraire… Les réactions pourraient être amusantes à observer, et les répercussions possibles encore plus. Je me méfiais cependant des retours que j’allais avoir, et je me préparais dès cet instant à rompre la transposition d’esprit au moindre de danger pour ma personne. Si jamais j’en venais à cela, le Furyou les retiendrait aisément le temps que je disparaisse avec mon véritable corps. Je ne risquais pas grand-chose au final.

HRP:
 
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Message(#) Sujet: Re: Chronique #1 - Groupe #4 Mer 6 Aoû 2014 - 12:59

Ils ne voulaient rien entendre. Leurs arguments s’accumulaient à mesure qu’ils démontraient une logique des plus ridicules. Preuve de leur idiotie, ils prirent la posture de combat d’Envizib comme une ouverture des hostilités. Comment pouvaient-ils penser qu’en l’attaquant de front, ils avaient une chance ? Le pire était que parmi eux, la discorde régnait déjà. La vengeance, la puissance, le combat, la raison : tout se mélangeait et ce groupe venu dans un but précis se démêlait petit à petit. Tensions et peur arrivaient, alors que le combat s’engageait.

Des loups en glace foncèrent vers le Furyou. Il avait plusieurs choix, mais ce dernier choisit de les combattre. S’il réussit à les contenir au sabre pendant quelques instants, les animaux prirent rapidement le dessus, et Envizib fut écrasé par tant de violence. Pourtant, il se releva sans la moindre égratignure.

Il para le coup du jeune membre du Shûkai mais se rendit compte que ce dernier ne donnait pas de simples coups d’épée, et se força à échanger une passe d’armes avec lui. Il sauta, esquivant une nouvelle fois quelques loups encore présents. Puis il disparut à l’œil nu. Le temps que les loups de glace disparaissent totalement.
    Pourquoi m’attaquer ?
Il était réapparu, mais le Konohajin s’était élancé sur lui pour profiter d’une ouverture réelle. Envizib n’avait pas le temps de redevenir invisible. Il sauta, et réussit pourtant à s’en tirer malgré la rapidité du Konohajin qui pourtant, sembla sûr de le toucher. C’était un des secrets du Furyou.

Il retomba un peu plus loin, et ressentit alors la demande de repli de sa Majesté, par l’intermédiaire de Zo. Malheureusement, il fallait partir, sans avoir réussi à les raisonner.
    Je dois me retirer. J’aurais tellement voulu que vous compreniez que ce que vous faites ne sert à rien. Mais il n’y a apparemment plus d’espoir.
Et il disparut, telle une ombre.
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Chronique #1 - Groupe #4

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