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 Osai, le village détruit par les traditions [Solo / Tai+]

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Message(#) Sujet: Osai, le village détruit par les traditions [Solo / Tai+] Ven 9 Jan 2015 - 0:14

Il y a de ça deux semaines à peine, j'ai subi une attaque jusqu’aux tréfonds de mon âme. Suivant les événements qui se sont passé quelques mois auparavant lors d’une mission que Yojimbo avait commanditée, j’ai dû me rendre à Kaze no Kuni. Lors de la mission durant laquelle j’avais eu la coopération du Géant Goren, nous avons été attaqués par des forces qui n’auraient pas dû y être. Ainsi, j’ai aussitôt cru qu’il était certain que quelqu’un m’avait trahi. Je pensais que c’était justement Yojimbo, mais ça ne faisait aucun sens puisqu’il est l’homme qui a sauvé ma vie lorsque j’avais fui d’Osai, mon village natal qui a été anéanti lors de la Grande Guerre.

Ainsi, voyageant jusqu’au grand désert du Pays du Vent, j’ai rencontré Shinji, un Shinobi qui peut agrandir ses membres comme s’ils étaient élastiques. Nous sommes devenus bons amis. Durant ce périple, j’ai découvert que Yojimbo avait été manipulé par un homme qui se faisait passer pour mon frère : Takumaru. Ce dernier avait tout planifié : il menaçait la famille du vieux contracteur, il avait payé les prêtres d’Ichibi pour qu’ils emprisonnent Yoj’ et, justement, mon vieux partenaire était coincé là. Nous l’avons libéré et, donc, suivant les miettes de pain, j’ai découvert une longue lignée de missives provenant de Konoha.

Plus tard, au Pays du Feu, j’ai été aidé par Satochi. Grâce à lui, nous avons remonté la chaîne jusqu’à découvrir que quelque part à l’extérieur de l’enceinte du village il y avait une vieille cabane dans laquelle devait se trouver Takumaru. En tentant de m’approcher, je me suis fait prendre dans une piège paralysant, mais le Chûnin de Konoha a trouvé moyen de me sauver alors qu’un assaillant utilisait un canon miniature pour m’achever en un seul coup. Cet attaquant était nul autre que Takujin, ma sœur, et elle m’a révélé que les membres de la longue lignée des Katsuo ne sont pas tous morts. J’ai donc pris trois décisions à ce moment-là.

Premièrement, je vais réparer mes erreurs du passé. Je ne suis pas la source de la chute d’Osai, mais je suis certainement la cause du chaos qui a été causé par la suite. Je suis le meurtrier de mon père et je mérite ce qui m’arrive. Deuxièmement, j’ai aussi décidé de ne plus jamais resté inactif face à la violence et aux fous furieux. Je veux amener une ère de paix. Je veux honnêtement aider. L’idée d’une sorte de clan qui serait formé dans cette optique exactement commençait déjà à germer dans mon cerveau et prend une forme plus concrète. Troisièmement, je veux être certain de ne plus être biaisé par les émotions. C’est un problème que j’ai. Je tente de le cacher, mais ce n’est pas ma spécialité. Oui, les sentiments et les émotions me font agir de manière stupide et ce n’est pas la personne que je désire être. Avec le temps, j’espère me rapprocher de cette personne.

Ainsi, dans le but de répondre en partie à ma première promesse, je me rends vers le Pays de la Foudre pour atteindre, en périphérie, la terre de mes anciens. Dans la carriole que j’ai louée, je transporte la dépouille de celle qui a tenté de me tuer, de celle qui porte le nom de ma mère, de celle qui, sous un regard placide, cachait une gentillesse sans limite avant que l’horreur s’attaque sur ce village que je détestais au point de vouloir le détruire moi-même lorsque j’étais plus jeune.


Dernière édition par Katsuo Takusanken le Ven 9 Jan 2015 - 1:59, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Osai, le village détruit par les traditions [Solo / Tai+] Ven 9 Jan 2015 - 1:58

Le village n’est plus ce qu’il était jadis. J’ai encore les souvenirs de mon plus jeune âge : les arbres colorés, le petit lac aux poissons si clownesques, l’odeur des fleurs du champ, les toits sur lesquels mes frères et moi-même jouions alors que père nous hurlait de descendre et, aussi, le grand hall des Héros où mère nous racontait les histoires des guerriers des légendes lors de nos sorties.

Maintenant, ce n’est que mort, cendres et débris divers. Les maisons, les commerces, les barricades, les clôtures, les arbres, les chemins et même une grande partie de la montagne au pied de laquelle Osai a été construit sont réduit en poussière. Je me tiens au centre d’un massacre. Çà et là, des cadavres maintenant devenus ossements sont visibles, dénudés de leurs droits à de sépultures digne de ce nom.

"Je sais, c’est de ma faute. Maintenant, je comprends, je vais le faire," dis-je sans même y penser.

Je me sens comme un spectateur funeste alors que, descendant de mon carrosse, je me dirige sur l’autre côté de la montagne pour vérifier si les marches s’y trouvent encore. Par chance, cette partie du Mont Osai est encore en bon état. Je prends une seconde pour m’installer sur la marche la plus basse et observer feu mon village. Je joue, comme à mon habitude, avec mon cure-dent entre mes doigts tout en réfléchissant.

Sachant déjà ce que je compte faire et le temps que ma tâche prendra, je ne fais que me détendre pour quelques minutes avant de commencer à apporter les corps que je peux trouver jusqu’au sommet et le enterrer convenablement en commençant par ma sœur. La tâche sera longue, pénible et, surtout, très émotionnellement profonde. C'est mon chemin à la rédemption. Je dois le faire. Je dois transporter tous ces cadavres jusqu'au sommet du Mont Osai pour leur offrir un repos éternel digne de ce nom. Seulement après je pourrai finalement être libéré, je l'espère, du poids de mes erreurs passés.

Les blessures que ma jeune personne a subies deviendront cicatrices pour ce que je serai un jour. Je ne compte pas oublier que j'étais un lâche. Je ne veux pas oublier que, par mon inaction, j'ai carrément tué un village au complet. Maintenant, je suis celui qui agit. J'ai pris mon avenir en main. Katsuo Takusanken est maintenant complet et cette tâche est la dernière pierre du tombeau de celui que j'étais.

J'attrape à bras-le-corps ma sœur décédée et je monte sur les marches instables qui tournent autour de la montagne jusqu'à son sommet. En fait, ce n'est pas un mont si élevé, il ne fait que quelques centaines de mètres, mais ce sera long.

Avec la dépouille de Takujin sur les épaules, je mets environ une heure et demie à me rendre au sommet. Il faut dire que je ne cours pas. Je veux le faire en prenant mon temps. Je veux ressentir chacun des pas. Et, surtout, je ne veux pas abandonner. Ce qui veut dire que je dois conserver mon énergie.

Une fois arrivé, je découvre le cimetière de mes ancêtres. Au-dessus de deux cents tombeaux sont enfouis ici. Outre quelques bancs, arbres et le monument religieux, il n'y a que des tombes à perte de vue. Je dépose mon fardeau au sol et je me mets à la recherche des sépultures des Katsuos. Au bout de quelques minutes à peine, je trouve celle de mon grand-père. Je m'agenouille et je lui demande pardon.

"Taku Katsuo, je le promets, je reviendrai à chaque année pour prendre soin de cet endroit."

Une voix surgit du monument. Une voix que je reconnais. Une voix qui a changé, plus vil et roque.

"Tu ne pourras pas tenir cette promesse, Sanken!"

Surpris, mes yeux grandissent lorsque je le vois. Ses cheveux sont plus longs que dans mes souvenirs et sa peau est noircit par je ne sais quel sort, mais c'est bien lui! Le grand et puissant successeur de l'ère Taku du village Osai: Takumaru.
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Message(#) Sujet: Re: Osai, le village détruit par les traditions [Solo / Tai+] Ven 9 Jan 2015 - 4:26

Il se tient là, grand, imposant, avec ce regard à la fois haineux et narquois. Takumaru, mon grand frère, celui qui a ordonné ma mort. Celui qui a causé tellement de problèmes à des gens qui n'avaient rien à voir avec la Grande Guerre et la chute du village m'observe de loin, un sourire hideux déformant son visage étrangement noir.
 
"Donc, j'avais raison, San'. Tu es revenu."
 
Je n'arrive pas à trouver les mots. Je ne sais pas par quoi commencer. Mon cerveau a de la difficulté à assimiler l'information. Mon grand frère est devant moi et je n'arrive pas à pousser un sol son.
 
"Bon, je suppose que tu te poses des questions. Laisse-moi t'expliquer avant de te tuer."
 
*Me tuer?*
 
En une fraction de seconde, je réalise le danger dans lequel je me retrouve. Sur moi, je n'ai que Déshonneur et les Ailes de la Trahison. Tous mes autres Katanas sont restés en bas, sur mon véhicule. À armes égales, Takumaru me surpasse non seulement physiquement, mais aussi techniquement. Il est le grand maître du style Katsuo et le successeur comme dirigeant de la maison Taku.
 
"Lorsque le village est tombé, certains d'entre nous ont survécu. Takujin t'a vu t'enfuir déguisé en Ninja. Elle t'a suivi, San'. Elle a vu comment père est mort. Par la suite, elle était tellement abasourdi qu'elle n'a pas été capable de te poursuivre."
 
Mon visage est tellement déformé par la surprise que ça en est ridicule. Évidemment, mon frère le remarque. Son expression de prédateur prend une forme plus cruelle.
 
"Osai n'est pas tombé cette journée-là. Non. Ce n'est pas comme ça que ça s'est passé. Mais, je ne t'expliquerai pas; j'en ai pas envie. En fait, je ne vais que te dire deux choses: Takujin et moi ne sommes pas les seuls vivants et tu ne sauras jamais lesquels."
 
Ce message dénoue ma langue. Par contre, je n'arrive qu'à bégayer un seul mot.
 
"Pour- Pourquoi?"

"Parce que je vais te tuer, San'! C'est aussi simple que ça. Les autres, ils veulent te laisser en vie pour te torturer pendant de longues années encore. Mais, moi, je suis ton grand frère. Je ne te veux pas de mal. Je crois que ta mort me satisfera suffisamment."
 
Il retire, par la suite, un long Katana d'un fourreau caché dans son dos. Il me fixe alors que je suis encore en train de trembler par l'assaut de nouvelles que je viens de subir.
 
*Que faire? Comment pourrais-je combattre Takumaru sans mes carquois? Pourquoi me veulent-ils tous autant de mal?*
 
Le sourire qui ne s'efface pas de son visage à la peau noire laisse passer les mots les plus fatidiques que j'ai entendus de toute ma vie: "En garde."
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Message(#) Sujet: Re: Osai, le village détruit par les traditions [Solo / Tai+] Ven 9 Jan 2015 - 13:32

Lorsqu'il attaque, sa vitesse est telle que j'ai l'impression qu'il disparaît. Je n'ai ni le temps d'attraper un de mes sabres ni le temps d'esquiver. Tout mon corps reste paralysé devant la stature d'un guerrier à la rapidité phénoménale et à la force suffisante pour tenir un Daï-Katana d'une seule main tout en m'assaillant.
 
*Je suis mort,* pensais-je alors que je sentais le vent de sa vitesse sur mon visage.
 
Un coup brutal dans le ventre me propulse hors de ma position à genoux sur plusieurs mètres. Je sens ma cage thoracique subir de grave dégâts, mais pas assez pour m'empêcher de respirer. Ma trajectoire est violemment arrêtée par une pierre tombale qui brise sous la pression.
 
Il se tient devant la pierre de notre ancêtre commun. Mon frère n'a plus le même sourire. Il est très sérieux.
 
"Dégaine ton arme, Ronin!" Hurle-t-il.
 
Je n'entends plus un seul son. Je suis dans une impasse. Il est tellement plus puissant que moi. Néanmoins, par automatisme, je me lève et retire Traitrise de son fourreau. Le visage de mon adversaire s'éclaircit.
 
"Voilà qui est mieux, San', beaucoup mieux. Es-tu prêt pour ta leçon? Commençons! Karatake!"
 
Toutes mes connaissances sur l'Art du Sabre me reviennent en un instant. Les cours de mon père qui m'expliquait les mouvements de base et Takumaru qui me montrait les parades. Je me souviens qu'il m'avait expliqué que je me devais de connaître les défenses au point où ça devenait un mécanisme automatique, au point où c'était inutile de penser lors d'une bataille.
 
Ma lame se lève à la hauteur de ma tête que je déplace légèrement. Le Katana démesuré de mon frère tranche au-travers et me percute du côté de sa lame qui a par chance déviée me clouant momentanément au sol. J'avale une bouchée de poussière et de terre. La douleur est atroce, surtout au niveau de la clavicule.
 
"Dégaines un autre sabre, maintenant."
 
C'est mon sort. Je dois le subir. Je me redresse et l'extirpe Blessure de son étui.
 
"Sakagesagiri!"
 
Aussitôt, je lève mon arme et la positionne sur ma droite. Ma main gauche procure un appui additionnel contre la lame dans l'espoir de pouvoir repousser la sienne au moment de l'impact qui devrait se diriger vers mon épaule droite diagonalement. Le coup me percute et me fait glisser au sol sur une bonne distance. La puissance de Takumaru est indéniable.
 
"Kesagiri!"
 
*Quoi?*
 
Sans même me laisser le temps de reprendre mon équilibre que mon frère est déjà à ma gauche. J'ai tout juste le temps de positionner mon arme au-dessus de mon épaule gauche que la lame éclate en trois morceaux. Je dois baisser mon membre à la dernière milliseconde où il sera coupé.
 
Takumaru saute vers l'arrière agilement aussitôt qu'il a terminé son coup pour éviter des représailles de ma part qui ne seraient jamais arrivées.
 
"Bien. Tsuki!"
 
Ma main attrape Désespoir rapidement et je sautille vers l'arrière par réflexe acquis tout en dégainant. Mon Iai de puissance discutable est tout de même suffisant pour faire dévier la pointe qui se dirigeait directement vers ma poitrine. Cependant, mon frère ne fait que rebondir au sol toujours en avançant vers moi.
 
"Miginagi!"
 
Alors qu'il prononce ce mot, il tournoie sur lui-même en utilisant sa vitesse de déplacement et son élan comme d'une manière pour accentuer sa puissance de frappe. Je trouve moyen de remonter Désespoir pour protéger mes côtes. Encore une fois, le coup éclate cette arme et je virevolte par la pression sur quelques mètres. Toutefois, cette fois-ci, je ne tombe pas, mais je glisse sur mes pieds plutôt. Je viens de comprendre ce que Takumaru est en train de faire.
 
Il s'élance de nouveau vers moi. Son Daï-Katana glisse sur le sol en laissant une marque. Je retire Malice et saute vers lui à mon tour.
 
"Sakakaze!"
 
Tel que je l'avais prédit, le coup viendra du sol pour atteindre la partie entre mes jambes. Je redouble d'efforts en courant vers Takumaru. Juste avant que son attaque ne puisse me toucher, je fais glisser le plat de ma lame sur la sienne et utilise sa force pour me propulser plus loin. Je trouve le moyen d'arrêter ma chute en posant le pied sur une des sépultures.
 
Une fois complètement arrête, je regarde ma lame et je vois qu'elle est pliée en deux et, donc, inutilisable. Je la laisse tomber sur le sol et je retire Malaise. Je pousse ma jambe gauche vers l'arrière et lève mon arme horizontalement au-dessus de mon épaule.
 
"Hidarinagi!"
 
*C'est bien ce que je pensais!*
 
Encore avec la même vitesse divine, mon frère dévore la distance nous séparant en un rien de temps et arrive à ma hauteur en frappant vivement vers le centre de mon torse par la gauche. Je frappe en même temps sur la base de son arme pour arrêter son mouvement. Cependant, son sabre est tel qu'il a détruit mon arme une fois de plus. La force qu'il a produite en explosant Malaise propulse le bout de la lame arraché au coin de mon visage me coupant allégrement la partie gauche.
 
Néanmoins, il me reste deux sabres sur moi: Souffrance et Déshonneur. Pour ce qui est de ce que Takumaru est en train de faire, il ne reste que deux assauts.
 
*Je peux survivre!*
 
Je deviens plus investi dans l'affrontement. Je suis plus certain de mes compétences et plus rapide à l'exécution des parades. Il ne faut toutefois pas oublié que Takumaru a détruit pratiquement l'entièreté des sabres que j'avais sur moi.
 
Il se lance à nouveau vers moi avec un regard effrayant alors que je dégaine la dernière plume des Ailes de la Trahison.
 
"Hidarikiriage!"
 
L'arme d'une qualité supérieure qu'il possède se dirige dangereusement vers la partie gauche de mes hanches. Je plante mon arme dans le sol pour lui donner une résistance additionnelle. Lorsque son attaque percute, je sens la vibration jusque dans mes os, mais Souffrance tient le coup. Je peux même envoyer un coup d'épaule à mon frère pour le repousser d'un pas. Aussitôt mon attaque ridicule complétée, il s'élance.
 
"Migikiriage!"
 
Il attrape ma tête et la repousse puissamment ce qui me met en état de déséquilibre encore. Je sais où se dirige sa lame même si je ne peux pas la voir. J'envoie donc mon sabre de l'autre côté pour éviter de me faire trancher l'autre hanche. J'entends le bris de fer. Au même moment, je sens une autre pression dévastatrice sur ma poitrine et je suis encore lancé vers l'arrière. Je roule, mais j'arrive à me relever rapidement.
 
"Très bien, San'! Tu te souviens des bases. Te souviens-tu du slogan de notre école?"
 
Je fronce les sourcils.
 
"La victoire avant tout."
 
Il me regarde pratiquement avec dédain.
 
"Voilà. Es-tu prêt au vrai combat, Sanken?"

"Oui. Je suis prêt. Finissons-en."
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Message(#) Sujet: Re: Osai, le village détruit par les traditions [Solo / Tai+] Ven 9 Jan 2015 - 14:42

L'air est lourd autour de nous. Tous deux, nous savons qu'un seul Bushi descendra de cette montagne. Alors que sa lame passe lentement devant son visage aux couleurs cendrées, tout comme le restant de sa chair, il me jauge comme il l'a fait mainte fois lors de notre jeunesse.

"Sanken. Sais-tu pourquoi mon visage est noircit?" Demande-t-il de manière rhétorique. "Lors du combat pour Osai, vers la fin de la première journée, après ta fuite, il y a eu un grande feu dans notre Dojo. J'y ai pénétré pour sauver Takujin et les autres. Une grande partie de mon corps est brûlé à cause de ça."

"Qu’est-ce- J’en suis désolé, Maru. Je suis vraiment désolé de ce qu’il s’est passé."

"Je sais," dit-il. "Je le sais bien, mais l’honneur veut que je cherche vengeance."

Une brise s’élève. Mes cheveux flottent et me fouettent le visage.

"Je sais."

Le vent réduit lentement. Mes mains se serrent de plus en plus solidement autour du manche de Déshonneur qui, lentement, prend une position défensive par habitude des duels contre mon grand frère. La bourrasque se termine; nous allons débuter. La position de Takumaru est simple, mais je le connais bien et je sais qu’il me réserve de mauvaises surprises.

Le souffle s’éteint.

Il fonce vers moi à toute vitesse et je fais de même. Je n’ai pas l’intention de faire attention. Il est temps d’en finir acier contre acier, frère contre frère. Je pointe directement ma lame vers son plexus, mais il la dévie aisément du revers de son arme qui rase de me trancher à l’épaule. J’esquive à la dernière fraction de seconde.

Dès que mes pieds foulent le sol, je tourne sur moi-même en faisant un grand cercle létal au niveau du cou de mon adversaire. Il bloque ma rotation et m’envoie valser plus loin d’un pied violent au ventre. En chemin, je trouve moyen de me réceptionner sur une pierre et de me propulser aussitôt vers lui.

Il bouge rapidement sur le côté alors que je n’ai pas de moyen d’éviter et attrape mon bras. Il me tire, ce qui est déjà douloureux vu la vitesse que j’avais, et pique sa lame en direction de ma cuisse. Je me tortille pour éviter le plus gros des dégâts, mais il tranche toute la partie extérieure ce qui me fait pousser un cri. Aussitôt, je lui envoie mon coude sur la mâchoire et je tente de lui trancher un bras, ce qu’il esquive en bondissant vers l’arrière.

Il me regarde avec le petit filet de sang qui coule hors de sa bouche. Du poignet, il coupe le vent ce qui nettoie automatiquement son arme. De ma jambe, un flot continu d’hémoglobine m’indique que je n’ai que quelques minutes pour mettre fin à la confrontation ou, sinon, je tomberai et je serai probablement achevé par les autres Takus.

"Tu as perdu, San’. C’est la fin. Tu n’as jamais été un bon Bushi."

Mes dents grincent et mon expression devient complètement enragée.

"Je ne suis pas un Bushi!"

Je hurle ce que j’ai crié il y a de ça bien des années. Je lui hurle que je n’accepterai pas ces règles. Je lui hurle que je trouve ridicule les traditions. Je lui hurle, encore jeune, que je ne serai jamais ce que la famille veut que je sois.

Il sourit. Je ne comprends pas pourquoi. Peut-être, tout comme moi, il se souvient de notre discussion d’il y a tellement d’années. Il lève son sabre. Il va l’abattre directement vers moi. Ce sera un coup puissant du haut qui me tranchera en deux parties dégoutantes et sanglantes.

Bushido : Iaido
Taïjutsu
Le Iai est un mouvement de Bushido de base. Cette technique est utilisée en retirant un sabre (Iaitō ou Shinken) de son fourreau à une vitesse vertigineuse. Le Iaido est une spécialisation offensive du Iai qui a pour objectif de trancher au-travers d'une cible en un seul mouvement net et rapide.
Technique gratuite
Technique de rang D


"Je ne suis pas un Bushi!"

Ma lame s’entrechoque avec la sienne et la dévie suffisamment pour que je puisse rester en vie. Cependant, je sens une puissance tellement supérieure à la mienne. Je suis propulsé vers l’arrière. Lorsque son attaque touche le sol, le Mont Osai complet tremble. Une énorme fissure apparaît à côté de moi. Mon visage n’est pas uniquement surpris. Je suis complètement troublé. C’est un canyon, carrément. Il relève son arme et marche lentement vers moi. Mon œil glisse rapidement sur Déshonneur et je vois que ma lame est pratiquement avec un angle droit maintenant. Sa lame s’abat sur moi, mais avec encore de force.

MICHINARANU BUSHIDŌ : BUGEN' - « LA VOIE DU GUERRIER IMMORAL : INSULTE »
Taïjutsu
Alors qu'il sait qu'il ne pourra pas esquiver une attaque, le Guerrier Immoral cache une poignée de poudre dans sa main et la souffle dans le visage de son adversaire en même temps que l'attaque le touche. La poudre réduit la visibilité de son adversaire temporairement.
Technique gratuite
Technique de rang D


J’envoie de la poudre que je sors en vitesse d’une pochette cachée dans ma manche dans le visage de Takumaru. Au même moment, je roule sur le côté. La montagne tremble encore sous la pression de cette attaque dévastatrice. Je suis toujours en vie.

Michinaranu Bushidō : Omei - « La voie du guerrier immoral : Déshonneur »
Taïjutsu
Déshonneur est le Katana personnel de Taku. Ce sabre plutôt lourd pour sa taille possède plusieurs armes cachées et autres surprises: le fourreau peut projeter le Katana à la vitesse d'une balle de fusil, il y a un Kunai de caché dans le manche, la garde se transforme en trois Shurikens, la lame peut être projetée et être rétractée grâce à une chaîne et, à l'intérieur de cette lame, il y a une seconde, plus petite celle-là, qu'il est possible de sortir en utilisant le même manche.
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Technique de rang C


Je retire un couteau de sous le pommeau de mon arme en mauvais état. Me poussant avec ce qui me reste de force, je tente de le planter dans la gorge du brûlé. Nos yeux se croisent et je peux voir la différence d’expérience. Le mien est déformé par la rage et l’intensité alors que le sien est si zen. Habituellement, j’ai cette expression, mais cette fois-ci je suis beaucoup trop impliqué.

La pointe de a dague n’est qu’à un centimètre avant qu’il ne se protège avec sa main. Je pénètre, nonobstant, et je tente d’augmenter la pression dans l’espoir de lui transpercer la trachée malgré tout. De son côté, mon adversaire pousse pour distancer mon attaque de cette zone fragile. Il laisse aller son arme et se met à reculer vivement. Après quelques pas, il m’envoie un autre coup en plein menton. Je tombe au sol, sonné.

Je reviens à moi vraiment rapidement et je me pousse en montant ma défense inutilement. Takumaru se tient droit, fier, encore, et attend. Sa plaie est réellement grave. Cependant, je ne crois pas que ça soit suffisant pour le mettre en danger de mort. De mon côté, par contre, je sens lentement mes forces fuirent.

Toutefois, je me relève en grimaçant. Évidemment, j’ai perdu ma superbe.

*Je dois gagner. Je dois gagner pour réparer ce que j’ai détruit. Il n’y a pas d’autres choix!*

Mon frère déchire un bout de linge et panse rapidement sa blessure. Je sais qu’il me laisse faire de même et je m’exécute sans ronchonner. Le combat ne fait que débuter.


Dernière édition par Katsuo Takusanken le Ven 9 Jan 2015 - 14:58, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Osai, le village détruit par les traditions [Solo / Tai+] Ven 9 Jan 2015 - 14:58

*Il est si grand, si fort. Comment a-t-il pu se rendre à ce niveau. Il me surclasse techniquement, physiquement, psychologiquement. Il trouve moyen d’annuler toutes mes attaques alors que je ne fais qu’endurer et survivre. Je n’arrive pas à le contrer ni à le parer convenablement.*

Il rigole pendant une seconde et me regarde, ensuite, directement dans les yeux. Son regard est perçant, puissant et, même, terrassant. Il prend une vieille position que je n’avais pas vue depuis longtemps : l’arrière de sa main gauche se déplace largement en avant. Son autre main prend place à son côté, là où habituellement il y aurait son sabre. Il se penche à peine et ses pieds forment un angle de quarante-cinq degrés avec sa jambe gauche en avant.

"Petit San’, tu souviens-tu du Ha No Te?"

Je ne réponds pas, encore en train de prendre soin de l’ouverture qu’il m’a fait plus tôt.

"C’est un style que seul le Clan Taku de la famille Katsuo connait. C’est une méthode efficace de se combattre sans arme. T’en souviens-tu?"

Je fronce les sourcils.

"Oui."

Il sourit.

"Es-tu prêt?"

Je crache une petite boule de sang qui était coincée dans ma bouche depuis le coup coupé sur mon menton.

"Oui."

J'adopte la même style que Takumaru malgré le fait que je suis rouillé. Il faut dire que ça n'a jamais été ma spécialité. J'aurais dû écouter d'avantage les cours de Takusanjii et des autres. Néanmoins, dès que ma position est conforme, mon frère s'élance en ma direction.

Nous échangeons les coups, mais ses assauts sont plus rapides et puissants que les miens. Sa précision est redoutable, trouvant aisément les failles dans ma défense, alors que je ne lui fait que des dommages superficiels. Un coup sur le torse, un autre dans la partie entre le pectoral et l'épaule, un troisième atteint ma nuque et, le quatrième, me repousse violemment lorsqu'il percute ma tempe.

Je vois embrouillé.

Je recule, confus. J'ai l'impression qu'il me laisse replacer mes idées avant de recommencer. J'arrive, cette fois-ci, à comprendre son rythme. Je ne suis pas encore prêt à esquiver la totalité de ses coups, mais quelques-uns manquent leurs cibles. Lorsque je passe en mode agressif, il ne fait que sauter et me pourfendre d'un pied d'acier. Je trébuche parce que ma blessure à la cuisse ne me permet pas de soutenir cette force.

Ma rage.

Elle est si grande.

Ce n'est pas moi.

Je ressens enfin cette dose d'adrénaline particulière, celle que j'aime tant. La raison pour laquelle je déteste me battre, car je ne veux pas devenir un psychopathe qui aime trop la violence. Pourtant, là, c'est assurément la seule manière que j'ai de pouvoir gagner.

Il avance d'un coup. Je passe directement dans sa défense. Son expression est surprise, je le vois bien. Mon coude trouve une ouverture dans sa gorge.

"Je!"

Je me penche et fait un tour sur moi-même en sortant la jambe. Je sens la résistance de son genou contre mon tibia. Je souris. Il laisse passer un léger souffle de souffrance.

"Ne!"

Il se lève, mais je ne lui laisse pas le temps de retrouver son équilibre. C’est mon genou, cette fois-ci, qui s’envole directement contre sa mâchoire. Un bruit odieux retenti. J’ai brisé quelque chose.

"Suis!"

Je tombe sur lui et, en me distançant, lui donne un autre coup dans les côtes.

"Pas!"

Je termine ma roulade face à Déshonneur que j’attrape sans y penser. J’active une autre touche et la lame brisée s’envole comme une sorte de shuriken.

Michinaranu Bushidō : Omei - « La voie du guerrier immoral : Déshonneur »
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Déshonneur est le Katana personnel de Taku. Ce sabre plutôt lourd pour sa taille possède plusieurs armes cachées et autres surprises: le fourreau peut projeter le Katana à la vitesse d'une balle de fusil, il y a un Kunai de caché dans le manche, la garde se transforme en trois Shurikens, la lame peut être projetée et être rétractée grâce à une chaîne et, à l'intérieur de cette lame, il y a une seconde, plus petite celle-là, qu'il est possible de sortir en utilisant le même manche.
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Technique de rang C


"Un!"

Il voit la lame et frappe contre elle pour éviter le gros des dégâts, mais, vif comme l’éclair, j’avais rangé mon arme personnelle dans son étui. Il s’envole vers sa poitrine grâce à la propulsion d’une explosion.

"Bushi!"

Son poing était justement en train de distancer mon autre attaque de son torse. Il s’est ouvert. Le manche entre en son sein sans aucune résistance. Il prend une longue inspiration, le visage déformé par l’incertitude et la surprise. Je me tiens droit, les bras toujours en position de Ha No Te, mais je réalise une chose : il ne sera pas celui qui souffrira le plus.

Mon expression change radicalement. Elle passe de hargne à compassion. J’hurle le nom de mon frère alors que je me rue à ses côtés. Il crache du sang, tellement de sang. Étrangement, il est souriant. C’est la même situation qu’avec Takujin. Sa main monte à mon visage, ensanglantée. Il me caresse. C’est la première fois depuis toujours.

"Ta- San’! J’ai compris. Tu vas survivre. Je- J’ai revu les autres. Pas tous les autres. Quelques-uns."

Il crache un long filet rouge et tousse quatre fois.

"Je voulais que tu sois prêt. Je ne pourrai pas être là pour te protéger. Ils- Ils sont fous, San’."

Je pleure, encore. Je m’étais promis que ça n’arriverait plus jamais. Tellement d’émotions confinées depuis de longues années s’expriment en même temps.

"Je rebâtirai Osai, Maru! Je vais rebâtir le clan Taku!"

Il rigole.

"Tu avais raison, en fait. Tu avais raison. Nous avions tort. Je suis fier de toi. Tu es fort. Suis- Suis simplement ta voie."

Ses respirations deviennent de plus en plus lentes.

"Finis-en avec les autres, s’il-te-plaît. Lave notre déshonneur. C’est ma dernière requête en tant que frère. Enterre-moi avec la famille."

Je frappe sa poitrine alors qu’il prend sa dernière inspiration, plus profonde, plus lugubre. C’est la seconde fois en peu de temps que je revois un membre de ma famille. C’est la deuxième fois qu’un Katsuo tente de me tuer. C’est la deuxième fois que je le vois mourir. Je suis brisé.

Je reste là pendant de longues heures avant de bouger comme pousser par une autre tâche tout aussi déprimante. Mon frère est mort et je comprends mieux maintenant. Il a fait attention à me préparer pour le futur. C’était une manière de faire sûr que je puisse me défendre. En effet, il m’a mis devant des situations difficiles, mais pas impossibles comme il aurait pu le faire. Non, il s'agissait c’était d'épreuves pour me rendre fort. Pour faire de moi un être plus fort qu’un Katsuo. Au final, Takumaru me comprenait. Il adhérait à ma vision.

La semaine qui suit est amère et difficile. Elle est remplie de tonnes de pensées sombres et de souvenirs refoulés qui font une remontée douloureuse. C'est durant cette semaine-là que j'escalade le Mont Osai une centaine de fois avec des cadavres de gens qui ont un jour étés chers à mon cœur. Mon village est mort. Mon village est cendres. Je me dois de le laisser reposer pour toujours. Cent pierres tombales de plus au sommet de la montagne éponyme, je quitte finalement ce qui reste d'Osai pour me rendre à Kumo. Je vais finalement mettre un terme à cette histoire. Ma résolution est plus forte que jamais.

*Je ne suis pas un Bushi. Je ne viens plus d’Osai. Je ne m’apitoierai plus sur mon sort ni n’aurai des idées noirs sur mon passé. Je suis un vagabond qui veut aider. Je suis Taku, le premier du nom!*
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Osai, le village détruit par les traditions [Solo / Tai+]

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