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 Tu me vois, tu me vois plus [Solo]

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Message(#) Sujet: Tu me vois, tu me vois plus [Solo] Mar 21 Oct 2014 - 22:38

Depuis son arrivée sur les terres de Kaminari no kuni, Michiki devait faire profil bas. Il avait reçu l’aide de Mihawk pour s’installer sur place en attendant que Pô daigne montrer sa face. Le temps risquait d’être long… Mais il l’aurait été encore plus si l’Hakushi n’avait pas été le premier et seul individu Kumojin à tomber sur Michiki. Avec le passé que le nécromancien pouvait avoir avec ce village, l’accueil promettait d’être désagréable. Le Destin semblait avoir d’autres projets pour lui. Ou alors c’était juste une sacrée veine de cocul !

Mais du coup, l’ex Kirijin devait passer le temps. Une occupation en particulier semblait s’imposer d’elle-même : l’entraînement. Il avait énormément perdu au cours de ce voyage. Plus qu’il n’y paraissait. Il devait se ressaisir avant l’arrivée de son adorable senseï capable de lancer les retrouvailles par un combat à mort. Un soupir mêlé à un ricanement s’échappa de ses lèvres. Le rendu était tellement étrange et inhabituel que lui-même se surpris et tira une tête déconfite. Mais bon il fallait se reconcentrer sur l’essentiel.

Il avait choisi un lieu reculé et tranquille pour procéder à sa remise en forme. Pas question de se faire surprendre par un Kumojin de passage dans les parages. C’était à proscrire. Sans quoi Mihawk et Michiki risquait gros. Même si le nécromancien ne comptait pas balancer son allié de Kumo, il n’était pas à l’abri des maîtres Genjutsus et de leurs atrocités mentales. Il devrait trouver une solution pour ces fourberies là en temps voulu. Peut-être par le biais d’un sceau. Son esprit fulminait d’idées alors qu’il trouvait l’endroit parfait.

Il s’était un peu éloigné du coin où il s’était installé suite aux recommandations de l’Hakushi. Il avait pris la direction des marais où il espérait ne trouver personne. Et ce fut le cas. Il débarqua dans un lieu désert où la vase venait tremper ses chaussures. Les quelques remous par ci par là dans les endroits d’eau profonde laissaient présager quelles bestioles pouvaient bien se terrer là-dessous. Si elles sortaient le bout de leur museau, le Shinda se ferait un plaisir de les accueillir avant de les recueillir. Cette idée le ravissait. Un sourire carnassier élargit sa bouche. Faites qu’une bestiole se pointe s’il vous plaît !

Après un rapide échauffement, il s’apprêtait à se mettre aux choses sérieuses. Mais les mouvements dans l’eau attiraient son attention plus qu’ils ne devraient. Il papillonnait pour un rien parfois mais il tenait à savoir. Chakra sur la plante des pieds, il s’approcha de l’endroit afin de voir ce qui pouvait se terrer dans les abysses. Comme il s’y attendait, l’opacité de l’eau ne permettait pas de voir grand-chose. Il fallait donc utiliser la bonne vieille méthode à l’ancienne. Il effectua quelques mudras, concentra son chakra et se préparait pour un petit jutsu Suiton histoire de faire sortir ses douces créatures de leur cachette. Montrez-vous mes mignonnes !

Il n’eut même pas le temps de manifester son chakra comme il le souhaitait. Une poigne puissante saisit sa cheville, le prenant par surprise et l’attirant dans les grands fonds. Ses lunettes partirent sous le choc mais il parvenait tout de même à ouvrir les yeux et à distinguer les formes sous l’eau. Si depuis la surface, on ne pouvait pas voir ce qu’il y avait en dessous, de l’autre côté du miroir, il en était tout autrement. La luminosité du jour permettait de voir plus ou moins ce qu’il se passait dans les eaux troubles du marécage. Et Michiki put identifier le responsable de sa chute inopinée. Enfin les responsables plus exactement.

Une myriade d’énormes serpents aquatiques tournaient autour de lui tels des anguilles attendant le bon moment pour frapper. Certains venaient tâter de la mâchoire l’ancien Kirijin qui tentait vainement de se défendre. L’environnement ne lui était pas favorable. Et mystérieusement, impossible de se servir de son chakra. C’était plus qu’inquiétant. Impossible de remonter à la surface puisque les reptiles aquatiques lui bloquaient le passage au moindre mouvement. Il était bel et bien piégé. Et il ne voyait aucune échappatoire. Il s’était vu punir de sa curiosité.

Alors qu’il cogitait encore et encore sur un plan d’action tandis que ses poumons se vidaient, un mouvement hors de l’eau fit réagir les serpents. Puis un second. Et le troisième les fit fuir définitivement. Ils s’éparpillèrent tous, laissant le nécromancien hébété à regarder les directions vers lesquelles ils étaient partis. Ce qui l’empêcha de voir la poigne de fer venant le pêcher comme un vulgaire gamin. La claque glacée d’oxygène vint lui brûler les poumons. Il se mit à tousser à pleine poitrine, manquant de cracher ses organes. D’abord à quatre pattes au sol, il mit un moment à s’en remettre. Il sentait que la mystérieuse présence se tenait à ses côtés. Mais pour l’heure il cherchait « seulement » à stabiliser sa respiration. Lorsque ce fut fait, il put enfin dévisager son sauveur.

Spoiler:
 

Waho il faisait peur le bon samaritain ! Mais bon il fallait au moins lui reconnaître cette valeur à défaut d’avoir été gâté par la Nature. Michiki restait avant tout doué de quelques manières, même si elles avaient été que récemment acquises :

- Je vous remercie. On dirait que je vous dois une fière chandelle.

Alors qu’il le remerciait, un rapide coup d’œil sur la tenue du type s’imposait, à la recherche d’un quelconque bandeau marqué d’une pièce de métal. Rien de tout cela donc susceptiblement un non Kumojin. Mais rien n’était moins sûr. Cette observation minutieuse lui fit également remarquer un détail qui avait son importance. Ce type avait les yeux parfaitement blancs. Un aveugle. Mais dans ce cas comment avait-il fait pour le sauver ?! Peu importe remarque. Ce qui était fait était fait. Il était certes très reconnaissant envers cet homme mais il ne pouvait prendre de risque. S’il était effectivement Kumojin, il courrait un grand risque à rester ici. Presque à lui en faire regretter son bain avec les sardines ! A peine relevé qu’il tenta de s’éclipser délicatement. Mais il fut interrompu :

- Je t’en prie étranger. J’ai ressenti ton appel alors je ne pouvais rester les bras croisés.

La phrase fit tiquer Michiki au point qu’il s’immobilisa. Il questionna le vieil homme :

- Mon…appel ?! Mais je n’ai appelé personne ! Je suis venu ici seul et j’avais pas l’intention d’être en compagnie de quelqu’un !

- Ah oui ?! Pourtant ton chakra ne semblait pas en dire autant. C’est lui qui m’a mené à toi lorsque tu as sombré avec ces bêtes. Encore heureux que je n’habite pas loin et que j’ai perçu l’infime trace que tu as envoyé.

Michiki ne comprenait plus rien. Ce vieux virait gaga. Jamais il n’avait envoyé un signal quelconque, que ce soit avec son chakra ou autre chose. Il s’en souviendrait quand même. L’expérience n’avait pas été traumatisante au point qu’il en oublie certains moments. A moins que ? Devenait-il totalement fou ?! Ce serait bien le moment pour ça tiens ! Mais non ce n’était pas possible. Le nécromancien ne comprenait pas sur le coup. Mais il avait plus urgent à régler. Il ne devait pas oublier sa priorité : l’évasion. Il se tut et continua ses pas pour esquiver le vieillard. Alors qu’il recommençait à s’éloigner, le vieux vint une nouvelle fois interrompre son geste :

- Tu comptes aller où comme ça ?

- En quoi ça vous regarde ? s’exaspéra Michiki. Et puis vous n’êtes pas censés être aveugle vous ?!

- C’est si finement fait remarquer, fit remarquer l’homme non sans un léger soupir.

Là il venait de passer pour un gros con. Un silence plana un moment où la gêne de l’ex Kirijin était palpable. C’était pas du plus grand tact qui soit. Et il s’adressait tout de même à quelqu’un l’ayant sauvé. C’était rare, mais il ressentait une profonde gêne. Vite balayée par une réaction de son interlocuteur qui éclata d’un rire tonitruant le faisant presque sursauté. Il laissa la crise d’hilarité passer avant de s’exprimer :

- Mais t’en fais pas gamin bien sûr que je suis aveugle mais je vais pas en faire une histoire ! Tu t’es juste montré honnête. Ça change des lèches bottes qui prolifèrent de nos jours !

- Hum….merci du compliment, se risqua à répondre le nécromancien.

- Mais je t’en prie, ajouta le vieil homme avant de poser son séant sur une souche d’arbre mort.

Son comportement était étrange. Il agissait sereinement. Le fait d’assister un parfait inconnu n’était pourtant pas conseillé lorsqu’on était aveugle. Rien ne disait qu’il n’allait pas profiter de la situation pour vous voler. Ou même pire. Cette interrogation laissa le Shinda perplexe au point qu’il ne rouvrit pas la conversation de son propre chef.

- Tu dois te demander comment j’ai pu faire du coup, je me trompe ?

- Hum oui mais bon vous n’êtes pas obligés de répondre. Et puis des affaires urgentes m’attendent. Je ne saurais que trop vous remercier de votre bonté, je vous suis éternellement reconnaissant. Si d’aventures vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à aller me demander à Kumo.

Ecourter au plus vite cette conversation gênante et fuir rapidement avant qu’il ne se doute de quoique ce soit. Même s’il y avait peu de chances pour cela mais il valait mieux être prudent. Plus vite il serait parti, plus vite il serait à l’abri. Ce mensonge mal rôdé suffisait bien pour la cause. Il reprenait enfin le chemin de la fuite. Mais là encore le vieux n’avait pas dit son dernier mot. Et quel mot !

- Ces affaires dont tu parles ne concerneraient-elles pas ta nation, Kirijin ?

Un courant d’air vint caresser la longue barbe et les cheveux blancs du vieux samaritain. Michiki était face à lui, sa tête au niveau de son épaule droite et un kunaï prêt à transpercer la carotide du vieil homme.

- Ces mots étaient tes derniers vieillards.

La main décrivit le mouvement fatidique, plantant la lame en pleine gorge. Un flot de sang vint gicler sur la chemise du nécromancien, impassible alors que le corps s’effondrait lourdement à ses pieds. L’affaire était définitivement close. Mais la cour de récré s’arrêtait là. Michiki devait fuir le pays le plus vite possible. Pas le temps d’attendre le Gekei. Il fit volte-face et se retrouva nez à nez avec l’homme qu’il était censé avoir tué à l’instant. Il regarda à ses pieds : plus de trace du corps. Il releva la tête pour se retrouver plongé dans le regard blanchâtre et vitreux du vieillard. Sans qu’il ne puisse rien faire, un profond sommeil s’empara subitement de lui. Les ténèbres l’engloutirent doucement alors qu’il sentait son corps en mouvement. Il aura duré quelques jours tranquillement au pays de la Foudre. Pô devra se frotter aux gardes de prison pour le récupérer. Remarque ça lui fera les pattes à ce foutu Jaguar ! Il avait qu’à être à l’heure !
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Message(#) Sujet: Re: Tu me vois, tu me vois plus [Solo] Dim 9 Nov 2014 - 1:05

Les flammes. Les cris. Tout n’est que destruction et chaos. Les femmes tentent d’extirper leurs enfants des maisons en feu tandis que les hommes font de leur mieux pour les défendre. Une ombre s’abat sur la ville pour venir engloutir la cité en proie aux flammes.

Une coulée de sueur froide réveille Michiki alors que le cauchemar prend fin. Son cœur bat la chamade alors que son esprit se remet tout juste de ses émotions, reprenant conscience de la réalité. La tête entre les mains, il tâche de chasser ces images de sa tête. Ce n’est qu’un cauchemar, rien de plus. « Mais pourtant c’est très certainement ce qu’il s’est passé » lui susurre une petite voix dans un coin de sa tête. Petit coup de paume sur la tempe pour faire taire cette dissidente. Avant qu’une autre interrogation ne vienne remplacer toutes ces pensées. Où était-il ?

Aucune ouverture sur l’extérieur. La pièce est dépourvue de fenêtres. Telle une prison… Un soupir d’exaspération profonde vint envahir l’endroit. Michiki tâche quand même de détailler les lieux pour voir s’il n’y a vraiment aucune issue. Les murs semblent faits de bois. Ce qui est très curieux pour un lieu de détention. Il y a mieux comme matériaux niveau sécurité. Ce vieux fou a de la chance que Michiki ne soit plus apte à utiliser l’affinité Katon. Sinon il aurait fait cramer l’endroit fissa. Tout n’est qu’un mauvais concours de circonstances quand on y pense. Après avoir connu une bonne année de détention, il pensait en avoir fini de ce genre d’endroit. Mais c’est raté.

Plongé dans ses réflexions, il manque de louper le seul accès à la salle où il se trouve. Une simple porte. Il paraît évident qu’elle est fermée à clé. Pile au moment où il se dit ça, le battant s’ouvre pour laisser apparaître une silhouette. On dirait que non finalement ! Il faut saisir sa chance tout de suite. La porte est grande ouverte. Un seul obstacle. Trop simple.

Assis sur le matelas, Michiki n’a alors qu’à s’élancer vers la sortie pour rejoindre la liberté. Il ne parvient même pas à faire un pas. Son corps retombe lourdement au sol. Ses jambes ne semblent pas en état de marcher. Jurant entre ses dents, il maudit le vieillard sans savoir ce qu’il lui a fait subir pour qu’il soit dans cet état. Un son de pas se rapproche. Un plateau chargé d’un repas passe dans le champ de vision du nécromancien. Puis deux pieds ainsi qu’une tige en bois épaisse. Des mains se saisissent de ses épaules afin de le relever et de le remettre sur le lit. Michiki lève son regard vers les globes occulaires laiteux du vieillard l’ayant foutu dans cette situation.

- Tu ne devais pas te lever avant deux jours. Repose-toi, le Genjutsu t’as plus affecté que ce que je croyais.

- Toi…, grommella Michiki.

- Détends-toi un peu avant de penser que je t’ai dupé ou je ne sais quelle ânerie. Je t’ai sauvé la vie je te rappelle. Et tu es ici chez moi. Alors un peu de respect. Bon je te laisse reprendre des forces.

Il lui rapprocha le plateau de nourriture afin qu’il ait accès plus rapidement. Le ventre du nécromancien lui cri de se jeter sur les victuailles. Pourtant sa méfiance le pousse à ne pas y toucher. Il suivit son instinct en se contenta de refermer les yeux, même s’il craignait de replonger dans d’obscurs cauchemars. Mais son sommeil s’avéra au final profond et sans rêve.

Au réveil, il se sentait en bien meilleure forme que la dernière fois. Il fixa le sol. Il poussa ses jambes jusqu’au bord du sommier, hésitant. Une jambe puis l’autre et finalement le nécromancien parvint à se maintenir debout. Il fit quelques pas pour tester ses capacités. Tout semblait refonctionner. Il se dirigea donc vers la porte pour inspecter les alentours. Il fit face à une pièce bien plus vaste et plus lumineuse qui l’aveugla un temps. Alors que sa vision s’habituait à la luminosité, il distingue le vieux assis dans un large fauteuil en bois à quelques pas de là.

Une fois sa vue revenue, il inspecta l’endroit. Quelques meubles, beaucoup d’étagères chargées de livre. Une table ainsi qu’une cheminée mise à part ça. Rien de très chargé niveau décoration en somme. Le vieillard semble le fixer. Difficile à dire en même temps avec un regard vitreux comme le sien. Mais le nécromancien ne décrocha mot, se dirigeant vers la table. S’adossant sur une chaise, il fixa alors son hôte, l’air ferme. Il avait plusieurs interrogations qui lui trottaient en tête. Énormément même mais la première qui s’impose à son esprit est :

- Vous allez finir par me dire qui vous êtes ?

Un rire bref vint secouer la cage thoracique de son interlocuteur qui lui répondit d’une voix posée et calme :

- Tu sembles avoir soif de réponses jeune homme. Mais quel est TON nom ?

- Changes pas de sujet et explique un peu qui tu es. Et ce que tu m’as fait.

Un soupir mêlant exaspération et amusement s’échappe du trait fin constituant les lèvres du vieux. Il prend un moment avant de répondre :

- Je ne t’ai absolument rien fait de mal rassure toi. On peut même dire que je t’ai sauvé la vie. Sans moi, non seulement tu finissais en pâture pour serpents de vase mais tu aurais pu te faire repêcher par moins bien intentionné que moi.

- Qui me dit que tu me racontes pas n’importe quoi ? cracha Michiki.

- Tu as réellement le pouvoir de décider ?! Si j’avais voulu te tuer, je n’aurais même pas eu besoin de me salir les mains.

Sa voix commença à monter d’un ton. C’en devenait assez impressionnant. Comme si la pièce devenait plus obscur et que ses cordes vocales étaient d’un coup devenues plus épaisses, lui conférant une vois incroyablement grave. Comme provenue des tréfonds de l’Enfer.

- Alors montres-toi un peu plus respectueux ! J’ai pas tiré ta carcasse de l’eau pour me faire soupçonner de quoique ce soit ! Je n’essaie pas de te duper…

Le calme revint dans la pièce et la voix du vieillard s’apaisa pour terminer sa phrase :

- …j’essaye de t’aider.

Michiki resta un peu surpris. Ce grand-père était incroyablement mystérieux. Il ne voyait pas où il voulait en venir. Le silence qui régnait apportait sa gêne et accentuait la tension déjà présente. Ce fut l’octogénaire qui le brisa.

- Je réitère ma question donc. Comment t’appelles tu Kirijin ?

Le mot fit réagir le nécromancien immédiatement. Il fit un mouvement mais ne put le continuer. Le regard vide du vieillard s’était planté dans le sien et une étrange impression l’envahit alors pour le clouer sur place.

- Reste calme et réponds d’abord à ma question. Je répondrais aux tiennes ensuite si tu le veux bien.

Immobilisé, Michiki n’avait pas non plus vraiment le choix. Il choisit donc d’arrêter de lutter contre cette curieuse emprise. Ses muscles se relâchèrent donc alors que son séant légèrement décollé de la chaise ne s’y affaisse de nouveau.

- Puisque que t’insistes… Je me nomme Shinda Michiki. Je doute que ce nom te dise quoique ce soit, excepté si tu es Kumojin. Je suis venu à Kaminari pour des affaires personnelles que je ne tiendrais pas à évoquer. Tout ce que tu as à savoir, c’est que je tiens à rester le plus discret possible. Je ne suis pas venu pour me faire des ennemis, bien au contraire.

Il avait été clair et net afin de satisfaire enfin la curiosité de son interlocuteur. Il tenait à en savoir un peu plus sur son compte également. Il espérait juste que cet éclair de sincérité en susciterait un pour celui qui semblait l’observer malgré la pâleur de ses yeux.

- Je comprends mieux alors.

Le vieux se leva à son tour et vint se placer devant lui à table en prenant un siège. Puis il reprit :

- Je me présente, Hirohito Chikamasa. Mon identité doit t’être encore plus inconnue. Car, navré de te décevoir, mais je te connais.

Les yeux du Shinda traduisirent sa surprise. Ce qui sembla amuser le vieillard. Mais d’ailleurs comment pouvait-il le voir ?!

- On ne dirait pas, mais j’ai participé à la guerre opposant Kiri à Kumo il y a quelques années. J’ai entendu parler de ton combat contre le Raïkage de l’époque.

Le rythme cardiaque de Michiki fit un bond phénoménal dans son évolution. C’était donc un Kumojin ! Cette fois c’était plus que sûr, il finirait en prison. Il s’était fait avoir tellement connement. S’en était affligeant. Lui qui était censé avoir un bon niveau. Mais il n’eut pas le temps de réfléchir à une éventuelle solution que Hirohito enchaîna :

- Ne t’en fais pas. Il y a longtemps que j’ai rangé mon bandeau frontal. J’ai prétexté le besoin d’une retraite après cette guerre. En réalité, cette vie me fatiguait. Ces luttes de pouvoir incessantes, je n’ai pas à y prendre part. Elles ne regardent que les dirigeants et pas les petites gens comme toi et moi. Laissons leur le loisir de s’entretuer entre eux je dis.

La vision du dénommé Hirohito était intéressante. Mais le fait de savoir qu’il n’était plus officiellement Kumojin ne le rassurait que très légèrement. Il y avait encore un doute. Même s’il se faisait enfin à l’idée que ce type devait être sincère, un doute persistait :

- Qu’est-ce qui me fait croire que tu ne vas pas me livrer aux autorités Kumojin ? Kaminari reste ton pays et tu pourrais être un patriotique prêt à aider sa nation.

- Je le pourrais en effet, répondit le vieux. Mais je ne le ferais pas. Je sais que tu n’es pas un mauvais bougre. Tu as bien mieux à accomplir pour l’heure.

- Tu sembles en savoir beaucoup sur mon compte vieil homme. Et je n’ai même pas l’opportunité que ce soit réciproque.

- Grâce à une seule chose gamin, l’information. C’est ce qui gouverne ce monde.

Un nouveau fanatique de l’information ! Pô s’entendrait à merveille avec ce fossile ! Mais Michiki ne voyait pas le rapport. Ils ne s’étaient rencontrés qu’il y a peu de temps et il osait prétendre le connaître alors que le nécromancien avait dormi pendant la majeure partie de cette période. Avant même qu’il ne s’exprime, Hirohito le fit à sa place :

- La sensorialité permet bien des choses Michiki. Et alliée au Genjutsu, c’est une arme surpuissante. C’est grâce à cela que j’en sais autant. Egalement pour ça que j’ai réussi à t’immobiliser et à te faire t’évanouir. Tu ne sembles pas des plus préparés face à ce genre d’armes.

- Il faut aussi dire que je ne suis pas des plus préparés pour ce qui concerne la finesse, ironisa Michiki.

- Ça c’est bien vrai ! s’esclaffa le vieux.

Son rire arracha presque un sourire au nécromancien. Il repensait à ses dires. Un vieux sage comme on dit. Il était en effet faible face aux illusionnistes et aux senseurs. Le Gekei qui l’avait formé ne cesserait de lui répéter. Mais il n’avait pas réussi à mettre au point des défenses assez efficaces par le biais de ses sceaux. Il en faisait un tout autre usage. Par conséquent, des techniques comme celles qu’avaient dues utilisées le vieillard réduisaient Michiki à l’état de simple cible facile. Mais en même temps, que pouvait-il faire face à ça ?

- Cependant, rien n’est perdu, reprit Hirohito.

- Qu’est-ce que tu veux dire par là ?! s’interrogea Michiki.

- Je t’ai dit que je t’ai sauvé parce que tu m’avais appelé. Plus exactement, ton chakra m’a appelé. Tu ne m’as pas laissé l’occasion de te l’expliquer tout à l’heure, dit-il avec un sourire. Si tu as pu faire ça, c’est pour la simple et bonne raison que tu présentes des prédispositions pour utiliser la Sensorialité.

L’annonce laissa le nécromancien sur le cul ! Encore heureux qu’il était assis. Restant silencieux en raison de son étonnement, Hirohito ricana mais continua à parler :

- C’est un réflexe vital que ton organisme a eu. Une sorte de brève émanation de chakra ayant le même rôle qu’une fusée de détresse. A la différence qu’elle est perceptible que par des senseurs expérimentés. Mais ça reste brouillon. Il te faudrait de l’entraînement.

- Ça je veux bien te croire. Seulement le problème est là. Je ne m’y connais absolument pas et…

Il se maudit de sa bêtise. Il avait commencé à parler que déjà le vieillard souriait. Il avait mis une micro seconde à comprendre où tout cela menait.

- Pourquoi ? Qu’est-ce que ça t’apporterais de m’aider à utiliser mes « dons » de senseur ?

- Il y a longtemps que je n’ai pas eu d’apprentis ! Et mes techniques m’ont également permis de sonder un peu ton esprit. Tes buts sont nobles et je tiens à participer. Mais tu dois être mieux préparé. Si un vieillard affaibli comme moi peut lire en toi comme dans un livre, je te laisse imaginer de quoi seront capable des adversaires plus sérieux.

Puis il se releva. Il contourna la table et vint aux côtés du nécromancien, regardant loin devant lui.

- Retourne te reposer. On commence demain si tu souhaites t’investir dans cette voie. Sinon, je te transmets beaucoup de réussite pour tes projets. Bonne nuit.

Et il disparut dans la pièce à côté de celle d’où venait le Shinda. Ce dernier y retourna, se coucha et mit un moment à s’endormir. Son esprit fulminait et tournait à plein régime.
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Message(#) Sujet: Re: Tu me vois, tu me vois plus [Solo] Dim 9 Nov 2014 - 16:00

L’obscurité régnante apportait son lot d’oppression. L’homme se sentait étouffé, incapable de dire s’il existait encore. Il ne sentait rien. Ne voyait rien. Juste la désagréable sensation de ne plus être. Et alors que le désespoir s’empare peu à peu de lui pour entraîner son âme dans l’oubli, une intense douleur lancinante le ramène au monde des vivants.

Le coup de canne en plein dans les reins ramenant vite Michiki à la dure réalité. Ses courbatures et ses bleus le reprirent de plus belle alors qu’il se pliait en deux. Le souffle haletant, il se remettait de ses émotions. Mais ce ne fut que de courte durée. Un nouveau coup le remit encore dans le droit chemin. Il releva la tête, jetant un regard mauvais au vieux responsable de ces maux.

Suite aux révélations du vieillard, le Shinda n’avait pu qu’accepter sa proposition d’entraînement. Etant donné ses projets futurs, il avait besoin de se perfectionner dans ce domaine. Il avait la chance d’être tombé sur un senseur capable de lui enseigner certaines choses, il aurait été parfaitement idiot de passer à côté de l’opportunité qui lui était offerte. C’était connu, Michiki se contentait de saisir les plus prometteuses d’entre elles afin d’atteindre ses buts. Ça ne lui avait pas si mal réussi depuis qu’il était shinobi. Il s’était même distingué en partie pour ça. Mais là pour le coup, il devait juste s’entraîner et apprendre à maîtriser ses nouvelles capacités.

Et Hirohito était là pour ça. Il prenait son rôle parfaitement au sérieux. Presque un peu trop. Il y mettait la même ferveur que le senseï Kirijin du nécromancien. Ses deux personnages s’entendraient à ravir. D’autant qu’au cours de ses quelques jours d’apprentissage, les deux hommes avaient eu l’occasion de discuter entre deux séances d’exercices. Ils avaient échangés sur bien des sujets et ils s’étaient entendus sur beaucoup de choses. Les opinions de chacun attisaient la curiosité et la réflexion de l’autre, menant à des débats passionnants dans lesquels ils pouvaient se perdre pendant des heures. Mais généralement, le grand-père remettait l’entraînement au goût du jour. Il poussait le nécromancien jusque dans ses dernières ressources et il l’avait fait bien progressé jusque-là. Même si son niveau restait relativement bas, il n’était plus aussi novice qu’à leur première rencontre. Mais il avait encore beaucoup à faire.

Hirohito avait évoqué un test final décisif pour savoir si tout ceci portait véritablement ses fruits. Il n’en avait pas dit plus. Michiki s’était donc contenté de continuer à suivre ses instructions pour avancer. Il était exténué et il ne mettait pas longtemps à s’endormir le soir. Sauf lorsqu’il se laissait prendre à des conversations avec son senseï du moment. Il avait fait parvenir une lettre à Mihawk afin de le prévenir de son absence de quelques temps pour éviter qu’il ne s’étonne de ne pas le trouver dans la demeure improvisée qu’il lui avait trouvée en bordure des marécages. D’ailleurs la maison d’Hirohito n’était pas loin non plus.

Les entraînements duraient toute la journée avec une brève pause le midi. A la nuit tombée, ils retournaient dîner au foyer du vieillard. Une petite routine s’était ainsi instaurée. Les progrès du nécromancien piétinaient pendant un moment. Mais ce ne fut pas éternel, encore heureux !

Pris dans un Genjutsu d’illusion, Michiki faisait face à plusieurs répliques de soi-même. Ses répliques faisaient mine de l’attaquer. Il devait retrouver sa cible, à savoir Hirohito, dissimulé sous son apparence parmi ses illusions d’optiques. Il devait ainsi faire appel à des capacités de détection et d’anticipation. C’était un bon exercice. Il s’était également risqué à utiliser du camouflage mais son maître d’apprentissage le repéra rapidement, lançant alors des assauts sur sa position. Ce n’était pas une excellente solution. Il réfléchit donc à la procédure. Difficile lorsque l’on est harcelé de toute part par des répliques de soi qui veulent vous tabasser !

Il tenta de prendre un peu de recul en venant s’abriter sous le couvert protecteur des arbres à portée du lieu d’entraînement. Mais c’était inutile. Les clones repéraient sa position et l’encerclaient, l’obligeant de nouveau à esquiver du mieux qu’il pouvait. Il continua son manège un moment, jouant avec les clones. Il avait une tactique bien en tête et il l’appliquait à la lettre. Ses mouvements continuels lui permirent d’avoir un créneau suffisant pour effectuer les mudras nécessaires à une technique d’anticipation. A partir de ce moment, il pouvait esquiver à loisir et sans le moindre effort les coups de ses répliques. Ce qui lui permit d’enchaîner avec une technique de repérage. Mais il échoua en raison du temps de concentration. En effet, il n’était pas encore assez rapide pour trouver l’original parmi les clones. Mais il n’était pas loin !

Cet incessant ballet prit quelques temps avant que le nécromancien n’obtienne un résultat. Suivant la même technique, il finit enfin par réussir son combo. Sa technique lui indiqua lequel de ses frères jumeaux étaient le vilain petit canard. Il sauta sur lui, l’empoigna sans trop de force et l’immobilisa. Les autres répliques disparurent alors. Un sourire triomphal éclaira le visage du Shinda qui s’extasia alors :

- Cette fois je t’ai eu !

Sa fierté fut de courte durée lorsque le bois vint se loger dans ses côtes droites. Son double qu’il tenait disparut à son tour et il se retourna pour dévisager, hébété, le vieillard derrière lui. Il avait toujours une longueur d’avance. C’était rageant ! Il était encore essoufflé de cet entraînement. Il finit par haleter :

- Mais…comment…ça se…fait ?!

- Tu as bien progressé Michiki. Malgré le fait que j’ai réussi à te précéder, tu ne peux pas espérer plus actuellement. Tu auras encore besoin d’entraînement mais c’est tout ce que je pourrais t’enseigner pour le moment. Le meilleur moyen pour toi de progresser maintenant est de passer le test final.

Il allait enfin savoir de quoi il s’agit. Encore un peu fatigué de par l’entraînement, il attendit des précisions en haletant. Le vieux mit un moment avant de se décider à rompre le silence :

- Nous verrons donc ça demain.

Toute l’attente et l’impatience du nécromancien explosa. Il ne pouvait pas faire grand-chose après tout. Il avait appris que ce vioque était une vraie tête de mule. S’il avait décidé qu’il passerait au test final demain, il devait bien y avoir une raison. Cela signifiait sûrement que Michiki allait avoir besoin de toutes ses forces. Ainsi les deux hommes terminèrent leur journée au calme à parlementer de tout et de rien. La curiosité du binoclard avait beau être grande, il ne prit même pas la peine de questionner un peu plus Hirohito sur les détails de son dernier exercice. Il le verrait bien assez vite.

Le lendemain, le duo se retrouva en plein sentier de passage. Il menait à la fois vers la capitale et d’autres petites bourgades de campagne. Michiki ne comprenait pas trop ce qu’il faisait là. Il finit par céder à son insatiable curiosité pour la matérialiser par les mots :

- Tu vas enfin m’expliquer en quoi ça consiste ?

- T’es trop impatient gamin, répondit Hirohito avec un sourire.

Son regard vierge se porta sur l’horizon, un peu plus loin vers le chemin en direction de Kumo. Michiki suivit le mouvement pour essayer de repérer quelque chose. Il ne vit rien. Il fit appel à une des techniques qu’il avait apprises lors des derniers jours. Il repéra des traces de chakra. Un petit groupe de trois se dirigeait vers eux. il interrompit sa technique pour reprendre :

- Qui sont-ils ?

- Des Kumojins, déclara Hirohito impassible.

- QUOI ?! Mais comment c’est possible ? beugla Michiki.

- Tout simplement parce que je les ai prévenus, déclara calmement le vieux.

La rage embrouillait l’esprit du Shinda qui se perdait dans ses réflexions. Une question évidente parvint cependant à s’échapper :

- Mais pourquoi ?

- Je t’ai dit avoir participé à la guerre contre Kiri. D’où crois-tu que j’ai perdu mes yeux ? Et cette chambre où je t’ai hébergé. Celle de mon fils que la Brume a emporté dans sa soif de sang. Ce n’est pas contre toi Michiki. Mais à défaut de pouvoir me venger directement sur Kiri, je le ferais indirectement par le biais de ta personne.

Au moment où le nécromancien voulut sauter à la gorge de ce misérable traître, ce dernier disparut, s’estompant dans les airs. Ces foutus Genjutsu lui posaient toujours problème. Une voix lontaine, celle du vieux Hirohito, résonna dans son esprit comme un écho lointain :

- Je suis désolé Michiki…

- Désolé mon cul oui… pesta le nécromancien.

Il avait néanmoins plus urgent à faire pour le moment. Il devait à tout prix se tirer de ce mauvais pas. Et pour cela, il n’avait pas trente-six solutions. Il eut juste le temps de faire les mudras nécessaires à sa technique de camouflage. Se confondant avec la terre, il ne bougea plus d’un pouce lorsque l’escouade Kumojin arriva. Ils étaient à seulement un centimètre de sa position. Il les entendait parler.

- Normalement c’est ici que nous a été signalés l’incident, déclara le premier

- On dirait qu’il n’y a pas grand-chose au final. Qu’est-ce que je disais ? scanda le deuxième.

- Attendez un peu… interrompit le dernier.

Il fit des mudras qui n’étaient pas inconnus du nécromancien. Du repérage. Là il était très mal. Un rapide examen du niveau de ce shinobi lui indiqua cependant qu’il ne devait pas être plus puissant que Chûnin. Mais s’il était assez bon senseur, il pourrait le trouver. Ce dernier s’était dangereusement rapprocher de sa position. Il s’y arrêta d’ailleurs. Il devait absolument dissimuler son émission de chakra. Michiki se concentra de toutes ses forces afin d’y arriver.

Peu à peu, son émission de chakra s’estompa pour ne plus paraître. Mais le type restait sur le qui-vive. Peut-être que le camouflage n’était pas assez puissant. Il réeffectua la technique à un rang supérieur. Cette fois normalement, il devrait être bon. Et ça ne manqua pas. Le Kumojin resta un moment avant d’aller sonder la zone ailleurs. S’il agissait ainsi, c’est que c’était gagné pour le nécromancien. Il n’eut plus qu’à attendre que l’escouade en vienne à conclure qu’il s’agissait juste d’un canular. Ils repartirent donc vers le village. En partant, Michiki perçut même une réflexion de l’un d’eux qui lui indiqua qu’ils s’agissaient de Seki. Dieu bénisse le talent de cette bande !

Il put enfin relâcher sa technique. Il s’en était admirablement sorti. Mais il devait maintenant déguerpir. Même s’il n’avait pas été repéré, ce vieillard pouvait revenir à la charge pour se venger de lui. Il fallait bouger au plus vite de ce pays. Sans tarder.

Mais au moment de prendre la route vers sa demeure temporaire, une présence alerta les sens du nécromancien. Il tourna la tête pour se retrouver nez-à-nez avec Hirohito. Il réprima son envie de l’égorger, sachant qu’il l’éviterait comme tout à l’heure. Mais la rage le consumait de toute part. Incapable de faire quoique ce soit pour lui faire payer cette amère traîtrise, il n’en était que plus frustré. Il articula quelques mots malgré son visage déformé la haine :

- Espèce de sale petite…

- Félicitations Michiki, tu as brillamment passé ton test, lui dit Hirohito sans prêter attention à sa remarque.

- J’aimerais prétendre que ce n’est pas grâce à toi. Sombre pourriture..

- Encore maintenant tu te fies aux apparences alors que tu as les capacités de voir plus loin ! ironisa le vieillard.

Michiki allait réagir lorsqu’une nouvelle fois, il se maudit de sa bêtise évidente. Avant même qu’il ne parle, son esprit avait stoppé sa langue avant qu’elle ne s’embourbe encore plus dans ses erreurs.

- Ton test c’était donc de me mettre en situation c’est ça ? demanda Michiki d’un ton posé.

- Continue, dit Hirohito avec un sourire naissant.

- Et quoi de mieux que de me mettre en situation que de faire en sorte que ce soit dans l’urgence et pris au dépourvu. Ça je peux le comprendre. Mais pourquoi me faire croire que tu me livrais aux autorités.

- Tout simplement parce que ça a renforcé ton état de stress. Tu avais au moins besoin de ça pour être sûr que tu as l’esprit clair en cas de danger. Et tu as pu voir que la sensorialité t’apportait énormément dans ces cas-là. Si tu as réussi à réaliser ça aujourd’hui, tu n’auras plus besoin de t’inquiéter à l’avenir au sein de cette nation. Tu ne dois pas te reposer sur tes lauriers pour autant car tu n’es pas encore au point sur certaines choses. Mais en ce qui me concerne, je n’ai plus rien à t’apprendre.

- Arrête tu m’arracherais presque une larme grand-père, répliqua Michiki avec un clin d’œil.

- T’as survécu à des guerres, des batailles, la prison et j’en passe mais le fait de devoir quitter un vieillard sénile te rend triste ?! La Brume sanglante mes fesses ! s’esclaffa Hirohito.

Malgré sa remarque, les deux hommes partagèrent un rire commun avant de venir se donner une tape amicale. Le nécromancien ajouta par la même qu’il repasserait voir le vieillard à l’occasion. Ce à quoi ce dernier lui répondit tout simplement :

- Fais-moi le plaisir de ne plus m’infliger ta sale face. Tu as bien plus important à faire que de venir rendre visite à un vieux machin comme moi. Ne perds pas de vue ce que je t’ai enseigné et protège toi bien contre les salauds dans mon genre. Tu risques d’en rencontrer une chiée.

- Peu importe combien j’en rencontrerais, je crois qu’il n’y en a aucun qui t’arrivera à la cheville.

Il eut alors le droit comme dernier souvenir qu’un énième coup de canne dans les côtes. En toute amitié bien sûr.
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