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 Un dernier moment de paix. [PV : Shio]

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Message(#) Sujet: Un dernier moment de paix. [PV : Shio] Mar 27 Déc 2011 - 7:05

Les bruits de la forêt se faisaient omniprésents autour de moi. Les yeux fermé et à l’abri sous un arbre, j’écoutais la pluie tomber doucement sur le pays du feu. Des odeurs de bois, de musc et de terre m’emplissaient les narines, soulevées par l’humidité de l’atmosphère. Je n’étais pas spécialement habitué à cette partie du monde. Le pays de l’eau étant presque constamment baigné par la brume, les odeurs étaient différentes, ainsi que la faune et la flore environnent. Une question perça finalement dans mon esprit. Est-ce que ce que je faisais était correct ? Ça… je ne le saurais vraiment que si elle venait me rejoindre ici.
Mais moi-même, que faisais-je assis là, au pays du feu à attendre sous la pluie ? Comme à mon habitude, tout ceci n’était partie que d’un coup de tête.


Citation :
Shio. Malgré l’envoi prématuré de cette lettre sans même attendre ta réponse à la précédente, il fallait que je te tienne au courant de quelque chose de toute urgence… La situation entre nos nations a changé brusquement, et je crains le pire pour la suite.

Je vais venir au pays du feu… Très bientôt. Il faut absolument que nous nous voyons. Je t’en prie, retrouve moi le moment voulu à l’endroit que je t’ai indiqué !

Ton souvenir me manque.
Encho.

Voilà comment toutes ces péripéties ont commencés. Je ne pouvais pas être plus clair dans ma lettre, d’autant que j’avais glissé une petite note avec le lieu précis et la date, où me retrouver. Je croisais seulement les doigts pour que mon message ne soit pas intercepté et qu’elle puisse répondre à mes attentes.
En effet, suite au passage macabre de Teichirô dans notre village, et aussi à cause du traitement qu’ils lui ont fait subir, je craignais fortement que Konoha allait prendre les armes très prochainement. Je me refusais d’avance à l’affrontement, sachant que j’avais quelques amis dans ce même village, mais je suis un ninja… Au final on me considérait que comme une arme au service d’un pays. Que faire face à tout ça…

Habillé d’une grande cape sombre me recouvrant tout le corps, celle-ci me dissimulais légèrement, en plus de me protéger de l’averse. Cela va faire presque un an que je ne l’avais pas revu… Depuis, j’entretenais une correspondance écrite avec elle, comme je le lui avais promis. Mais malgré tout, je n’avais jamais eu l’occasion de venir la voir dans son village, et je suppose qu’il est trop tard maintenant pour tenter l’expérience…
Physiquement, je n’aurais su dire si j’avais réellement changé. Je devais avoir grandi encore un peu, pris en muscle, et en longueur de cheveux, probablement. Arrivera-t-elle à me reconnaitre ? Et est ce qu’elle sera toujours aussi réceptive à mon charme comme il en avait été le cas avant l’examen Chûnin ? Je repensais au doux moment que l’on avait passé cette journée-là, à la veille des combats en arène. Un agréable souvenir qui rendait l’atmosphère de cette forêt beaucoup moins lugubre.
Je plongeais une main dans ma poche pour en ressortir « l’œil de Kyubi », la fameuse relique gardé du Jônin de Konoha et qui pouvait être la cause de tout ça. Décidément, plus je regardais cet objet, et plus j’étais écœuré de toute ces futilités…

A travers le son de la pluie, un bruissement dans les feuillages fut audible. Est-ce que c’était cette douce demoiselle que j’attendais ?
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Message(#) Sujet: Re: Un dernier moment de paix. [PV : Shio] Mer 28 Déc 2011 - 0:26

Presque une année s'est écoulée depuis l'examen des chunins, les temps défile si lentement lorsque le bonheur ne nous accompagne pas, pourtant j'ai essayé de penser à autre chose, à quelqu'un d'autre... Rien y fait, dés que mes yeux se ferment son visage apparaît. Parfois j'entends même sa voix ou bien je l'aperçois du coin de l'œil mais, lorsque je me retourne, mon cœur se brise encore en ne voyant qu'une ruelle vide. Je m'efforce de ne pas pleurer. Au fur et à mesure je m'endurcis malgré moi, le quelques personnes qui m'adressent la parole me disent qu'ils regrettent la petite fille timide qui semblait prête à tout pour les autres. Même physiquement je ressemble plus à celle qui parcourait le village de Kiri avec la peur au ventre à l'idée de rater l'objectif qu'elle s'était fixée. Mes cheveux tombent à présent jusqu'au creux de mes riens lorsque je les détache, fait assez rare. Mon corps correspond enfin à celui d'une jeune femme, je désespérais à l'idée de rester avec cette image enfantine mais maintenant, je la regrette un peu surtout en repensant à l'insouciance dont je ne me séparait pas à l'époque. Pourtant je n'ai que dix-sept ans, pas encore vraiment adulte. Seulement, le monde actuel se moque de connaître nos ages, il se contente de nous utiliser jusqu'à la rupture comme certains hommes d'ailleurs. Ils promettent de venir vous voir pour vous donner l'espoir que quelque chose peut subsister entre vous alors que des centaine de kilomètres vous séparent l'un de l'autre. Surtout qu'en bonne petite gourde, je n'ai pas pu m'empêcher de faire comme la plus part d'entre vous, je l'ai cru...

Chaque fois qu'une de ses lettres glissaient sous le pas de ma porte je me promettais de la déchirer sans même prendre connaissance du contenu, je souhaitai réellement le sortir de ma vie. Puis, au dernier moment, je tombais à genoux sur le sol en pleure. J'ignorai toujours ce qu'il me racontait cette fois si mais je savais déjà qu'il ne me disait pas ce que je voulais vraiment lire sur ce bout de papier, « j'arrive ». Je ne demandai même pas le droit de recevoir une déclaration passionnée, juste savoir que mes yeux pourraient se plonger à nouveau dans son regard si envoutant. Difficile d'imaginer qu'une seule journée en sa compagnie aura suffit à me mettre dans un état si pitoyable non? Que voulez-vous, le premier amour est toujours le plus douloureux n'est pas? C'est la seule chose dont je sois à présent certains, je l'aime... Je ne sais pas quand je m'en suis rendue compte, je peux juste vous dire que le bonheur ne réside plus en moi depuis ce fameux jour. Pourtant j'attends encore et toujours le moment de recevoir cette lettre qui pourtant ne manque pas de rajouter des pierres à l'édifice de mon malheur.
Je viens d'ailleurs d'en recevoir une nouvelle hier matin, étant affectée à une mission je n'avais pas pu lui répondre immédiatement comme je le fais d'habitude. Cette fois encore nous n'échangeons que des banalités, j'essaye toujours de montrer un visage souriant grâce aux mots que je pose sur le papier, je ne veux pas qu'il sache à quel point son absence m'atteint. Alors que je sorts une feuille du tiroir de mon bureau, un petit bruit familier résonne à mon oreille, une autre? Déjà? Je descends les escaliers en courant, pas d'erreur, une lettre trône fièrement au milieu du hall d'entrée. Je la ramasse alors que ma main se mets à trembler, un mauvais pressentiment m'assaille, ce n'est encore jamais arrivé. Je l'ouvre et dévore le texte des yeux. Un frisson me parcoure le dos lorsque je lis « retrouve-moi », ces quelques mots sont si soudains qu'il ne peuvent que signifier une chose, il doit avoir des problèmes. Sans même prendre le temps de réfléchir je me saisie de ma cape de voyage blanche et je cours hors de chez moi en direction du lieu du rendez-vous. Je jure de le frapper dés que reverrai son visage, il ne fallait pas me faire attendre autant et encore moins m'inquiéter!

Le paysage défile à une vitesse ahurissante, je ne parviens même pas à calculer combien de kilomètres se sont écoulés depuis mon départ, je ne pense plus qu'à lui! Comme pour se mettre en accord avec mes sentiments, le ciel se met à déverser une pluie fine d'une fraicheur exaspérante, je rabat ma capuche. Mon impatience m'empêche de me contrôler convenablement, j'avance à une rapidité que je ne soupçonner même pas, ce n'est pas le fruit d'un entrainement intensif, loin de là, mais... Je l'aime tellement... Puis vint la fameuse clairière. Je... Il y a quelqu'un là, au milieu de... Est-ce que? Je sens quelque chose de chaud couler le long de mes joues, rien à voir avec l'averse qui continue de tomber, je ne parviens pas à retenir mes larmes alors qu'il n'est plus qu'à quelques mètres devant moi. Quelle enfant je fais... J'avance fébrilement, si c'est un rêve je ne veux pas me réveiller. Sa silhouette n'est plus la même, il semble si grand, une vrai montagne! Puis les questions m'assaillent, va-t-il me reconnaître? Et surtout... Ressent-il la même chose que moi? Non je dois arrêter avec ça, il m'a demander de venir secrètement pour une raison qui doit être terrible. Mais...Je veux tellement savoir!
A présent je ne suis plus qu'à quelques pas, je m'arrête presque inconsciemment. Je ne sais plus quoi faire. Je baisse ma capuche. La pluie se mêle à présent à mes larmes qui ne semblent pas vouloir s'arrêter malgré mes supplications intérieurs. Je ne parviens pas encore à distinguer son visage pourtant je le sens au plus profond de mon être, c'est lui! Je... Assez d'hésitations! Je cours vers lui, je le prends instinctivement dans mes bras. Mes larmes explosent de plus belles alors que je ne parviens même pas faire sortir le moindre mot de ma bouche. Tant de choses se bousculent dans ma tête que je ne sais pas par où commencer, c'est comme si tout ce que je retenais en moi depuis un an voulais sortir sans même se soucier de la logique d'une conversation normale. Et puis d'un coupe la réponse vient d'elle même.

-Tu m'as tellement manqué...
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Message(#) Sujet: Re: Un dernier moment de paix. [PV : Shio] Jeu 29 Déc 2011 - 6:17

Ce bruit qui semblait se rapprocher. Une personne, aucun doute là-dessus… Mon cœur s’accéléra soudainement, comme prit d’une montée d’adrénaline mêlée de stress. Un an que je n’avais plus vu son beau visage. Elle devait surement avoir changé depuis le temps. Mais oui imbécile ! Evidement qu’elle a changé tu crois quoi !
De la même manière qu’un enfant patientant pour son premier rendez-vous galant, j’imaginais mille et un scénarios possibles. Cette pulsation dans ma poitrine qui ne cessait d’augmenter encore et encore, allait me percer le crâne si ça continue ! Mais enfin pourquoi est-ce que je réagis de la sorte ?! Une douleur au ventre me rappelait ma part de culpabilité énorme que j’avais dans cette histoire. Le souvenir d’une promesse que je n’avais pas réellement tenu. Raison pour laquelle je me posais sans cesse la question de sa réaction.
Bien sûr, elle devait avoir gardé beaucoup de rancœur à mon égard, et si à présent elle devait me détester, j’en assumerai les conséquences, de même que pour la punition.

Une silhouette fit son apparition non loin d’ici, vêtue d’une longue cape blanche ainsi que d’une capuche. Shio ? Cette personne serait-elle cette même jeune fille aux yeux noisette qui m’avait tant touché une année auparavant ? A la base j’étais ici pour une raison vraiment sérieuse, mais je ne pouvais m’empêcher de la mettre de côté mentalement pour me concentrer exclusivement sur elle ! Bien entendu, c’était la meilleure chose à faire, mais du coup je me sentais beaucoup plus hésitant dans ma manière d’agir. Devais-je courir et la prendre dans mes bras ? La tenir à distance pour ne plus souffrir ? Agir… comme si de rien était ?
Je m’aidais du tronc d’arbre à côté de moi pour prendre appui, afin de m’aider à me relever. Retirant ma capuche, j’observais toujours cette personne immobile non loin de moi qui me fixait, sans arriver à déterminer exactement de qui il s’agissait. Je fis quelques pas hésitant dans sa direction lorsqu’elle retira à son tour, cette capuche blanche qui dissimulait son visage.
Une maturité sensiblement différente, des cheveux attachés et beaucoup plus long, mais toujours ce même visage d’ange… C’était bien elle. Ma Shio, ma douce kunoishi que je n’avais revu depuis si longtemps. Elle était… Magnifique.
Le souffle coupé, je la contemplai sans même prendre conscience que je ne bougeais plus. Je restais immobile sous cette pluie, à la caresser du regard, tout en constatant que ses yeux avaient légèrement rougis. Etait-elle en train de pleurer ? Mon cœur se serra, un rictus mélancolique me crispant légèrement la bouche. Vas la rejoindre ! Dis-lui que tu regrettes, dis-lui ce que tu ressens. Chasse cette douleur sur son visage ! Je…

L’élan du cœur se fit plus fort chez elle, puisqu’elle courut vers moi à toute jambe, se jetant et me serrant dans ses bras. Je sentais son corps prit de léger spasme à mesure que ses larmes coulaient. Je la laissais faire silencieusement, sentant mes propres émotions arriver à un stade critique. Tu ne dois pas pleurer Encho… Tu dois rester forte pour elle ! Tu ne dois pas lui montrer ta tristesse ! Tu ne dois… Oh et puis la ferme !
Je fermais les yeux un dernier instant pour contenir ces émotions, mais en vain puisque mes larmes s’échappaient de mes paupières close. Je passais à mon tour des bras réconfortant autour d’elle pour la presser contre moi, en lui embrassant le front. Caressant sa longue chevelure pour l’apaiser, je respirais malgré moi l’odeur qui s’en dégageait. Je retrouvais la même fragrance que cette nuit-là… Aucun doute là-dessus, c’était bien elle…
Laissant aller ses sentiments, elle m’avoua à quel point je lui avais manqué. Ses mots raisonnèrent comme un reproche à mes oreilles. Un reproche que je concevais totalement ! Mes bras ses resserraient un peu plus, en plongeant mon visage dans sa nuque, mes larmes coulant de plus belle.

- Je m’en veux tellement… Je t’en prie, pardonne moi…

Nous restions un long moment dans les bras l’un de l’autre, sous cette averse devenue tiède sur nos corps. Guidé par la peur de voir l’autre repartir, cette étreinte ne voulait finir, tandis que je lui glissais doucement des mots réconfortants. Ne t’inquiète pas, je suis là, ça va aller à présent, étaient ce que je ne cessais de lui répéter, essayant par ce biais de m’en convaincre moi-même. Une main chaude se posa sur sa joue, suivie d’un autre baisé sur son front. Ma Shio… toi aussi tu m’as tellement manqué.

Mon cœur reprenait un rythme normal, tandis que ma douleur et mes doutes s’échappaient peu à peu. Quelle douce mélodie que le son de sa respiration, suivant ceux de ses pleurs qui s’étaient tut. Mon esprit pouvait s’apaiser, laissant place à la naissance d’un tendre sourire sur mes lèvres.
Je levais la tête pour observer ce ciel gris, qui déversait cette fine pluie sur nous, avant de chercher doucement sa main et glisser la mienne dans celle-ci.


- Viens, allons-nous abriter.

La tenant par la main, je nous dirigeais au creux de ce grand arbre, à l’abri de l’averse et des regards. M’asseyant contre le tronc, je positionnais cette douce demoiselle assise sur mes genoux, blotti contre moi. Sous cette cape, je sentais aussi qu’il n’y avait pas que de visage qu’elle avait grandi. Palissant légèrement, je prenais soin à faire attention où je posais les mains. Pour elle, je ne devais pas avoir si changé que ça…
D’un rythme régulier je caressais encore ses long cheveux, que je trouvais magnifique soit dit en passant ! Mais avant tout je voulais qu’elle s’apaise à présent. J’étais ici pour elle, uniquement pour elle. Bien que ma première motivation concernait sa sécurité avant tout… Reprenant un peu mon sérieux, je parlais d’une voix à la fois douce et sérieuse.


- Shio… avant toute chose… Je dois te mettre en garde. Nos nations vont bientôt entrer en guerre, et j’en suis probablement la cause numéro 1…

Je soupirais légèrement avant de reprendre sur ma lancé. Il ne fallait pas que je baisse les bras maintenant. Plongeant une main dans ma poche, j’en ressortais le fameux « œil de Kyubi » que j’avais gardé de Teichirô.

- Voilà ce que j’ai gardé d’un Jônin que j’ai escorté à Kiri. Il parait que ça a une grande importance pour vous… Bref, si je l’ai gardé, c’est en quelque sorte pour effacer les erreurs des ninjas de mon village qu’ils l’ont jugé arbitrairement. Je préfère refléter la cause principale des conflits pour ta nation, plutôt que mon village tout entier. Peut-être que si je me sacrifiais à cette guerre, ton village cessera les conflits…

Ces derniers mots étaient lourds de sens. Oui, je pensais réellement disparaitre, plutôt que prendre le risque de tuer quelqu’un sous le prétexte inutile d’une erreur commise. Depuis le début des conflits, tout n’avaient tourné qu’autour de futilités, toute plus puérile les unes que les autres. Je n’aimais pas la guerre… Je ne voulais pas retrouver cette peur de savoir mes proches en danger, tout en ne pouvant agir pour eux. Au fond de moi, malgré mon propre grade de Jônin, je restais faible et vulnérable. Je fermais de nouveau les yeux, laissant une larme coulé le long de ma joue, avant de glisser l’objet dans la main de cette jeune fille qui m’écoutait en silence.

- C’est… surement la dernière fois que nous nous voyons…

Voilà les mots qui devaient peser lourdement pour elle. J’avoue que je manquais clairement de tact de lui annoncer ça alors que nous venions de nous retrouver. Mais je ne pouvais plus lui mentir, je ne pouvais pas lui cacher la vérité, ou simplement la dissimuler. Elle ne méritait surement pas ça, et je tenais beaucoup trop à elle pour. Je pouvais… tout lui confier.
Pris de culpabilité, mes larmes recommencèrent à couler silencieusement, en resserrant mon emprise sur elle, avant de m’essuyer les yeux d’un revers de manche. Qui aurait cru que je pouvais être si émotif hein ? Moi qui avais pour habitude de détourner ma peine en dérision, j’avais l’air fin maintenant.


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Message(#) Sujet: Re: Un dernier moment de paix. [PV : Shio] Dim 1 Jan 2012 - 23:54

La pluie continue de tomber, je le vois bien. Pourtant je ne ressent plus ce contact glaciale sur ma peau qui me faisait encore frissonner quelques minutes au par avant. Son odeur m'enivre, je m'abandonne complètement dans ces bras que j'attends depuis si longtemps, j'aimerai rester ainsi pour toujours mais les quelques nouvelles qu'il m'apporte montre bien que bientôt nous ne pourrons plus nous voir sans risquer d'attirer des ennuis à l'autre. Je me recule un peu, ses mains à présent sur mes hanches, je plonge mon regard dans le sien en retenant tant bien que mal mes larmes qui ne semblent plus vouloir interrompre leur descente. Te pardonner? Ne vois-tu pas que je ne parviens même pas à t'en vouloir un peu? J'aimerai beaucoup pouvoir lui jeter aux visages toutes les insultes que mon cerveau innocent maitrise, je me sentirai sans doute mieux après... Il mériterait que je l'abandonne ici sans même me retourner pour lui montrer ce que sa fait de se sentir abandonner, après ça je n'aurai plus qu'à me planter un poignard dans le cœur pour en finir une bonne fois pour toute.
Il m'invite à nous abriter, il n'aime pas être dans mes bras? Je sais qu'il pleut, je pensais juste qu'avec une si longue séparation il souhaiterait se blottir contre moi un peu plus longtemps. A contre cœur j'emboite le pas. Choix étrange que de s'abriter sous un arbre par un temps pareil, plus qu'à espérer que la foudre ne s'en mêlera pas sinon nous aurons deux ninjas bien grillés pour le diner. Sans doute pour nous tenir chaud, il m'installe sur ses genoux et je sens un certains malaise de sa part, un peu comme s'il n'osait pas vraiment bouger pour ne pas... Ne pas quoi? Il devrait penser à expliquer certains de ses gestes parfois mais le voir si hésitant m'amuse, j'en retrouverai presque le sourire. Cependant rien ne se dessine sur me lèvres, je n'arrive pas à m'ôter de l'esprit que, bientôt, il me quittera à nouveau pour repartir dans son pays. Je me demande s'il tient autant à moi qu'il le disait dans ses lettres. Peut être qu'il ne voulait pas me blesser en me disant qu'il me considère comme une bonne amie. Tout est possible sans preuves. Quoiqu'il en soit je ferais mieux d'en profiter, je pose tendrement ma tête contre son torse en fermant les yeux, qui a dit que le paradis n'existe pas?

La suite arriva maladroitement, il ne devait pas savoir comment aborder le sujet d'une manière moins direct. Ainsi la guerre est proche si je comprends bien, je comprends enfin pourquoi la sécurité s'est vue tellement renforcée au sein du village. A croire que le passé ne sert de leçon à personne dans ce monde pourrie. En tout cas il confirme ce que je pensais depuis que sa lettre s'était retrouvée sous ma porte, il ne veut pas me parler de « nous », je peux aisément concevoir qu'un nouveau conflit soit prioritaire à ses yeux. Je ne sais pas quoi répondre, je ne m'occupe pas vraiment de toutes ces choses qui touchent de prés ou de loin à la politique, je ne pourrai même pas lui dire à quoi sert cet « œil de Kyubi ». Il le tient d'une personne que je connais peut être? Il n'a quand même pas combattu un des habitants de Konoha? Et c'est quoi cet histoire de sacrifice?! Je rêve, il me tient dans ses bras en prononçant des idioties pareilles, je ne représente donc rien pour lui? C'est alors que la pierre glisse doucement dans ma main accompagnée d'une larme dont je ne conçois pas encore l'origine, pourquoi ressent-il de la tristesse s'il compte se sacrifier? Sa détermination ne va donc pas plus haut que ça? Oui, quitte à être idiot autant continuer jusqu'au bout sans douter de sa motivation! Puis vint la phrase de trop...

Le claquement qui s'en suivie couvrit même le bruit de la pluie, un rouge vif s'installe sur sa joue. Ma main s'envola littéralement vers sa joue dés le dernier mot prononcé, je ne parviens même pas à lui répondre tant le choc ne semble pas vouloir s'apaiser. Je me trouvais à présent à genou devant lui, je ne me souviens pas du mouvement qui m'a conduit à me mettre dans une telle position, la déception brouillant largement mes capacités de réflexion. Il... Mériterait bien plus qu'une simple gifle, mes lettres ne lui ont pas permis de se rendre compte des mes sentiments?! Puis il se mit à pleurer tout comme je l'avais fait avant lui, il me serra à nouveau contre lui avec plus de désespoir...

-Je t'en prie ne redis plus jamais ça, il... Reste toujours une solution... Nous pourrions...

« Déserter », pourquoi un mot si simple refuse-t-il de sortir de ma bouche? Je sais à quel point je suis attachée à mon village mais si je dois choisir entre Encho et Konoha... Non mon choix est fait, j'ai simplement peur de sa réponse, il rejettera sans doute ma proposition sinon il n'aurait pas manqué de me le demander lui-même.

-Lorsque j'ai reçu ta lettre, j'imaginais tout autre chose... Je sentais bien qu'il ne pouvait pas s'agir d'une bonne nouvelle mais j'avais l'espoir que tu en viennes à me parler de tes... Sentiments. Je pense qu'avec le guerre qui arrive nous ferions mieux de ne pas nous perdre dans des discussions qui ne feront pas avancer les choses...

Je pose délicatement ma main sur la joue que je venais de frapper lors de sa « révélation », je la caresse tendrement comme pour essayer d'en effacer la douleur, ridicule non? Doucement je rapproche mon visage du sien sans oser le regarder dans les yeux, je me sens rougir à l'idée de ce que je m'apprête à faire pour la première fois. Je n'ai pas de mots pour décrire la suite, le contact de ses lèvres sur les miennes me paraît si enivrant que je ne ressent plus la présence du sol ni même de cet arbre qui nous protèges. Plus rien ne semble exister, il n'y a plus que lui et moi, rien d'autre ne compte...


Dernière édition par Kurisutaru Shio le Mar 10 Jan 2012 - 22:20, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Un dernier moment de paix. [PV : Shio] Dim 8 Jan 2012 - 19:10

La foudre et l'amour laissent les vêtements intact,
mais le coeur en cendre...

Un véritable salaud ? Oui, c’était la meilleure manière dont je pouvais me qualifier à l’heure actuelle. Cependant, dans tout ça, je gardais en tête la conviction que c’était la dernière erreur que je me permettais. Certes j’étais dur, je manquais de tact et en plus de ça j’étais cruel avec celle qui m’avait tant manqué. Elle ne t’aurait pas autant manqué si tu étais allé lui rendre visite beaucoup plus souvent, imbécile !
Bon sang, mais comment faisais-je pour enchainer les idioties et les erreurs au fur et à mesure… Je regrettais mes tendres années de jeunesse où tout allait pour le mieux, et où je n’avais rien à me reprocher. Mais maintenant il fallait que je fasse avec la guerre, les déceptions, les peines de cœur et j’en passe !

Mais pourquoi est-ce que j’en viens à penser ça alors que je suis en train de faire comme des adieux à la fille que j’aime ?...

Un blanc s’insinua en moi. Qu’est-ce que je venais de penser ? La fille que j’aime ?... La vérité s’extirpa des méandres de mon esprit au moment où je m’y attendais le moins, réagissant à la dernière seconde sur tout ce que j’étais en train de faire. Ma situation en devenait beaucoup plus macabre alors que j’étais en train de dire à Shio qu’elle ne me reverrait plus ! Bordel mais je l’aime ! Oui, je suis fou d’elle, après tout ce temps, cette absence, ces lettres, ces contacts si lointain… Je prenais conscience de ce que j’étais ! Amoureux…
Mais l’amour… Tu l’avais déjà entraperçu avec Hana souvient toi ! Non… je n’aurais su dire si c’était bel et bien de l’amour. A son contact, je me sentais plus comme un adolescent ivre de sa libido ! *CLACK* La main de cette demoiselle me frappa la joue avec violence, échauffant celle-ci et effaçant du même coup, toute les idées futiles qui s’insinuaient en moi.
Tu étais maladroit Encho… Beaucoup plus que tu ne le pensais… A présent à genoux devant moi à m’observer avec colère, Shio venait tout juste de me donner une gifle mémorable. Je l’avais bien mérité… Ma joue commençait déjà à s’échauffer, mais même si je l’avais vu venir avant, je n’aurais rien fait pour l’éviter. Il était trop tard maintenant pour revenir en arrière et changer ce que j’avais dit brusquement, juste parce qu’elle venait de me gifler ! Comment pourrait-elle me prendre au sérieux après tout ça. Elle doit à présent ressentir une haine monstre envers moi.

Ma sensibilité reprenait le dessus sur ma débilité. Mes larmes s’insinuaient aux coins de mes yeux alors qu’elle se trouvait toujours assise devant moi à balbutier qu’il y avait toujours une solution. Que répondre à ça ! Face à une telle détresse, la seule envi que j’avais était de me jeter sur elle pour l’embrasser, afin de me faire pardonner de toute cette douleur que je lui infligeais… Ne fais pas la même erreur que tout à l’heure en étant trop brusque. Après tout, tu es peut être le seul à ressentir de l’amour pour l’autre.
J’avais assez fait d’erreur comme ça. Je me penchais pour la ramener vers moi, enfin en la serrant plutôt contre moi, de nouveau, en restant silencieux. Je laissais mes larmes coulé en espérant que ce silence effacerait tout ce qui venait de se passer. Idiot n’est-ce pas ? Mais au point où j’en étais, je me sentais démuni…
Blotti contre mon torse, sa voix s’éleva doucement et me fit ouvrir faiblement un œil humide. Elle espérait que ce rendez-vous est pour but que je lui parle de mes sentiments ? Nous perdre dans des discussions futiles ? Mais je… que voulait elle dire par là ?

D’une infinie douceur sur ma joue endolorie, sa main se glissa avec apaisement, me faisant légèrement frissonner par son contact. Une sensation de douce chaleur s’insinua en moi, comme lors de cette nuit-là. Elle ne faisait que me guider tout en finesse, et je me laissais faire docilement. En posant ses lèvres rosées sur les miennes, elle me prenait par la main pour m’emmener loin du monde si cruel dans lequel nous vivions. Nous étions à présent partout et nulle part à la fois ! Je m’en fichais complètement, car elle aussi elle m’aimait… Malgré ce que j’avais pu penser jusqu’alors, aujourd’hui était bel et bien l’un des plus beaux jours de ma vie.
Je passais une main derrière son dos et l’autre doucement derrière sa tête, comme pour la garder contre moi éternellement.
Quel idiot j’ai été de te faire des adieux… à présent, rien ni personne ne me séparera de toi. Avec ce baisé, tu m’as insufflé la volonté de me battre contre ce destin, alors que j’avais déjà perdu tout espoir… Si tu pouvais m’entendre Shio, je te dirais que mon âme t’appartient, que je te chérirais, que je te protègerais quoi qu’il m’en coute… Mais ce ne sont pas des choses qui se disent oralement malheureusement. Non seulement j’espère qu’à présent tu me comprendras, mais, plus que des pensées, c’est des actes que je te donnerais.

Prenant fin de lui-même, ce baisé venait de m’ouvrir sur tout un monologue mental, comme découlant sans que je ne prenne la peine d’y réfléchir. J’avais raison sur un point cela dit. Ce n’était pas des choses qui se disaient… Il fallait le montrer, le prouver ! J’étais un ninja de Kiri, et elle, une Kunoishi de Konoha. Et alors ?! Je ne laisserais personne s’opposer à ça.
Sentant mon taux d’adrénaline et ma vivacité monter d’un cran, je l’embrassais encore à deux ou trois courte reprise, comme un enfant qui voudrait encore et encore d’une friandise. En un sens, c’était tout aussi exquis ! Et ma Shio était une demoiselle vraiment merveilleuse, et belle avec ça.
Avant de la regarder dans les yeux pour lui traduire tout l’amour qui m’inspirait, je m’essuyais les yeux d’un revers de manche rapidement, pour effacer cet air rougis et bouffi sur mes prunelles bleues. La rehaussant sur mes genoux pour la mettre à hauteur de mon visage, j’écartais une mèche de ses cheveux du bout du doigt, tout en caressant sa joue, avant de m’exprimer d’une voix calme.


- Comment ai-je pu être aveugle à ce point… Tu dois vraiment me prendre pour un idiot après tout ça ! Tu as dû en souffrir depuis tellement longtemps, alors que moi je viens à peine d’en prendre conscience réellement…

Je soupirais en passant mes bras autour d’elle, tout en la serrant et posant mon visage au creux de son cou.

- Tu sais… si j’ai voulu me sacrifier, c’était avant tout pour te protéger. Lorsque j’ai appris pour cette guerre qui s’annonce, tu es l’unique personne que je voulais voir de toute urgence, encore pour pouvoir te protéger… Je pense que quelque part, j’ai toujours eu conscience que je t’aimais du plus profond de mon cœur… Mais je suis trop maladroit pour voir ce qui se trouve juste devant mon nez, parfois j’arrive à me blaser tout seul !

Je finissais ma phrase sur un ton un peu frustré, tournant en dérision la critique que je me faisais à moi-même, comme j’en avais l’art et la manière de faire. Je sais que je n’allais pas me laver de tout ça avec quelques blagues, mais je ne pouvais plus voir cet air triste qu’elle avait sur le visage précédemment. Une bonne humeur et une envie de tendresse me procurait une douce chaleur au niveau du ventre. Tu as dans tes bras la fille la plus merveilleuse qui soit, celle qui arrive à supporter tes erreurs… Jamais je ne la lâcherais !
Je prenais conscience que je fus le premier à lui dire que je l’aimais… Un détail me direz-vous, mais inutile de me dire qu’elle devait le ressentir depuis bien plus longtemps que moi, et tout le mérite lui revenait d’abord à elle, et de droit ! Aurais-je pu lui laisser le plaisir de l’avouer elle-même ? Non, le mieux je pense après toute ses souffrances était de lui offrir ces deux petits mots, comme une promesse qui résonnait si délicieusement à l’oreille.


- Je t’aime !

Je me reculais pour la regarder dans les yeux, souriant à pleine dent et laissant une larme de joie couler le long de ma joue. J’allais me dessécher si ça continue ! Elle restait silencieuse à tout ça cependant. Etait-elle un peu choqué par ma réaction ? Ou folle de joie ? Ou au contraire ? Oh et puis arrête de te poser des questions, tu sais très bien que ça ne te réussissais pas en général !
Avec douceur je reposais mes lèvres contre les siennes en m’appuyant contre l’arbre derrière nous, me laissant ainsi bercer par ce doux instant de joie, que rien de pourrait gâcher à présent.

Maintenant Encho… T’as intérêt à te rattraper !

Yes Sir !


Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit.
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Message(#) Sujet: Re: Un dernier moment de paix. [PV : Shio] Mer 11 Jan 2012 - 3:26

Un moment parfait dans un monde imparfait, une sorte de douceur inimaginable m'envahit lorsque mon beau kirijin répond à mon baiser. Moi qui espérait simplement qu'il ne me repousserait pas trop violemment suite à mon geste, autant dire que je suis pleinement satisfaite. Seule la peur de ne pas l'embrasser convenablement stagne dans mon esprit qui aimerait s'adonner à se plaisir si intense que l'on ressent lorsque nos lèvres se lient à celles de l'être aimé. Une question revient sans cesse, dois-je me servir de ma langue? Sa risque de vous paraître stupide mais je ne sais absolument pas comment faire, il doit trouver notre échange si quelconque à cause de mon manque d'expérience, combien de fille a-t-il connu avant moi? Non mais tu t'écoutes là? Tu crois pas que tu pourrais te concentrer sur autre chose que son passé pour les cinq minutes à venir? Pas faux... Malheureusement il s'éloigne de moi alors même que je me préparais à passer à quelque chose de plus fougueux, dommage pour toi! Quoiqu'il en soit, l'atmosphère semble transformée, plus légère. Je me congratule intérieurement d'avoir agis ainsi mais qu'il ne mentionne plus cette histoire de sacrifice sinon je ne répond plus de rien! Surtout que sa ne doit pas être amusant de creuser la tombe de quelqu'un lorsqu'il pleut mais, s'il le mérite, je le ferais! Ne jamais mettre une belle jeune fille en colère, vous voilà prévenus!

Chose amusante, je me sens à présent comme libérée d'un poids, je ne parviens plus à me retenir de sourire et je parviens enfin à croiser son regard malgré une légère rougeur de mes joues indiquant le trop plein d'émotion qui tourbillonne en moi. Mon cœur bat à tout rompre, j'essaye de le calmer en pensant à quelque chose de moins joyeux mais rien y fait, j'ai l'impression qu'il dans littéralement dans ma poitrine sans pouvoir s'arrêter. Je le comprends, je meurs d'envie de sortir de notre abris pour hurler à quel point je suis heureuse! Mais il pleut, alors autant attendre un peu. De son coté il me paraît bouillonnant, je le sens frémir, quelque chose voudrait-il sortir? Une révélation peut être ou bien... Il m'embrasse à nouveau, sans prévenir, se sont de petit baisers très court qui ne passe pas inaperçu croyez moi. Je dois admettre qu'il a rapidement pris ses marques, moi qui pensais que nos lèvres resteraient éloignées au moins quelques temps histoire de dissiper l'émotion du premier, au moins je vois que je ne dois pas être aussi mauvaise que ça pour une débutante. Il faut vraiment que j'arrête de m'auto-congratuler, sa va devenir malsain à force! Je me blottis encore une fois contre lui, j'ai vraiment l'impression qu'il ne peut plus rien m'arriver lorsque je me retrouve dans ses bras mais voilà, il interrompe encore ce merveilleux moment! Peut être suis-je trop exigeante? Non, sa doit venir de lui...
Il caresse tendrement ma joue tout en posant son regard dans le mien, imitateur! Cette sensation n'est vraiment pas désagréable, j'en ai même un léger frisson, je vais vraiment prendre goût à me faire cajoler s'il continue comme ça. Le discours qu'il tient à présent ne ressemble en rien aux précédents, mon message semble être passé convenablement, il ne peut pas me rendre plus heureuse. Il ne compte plus se sacrifier, est-ce dû à notre baiser? Si seulement un acte comme celui là pouvait mettre fin à la guerre, ne rêve pas trop ma petite Shio...

-Le seul reproche que je peux te faire et de croire que tes paroles nécessitent une explication, le fait que tu es changé d'avis représente la seule chose important à savoir... Et puis il faut dire que j'essayais toujours de ne pas trop dévoiler mes sentiments dans mes lettres, je n'aurait pas pu supporter l'attente d'une réponse...

Soudain quelque chose me frappe, il vient de dire qu'il m'aime? Euh non, j'ai surement dû mal interpréter sa phrase, il doit simplement vouloir dire qu'il tient à moi comme une amie chère à son cœur. Une amie qu'il n'hésite plus à embrasser. Et puis sa ne veut rien dire, je vois régulièrement des citoyens de Konoha sortirent d'un hôtel accompagnés d'une femme qui n'est pas la leur alors pourquoi un simple baiser justifierai ce que je crois avoir entendu? Redescend sur terre, estime toi heureuse qu'il ne t'ait pas jeté dés que tu t'es emparée de ses lèvre, il profite juste de la situation rien de plus. Oui, se doit être ça. C'est alors que je l'entends à nouveau, un simple « je t 'aime » n'offrant plus aucun doute sur ses sentiments. Dépêche toi de lui répondre! Il risque de se sentir repousser si tu ne lui dis pas que tu l'aime aussi, ne rate pas une occasion pareille! Je veux bien mais comment suis-je sensée faire ça? Avec simplicité ou de la manière la plus romantique possible? C'est peut être la seule fois où je dirais ces mots à quelqu'un, aucunes erreurs n'est donc permises! Raaa que de stresse, cherche quelque chose d'incroyable, un truc qu'il n'oubliera jamais même s'il te quitte un jour! Non mais oh, je vais pas déjà me mettre à penser à un possible séparation! Allez lance toi!

-Je... Euh...

Et voilà, l'instant cruciale vient de se faire massacrer en quelques secondes, on applaudit tous la merveilleuse Kurisutaru Shio sans qui rien de tout ça n'aurait pu être possible! C'est décidé, je vais vraiment me pencher sur l'extermination de cette satané petite voie intérieur qui s'amuse tant à me pourrir la vie! Je ne dois pas chercher compliqué, il me suffit de laisser mes sentiments me guider pour que la réponse sorte d'elle même.

-Moi aussi je t'aime, si je...

Un nouveau baiser me coupa dans mon hélant, une fois de plus tout me paraît parfait. Je ne me rappelle même plus de ce que j'allais lui dire, peu importe. Je lui rends son baiser aussi amoureusement que possible, que cet acte soit le messager de mes sentiments enfouis depuis si longtemps. Me laissant doucement tomber contre son torse, je le sens basculer contre le tronc, je me sens tellement bien. J'aimerai lui dire à quel point je me sens heureuse mais allons t doucement, une révélation à la fois.
Après plusieurs minutes à rester ainsi, les yeux fermés, une nouvelle question envahit mon esprit. Je crois que, malheureusement, il nous faut déjà retomber sur terre, je me hais de gâcher le plus beau jour de ma vie...

-Qu'allons-nous faire maintenant?

Une simple question qui résume absolument tout le problème, j'espère qu'il trouvera une réponse car de mon coté, rien ne me vient. Mis à part déserte je ne vois pas de moyen suffisant pour nous permettre de rester ensemble lorsque les hostilités auront démarrées mais est-ce la seule solution? Je le crois trop attacher à sa patrie pour s'enfuir avec moi et d'ailleurs, en serais-je réellement capable si nous envisagions une telle possibilités?
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Message(#) Sujet: Re: Un dernier moment de paix. [PV : Shio] Jeu 12 Jan 2012 - 17:59

Un vide intersidéral dans ma tête et la sensation de nager dans de la guimauve. Que c’était doux le baisé donné par l’élue de notre cœur, je ne m’en lasserai jamais… Le débit de l’averse commençait à faiblir et quelques éclaircis apparaissaient par ci par là. Mais croyez-vous que j’y faisais vraiment attention ? Non, j’étais bien trop occupé à chouchouter cette douce demoiselle au creux de mes bras. Devais-je faire un peu plus ? Utiliser ma langue, pousser un peu plus dans la fougue ou que sais-je encore !? Tu auras tout le temps devant toi pour y repenser. Ne sautons pas d’étapes, même si cette petite voix enchainé au fond de toi, hurle comme une bête sauvage avec marqué sur sa tête « Libido ». Hé hé, on se calme mon petit !
Et puis ses baisés, valaient tous les trésors du monde, je ne demandais rien de plus ! Je voulais seulement qu’elle se sente bien, en sécurité, mais par-dessus tout heureuse et amoureuse. J’en demandais surement trop à l’heure actuelle, mais croyez moi que je ferais bouger les choses pour qu’elles aillent dans ce sens. Ma détermination avait pris un coup, oscillant faiblement comme la flamme d’une allumette mouillé, alors qu’à présent elle brulait comme un torrent de flamme ! La raison était peut-être la douceur et le goût sucré des lèvres de cette demoiselle, qui m’enivrait… qui sait !
Je revoyais encore ses joues rougis et son air timide lorsque je lui avais déclaré mon amour juste avant, suivit de sa réponse un peu gênée. Je retrouvais la même jeune fille que j’avais connu une année au pare avant, et qui m’avait tant touché et fait craqué par ce côté de sa personnalité (si mon visage pouvait prendre des expressions particulières, je pense que ça s’approcherait de ça =>
:3) ! Je paraissais solide et sûr de moi à l’extérieur peut-être, mais à l’intérieur je pouvais fondre comme du caramel mou. Vous parlez d’un héros…

Ma foi, ça ne pouvait pas faire de mal un garçon qui écoutais un peu plus ses sentiments que ses pulsions primaires, vous ne croyez pas ? Enfin au lieu de te chercher des explications sur ta bizarrerie, tu ferais mieux de réfléchir à un moyens d’arranger ce qui se passera ensuite pour vous deux. La guerre approche et nos deux villages vont s’affronter. Nous nous aimons, mais nos origines nous poussent à devoir nous haïr… Ah je crois qu’on me souffle le nom Roméo et Juliette dans l’oreillette ? Bref, réfléchis… Tu ne peux pas lui imposer quoi que ce soit, tu dois faire les efforts, c’est normal, tu es le garçon protecteur, amoureux, et valeureux. Non ce n’est pas en partant sur cette base que tu arriveras à trouver quelque chose. Je possédais bien une technique qui me permettait de me téléporter instantanément là où une marque spécifique était posée ! Mais pour ça il faudrait qu’elle se trouve à l’abri des regards de tous pour que je puisse venir, et en ce moment, partir sans cesse dans son coin, pourrait paraitre suspect. Nous pourrions très bien continuer à nous voir en cachette comme maintenant ! Mais je vois déjà le coup habituel venir, si jamais l’un de nous deux ne venait pas, aucun de nous deux ne pourrait se tenir au courant et ça créerai encore plus de problème ! ARGH ! Comment trouvez quelque chose de logique et de simple ! Je ne pouvais pas déserter, sinon la politique du Mizukage voudrait que tout le village se mette à ma poursuite pour me tuer, et Shio pourrait elle aussi être en danger… !

Sa voix timide me tira de mes lourdes réflexions alors que notre baisé s’interrompit. Qu’allons-nous faire à présent ? Mon amour, si tu savais le débat intérieur auquel je me livrais à ce moment même… Sans savoir quoi lui répondre, je la regardais dans les yeux d’un air légèrement abattu. Je ne voulais pas me séparer d’elle, pas encore une fois… Plaçant sa tête avec douceur contre mon cœur, je basculais la tête en arrière tout en observant le ciel à présent dégagé.


- Je… Je ne sais pas… Je ne cesse d’y réfléchir, et pourtant, toute les solutions me paraissent compliqués ou dangereuse pour toi, raison pour laquelle je m’y refuse. Si je m’écoutais, je déserterais sur le chant pour rester avec toi !... Mais le Mizukage a des principes stricts sur ce propos… « les traitres doivent mourir ». Si je fais ça, tout le village me recherchera et tu risques d’y laisser la vie toi aussi…

Je soupirais longuement, comme accablé par la logique de tout ce que je venais de dire !

- Parfois j’aimerais ne plus être ninja… De pouvoir me laisser vivre tranquillement, sans que des règles m’imposent ma joie ou ma tristesse… J’aimerais… Simplement pouvoir vivre à tes cotés.
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Message(#) Sujet: Re: Un dernier moment de paix. [PV : Shio] Mer 18 Jan 2012 - 10:26

La pluie s'arrête enfin, le temps lui se réjouirait de voir un nouveau couple se former dans ce monde qui semble préférer la guerre à l'amour? Quoiqu'il en soit rien ne change sous notre tronc d'arbre, les étreintes si tendres continuent encore, un baiser les ponctuant parfois. Dés que l'occasion se présente, je plonge mon regard dans le sien pour y trouver cette petite lueur chaleureuse qui me manquait tant depuis cette année interminable sans lui. Ses hésitations m'amusent toujours, croit-il vraiment qu'une simple main perdue pourrait déclencher un feu d'artifice? Leur libido rend vraiment les hommes simplets, je lui apprendrais une ou deux choses sur les zones qu'il doit éviter sous peine de perdre une main. Je ne suis pas certaine qu'il sera plus détendu après ça mais au moins le doute n'existera plus dans son esprit, pas touche! Du moins pour l'instant... Oups là c'est ma libido qui se réveille, rendors toi ma belle, tu n'es pas encore invitée dans notre relation pour l'instant. Je dois bien admettre que ces questions n'ont au fond que peu d'importance, nous sommes bien ensemble et c'est tout ce qui compte à l'heure actuelle. Il est certains que la guerre se dressera bientôt comme une barrière pratiquement insurmontable seulement, je ne veux pas gâcher cet instant en y pensant de la sorte. Pourtant je ne parviens pas à retenir une question qui, je le sais bien, mettra forcément un terme à tout ça.

La réponse ne tarde pas, j'imagine que l'émotion du moment doit faire qu'il ne se rend pas compte des mots qu'il prononce. Il se dit prêt à déserter mais ne peut le faire à cause de la politique de son kage. Et moi alors? Il croit que si je m'enfuis avec lui pour devenir une nukenin je ne risque pas d'avoir une escouade de Konoha à mes trousses? Je m'en voudrais de lui faire perdre ses amis! Mais moi aussi j'ai... Non, je pourrais me mentir à moi-même en me disant que certaines personnes me regretteront en apprenant mon départ mais il n'en est rien. Ryôken versera peut être une petit larme pour marquer le coup, nous n'avons fait que livrer quelques missions ensemble, au fond je ne sais rien de lui. Peut être Miyu? Non, elle ne doit pas connaître mon nom, je ressemble sans doute à un vague souvenir dans son esprit ou bien quelqu'un dont les capacités ne valent absolument pas de lui octroyer la moindre responsabilités. Depuis combien de temps suis-je chunin? Une éternité, j'espère toujours me voir nommée à un poste qui me permettrait d'exprimer tout mon talent mais j'ai la sensation qu'une chance pareille ne viendra jamais, pas ici en tout cas.
Le choix n'en reste pas simple pour autant, je possède une boutique dans laquelle je peux exprimer mon art et en faire profiter les autres. Nombreux sont les clients dont les visages s'illuminent rien qu'en regardant mes œuvres, un sentiment de bonheur m'envahit toujours dans ces cas là. Vais-je vraiment devoir vivre comme une recluse se mettant à trembler dés que j'apercevrais le symbole de la feuille? Le vol deviendra-t-il ma seule façon de survivre? Je ne peux pas me résoudre à vivre comme ça après les efforts qu'il m'a fallu pour m'habituer à vivre en société depuis la fin de la précédente guerre.

-Je comprends... Il en va sans doute de même pour moi, une vie de douleur attendra celui qui osera déserter. La seule solution doit être de trouver un village d'accueil mais je ne vois pas arriver aux portes de Kiri en disant « bonjour, je viens de déserter Konoha, je peux intégrer vos rangs? ». Une telle solution me paraît de toute manière impossible vu la situation actuelles...

C'est vrai, je veux bien admettre que le Mizukage doit être quelqu'un de compréhensif mais je ne le vois pas se risquer à accueillir une éventuelle espionne qui ne trouve rien de mieux que de débarquer suite à l'annonce de la guerre. Pas suspect du tout non? Moi qui n'aime pas ouvrir aux ninjas étrangers en période de paix, j'imagine bien que je devrais subir les pires interrogatoires qu'il soit avant de me balader « librement », ou accompagnée d'un garde personnel. En gros je dois avoir le choix entre vivre traquée ou bien prisonnière de mon nouveau village... Pas vraiment aguichant tout ça! Le seul point positif résidant dans le faite que je pourrais sans doute vivre avec l'homme que j'aime. Et, avec un peu de chance, ma décision fera que certains des mes anciens camarades prendront peut être conscience que notre gouvernement n'a pas toujours raison.

-Moi aussi, je me dis que la vie serait tellement plus simple pour nous si nous n'étions pas nés en tant que shinobis...

Que dire d'autres? N'importe qui prendrait conscience de cette réalité en une fraction de seconde s'il connait tout les éléments de notre histoire. Quelle idiote je suis d'être tombée amoureuse d'un de mes futurs ennemis, je ne pouvais pas choisir un gentil konohajin qui ne poserait aucun problème à mon entourage en cas de guerre?

-C'est dommage qu'aucun de nous ne puisse intégrer le village de l'autre... Et Kumo ne me plait pas plus que ça! Nous aurions sans doute pu vivre ensemble avec une solution comme celle là...
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Message(#) Sujet: Re: Un dernier moment de paix. [PV : Shio] Mer 18 Jan 2012 - 21:50

Cette sensation d’impuissance et ce gout amer dans la bouche pourraient très bien me faire oublier la douceur des lèvres de cette nymphe que je serrais contre moi. Au fond, que voulais-je réellement ? Être avec elle pour le restant de mes jours et vivre heureux ? Lui assurer une protection sans faille ? Lui offrir une nouvelle terre d’accueil où notre amour ne serait pas mal vu ? Vraiment, par amour, je pourrais remuer ciel et terre pour lui donner tout ça, sans rien lui demander d’autre en retour que voir un sourire de joie sur son visage, chaque jours qui passeraient.. Mon regard à présent empli de tristesse et de ressentiment, je ne pouvais me détourner du sien. Mon amour, je ne veux… je ne veux plus te quitter…

Shio devait réfléchir autant que moi à cette solution miracle qui nous arrangerait tous les deux. J’étais frustrer de lui imposer ce genre de pensées après nos retrouvailles et la naissance de cette idylle entre nous. Mais l’élue de mon cœur avait bel et bien la tête sur les épaules, je le constatais avec une pointe de fierté et de surprise.
Avec douceur et mélancolie, elle reprit la parole pour continuer sur ma réflexion. Que ce soit elle qui déserte son village pour venir à Kiri ?! Non ! Bien sûr que non ! Je ne peux lui imposer ça ! Elle n’a pas à tout prendre sur les épaules, je ne veux pas qu’elle souffre, je ne veux pas que… en fait, mentalement, j’avais beau protester de toute mes forces, il restait tout de même une petite voix intérieur, me disant que tout ceci était possible et réalisable… Seule ma volonté à prendre son fardeau sur moi et à surmonter les problèmes qu’on rencontrera, devra être à toute épreuve. Par amour, nos pensées s’embrouillent. Nous devenons aveugles, illogiques, parfois imbu de nous-même à cause de cette sensation que quelqu’un nous aime, nous faisant croire à tort qu’on était invincible… Je n’étais pas invincible, j’étais encore vraiment faible, beaucoup plus que l’on ne le croyait… Je plaçais de nouveau ma main sur sa joue en la regardant intensément, sans dire mot.

C’est elle, je le sais. C’est elle qui me rendra fort ! Elle m’aidera à oublier les peurs qui m’habitent et m’entravent. Peu importe où elle ira, peu importe ce qu’il se passera, nous resterons ensemble. Je tiendrais ma promesse.
D’un geste plein de tendresse et ponctuant encore une phase d’émotion intérieure, je l’embrassais de nouveau pour la rassurer et la soulager ne serait-ce que quelques instants de ces pensées malsaines et déprimantes. Une solution simple naquit enfin dans mon petit cerveau et une bribe de lumière se faufila dans mes sombres émotions d’il y a peu… La serrant contre moi je passais mon visage dans son cou pour murmurer doucement, comme une caresse à ses oreilles.


- Mon amour… Il n’est même plus question de nous séparer de nouveau tu sais ? Quoi qu’il arrive, je resterais avec toi… je ne veux plus te faire subir la même chose que cette année d’attente, de doute et d’inquiétude.

Ma voix était calme, contrôlé, et apaisante. Je m’exprimais avec mon cœur, laissant les mots sortir naturellement de la même manière que ça me venait, un léger sourire en coin ponctuant la douceur de mes propos. Une légère brise d’après pluie soufflait, faisant bruisser le feuillage des arbres et raviver la faune apeuré par l’averse. Même la nature semblait être confiante sur notre avenir. Celui-ci se signera de nos deux noms.
Je caressais sa longue chevelure en respirant profondément la fragrance qui s’en détachait. Je retournais dans mon rêve… une bonne source de courage pour continuer mes explications.


- Tu sais, je n’ai pas peur des représailles de mon village. La seule chose dont j’ai peur, c’est que tu coures un danger quelconque par ma faute… Et je ne peux venir vivre à Konoha ! Je suis sans nul doute la raison principale de cette guerre, et après une précédente altercation avec le Hokage, Hayashi Miyu préfèrerait me voir bruler sur un échafaud plutôt que de me laisser gambader librement dans les ruelles du village caché du feu… Par contre ! Malgré ce que tu as dit… nous avons une chance de vivre en sécurité à Kiri ! Personne ne te connais, et le Mizukage à toute confiance en moi. Une entrevue avec lui, suivit de quelques questions, et je suis persuadé que nous pourrons vivre ensemble en sécurité ! Et s’il refuse… nous n’aurons qu’à nous enfuir ensemble, loin de tout ça… Mais par-dessus tout, je ne t’abandonnerai plus.

Je concevais que ça faisais énormément de choses à assimiler quand on y pensait ! Mais, s’il y avait bien une chance, alors il fallait tout faire pour la saisir ! L’espoir ne sourit qu’à ceux qui s’en donnent vraiment la peine !
Mais malgré tout, ce que je lui demandais paraissait vraisemblablement énorme ! Comment allait-elle réagir ? Quitter tous ses proches, ses habitudes de vies, etc, pour venir vivre à mes côtés dans un village ennemis où elle n’a mis les pieds qu’une seule fois… Hey ! Qu’est-ce que tu attends Encho ? C’est pourtant ton rôle de la rassurer non ?


- Ne t’inquiète pas… Je serais toujours là. Tu te répètes là non ? Chut ! je cherche mes mots ! Nous pourrons vivre librement, à l’abri des répercutions de ton village ! Je sais que ce que je te demande est énorme ! Tu abandonneras surement beaucoup de mondes ! Mais… tu es la seule, qui puisse chasser mes peurs, et faire continuer mon cœur de battre… Je regrette encore de ne pas l’avoir su plus tôt. S’il te plait… je ne veux plus que nous ayons à nous séparer de nouveau.

Je continuais à caresser sa longue chevelure, en déposant un doux baisé au creux de son cou. Sous sa peau blanche et sucré, je la sentais frissonner un instant. Moment que choisie une petite larme d’émotion pour venir couler le long de ma joue pour finir sa course là où mes lèvres venaient de se poser.
Je reculais mon visage en plaçant un doigt sous son visage pour lui relever doucement le menton, avant d’arborer un sourire sincère.


- Parce que je t’aime !

***

Une petite ellipse de quelques minutes à peine venait d’être faite. La fameuse réponse de ma douce fée venait d’être donnée, et un tendre baisé concluait cet accord mutuel sur notre amour.
Il était temps de grandir mon vieux ! Tu deviens de plus en plus un homme, tu devais donc commencer à agir un peu plus comme tel ! Cependant, c’est maintenant à ses côtés que je grandirais et vieillirais, ni plus… ni moins !

Je n’aurais su décrire le tumulte d’émotions différentes qui m’envahissait. Un mélange de joie, d’euphorie, d’allégresse, d’amour, etc… J’avais envie de hurler cette nouvelle au monde entier ! Ou du moins à quiconque individu passant dans cette foret perdu à cette heure de l’après-midi… Mais au lieu de ça, je rendais notre échange langoureux, un peu plus fougueux qu’à l’ordinaire ! J’allais devoir assurer à tous les niveaux à présent, alors autant commencer par ça ! A vrai dire, j’étais tout ce qu’il y avait de plus novice en la matière, mais j’espérais tout du moins faire de mon mieux pour l’embrasser passionnément. Et surtout qu’elle aime ça !
Bref, avant donc de nous laisser tenter par ses petites bestioles enchainés et excités au fond de nos esprits, je la torturais mentalement une fois de plus en la soulevant du sol pour la prendre dans mes bras, interrompant ainsi cet échange d’amour pur par surprise. Je sais, par moment je pouvais être un monstre, mais je te promets que c’est provisoire mon amour ! Bientôt on sera libre de faire ce que l’on veut ! Mmh, un peu trop tendancieux vous ne trouvez pas ?
Déposant cette demoiselle sur ses jolies gambettes, je fis un pas, avant de m’entailler le doigt et composer une rapide série de mudras. Concluant le tout, je posais la main au sol pour une technique d’invocation.

Face à nous se tenait à présent Jet ! Une loutre taillée pour la course ! Long de deux mètre cinquante et lourds de plus de 160kg, il arborait un doux pelage violet sombre, presque aubergine, ainsi que des lunettes d’aviateur autour du cou. Tout en muscle, il était sans nul doute, mon moyen de locomotion le plus rapide et le plus sûr. Et dieu sait si je voulais impressionner la douce princesse de mes songes qui se tenait juste derrière moi.


- Salut Encho ! Que puis-je faire pour toi ? Et qui est cette charmante jeune fille derrière toi ?

Ma réponse ne se fit que d’un sourire, suivit d’un clin d’œil appuyé. Comme je le pensais, il comprit tout de suite !

- Ooooh ! Je vois ! Enchanté de vous connaitre mademoiselle !

Se redressant de toute sa hauteur, il mima de lui faire une révérence, ce qui jumelé à son gabarit rendait la chose légèrement comique. Suite à quoi il se remit sur ses 4 pattes avant de nous inviter à monter sur son dos.
Je m’exécutais après avoir aidé Shio à monter elle aussi, me plaçant juste derrière elle. En y repensant, nous allions vraiment pouvoir vivre ensemble et habiter la même maison ! Je pourrais enfin lui montrer ma boutique d’antiquité, le rêve secret qu’elle seule avait pu savoir avant la réalisation. Je vais pouvoir lui présenter la famille des loutres (bien obligé sinon j’en connais beaucoup qui ne réagiront plus à mes prochaines tentatives d’invocations…). Et j’espère par-dessus tout, elle pourra arborer fièrement un bandeau de Kiri.
Je passais mes bras autour de sa taille en lui déposant un baisé sur la joue. Oui décidément, je ne pouvais résister à la douceur et au gout de sa peau de nacre, pardonnez-moi ! Seule la question de Jet m’interpella et me fit sourire une fois de plus.


- Alors les amoureux ? Quelle est notre destination du jour ?

- Nous rentrons… A la maison.
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Un dernier moment de paix. [PV : Shio]

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