N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.
Partagez | 
 

 Retour à la Réalité [RP Solo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 754
Rang : S

Message(#) Sujet: Retour à la Réalité [RP Solo] Lun 12 Jan 2015 - 4:15


Froid. Tout était froid. Et vide. Mais c'était normal, j'y étais habituée. Un espace plongé dans l'obscurité, un espace où rien ne pouvait perturber ce silence immuable. Rien. Rien, jusqu'à ce fameux moment. Un brouhaha incompréhensible et exponentiel retentissait de plus en plus autour de moi, brisant toute la sérénité qui s'était installée. Mais, aussi désagréable que ce capharnaüm incessant puisse être, il prenait lentement forme. Cela ressemblait à un martellement. Un martellement de gouttes de pluie; Il étouffait tous les autres bruits aux alentours. En même temps, le sol apparaissait sous mes yeux, suivi du ciel. Des arbres, de grands arbres. Une forêt, aussi dense que possible, mais cela n'empêchait pas cette averse de traverser ce manteau de feuilles. J'entendais des bruits de pas rapides, suivant un sentier tracé par du fin gravier. Au bout de ce chemin se trouvait un village, on était sauvés, un abri potentiel. Par delà le vacarme torrentiel de la pluie, des plaintes s'élevaient du chaos, dont une phrase qui surplombait toutes les autres, la seule que j'avais pu comprendre.


➖"Ces enfants sont des Shinobi ! Ils sont les enfants de ceux qui ont mis notre pays à feu et à sang ! S'ils restent ici, on peut dire adieu à notre tranquillité ! On peut dire adieu à notre village !"


NON ! AAAAH ! AAAAAAH ! Ah ? Le noir total, plus rien. Mon cœur battait à une vitesse impressionnante, du moins, j'en avais l'impression. Sans aucun répit cependant, je ressentis une désagréable odeur, une odeur nauséabonde, comme... comme celle d'un cadavre. Mes mains tenaient ce qui semblaient être des jambes. Je marchais, tenant des jambes, les larmes aux yeux, sans doute à cause de cette odeur putride. Je ne voyais rien, pourtant. Toujours le néant, jusqu'à ce qu'un visage blanchâtre ne se dessine dans l'obscurité. Il avait un regard sérieux et effrayant, les cheveux en pagaille et le visage rongé par des cicatrices en tout genre.


➖"Il va falloir m’aider. Il va falloir vous habituer d’ailleurs. La vie humaine est faite de mort. Ce qu’on peut apprendre d’eux est aussi important."


Bizarrement, je m'étais calmée, alors que le poids que je transportais disparaissait en même temps que ce visage déformé. Je respirais normalement à nouveau, tout avait disparu. Mais une grande douleur vint emplir mon être tout entier, je frissonnais terriblement d'effroi sans pouvoir me reprendre. Une vision m'apparut, celle d'une main qui partait au loin, laissant derrière elle des barreaux, un masque blanc aux yeux globuleux et des cris mortifiant les âmes. Je ne pouvais plus écouter, j'avais l'impression que ma tête allait exploser.


➖"Ton frère, petite fille, et toi-même avez gagné le droit de vivre, vous avez fait le bon choix. Mais ******* est le héros de votre conte, et vous l’avez trahi. Ou bien c’est elle qui vous a trahi. Dans tous les cas, ce qui suivra ne sera que son acte, que sa responsabilité. Les héros ont le poids de la vie sur leurs épaules."


Non, faites que ça s'arrête.


➖"Les yeux rouges… Me trahirent… Me mentirent… Moi et mes frères… Mes frères d’infortune… Mes frères monstres et créatures… Ils me mirent… À la terre, alors que j’étais toujours… sans ce qui m’appartient. Je ne voulus pas. Je ne pouvais pas. Tu… comprends ? Je ne peux pas. Tant que je n’ai pas… Ce qui est à moi… Comme toi !"


STOP ! Ma voix résonnait en écho, alors que le peu de décor s'était envolé. Mais à la place de l'habituel et sombre vide, des nuages porteurs de malheurs grondaient en quinconce autour de moi. Le bruit du tonnerre émergeait de partout, alors que les reflets de la foudre éclairaient une silhouette placée devant moi. La silhouette représentait un jeune garçon, blond, au sourire malveillant et narquois, me fixant avec des yeux rouges comme la braise.


➖"Qu'y a t-il sœurette ? Pourquoi as-tu peur de moi ? Hm... Tu dois le sentir toi aussi, tout le chakra que je déverse en ce moment."


Je fonçais droit vers lui, sans me poser de questions, alors qu'il disparut à l'ombre d'un flash lumineux.


➖"Ne va pas voir *****. Evite-la à tout prix. La vérité que tu recherches ne se trouve pas avec elle... Crois-moi... Kh !"


D'un geste brusque, je me retournais, mais il n'y avait personne. Autour de moi, un corps verdâtre passait d'un nuage à l'autre, sans quitter le précédent, tel un interminable serpent qui m'emprisonnait dans cette large étreinte. Quand la tête de la créature apparut, je compris qu'il s'agissait bien d'un reptile, mais de ceux qui existaient en ce monde. C'était un Dragon. Aussitôt son identité révélée, il me fonça droit dessus pour me dévorer.


---


L'obscurité. Mais j'avais bel et bien les yeux ouverts cette fois-ci. J'étais allongée, le regard porté vers le plafond. Malgré tous les efforts du monde, je n'arrivais pas à bouger le moindre de mes muscles. Après une bonne trentaine de minutes d'essais, je réussis à me redresser tant bien que mal, pour m'asseoir tranquillement sur mon lit. Je pus allumer une bougie près de mon lit, pour voir que je me trouvais au centre d'une pièce dont les murs et la porte étaient brodés de sceaux, tous convergeant dans ma direction. Où étais-je ? Pourquoi je me trouvais là ? En voyant les sceaux placés sur moi disparaitre ainsi que ceux de la chambre, mes souvenirs se liaient au fur et à mesure. Cette chambre, c'était la mienne. Enfin, pas tout à fait. Avec tous les efforts du monde, je réussis à me poser sur mes deux pieds, avant de me diriger vers la porte. En ouvrant celle-ci, un petit vestibule servait de palier de porte, avec une échelle accrochée menant vers la seule sortie de l'étage. Exténuée, je ne me voyais pas grimper là-haut, je n'en avais pas la force. Mais oui ! Bien sur !


➖"Yōshi ! Denshi ! Où êtes-vous ?!"


Mes deux "mini-moi" devaient se trouver dans le coin, ils auraient même déjà dus être là. Je réitérais mon appel après deux bonnes minutes, mais toujours rien. Je ne ressentais pas leur présence non plus, c'était bien plus qu'inquiétant. Je levais la longue robe blanche qui me servait de nuisette, pour constater que les sceaux normalement placés sur mon estomac dont étaient originaires mes deux acolytes avaient disparu. Un manque de chakra de ma part ? C'était purement et simplement impossible. Ils avaient disparu dans tous les cas. J'avais un mauvais pressentiment. Plus le choix, il me fallait monter pour en avoir le cœur net.

Grimant à une allure raisonnable, mes petites mains purent pousser la trappe qui menait à l'étage supérieur qui n'était autre que le rez-de-chaussée. Là, un grand rayon de lumière envahit mon champ de vision, me forçant à détourner le regard. Mes pupilles n'avait pas du tout l'habitude de tant de luminosité, j'avais du rester dans cette pièce pendant pas mal de temps. Mine de rien, inondée par cette source de lumière bien plus que présente, je ne perdis pas de temps pour monter au premier étage, dans ma véritable chambre. Un sceau était normalement posé au-dessus de la tête de lit, mais le papier qui était accroché au mur était vierge. Je me laissais tomber à genoux, dépitée par cette affreuse découverte.


➖"Magatama... Tsurugi... Kagami... Non... Ce n'est pas possible..."


En frappant à grand coup de poings le sol, je fondis en sanglots, mon estomac me faisant également atrocement souffrir. Mes trésors, mes amis précieux, mes êtres chers, ils avaient quitté ce monde sans que je ne puisse rien faire pour les protéger. Cette dure vérité, je ne pouvais pas l'accepter. Je me laissais m'effondrer contre le parquet en tatamis, pleurant toutes les larmes restantes de mon corps. J'étais de nouveau seule, seule au monde. Les grommellements de mon ventre m'énervaient encore plus, je n'avais rien mangé depuis un temps indéterminé. Ah... J'avais tout perdu. Il ne me restait plus rien. Plus r... Non ! C'est faux ! Il existe encore des personnes qui me tiennent à cœur en ce bas monde. Déterminée mais épuisée, je redescendis l'escalier pour me diriger vers la porte d'entrée du bâtiment, avant de tomber à nouveau face contre terre. J'étais bien trop faible, mais je n'avais pas le choix, il fallait que je sache. Rampant jusqu'à la sortie, il me manquait qu'un petit mètre pour sortir de la bâtisse. Non, je n'avais plus la force de continuer. Je perdis connaissance.

A mon réveil, je me trouvais dans mon futon. Mon vrai futon, dans la chambre au premier étage. J'avais été alitée, une petite serviette mouillée posée sur mon front. Je ne voulais pas ouvrir les yeux, mais le doux fumet d'une soupe m'intrigua bien plus que je ne l'aurai pensé. Quelle surprise. Il y avait deux, non trois femmes autour de moi, ainsi qu'un homme. Qui étaient-ils ? Que faisaient-ils tous là ? Leurs visages s'illuminaient de vives couleurs dès qu'ils s'aperçurent que j'avais ouvert les yeux. Je voulus me redresser pour les regarder de plus près, aidée par l'une des femmes.


➖"Qui... Qui êtes-vous ?"

➖"Aaaah Amaterasu-sama, nous ne sommes que de simples paysans traversant cette route pour retourner au champ. Pardonnez notre intrusion, mais nous avons entendu un grand bruit venant de votre demeure. Au départ, nous avions imaginé à des pilleurs ou des bandits venus saccagés cet endroit sacré, alors nous avons ouvert la porte et vous avons trouvé au sol. Imaginez notre inquiétude mais aussi notre joie ! Cela fait 4 ans que vous aviez disparu !"

➖"Qu... Quoi ?! 4 ans ?!"

➖"Vous le saviez pas ? Chaque jour, tous les villageois qui passent par cette route s'arrêtent pour prier devant cette clinique dans l'espoir qu'un jour vous reveniez. La nouvelle de votre retour a attiré énormément de personnes déjà, ils sont tous dehors !"



Si on me l'avait dit un jour, je ne l'aurai pas cru. Autant de monde s'était déplacé pour moi, je n'en revenais pas. Mais pire encore, j'avais dormi pendant quatre longues années ! Ma technique était censée durer six mois tout au plus, et dans le pire des cas mes deux suivants m'auraient réveillé. Mais rien ne s'était passé comme prévu. Une des femmes me tendit le bol de soupe, une soupe aux pommes de terre. Elle était bien chaude. Tandis que je prenais une cuillerée, je manquais presque de vomir le contenu, ayant un haut le cœur en repensant à tout ce que je venais d'apprendre. J'éclatais de nouveau en sanglots, dans les bras d'une villageoise.

De nouveau calmée, repus et reposée, je pris une grande inspiration avant de sortir du lit. Il me fallait me ressaisir. Une chose était sûre, ma technique avait été un succès, puisque mon corps n'avait pas changé d'un pouce. Pourquoi avoir choisi de faire ça ? Je ne m'en rappelais plus. Tout ne m'était pas encore revenu, mais ce n'était qu'une question de temps, je suppose. Revêtue d'un kimono blanc et rose, je me présentais devant toutes ces personnes agenouillées, face au sol, les mains jointes. Leurs soupirs de soulagement et leurs prières prirent du volume, il y en avait même qui pleuraient et remerciaient les cieux d'avoir exaucé leurs souhaits. Je ne m'étais pas rendue compte, mais j'avais influencé pas mal de vie autour de moi, en si peu de temps. J'étais quelque peu émue.


➖"Je vous remercie tous de votre soutien. Je suis désolée d'avoir disparu aussi longtemps, mais je vais bien désormais. J'ouvrirai de nouveau les portes de la clinique d'ici quelques jours. Je vais de nouveau vous protéger et vous soigner, n'ayez crainte. Je ne décevrai pas toutes ces années d'attente et de prières."


Sur ces mots, les acclamations retentirent, tandis que je cachais mon visage derrière la manche de mon habit pour cacher mon embarras. Ma position avait drastiquement changé, il fallait que je fasse quelque chose pour ce pays. Les préparations devaient être faites. Une fois cette entrevue terminée, je rejoignis les quelques villageois à l'intérieur de la clinique qui eux aussi prenaient leur révérence. J'étais donc toute seule dans cette grande construction. Je revoyais encore mes deux adorables créations qui courraient un peu partout, créant un boucan sans nom. Tout cela me manquait.

Il fallait que je vérifie mes réserves. Après quatre ans d'absence, je me disais que les plantes médicinales et les réserves de nourriture s'étaient taries, mais loin de là. Quand j'ouvris la porte de la réserve, je ne pouvais pas en croire mes yeux. Du riz en abondance, du thé, des légumes variés, des plantes curatives et d'autres choses diverses, ma réserve était pleine. Durant tout ce temps, les fermiers et marchands du coin s'attelaient à remplir ce compartiment ? C'était trop, je ne pouvais pas les laisser tomber. Au travail, la nuit risquait d'être longue.

Et elle le fut. Si ce n'était pas le chant du coq, ce furent les quelques éclats solaires traversant mon unique fenêtre qui me réveillèrent. J'étais à même le sol, dans mon bureau, entourée de plusieurs fioles et onguents que j'avais confectionnés toute la nuit. J'avais même préparé des bandages et dépoussiéré les futons. Une nuit plutôt productive, à mon avis. Afin de me dégourdir les jambes, je marchais tranquillement vers ma cour intérieure, où une petite brise d'automne vint me rappeler qu'il ne faisait pas encore assez chaud pour sortir sans se couvrir un minimum. Une fois chose faite, je vins m'asseoir sur mon plancher, histoire d'observer la nature à son œuvre. Les feuilles des arbres continuaient de tomber, seuls quelques arbustes résistaient à cet appel de la nature. Un petit buisson trônaient devant ses congénères comme étant le plus fleuri. Cependant, un détail m'intriguait. Au pied du buisson, il y avait un bras qui dépassait. En allant voir de plus près, je constatais qu'il s'agissait du bras d'une jeune femme, gisant dans son propre sang. Comment avait-elle pu arriver jusque là ? Non, ce n'était pas le moment de poser cette question, il fallait que je la soigne. Je la trainais jusque dans une chambre de patients, avant de l'allonger dans un futon sans drap. Il était temps de commencer.

Plusieurs heures plus tard, la jeune femme se réveilla en sursaut, se redressant brusquement avant d'arrêter ses mouvements à cause de la douleur. Elle scrutait les environs pour finalement me trouver à côté d'elle, en seiza.



Satō Ittetsu
Ronin

➖"Où... Où suis-je ?... Qui êtes-vous ?"

➖"N'aie pas peur, tu es en sécurité ici. Tu étais gravement blessée, alors je t'ai soignée."

➖"Blessée ? Ah... Oui. Le félon m'a laissé pour morte. Il aurait du rendre mon âme et ma vie aux dieux. Même la mort ne convient pas à l'honneur que j'ai perdu... Diantre !"



Les quelques mots lancés par ma patiente me firent lever un sourcil. Outre son langage quelque peu exotique, ses propos m'irritaient plus que de raison. Personne ne devait choisir de mourir, c'était quelque chose qui me révulsait. Je quittais la pièce pour lui laisser de l'espace, la laisser se reposer. Je comptais lui préparer un petit repas pour qu'elle reprenne des forces, il lui en fallait vu les blessures qu'elle avait subies. Pendant que je cuisinais, je me demandais quel type de vie mon invitée avait pu vivre durant tout ce temps. Elle possédait deux sabres à sa ceinture, parlait de son honneur comme si c'était sa vie, elle devait être une guerrière suivant la voie du Bushido. Cette philosophie propre aux Samurai de Tetsu no Kuni était quelque chose, j'avais été surprise par tout ce que j'avais appris durant mon séjour là-bas. S'ils perdaient leur honneur, ils ne pouvaient plus se regarder en face, et sans hésiter ils prenaient leur sabre pour se... OH NON ! Abandonnant tout ce que j'étais en train de faire, je courrais à vive allure vers la chambre, apparemment au bon moment. La femme aux cheveux noirs tenait son sabre à deux mains, pointé vers son ventre, prête à l'enfoncer. D'un seul geste, je frappais le katana pour qu'elle le lâche, alors que son regard exprimait un sentiment de colère sans précédent.


➖"Comment osez-vous ?!... N'avez-vous point de considération pour l'honneur ? Ne puis-je pas partir d'ici telle une guerrière aguerrie ?!"

➖"Non. Si tu n'as plus d'honneur, je t'en donnerai ! Si tu n'as pas de toit, je t'hébergerai ! Si tu n'as plus de maître, alors sers-moi !!"



Bouche bée, stupéfaite, la ronin ne sentit pas pleurer. Une larme coulait le long de sa joue, elle tentait de formuler des mots, mais elle n'y arrivait pas. Elle finit par fondre en larmes dans mes bras. C'était assez inhabituel pour moi de voir une adulte agir ainsi, mais je plaçais mes mains sur son dos pour la réconforter. Cette rencontre s'annonçait bien plus mouvementée que je ne pouvais l'imaginer, et je ne savais pas à quel point.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.shinobinohattan.com
 

Retour à la Réalité [RP Solo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Archives :: SnH Legacy :: Reste du Monde :: Kawa no Kuni :: Clinique Takamagahara-