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 Le cadeau de Suzurane Taiwo !|PS2|

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Iwa
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Message(#) Sujet: Le cadeau de Suzurane Taiwo !|PS2| Lun 3 Nov 2014 - 23:16



Il était fort impressionnant de voir une ville changer en quelques heures. En effet, la Capitale de nuit n'avait rien à voir avec celle que l'on voyait en plein jour. Les lumières illuminaient le Shozaichi, mais la ville avait un tout autre aspect. Les rues étaient moins animées et le froid prenait de plus en plus d'importance. Kibō se promenait en cette heure si tardive. Impossible de trouver le sommeil pour une raison totalement mystérieuse, mais il savait qu'il devait venir prendre l'air, faire un tour dans cette cité qui l'inspirait étrangement. Le rêveur s'était muni d'une cape noire, afin d'éviter de se faire repérer. Non pas que sa présence ici n'était pas la bienvenue, mais il voulait à tout prix éviter des querelles. Car une fois la nuit tombée, les personnes moins saine d'esprit sortaient, pour boire, pour jouer, pour se battre.

Le regard de glace de notre jeune héros scrutait chaque recoin de la Capitale choisissant méticuleusement son chemin, quand soudainement, une étrange sensation s'empara de lui. Le Sunajin dévia son regard sur sa gauche et il aperçut les quartiers résidentiels. Il leva le regard et analysa le symbole se trouvant sur le portail bloquant le passage. Kibō connaissait cet emblème, mais curieusement, sa mémoire lui joua un mauvais tour, le laissant dans l'ignorance. Lui, qui avait passé des journées à étudier les arts Shinobis, les clans, les territoires et autres, jamais il n'aurait pensé oublier quoi que ce soit. Le jeune homme s'avança vers le portail et de sa main, il effleura le blason gravé dans l'acier. Ce simple toucher provoqua l'ouverture de la porte, pas entièrement, mais assez pour comprendre que le portail était ouvert. La curiosité de notre jeune héros le poussa à entrer dans le domaine de ce mystérieux clan. Délicatement, le membre du Kakumeigun ouvrit le portail, provoquant un léger bruit strident.

◊ Étrange...

Qu'était-ce étrange ? Le fait qu'il ne se rappelait plus du symbole ? Le fait que la porte soit ouverte ? Ou le fait qu'il ne savait pas pourquoi son instinct le conduisait dans ces quartiers ? Toutes les habitations étaient dans l'obscurité la plus totale, cependant, une petite maisonnette, au bout du chemin, était encore illuminé par une petite source d'énergie. Silencieusement, Kibō se dirigea contre ce foyer. L'habitation était au coeur du quartier, néanmoins il s'agissait du bâtiment le plus petit. La porte d'entrée était en bois massif et l'emblème du clan était représenté en grand. Le Sunajin s'apprêta à frapper à la porte, sa curiosité le poussait toujours de plus en plus, pour une raison totalement inconnue.

◊ Inutile de frapper...

L'élève de Kioshi se retourna, surpris par la présence de cette personne. Il était sûr d'être seul, mais il se trompait. Il était rare de déjouer la garde de notre jeune héros et cet individu y était parvenu avec une simplicité déconcertante. La personne s'avança gentiment du rêveur et le dépassa pour, par la suite, pénétrer dans la petite demeure. Il semblerait que ce soit chez lui. L'individu était vieux et marchait lentement. Il avait le crâne rasé et possédait une canne, pour s'aider à tenir debout.

◊ Rentre mon petit. Je t'observe depuis le début, tu ne pensais tout de même pas rentrer dans notre quartier aussi facilement ? Quelle naïveté...

Kibō ôta sa capuche et pénétra à l'intérieur de l'habitation. Le vieux l'intriguait. Il était tellement concentré à comprendre les faits et gestes de cette vieille personne, qu'il ne lui répondit même pas. Un petit feu donnait vie à un séjour tapissé d'anciens vestiges, de bibliothèques et de bureaux remplis de parchemin et d'encres. Le vieil homme se posa, vraisemblablement sur son fauteuil à lui, devant le feu. Il ramassa quelques petites bûches à côté de la cheminée et les lança dans le feu. Notre jeune héros regarda la scène, tout en prenant place sur un siège proche de l'inconnu.

◊ Je suis Suzurane Taizo, Chef du Clan Suzurane. Il y a bien longtemps que je n'avais pas reçu de visite petit. La Capitale te plaît jeune Sunajin ?

Suzurane Taizo:
 

Voilà le nom du Clan, il s'agissait du symbole des Suzurane. Ils étaient des spécialistes en Fûinjutsu, d'après les livres, les membres de ce clan possédaient des sceaux sur leur corps, qui s'activait uniquement lorsqu'ils recevaient des dégâts, provoquant une montée de puissance en eux. Plus les blessures étaient importantes, plus leur force devenait importante. Les informations concernant cette famille revenait peu à peu à notre jeune héros, qui soudainement, réalisa que le vieil homme avait compris qu'il venait de Suna, mais comment se faisait-il ? Le rêveur ne portait rien qui indiquait qu'il était un ninja ou qu'il provenait du Pays du Vent.

◊ Je la trouve magnifique Monsieur. Je m'appelle Kibō et je proviens effectivement de Suna. C'est un honneur pour moi de faire votre connaissance.

Taizo lança un méchant regard à l'encontre du Sunajin, qui resta pétrifié. Qu'avait-il oublié de dire ? Il pensait pourtant avoir été respectueux.

◊ Tu sais qu'il est mal élevé de ne pas donner son nom de famille à une personne, surtout quand celle-ci donne le sien, petit.

Le membre du Kakumeigun relâcha un sourire de gêne, tout en se grattant l'arrière de la tête.

◊ Oui, je sais et vous m'en voyez désolé Monsieur, mais je ne connais pas mes origines. Je n'ai pas de nom de famille ou plus précisément, je ne sais pas quel est le mien.

Douteux, le vieux Suzurane détourna son regard vers le feu.

◊ Je vois, encore une victime de la guerre...

Kibō essaya de comprendre la souffrance de Taizo, cet homme souffrait. La guerre en était sûrement la cause, surtout après les paroles qu'il avait relâchées. Notre jeune héros resta silencieux et ôta son manteau, il faisait bon chaud à l'intérieur. Sa peau recouverte de plusieurs sceaux vit le jour et l'oeil du vieux ne manqua pas de remarquer les Fûin dessinés sur le corps du jeune homme.

◊ Tu maîtrises l'art du Fûinjutsu petit ? Enfin, tu penses le maîtriser ?

Le ninja du Pays du Vent répondit sincèrement et avec toute honnêteté.

◊ Oui, je pense plutôt bien me débrouiller dans le domaine, mais je doute être au niveau des membres de votre clan.

La personne âgée relâcha un petit rire sarcastique.

◊ Tu sembles bien renseigné sur notre Clan, cependant, je ne comprends pas de quel membre tu parles. Nous ne sommes plus beaucoup, d'ailleurs, tu n'as pas vu qu'il n'y avait pas une seule lumière dans les habitations du quartier ?

Le rêveur pensait que les personnes dormaient, jamais il n'aurait pensé qu'il n'y avait personne.

◊ Je vois...

Notre jeune héros ne savait pas quoi répondre aux remarques de Taizo, mais heureusement, ce dernier reprit la parole.

◊ Lorsque tu rentreras à Suna, passe au cimetière donner le bonjour à ma défunte femme. Elle se nomme Suzurane Mila.

Voilà d'où provenait cette tristesse. Cet homme avait perdu sa femme, mais pourquoi l'aurait-on enterré à Suna.

◊ Pourquoi l'avoir enseveli au Village Caché du Sable ?

◊ Bonne question petit, bonne question. Elle provenait de là-bas et durant la guerre, ils ont trouvé préférable de l'enterrer là où elle est née, au lieu de la laisser près de moi. Je n'ai jamais pu lui dire au revoir et je suis bien trop vieux pour subir un tel voyage jusqu'à Suna...

L'histoire était triste, mais le membre du Kakumeigun pouvait résoudre le problème. Kibō se leva et posa un Fûin sur le sol du séjour, entrainant la stupeur et la colère du vieil homme.

◊ QUE FAIS-TU !? ÔTE MOI CE SCEAU DE MON PAR...

Taizo n'eut pas le temps de finir sa phrase, que le Sunajin posa une main sur son épaule, afin de se télétransporter à Suna, chez lui. Le déplacement fut instantané et lorsque le vieux ouvrit les yeux, il sembla perturbé, il ne comprenait plus rien.

◊ Où sommes-nous, que me veux-tu !?

Taizo semblait paniqué, mais le rêveur ne perdit pas à un seul instant pour lui expliquer son action.

◊ Ne vous affolez pas Monsieur, nous sommes chez moi à Suna.

◊ IMPOSSIBLE !

◊ Laissez-moi vous expliquer... J'ai la capacité de me déplacer instantanément d'un point A à un point B à l'aide de mes Fûin. Grâce à ça, vous pourrez saluer votre femme vous-même.

Le vieil homme resta sans parole, incrédule devant les mots du jeune homme au regard de glace. Kibō ouvrit la porte et invita le Suzurane à le suivre. Le trajet jusqu'au cimetière fut silencieux. On pouvait clairement voir que la personne âgée se méfiait du Sunajin, mais ce dernier ignora le comportement de son invité. Les deux hommes pénétrèrent dans le cimetière et ils tombèrent sur la tombe de Mila, après quelques instants de recherches. Le vieux s'écroula devant la tombe, les genoux à terre, les yeux remplis de larmes.

◊ Mi... Mila... C'est moi... Taizo...

Kibō recula, laissant le vieil homme seul avec sa défunte femme. Il scruta les environs, il ne voulait pas qu'on les aperçoive ici, la Godaime Kazekage ne serait certainement pas contente que le rêveur fasse entrée des individus secrètement au sein de Suna. Les minutes passèrent et Taizo se rapprocha de notre jeune héros. Les deux hommes se regardèrent, le temps de repartir était arrivé. Le Sunajin posa une main sur l'épaule du vieux et en un instant, ils réapparurent à la Capitale, dans la demeure du Chef des Suzurane. Aucune parole ne vola, le vieil homme était tout ému et bouleversé par l'expérience que Kibō venait de lui faire vivre. Le rêveur attrapa son manteau l'enfila et sortit de l'habitation, il n'avait plus rien à faire ici. Comme si son instinct l'avait poussé ici pour réaliser cet acte. Le vieux raccompagna notre jeune héros jusqu'au portail d'entrée, un autre échange de regard et le membre du Kakumeigun partit.

◊ Merci pour tout Kibō...

Susurra le vieux avant de frapper le dos de l'élève de Kioshi à l'aide de la paume de sa main. Le jeune homme tomba au sol. Il se retourna et vit dans l'obscurité le sourire du Suzurane, il voulut prendre la parole, mais soudainement, son corps se mit à brûler. Il souffrait, mais il ne souhaitait pas hurler. Le rêveur ôta énergiquement son manteau, son haut et déchira son débardeur. Il put ainsi apercevoir, avec stupeur, des Fûin sur tout son corps. La douleur se dissipa et notre jeune héros se releva pour partir aux trousses du vieil homme, mais cette fois-ci, le portail était fermé. Il décida de se téléporter chez lui, vu que le sceau n'avait pas été annulé, mais ça ne marchait pas. Taizo avait su l'effacer. Kibō était torse nu, les mains contre les barres du portail d'acier. Le rêveur secoua le portail avec fureur, il était franc fou.

◊ Merde !

Le Sunajin se calma, respira et posa son regard sur son torse pour contempler les sceaux inscrit dessus et il put déceler le symbole des Suzurane, il déchiffra tant bien que mal les codes se trouvant sur sa peau et il put comprendre que le Chef des Suzurane venait de lui léguer les pouvoirs de son clan. Son regard se porta sur la demeure du vieux, mais la lumière n'y était plus. Cette soirée avait été décidément étrange. Cependant, chacun était reparti avec une offrande de l'autre, alors qu'ils ne se connaissaient pas.
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