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 Un partout

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Konoha
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Message(#) Sujet: Un partout Mer 15 Oct 2014 - 4:46


Elle était pépère comme d’hab’, en patrouille à guetter davantage les nuages et leur forme que l’horizon et les probables ennuis… Enfin, question de point de vue, car c’était son comportement qui lui en amenait souvent, mais c’était une autre histoire. Un soupir la sortait de ses songes, sans bouger de sa position confortable, à savoir les coudes sur la muraille et ses paumes sur ses joues, elle jeta un coup d’œil sur sa gauche, source du son. Un de ses sourcils se relevait l’air de dire : « C’est pourquoi ? », ce qui eut le don d’agacer son interlocuteur qui grognait plus qu’il ne parlait…

Une excuse suffisante pour la fille pour justifier qu’elle ne l’écoutait pas.

Le fait était, qu’il serait bien de savoir pourquoi il l’avait dérangé, mais rien à faire, sa volonté n’était pas assez grande, encore plus quand il lui jeta une pile de feuille entres les bras en demandant des justifications… Qu’elle n’avait pas puisque déjà, elle ne savait pas de quoi il lui parlait… Aussi il fallait pas s’étonner qu’elle agite la tête de haut en bas comme pour dire oui et si tôt son supérieur disparu de son champs de vision, de toutes, elle ne gardait qu’une feuille de congé avant de laisser les autres tombés au sol… Son sourire espiègle en sortant son stylo gomme de sa poche et changeant le nom pour le sien, garce, et la voilà qui sortait sa gilet de shinobi pour obéir à son chef… Quoi ce n’était pas tout à fait ce qu’il lui avait demandé ? Un détail.

Pour pas changer, la brune n’en avait pas grand à faire des conséquences et là tout de suite son souci le plus grave était un dilemme entre l’envie de dormir et donc parcourir la distance jusqu’à chez elle ou alors de se caler dans un coin tranquille… Elle déposa le papier sur le bureau auquel il était dû et quittant les lieux aussi simplement que cela et le hasard ou non lui offrait le luxe de la paresse de ne pas avoir à faire un choix. Pour cause en route un élément troublant la couper dans sa marche, stoppée là, la fille tourna sa tête de façon plus significative comme pour mieux examiner ce qu’il lui avait semblé voir. Quelque chose de familier, probablement son imagination qui lui jouait des tours, aussi un premier s’effectuait, mais son regard doré retrouvait vite la porte du bar, son sourcil s’arquait, non, non, non, elle savait en quels états elle finissait quand elle rentrait là-dedans sans être service, de la volonté ? Elle n’en avait aucune…

M’enfin, techniquement, elle truandait pour ne pas travailler donc bon… L’élément suffisait face à sa curiosité et la voilà dedans faisant le tour d’un coup d’œil, elle avait rêvé faut croire, rien de ce qu’elle avait cru, ce qui au fond était rassurant, ne lui avait-elle pas dit de ne plus approcher les bars ? Un comble quand on la savait abonner aux lieux, mais ça, lui il ne pouvait le deviner. La pensée la faisait sourire et la brune allait se retourner, quand juste au cas où, elle questionna le barman qui ne manquait pas de commenter l’étrange de la situation.

-Tu as vu un grand brun avec une bonne carrure entré ? L’homme ne fit que la fixait un air interrogateur… Un manteau sombre et des yeux bleus sombres… non ?

-Tu as perdu quelqu’un ma grande ? C’est pour ça que tu n’es pas encore affalée devant mon bar…

Il ricana en lui servant un verre, une habituée après tout et out toutes idées de départ dans l’absolu, juste un et elle s’en irait, la brune tentait de s’en convaincre…

-Tu lui veux quoi ? Je crois que je vois parfaitement de qui tu parles.

S’il voulait capter l’attention de la Bakushô s’était chose faite.

-Vraiment ?
-Non, tu espérais hein !

Le taquin se mettait à rire de bon cœur et sa victime a boudé en le fixant d’un regard assassin, curieusement aucun commentaire en avalant son verre et le reposant sèchement comme pour en réclamer un autre. On avait dit un hein…

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Message(#) Sujet: Re: Un partout Jeu 16 Oct 2014 - 4:47

Au départ, le plan du Kentaro avait été simple, voir le Raikage sans délais. Mais la réalité avait rapidement changé avec une combinaison de fatigue et lassitude résultante de la longue ascension ayant été nécessaire pour atteindre le village. Après en avoir traversé les portes avec un succès mitigé, au moins on l’avait laissé circuler en liberté. Il avait eu peur d’être traité en furyou pour tout ce qu’il en savait… Des démons qui rôdaient le monde. Hattan avait déjà ses propres problèmes, pas besoin d’en avoir d’autres… L’Épéiste avait pris le temps de faire le tour des lieux. Il avait déjà visité Kumo dans le passé, mais ça faisait déjà des années. Et puisque les furyou avaient attaqué récemment – c’est ce qu’il en avait compris du moins - , l’atmosphère avait quelque peu changé. De la nervosité, et les étrangers sont forcément moins biens perçus. Mais Hattan savait comment ne pas faire de vagues. Et avec ce manteau, Saïtan risquait moins de le trahir. Souvenir d’une ville du pays de la pluie, où Aoji l’avait laissé aux mains d’une demi-douzaine de gendarmes parce qu’ils avaient remarqué le Tachi surdimensionné. Il eut envie de sourire, mais ça ne dura pas. Ce n’est pas la seule fois qu’elle l’avait mis dans le pétrin, mais c’était sans doute la dernière avant que… Il baissa les yeux et faillit se buter à un passant. Lorsque son regard foncé remonta, ce fut vers les enseignes qui surplombaient la rue.

Il trouva rapidement ce qu’il cherchait.

Mais il était suivi. Du moins, c’était peut-être une coïncidence. Mais il avait déjà senti cette présence auparavant. Encore elle… Est-ce que c’était une de ces femmes qu’on surnomme « tsundere » ? Il se remit à marcher et tourna rapidement dans l’établissement. Au lieu de s’arrêter au bar bondé, il traversa la pièce et alla s’asseoir bien au fond, à la table d’un homme qui semblait s’amuser bien plus que lui. Puis il patienta, mais ce ne fut pas très long qu’il la vit entrer avec le débarras qui lui était caractéristique. Elle était aussi maladroite qu’Aoji, mais la comparaison s’arrêta là. Il tapota l’épaule du festif enivré et s’approcha du bar.

« Tu te fais ridiculiser même par les civils maintenant ? »

Il s’appuya au comptoir, à côté d’elle.

« Je suis sensoriel. Tu m’aurais jamais trouvé si je ne l’avais pas voulu. Je crois que Kumo aurait envoyé quelqu’un de plus compétant si le village voulait me surveiller. »

Hattan soupira et fit signe au barman qui alla remplir un rire en riant. Il avait l’air de prendre son pied, celui-là. Le Kentaro était lui-même amusé. Il prit le verre offert.

« Elle paie. »

-C’est ton nouveau rencart ?

« Elle a déjà vu tout ce qu’il y avait à voir. »

Ils éclatèrent de rire. Meilleurs. Amis. Du monde.

-En tout cas fais gaffe, elle mord ! Surtout quand elle boit !

« …. Vraiment ? »

Regard vers l’intéressée qui semblait ne pas avoir été honnête avec lui. Et voilà pour les discours sur l’art de ne pas importuner les gens en état d’ivresse. Il finit par soupirer. Quelque part, il n’était pas surpris.

-Ouais !

« Ouais… »





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Message(#) Sujet: Re: Un partout Jeu 16 Oct 2014 - 5:24


-Non mais ça va aller ouais !

Et sa moue en disait long sur sa pensée là tout de suite, en prendre un pour taper l’autre, mais avant, il fallait rectifier un tir.

-C’est le patron qui offre vu comme la scène a l’air de lui plaire.

Oui question de priorité.

-Hum… ça dépend, tu offres les mêmes services d’animation qu’en mission ?

Il se foutait d’elle, clairement, pour un détail qu’heureusement, le brun ne pouvait pas savoir, mais qui avait fait le tour de Kumo.

-Ne fais pas cette tête Miaou !
-Miaë crétin !
-C’est pareil !

Victimiser… Le bon mot, heureusement il y avait du saké à la clef. La fille haussait des épaules avant de lancer un regard à côté, non, elle n’avait pas rêvé, malheureusement pour le coup, dire, qu’une seconde, une seule, elle avait été inquiète du voyage de ce sale type, car oui là tout de suite, c’était bien ce qui lui correspondait le mieux et pas qu’à lui. Y en avait un qui allait subir un incendie malencontreux en continuant de la ramener, mais… Le rappel des factures astronomiques que lui valaient ses coups de sang ne laissait qu’un soupire au final. Vie cruelle. Nouveau soupire.

-Faut que t’arrête de te faire tes plans dans ta tête toi ! Je suis en vacance Monsieur, je surveille personne, surtout pas toi, j’ai assez donné de ma personne en ce qui te concerne…

Et pour avoir « tout vu », oh oui, elle avait tout vu et beaucoup de facette aussi qu’elle ne se priverait pas de lui remettre sur le tapis, mais pas tout de suite, non là elle le zieutait de plus près, sans barbe et la tignasse moins rebelle. Son sourcil s’arquait surprise, comme si elle tiltait sur quelque chose…

-Oh mais tu… Même le barman se mit à le fixer pour le coup, intrigué… Ne l'a pas abimé !

Concluait-elle un sourire en coin en tirant sur le manteau.

-Un exploit. Là effectivement, j’aurais pu te mordre et pas que dans le cas contraire…

Concluait-elle si tôt avec un visage qui redevenait sérieux et vu qu’il était à l’intérieur du village c’était qu’on l’avait laissé passer, par contre, un détail la troublait.

-Pourquoi on te surveillerait, un ami de Tsumei non ?

Le joker barman qui le sauvait encore, décidément, il faudrait s’en débarrasser de celui-là !

-Sérieux, tu les tries plus à la quantité de verres… ?

La fille lui lança un regard mauvais en perdant le fil de sa curiosité pour le coup, un genre d’expression qui disait que le verre était assez plein et son iris dorée insistante voulait qu’il dégage, déjà que de base, elle n’avait pas eu beaucoup de crédit, alors maintenant… La curiosité un vilain défaut, ça la perdait.

-Tu m’as pourri une soirée de patrouille et je devrais te payer à boire en plus ? Puis quoi encore mon seigneur on va recommencer le jeu des caprices de la dernière fois ?

Elle roulait des yeux en punissant le verre à la place des deux gus.

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Message(#) Sujet: Re: Un partout Jeu 16 Oct 2014 - 20:04

« Hmm… Tu sais ce qu’on dit des amis ? Qu’il faut les surveiller encore davantage que ses ennemis. Enfin. »

Il vida son verre de saké, songeur. Ami ? Belle façade. Pour tout ce qu’il en savait, lui ou Tsumei ne vivrait plus encore très longtemps. Enfin, c’était l’idée générale. Hattan s’accrochait au semblant de but qui restait dans son existence. Récupérer Kuchibashi avait été un projet secondaire, lointain, auparavant. Quand il envisageait une vie de famille avec Aoji et que sa plus grande préoccupation était de garder son forum sain et sauf. Mais maintenant qu’il n’avait ni un ni l’autre, les priorités changeaient. Le retour à sa vie de voyageur avait échoué, l’alcool l’avait prouvé. Malgré lui, l’épéiste était poussé vers les enjeux du monde. Les furyous, les villages et tout le reste. De spectateur, on voulait faire de lui un acteur. Mais qui est « on » ? Ce monde. Tous les chemins devant lui courbaient vers la même destination. Cette frustation d’avoir l’impression qu’on a plus le contrôle sur sa propre vie.

« Je t’ai jamais demandé quoique ce soit. Nos chemins se croisent « comme par hasard » au dirait. Si par hasard, tu parles d’entrer dans le même bar que moi. Alors qu’il y a en a certainement une demi-douzaine en ville. Tu caches mal ton jeu. »

Il eut un petit rire en faisant remplir son verre. Le barman semblait plus que coopératif. Il avait dû en baver avec la genin auparavant alors c’était une revanche indirecte. Hattan jeta un œil à son propre manteau.

« Oui bah, le matériel est résistant et j’évite de me battre inutilement. Et c’est quoi cette histoire d’animation ?»

Le barman éclata de rire et alla servir d’autres personnes sans commenter. Dommage. C’était sans doute pour le mieux. Le Kentaro s’appuya plus confortablement en regardant le fond de son verre. Un instant de silence passa.

« On m’a dit que les furyous avaient attaqué la ville… Que sais-tu là-dessus ? Ce sont les vieux ou les nouveaux ? »

Il se rappelait très bien leur leader, celui qui avait attaqué Kiri directement, dans une arrogance complète et entière et pourtant soutenue par une puissance équivalente. Des shinobis monstrueux et immortels au chakra sans fin. Même lui n’avait pas tenu face aux attaques imparables. L’épéiste n’avait pas vécu de défaite plus cuisante depuis ses bagarres dans la boue avec Lui, plus de dix ans plus tôt. Il pouvait presque sentir la brûlure là où la lame l’avait touché dans le dos, à travers l’épaisse armure de Susanoo. Elle avait passé à travers sans la moindre difficulté. Un miracle qu’il soit encore en vie, mais Hattan n’aurait pas été certain qu’il s’agisse vraiment d’un miracle pour lui.

« En tout cas c’est gentil de ta part de m’inviter à dormir avec toi, je veux dire, chez toi. »

Il étira ses larges bras, la journée avait été longue et même l’alcool ne lui faisait pas envie.

« Puisqu’on est là, pourquoi ne pas me parler un peu de toi. Ce serait moins effrayant pour moi si je sais au moins qui me stalk. »


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Message(#) Sujet: Re: Un partout Jeu 16 Oct 2014 - 23:16


Elle notait l’info, puis la brune préférait en fait, s’occuper des amis que des ennemis, plus amusant, encore que, il fallait déjà qu’elle considère quelqu’un comme tel, mais ce n’était pas la question, il recommençait déjà à faire son roi. Il n’avait pas saisi la nuance faut croire.

-La première fois ouais, en fait les deux fois c’était de la curiosité, j’ai cru t’apercevoir, simple vérification et je te rappelle qu’une soirée entière m’a fallu la dernière fois qu’on m’a envoyé te voir. Oublie, il dit n’importe quoi.

Nouveau haussement d’épaule et plus rien à dire, faut dire que le tout avait tout pour lui couper le sifflet, jusqu’à ce qu’il ouvre la conversation à nouveau, avec une question qui n’avait que pour première réponse des yeux ronds… Un genre de : De quoi il parle ?

-Effectivement, t’es bien renseigné… Mais j’ai suivi l’affaire désolée, pas de mon ressort.

Elle était genin après tout et ces choses rasaient un village quand elle déjà elle peinait à finir sa vaisselle, pas le même terrain de jeu, leur intérêt était à la hauteur de ses compétences pour eux. Un sujet facheux en plus qui la faisait rire malgré tout, un coup à se faire des ennemis.

-M’enfin, ce qu’il était moche ce quartier, Mihawk n’aura qu’à le refaire, un magicien après tout…

Une remarque faite pour elle en fait, pas très utile dites à haute voix, elle l’oubliait qu’il n’était pas d’ici, pas étonnant vu le sans gêne de monsieur, on le croyait rentrer au bercail, pas inquiété pour un sou, il était quoi lui déjà ? Du Shukai… ? La fille fronça ses sourcils en cherchant l’info dans sa mémoire, ce qui lui ramenait une pensée pour Freya, la Kirijins, mais aussi et surtout la sabreuse. Son iris doré semblait guetter ce que le tissu caché dans son dos, Saïtan hein… ? Oui elle n’avait pas oublié son nom, car en toute franchise, le bout de métal avait été celui des deux si on considérait la soirée avec son maître, le plus répondant. Le brun l’ignorait souvent et quand elle s’impatientait ou s’énerver aussi, un cliniquement qui les premières fois l’avait fait sursauter. Un langage codé ou un délire, plutôt, n’empêche, qu’elle avait joué avec ça pour se tenir éveiller, tantôt approcher sa main pour toucher le brun et voir avec quelle conviction Saïtan protestait. Difficile de dire lequel des deux étaient le plus étrange spécimen, celui qui avait un langage qu’elle comprenait malheureusement… Assurément. Elle éludait les questions dérangeantes…

-Tu veux toujours voir Tsumei je suppose, sache qu’avoir franchis les portes de la périphérie de ville ne t’ouvriront pas forcément celles du centre-ville et du palais, mieux gardé… Tu es un épéïste ?

Autant posé la question directement, même si le détail Kiri la dérangeait pas mal, encore que, au point où elle en était, la kunoichi savait déjà que même sans réponse elle pouvait deviner son merdier qui l’attendait. Alors bon, si ça se trouve, il n’aurait même pas besoin d’aller le voir, va savoir.

-Tu aimes les feux d’artifices ?

Et la hauteur, elle aurait peut-être dû préciser, de ce qu’elle avait pu constater, Tsumei lui ne s’en offusquait ni de l’un, ni de l’autre, contrairement à d’autres qui créaient des scandales à peine ses jeux de lumière entamés. E

-En toute franchise, quand tu as parlé de Tsumei, je ne t’ai pas pris au sérieux et je ne pensais pas non plus te revoir aux portes de chez moi… Le revoir tout court… T’as bien vu que je suis une mauvaise guide du coup, rien à savoir de plus. D’ailleurs comment t’as fait pour pas te perdre !

Elle taquinait, même si elle le pensait un peu, rien à voir avec la dure soirée de leur rencontre, ce qui avait un côté inquiétant d’ailleurs.

-Comment ça nouveau ou ancien ? De quoi tu parles ?...
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Message(#) Sujet: Re: Un partout Ven 17 Oct 2014 - 22:52

Il fit la moue devant le manque d’information de la genin. D’un autre côté, il n’aurait pas dû s’attendre à ce qu’elle soit au courant. La hiérarchisation de l’information, un phénomène qu’il n’avait jamais vécu. Hattan n’avait jamais servi comme genin ou chuunin. Avant de devenir Mizukage, il avait été jônin, mais c’était surtout un titre honorifique. Jamais il n’avait eu à superviser des élèves ou faire des missions, même s’il lui avait plus d’en faire quelques-unes avec Aoji.

Elle mentionna un certain Mihawk, un nom peu commun qui ne lui rappelait rien, probablement un collègue. C’était un drôle de jeu, le mystère dans les mots de l’autre. Le Kentaro se demandait encore ce qui valait la peine d’être révélé et ce qui ne le valait pas. Mais la gamine semblait avoir été honnête jusqu’ici. Jusqu’ici. Elle posa ses propres questions comme un barrage de flèches enflammées. Il ne répondit pas toute suite, se contenta de regarda son verre, puis la regarda, elle, cherchant quelque chose dans ses yeux peut-être.

« Je l’ai été, du moins. Saïtan n’est pas une arme ordinaire, tu le sais très bien. Je n’ai pas besoin que le palais soit ou ne soit pas gardé. Si Tsumei me reçoit, ce sera d’un accord commun. »

Le Kentaro connaissait mieux le personnage qu’il ne l’avait voulu, voir davantage que la plupart des kumojins sous les ordres du Karasu. Il avait la certitude que le faux épéiste mordrait à l’hameçon. Et alors… Alors quoi ? Ombre… Il fronça les sourcils.

« Des feux d’artifices ? Cela fait longtemps que je n’ai rien eu à célébrer. »

Il avait vu autant d’explosions que tout autre par contre. Saïtan ne savait que faire ça, après tout. L’épéiste haussa des épaules. Et voilà, même une genin le sous-estimait. Rien d’étonnant mais… Ça jouerait peut-être pour lui au final.

« Je te l’ai dit, je suis sensoriel. Il m’a suffi de trouver une direction générale, puis de suivre une source de chakra assez volumineuse pour appartenir avec certitude à un shinobi. Je me suis quand même perdu cela dit. Et j’ai fait la rencontre de plusieurs personnes, dont d’autres nukenins. Mais je me suis rendu comme tu vois. »

Regard entendu vers l’intéressée.

« Tu apprendras à me prendre au sérieux. »

Léger sourire pour atténuer la douche froide, puis le Kentaro se redressa.

« J’aurais pu me perdre davantage mais je serais arrivé un jour ou l’autre. Il y a quelque chose que je dois faire. Utiliser le passé pour voir s’il y a un futur derrière. C’est vague mais c’est tout ce que j’ai. »


A Deathwish. La main de l’épéiste se porta à la poignée de son arme un court instant, comme s’il cherchait un dialogue muet et l’outil de métal et sa propre pensée. Il reposa les mains sur le comptoir avec un regard confiant. Pas ce soir, peut-être pas demain… Mais bientôt.

« Enfin bref, je suis surpris de te revoir, moi aussi. Peut-être un peu moins puisque bon, c’est ton village. Et pour l’attaque, je me fie aux rumeurs qui courent dans la contrée, sans plus. Le reste est trop confidentiel pour ton grade je crois. De quoi t’éviter des heures en salle d’interrogatoire si on apprenait que tu m’avais parlé trop longtemps. »

Ça aurait été marrant.

« J’en conclus que tu n’étais pas présente lors de l’attaque ? As-tu entendu parler d’autres attaques ? Au Shukaï peut-être ? »






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Message(#) Sujet: Re: Un partout Ven 17 Oct 2014 - 23:41


Il parlait au passé et la fille lança un regard au curieux manège entre lui et sa lame, pas une surprise de le voir faire étrangement, pourtant, elle avait tendu l’oreille et rien entendu, elle releva un sourcil sous sa réflexion….

-Saïtan était plus bruyante la dernière fois… Je suppose que quand tu es conscient ça n’a plus le même intérêt de batailler.

Elle prenait davantage la lame capable de la couper au sérieux que l’homme qui la maniait, fallait dire qu’avec lui on pouvait négocier, avec elle, juste subir et espérer. Pas une simple lame effectivement, il reparlait à nouveau du Shukai d’ailleurs et se faisait curieux. Une salle d’interrogatoire hein… ?

-Ton trip les menottes Hattan ?

Un ricanement, hors sujet, mais il lui avait tendu une si belle perche, car rappelons que le contexte était étrange, lui qui posait les questions dans l’interrogatoire qu’il menait mieux qu’elle, une évidence, pourtant, c’était elle qui était censé être la gendarme sur ce coup-là…

-Tu ne m’aides pas là hein. Et puis pourquoi ça dérangerait mon Kage que je parle avec un de ses amis ?

Un regard perçant pour le brun, pas comme si elle n’avait pas compris dès le début qu’ils étaient tous sauf ça, le mieux serait qu’ils ne se croisent pas alors, l’iris de la fille allez se perdre ailleurs, trop compliqué pour elle, pas du ressort de sa décision non plus. Pas de chance.

-Non, comme t’as remarqué, j’y suis pas souvent, trop bruyante comme fille faut croire. Quant au Shukai.

Pour le coup il fallait qu’elle fouille dans sa mémoire, elle n’avait rien dessus et en prime aucun intérêt pour, par contre concernant les attaques des furyus un seul truc, mais c’était si célèbre maintenant.

-Que je sache, avant nous Kiri est tombée…

Ses sourcils se fronçaient et la fille fixait son verre, pour elle c’était incompréhensible…

-Au moins quatre fois plus puissante que Kumo pourtant, mais ici, qu’un quartier… Quelle mauvaise farce franchement. Ces choses sont cruelles d’épargner la pire ennemie de celle qu’ils ont détruit comme pour la torturer encore. Le Mizukage doit se retourner dans sa tombe.

Un ricanement, une inconsciente, mais même avec un rire, l’humeur n’y était pas. Bien sûr qu’elle guettait une réaction quasi certaine d’avoir affaire à un enfant de la brume sanglante, elle ne le mesurait qu’à hauteur de ce groupe d’élite et leur lame, le doré assombri par le manque de lumière retrouver ce bleu sombre, un beau symbole de la nature sur leurs factions respectives… On aurait pu croire qu’elle flattait l’égo, mais ce n’était qu’une pensée, car le vieux contentieux avec la brume n’était pas oublié de tous, d’elle encore moins, elle n’était pas du genre excessive pour autant.

-Puisque t’es pas décidé à boire étonnement, on y va.

Valait mieux, parce que elle lancée… inversé les rôles ne la tentait pas franchement et sans attendre un quelconque signe d’accord, elle filait de là, quant à la consommation, le barman lui susurrait un mot d’amour qu’elle aimait tant… « Sur ta note » Ironie. Pour changer, la brune se montrait plus pensive en sortant du bâtiment, une chose était sûre ; elle l’entrainait quelque part. La pente était sèche et le calme certain, en se retournant on observer tout Kumo ou presque. Elle aimait bien cet endroit et le senseur n’aurait pas mal à doser le chakra dans ses mains, une petite création blanche battant des ailes sagement au creux de sa main.

-Et si on fêtait ton arrivée comme si c’était une bonne chose… Parce que c’est le cas hein… ?

Pas sûr que ça soit une réelle question en tout cas, elle n’avait pas quitté des yeux l’objet de l’explosion colorée qui suivait à la fin de son dernier mot.

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Message(#) Sujet: Re: Un partout Dim 19 Oct 2014 - 16:35

« Je m’adapte habituellement aux *trips* des autres. T’es pas si exotique que ça. »

Une réponse du tac au tac, pour masquer une émotion plus profonde. Quand Kiri est tombée… Alors quoi ? Alors son monde s’était écroulé. À sa tête, une figure de proue qui avait également sombré. Est-ce que Aoji avait perdu espoir à cause de Kiri ? Ça n’avait jamais été son genre. Tout comme cette Miaë, le devoir était un objectif secondaire, sans valeur face à sa propre vie. Alors pourquoi ? Pourquoi ? C’était peut-être la raison qui le rongeait au final, sans cesse, comme un parasite insoutenable. Invincible… Regard vers Saïtan. Il y a peu, il avait crû sa volonté, sa foi envers son destin aussi forte que le métal légendaire qui la compose. Saïtan est comparable aux Furyous , dans le sens où elle n’a qu’un but à son existence, détruire celle des autres. Et Kaï ne fait que protéger le monde des dents de sa sœur. Alors la lame vivante patiente, endormie, enlacée par le métal gris de son fourreau. Jusqu’au moment où Hattan la fera surgir à nouveau, dans un ultime instant. Le dernier, souvent.

« Je manie Saïtan, elle ne m’appartient pas en soi. Si elle a voulu te parler, son message quel qu’il soit, n’appartient qu’à toi. »

Il n’avait pas envie de s’interroger sur les raisons qui aurait pu pousser l’arme à dialoguer, aussi primitive soit-elle, avec cette genin. Quelque part, elle tenait peut-être à lui comme un forgeron tient à son marteau favori. Entre les mains d’Hattan, elle n’avait jamais été aussi lente qu’à ce moment-là. Une autre possibilité, moins reluisante mais plus digne de la nature de l’épée, était plus sinistre.

Remplace-le.

« On a jamais retrouvé le corps du Mizukage. »

Fait important. De toute façon, le chat sortait du sac. Hattan ne cherchait pas forcément à cacher son identité. Il était presque étonnant qu’on n’ait pas reconnu son visage jusqu’ici. Visiblement, Tsumei ne gardait pas informé ses shinobis, encore moins les genins. Il garda le silence jusqu’à ce lui prenne la main. Le Kentaro resta surpris mais obtempéra. Cette impulsivité… Avant longtemps, ils se retrouvaient à regarder le village dans son ensemble. C’était impressionnant, comme tout village shinobi. Mais Kiri restait reine et Hattan ne pouvait s’empêcher de penser la même chose que Miaë : pourquoi les furyous avaient-ils épargnés cet endroit, dont la puissance n’était qu’une fraction de Kiri ? Il regarda la création s’agiter dans sa main et suivit son vol court et haut en couleurs. Regard vers l’explosion, le village puis la femme.

« Je suis là pour tuer Tsumei. Mais tu t’en doutais déjà, non ? »

Le temps pouvait avoir changé Hattan, mais l’épéiste restait direct, à l’écart de l’ombre et des pièges.

« Mais je ne sais plus si c’est ce que je veux vraiment, ou si je m’accroche à ce qui me reste dans cette vie. »

Ce plan avait été irréaliste depuis le début, dès qu’il avait franchi les portes et qu’un senseur avait senti sa puissance, et son propre don en sensorialité. Mais aussi court soit-il, il avait eu l’impression de vivre ces derniers jours.

Et c’était davantage que dans les six derniers mois.

Il lui attrapa la nuque et l’embrassa.

Autant vivre alors.





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Message(#) Sujet: Re: Un partout Dim 19 Oct 2014 - 22:34


La réponse sur l’épée la fit davantage plus rire que le reste juste avant, le message, il disait vrai, n’était que pour elle : Pas touche. Exactement ce qui l’avait rendu si insistante ce soir-là où la fatigue et la tâche accomplie auraient voulu qu’elle se soit esquivée depuis longtemps, en le laissant tranquille. Mais elle était comme un chat, vite captivée face au bout de ficelle qu’on agitait pour s’amuser…

Son humeur était légère, même quand ils parlaient de chaos et de morts au final, un détail, la fille avait un talent peu commun pour ignorer ce genre de chose, une façon d’arranger les contextes comme ça l’arrangeait, rien de nouveau en soi, rien de surprenant, pas comme ce qu’il allait lui dire. Pas tant le contenu qu’elle avait déjà deviné, mais plus la franchise avec laquelle il l’exposait. De toute, d’une genin, ce n’était pas la main armée ici capable d’arrêter l’épée parlante. Elle jeta son regard dans le sien, sans rien perdre de son expression souriante, un détail était là pour garder ce sourire, rien n’était fait, il continuait d’ailleurs à parler quand elle assimilait que sans plus d’illusions maintenant, elle ne se sortirait pas de l’impasse par une pirouette.

-Tu mens.

Le ton était sérieux et elle avait répondu à l’annonce de la mort souhaitée de son Kage, pourtant, ce n’était pas de ça dont elle parlait, non, non.

-Un moment maintenant que je l’ai trouvé son corps, malheureusement.

Ses yeux se levaient vers les cieux redevenu sombres, on ne la féliciterait pas de l’exploit, ah ça non ! Pas la première connerie qu’elle aurait fait, encore que, c’était toujours les autres qui désignaient ses exploits comme tels, mais en général, la brune ne faisait que ce qu’elle avait envie ou aimait bien. Elle aurait pu commenter la venue et l’aveu de l’homme, mais il en avait décidé autrement et pour tout dire, aucune objection de sa part en le voyant venir, encore.

Difficile de comprendre ce qu’il était vraiment venu chercher ici, mais en tout cas, la brune savait maintenant ce qu’il lui avait apporté, un lot d’emmerde sans précédent, pourtant elle réajustait la tête du brun avec une pression de sa paume sur sa joue. Du joli. Et l’idée que Kumo était spectateur de la scène ne la freinait pas outre mesure, bien au contraire quand celui à la meilleure place pouvait sentir un rictus en coin de ses lèvres se formait, étirée sur ses jambes pour le faire moins se baisser.

Tout esprit censé aurait vu ça comme une mise à mort d’un avenir déjà mis à mal, sans se leurrait même la Bakushô savait qu’il y avait des limites à ne pas franchir. Mais l’interdit avait un goût de… saké ? La pensée la faisait rire, ce qui contrariait l’échange forcément, mais le son enjoué ne fut que de courte durée quand une tête pas si lourde que ça se posait sur une épaule plus solide que la fille ne l’aurait imaginé.

-Un fou…

Marmonnait-elle, et une folle du coup, puis un faible sourire en informant, ou plutôt commentant la conséquence de l’action du brun. Il se disait senso, alors impossible d’être passé à côté du détail.

-Quitte ?

Plus que qu’il ne fallait pour le coup, elle avait contrarié son parcours d’un soir, il contrariait le sien tout court et la première idée quand elle l’avait vu la toute première fois refaisait surface.

-Je savais bien, que je t’accompagnerai jusqu’à une cellule.

Dans son plan initial, à elle, elle n’y finissait pas aussi. La brune préférait autant que cela reste comme ça en se saisissant à nouveau d’un bras pour la je ne sais plus combien même de fois. A nouveau une indication de chemin, décidément, un du genre loin de ses plans, loin du palais dont elle prenait la direction inverse.

-Oublie Tsumei tu veux.

Un sourire en disant ça sous un ton léger, elle était sérieuse pourtant.




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Message(#) Sujet: Re: Un partout Mar 21 Oct 2014 - 1:16

« Quitte. »

Il posa les mains sur ses hanches en la considérant du regard. Peut-être que c’était fou. Autrement dit, c’est ce qu’Aoji aurait voulu. Dommage qu’elle n’ait pas vu la scène, il avait manié ça d’une main de maitre…

Le Kentaro pouvait comprendre son appréhension. Il l’avait forcée à faire un choix, du moins dans sa tête à elle. Un dommage collatéral à son plan qui prenait forme dans sa petite tête de genin. Au moins elle ne se réjouissait pas du chaos encouru, une sorte de crise d’adolescence déclenchée en retard. Elle avait beau prétendre ne pas tenir au devoir et à ce genre de chose, ça semblait l’affecter malgré tout.

Elle le tira du bras mais il résista sans vraie difficulté en penchant un peu la tête.

« Peut-être. Tu l’as dit toi-même, l’accès au palais est bien plus difficile que d’entrer dans la ville. De même, Tsumei doit déjà savoir que je suis ici. Les shinobis qui gardent les portes ne me connaissent pas, mais lui, si. Il saura qui je suis aussi rapidement qu’on mentionnera ma description. Soit il viendra à moi, soit il se cachera. L’homme est imprévisible et a beaucoup moins de principes à l’égard des jeux d’ombre que moi. »

Il secoua la tête en serrant sa main délicatement.

« Je ne serais pas ici sans toi. Il est trop tard pour changer de direction. Je ne suis pas là pour le tuer mais pour récupérer ce qui est sous ma responsabilité. Tsumei a mis un voile sous vos yeux, il n’est pas celui qu’il prétend. Ce n’est pas à moi de révéler ses secrets, ce n’est pas mon rôle. Aussitôt aurais-je récupéré ce qui me revient, aussitôt je partirai de ce village. C’est ma voie. »


Il eut un petit sourire contraint en la relâchant.

« Si tu m’arrêtes maintenant, je serai seul dans cette cellule et tu seras blanchie, voir récompensée. C’est probablement le meilleur scénario pour toi et Tsumei. Je ne peux pas oublier le serment de mon clan. C’est tout ce que j’ai des Kentaro ! »

C’est tout ce que j’ai, tout court. Le seul but tangible à ma vie. Quelque part sur cette île de la brume, ses ancêtres l’attendaient.

« Tu dois accomplir ton propre devoir à toi aussi. Ne trahis pas les tiens pour une histoire qui ne regarde que moi et Karasu Tsumei ! »

Il défit son manteau et le retira, dévoilant l’imposante lame grisâtre, comme un phare sur la colline.

« Je suis désolé. »

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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Un partout Mar 21 Oct 2014 - 4:44


Il était désolé? Et elle donc. Pourtant, la fille n'extirpait qu'un soupir par son nez, ses lèvres trop crispées sûrement pour s'activer à cette tâche. Il enfonçait le couteau dans la plaie, grâce à elle précisément, elle avait été sympa avec lui pourtant, le souci justement. Les shinobis étaient pour elle semblables aux épées, ils se laissent manier par les mains qui savaient au mieux les saisir, sans jamais vraiment appartenir à qui que ce soit, ils choisissaient les doigts qui leur faisaient faire ce qu'ils savaient le mieux.

Tuer. Souvent, mais pas que, ils étaient avant tout et surtout, des fragments pour les histoires de grands hommes, souvent des ombres de villages imposant, là techniquement, elle avait jonglé entres deux spécimens de ce genre, l’un à la prise plus ferme que l’autre. Et à vrai dire, la kunoichi était bien entres les mains de son Kage, elle n'avait jamais été frustrée d'être son instrument, bien au contraire, de tous les passages de pouvoirs qu'elle avait connu, c'était bien la première fois qu'elle était apte à faire des efforts pour être un ninja digne de ce nom... Parfois. Oui parfois seulement, tout le problème, mais c'était mieux que durant toute sa vie. Ce qu'elle savait, ça lui suffisait. Une Kumojins, non pas la fille d'un clan aux valeurs à protéger, mais bel et bien une arme qui ne se laissait porter que par un courant, bien plus fort que n'importe laquelle de ses volontés propres. De là à dire que ça ne lui faisait rien de rester sourde et aveugle, enfermée dans un Kaï... Mais ce n'était pas la question.

-Une cellule c'est mieux que la mort?

Elle n'était pas convaincue, ah ça non, son choix à elle serait vite fait, une dernière fois elle se plongeait dans cette iris abime, juste au cas où pour le souvenir, car l'évidence était là... Il ne gagnerait pas. Un fou, maintenant elle savait ce qui faisait la différence avec Kiri et le monde, cette capacité à être hors norme, hors de la réalité. Dommage que tôt ou tard il fallait finir rattraper par cette dernière. Après tout ils étaient à Kumo et Tsumei chez lui, entouré par millier et le Kirijins ?

Ça n’avait aucun sens.

-C’est l’épée que tu veux ?

Ça en revanche, beaucoup plus. Maintenant elle se souvenait où elle avait cru entendre ce bruit bizarre, ce langage métallique, ça la laissait perplexe quant aux origines du Raikage, mais là encore, qu’un détail, un pas très important, en revanche, un lui paraissait plus important.

-Et si on t’arrachait la tienne Hattan ?

Pour en faire quoi.. ? La terrer dans un coin où nul ne serait capable de la garder entres ses doigts avant longtemps. Nul besoin de réponse à cette question, la mort pour celui qui tenterait, elle avait bien vu que même inconscient, sa main se hissait en tâtant au moindre appel de l’épée pour retrouver son manche… Aussitôt, la lame se taisait et l’expression fermée de l’épéiste ? Envolée. Pour cause, elle avait joué à la déplacer des heures, jusqu’à ce qu’il se réveille pour de bon, ivre mort ou pas. L’arrêter ? Comme il était amusant.

-Très bien, alors reste ici et ne met pas la main sur l’épée tout de suite, de toute façon qu’as-tu de mieux prévu après … ? Rien. Nul besoin d'être pressé si? Tu me diras qu’est-ce que Kumo à de mieux à t’offrir que rien pour patienter…

Elle lui fit un sourire, sans être décidée à plus d’explication, attrapant le manteau pour le garder en le repliant, c’était qu’elle en avait passé du temps desssus…

-Peut-être mieux que ce que tu as perdu.

Trop bavard tard le soir...
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Message(#) Sujet: Re: Un partout Ven 31 Oct 2014 - 22:03

Une simple auberge. A l’intérieur, des tables des plus banals avec des compagnons de boisson et des conversations fortes intéressantes. A l’extérieur certains s’arrêtaient pour le regarder. Pas mal n’osaient pas approcher, se demandaient si c’était vraiment lui ? L’homme quant à lui était là, son dos relâché sur le mur de l’enseigne. Un vêtement blanc mais inhabituel pour lui. Karasu Tsumei attendait.

Il avait été mis au courant de l’arrivée de l’homme dès le Sentier Perdu, comme à l’accoutumée. Homme d’action et Kumojin simple avant tout, il avait toujours mis un point d’honneur pour être le plus tôt au courant de toutes les situations importantes et menaçantes pour le village. « Lui » n’en était pas une, apparemment, mais aussitôt la description faite, il l’était devenu. Quelques mots avaient suffit à dresser le portrait du pire camarade que Tsumei avait pu avoir et n’aurait jamais cru revoir.

Kentaro Hattan, beaucoup l’avaient dit mort face à Monwa, le chef des Furyous. Qu’il ait survécu n’avait rien de surprenant, comme le fait qu’il n’ait rien pu faire pour empêcher la destruction de son foyer. Si le chef de l’armée maléfique des Furyous avait décidé de réitérer lors de sa précédente venue ici, chez les Nuages, Tsumei n’aurait rien pu faire. Encore moins sans Kuchibashi.

Il soupira en écoutant les quelques mots qui ressortaient de la discussion entre Miae et l’ancien Mizukage. Ce n’était plus la peine de les faire filer, il adressa un regard à un shinobi pointé sur le toit d’une bâtisse alentour. Soudain les deux intéressés sortirent. L'homme encapuchonné les suivit jusqu'à une pente, un endroit surplombant le village. Il les écouta encore un peu mais s'invita rapidement par derrière.
    Il a raison. C’est une affaire entre lui et moi.
Sa main s’était doucement posée sur l’épaule de la Genin, à qui il adressa un regard des plus doux. Son sourire disparut en même temps qu’elle se leva. L'avantage de ne plus être dans ce bar était bien entendu qu'il n'y avait plus que les deux hommes pour régler cette histoire. Mais l'inverse n'aurait pas été important au final. Plus maintenant.
    Tu crois que parce que tu veux me tuer ou au moins me reprendre Kuchibashi, je vais ordonner qu’on t’enferme ? Tu as toujours eu une mauvaise image de moi, et surtout une image trop importante.
Il esquissa un sourire, son regard ne s’intéressait même plus à celui de son camarade. Qu’allait-il se passer ? Il n’en savait rien, et c’était une première depuis longtemps.
    Je suis content de savoir que tu es en vie.
L’Ombre de la Foudre posa le paquet par terre. Bakushô Miae était belle et bien partie. Et les deux hommes n'étaient plus qu'à deux. Ou plutôt à quatre. Ou sans doute à trois.
Kuchibashi...
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Message(#) Sujet: Re: Un partout Lun 3 Nov 2014 - 22:18

Il n’était pas pressé, c’est ce qu’il avait compris lui-même dans les derniers jours mais… Mais les présences qui approchaient n’avaient pas la même approche et lui non plus, au final. Il pouvait entendre, et comprendre. Mais au final, ça ne changeait rien.

« Rien ne peut être mieux que ce que j’ai déjà perdu. Juste… Différent »

Le Kentaro s’était déjà excusé et n’avait rien à ajouter sur le sujet. Il sentit la présence du Raikage bien avant d’entendre ses mots, c’est pourquoi il avait déjà abandonné le manteau qui risquait des dommages inutiles. Si le destin le permettait, alors il le récupèrerait. C’était une promesse silencieuse envers la Bakushö, et déjà plus qu’il ne pouvait se permettre.

« Karasu Tsumei… »

Il se retourna pour lui faire face. Pas de surprise à le voir arriver dans l’ombre, à moitié dissimulé par ses vêtements. Toujours ce besoin de secret, d’obscurité, de mots à demi-murmurés et de jeux d’ombre. Tu n’as pas changé. Il secoua la tête en gardant une main sur la poignée de son épée.

« Je suis l’un des seuls à voir la créature, et non son reflet sur la surface de l’eau. Tu peux tromper un village entier, mais… »

Le regard du Karasu était bas, plus éteint que dans ses souvenirs, semblable au… Sien ? Mais Tsumei n’avait rien de semblable à lui. Kumo était toujours debout. Et les manipulations du Raikage empêchaient la réalité de le rattraper. À moins que le jour soit arrivé où le zénith a percé son voile de mystère ?

« Garde tes amicalités pour qui y sera trompé. Peut-être seras-tu moins content avant la fin de ce jour. Tu sais pourquoi je suis là. »

Il décrocha Saïtan de son dos. La lame enveloppée de son fourreau gris tourna dans sa main avec légèreté malgré son aspect volumineux. Le Kentaro manquait toujours d’entraînement mais avait repris une certaine aisance depuis ses jours d’itinérance.

« Saïtan, Kushibachi et Sol, les lames originelles du culte épéiste née dans les profondeurs du puit du pays de la brume. Sous la garde du clan Kentaro. Sous l’œil du dieu ancien Senketsu. »

Les yeux bleus sombres d’Hattan se promenèrent sur la surface de Kaï puis il planta le Tachi en terre.


« Tu n’as jamais été un épéiste, seulement une imitation, avec une relique ne t’ayant jamais appartenue. Kushibachi n’a jamais eu sa place entre tes mains. Tu voudrais être un modèle pour le peuple que tu protèges ? »

Il secoua la tête.

« Si tu comptes utiliser la fourberie pour évader ton destin, c’est maintenant le moment. Autrement, je vais terminer ce que j’ai commencé à notre dernier affrontement. C’est tout ce que j’ai maintenant. »

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Message(#) Sujet: Re: Un partout Mer 12 Nov 2014 - 23:19

Les mots semblaient si différents et aussi si forts. Créature, reflet, tromper, jamais, imitation, terminer… Bien sûr que Tsumei s’était douté de la raison de tout ceci. La venue de l’ancien Mizukage ne pouvait être due au hasard. Mais ce fut avec surpris que le Raïkage accueillit les dernières paroles de son interlocuteur. Ce n’était plus que ça, il n’avait rien d’autre. C’était sans doute compréhensible. Kiri était tombée sous les frappes aussi fortes que peu nombreuses des Furyous. Il ne pouvait même pas s’imaginer comprendre ce que l’ultime gardien de la Brume avait enduré et ressentait à présent.

Se raccrocher à son premier et dernier but, c’était tout ?

Kentaro Hattan avait toujours été un homme mystérieux. Mais pourtant il était à la base un homme froid et digne. Gardien de trois des épées à pouvoir les plus réputées du monde, il n’avait pas pu échapper à son devoir, et cela semblait encore être le cas aujourd’hui. Des choses pouvaient changer, un Kage se devait d’avoir un successeur par exemple… Mais Hattan n’en avait pas. Et sa volonté de protéger les épées ne pouvait pas non plus changer.

Il resta presque indifférent à la posture imposée par le « véritable » sabreur. Un combat inévitable si les deux hommes voulaient le même objet, la même relique. Mais pour Tsumei, comme pour Kuchibashi, les choses avaient changé. Il s’assit, alors qu’un homme face à lui n’attendait probablement qu’à en découdre.
    Bon nombre de mes hommes sont au courant que j’ai cette épée. Je ne l’ai pas volée, elle m’a appelée. Mais aujourd’hui, elle ne me répond plus.
D’un mouvement de bras, il allongea le tissu de son paquet. Kuchibashi était là, silencieuse pour n’importe qui, pour Hattan et même pour Tsumei. Il n’y avait plus rien en elle. Hormis sa conscience probablement scellée par le Furyou manipulateur d’esprit.
    Un Furyou a scellé notre lien. Je peux m’en servir, je peux lui parler, mais elle non. Nous n’avons plus aucune coordination et avec toutes les affaires qui croulent, je n’ai pas encore eu le temps de m’entraîner sérieusement avec, mais combattre avec ses pouvoirs est devenu très difficile.
Le regard de Tsumei était vide. Il n’avait jamais été des plus expressifs, mais il n’avait rien à voir avec celui qu’il avait avant l’épisode de Konoha et de ce Furyou. La tentative de cacher le sceau de Gogyou Makka semblait en tout point avoir été une réussite, mais en perdant Kuchibashi, le mot échec ne pouvait être mis à l’écart dans l’esprit de l’Ombre.
    Prends-la si tu veux. Qu’elle soit entre tes mains ou les miennes n’a actuellement aucune importance. Mais sache bien une chose…
Malgré le peu de motivation qu’il avait, l’homme dénué du Bec jeta un regard perçant à son homologue. Sans savoir si ça serait suffisant, mais sans non plus y accorder vraiment d’importance.
    Cette épée m’a appelé. Tu considéreras que je l’ai volée, je considérerai que j’ai fait ce qu’elle me demandait. Ton sang est celui d’un clan dont la tradition est de protéger des armes ancestrales, mais ceux qui les ont forgées n’ont pas de lien avec ce qu’il y a dans tes veines. Aux yeux de Kuchibashi, tu n’es rien d’autre qu’un étranger ayant un peu plus de valeur que les autres parce que tu demandes leur protection. Mais moi, je suis son compagnon et son manieur.
Toujours dans une position assise, Tsumei se releva et souleva tout son habit blanc de Raïkage, et dévoilé un bras gauche manquant, qu’il pointa du regard.
    C’est pour ça que pour qu’elle redevienne comme avant je lutterai contre les Furyous. Ceux-là qui ont détruit ta patrie, ceux-là qui viennent d’attaquer la mienne. Tu crois peut-être que ton seul but maintenant est de récupérer des épées qui ne t’appartiennent que par coutume ? Crois-moi, si tu veux soigner Kuchibashi ou même réellement protéger les épées que tes ancêtres ont cachées, c’est l’armée de Monwa que tu dois combattre.
Sa main vint agripper le manche du Bec, avant de projeter l’arme aux pieds de l’ancienne Ombre de l’Eau. Tsumei soupira.
    Si tu veux partir avec, fais-le. Mais il ne te reste pas que ça. Il te reste un monde à défendre, des proches et ancêtres à venger… Et un compagnon qui n’attend qu’à te botter le cul et à te montrer qui est le meilleur sabreur ici.
Pas vrai, Kuchibashi ?
Ah si seulement tu pouvais me répondre…
Mais au fait, m’entends-tu ?
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Message(#) Sujet: Re: Un partout Jeu 18 Déc 2014 - 5:23

Le Raikage lança Kuchibashi à ses pieds mais Hattan réagit au quart de tour en l’attrapant par la poignée, sans quitter son interlocuteur du regard. Ce genre de stratagème ne ferait qu’honneur à la réputation de Tsumei. Sa vraie réputation.

Néanmoins, le Kentaro trouva sa main pourtant plus hésitante, plus lourde. Les propos de Karasu Tsumei ne lui ressemblaient pas. Cet homme a-t-il déjà été, même une fois, parfaitement honnête dans sa vie ? Pas tout dans son discours ne donnait cette impression, mais Hattan pouvait trouver écho à son arrogance par rapport au lien qu’il entretient avec l’arme. S’il a pu l’utiliser jusqu’ici, il est évident que Kuchibashi l’a accepté. Pourquoi, le vrai mystère. Et si on en croit à Karasu Tsumei, celle-ci restera sans réponse. Il mélangea son chakra dans sa paume et la projeta dans la lame blanche.

Écho.

Il fronça des sourcils et un frisson remonta dans son dos. Saîtan, plantée dans le sol, cliqueta. Elle l’avait senti, elle-aussi. C’est-à-dire, rien du tout. On pouvait encore sentir le potentiel de Kuchibashi, mais celle-ci n’était plus qu’une coquille vide, comme un corps en coma éternel. Le Kentaro absorba cette information, lentement, douloureusement. Il avait échoué. Le devoir de sa famille, du clan inconnu des Kentaro, brisé parce qu’il avait mis de côté ses responsabilités. Jamais il n’aurait dû prendre charge de Kiri. Le poids sur ses épaules semblait tout à coup décuplé. Sa première erreur.

Furyou. Ces démons. Ils avaient détruit Kiri. Malgré cela, Hattan avait fui sa responsabilité. Il avait fui pour vivre un rêve impossible avec Aoji. Impossible dans un monde où les miracles n’existent pas. Deuxième erreur. Il aurait dû les poursuivre, les anéantir. Son regard sombre se porta sur Saïtan, la lame noire, l’inverse de Kuchibashi. C’est aussi ce qu’elle avait voulu. Mais Hattan avait appris à ne pas suivre la volonté de son arme. Il est le manieur, pas le manié. Avait-il eu tort ?

Le bras manquant de Tsumei était avant tout un réveil brutal pour l’ancien Mizukage. Il avait été aveugle, aveuglé par son devoir. Trop peu, trop tard. Maintenant le monde subissait son manque d’initiative. Ce Monwa… Il pouvait encore sentir sa lame, celle qui avait traversé Susanoo Senketsu sans la moindre difficulté. Mais… Il n’était plus dans l’action. Pas d’information, pas à jour. Et sans Kiri, Hattan n’avait plus aucun moyen d’avoir des informations fiables rapidement. Autrement dit, la balle était toujours dans le camp de Tsumei. Si c’était un autre de ses pièges, celui-ci était plus convaincant.

Il pouvait toujours refuser de prendre ce risque. Le Kentaro n’avait plus aucun doute que s’il s’avançait et prenait Saïtan avec des intentions hostiles, personne dans ce village ne l’arrêterait avant qu’il ne puisse mettre fin à la vie de Karasu Tsumei. Mais l’épéiste devait penser aux conséquences. Pour lui, pour Kumo. Et pour Kuchibashi. Un long silence passa pendant que le regard du Mizukage sondait celui du Raikage. Seul un épéiste aurait pu comprendre. Il s’avança enfin. La lame étroite et effilée de Kuchibashi, fort différente de l’agressivité de Saïtan, tourna néanmoins habilement et avec légèreté. Kuchibashi était une épée positive, une source d’inspiration, et sa légende voulait qu’elle mène son manieur à un avenir de justice, mais également de sacrifice. Saïtan est tentation, Kuchibashi est dévotion. Et tous deux ont leur prix. Le Kentaro remit l’arme au Karasu.

« Un armurier ne peut jamais faire davantage pour une arme que ce que le soldat en fait sur le champ de bataille. Avant de considérer ta qualité de manieur, je dois protéger Sol, Kuchibashi et Saïtan. »

Il fit quelque pas en arrière et retira sa propre arme du sol. Saïtan cliqueta dans sa main, un bruit sonore et aigu, comme des pointes qu’on frappe sur des métaux, des mandibules.

« Je ne sais rien de ce Monwa , si ce n’est qu’il est un faux épéiste, comme toi. Je n’ai plus les moyens de le combattre non plus. Je ne suis qu’un seul homme. Mais cela ne fait pas de moi ton allié pour autant, Karasu Tsumei. Si tu as vraiment suivi les demandes de Kushibachi, alors tu as échoué en tant que son manieur. Tu es devenu son outil. Tu n’as qu’à toi-même à blâmer… Mais si je n’ai aucune confiance en toi, j’ai confiance en la nature absolue de la lame blanche. »

Il secoua la tête.

« Nous ne serons jamais compagnons, Tsumei. Et tu n’es pas un sabreur. C’est un titre auquel tu ne pourras jamais prétendre. Mais peut-être que nos buts convergent enfin. »

Il eut un mince sourire. Hattan n’était pas en soi un homme froid. Aigri certes, mais quelques personnes avaient su en ce monde qu’il était un homme simple et capable de se contenter de peu. Aoji l’avait su. En avait abusé autant que possible aussi, mais c’était inévitable de sa part.

« Il y a trop d’ombre. Pour le moment, je resterai à Kumo, le temps de comprendre davantage la situation et ses variables. Que sais-tu de ce Monwa, de ses objectifs ? Et comment as-tu perdu ton bras ? Nous aurons fort à discuter, Raikage. Je tâcherai de rester discret en ville. Et toi, tu mettras tout en œuvre pour sauver Kuchibashi. Ce sont les termes de notre accord. Je t’observerai. Et le jour où ton rôle sera terminé, je quitterai cette ville. Mon destin semble s’étirer plus loin, finalement. »


Mais le tien, Karasu Tsumei, semble s’achever. Un destin commun pour le Kage.


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