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 Négociations [PV Suoh]

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Message(#) Sujet: Négociations [PV Suoh] Mar 12 Aoû 2014 - 11:26

Mon parchemin tomba à terre tandis que j’observais la tripotée de Shinobi face à moi, tous tremblant. Mon regard bridé observait la situation et je m’amusais à les fixer dans les yeux leur envoyant des Genjutsu perturbant agissant sous forme de flash. L’un avait le flash de se faire égorger tandis que l’autre eut une petite seconde pour s’imaginer se faire émasculer… Leurs yeux pétrifiés par la peur était jouissif ! Mais le jeu s’arrêta net quand celui qui était parti revint vers moi tout en s’arrêtant auprès de ses coéquipiers, fronçant les sourcils pour tenter de comprendre pourquoi ils tremblaient tous comme des feuilles mortes sous un vent violent.

→ Nous allons vous escorter jusqu’au palais du Triumvirat où vous allez vous entretenir avec Maître Kakeshuou.
→ De toute façon, c’est pour ça que je suis là. Tout autre réponse ne m’aurait pas plu…


Il eut un instant de méfiance, m’observant tandis que je me levais faisant une énième fois sensation quant à ma grandeur. Je marchais à ses côtés et je le voyais du coin de l’oeil m’observait. Il était tellement puéril. Je ne venais pas chercher les ennuis, bien au contraire. Pardon ? Oui, les gardes devant l’entrée principale n’était qu’un petit jeu que je m’étais permi, je n’avais pas le droit ? Oups.

→ C’est encore loin ?
→ Nous y sommes bientôt.
→ Humpf. Je l’espère pour toi.


Un autre regard rempli de méfiance se posa sur moi. Quant à moi, je regardais droit devant moi, gardant ce sourire mesquin augmentant le sentiment de l’homme qui m’escorté. Nous continuions de marcher, frôlant des civils, passant devant des commerces. Etait-ce un jour exceptionnel pour voir autant de monde dans le centre ville du Shozaichi ? Je secouais la tête : quelle bande d’insecte, pensais-je. Nous passions maintenant dans les Quartiers Résidentiels. Les demeures étaient plutôt impressionnantes : pour une toute nouvelle Alliance, il fallait avouer que l’économie semblait plutôt bonne. Le Shozaichi n’avait-il pas essuyer quelques attaques ? Humpf. Ils cachent bien leur jeu. Soudain, je vis un énorme bâtiment. Je le pointais du doigt.

→ C’est donc là bas que nous allons…
→ Affirmatif.
→ Ce n’était pas une question…


Encore une parole qui énerva le Shinobi. Je le voyais serrer le poing et les dents. Allait-il craquer avant que nous arrivions ? Non. Puisqu’en quelques minutes, nous étions enfin devant le palais du Triumvirat, et il me laissa ici, rentrant dans le monument tandis que j’étais en compagnie d’autres gardes. Je jetais un oeil à l’un, puis à l’autre tout en gardant ce sourire si mesquin. Je les voyais sur leur garde, il n’avait pas du tout confiance en moi. Mais je n’en avais que faire : si mes négociations réussissaient, alors je serais leur supérieur et ils n’auront pas le choix que de me faire confiance…

→ C’est quand il veut… Dis-je sur un ton impatient...


Dernière édition par Gilger Nnoitra le Dim 24 Aoû 2014 - 20:54, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Ven 15 Aoû 2014 - 5:41

Griffonnant quelques notes sur le rapport qu’il parcourait depuis bientôt dix minutes, le Capitaine de l’Ôdâ envoyait rageusement sa plume sur un dernier élément et la jetait presque dans l’encrier. Bourré de fautes !! Lorsqu’on est Shinobi, on doit avant tout se consacrer au Devoir et au Sacrifice de sa personne pour le bien de la Mission ou d’une cause prédéterminé. Cela, il était prêt à l’entendre … . Mais BORDEL DE MERDE, un brin d’éducation et de savoir-faire ne ferait pas du tort, si ?! Pourquoi ces marmots tenaient-ils tellement à se montrer apte au corps-à-corps alors qu’ils n’étaient pas capables d’aligner trois phrases sur un bout de papier ! Retournez à vos textos, à vos jeux de RolePlay et autres divertissements débiles ! Quand vous arriverez à l’âge adulte, on reparlera de toutes vos foutaises passées ! …

Passablement agacé par ce qu’il venait de lire, le quinquagénaire se dressait de son siège, l’envoyant presque valdinguer. Peu importe, il devait penser à autre chose. Se saisissant d’un verre, il laissait la liqueur couler à foison dans son récipient, et s’envoyait directement la boisson au fond du gosier ! Boire pendant le service n’est certes pas recommandé, voire même toléré ; mais il faut parfois vaincre le mal par le Mal. Et ici, il préférait finir ivre dans son bureau plutôt que d’avoir à lire encore un de ces foutus rapports sur des missions à trois ronds, avec des mioches incapables de faire preuve d’un peu d’effort en ce qui concerne la grammaire et la conjugaison des temps présents … .

Le vétéran des guerres de notre Âge se serait résigné à retourner à son bureau et à souffrir d’une nouvelle lecture, si son esprit n’avait pas été happé par autre chose. Dirigeant ses pas vers la baie vitrée qui lui offrait une splendide vue sur le Shozaichi, il venait de ressentir quelque chose d’étrange. Une sorte de frisson ; un Genjutsu ? Depuis son affrontement contre un Konohajin qui était parvenu à le mettre dans un sale état, Kakeshuou Samui semblait plus irrité et ainsi plus réceptif à ce genre de réaction. Quoi qu’il en soit, Genjutsu ou non, ce qu’il ressentait d’ici était évident. Une aura meurtrière, qui s’avançait vers le Quartier général. Encore un fou qu’on avait laissé rentrer sans contrôle, ou un homme venu délibérément chercher les noisettes ? Difficile à estimer. Il y avait fort à parier que le Capitaine de l’Ôdâ n’était pas le seul à avoir remarqué une telle présence ; une telle agressivité … .

La meilleure chose à faire était certainement d’agir personnellement. Profitant de cette occasion pour abandonner son travail quotidien et lassant de Capitaine du Shukaï, l’homme préférait s’emparer de ses armes, et se couvrait les épaules de son habit blanc avant de quitter la pièce. Bientôt, il pourrait affronter ce fameux mystère qu’il ne parvenait pas encore à élucider … .

L’intriguant était sûrement en train de frivoler avec ceux qui lui servaient de guide. Ayant déjà pleinement fait part de sa personnalité détestable et troublée, seule l’arrivée et celui qu’il devait rencontrer semblait digne d’intérêt à ses yeux. Le reste n’était que du menu-fretin, dont il aurait pu se débarrasser en très peu de temps. En vérité, il restait un parfait inconnu pour beaucoup de monde ; la question se posait donc de savoir ce qu’il faisait en ces lieux. Arrivé sur la petite place située face au Palais du Triumvirat, l’homme risquait de rapidement perdre patience s’il n’était pas considéré comme il l’espérait. Mais c’était jouer à un jeu bien dangereux que de vouloir accaparer toute l’attention. A vouloir attirer les bestioles, on finit par faire sortir les plus féroces de leurs tannières.
La porte du Palais s’ouvrit pour laisser s’échapper une aura des plus sombres et des plus hostiles. Bien que les gardes restent sur place, leurs visages ne pouvaient que trahir cette once d’inquiétude à l’approche de l’homme tant redouté. Laissant un léger nuage se former à l’entrée des lieux – était-ce poussiéreux ou hanté ?!? – la silhouette qui s’en dégagea avait déjà sorti ses armes. Préférant être prêt à faire face à la personne inconnue avec toute sa force de caractère et physique, le Capitaine de l’Ôdâ se présentait au sommet des marches. Air majestueux, presque sacro-saint, il toisait cet homme qui émettait une telle animosité à l’égard de tous ceux qui se trouvaient dans son voisinage proche.

~ J’ignore qui tu es, Étranger. Mais il est clair que si tu manifestes davantage d’hostilités envers nous, tu pourrais amèrement le regretter. On ne se présente pas au Quartier Général de l’Alliance des Pays Neutres pour faire un scandale. Dis moi qui tu es, et ce que tu viens faire ici ! …

Un ton sec, à n’en point douter. Impérial ? Assurément ! Le vieux renard que vous observez là est prêt à se croire Maître des lieux et tout puissant devant la petite assemblée. Et il est clair qu’il le prouvera si cet homme continue à faire preuve d’une telle agressivité à l’égard d’autrui … .
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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Ven 15 Aoû 2014 - 12:57

Devant les portes du Palais, j’attendais que celles-ci s’ouvrent. Ce n’est qu’après quelques longues minutes qu’un écho de grincement résonna dans l’immensité de l’Alliance tandis que l’ouverture était proche. J’eus alors la chance de voir l’intéressé. Le charisme qu’il dégageait était impressionnant. C’était comme si une lumière sainte s’illuminait derrière lui. Une sorte de Dieu ? On pourrait aisément le croire. J’entrai donc dans l’immense hall et fit face au Capitaine de l’Ôda. Je ne montrais aucune once d’étonnement ou autre pouvant compromettre mon objectif.

Je me retournais et regardai les gardes qui continuaient de se méfier. Un simple regard noir avait suffit à les faire dégager nous laissant seul : Kakeshuou et moi. Les portes se refermèrent derrière moi tandis que nous étions dans une certaine obscurité. Un signe de tête en guise de salue avait suivi ses paroles divines, permettant aussi d’accusé réception de ce qu’il m’avait annoncé.

Je mis ma main dans la poche et en sorti un parchemin : le même qu’à l’entrée principale. Je posai mon index sur le sceau et un son strident aussi rapide qu’un flash et aussi fort qu’un réacteur d’avion résonna dans toute la pièce : mes sourcils se froncèrent. Même pour un utilisateur de l’Onkyôton, ce son mettait tout de même nos tympans à rude épreuve. Le parchemin n’était plus scellé et se déroula jusqu’au sol. Mes yeux se posèrent sur les écritures tandis que je relevai la tête vers le Capitaine et prit la parole d’un ton neutre.


→ Inutile de prendre cet air supérieur, Kakeshuou. Je sais beaucoup de chose sur vous, et sur l’ensemble des personnes du Shûkai, ainsi que les diverses réunions qui eurent lieu, les attaques et j’en passe…

J’avais annoncé la couleur. Je n’étais pas venu tel un touriste : j’avais prémédité mon arrivé et je lui avais fait comprendre. C’était l’essentiel. Maintenant qu’il savait que je n’étais pas un ignorant, je devais lui faire part de la volonté de Kamejirô de partir à la recherche de l’Homme Masqué, mais aussi de lui faire part du passé de l’ancien ANBU de Konoha.

→ Je viens vous informer d’une chose relativement importante. Je suis un collaborateur très proche de Kamejirô. Je l’ai rencontré à la suite de son massacre familiale et de sa désertion de Shimo. C’est moi qui l’ai formé. Je lui ai donné tout mon savoir en ce qui concerne les combats, et quelques astuces à appliquer pour administrer les pires souffrances physiques. Un sourire se dessina sur mon visage. Depuis notre séparation, nous nous sommes promis de nous revoir, et nous avons tout deux fait un pacte. Nous nous sommes donnés depuis le début toutes les informations que chacun possède. Il possède un parchemin sur tout ce que j’ai pu effectué depuis que nos chemins se sont séparés, et inversement.

Le parchemin que j’avais dans la main était la preuve de tout cela. Je tournai le papier pour qu’il puisse jeter un oeil dessus tandis que je repris la parole, tranquillement comme si je maîtrisais la situation.

→ Je viens donc de sa part, vous informant de sa volonté de quitter le Shûkai et de partir à la recherche de l’Homme Masqué. Il était rongé de l’intérieur par son envie de vengeance au point qu’il ne pouvait se permettre de se donner corps et âme à l’avancé de l’Alliance. Il m’a demandé de venir vous voir dans le but de le remplacer au poste de Bras Droit du Buki. D’après lui, je serais le seul à pouvoir prendre sa place : tant par ma connaissance des lieux, du savoir concernant les différents grands événements du Shûkai, et de ma force brute.

Tout en prononcant ces mots, j’enroulais le parchemin. Une fois cela fait, je souriais tout en le lançant dans la direction du Capitaine. Je m’inclinais légèrement preuve de mon profond respect envers la personnalité que j’avais en face de moi.

→ Je connais tout du passé de Kamejirô, et de sa carrière à Konoha. Tout ce qu’il a oublié dû à son amnésie se trouve dans ce parchemin que vous tenez dans vos mains. Je suis prêt à beaucoup pour reprendre sa place, faire preuve de ma bonne volonté et de contribuer au Shozaichi pour qu’il devienne la puissance numéro une !

Je me redressais tandis que je jetai un regard, droit dans les yeux de mon interlocuteur. J’espérais qu’il accepte ma demande. Qu’il accepte d’accéder à la dernière volonté de mon ancien élève. Je tenais tout de même à soulever un point crucial.

→ Je suis conscient qu’il est inconcevable d’accepter une requête aussi importante de la part d’un individu fraîchement arrivé. Mais je viens en paix. Je ne tiens qu’à une seule chose : que le Shûkai devienne une puissance majeure dans le monde. C’est pour cela que je viens et que je vous donne tout ce que je sais. Je vous fais confiance Kakeshuou. Je sais que vous êtes une personne sage, qui prend souvent la bonne décision. J’espère que là aussi, vous prendrez la bonne et que vous accepterez de me laisser ma chance...
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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Sam 16 Aoû 2014 - 3:12

Ayant fait forte figure d’entrée de jeu, le Capitaine de l’Ôdâ observait avec calme et sévérité cet individu qui avait fait une telle entrée. Sur d’autres toits des environs, quelques silhouettes se dessinaient dans les ombres, restant dissimulées mais ne perdant rien de la scène. Sachant qu’il était désormais observé et sous bonne garde, Kakeshuou Samui avait soulagé de voir que sa première impression n’était pas fausse. En dégageant une telle agressivité, une pareille hostilité, il devenait évident que plusieurs hauts gradés se rendraient rapidement sur les lieux, par crainte d’une nouvelle attaque. Le Chef de la Section Ordre n’était pas seul face à cette situation encore peu précise. Et il ne tenait pas à faire preuve d’ouverture et de confiance face à un total inconnu qui semblait pourtant le connaître personnellement ! Étrange … .

Histoire de poser les formes, Kakeshuou Samui adressait un signe de tête aux hommes ayant escorté jusqu’ici l’individu. S’il n’avait pas remarqué l’attention qu’il captait auprès des forces de sécurité, la tripotée de gardes se plaçant autour de lui serait totalement inutile pour la suite des évènements. Et le quinquagénaire – malgré son grand âge – restait confiant sur ses capacités à neutraliser un freluquet fraîchement débarqué et se pensant assez fort et sûr de lui pour tenter d’imposer son rythme. Restant à cette hauteur, se présentant maintenant de face, le vieux combattant n’en restait pas moins katana au clair, regard froid et tête hautaine sur son visiteur. Il ne comptait pas se montrer serviable pour une belle histoire présentée sur un plateau.

Expliquant la raison de sa présence, et le rôle qu’il s’était donné, l’homme faisait ici connaître le chemin qui l’avait mené jusqu’à l’Alliance. Ayant une étroite relation avec le Bras-Droit du Buki, l’homme originaire de Konoha. Détaillant la situation de ce dernier, cet étranger disait venir remplacer le Bras-Droit, et vouloir donner un coup de pouce à l’organisation naissante. Une bien belle affirmation, pour un homme qui espérait certainement obtenir rapidement un poste de haut gradé dans le Triumvirat. Le pauvre était loin de se douter que toute cette conversation ne pouvait qu’être très mal perçue et acceptée par le Vénérable. Après tout, ce n’était pas en ayant la clé de l’énigme que l’on résolvait tous les problèmes ! Demandez à ces malheureux qui espèrent un jour avoir ce légendaire coup de fil de l’administration pour entendre que tout est réglé ! La seule fois où ce fut le cas, c’était pour dire que les Archives avaient brûlés ! Bref … .
Le Capitaine de l’Ôda, attrapant au vol le parchemin, posait ses yeux de glace sur ce dernier, et les replaçait pour conserver l’homme en ligne de mire. Aucun sourire. Toujours ce rictus bulldogien, antipathique, qui faisait clairement comprendre que le Dernier des Kirijins n’appréciait pas du tout ce genre de situation. Et ses premiers mots le firent comprendre.

~ Dans un premier temps, t’adresser à moi ne sera pas comme parler à un vieux pote. Si tu m’interpelles, ce sera soit par mon nom, soit par mon rang, mais avec les usages officiels attendus. Ne t’attends pas à mes bonnes grâces en me côtoyant comme si nous étions des frères … .

Une entrée en piste pour le moins franche et directe. Il est vrai que, pour un homme si fortement attaché aux civilités et au respect sous toutes ses formes – relais indispensable des usages et de la tradition dans ces temps troublés par une jeunesse aventurière et des temps durs pour chacun – il n’allait pas se laisser approcher aussi facilement par n’importe qui. Et, aux dernières nouvelles, et malgré tous les éléments qu’on lui avait offert sur un plateau d’or, il ne connaissait cet énergumène ni d’Adam ni d’Eve !
L’Ancien amorça une descente en posant son pied sur une première marche.

~ Par ailleurs, je suis obligé d’être très contrarié par cette entrée en scène … . Personne ne te connaît, tu entres avec une aura qu’on ne pourrait que qualifier de menaçante … . Tu dis être proche de Kamejiro et que ce dernier a « quitté » le Shukaï ; bref, autant dire déserter ! et que tu es là pour le remplacer … . Tu comprendras que pour l’heure, j’ai un premier devoir dont je dois me charger.

Et sur ces paroles énigmatiques, le vieux sage – comme son interlocuteur l’avait appelé – levait la main en direction des toits à proximité. Indiquant d’un mouvement leste du poignet l’Est, il ordonnait aux hommes situés à proximité de se rendre au plus vite dans le bâtiment réservé à la Section de Combat. Si le Bras-Droit était effectivement manquant, et si son Capitaine ne pouvait pas répondre de sa présence, alors il s’agissait d’une situation très grave ! Peu importe les raisons, peu importe les conditions : un départ était, dans le Monde Ninja, un acte contraire à la Loi ! Et quiconque bafoue ne peut plus se dérober de ses conséquences. Si Kamejiro avait besoin d’aide ou d’un temps pour ses propres affaires, il devait en faire part à ses supérieurs. La situation n’était donc pas acceptable ; encore moins pour celui qui était le Garant de l’Ordre et de la Justice dans ces murs.
Un deuxième pas sur une marche un peu plus bas. S’arrêtant là, Kakeshuou Samui se trouvait à moins de cinq pas de son interlocuteur ; légèrement surélevé, sans pour autant redresser la tête pour affirmer sa supériorité. Ne quittant pas l’individu du regard, il espérait presque le percer à jour en le fixant de la sorte.

~ Pour revenir à tes propos, tu l’as dis toi-même. Rien ne me permet de te croire, et encore moins de te faire confiance. Que tu saches tout de nous ne peut que dire que tu es bien informé, voire même un peu trop. Quant à la succession au poste de Bras-Droit, saches deux choses. Dans un premier temps, il est quantité de personnes plus qualifiées que toi dans ces lieux : pour la simple et bonne raison que nous les connaissons, ainsi que leurs capacités, ce qui n’est pas ton cas. Deuxièmement, c’est au Triumvirat et au Capitaine du Buki de décider de son Bras-Droit. Un quelconque successeur « auto » désigné ne saurait faire l’affaire. Que peux-tu réellement m’apporter pour me permettre d’avoir foi en toi … ?
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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Dim 17 Aoû 2014 - 16:45

Son discours se termina sur une question à laquelle je m’attendais. Que pourrais-je lui apporter ? Cela était une bonne question à laquelle j’allais très vite répondre. Fermant les yeux en expirant de lassitude, je me laissai tomber en arrière et me mis assis sur le sol. Le dos bien rond, les coudes posaient sur mes cuisses en position du lotus, je mis ma tête sur l’un de mes poings fermés tout en lui répondant.

→ A toi, je ne peux rien t’apporter de particuliers. Dis-je avec un calme olympien. En revanche, je peux apporter de grandes choses au Capitaine du Buki et au Shûkai en général. Un temps de réflexion avant de reprendre. Comme je te l’ai dit, j’ai formé Kamejirô. Et il a réussi à être le second de la section combat du Shozaichi. Je suis du genre intolérant avec mes élèves et je ne les lâche que quand je les sens prêt à quitter le nid. Je relevai la tête en souriant. Imagines l’armée que vous pourriez avoir si je prends sous mon aile certains éléments d’ici ?

Effectivement, si Kamejirô - promis à un grand avenir - avait réussi à atteindre un poste si convoité grâce au savoir que je lui avais inculqué, il ne faisait aucun doute que je puisse le remplacer très aisément. Je connaissais déjà tout du Shûkai, du Shozaichi, et du reste du personnel. Je connaissais aussi très bien les capacités de Samui Yuki : une kunoichi avec laquelle l’ancien bras droit s’était confronté. J’inclinai la tête de côté tout en observant le vieux droit dans les yeux, j’allais toucher un point plus que sensible.

→ Je possède aussi beaucoup d’information sur… Hmm… Comment s’appelle t-elle déjà ? Ah oui ! Samui Yuki… Un sourire se dessina sur mon visage tandis que je jubilais intérieurement. Kamejirô eut l’occasion de se confronter à elle lors de diverses missions. Mais bon, ce n’est qu’un détail n’est-ce pas ?

Dans ma tête, si je n’obtenais pas ce que je souhaitais, il ne faisait aucun doute que le Shûkai deviendrait mon ennemi numéro un. Et ça, j’étais persuadé que Kamejirô le savait ! Il ne souhaitait pas voir tomber l’Alliance des pays neutre. Mais si je ne pouvais lui succéder, je ne pouvais me le permettre. Je me relevai faisant à nouveau face à Kakeshuou et me rapprochai de lui pour n’être qu’à un mètre de distance.

→ Comme je te l’ai dit, je ne suis pas ici pour être une menace, mais plutôt pour être un atout pour le Shozaichi. Tu es bien trop méfiant, Kakeshuou ! Je me tus d’un coup avant de reprendre. Tu ne peux décider de qui va prendre la place de Kamejirô, alors tu m’es inutile. Ramènes moi le Capitaine du Buki, je vais m’entretenir avec lui et lui prouver qu’il n’y a pas meilleur élément pour succéder à mon frère !

C’est à ce moment là que je libérais une énième partie de mon aura rendant le hall d’entrée du palais inaccessible à qui ne pouvait supporter une telle pression spirituelle. Il ne faisait aucun doute que le vieux présent face à moi avait les épaules assez solides pour tenir le coup mais je voulais tout de même marquer le coup.

→ Si tu n’accèdes pas à ma requête, je te fais la promesse de partir sans faire d’histoire et tu n’entendras plus parler de moi…

C’était bien évidemment un coup de bluff. Je n’ai aucun scrupule à attaquer dans le dos et c’est ce qui arriverait s’il refusait que je vois le Capitaine de la section combat du Shozaichi… Alors le vieux, que vas-tu faire ?
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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Jeu 21 Aoû 2014 - 0:27


Bon, ne le cachons pas : les choses partaient assez mal. Jouant d’abord la carte de l’agressivité, l’étrange inconnu avait ensuite porté l’uniforme du remplaçant bien intentionné ; pour finir sur la carte de la menace et de l’intimidation ? Mais c’est qui ce plot, en fait ?! Car, mis à part sa tendance à s’attirer la méfiance et la colère d’autrui, rien ne dit qu’il soit aussi compétent et efficace qu’il le dit ! Son seul témoin ? Le Bras-Droit qui vient de disparaître ! Peu cher, y-en a d’autres comme ça ? Bref, tout un décor et une présentation qui imprimait une sacrée ambiance sur le terrain … sauf celle de la confiance mutuelle et du respect. Et lorsqu’on a un vieux grincheux, fier de son parcours et de ses capacités comme Kakeshuou Samui, élevé, éduqué et mariné à la vieille sauce traditionnaliste Samui, ce genre de début ne fait jamais bonne impression … .

Ayant demandé un minimum d’informations à cet homme qui prétendait à un poste des plus prestigieux du Shukaï, le Capitaine de l’Ôdâ restait un peu pantois. Certes, la façon de traiter ses élèves ; certes, il veut être un point central pour l’armée de l’Alliance ; certes, il détient des informations. Le problème restait pourtant entier ! A part sa « comparaison » inexistante avec son camarade passé, Kamejiro, ce personnage ne semblait pas avoir grand-chose à proposer.
Venait alors, pour celui qui ne semblait pas vraiment croire en ses arguments, des éléments secondaires qui plongeait une nouvelle fois le quinquagénaire dans la perplexité la plus totale. Des informations sur sa nièce ? Quel intérêt, pardon de la chose ! Si le vieux briscard souhaitait avoir des informations sur celle qui était en vérité sa fille, il avait largement assez de d’influence, de pouvoir et de force dans la voix pour les obtenir !

Mais c’est finalement les dernières déclarations qui glacèrent à jamais toute entente entre les deux hommes. Annonçant subitement « l’inutilité » de son interlocuteur, Nnoitra espérait ainsi passer l’étape gênante que représentait le Chef de l’Ordre, pour captiver l’intérêt de celui du Buki par la démonstration de la force brute. Pauvre idiot, tu viens officiellement de te déclasser aux yeux de tout autre candidat ! Montrer un tel manque de respect envers un supérieur était la preuve d’un manque total de confiance et d’une incapacité à lutter durablement avec des arguments fondés, plutôt que de chercher l’évitement. Malgré ses derniers propos, cela ne représentait pas un rattrapage pour le vieux gripsou. Personne n’a de cours de reprise avec le Dernier des Kirijins.

~ Je te suis peut-être inutile, mais jusqu’à nouvel ordre, tu es non seulement un étranger pour cette Alliance, mais je suis aussi ton supérieur dans l’éventualité où tu intègrerais nos forces. Et si tu tiens à obtenir ta place ici, il va devenir important de faire preuve d’un peu plus de respect envers les autres. Menacer tes comparses, prétendre avoir des informations compromettantes sur ma Race ou vouloir supplanter le Maître des lieux : autant d’éléments qui me disent de t’envoyer paître sous d’autres cieux ! Si ce n’est pas me débarrasser de toi …

Comme quoi, même les hauts responsables peuvent devenir inquiétants. Et personne n’aurait douté des propos de l’Ancien ! Après tout, il restait ici sur son fief, et n’entendait pas se faire menacer ou intimider par un parfait étranger. S’il demandait de l’aide, il en aurait. Et peu importe les sacrifices, l’homme serait mis hors d’état de nuire. Et c’était le plus important. Le regard de plus en plus rigide et froid du Capitaine montrait qu’il pouvait à tout moment l’ordre fatidique.

Mais le chakra qui se manifesta dans le dos de Kakeshuou Samui n’était pas inconnu. Un instant retenu, l’homme adressa un furtif regard dans son dos. Et de cette silhouette qui sortait de l’ombre, il parvenait à reconnaître la signature. Peu d’hommes pouvaient avoir une telle présence dans ces lieux. Et même s’il regrettait amèrement son ancien compagnon d’armes, et qu’il ne saurait faire pleinement confiance à celui-là, le vieux Samui savait bien que l’individu s’approchant des portes du Palais pour en sortir était le Capitaine du Buki, celui tant attendu par le visiteur indésiré.
Soupirant à l’idée que ce débat ne s’achèverait pas avec lui, le vieux Lion des Neiges tourna son dos de dédain à l’invité, et se tourna directement vers celui qui se dévoilait hors de l’ombre.

~ Tiens, Suoh … . Ya un gars étrange qui veut te voir, et qui veut remplacer l’ancien Bras-Droit. En ce qui me concerne, c’est un freluquet qui se croie plus haut que tout le monde, et qui prétend occuper une place de choix au sein de l’Organisation. Tu ferais bien de le foutre à la porte … . Mais je te laisse seul juge sur l’affaire … . Mais je veux un rapport sur le départ de Kamejiro dans les plus brefs délais ! On ne laisse pas partir un Bras-Droit du Shukaï comme ça ! …

Sur ces mots – ou plutôt ces ordres ? – et sur ce ton autoritaire, la crinière blanche disparaissait dans l’ombre du Palais, laissant les deux hommes se débrouiller plus avant. Quoi qu’il en soit, il n’avait déjà pas pleine confiance au Capitaine du Buki. Si cet homme devenait son Bras-Droit, c’était d’une section entière qu’il faudrait se méfier ! La paix pouvait-elle durer au sein du Shukaï … ?
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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Sam 23 Aoû 2014 - 16:20

Le vénérable Kakeshuou. Il n’avait pas usurper sa réputation, et c’est avec un grand plaisir dissimulé que je lui faisais face. Que j’osais lui tenir tête alors que j’étais sur son terrain. Mais j’avais une autre idée derrière la tête. Certes, elle allait à l’encontre de la volonté de Kamejirô, mais mon envie de m’amuser avec eux était plus forte que l’envie d’atteindre les objectifs de mon ami. Aussi, je m’inclinai légèrement, et décidai de leur mettre à l’envers. Sur un ton des plus dociles et respectueuse, je pris la parole tout en restant très légèrement incliné.

→ De toutes évidences, nous ne nous entendrons pas, Kakeshuou. Aussi, je propose quelque chose qui pourrait peut-être vous rendre service…

Je fis un léger signe de main tandis que le parchemin présent dans les mains du Capitaine de l’Ôda commençait à se consumer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Des copies ? J’en avais des tonnes dans un second parchemin : j’étais du genre prudent, et je n’aimais pas qu’on me pique mes affaires - dans le doute, je préférais neutraliser ce bout de papier où de nombreuses preuves et autres étaient présentes.

→ Je viens de neutraliser le parchemin qui contenait tout ce que je savais sur votre Alliance. Je n’en ai aucune copie : par soucis de discrétion, je préférais garder l’original et sécurisé celui-ci jusqu’à la mort.

Je vis derrière le Capitaine du Buki. Son émanation de chakra était relativement écrasante au point que je serrais les dents pour résister à cette pression spirituelle. Un signe de tête en guise de salue tandis que je fis quelques pas en arrière. Mon dos se colla contre l’immense porte derrière provoquant la curiosité des gardes qui décidérent d’ouvrir celle-ci.

→ Je ne comptais pas provoquer quoi que ce soit. Mon animosité aura été la cause de l’échec des négociations, mais comme je vous l’ai dit, je venais en paix. Aussi, je prends la décision d’abandonner toutes tentatives de négociations et je me retire de vos terres. Vous ne risquez rien venant de ma part, et je vous prouverais ma bonne volonté ultérieurement…

Je tournai le dos et quittai les lieux. Arrivée à l’extérieur, je ressentais toute la pression diminuait et il était maintenant possible de respirer. J’étais naturellement escorté par deux gardes qui prit soin de me ramener à l’entrée principale. Je les observais tout deux du coin de l’oeil. Mon discours avait-il eut raison de leur méfiance ? Peut-être bien. Je n’allais rien risquer, pas maintenant : j’avais d’autres choses en tête et j’allais de suite mettre les préparatifs en cours. Mais pour ce faire, j’avais besoin de personnes qui seraient d’accord pour me suivre… La quête du Shinobi parfait allait pouvoir commencer et je me pourléchais d’avance tant l’excitation m’avait prit dans son étreinte !

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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Dim 24 Aoû 2014 - 12:11


Il arriva au bon moment.

En quelques instants il avait prit place dans la scène. Une clope à la bouche, les cheveux rouges en arrière, la veste vissée sur le dos. Le vieux comme il l'appelait souvent était déjà là, droit comme un i fier comme un seigneur. Il le pouvait en même temps, d'une certaine manière Kakeshou était l'ossature de cette nation. Mais, n'allez pas croire que Suoh n'avait pas sa part d'importance dans ce grand puzzle, il en était une pièce unique lui aussi. Peu d'hommes étaient capables d'atteindre un tel niveau, ce n'était pas non plus pour rien qu'il fut choisi comme Capitaine de l'armée. Sa puissance somnolait et il n'était pas prêt de révéler sa véritable force.

Le Captain scruta les deux protagonistes qui se trouvaient devant lui, il y eut l'homme de glace et cet inconnu au bataillon. D'une apparence plutôt étrange, puis en regardant d'un peu plus près on pouvait se demander si il ne s'agissait pas d'une femme. Néanmoins la puissance qui se dégageait de cet homme était tout de même impressionnante, Suoh restait vigilant malgré tout, se contentant de tirer sur sa clope. Il prit alors l'homme en chasse, suivant ses pas puisque ce dernier avait décidé de quitter les lieux, c'était un mauvais choix. Notre héros à la chevelure rouge souhaitait en apprendre plus sur celui-ci et il était temps de rentrer en action.

Ils quittèrent alors la capitale, une fois les portes fermées, le Capitaine du Buki fit sentir sa présence dans le dos de l'homme. Il ne connaissait guère son nom, mais androgyne devrait très bien correspondre dans un premier temps. Suoh souriait, clope à la bouche, il avait hâte d'entendre ce que cette chose souhaitait.
En fait une telle puissance aurait été bénéfique pour la capitale, néanmoins il fallait s'assurer que les intentions de cette personne n'étaient pas mauvaises. Dans cette option, le Shûkaï serait obligé de l'éliminer.

- Hey l'androgyne ! Tu me voulais quoi ?


L'homme allait surement se retourner, Suoh fuma une grosse latte sur sa cigarette, quelques fumées s'en échappèrent. Inconsciemment il armait sa défense, mais l'homme ne pouvait le savoir. Simple mesure de sécurité. Sourires aux visages tel un enfant, le Capitaine allait pouvoir se distraire un peu et de plus il pourrait embêter le vieil homme en ramenant l'androgyne au Shûkaï. Peut-être que dans le fond Suoh avait trouvé la faiblesse du vieux crouton ...





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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Dim 24 Aoû 2014 - 20:36

Je venais de quitter le palais. Je n’étais plus qu’à quelques mètres de la sortie. Je sentais une odeur nauséabonde mais je ne me retournai pas de mon objectif : quitter le Shûkai et revenir avec une petite armée dans le but de m’amuser. Mais, une fois dehors, les choses changèrent. J’avais été suivit. Par qui ? Le Capitaine du Buki était derrière celui de l’Ôda lorsque j’avais décidé de partir. Était-ce lui ? C’est alors que j’entendais l’individu prendre la parole, me demandant ce que je lui voulais avec le dénominatif “androgyne”. Humpf. D’une manière plus qu’élégante, je me retournai et le vis, là. Lui. L’Homme avec un grand H responsable de l’armée du Shozaichi. Je croisais les bras d’une façon quelque peu efféminé tandis que la fumée de sa cigarette vint me sensibiliser les narines. D’un simple geste, je retirai la fumée de ma main donnant un coup dans le vide à hauteur du nez.

→ Voilà une odeur à laquelle je saurais m'accommoder…

Effectivement, je détestai l’odeur de la nicotine. Elle piquait le nez, et en plus de cela, ça sentait fort et mauvais. Je fus presque soulevé d’un haut le coeur tant j’haïssais l’odeur. J'étendais mes bras d’un air las tandis qu’un petit gémissement de soulagement sorti du tréfonds de mes entrailles.

→ Je venais en paix. Vous avertir de la désertion de Kamejirô pour qu’il assouvisse sa soif de vengeance contre l’homme masqué. Je suis aussi venu quémander la tolérance du Shozaichi au vieux et prendre la place de l’ancien bras droit. C’est lui-même qu’il m’envoie dans le but de le remplacer. Je riais tant l’ironie était à son comble. J’avais un parchemin réunissant toutes les preuves de ma bonne foi, mais le papy a préféré m’ignorer et être imbu de sa personne préférant que je lui parle comme si je m’adressais à dieu.

Je m’approchai un peu plus de lui tandis que je mis l’index sur ma bouche. Un secret entre nous dans le but de le mettre en confiance. Pour qu’il puisse voir que je lui faisais confiance de par son statut au sein du shozaichi. Je mis ma main dans ma poche délicatement et sorti un second parchemin. Sur celui-ci était inscrit la même chose que celui ayant été consumé dans les mains du chef de l’Ôda. Je lui mis au niveau de son torse tout en lui expliquant.

→ C’est la copie du parchemin que je détenais avant de le détruire. Dessus se trouve toutes les informations relatant de la vie de Kamejirô : dès lors que je l’ai pris sous mon aile pour qu’il devienne ce qu’il est devenu, jusqu’à sa désertion. En aucun cas je voulais m’en servir à l’encontre du Shûkai : ce n’était pas la volonté de Kamejirô. Il souhaitait que je sache tout cela pour avoir un atout dans la manche pour avoir la possibilité de le remplacer.

Je m’inclinai légèrement. Lui, je le respectais. Il avait l’aura que je voulais retrouver. Il avait l’étoffe d’un chef. Il était aussi simple que moi et ne péter pas plus haut que son cul. Son aura était si écrasante qu’elle me paralysait presque. En bref, je le respectais et saurai lui obéir.

→ Je ne venais pas créer le trouble. Je venais simplement fournir des informations. C’est chose faite : c’est à vous de me faire confiance. Si vous doutez, je me casse. Je peux être un atout pour l’Alliance : saurez-vous saisir votre chance ?
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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Lun 25 Aoû 2014 - 23:39


Il observa l'Homme.

Ce n'était pas l'homme qu'il scrutait, mais bel et bien l'Humain. Oui cet être avec toutes ces facettes complexes, déceler un mensonge, un mauvais geste, une attaque ? En fait il était difficile pour Suoh de faire confiance si facilement, ah vous l'auriez compris, il s'observait lui même. Pourquoi l'Humain était-il si méfiant ? L'être en face de lui semblait de confiance malgré une dégaine qui en disait le contraire, mais bon. Sa gestuelle était aussi à désirer, c'était vraiment à la limite de la féminité, néanmoins Suoh ne prêtait pas attention à tout ça. Il l'analysait, c'était comme si vous rencontriez un inconnu à qui vous devriez faire confiance sur le champ. Plutôt difficile n'est-ce pas ? Surtout quant celui-ci ne cesse de gigoter dans tous les sens.
De plus il semblait avoir des informations qui se pourraient être intéressante pour Suoh, Kamejiro avait disparut tout comme Shio un peu avant l'arrivée de notre protagoniste au Shûkaï. Ce serait surement pour lui un bon moyen d'en apprendre plus sur son prédécesseur ou bien même sur la capitale en elle même.

- Un homme qui déserte, qui quitte sa famille, sa demeure, ses rêves, pour se venger d'un affront ça te fait rire toi ?


Le regard était sombre, Suoh remettait les choses à leur place. Il pouvait paraître cool, voir même drôle des fois, néanmoins il savait conserver un minimum de sérieux dans ce genre de situation. L'aura meurtrière était toujours belle et bien présente, peu importe si il avait peur ou non, c'était comme ça et pas autrement. Le capitaine voulait le voir ravaler son rire, sa glotte trembler, ses mains s'agiter. Une sorte de punition pour l'affront qu'il venait de commettre.
Mais bon, il était jeune, insouciant, rêvant de gloire et peut-être même de liberté. Un combat ? Non ça ne servirait à rien. Une leçon de morale ? Non plus. Une dernière solution s'offrait donc à notre homme, pour lui, il s'agissait de la meilleur, voyons voir si son interlocuteur à de la patience :

- Assieds toi, nous allons bavarder un peu. Je pense que tu en as tout le temps hein.


Il lui montra un rocher non loin de là où l'homme pourrait s'assoir. Suoh prit place non loin de là sur une pierre, maintenant ils allaient pouvoir discuter un peu plus sérieusement de tout ça. Le capitaine ralluma une cigarette, il avait bien vu que cela gênait notre homme, il le faisait exprès. Après tout son interlocuteur avait dit qu'il pourrait s'en accommoder, testons sa parole alors. Après tout il y à une différence entre ces dernières et les actes. Bien, tirant une latte sur sa cigarette tout en observant l'inconnu, le capitaine prit la parole une fois de plus, le ton était toujours sérieux, sans en faire de trop non plus, il demeurait un Homme face à un Homme.

- Bien, j'ai bien entendu tout ce que tu avais à me dire. Laisse moi te faire le topo, tu possèdes des informations qui peuvent nous être utiles certes. Mais ... Tu restes un inconnu, connu par le passé par un disparu. Tu pourrais très bien avoir tué Kamejiro ou même lui avoir soutiré les informations, tu vois ce que je veux dire ? Enfin bref, dans le fond je m'en moque. Tu peux l'avoir tué, décapité, démembré, je ne le connaissais pas. MAIS. Je connais tout les habitants du Shûkaï, ils sont comme de ma famille. Dans l'optique où je te laisserai rentrer parmi nous, si jamais tu t'en prends à eux je t'envoie dans ma salle de torture personnelle et crois tu ne reverras jamais le jour. Est-ce clair ? Ah et ne te lève pas, nous n'avons pas fini de parler. Moi c'est Suoh, pour toi ce sera Captain et toi c'est quoi ?

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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Ven 29 Aoû 2014 - 23:55

Oui. Cela me fait rire. Telles ont été les paroles que j’aurais souhaité lui envoyer dans la gueule tandis qu’il espérait m’avoir remis à ma place. Je m’arrêtai net. Il ne fallait pas que je fasse un pas de travers avec lui : l’autre, je m’en foutais. Mais lui, je devais être carré. Aussi, je préférai me retenir laissant simplement ma glotte trembloter afin de me contenir d’une quelconque crise de nerf. C’est ainsi qu’après un bref silence de ma part, il m’invita à m’asseoir plus loin, sur un rocher. Je me dirigeai vers celui-ci accompagné du Capitaine du Buki tandis qu’il s’asseyait. Je secouai la tête et mis une seule de mes fesses sur la pierre : je ne souhaitais pas m’asseoir, je n’aimais pas cela. Une position que je considérais comme nous rendant vulnérable à une attaque. S’en suivit sa longue tirade.

« Ne t’inquiète pas. Je ne ferais aucun mal aux habitants du Shûkai. Ce n’est aucunement mon but. »

Voilà. Il ne me croirait peut-être pas, mais je n’en avais que faire. Il s’agissait bel et bien d’une seule et unique fois où je me montrais sincère : il valait mieux qu’il prenne cela au sérieux et qu’il me fasse confiance – au moins pour cette fois. Je souriais même lorsqu’il m’annonça qu’il avait sa propre salle de torture : à quoi ressemblait-elle ? Etait-elle imbibée du sang de ses victimes ou luisait-elle comme une véritable salle d’opération ? Ma langue passa sur mes lèvres tant la curiosité me titillait.

« Ta propre salle de torture ? C’est intéressant ça. Je ne me souviens pas avoir lu que Kamejirô avait sa salle de torture… Humpf ! Il faut avouer qu’il s’était adouci en rejoignant le Shûkai. »

Effectivement. Lorsque j’avais connu Kamejirô, il ne vivait que pour le sang. Sa carrière au sein de l’ANBU de Konoha l’avait rendu plus cruel lors des interrogatoires musclés et généralement, les victimes ne réussissaient pas longtemps à retenir leur langue : quand bien même celle-ci n’était pas coupée… Mes pensées vagabondèrent dans les rapports de l’ancien bras droit du Buki… Tant de souvenirs me reliaient à lui… Ouais. Il me manquait et j’étais persuadé que nous aurions pu être une bonne équipe. Aussi, je me jurais une chose : si le Capitaine du Buki ne souhaitait pas que je devienne son Bras Droit, alors je vouerai mon corps et mon âme à la recherche de Kamejirô, et nous nous projetterons dans un avenir glorieux !

« Sinon, pour répondre à ta question, Captain… » Insistais-je montrant que le message était passé. « … Je m’appelle Gilger Nnoitra. Anciennement chef des forces spéciales de Shimo no Kuni. Le pays où naquit notre très cher Kamejirô, au cas où vous n’étiez pas au courant. »

Voilà une chose dont seul le Capitaine du Buki alias Suoh, était au courant. Même Kamejirô n’était pas au courant que j’étais le chef des forces spéciales du pays du givre. J’espérais que cela prouvera à mon interlocuteur que je souhaitais que nous conversions dans un climat de confiance. Et j’allais clairement lui dire.

« Vois-tu, tu es le seul au courant de cette expérience du passé. Généralement, je ne déballe pas ma vie comme ça au premier venu, mais j’ai envie que nous avancions dans une confiance mutuelle : aussi je suis ouvert à la discussion. Cela te convient-il ? »
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Message(#) Sujet: Re: Négociations [PV Suoh] Sam 6 Sep 2014 - 23:40

Il grilla une clope, d'un simple claquement de doigt.

Assis, en observant l'homme qui se tenait non loin de là, il songeait. Devait-il lui faire confiance, le laisser-passer, le refouler ? L'intégré dans son équipe paraissait un plus, après tout, il se présentait à lui comme un ancien chef des forces spéciales, cela devenait intéressant. Néanmoins, qu'est-ce qui prouvait à notre capitaine que son invité ne ferait pas le bazar dans sa nation ? C'était plein de questions qui se mêlaient dans la tête de notre héros. Et comme d'habitude ...
Il se leva et tendu la main avec un grand sourire, il avait réfléchit par instinct, sur un coup de tête. En fait il préférait cela, que toutes les courbettes diplomatiques, si c'était un ancien ami de Kâmejiro, il pouvait donc lui faire confiance.
Tirant une latte sur sa cigarette, il savait que l'homme face à lui allait accepté. Naturellement, puisque c'est ce qu'il attendait depuis le début. Suoh s'éclaircit la voix alors un instant, la cigarette est dans sa main droite. Sa parole est amicale, elle ne laisse rien paraître, il est calme et serein, cela surprend-il ?

- En fait je n'ai pas de temps pour les blablas, je suis en recherche de bras droits. Donc malheureusement, tu tombes bien. Tu seras sous mon aile, toujours dans mon dos, je t'observerai sans cesse. Quant tu croiras être en paix je serai, quant tu seras mauvais, perfide, injuste, je serai la. Et enfin, si tu brilles, deviens un homme respecté de tous fort et fier, je serai là aussi.


Le regard se porta ainsi vers le ciel après cette brève charade. Il était comme ça, toujours à réfléchir, toujours dans ses songes.
Il tira une barre de plus sur sa clope. Le Shûkaï était-il destiné à briller dans l'avenir ? Faire parler de lui ? Se faire respecter des autres villages. Il y avait-il un réel venir pour cette nation, Suoh le désirait en tout cas, il avait tellement souffert pour en arriver jusque là. Alors pourquoi baisser les bras tout de suite ? Se battre jusqu'au bout restait la meilleur des solutions, c'était ça et pas autre chose. Tout pour la nation, le reste pour Captain !
Son regard se reporta alors sur Nnoitra. Un nom plutôt original, tout comme son physique à vrai dire, mais cela ne dérangeait pas notre protagoniste, il en avait vu d'autre dans le fond.

- Les rêves du Shûkaï sont grands, il te faudra être à la hauteur. Je ne te ferai aucuns cadeaux. Et si tu souhaites prendre ma place un jour, il faudra me vaincre en duel. Autant t'informer tout de suite de tout ce qui t'attend.


Les deux se rapprochèrent alors de la porte d'entrée du Sozaïchi, il était temps de rentrer au bercail avec un nouvel ami, ou ennemi. Dans le fond le Captain était méfiant, il ne savait pas vraiment si c'était le bon choix. Pour être franc, c'était la première fois qu'il était aussi pensif et incertain. Seul l'avenir pourrait lui dire si son choix fût le bon, avançant ainsi près de son bras droit, c'était une sacré paire qui s'avançait vers la capitale.
Prochaine destination le palais du Triumvirat, autant faire découvrir tout de suite à notre nouvel ami ce qui l'attendait aussi en avantage. Suoh pensait déjà au sourire de son invité face à son nouveau chez lui, le palais était vraiment splendide et les capitaines y étaient choyés comme des rois. Cela était-il bon ? Chaque homme a le droit de se faire plaisir.
Ils arrivèrent alors près des gardes, contrôle de routine oblige, le Capitaine prit la parole :

- Gardes, voici Gilger Nnoitra, mon nouveau bras droit. Que désormais, un laisser passer lui soit offert et qu'on ne l'embête pas aux portes pour ses déplacements. Bonne journée.

Ce à quoi les gardes acquiescèrent d'un signe de tête, c'était le début d'une nouvelle collaboration.
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Négociations [PV Suoh]

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