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 Demain dès l'aube

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Message(#) Sujet: Demain dès l'aube Dim 17 Aoû 2014 - 1:26

A l'horizon, le crépuscule avait quelque chose d'irréel. Devant les lueurs orangeâtres se dessinaient les monts de la frontière bordant le lac Sennya, et en plissant les yeux on pouvait même distinguer la silhouette du temple du feu s'élever au dessus des pins.

Lors de ces rares instant de poésie, Myakudou Onpu se sentait revivre. En cette période de fouillis, tout ce qui avait à trait à la nature et son éternité le rassurait, et le faisait sentir plein. Il fallait dire qu'il y avait de nombreux espaces à combler en lui depuis les dernières semaines.
La lettre de Miko se froissait entre ses doigts. Il la relisait tous les soirs, et en s'amusant à re-décrypter les messages finaux il était à la fois étonné et effrayé par la facilité avec laquelle il y parvenait. Chacun des mots qui composaient le texte, qu'ils soient codés ou non, lui faisaient l'effet d'une décharge, tant ils le rappelaient à une réalité à laquelle il ne se sentait qu'à moitié rattaché. L'idée d'un retour dans cet univers, d'un nouveau parcours initiatique où il aurait tout à ré-apprendre l'excitait, mais le terrorisait bien davantage.

Quand les dernières rougeurs à l'Ouest s'évanouirent enfin, Onpu fit volte-face du haut de son menhir. Des étoiles perçaient le ciel, mais un épais nuage semblait engloutir l'orient. Konoha devait être dessous.

Maïka eut à peine besoin de regarder son visage pour en capter l'anxiété. Comme d'habitude, sa voix claire et sa diction parfaite ramenèrent On' à terre.

- Ça va bien se passer.

- Évidemment
, répondit-il avec son usuel sourire d'enfant et son air absent. Mais il ne trompait plus personne : c'était un homme désormais. Et ses responsabilités le rattrapaient, bien qu'au final il ne les aie jamais vraiment fuies délibérément.

Ninigi, quand à lui, était accroché au dos de Maïka. Le sommeil n'était pas venu le chercher, ses yeux étaient grand ouverts. Du haut de ses quatre jeunes années, il observait le monde, appréciant paisiblement la compagnie de ses deux parents adoptifs, sans dire un mot.

- J'irai seul, déclara Onpu après quelques minutes de silence.

- Tu sais ce que j'en pense. C'est une mauvaise idée, tu auras besoin de moi.

- Tu en as assez fait, Maï. Je te dois tout, sans toi je serais planqué ou mort à l'heure qu'il est. Mais si les villageois venaient à se douter de ce que je suis devenu...

- Les villageois t'ont déjà accordé leur confiance, tu n'as rien à leur prouver. Ils sont habitués à tes cicatrices.

- Ça n'a rien à voir avec des cicatrices. Je suis une coquille vide, je vaux plus rien...


Il s'arrêta de lui-même. Cette conversation avait déjà eu lieu la veille au soir, et en plongeant ses yeux dans ceux du petit Ninigi, Onpu se souvint des mots de l'enfant, dans lesquels le caractère de Maïka ainsi que son propre tempérament étaient palpables. « T'es nul quand tu dis za. Ze préfère quand tu zoues de la musique. »
C'était vrai. Après tout, il était encore un luthier, et un troubadour des plus confirmés.

Maïka posa une main sur l'épaule du mélomane, en prenant son rare ton d'amie, rassurante.

- On a recollé les morceaux ensemble, On'. Tu ne risques rien. Et pour le reste... tu as encore ton ouïe, c'est l'essentiel non ?

- De ce point-de vue là, on peut dire que je m'en suis bien tiré. Mais on a rien recollé du tout, c'est juste... un déguisement.


Elle n'insista pas. Elle qui l'avait connu si positif, si sûr de lui, voilà que revenait le garçon tourmenté qu'il avait été autrefois, traversant des épreuves auxquelles il ne comprenait rien, à la façon d'un adolescent. C'était un homme perdu.

- Tu veux qu'on révise un dernier coup ?

- Pas besoin. C'est le meilleur moyen de m'embrouiller.

- De toute façon Miko sera sûrement là pour t'accueillir, elle doit t'attendre de pied ferme depuis qu'elle t'a écrit. Tu pourras tout lui raconter.


Au clair des étoiles, Clogs la chauve-souris tournoyait au dessus d'eux, croquant quelques hétérocères à la volée.

- Tu te souviens de son visage au moins, à Miko ?

- Je crois,
mentit-il.
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Demain dès l'aube

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