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 Journée de vacances

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Suna
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Message(#) Sujet: Journée de vacances Ven 23 Déc 2011 - 16:58

C’était un bon matin, pour une fois tranquille. Je n’avais pas eu de moment de repos depuis ma promotion en tant que Chûnin. Je savais que mon rythme de vie commençait à se faire sentir. Mes proches du Clan venaient souvent me demander si j’étais fatigué, à cause des cernes sous mes yeux. Ces questions, même après plusieurs fois, me causaient toujours un choc. La vie de chasseur n’était pas plus facile, les longues marches, les nuits de veille, la préparation du gibier, etc. Pourtant, on ne m’avait jamais posé la question avant, pas depuis mon enfance. Je savais que j’avais un peu maigri, mes muscles étaient plus secs. La vie dans le combat n’est pas la même que celle dans la traque. Elle provoque des changements différents. Baku aussi avait perdu un peu de poids, était devenu plus athlétique. Honnêtement, pendant quelques jours, j’espérais remédier à la situation. Me reposer, manger, dormir et travailler seulement sur le tannage de la peau pour le Clan.

Je devais aussi avouer que le besoin de repos m’avait sauté aux yeux quand je réalisais enfin que même ma caravane me semblait trop petite. Si après ma promotion, ma claustrophobie avait été maîtrisé, jusqu’à disparaître, elle ne m’avait jamais causée de problèmes chez moi, avant. Aujourd’hui, elle me poussait à être mal à l’aise chez moi. Non, les miens avaient raison de s’inquiéter, j’avais besoin de quelques jours de repos parmi les miens. Je me demandais si Shio apprécierait une visite… Trop difficile à dire avec elle. Je ne pouvais pas voir beaucoup de gens, sauf peut-être Ikaysaro, mais je crois que ma visite lui aurait paru bizarre. Baku dérangea mes pensées en venant lécher ma main, puis en courant quelques pas, avant de revenir. Je posais un genoux au sol pour lui gratter les oreilles, me saisir d’une branche et la lancer plus loin.

C’était un étrange portrait que je faisais là. Je n’avais ni ma veste, ni mon équipement, seulement des sandales et des pantalons amples. Une espèce de manteau, formant un étrange croisement entre ce que les citadins appellent un kimono et une veste ordinaire. Un bout de corde refermait le tout. Sur ma gauche, les hauts remparts de Konoha me surplombaient, mais ne me causait plus aucun sentiment négatif. Parfois, je m’accordais un sourire en coin en les voyant, en me rappelant comment mon mépris était vif. Certes, je ne les aimais pas, mais autant de hargne pour un pan de mur me semblait ridicule. En revenant, Baku m’arracha un éclat de rire, manquant de trébucher alors que la branche dans sa gueule s’attachait à tous les troncs qui croisaient sa route. Alors qu’il la déposa à mes pieds, je me contentais de lui donner une poussée du pied sous la gueule pour l’agacer, avant de fuir en directement de l’étang.

L’étang, c’était en croisant un certain Nikkou que je l’avais découvert. Après une brève hésitation, Baku commença à me donner la traque. Je me contentais de tirer une branche pas trop grosse et de la laisser s’écraser sur son museau. En approchant de l’étang, sans prendre la peine de regarder s’il y avait des présents, bien déterminés à les faire fuir avec l’excitation du chien, je me retournais pour faire face au canin. Je lui agrippais un peu les joues en tirant, m’attirant quelques grognements, pendant qu’il essayait de me mordiller. Après quelques minutes, je me laissais retomber sur le dos, dans l’herbe près de l’étang, la tête en direction de l’eau, en essayant de l’immobiliser contre mon torse. J’essayais de reprendre mon souffle, le chien souffletait, en se débattant de moins en moins, se contentant de me mordiller pour me provoquer.
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Message(#) Sujet: Re: Journée de vacances Ven 23 Déc 2011 - 21:41

Profitant d'une belle journée d'automne, particulièrement bien ensoleillée, le jeune Kakeï s'offrit une journée de repos, une petite pause à sa carrière de ninja. Même s'il n'avait été diplômé que récemment, la vie d'un Shinobi était loin d'être facile. Les missions, les entraînements, les rapports. Il avait besoin de se relaxer, de changer d'air. Pour cela, il se rendait souvent près d'un étang, dans la forêt du pays. Il parcouru de nombreux sentier, pendant une bonne quinzaine de minutes. Il avait l'impression d'être confiné à l'intérieur du village. Il faut avouer qu'entre cette agglomération et la forêt vierge qu'abritait le Pays du Feu, il y avait un grand changement d'ambiance. Sur place, il commençait à déballer son matériel de peinture. Il s'était installé tout près du fameux étang. Une fois son chevalet sorti et sa palette en main, il se mit à réfléchir un court instant. Il hésitait, il avait dans l'idée de peindre quelque chose d'assez abstrait, représentant son sentiment d'apaisement par rapport aux précédents jours, mais d'un tout autre côté, il voulait également profité de cette journée et de sa lumineuse clarté, donnant plus de couleur au décor que d'habitude. Mais c'était trop tard, quelqu'un venait de choisir pour lui.

Perdu dans une perplexité artistique, il redescendit sur terre lorsqu'une présence pour le moins hasardeuse, captivait son attention. D'ordinaire, il n'était pas surpris par chaque nouveau venu mais l'apparition dont il fut témoin était pimenté d'un son plutôt agréable et inhabituel. Il ne s'agissait en fait des aboiements d'un chien en compagnie de son maître. Celui ci semblait partagé une relation assez privilégié avec son animal, comme s'il était de vieux amis. Tout en les observant, Kakeï, armé de son pinceau se mit frénétiquement à peindre, il semble qu'il fit assez inspiré par ce qu'il voyait. Il représentait ainsi le maître couché sur le sol, le regard assez évasif, et prenant son chien dans ses bras. Le résultat finale était assez intéressant, représentant bien la flemmardise des paresseux, désireux de se prélasser au soleil, dans un coin tranquille..

Sa soif de peinture étant à présent étanché, il observait les deux compagnons d'un tout autre oeil. En particulier le chien, en y regardant de plus près, il semblait avoir une anatomie assez travaillé. Est ce qu'il s'agissait d'un chien ninja ? La seule façon d'en être sûr était d'aller vérifier. Décrochant son papier de son chevalet. Il comptait interagir avec l'homme en kimono en lui faisant cadeau de ce qu'il venait de faire. Comment allait il le prendre ? Il fit donc interruption dans la vie de l'homme et de l'animal, dérangeant aussi, le calme qui s'était installé. Bien qu'il était ravi à l'idée de rencontré cette homme, il demeurait tout de même anxieux à propos du chien, allait il lui aboyer dessus ?

" Excusez moi de vous dérangez mais je suis dans le coin depuis un petit moment et je n'ai pas pu m'empêcher de vous peindre, vous et votre chien.. Je me suis dit que peut être, vous voudriez gardé cette peinture en souvenir de cette magnifique journée.. Ah au fait, je m'appelle Kakeï, je suis un ninja du village de Konoha. Dites, votre chien semble être un animal très entraîné physiquement, serait ce un chien de course ou quelque chose dans le genre ?"

Lorsqu'il commença sa réplique, il avait fermé les yeux, probablement était il gêné par la situation. Abordé des inconnus, ce n'était pas dans sa nature. En déclinant son identité, il tendit sa main vers celle de l'étranger, quoi de mieux qu'une bonne poignée de main pour faire connaissance.. Même s'il était debout et lui allongé, cela se voyait que c'était quelqu'un d'imposant, non pas à cause de sa carrure mais à cause de sa taille, il faisait facilement dix centimètre en plus que Kakeï. Ce léger détail, bien qu'insignifiant, Kakeï ne pu s'empêcher d'y pensé, lui qui aimait tant analyser les personnes qu'il rencontre, repérant ainsi les similitudes et les différences avec lui..
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Journée de vacances Sam 24 Déc 2011 - 20:02

Après plusieurs minutes à m'amuser avec Baku, je remarquais ses fréquents regards autour de l'étang, plus loin de nous. Je ne m'interrogeais pas longtemps sur la question, ce genre de réaction de sa part était presque toujours dut à la présence d'un inconnu ou non prévue. Pourtant, chaque fois qu'il semblait vouloir s'en occuper, par réflexe appris à cause de la vie shinobi, je me contentais de le harceler un peu plus. Parfois en allant jusqu'à lui donner une petite tape sur le museau, un acte très désagréable et agaçant pour lui, qui suffisait à ramener son attention sur nous. Après plusieurs minutes, coucher sur le dos, à reprendre mon souffle, Baku essayant de reprendre le jeu, alors que j'y cédait seulement mollement, unj jeune homme s'approcha de nous. Il était plus jeunes que moi, presque une demi-douzaine. C'était un peu difficile à dire, peut-être était-ce une impression mensongère, mais ses très fins, presque androgynes, me faisaient croire qu'il n'avait pas terminé de vieillir.

Il s'approcha, sans forme de politesse plus que nécessaire, mais encore un peu trop pour moi. C'était une habitude, pas seulement des gens de Konoha, mais de la plupart des citadins du continent. Il semblait un peu nerveux en jetant un regard vers Baku, mais mon compagnon canin se contentait de rester asses, la tête penchée sur le côté. Dans cette posture, il y avait de l'étrangeté chez l'animal qui aurait pu passer pour un de ceux sauvages. Un animal, assez gros, la fourrure semblable à celle d'une hyène, regardant avec une curiosité presque enfantine un inconnu. Beau portrait. L'homme ne devait pas trop le remarquer, car en parlant, il gardait les yeux fermés, du moins, au début. À tel point que, pendant quelques secondes, je le cru aveugle, avant de réaliser qu'il les gardait fermer par gène. Quand il tendit la main, je lui pris et la serra en tirant un peu dessus pour me relever plus facilement.

- "Si je ne voulais pas être vu, j'aurais été plus discret à mon arrivé, faite moi confiance. Vous êtes Genin de Konoha, Kakeï ? Depuis longtemps ?"

En parlant, je souriais vaguement, mais le ton de ma voix ne se débarassait pas de ses nuances directes, presque sec, bourru même. C'était involontaire et je n'avais pas l'intention d'y changer quelque chose. Les gens devraient s'y habituer, soit l'ignorer et travailler avec moi. De toute façons, la plupart des mes "collègues" avaient d'autres préoccupation que de savoir si je leur plaisais ou pas. Je regardais le jeune homme de bas en haut en relâchant sa main, examinant son corps encore jeune, mais surtout ses vêtements et sa musculature qui trahissait une vie loin des rigueur de la nature. Ce devait être un habitué de la civilisation qui, à défaut de s'entraîner, avait une certaine maigreur, un peu athlétique, mais pas impressionnante. Je hochais silencieusement la tête avant de reprendre la parole.

- "Je ne veux pas vraiment de ce tableau... Il y en aura d'autres journée comme ça."

L'idée que le jeune inconnu puisse avoir un image de moi m'agaçait, mais c'était stupide. Konoha avait certainement des descriptions et des images de moi depuis longtemps. Comme de lui, s'il était vraiment Genin. N'importe qui me voulant du mal, capable de pénétrer à Konoha, pouvait avec un peu de recherches trouver des informations sur moi, au moins ma description physique. Toutes ces informations, presque inconnue me rendaient nerveux, surtout depuis que j'avais participé à l'examen des Chûnins. Malheureusement, je ne pouvais rien y faire, probablement jamais. À moins d'une chance incroyable, je devais me contenter de le supporter et de faire avec.

Quand il commença à poser des questions sur Baku, je me tournais vers mon chien, franchement amusé. Définitivement, mes doutes sur le lieu de naissance du jeune homme ne s'étaient pas avérés faux. Je me contentais de secouer simplement la tête, en riant cette fois. Je ne savais pas si le jeune homme serait insulté de mon refus et maintenant de mon rire, mais à vrai dire, ce qu'il pouvait ressentir n'était pas mon problème.

- "Non, c'est mon chien de chasse, si on peut dire. Mais c'est surtout un merveilleux chauffe-pied."

Je relevais enfin les yeux vers mon interlocuteur. Je me demandais ce quil pouvait bien faire ici à peindre, avant de réaliser que je parlais beaucoup sans vraiment poser de question ou offrir une piste à la discussion. Je restais quelques secondes silencieux, un peu gêné, pas par ma maladresse, mais simplement par l'absence d'idée pour trouver un sujet. Je n'étais pas bavard d'ordinaire, mais aujourd'hui, j'avais décidé de me reposer. J'avais l'intetion de m'y tenir jusqu'au bout, même si une partie de mon orgueil n'était pas d'accord.

- "Sinon, montre moi ce que tu as dessiné. On pourra trouver quelque chose à dire !"

Toujours aussi direct, peut-être même trop, mais Shio m'avait bien montré l'exemple par le passé. On verrait bien ce que ça donnerait au final.
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Message(#) Sujet: Re: Journée de vacances Lun 26 Déc 2011 - 10:24

C'était une personne assez intéressante. Cet homme semblait en parfaite communion avec la nature, c'est comme s'il faisait partie d'un autre monde. C'est aussi lui qui, en prenant appui sur Kakeï, se releva en douceur. Ce geste simple lui donnait quelques indications sur le genre d'homme qu'il était. Comme Kakeï l'avait supposé, il était très grand et bien fait. Impressionné par le physique de l'individu, le jeune Genin observait fixement sa peau, ravagé par la lumière de l'astre solaire, suspendu au ciel. Fixer ainsi quelqu'un pour une telle chose pourrait s'avérer offensant envers le monsieur mais il ne pouvait s'en empêcher.

" Oui je suis un Genin de Konoha. J'ai obtenu mon diplôme il n'y a pas très longtemps.. "

Le géant déclara qu'il ne voulait pas du tableau, qu'il ne servait à rien d'immortalisé sur papier, une scène qui se répéterait à l'avenir. Au fond de lui, Kakeï comprenait le sens de ces paroles mais d'un autre côté, il avait été blesser dans son ego, les paroles de l'homme qui ne contenait aucune émotion ne fit que renforcer son mal être. C'est à cet instant qu'il comprenait qu'il n'était encore qu'un gamin. Voir que l'on refuser de prendre un tel cadeau de bon cœur, c'est comme si on lui enfonçait un pic à glace dans la poitrine. Il retenait ses larmes bien qu'il trouvait que cela était exagéré de verser des pleurs pour cela.. Il se contentait simplement de montrer son sourire jaune. Quoi de mieux qu'un sourire pour se sortir d'une situation embarrassante ?

" Ohh.. Eh bien ce n'est pas grave.. Je.. Je comprends. "

Ils finirent par changer de sujet en parlant du chien. Un chien de chasse, hein ? Au premier coup d’œil il semblait totalement inoffensif, l'animal assis ne faisait qu'observer le jeune Genin, une telle innocence émanant d'un chien domestiquer. Finalement, l'on pouvait conclure que son maître était quelqu'un de bien. Enfin sur cela, il s'en rendit vraiment compte lorsque son maître lui proposa d'examiner le tableau. Une étincelle se mit à briller dans ses pupilles, cette journée avait été riche en émotion pour le gamin. Suite aux demande de l'homme dont il ne savait toujours pas le nom, il lui tendit son papier, le représentant dans toute sa splendeur, en harmonie avec madame Nature.

Pliant ses jambes, il se retrouvait à présent au même niveau du chien. Il pouvait maintenant, sentir la souplesse de ses poils, il le caressait tout doucement au niveau du crâne, répétant sans cesse le même mouvement. Il leva ensuite ses yeux vers l'autre, il se demandait à quoi pouvait bien ressembler son regard à travers ses lunettes.

" Sur cette peinture, on vous voit, vivre en paix avec vos semblables dans la simplicité de la vie. Bien que je sois devenu ninja, je n'approuve pas entièrement le système des villages, récemment installer. Une fois, j'ai entendu un vieux sage dire : Celui qui veut la paix, prépare la guerre. C'est exactement ce qui se passe. Tous le monde devrait prendre exemple sur vous et se détendre.. "

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Message(#) Sujet: Re: Journée de vacances Mar 27 Déc 2011 - 8:11

Il resta silencieux, enfin, plutôt avard d’honnêteté, se contentant d’observer à tour de rôle ma personne et le chien. Je ne savais pas si c’était un malaise, de la colère, du mépris, de la curiosité ou autre chose. Je me contentais de lever les épaules en guise de signe d’ignorance avec un sourire amusé. Il me tendit un papier que je ne lis pas immédiatement, je préférais me contenter de le passer à l’observation moi aussi et écouter ce qu’il avait à dire. Il posa un genou au sol et tendit la main vers mon chien qui, après un regard vers moi, se contenta de baisser un peu la tête en le surveillant. Je levais un peu le papier sans encore le regarder, en me demandant combien de temps le jeune homme attendrait avant d’esquiver une explosion hypothétique.

Je pris une longue inspiration avant de la relâcher, conscient que ce n’était que de la paranoïa inculqué par le Village Caché de la Feuille. Une espèce de précaution absurde et sans fondement, car le jeune homme s’était bien identifié. En faisant un gros effort pour ne pas abîmer le cadeau, je laissais mon regard partir du coin supérieur droite et le parcourir, ligne par ligne, en inversant parfois pour commencer par la gauche. Encore une technique pour éviter de déclencher un Sceau à la lecture… Ridicule.

- « J’aimerais te dire que tu as du talent… Mais je ne pourrais pas. Je ne suis pas familier à ce genre de travail. En faite, c’est la première fois que j’admire vraiment un dessin… Outre une carte… »

Je tordis un peu la bouche en coin, dépité et gêné de devoir lui répondre ainsi. Il espérait peut-être des louanges ou des remerciements, sinon un quelconque signe de respect, mais je ne pouvais pas le faire en mentant. Pourtant, ce qu’il dit ensuite me fit hausser un sourcil. La plupart des gens n’auraient jamais osé parler ainsi à un inconnu. Non pas que l’Hokage était une dangereuse dictateur, mais bien pour éviter des conflits avec un quelconque passant. Je hochais la tête lentement en me retenant de passer une remarque qui passerait du mépris. Au lieu de cela, je gardais mon sourcil levé et profita de l’occasion.

- « Alors, toi, tu n’ai pas d’accord avec la formation des Villages ou juste avec la façade de solution miracle pour la paix ? Parce que, si les Villages visent surtout à la guerre, ce dont je sûr, ils vont la centraliser sur les Villages Cachés au lieu que chaque groupe pense que chaque village civil est dangereux et à détruire, non ? »

En disant cela, je n’espérais pas vraiment prendre la défense de Konoha, je devais être honnête. Mais c’était le seul argument que je parvenais à trouver pour les Villages militaires sans la réfuter de moi-même. S’il pouvait le faire, mes problèmes de conscience seraient rapidement réglé, mais je doutais qu’il puisse m’en convaincre. Pourtant, j’étais plutôt content de pouvoir en discuter sans risque avec quelqu’un. Je m’éloignais de lui et lui fis signe de s’asseoir sur un rocher. Je fis la même chose sur une racine.

- « Le problème, c’est que tout le monde ne se détend pas en même temps et les autres pourraient en profiter, non ? Si on voudrait avoir un espèce de « détente » universelle, il faudrait quelqu’un capable de l’imposer, non ? »

En posant cette question innocente, j’allais jusqu’à m’adosser contre l’arbre en glissant les mains dans mes poches, au cas où. Pourtant, pour rien au monde je ne voulais échapper à cette chance et j’espérais qu’il ne s’y soustrairais pas avec des ronds de jambes et des politesses.
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Message(#) Sujet: Re: Journée de vacances Mar 27 Déc 2011 - 13:29

Lorsque Kakeï tendit sa peinture à son interlocuteur, celui ci prit beaucoup de temps pour l'analyser. C'était presque comme s'il l’examiner dans tout son ensemble. C'était presque bizarre, il ne semblait pourtant pas intéressé par le tableau et pourtant durant son observation, il prit tout son temps. Le Genin s'attendait donc à un commentaire assez poussé venant de sa part mais il n'en fut rien. Il se contenta de déclaré qu'il n'avait pas grand chose à dire sur cette peinture, que c'était la première fois qu'il prenait le temps d'en observer une. En l'écoutant ainsi parlé, Kakeï remarqua qu'il avait utiliser le verbe " admirer " dans sa phrase. Juste le fait d'entendre cela, ça lui suffisait amplement et il commença à esquisser un large sourire, témoignant de son contentement.

Ils engagèrent ensuite une conversation concernant le système des villages qui s'était mis en place, assez récemment. Kakeï avait exprimé son avis vis à vis des agglomération, servant uniquement à former des soldats. Mais en écoutant les paroles de l'autre, il comprit que les villages caché pouvaient aussi servir de cible pour les autres pays désireux d'entrer en guerre. Ce n'était pas totalement faux. Après tout, porter fièrement le bandeau frontal de Konoha en temps de guerre, c'était comme si l'on portait une cible, indiquant au camp ennemi qui sont les véritables ennemis. En regardant les choses dans cet angle, c'est vrai que cela permettait de considérablement diminuer le nombre de civil tué.. Il n’eut donc rien à redire concernant ce sujet.

Le maître continua dans sa lancé et reprenant les propres mots de Kakeï, il essayait de lui faire voir la réalité de ce monde. Et d'ailleurs, cela fonctionna très bien. Kakeï, se leva tout doucement. Il prit tout son temps, il dépliait ses jambes, redresser son dos et enfin sa tête, avant de continuer la conversation. Il avait besoin de temps pour pouvoir trouver une réponse convenable à sa question. Il regarda longuement le sol et après un petit silence, répliquait à son tour. Il était tellement absorbé par le sujet de discussion qu'il en oublia les bonnes manières, il commença à tutoyer avec l'autre, à se familiariser avec lui..

" Oui, je vois ce que tu veux dire. Mais, est ce qu'une telle personne existe ? Un grand pouvoir implique de grande responsabilité. Notre monde est corrompue, pourrie jusqu'à la moelle. Nous vivons dans un cycle infernale, tantôt nous vivons dans une période de guerre et l'instant d'après dans une période de guerre. Il n'y a que la souffrance qui peut nous ouvrir leur yeux. Peut être, qu'en jouant avec ces règles, nous pourrions créer un monde de paix, en infligeant au monde la plus terrible des souffrance, nous pourrions évoluer et atteindre un monde sans conflit. Les ninjas n'auront alors plus de raison d'exister. Peut être que cette personne dont je parle, peut être que cela pourrait être vous !? Vous semblez si différent des autres et vous jouissez des petites de choses de la vie, comme sur le tableau. Serait vous cette personne ? "

Il savait ce qu'il disait lorsqu'il parlait de la souffrance. C'était quelque chose qu'il a vécu, subi, en quelque sorte. Traumatisé par la guerre alors qu'il n'était encore qu'un tout petit enfant, son innocence et son ignorance lui avait été dérobé par la guerre. En terminant sa dernière phrase, il se mit à fixer l'homme devant lui, pour cela il du lever la tête. Une petite étincelle éclairé ses pupilles grisâtre. Qu'allait il lui répondre ?
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Message(#) Sujet: Re: Journée de vacances Mer 28 Déc 2011 - 6:17

Étrangement, le jeune homme écouta. Je l’observais longuement, avec une certaine impatience, attente plutôt, presque palpable, avant de réaliser qu’il n’y avait rien venant de sa part. J’eus une moue dépité avant de caresser Baku en prenant une grande inspiration, puis la relâcher. J’avais espéré qu’il puisse me contredire, que nous puissions échangés, mais il ne semblait pas avoir d’arguments et je devais bien avouer que c’était préférable à un long monologue vide de sens. Je me contentais de hocher la tête en prenant conscience que le jeune Genin connaissait ses limites. Je me demandais encore s’il était capable de les repousser ou préférait travailler avec… L’un ou l’autre n’avait guère d’importance, l’important c’est d’être doué dans la méthode. Je laissais ma main retomber le long de Baku, en lui grattant un peu le ventre. Déjà, il me tutoyait. Ce n’était pas pour me déplaire. Je détestais ces simagrées qui semblaient être la norme pour toutes les personnes de Konoha et, depuis quelques temps, me semblait-il, d’ailleurs.

Alors, il décida tout simplement de changer de sujet, subtilement, juste pour discuter. Je voyais bien ce qu’il faisait. À moitié la discussion l’intéressait, à moitié il tentait d’en apprendre un peu plus sur moi. Je hochais simplement la tête en riant un peu à sa proposition.

- « Non, non, je ne crois pas du tout que ce genre de personne existe. On fait soit beaucoup trop d’erreur pour ne pas avoir de … sécurité, soit on a trop de liberté quand les autres n’en ont pas et l’abus précède ce que nous vivons. »

Je savais que je parlais de l’Hokage, du Raïkage et du Mizukage. Chacun d’eux étaient le même genre d’homme, trop sûr de lui, mais je devais bien avouer que c’est ce qui leur permettait d’atteindre de tel niveau de compétences. Du moins, je l’espérais, sinon nos dirigeants étaient à peine mieux que des cochons à la recherche de truffe. Pourtant, au fil du temps, j’avais appris à avoir confiance en notre dirigeante,

Après quelques minutes de silence, plongé dans mes réflexions à propos des paroles du jeune Genin, je relevais la tête et fit une moue. Avant de sourire un peu bêtement et de passer nerveusement ma main sur mon front, à la recherche de ma paire de lunette pour la chasse à relever, mais qui étaient aujourd’hui absentes. Je ris de nouveau en posant ma main sur Baku qui semblait vouloir commencer un mouvement lent. Après cette roulade paresseuse, il leva une de ses pattes. Je le grattais une dernière fois avant de rompre le silence pour éviter que la discussion ne se dissipe. Pour une fois que je trouvais un sujet intéressant sans risquer d’énerver mon interlocuteur.

- « Les animaux sauvages se battent entre eux pour se nourrir, le territoire, une zone de vie ou juste la procréation. Est-ce que tu penses que les humains sont plus que des animaux ? C’est uniquement cet orgueil qui provoque les guerres aveugles. »

Je pris une seconde en levant le doigt, comme si une idée venait de me frapper. Baku, comme alerté, se releva, avant de s’éloigner rapidement vers les bois. Je le regardais faire avant de le désigner vaguement au jeune Genin. Le chien venait probablement de trouver un quelconque rongeur ou une autre odeur d’une intérêt quelconque. Moi c’était la discussion qui provoquait ma curiosité.

J’aime le monde dans lequel on vit en vérité. Il y a des problèmes, mais la vérité c’est que la plupart des humains en mourraient sans eux. Il faut bien nous occuper, peu importe le prétexte… »

Je plissais le nez, avec un rictus un peu moqueur, comme un défi au jeune Genin, un défi de trouver une réfutation. Il y en avait sûrement et c’est à cela que servait cette rencontre. Je devais bien avouer que j’en étais heureux. Sinon, il pourrait toujours amener la discussion ailleurs, tout cela serait intéressant. En faite, plus je parlais avec lui, plus je réalisais que malgré son jeune âgé et sa souffrance, il semblait plus que capable de comprendre ce qui l’entourait.
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Message(#) Sujet: Re: Journée de vacances Mer 28 Déc 2011 - 14:07

Malheureusement, la réponse à la question de Kakeï fut négative. Bien sûr, il fut assez déçu d'entendre cela, alors il baissa un instant la tête, symbolisant sa déception. Mais ce qui était formidable avec ce chasseur, c'est qu'il prenait la peine de se justifier, d'expliquer pourquoi une telle chose était selon lui, impensable. Au fond de lui, Kakeï savait qu'il disait vrai. Existait il, en ce temps là, un homme capable d'apporté la félicité ? Où bien les hommes étaient ils réellement condamnés à vivre encore et encore, ce fameux cycle infernal.. Après sa réponse il y eut comme un blanc dans la conversation. Le maître semblait vouloir interagir avec un objet sur sa tête mais on pouvait clairement voir qu'il n' y avait rien. Qu'est ce que cela signifiait ? Et alors que Bronze l'observait en étant perplexe et curieux de savoir ce qu'il était en train de faire, le chasseur relança la conversation. Ils abordaient maintenant un sujet de comparaison entre l'Homme et l'animal. A part cette majuscule " H " qui le distingue des autres vivants, qu'avait il de si différent ?

Il faut avouer qu'il ne s'attendait pas du tout à enchaîner sur ce genre de discussion. N'ayant pas une très haute estime des êtres humains en général bien qu'il fasse partie de cette race, il cherchait les mots adéquat pour s'exprimer. Pendant une dizaine de seconde, il se caressa le menton avec son index et son pouce, jouant ainsi avec le fin duvet à peine visible. Après avoir bien réfléchit, il se mit assis en tailleur et répliqua à nouveau.

" A vrai dire, je ne vois pas ce qui nous différencie tant que ça des animaux. Juste une chose : la conscience. Dès notre naissance, on nous bourre le crâne de toutes sorte d'information, nous forçant à devenir matérialiste : Pourquoi portons nous des vêtements. Au fond, nous sommes tous fait pareil. Non, ce qui nous différencie vraiment des animaux est notre capacité d'analyse, notre intelligence. Les animaux eux, ne construise pas de village caché.. "


Il s'arrêta dans sa lancée, s'il continuait il risquait de se laisser aller et de critiqué à nouveau les villages caché alors qu'il est lui même ninja. C'était comme si il était un rappeur qui niquait les States où Reggae man qui niquait la Jamaïque. Soudainement, le chien commença à bouger, comme s'il venait de renifler une alléchante odeur où quelque chose d'autre susceptible d’assoiffer sa curiosité. Il se mouvait si brusquement, que Kakeï en perdit l'équilibre. Gêné par la situation, il évacua un léger rire de honte en regardant le chasseur mais lui aussi semblait bizarre tout à coup. On aurait presque cru qu'il réagissait de la même manière que le chien, étrange. En fait, il avait eu une sorte de révélation, et il se manifesta de nouveau. Sans doute, était il désireux de partager son nouveau point de vue.

" Je ne partage pas entièrement ton point de vue mais je pense que je comprends ce que tu veux dire. Après tout, à quoi servirait les prisons s'il n' y avait plus de criminel pour les occuper. Ohh !? Il est déjà si tard ? Mais j'avais promis à la vieille dame qui me sert de voisine, de faire ses courses pour le moins. Peut être que le destin me ramènera un jour sur votre chemin, qui sait ? Au revoir. "

Il était déjà en retard, il s'empressa donc de quitter les lieux, laissant son tableau au main du chasseur. Il empoigna fermement son chevalet, au bord de l'étant et disparaissait dans un tourbillon de feuilles d'automne, jaunissant un peu plus chaque jour de la saison.

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Message(#) Sujet: Re: Journée de vacances Mer 28 Déc 2011 - 20:32

À force de discuter ensemble, autant de mon côté que du sien, enfin, je l’imaginais, il y avait une frustration. Aucun des deux ne trouvaient des réponses ou les arguments qu’ils souhaitaient. Surtout que certains des sujets étaient de mauvaise fois, je l’amenais sur un terrain que je connaissais et lui non. Néanmoins, discuter sur un sujet qu’aucun des deux ne connaissaient risquait rapidement de nous amener à un silence et un vide de sens. Néanmoins, en une petite moue, je fis connaître ma déception de ne pas l’entendre poser des questions sur le terme « guerre aveugle ». Je devais avouer que, même pour moi, c’était une définition vague. Je le laissais tout de même faire valoir son point de vu, en passant la langue sur mes lèvres, curieux et impatient.

Ses arguments me semblaient un peu vide, aux premiers abords. Je devais bien reconnaître les arguments d’une personne de la ville. Il parlait de vêtements comme si c’était un luxe, mais encore de nos jours, les Inuzuka les utilisaient surtout pour se protéger de l’humidité, du froid et des rayons trop chauds sur le continent. Les voyages nous avaient appris qu’aucun gaspillage n’était à oublier, qu’il fallait être prudent. Le reste me semblait un peu nébuleux et je n’avais jamais pris la peine d’y réfléchir. Pourtant, il parlait de l’intelligence humaine et je ne pus m’empêcher de secouer la tête. Je jetais un regard vers Baku, qui était caché dans les fourrés à quelques mètres, en train de s’amuser. La conscience n’avait rien à voir avec ce qui différencie hommes et animaux.

- « Je ne suis pas sûr que la conscience corresponde vraiment à la capacité de s’inventer des histoires…. »

Pourtant, sur la deuxième partie, il n’avait rien compris. Je me contentais de rire un peu en attendant Baku aboyer, puis venir vers nous. Il claqua des mâchoires avec un craquement sec, d’ossements. Il venait probablement de mettre la dent sur une souris ou un petit animal. C’est avec un certain déplaisir, en l’observant de près, que je le vis essuyer le bord de sa gueule d’où dépassait une queue d’écureuil. Je me retournais vers ce Kakeï, observant un peu sa réaction. Après un bref regard, il eu le même geste que moi quelques minutes avant lorsqu’une idée me frappa. Je l’écoutais parler avant le serrer son cadeau, après l’avoir replié, et le glisser dans une poche.

Comme tu voudras, Kakeï. Je m’appel Ryôken… Si tu souhaites me revoir, ne te gêne pas… C’est la première fois qu’un Konohajin ne s’énerve pas en parlant du Village. Tu pourras certainement me trouver au camp des Inuzuka si je suis à Konoha. »

Je ne lui tendis pas la main pour lui serrer, je voyais bien qu’il devait partir rapidement et, déjà, il se remplissait les bras en ramassant son équipement. Je le regardais faire, avec un certain amusement, conscient qu’il dessinait et ne faisait pas grand-chose d’utile. Toutefois, je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, car même mon attachement au Clan pouvait passer pour inutile dans l’absolu. Néanmoins, j’étais content de croiser un jeune homme de la sorte. La prochaine rencontre pourrait être intéressante.
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Journée de vacances

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