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 Ultime réflexion

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Message(#) Sujet: Ultime réflexion Mar 9 Sep - 22:53

L’Ombre de la Foudre ne marchait pas, il titubait. S’il s’était éloigné de l’endroit d’où il avait laissé les deux Seki, il savait qu’il était encore dans le Pays du Feu, près des frontières probablement. Sa grande chouette blanche était repartie d’où elle venait. Et à présent, l’homme qui dirigeait un village tout entier n’était plus qu’un simple vagabond qui transportait un petit sac sur son dos et qui ne savait pas où aller.

Les Furyous. La légende disait qu’ils étaient cinq. Que ce soit par l’Homme Masqué, Raiu no Kenji ou même par Monwa lui-même, tous allaient dans ce sens. Dès lors, ce nombre était défini comme véridique. Mais un problème s’était immanquablement posé depuis le Sommet des Kages de Suna. Des Furyous étaient apparus, et s’étaient unis sous une même bannière. Ils étaient au moins neuf, et c’était donc neuf de plus que les cinq du départ…

Peut être pas. Il était tout à fait possible que parmi eux il y ait un ou plusieurs Furyous « réels ». Après tout, seuls les Furyous de Makka et de Kenji étaient connus. L’un s’appelait Shizu et l’autre Tsura. Il en restait donc trois autres. Mais le problème ne pouvait, au mieux, que se désépaissir. Car même si ces trois Furyous étaient présents dans l’armée, il en restait six dont les origines étaient inconnues.

Les Furyous pouvaient-ils ramener des gens à la vie ? Un Edo Tensei ou une technique semblable pourrait expliquer ce surnombre. Mais non, un Edo Tensei ne pourrait être utilisé de manière aussi parfaite et puissante. C’était forcément autre chose. Mais la réalité n’était pas quelque-chose de gênant pour les Furyous, Gogyou Makka l’avait bien prouvé.

Et surtout un autre problème se dessinait. Même s’il y avait un ou plusieurs Furyous « originels » dans cette armée et que les autres n’étaient que des corps ramenés à la vie ou des shinobis à qui on aurait destiné des pouvoirs, comment pouvaient-ils tous ne posséder aucun chakra ? Même si une technique aussi puissante de partage ou d’attribution de pouvoir existant et qu’elle permettait même de ne pas se battre avec du chakra, il faudrait bien que l’invocateur en possède pour utiliser cette technique. Et de toute façon, chaque shinobi aussi faible soit-il possède du chakra. Alors quoi ?

Rien. Il ne semblait pas y avoir de solution. Des corps vivants, se battant avec des techniques surnaturelles et surpuissantes à la manière d’un shinobi dépassant la réalité comme Gogyou Makka l’avait fait, mais le tout sans chakra. Tous connectés, et tous au moins aussi puissants individuellement que Makka l’avait été. C’était impossible et pourtant c’était l’état des choses.

De plus, Monwa avait bien parlé de cinq Furyous qu’il voulait arrêter et se présentait pourtant comme un de leurs semblables. Et il en valait de même pour son armée. Il y aurait donc plus de cinq Furyous ? Alors dans ce cas, pourquoi ne vouloir éliminer que cinq d’entre eux ? Peut-être qu’il y avait au total quatorze Furyous, et que Monwa avait décidé de les rassembler mais que les cinq derniers avaient refusés. Dans ce cas, il aurait menti en disant qu’il aurait scellé l’un d’entre eux sur les territoires du Shûkai.

Et d’abord, pourquoi vouloir les sceller ? Beaucoup réagissaient directement en pensant que c’était une question de puissance, mais ce ne pouvait être ça. Monwa avait détruit à lui seul Kiri et une partie du Pays de l’Eau. Il n’avait pas besoin de plus de force qu’il en avait déjà. Il avait le pouvoir nécessaire pour battre n’importe qui. Peut-être possédait-il une faiblesse, ou peut-être voulait-il juste écarter les cinq Furyous. Car pour les écarter, il fallait les sceller après avoir détruit leurs inhibiteurs. Tout le monde voyait le scellement comme une recherche de puissance, mais c’était la seule façon de vaincre un Furyou. Alors Monwa voulait-il seulement vaincre les Furyous ?

Dans ce cas, ces cinq Furyous – qui n’étaient donc plus que quatre – représentaient une menace. Pourtant, ils semblaient individuellement au même niveau que les autres. Une armée de neuf Furyous contre quatre, le compte serait vite fait. Il devait y avoir autre chose. Et même s’il y avait quelque-chose d’autre, cela n’expliquerait pas pourquoi il y avait neuf Furyous de plus, et pourquoi ils voulaient s’en prendre à leurs congénères.

Tsumei soupira, puis se mordit le pouce avant d’écraser sa main sur le sol. Une dizaine de chouettes aussi différentes que petites arrivèrent au milieu de la forêt. Parmi elle, il retrouva la vielle chouette noire de l’autre fois. La chouette à la couleur noisette était quant à elle toujours là, et semblait heureuse de retrouver certaines de ses semblables.

Le Yondaime déplia son sac. Parchemins manuscrits, et sceaux se bousculèrent. Il rassembla les sceaux, tous semblables, et en attribua un à chacun. Il attacha chaque sceau à une patte, et adressa à chaque oiseau un sourire. Cependant, il garda un des sceaux pour lui qu’il porta à la main. Puis il rassembla les parchemins dans le sac qu’il enroula et donna à la chouette aux couleurs de noisette.
    Envole-toi et rapporte ça à mon bureau. Et n’oublie pas de passer le bonjour à ton Patriarche.
Lorsque l’oiseau s’envola, Tsumei ne put s’empêcher de lâcher un rictus en pensant au fait qu’il n’y remettrait peut-être plus les pieds.

Il se retourna et fit signe aux autres oiseaux de se tenir prêts. Chacun prit une position dans un arbre différent, s’y cache et attendit. Le Karasu retira ensuite les bandages qu’il avait sur les bras. Son regard frôla un instant le « F » gravé dans sa chair. Puis en regardant le ciel, il appuya avec son doigt sur la marque.
    Je suis Karasu Tsumei, un de vos Serviteurs, et j’aimerais m’adresser au Furyou qui manipule les esprits. En réalité, je ne m’adresserai qu’à lui. Et c’est pour lui permettre de récupérer…
Il ferma les yeux, la tête toujours penchée vers les cieux.
    … le sceau de Gogyou Makka.
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Message(#) Sujet: Re: Ultime réflexion Mer 10 Sep - 22:49

L'anguille fut la première à jaillir. Elle mourrait de faim.

L'entité noire s'extirpa du sol comme un geyser, et déploya son corps noir et nébuleux autour de cet audacieux serviteur à la façon d'un serpent géant, le dévisageant avec son absence de regard.

Tous avaient entendu son appel, et avec toute la courtoisie du monde Obli fut le premier à y répondre. Il fallait dire que les rendez-vous ne se bousculaient pas sur son emploi du temps. Peut-être le craignait-on... allez comprendre.

Le Furyou apparut dans l'ombre de l'anguille, sortant de ses entrailles comme du plus commun des brouillards, et s'avança vers l'invocateur au centre de l'anneau noir qui s'était formé autour de lui. Le corps d'Obli penchait sur le côté, tiré par le poids du bras que Monwa lui avait épargné. Son visage changeant était parcouru par des reflets d'ambre et d'émeraude, couplant à sa démarche de moine déchu son habituelle allure de mirage.

A la bonne heure, déclara-t-il sans émotion aucune.

La colonne noire s'enroulait toujours autour d'eux, mais son aura prédatrice n'était pas tournée vers Karasu Tsumei. Il y avait de la volaille bien étrange autour d'eux, leurs souvenirs devaient certainement avoir une saveur exotique.
Les yeux opaques d'Obli, quant à eux, étaient orientés droit vers le serviteur. Celui-ci jouait à un jeu dangereux ; était-il seulement conscient de ce à quoi il se frottait ? Qu'il prononce le moindre mot de travers, et il ne tarderait pas à en avoir un aperçu. Dans l'oubli ou la lucidité...

Eh bien, qu'attendait-il ? Qu'il lui donne son dû, et qu'ils en finissent avec cette formalité. SHIZU.
Obli se courba en arrière, et avec une dégaine de fantôme il tendit la seule main qui lui restait vers son livreur, impatient.

Autour d'eux, l'anguille de fumée noire commençait à s'agiter nerveusement. Il suffirait d'un geste, d'un mot, d'un délais de trop, et elle s'en irait moissonner l'esprit des rapaces alentours.
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Message(#) Sujet: Re: Ultime réflexion Ven 12 Sep - 18:58

Il aurait presque voulu que ça n’arrive pas. Une sorte de serpent noir arriva par le sol, et grimpa petit à petit près de Tsumei, qui ne put s’empêcher de ravaler sa salive. Mais ce n’était pas par peur de mourir, mais par peur de s’être trompé et d’avoir mal jaugé les possibilités. Fort heureusement, il ne se passa rien de plus particulier. Un homme, ou plutôt une masse, apparut. Le Yondaime s’étonna d’être encore surpris par les Furyous, à la vue d’un visage si étrange et si… aléatoire ? Des sortes de fluides parcouraient sa face, et ses lèvres faisaient par exemple tantôt un rictus tantôt une vague. Etait-ce là le visage de celui qui manipulait aussi aisément et complètement les esprits et les souvenirs ? Drôle d’image pour une question : à force de jouer avec celui des autres, avait-il fini par perdre son esprit ?

La voix du Furyou fut brève et neutre. « A la bonne heure », rien de plus. Autre particularité : il semblait lui manquer un bras, mais après tout pouvait-on penser qu’il avait quelque-chose d’humain ? Tsumei n’était pas senseur, mais il avait si peu de mal à imaginer que ce soit un corps d’homme qu’il ait en face de lui. Mais là n’était pas la question. Pas maintenant.

L’unique bras tendu réclamait l’objet tant attendu. Le sceau de Gogyou Makka devait être livré. C’était pour ça qu’il avait été appelé, c’était pour ça qu’il était venu. Tsumei avait réfléchi, et savait qu’il ne fallait pas attendre, ni faire le moindre geste suspect. Après tout, quoi qu’il se passe, il avait fait le nécessaire. Il ne restait plus qu’à espérer que tout se passe comme prévu. Même s’il savait qu’il n’avait pas pu tout prévoir avec ces entités qui dépassaient la réalité.
    Pardonnez mon impolitesse, mais puis-je savoir si je vais être récompensé d’une quelconque manière pour cette offrande ?
Sur quoi il tendit légèrement le bras. Il ne fallait pas aller trop vite, ni donner le sceau trop tôt. Tsumei attendait simplement une réponse à sa question, quelque peu osée vu le contexte. Il se doutait du genre de réponse qu’il allait recevoir, mais s’en moquait. Il désirait dialoguer. C’était nécessaire.

Car ensuite, une fois le sceau donné, tout pourrait se mettre en route. A moins que…
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Message(#) Sujet: Re: Ultime réflexion Dim 14 Sep - 14:10

LONG ! Beaucoup trop long. L'anguille succomba à sa soif de mémoire, elle se déroula et fusa vers les arbres alentours. Des plumes allaient voler.
Sois moins curieux, serviteur.
Obli se courba de plus belle et arracha finalement le sceau de la main du Raikage.

Alors l'anguille s'interrompit une fraction de secondes, fit volte-face et bondit vers les nuages. Le Furyou lança le parchemin dans les airs, et la colonne noire le goba en plein vol, avant disparaître sans le sol avec la souplesse d'un ver des sables.

La brume obscure ayant disparu, Obli n'était plus dans l'ombre. Son corps chétif et mutilé à la lumière du jour faisait presque pitié malgré l'ample cape qui le recouvrait.
Son regard vide rejoignit celui de Tsumei. Le sceau s'en était allé dans les entrailles de la terre avec l'anguille, il n'y avait plus qu'eux deux.
Le Furyou pointa du doigt le 'F' sur le bras de son invocateur.
Sa majesté t'a fait don de vie, mais tout salaire mérite travail. Pour avoir une récompense, il faut des résultats. A l'inverse, un travail mal fait est un cadeau empoisonné, et le salaire s'accompagne alors non pas d'une récompense, mais d'une sanction.
Il se mit à lui tourner autour, avec sa démarche triste et saccadée.
Tu es peut-être plus fort que tu en as l'air, shinobi. Mais tu n'as pas fait d'exploit. De tous les livrables, tu n'as fait que nous remettre celui que d'autres avaient déjà emballé avant toi, sans parler du fait que tu es en retard.
Il s'arrêta, se baissa au niveau de Kuchibashi, le sabre du Raikage. Il loucha un instant sur le fourreau.
Mais un geste est un geste. Et nous nous en souviendrons, qu'il se révèle fructueux ou dommageable.
Puisque tu tiens tellement à ta récompense, voilà un sous-contrat, serviteur.
Alors il leva un doigt sur le fourreau, et fit mine de dessiner un « F » dessus. Personne ne pouvait le voir, mais à cet instant le caractère se matérialisa à même la lame de l'épée, sous la forme d'une gravure noire.

Obli se redressa. Son visage se fit de plus en plus trouble à mesure qu'il paralait.
Quand nous aurons traité le cas de Shizu, ton arme et toi ne ferez plus qu'un. Votre avenir commun sera brillant, car chacun verra clair dans le cœur de l'autre.
S'il s'avère que ton geste est un cadeau empoisonné, alors ta lame t'oubliera.

Après quoi il pivota vers le sol.
L'instant d'après, ce fut comme s'il n'avait jamais été là.
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Message(#) Sujet: Re: Ultime réflexion Lun 15 Sep - 18:52

Tout travail mérite salaire. Toute erreur entraîne sanction. L’idée que Tsumei ait pu faire un cadeau empoisonné n’échappa à l’esprit de l’insoluble Furyou qui marcha avec une lenteur incompréhensible. Sa masse noire avait bondi et arraché le sceau que le Serviteur allait donner, et avait aussitôt disparu. L’entretien touchait-il à sa fin ? Sûrement pas, car il fallait d’abord que la question du travail et de sa récompense soit traitée. Du temps, des mots, une réponse. Finalement, un sceau fut posé sur Kuchibashi, qui laissa cette dernière échapper un cliquetis de peur. Une lettre « F » gravée en tout petit, comme pour sceller un pacte : puissance au vainqueur, oubli au perdant. S’il avait donné le vrai sceau et s’ils arrivaient à vaincre Gogyou Makka, alors Tsumei en ressortirait bien plus puissant qu’il ne l’était. Mais si à l’inverse il avait dupé l’armée, alors sa lame fétiche et lui s’oublieraient. Il n’y avait là que des paroles, mais le Furyou encapuchonné et au visage multiple avait prouvé à plusieurs reprises ses pouvoirs aussi singuliers qu’extrêmes sur des vivants : et Kuchibashi était vivante.

L’étrange être disparut après avoir adressé un dernier regard à son Serviteur, qui tenta de rester impassible comme à son accoutumée. Les arbres eux-mêmes semblaient fébriles à son départ. La situation était restée figée dans son était bizarre. Le Raïkage se tourna vers les cieux et adressa un signe aux êtres des forêts. Les chouettes qui s’y étaient cachées s’envolèrent. Chacune partit dans une situation différente. Le regard du Yondaime accompagna surtout la plus vielle des chouettes.

L’Ombre de la Foudre ramassa les bandages dont il s’était servi pour dissimuler ses avant-bras et sa marque de serviteur. Puis il se mit en marche. Il additionnait les pas lentement, sur un sol qui ne semblait jamais changé, ombré par les grands arbres du bois. Après avoir trouvé un rocher sur lequel s’asseoir, il adressa un regard tendre à son fourreau.
    J’en ai parcouru du chemin jusqu’ici, pas vrai ? Le Shodaime Raïkage, mon maître, est parti trop tôt. Mon disciple, Zennosuke, est arrivé trop tard…
Son arme laissa échapper un cliquetis, que seul le Raïkage pouvait ressentir et comprendre. Il dégaina son arme, et ne put s’empêcher de la contempler. Sa main droite était armée.
    … mais toi tu as toujours été là, Kuchibashi, pas vrai ?
Son bras droite s’abattit sur son bras gauche. L’avant-bras tomba au sol. Malgré le sang et la douleur, le Raïkage se concentra sur les bandages qu’il appliqua du mieux qu’il put pour panser sa blessure. Finalement, il ne put s’empêcher de laisser éclater quelques râles.
Kuchibashi se mit à cliqueter alors que son maître s’était redressé.
    J’ai oublié quelque-chose ! Je veux parler à un Furyou ! C’est urgent !
Mais personne ne vint. Il ne ressentait plus rien. Même en répétant et en hurlant, rien ne changeait. Personne ne semblait être disposé à venir. Il se reposa sur le rocher, et jeta un regard amusé à sa lame.
    J’aurais préféré qu’il me vide la mémoire, tu sais.
Elle laissa échapper un autre cliquetis. Tsumei repensa alors à son plan.

La question du sceau devait être réglée le plus vite possible, il le fallait pour la sécurité de Kumo. Seki Hasaki avait beau avoir pris de nombreuses précautions, rien ne pouvait être totalement suffisant face à ces Furyous, et il y avait trop de zones d’ombres. Pouvaient-ils repérer instinctivement leurs congénères ? Si oui, cela marchait-il pour un sceau ? Quand bien même ces questions auraient eu une réponse, les personnes ayant été en contact avec le sceau auraient couru un grave danger.

Au départ, Karasu Tsumei avait voulu compter sur l’amabilité de Yamanaka Meia. Elle aurait été capable de faire lui faire oublier la localisation du sceau sans qu’elle ait besoin de le savoir elle-même. Ainsi, le Furyou qui manipulait les esprits et les souvenirs n’aurait jamais pu trouver quelqu’un qui lui cacherait quelque-chose, et c’aurait été une solution satisfaisante. De là, le sceau aurait pu avoir été caché n’importe où.

Mais les règles du jeu avaient changé. Tous les évènements qui s’étaient déroulés avec Konoha avaient créé un sentiment de suspicion envers les Konohajins et de fait, envers Yamanaka Meia elle-même. Bien entendu, les différentes phases du plan – surtout la partie de Tsukiyo Koémi – avait permis de cerner un peu plus les intentions de cette dernière en vérifiant si elle allait fouiller le cerveau de la Kumojin ou non. Mais quand bien même elle ne l’aurait pas fait, aurait-elle pu être considérée comme une alliée des plus fidèles ? Sûrement pas. Il fallait trouver une autre solution.

Tout s’enclencha rapidement, sur le voyage de retour de Konoha. Les différentes étapes du plan, et surtout, la lettre « F » que Tsumei se grava sur son avant-bras gauche, désormais au sol. Il avait appelé l’un des Furyous et ainsi, il avait pu prouver que les Serviteurs étaient capables d’invoquer et de discuter avec ces derniers.

Après se l’être tranché, et malgré le fait qu’il les ait appelés à maintes reprises, personne n’avait répondu. Personne ne s’était montré. De fait, il avait prouvé qu’en se tranchant le membre gravé, on n’était plus un Serviteur.

Quant au sceau de Gogyou Makka, il avait demandé à Seki Hasaki de ramener des répliques afin d’en donner à plusieurs chouettes. Parmi elle, il avait discuté avec la chouette noire, qui en plus d’être vieille, était malade. Ce fut à elle qu’il donna le véritable sceau. Toutes ces chouettes avaient reçu les mêmes instructions : au moindre danger ou au signal de leur invocateur, elles devaient toutes voler dans différentes directions pendant plusieurs heures et laisser le sceau tomber. La chouette noire avait été d’accord pour ensuite se suicider au fond de l’océan ou dans un endroit impraticable. Ainsi, même elle ne serait plus en mesure de livrer la moindre information. Elle avait donné son aval au Raïkage lors de son retour à Kumo.
Ainsi, le sceau de Gogyou Makka avait été perdu quelque part dans le monde, sans que plus personne ne soit au courant.

Tsumei avait donc donné une réplique du sceau au Furyou. Il avait été surpris que ce dernier ne le sache pas. Mais avec cela, il avait prouvé que les Furyous ne ressentaient pas les cinq Furyous « primaires » qu’ils cherchaient.

Quatre preuves ainsi faites, mais à quel prix ? Le Raïkage s’était attendu à perdre la mémoire, et même la vie ! C’était pour cela qu’il avait, pendant toute la durée du trajet vers Konoha en compagnie de ses trois shinobis, écrit des feuilles et des feuilles de parchemin qui retraçaient sa vie et son plan. De plus, s’il avait perdu la mémoire, alors il aurait été débarrassé des éventuels problèmes qui le liaient à Yamanaka Meia, mais ça vu que le sceau n’était plus un problème, ce n’était plus grave.

Tsumei se redressa et regarda son arme. Comme à son habitude, il s’était débrouillé avec le peu qu’il avait et avait obtenu quelques résultats. Mais à quel prix ? La lame cliqueta à nouveau.
    On en a fait du chemin ensemble. Au fond, tu es ma seule amie.
Il rangea Kuchibashi dans son fourreau. Sa main tremblait. Son arme cliqueta encore.
    J’espère que tu me considères comme tel, toi aussi. Tu penses qu’on se retrouvera un jour ?
Elle cliqueta une nouvelle fois.
    Tu vas me manquer.
Elle ne répondit plus. Tsumei se mit en route. Au sol, des gouttes de sang provenant de sa blessure tombaient une par une. Il donna un léger coup à son fourreau. Mais Kuchibashi ne répondait pas.
Alors il marcha fébrilement. Et les gouttes de sang se mélangèrent aux larmes d’un homme qui avait perdu sa seule amie.
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