N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.
Partagez | 
 

 Le trône du démon [PV Freya]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Konoha
avatar
Informations
Grade : Nidaime Hokage
Messages : 1277
Rang : S

Message(#) Sujet: Le trône du démon [PV Freya] Ven 5 Déc 2014 - 15:52

    J’adore mon village. La plupart des villages ninjas que j’ai vu, outre Konoha, sont plutôt stéréotypés et pas vraiment accueillants. J’ai vu Suna, c’est vide, plein de sable et plutôt glauque. J’ai vu des photos de Kiri, c’était brumeux et franchement sombre. J’ai vu des photos de Kumo, c’était… rocailleux. Ici, on peut avoir des surprises à chaque coin de rue, c’est convivial, c’est varié : ça ressemble à un vrai village. On a la chaleur l’été, la neige l’hiver, la brume l’automne, on a la forêt, la montagne, des lacs… Bref, c’est pour moi le village parfait. Et peu importe où vous habitez, jamais vous ne réussirez à me décrire un panorama aussi parfait que celui de Konoha. Vous pouvez réfléchir, je vous vois froncer les sourcils, il n’empêche que le village de la feuille est au-dessus des autres. En tout cas au niveau de l’ambiance intra-muros et de la structure.

    J’adore mon quartier. En tant que l’un des clans principaux, mon quartier est spécial puisque rempli que d’Aburame. C’est assez étrange, parfois, de savoir qu’à chaque fois que quelqu’un passe dans la rue en face de chez vous, il y a des chances pour que des milliers de bestioles dégueulasses et répugnantes se baladent sous leur peau. Oui, c’est aussi mon cas, mais il n’empêche que les coccinelles, c’est bien plus cool que les cafards ou que les blattes ou peu importe quoi d’autre. J’ai horreur des insectes, je crois que je ne le dirais jamais assez. Malgré cela, les Aburame comportent une multitude de personnes aux personnalités différentes, et je trouve ça génial. Et puis, on a de l’argent, les maisons sont donc immenses et surtout très jolies.

    J’adore ma maison. Mes parents font partis de ces rares personnes qui peuvent devenir ninjas mais qui ont préféré s’orienter vers autre chose. Mon père est commerçant, ma mère ne travaillait pas, mais il semblerait que les affaires de mon père marchaient du feu de Dieu, puisqu’on restait les plus riches du clan malgré les célèbres ninjas qu’il comportait. Centrale, elle était très grande, possédait un grand jardin composé de plusieurs espèces de fleurs, et impressionnait de sa beauté les passants qui s’aventuraient dans les rues Aburame. Toute l’architecture avait été minutieusement pensée, la cuisine, le salon, la salle à manger, les salles annexes : tout était agencé de façon parfaite, et nous avions même trois chambres d’amis, en plus de la mienne et de celle de mes parents.

    J’adore ma chambre. Située au deuxième et dernier étage, elle était spacieuse et illuminée grâce aux plusieurs fenêtres : tous les murs ou presque étaient vitrés et se rejoignaient en une immense baie vitrée en face de mon lit et qui donnait sur un large balcon qui me donnait une vue imprenable sur le village. J’avais également ma propre salle de bain. Et le must était cette fenêtre au plafond, juste au-dessus de mon lit, qui me permettait d’avoir une vue imprenable sur le ciel lorsque j’étais allongée.

    J’adore mon lit. Je ne crois pas qu’on puisse faire plus confortable : j’avais récupéré un matelas d’une vague tante décédée et qui avait des graves problèmes de dos, ce qui fait qu’une équipe de médecin l’avait conçu expressément pour elle. Vous ne pouvez pas imaginer le confort qu’il apporte. Puis, ma mère étant femme au foyer, elle changeait très régulièrement les draps, et je ne sais pas comment elle faisait, mais j’avais toujours l’impression de me plonger dans un nuage de velours, aux odeurs parfumés de fleurs exotiques et tropicales. Et les oreilles en plume d’oie dans lesquels je me plongeais… Olala, si vous pouviez imaginer le bonheur que ce lit me procurait.

    J’adore partir loin de tout ça. C’est assez contradictoire, mais malgré tout, je reste impulsive et je me lasse extrêmement vite. Du coup, plusieurs fois, je pars faire un tour dans la forêt autour pour ne revenir que quelques jours plus tard. Non, je ne dors pas à la belle étoile, j’ai trois besoin d’un lit et surtout d’une douche pour survivre, mais je connais une auberge, un peu plus au Nord de Konoha, près de la frontière. La vieille dame qui la tenait était d’une gentillesse remarquable et cuisinait à merveille. C’est là-bas que je me ressourçais, quand j’en avais marre de ces braves gens Konohajins, et pour éviter un burnout que j’aurais été tout à faire capable de faire au vu de mon caractère explosif.

    Aujourd’hui était l’un de ces jours. J’avais prévenu la majorité des gens de mon entourage que je partais. J’avais prévu trois jours d’absence, ça suffisait amplement. Emmenant des vêtements, des produits d’entretien corporel et des sucettes (importantes les sucettes), je partis juste avant le coucher du soleil et direction de cette fameuse auberge.

    Plusieurs heures s’étaient passées depuis mon départ et la nuit était tombée. Je me retrouvais au beau milieu d’une clairière aux hautes herbes qui m’arrivaient presque aux genoux, où un courant d’air assez puissant faisait tout voler aux alentours. Me protégeant les yeux avec un bras, j’avançais, et restai paralysée devant le spectacle en face de moi : une personne, ou ce qui semblait en être une, trônait au beau milieu de la clairière, la lune se reflétant dans deux yeux qui me fixaient…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Jônin
Messages : 822
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Le trône du démon [PV Freya] Dim 7 Déc 2014 - 16:49

Royauté.

Elle trônait sur le siège de glace qui avait été constitué par les soins de sa fidèle lame. Irelya avait servit à la construction de ce premontoire et désormais délicatement poser sur les genoux de sa maitresse elle attendait la victime qui passerait par ici. Car oui il y aurait forcément une personne qui déciderait d'emprunter ce chemin et l'ancienne rousse avait tout son temps, ses mains tapotaient nerveusement le trône imposant. Elle siégeait ici en maitresse de ces lieux à proximité d'un village puissant et ancien. Konoha ne lui faisait pas peur, rien ne lui faisait peur à l'exception d'une chose. La perte de sa puissance et l'arrêt de son ascension, son regard de braise au sein de la clairière se porta sur l'astre dans le ciel.

Un jour elle aussi irradierait ce monde de sa puissance et de sa gloire, un jour tous connaitraient la légendaire Freya, ancienne sabreur et désormais fléau des justes. Elle repensait à ceux qu'elle avait connue sous sa précédente forme, Yusuke, Goren et Akame pour ne citer qu'eux. La seule dont se souvenait très clairement la créature était son ancienne amie et compagne de soirées aussi insolites que drôles, Miae, ou était la brune en ce moment? Que faisait-elle et surtout est ce que tout allait bien pour elle? Elle chassa rapidement ces pensées altruistes et digne des faibles en soufflant, la patience n'était pas un défaut chez elle mais lorsqu'elle ne se livrait pas à des massacres inutiles et catalyseurs de sa folie meurtrière l'ancienne Kirijin laissait la nostalgie la submerger.

Quelqu'un approchait, elle le sentit, du moins vit-elle les buissons bouger. Et la créature qu'était celle qui trônait fièrement dans la clairière se leva avec aisance et sans stress. Avant tout curieuse de la figure qui était venue troubler sa méditation et puis ce n'était pas tous les jours qu'elle rencontrait des personnes sans directement les tuer.

La lune éclairait uniquement le visage, et plus particulièrement le regard incandescent de la sabreur, qui posa sur son siège son épée et doucement et calmement descendit les deux marches menant à son trône. Puis en croisant ses bras elle se mit devant l'intrue. Une adolescente, un brin de femme qui semblait déconcertée par sa découverte. L'expression du visage de l'enfant réussit à décrocher à la tueuse un sourire naturel, cette soirée ne serait pas commune aux autres. Elle n'allait pas tuer cette jeune pousse qui devait déjà surement regretter d'avoir quittée Papa et Maman pour rejoindre ses copines à la fête du coin. Elle baissa son visage à hauteur de celui de la gamine et passa sa main mutilée sur le visage ô combien pur de l'enfant. Non ce soir elle ne ferait rien à cette surprise dont la couleur de cheveux éclairé par la lune lui rappelait son ancienne chevelure, alors elle porta ses deux mains dans sa propre chevelure ou du moins ce qui semblait l'être, ses cheveux n'étaient plus et à la place comme des extensions de ses os une imposante masse qui faisait office de cheveux bruns. D'un ton aussi jovial et simple possible la sabreur prit la parole.

-Hé bien finalement c'est moi que tu surprends comme quoi. Que fais-tu enfant loin des tiens? Ne t'attons jamais apprit à craindre les virées nocturnes sans entourage surtout à ton âge et avec une beauté aussi fatale que la tienne, parce que comme tu le vois à présent dans la foret rode des sorcières qui se nourrisse des enfants de ton âge!

Et elle éclata d'un rire mauvais et cristallin qui fit échos dans les feuilles des arbres alors que le vent soufflait de nouveau, si même les élements étaient avec elle alors Freya allait avoir vite raison de cette petite femme et de sa motivation à continuer dans la nuit lugubre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Nidaime Hokage
Messages : 1277
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Le trône du démon [PV Freya] Sam 13 Déc 2014 - 18:08

    Pourquoi est-ce qu’à chaque fois que je rencontre quelqu’un dans la forêt, deux constantes se présentent : premièrement la personne s’étonne du fait que « olala tu es une jeune fille et tu es toute seule dans la forêt », comme si être vieux et masculin ça passait mieux, et deuxième c’est jamais quelqu’un de gentil qui chevauche une licorne. Non, c’est toujours un gars ou une meuf bizarre, qui dit des trucs bizarres et qui fait des trucs bizarres. C’est pas encore ce soir que je vais rencontrer mon prince charmant, moi…

    Bref, la surprise passée (non, je n’ai pas eu peur, j’ai été surprise. C’est pas pareil. Ça n’a même rien à voir), j’essayais vaguement de remettre en ordre ce que je venais d’entendre. Sorcière, enfant de ton âge : ça sonnait quand même comme un conte de bonne fée. Du coup je regardais autour de moi, sans vraiment savoir ce que je cherchais – j’ai dû avoir l’air bien ridicule – mais sachant tout de même que dans ce genre d’histoire, l’héroïne finit toujours par recevoir l’aide divine représentée dans… quelque chose d’inattendu. Comme… je sais pas… Une sucette magique à la banane. Tiens, je note l’idée, dès que je serai rentrée j’me mettrais à écrire une nouvelle sur ça.

    Mais à bien y réfléchir, c’était plutôt insultant ce qu’elle… Ou il… Je sais pas trop… disait. Enfin, à moitié gratifiant quand même, mais insultant tout de même. Ca (ouais, c’est bien « ça » pour définir ce que j’avais en face de moi) sous-entendait que j’étais belle et jeune (merci public, moi aussi je vous aime) mais que je n’étais pas de taille à surmonter les dangers que la forêt mettait u travers de ma route. Je ne sais pas ce qui me retenait (la peur, sans doute) de lui dire que j’arpente cette forêt depuis des années et qu’il n’y a rien qui ne m’a jamais arrêté, et que c’était pas une chose telle qu’elle qui allait m’empêcher de continuer ce que je faisais.

    Je préférais cependant me taire et garder mes réflexions déplacées pour moi. La chose en question n’avait pas l’air très commode, et je ne voulais pas me risquer à d’éventuels dangers : qui sait, peut-être que ce qu’elle disait à propos de « manger des enfants » et ce genre de trucs était avéré, il valait mieux se faire tout petit. Je préférais du coup répondre sobrement à sa question.

    - Je ne suis pas loin des miens. Je suis résidente du pays du feu. Je pense surtout que c’est toi qui t’es éloignée de là d’où tu viens.

    Peut-être un peu trop hautaine, comme réponse. J’aurais peut-être dû réfléchir un peu plus, mais avec le recul, je suis pas très douée pour ce genre de trucs : je ne réfléchis jamais avant de parler. Dieu, ou peu importe qui m’a créée, aurait dû penser à m’ajouter un filtre entre mon cerveau et ma bouche. Parce que là, ça devient critique. Surtout que je ne sais pas m’arrêter.

    - D’autant que je ne crois pas trop aux sorcières et que je n’ai plus trois ans. Je suis une ninja de Konoha, du clan Aburame. Être dans la forêt à cette heure n’a rien d’exceptionnel me concernant.

    MAIS TAIS TOI MIZUKI ! Dis lui « Oui désolée » et passe ton chemin…




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Jônin
Messages : 822
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Le trône du démon [PV Freya] Sam 13 Déc 2014 - 19:24

Délicieuse.

Vraiment cette enfant avait visiblement bon gout pour la créature faisait face mais elle ne semblait pas se rendre compte de la puissance qui les séparait. Il y avait un écart entre les deux, mais c'était normal car après tout et malgré ses contestations la jeune adolescente restait une enfant, jolie du reste mais une gamine insolente dont le postérieur ne serait plus étranger à une fessée si elle continuait.

Mais elle venait du pays du feu et dévoilait son identité sans que Freya ne lui ai demandé autant de détails mais après tout si elle se dévoilait elle prenait et n'allait pas cracher sur des informations. Son arrogance visiblement n'avait pas de limites et elle se permettait de dire ouvertement que c'était Freya qui était perdue? Ridicule mais terriblement amusant venant de la part de cette poupée de chair et de sang, rien que l'idée de découper son corps avant de s'en repaitre donnait des frissons à la sabreur dont le corps convulsait désormais doucement alors qu'elle levait les bras au ciel avant de rire de nouveau.

Le vent souffla de nouveau mais cette fois cela n'avait plus rien de normal, une tempête se préparait et allait éclater dans pas longtemps et cette tempête était autant naturel que physique. Freya ne contrôlait plus sa puissance et les éléments qu'elle contrôlait se déchainaient en toute impunité et sans risque d'être tempérés ou calmer par la créature qui désormais se faisait de plus en plus oppressante envers l'enfant du feu.

-N'as tu donc pas peur de moi mon enfant? Pourtant contrairement aux contes je suis bien réel et je vais te le démontrer.

Et la foudre s'abattit avec violence sur l'arbre le plus proche de leurs positions y mettant le feu et éclatant dans le ciel annonçant le début du cataclysme. Oh elle ne savait plus ce qui la retenait mais elle allait terriblement s'amuser et prendre soin de faire monter la tension au sein de la petite femme avant de la rendre aux siens tétanisée et incapable de décrire ce qu'elle avait rencontrée. Sa destinée était en marche et cette petite truie y contribuerait à sa manière.

-Je viens de nul part et pourtant je suis un tout. Je n'ai pas peur de tes menaces ni de ton courage que tu regretteras vite si je m'énerve encore plus, jeune idiote. Nous aurions pu nous amuser toutes deux et la soirée ne serait pas aussi désagréable qu'à cet instant et encore je me retiens. Comprends tu désormais ce que je suis et le fossé nous séparant? Es-tu prête à m'écouter sans te prendre pour ce que tu n'es pas. Ceci est ma dernière proposition diplomatique ensuite j’emploierais la manière forte et je conjure de croire que je ne suis pas en reste sur ce domaine. Tu n'as peut être plus trois ans mais je te ferais retourner à ce stade infantile dans moins de temps qu'il ne faudra pour que ta poitrine ne pousse!

Une pointe d'humour et de nouveau les éléments qui se déchainaient, cette fois c'était la pluie qui tombait en grande quantité et si fortement qu'elle venait à recouvrir des petits troues, ce fut ensuite le vent qui acheva comme il avait commencé cet incident empirique et météorologique en soufflant si fort que l'arbre touché par la foudre s'abattit dans un craquement sinistre et lugubre. Et soudain la nuit redevint calme et douce, l'Aburame avait eu un léger aperçus de ce pouvait entreprendre la créature qu'elle rencontrait. Freya se replaça sur son trône et s'empara de son sabre avant de tourner à nouveau le regard vers l'enfant à la chevelure attrayante. Tout chez cet être l'attirait et elle pouvait aisément subvenir à tous ses besoins pourvu qu'elle comprenne que le dialogue passait par le respect et ce dernier par la violence si nécessaire.

-Alors bébé tu as perdue ta langue?

Son comportement enfantin avait si amusée Freya qu'elle s'était décidée de s'adresser envers son interlocutrice uniquement par des sobriquets infantiles. On ne jouait pas à la plus maline avec plus forte que soit n'est ce pas? Ah décidément cette soirée s'annonçait de mieux en mieux! Freya s'amusait comme une folle. Et osez dire qu'elle l'était! Non mais dit donc vous voulez finir en chenille écrabouillés?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Nidaime Hokage
Messages : 1277
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Le trône du démon [PV Freya] Dim 21 Déc 2014 - 13:03

    Un éclair plus tard, toute la plaine s’était déchaînée. Le tonnerre grondait, le vent soufflait, la pluie tombait mais la chose en face de moi restait imperturbable. Il fallait que je sois grande et forte, alors je ne me laissai pas intimider par cette soudaine tempête qui devait sans doute être provoquée par ce démon en face de moi. Enfin, si, je m’inquiétais pour mes cheveux qui allaient sûrement friser après toute cette eau, mais bon… On va éviter de le dire à haute voix, il ne faudrait pas provoquer de nouveau cette chose. Du coup j’attendis patiemment la fin de son discours, non sans prendre mes précautions : juste au cas où, je larguai des coccinelles porteuses d’informations, pour les Aburame qui voudraint trouver des informations sur ce qu’il m’était arrivé en cas de drame.

    Bien sûr, je ne pensais pas risquer grand-chose : si elle avait voulu me tuer, elle l’aurait déjà fait. Les surnoms qu’elle me donnait ne donnaient juste l’impression qu’elle voulait s’amuser en m’humiliant. Je n’avais qu’à rentrer dans son jeu pour m’en sortir : je ne recroiserai sans doute jamais ce truc, je ne risquai donc pas grand-chose. Mais allez savoir pourquoi, mon esprit de contradiction se battait avec mon esprit de raison et les paroles que je sortais n’avait rien ni de raisonnée, ni de bien courageux. C’était une espèce de truc bâtard qui ne voulait pas dire grand-chose.

    - Non. Je me demande juste ce qui vous pousse à agir de la sorte.

    La vérité ? C’était que j’étais paralysée. Les bras longeaient mon corps sans même que mon petit doigt ne bouge, mes yeux même ne fixaient que les yeux du démon en face de moi sans même ciller. Ma peur devait sans doute être perceptible : après tout, quel jeune ninja n’aurait pas été effrayé par ce que cette chose venait de faire aux éléments. Qui plus est, une Aburame : nous étions assez proches de la nature, ce qui fait qu’on la ressentait un minimum. Certains ninjas ne font qu’un avec les éléments, les maîtrisent, les contrôlent. La tempête qui venait de faire rage n’avait rien de tout ça : les éléments étaient torturés.

    - Vous m’appelez un bébé, et vous le dites à dessein. Mais moi, qu’ai-je de commun avec toutes ces personnes inconsidérées, qui se disent courageuses mais qui fuient au premier « Bouh ! » qu’on leur fait ?

    C’est marrant cette proportion qu’on a à devenir vachement sérieuse quand la peur nous tiraille. Pourtant vous auriez vu l’état de mes cheveux à ce moment-là, c’était d’un ridicule… Mais non, je n’y pensais pas. Comme une enfant qui se rebelle, je me tenais là, debout, immobile jusque dans le mouvement de respiration, à attendre qu’on décide de ce que j’allais devenir, et faisant preuve d’un courage et d’une témérité idiote plutôt que de simplement acquiescer sans broncher.

    - C’est vrai, j’ai peur. Mais ça ne fait pas de moi un bébé. Ca fait de moi une humaine. Vous avez peur, vous ?




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Jônin
Messages : 822
Rang : A

Message(#) Sujet: Re: Le trône du démon [PV Freya] Dim 4 Jan 2015 - 1:59

Marquait-elle un point?

Il était vrai que sa vision de l'humanité avait de quoi être innovante, en plaçant la peur au centre de l'être humain cela indiquait également une faiblesse et la pathétique vision de la nouvelle génération. Freya opina du chef et laissa son regard se perdre dans le ciel. Son aspect monstrueux et la rencontre avec cette enfant l'avait distrait au début mais maintenant que la discussion devenait sérieuse elle ne s'amusait plus. Et l'amusement était au centre de ses pulsions, infame créature que décrirait la manieuse d'insecte à son retour dans son précieux village. Et la sarbeur s'empara de son arme et la rangea indiquant par ce geste la sécurité enfin mérité de son interlocutrice.

Ses pensées se perdirent dans un tourbillon de maux internes, ses propres douleurs aussi invisibles aux autres que bien présentes. Sa partie droite de son crane semblait exploser, et son œil eut un moment d'absence laissant une pupille blanche comme vision. Elle devait se nourrir et vite, mais pas sur cette habitante de la feuille dont les paroles avaient au fond réussit à toucher ce qui restait de conscience dans ce corps à l'apparence aussi lugubre que démoralisant. Elle était venue ici en sorcière et en méchante marâtre pour repartir en petite fille ayant commit une bêtise. Stupide faiblesse interne qui l'obligeait encore à réfléchir. Bientôt elle réussirait à s'en débarrasser comme elle avait réussit à laisser son ancienne peau sur l'île.

La mutation avait donc balayé tout espoir de changement et de retour en arrière possible. C'était un fait et il était donc obligatoire désormais de l'accepter, autant que d'accepter sa condition de monstre condamné à effrayer et à vivre en paria. Non elle se refusait à accepter cette vie pitoyable autant que les paroles concernant la peur et la motivation existante de la sabreur. Alors sa main sembla effleurer doucement le visage pur et magnifique de la jeune adolescente tandis que ce qui ressemblait le plus à de l'empathie se dessinait sur son visage. Elle ferma les yeux un instant pour réprimer une larme n'ayant en aucun cas sa place maintenant et elle arracha de son autre main un morceau de shôton sur son trône temporaire avant de le donner à cette Mizuki. Pour enfin se retourner et pour conclure cette rencontre prononcer les paroles suivantes.

-Crois-tu que la peur est envisageable dans un corps tel que le mien? Penses-tu sérieusement que mes motivations ont un but rationnel? Regarde et analyse cette rencontre. Son origine et sa conclusion. Ta peur te détache de tes possibilités sans quoi tu aurais déjà probablement commencer par me coller une raclée. Non à la place tu es restée là paralysée par une peur de ma vision aussi cauchemardesque soit-elle, qui n'est finalement que le reflet de mon existence.

Elle se racla la gorge avant d'allumer une cigarette et de jeter l'allumette sur l'herbe en ultime geste d'insolence et de nonchalance envers ce lieu qui l'importait peu.

-Cela ne fait pas de toi un chérubin mais un être incomplet, avec en réalité autant de possibilités que de qualités. Dort bien et repose toi, qui sait si la méchante sorcière ne repassera-elle pas pendant ton sommeil.

Un échos de rire obscure pour achever cette tirade ironique.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konoha
avatar
Informations
Grade : Nidaime Hokage
Messages : 1277
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Le trône du démon [PV Freya] Sam 24 Jan 2015 - 12:13

    Je crois que le plus beau sentiment que l’on peut ressentir, c’est le soulagement. Après un stress intense, l’espèce de libération qu’on ressent lorsque le dénouement s’est effectué est assez spectaculaire. On se sent libre de faire tout et n’importe quoi, de sauter, de danser, d’hurler. On se sent capables de tout faire, même des trucs improbables. J’ai un peu ressenti ça, je dois l’admettre, quand elle a rangé son sabre.

    Mais elle marquait un point dans ce qu’elle disait. La peur me rendait certes humaines, mais c’est elle aussi qui m’avait empêché de faire quoique ce soit, et de rester là, paralysée, à discuter avec elle au lieu de me comporter comme n’importe quel ninja aurait dû faire : lorsqu’un monstre de ce genre se pointe dans la nature, qui plus est très près du village, le but d’un shinobi est de faire en sorte de l’éloigner. Moi, je n’ai fait que discuter avec. Et je n’avais même pas l’intention de faire plus.

    Du coup, ma réflexion se poursuivait, pendant que son rire descendit comme un jet d’eau glacé le long de ma colonne vertébrale. Un ninja s’entraîne toujours à de nouvelles techniques, à être plus fort, à maîtriser et gérer son chakra, à réagir à différentes situations, à repérer… Mais de mémoire, jamais aucun ninja ne m’avait parlé d’un entrainement visant à maîtriser sa peur. Pourtant, autant les autres émotions ne nous empêchent pas de combattre (au contraire, certaines émotions négatives nous poussent à nous surpasser), autant la peur nous paralyse totalement. Je devrais demander à Miko, quand je la recroiserai, un entraînement pour ça.

    Le démon m’autorisa à partir, à ce que j’avais compris. Mais au final, j’avais bien plus appris en dix minutes sur moi qu’en plusieurs mois, à ses côtés. Une espèce d’élan d’empathie me prit. Il y avait un immense décalage entre ce qu’elle disait être et montrait qu’elle était, et ce qu’elle était réellement. Je doutais fortement qu’elle était née comme ça, mais qu’elle était plutôt la cible d’une étrange malédiction, d’une étrange technique ou un truc dans ce goût-là.

    - La méchante sorcière, si elle revient, ce ne sera pas vous. Vous critiquez ma peur qui m’a empêché de vous mettre une raclée, mais c’est votre cœur qui vous a empêchée de faire la même chose envers moi.

    Alors, je ne sais pas vous, mais avec le recul, je me sentais bien plus ridicule que je ne l’ai jamais été. Ça fait vingt minutes que je dis que j’ai peur, que je suis paralysée et tout, mais non, je continuais à tailler la bavette avec, genre c’était ma pote et je risquais rien. Et au lieu de profiter de l’occasion, je continuais à être insolente. Certains appelleraient ça du courage, c’est totalement faux : c’est juste de la témérité et de la stupidité.

    - Je suis incomplète et sans doute pathétique, mais vous n’êtes pas l’être maléfique que vous dites être. Vous n’êtes pas la méchante sorcière. Vous êtes cette vieille dame dans les contes que tout le monde craint et dont on se méfie, mais qui, au dernier moment, aide, et on se rend compte qu’elle est et était bien plus gentille qu’on ne le pensait.
    Je ne sais pas ce qui vous est arrivée, mais je sais que vous n’êtes pas née comme ça. Et croyez-moi, tout est réversible.




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Le trône du démon [PV Freya]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Archives :: SnH Legacy :: Pays du Feu :: Hi no Kuni :: Forêt de Hi no Kuni-