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 [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre]

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Message(#) Sujet: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Dim 25 Jan 2015 - 13:06

L’attaque fut rude, les combats sanglants, les morts par centaines… Et pourtant le Shozaichi tenait toujours debout. En ressortira-t-il grandi ? Rien n’était moins sûr. Les pertes humaines avaient été énormes… Nombreux s’étaient sacrifiés pour offrir un avenir aux survivants. Jamais l’Alliance n’avait subi pareille attaque et pourtant… Les shinobis avaient su se mobiliser. N’hésitant pas à aller au devant du danger, ils avaient mis leur vie en jeu pour défendre ce à quoi ils croyaient… Le Shûkai !

Combien de temps s’était-il déroulé depuis la tentative d’invasion ? Le jeune Sairyo n’en avait aucune idée. Il avait l’impression d’avoir été bercé dans un sommeil sans rêve, qui ne semblait vouloir jamais finir. Puis, il émergea. Lentement, il commença à reprendre conscience de son corps. La tête enfoncée dans un oreiller, il ne bougeait pas. Cette sensation de tiédeur agréable parcourait son anatomie de la tête aux pieds… Il se sentait comme dans un cocon, agréablement bien blottit sur ce matelas pourtant trop dur. Ses paupières étaient toujours closes, son esprit encore embrumé mais la première chose à laquelle pensa le jeune garçon fut ses amis…

Fuusho et Mikami.

Eux qui avaient risqué leurs vies à ses côtés. Eux qui avaient aussi affronté l’abominable monstre qui tentait de tout détruire sur son passage. Hiko ressentit alors une lourde tristesse s’abattre sur son cœur. Des flashs lui revinrent en mémoire. Mikami se faisant empaler, Fuusho adossé contre un mur, totalement acculé… Le visage de la démone, déformé par la rage. Tous ces souvenirs… Ces moments horribles qu’il avait vécus…

Des larmes commencèrent alors à se former dans les paupières closes du jeune garçon… Sa tristesse prenait forme. Et sans bruit, dans un silence lourd mais aussi apaisant, elles commencèrent à ruisseler sur les joues du jeune garçon. Il ne fit rien pour les contenir, il n’en avait pas la force ni l’envie… Il se sentait tellement triste de la situation qu’il préféra laisser couler ces quelques larmes, tentant par la même occasion de faire sortir toute cette tristesse qui entachait son cœur.



De nombreuses minutes passèrent. Seuls les reniflements et quelques gémissements de l’enfant venaient troubler le silence instauré. Reprenant peu à peu le contrôle de ses émotions, le jeune garçon sentit que les larmes avaient terminé de ruisseler sur son visage. Son édredon était humide, il sentait le contact du tissu humide sous sa joue mais il s’en fichait… Il n’aurait même pas pu dire combien de temps il avait passé à pleurer… Quelques secondes… Des minutes entières ? Impossible de le savoir.

Totalement sorti de son état de sommeil, le jeune garçon tenta alors d’ouvrir ses paupières. Elles semblaient être collées, il eut donc un certain mal à les ouvrir. Les larmes avaient séché et retardaient l’ouverture de ces dernières… Ou peut être était-ce car Hiko redoutait ce qu’il pourrait voir en ouvrant les yeux. Toujours étant qu’il réussit. La lumière vient inonder son regard, il fut totalement ébloui par cette lumière blanche, stérile… Il était bien à l’hôpital. S’habituant peu à peu à cette nouvelle source de lumière, il resta néanmoins immobile. Ouvrant à moitié les yeux, il vit un décor flou autour de lui et fut pris de nausées. Cependant il garda les yeux ouverts, ce devait être le choc.

Il entendait maintenant… Des bruits de pas, des voix. Il y avait de la vie. En ouvrant les yeux, il pouvait seulement discerner la porte de la chambre dans laquelle il se trouvait. Un numéro y était inscrit, et en dessous deux noms avaient été rajoutés sur un papier.

Le jeune garçon ne voyait pas assez bien, son esprit était trop embrumé pour discerner les noms mais il pensa que le sien devait sûrement y être noté. Une autre personne était donc dans la même chambre que lui. Et c’est là qu’il entendit un bruit. Le froissement de couvertures qui bougeaient… La personne qui partageait sa chambre était elle aussi réveillée… Et c’est alors que dans un souffle, le jeune Sairyo murmura quelques mots.


« Où est... on ? »
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Dim 25 Jan 2015 - 14:22

- « À l’hosto. » Lui répond une voix rauque tue depuis trop longtemps. « Ou morts. » Le doute est permis, après tout. Relevant le drap de son torse et les bandages, Fuusho aperçoit les deux plaies sur son flanc. Afin d’ôter toute équivoque, il appuie de son index sur l’une d’elle. Un cri de douleur immédiatement étouffé confirme ses premiers dires. « On est bien à l’hôpital... . »

Depuis combien de temps exactement sont-ils alités ? Se redressant difficilement, il attrape la chaise roulante placée dans la pièce pour la positionner à côté du lit d’Hiko. « Allons trouver Mikami. » Aidant du mieux qu’il peut l’enfant, il le place sur la chaise. Car des deux, c’est probablement le petit qui a le plus morflé durant l’assaut. Certaines pierres sont très certainement tombées un peu plus lourdement que d’autres sur ses jambes.

Leur porte s’ouvre alors sur une véritable fourmilière. L’agitation de l’après-guerre se ressent pleinement dès le couloir. Car oui, il s’agissait bien d’une guerre, l’ampleur de l’attaque reflète une organisation et une préparation bien au-delà de la simple escarmouche aléatoire. *Ça pue*, au sens propre comme au figuré, aux vues des rares lits placés dans le couloir et dont leur occupant est recouvert jusqu’à l’à tête d’un drap ensanglanté.

- « De quoi tu te rappelles Hiko ? » L’hésitation de l’enfant le pousse à préciser sa pensée. « D’avant l’attaque. » À chaque nouvelle porte, Fuusho prend le temps de détailler les noms inscrits sur la petite feuille, à la recherche d’un "Yorurai Mikami". « Accroche toi aux souvenirs qui te laissent un sourire sur les lèvres. Les autres ne valent pas la peine de s’y attarder. » Lui-même tente d’oublier les images de l’attaque. Le sang, les larmes, les cris…les morts.

- « Trouvé ! » S’exclame-t-il en entrant dans la chambre de Mikami.
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Dim 25 Jan 2015 - 14:58

Debout dans la pièce, je tourne en rond. Combien de temps ça va durer? J'ai amené mon cousin mais je fais quoi maintenant? Il est en train de se faire soigner. Je m'approche de la fenêtre. Et du haut de celle ci, je peux voir le Shozaichi. Et les attaques un peu partout. Je peux voir le désastre. Le carnage. Je serre les poings. J'ai comme une impression de déjà vu. Qui laisse un gout amer en bouche. Et les allers et venues à l'hôpital se font de plus en plus nombreux.

- "Bordel de merde!"

Je ne peux pas rester plantée là à ne rien faire! Je me retourne rapidement et me cogne presque contre une infirmière. Celle ci s'enquiert de mon état, et me demande si j'ai besoin de soins. Non, c'est bon. Contrairement à d'autres, je n'ai quasiment rien. Je m'en sortirais. Inutile d'accaparer les soignants pour ça. Je cours et descend dans les rues. Et j'aide comme je le peux. En portant les blessés grâce à des clones ou en en dégageant d'autres de sous les gravats avec mon affinité dôton et mon kinton. Oui, je donne tout ce que je peux. Bordel! En voyant l'état dont certains sont, j'ai l'impression d'avoir rien foutu... J'ai fait quoi moi? J'ai juste quelques égratignures! J'aurais pu donner bien plus! Je serre les dents en portant un nouveau blessé. J'ai eu de la chance. Sans Homura, j'imagine que je ne m'en serais pas sortie comme ça. Au moins, je peux tenter de sauver ceux qui peuvent encore l'être. Car parmi les blessés je trouve aussi des cadavres.

Puis la tête me tourne, et je vois des étoiles. Je manque de tomber et me rattrape comme je le peux. Merde... Je suis à bout de forces. C'est tout ce dont je suis capable...? Les larmes - de rage - aux yeux, je vais me reposer chez moi. Ou ce qu'il en reste. Je m'écroule sur mon lit et m'endort quasiment tout de suite. A mon réveil, je prends une douche rapide et me dirige de nouveau à l'hôpital. Là, j'essaie de me renseigner pour savoir où est Yanosa. Mon sensei. Si je peux me raccrocher à quelque chose ou quelqu'un, c'est bien lui. Mais quand enfin je trouve la chambre où il est, on m'empêche d'y entrer. Soins intensifs... Qu'est-ce qu'il s'est passé, merde?!

Je m'appuie contre le mur du couloir et pousse un soupir. Yanosa en soins intensifs. Homura qui se repose. Je n'ai plus personne à aller voir. Ouais. J'ai beaucoup d'amis, hein? Alors que l'hôpital est tellement pleine qu'on y a parfois mit un lit d'appoint pour une troisième ou quatrième personne dans les chambres qui ne peuvent en contenir que deux. Puis je suis des yeux un jeune garçon ainsi qu'un barbu. Je crois que l'enfant je l'ai trouvé sous des décombres. Mais franchement, je ne me souviens plus très bien. Ils entrent tous les deux dans une chambre. Par curiosité, je regarde qui est soigné ici. Mikami...

Je m'approche de la porte et hésite un peu. Je ne le connais pas très bien. Mais j'ai envie de savoir comment il va. Finalement, je frappe de quelques petits coup et entre. Sont-ils surpris? Peu importe. Je leur adresse un sourire. Enfin, surtout au brun. Puis lui fait un petit signe de la main.


- "Hey, salut!"

J'imagine qu'il est inutile de demander comment ça va.

- "Désolée, je ne t'ai rien amené."

Je croise les bras, et reste debout plantée là. J'ai pas grand chose d'autre à rajouter, en fait. Limite je me demande ce que je fais là.
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Dim 25 Jan 2015 - 16:30

Cette voix lui était familière… Oui, il la connaissait ! Ainsi c’était Fuusho qui se trouvait dans la même pièce que lui. Un bref sentiment de réconfort vint alors. Il s’en était lui aussi sorti. Mais son esprit, qui commençait peu à peu à retrouver de sa vigueur, lui joua un tour. Ils étaient trois… Trois à avoir affronté cette abomination de la nature. Mikami était-il là lui aussi ?!

Voulant se retourner vers le barbu, Hiko fit malgré lui un geste trop brusque. Une intense douleur vint alors lui traverser le corps. L’origine ? Son épaule gauche. Il ne put s’empêcher de lâcher un cri de douleur, le tout accompagné de quelques larmes non contrôlées…


« AAAAHH !!! »

C’était comme si son épaule était percée une seconde fois, comme si la plaie venait de se rouvrir… Comme s’il revivait le moment où Sanaé l’avait transpercé avec une de ses cornes. Le souffle court, des gouttes de sueurs perlant sur son front, Hiko déplissa ses yeux. Il les ouvrit et regarda alors son épaule gauche. À travers la blouse fournie par l’hôpital, aucune goutte de sang n’avait filtré. Cette douleur était-elle physique… Ou juste le fruit de son imagination ? Les maux qu’il ressentait n’étaient-ils que psychologiques ?! Il n’en savait rien…

Tentant tant bien que mal de se redresser, en utilisant son bras droit cette fois ci, il vit alors Fuusho sur un lit près du sien. Il n’avait pas l’air au mieux de sa forme lui non plus. Le teint pâle, la mine lugubre… Ce n’était donc pas qu’un cauchemar. Mais il semblait néanmoins capable de se mouvoir, malgré quelques difficultés. Il se releva donc difficilement, puis approcha une chaise roulante près du lit du jeune garçon. C’est là que ce dernier se souvint. Ces pierres, ces morceaux de murs qui avaient chuté sur lui… Il eut une nouvelle fois la nausée, mais cette fois, il ne put se contrôler. Attrapant la poubelle de chambre située à proximité de son lit, Hiko régurgita tout ce qu’il avait en lui. C’est à dire pas grand chose… Mais depuis combien de temps était-il inconscient… ?

S’essuyant la bouche du revers de sa main, il releva les couvertures sous lesquelles il était allongé. Quelle surprise ! Le corps du jeune garçon ne comportait aucune blessure sérieuse… De nombreuses égratignures, des hématomes un peu partout… Mais rien qui ne semblait irréversible. Pour être sûr, il passa alors sa main droite sous sa blouse et vint toucher son épaule gauche… Ouch ! Rien que le fait d’effleurer la cicatrice le faisait encore souffrir. Celle-ci resterait donc plus longtemps que les autres.



Acceptant volontiers la proposition d’aller retrouver Mikami, pour qui le jeune garçon se faisait beaucoup de soucis, Hiko se laissa aider par Fuusho pour s’installer dans la chaise roulante. Il sentait ses pieds, pouvait les bouger mais… Mais il ne savait pas s’il en avait la force. Il ne savait pas si ses jambes supporteraient le poids de son corps. Et puis, il n’avait pas envie. Se faire balader par son ami lui semblait une résolution tout à fait acceptable, il décida donc de laisser faire, et ils partirent ensembles à la recherche de la chambre de leur ami.

Croisant de nombreuses personnes, Hiko ne ressentait pas leur présence. Il était comme en autarcie. Privé de tout contacts extérieurs… Les bruits de pas, les interventions des infirmières... Tout n’était que bourdonnement à ses oreilles. Il était ailleurs. Et puis Fuusho s’arrêta… Ils se trouvaient maintenant devant une chambre d’hôpital. Hiko reprit alors ses esprits. Mikami était-il là ? Cela voulait donc dire qu’il était vivant ? Portait-il des séquelles de leur affrontement ? Était-il lui aussi réveillé ? Trop de questions qui lui donnèrent encore la nausée… Mais cette fois ci, il réussit à réprimer son envie de vomir et tenta de se reprendre alors qu’ils rentraient dans la chambre.

Mikami était allongé. Ses paupières étaient closes et son torse se soulevait et se rabaissait à intervalles réguliers… Il semblait dans un sommeil profond. Un coma ? Artificiel ? Non… On aurait plutôt l’impression qu’il dormait. Cependant, Hiko ne s’y trompait pas. Mikami était branché à une machine qui devait mesurer ses variables… Une poche de sédatif était aussi accroché et implantée par intraveineuse. Lui aussi avait souffert pendant cette attaque. Et c’est le moment précis qu’Hiko choisit pour poser une question. LA question qui lui brûlait les lèvres et qui monopolisait son esprit depuis de longues minutes. Tournant alors son regard vers Fuusho, il lui demanda d’une petite voix…


« Est ce qu’elle… Enfin je veux dire… Est ce que ça a… marché ? »

Hiko avait arrêté sa première question. Qu’allait-il demander ? Est ce que la démone était encore en vie ? Est ce qu’elle était morte ? Avait-elle été prise sous les décombres elle aussi… ? Il ne le savait pas lui même… Mais avant qu’il n’ait eu le temps de préciser sa question. Une nouvelle personne avait fait son apparition. Une jeune femme, les cheveux rose bonbon venait de rentrer dans la chambre de Mikami. Apparemment elle le connaissait car elle s’excusa de n’avoir rien apporté.

Hiko la dévisagea, il ne l’avait jamais vu. Elle semblait plutôt en forme, bien que son visage montrait de nombreux signes de fatigues et d’angoisse. Qui était-elle ? Hiko se posa la question quelques instants… Puis il en arriva à la conclusion que cela n’avait pas de réelle importance. Il n’y trouvait aucun intérêt. Un changement par rapport à avant le combat où le jeune garçon prenait un malin plaisir à découvrir de nouvelles personnes… Mais là, en cet instant précis, elle ne l’intéressait pas. Rien ne l’intéressait… Et c’est donc dépité qu’il baissa les yeux, regardant une des roues de son fauteuil… Le regard vide.


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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Dim 25 Jan 2015 - 20:22

Un air putride, des flaques de boue aux reflets rougeâtres, des odeurs de terre humide et de fer s'entremêlant dans l'atmosphère. Oppressante et aspirante, ne laissant pas de place à la moindre distraction. De l'agitation omniprésente, des cris de rage, de douleur, et de colère désespérée. Des bruits de métaux s'entrechoquant, et de violente bourrasques, ponctuelles comme les éclairs qui s'abattaient brutalement et par intermittence. Des ordres et des voix hurlantes, parfois coupées par le bruit de la chair qui se déchire, de la terre qui se retourne sans prévenir et fait virevolter les corps. L'abstraction de la douleur, la détermination, une frénésie permanente.

Le calme, un silence impossible à briser, une épée de Damoclès prête à tomber au moindre bruit. Deux compagnies familières, éloignées, des regards concentrés, attentifs, rivés sur un point fixes. D'hautes broussailles, leurs mouvements dans le vent grattant la nuque, l'impossibilité de se mouvoir. L'attente d'une cible, l'accélération du pouls suivant les bruits de pas se rapprochant, un cortège qui s'arrête brusquement et des corps qui tombent rapidement, un homme vêtu plus coquètement que défensivement qui court désespérément en titubant ; suivant un sombre couloir de verdure, sans lumière au bout du tunnel, une chute lourde et nette.

Une troupe réduite qui court à toute allure, des troncs d'épais bambous qui défilent infiniement, une célérité interminable. La poursuite d'un but, ou la course avec la mort. Des informations qui n'arrivent toujours pas, une route qui progresse plus vite que le doute ne s'efface. Pas de chemin tracé, un itinéraire sauvage et forcé, une ligne droite sans détour possible. Des obstacles qui s'effondrent et se dérobent, des arbres tranchés qui chutent, leur fracas au sol plusieurs mètres derrière. Ignorer la sueur qui coule sur le front, qui rend les mains moites, qui collent les vêtements à la peau. Le poing serré autour d'une arme dégainée, les sens en éveil et le chakra en ébullition.


Mikami se redressa d'un bond dans son lit d'hôpital en attirant à lui les tintements du support de l'intraveineuse contre les barreaux du lits. Un pouls anormalement bas, une respiration anormalement forte, et un visage anormalement impassible. La disparition d'images oniriques derrière la clarté et la pâleur des murs de la chambre. Des détails impossibles à rattraper et des souvenirs qui demeurent effacés. Une ninja médicale pénétra dans la salle en coupant impitoyablement toute réflexion.


    - Vous êtes réveillé ? Vous ne devriez pas trop bouger.
    - Est-ce que j'ai vraiment besoin de tout ça ?
    - Disons que c'est plus sûre...


Ah bon. Et qu'est-ce que ça représentait, la sécurité ?

    - Je dois y aller, j'ai encore beaucoup de travail.


Et la porte claqua au milieu du chahut de son pas pressé qui s'éloignait. Il avait connu bien pire... Se laissant retomber sur un matelas et un coussin confortable alors que les traces de l'intervention chirurgicale dans son bassin se faisaient ressentir, il exprima l'amalgame d'un gémissement et d'un grognement... puis se rendormit, courant après ce que même lui ne savait. Mais bordel où il était ?!

* * *

Rien de plus, si ce n'est un noir complet. Puis un peu de mouvement, un fond d'effervescence qui s'estompa dans un nouveau claquement de porte, plus doux cette fois-ci. Des présences familières, des voix connues, et une lumière qui vient l'agresser au fur et à mesure qu'il entrouvre les paupières. Le jeune homme se redressa en détachant flegmatiquement de ses bras et de son nez les fils qui le gênaient. Trois personnes étaient présentes dans cette pièce vide alors que sa vision était encore floue et qu'il avait encore du mal à discerner les silhouettes. Et une interrogation perdue au milieu d'une impression de déjà vue qui lui retournait le cerveau.

    - Qu'est-ce qu'on fout là ?
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Dim 25 Jan 2015 - 21:21

Comprenant l’inquiétude d’Hiko, il tente, à sa manière de le rassurer. « Est-ce qu’elle est morte ? Non, du moins, pas que je sache. Je me souviens d’une chose par contre : t’avoir vu la vaincre, armé de tout ton courage. Et sais-tu qui combat avec autant d’abnégation que toi ? Les héros ! » Voulant le féliciter, il lui tapote l’épaule avant de constater, confus, qu’il vient tout juste de frapper sa blessure. « Oh merde ! Raaah… le con, désolé ! »

Excuses et soins précaires, il essaie de rattraper sa bourde tandis qu’une adolescente entre dans la pièce. À priori, elle connait Mikami et puis, pour se retrouver ici, elle doit bien avoir traversé la même merde qu’eux. Même si elle semble en bien meilleure forme que le trio de boiteux.

- « Sympa tes cheveux Fuchsia, moi c’est Fuusho, lui c’est Hiko et l’autre… bah tu le connais. Enchanté. » Puis porte son attention sur un Mikami grogneur, presque ronfleur, et qui s’agite. Il se réveille enfin, dans la même brume que chacun d’eux quelques instants plus tôt.

- « Toujours la tête dans l’cul ? » Ricane-t-il, d’une humeur paradoxalement joyeuse face aux récents évènements. À la limite de l’insensé. « Bon, on voulait t’offrir de la petite infirmière coquine mais l’hôpital a refusé. À la place, on a trouvé de la seconde zone… » Le doigt tendu vers Asuka. Mais alors que le faciès de celle-ci se transforme, il se reprend aussitôt. « C’est bon c’est bon, j’déconne. T’es à l’hôpital, la démone, le combat, les cornes dans la bidoche… tu te souviens ? » Les tuyaux qui le raccordent, doivent bien le lui rappeler. Qu’importe tout cet attirail inutile. C’est un shinobi, un guerrier, un homme qui s’est fait soigner ! Vérifiant quelques constantes, Fuusho prend la décision de le débrancher ! Surtout lorsqu’il découvre la présence d’un second fauteuil roulant.

Un sourire taquin mais déterminé s’affiche sur son visage. « Fuchsia-kun, aide moi à mettre Mikami dans le fauteuil. » Demande-t-il à la Jisetsu. Une fois chose faite, il lui indique de le suivre en poussant le brun, tandis que Fuusho conduit Hiko. Satisfait de son idée, ils sont à présent sur une même ligne, au beau milieu du couloir.

Une course ? Oh oui ! Et quelque chose d’épique, de grandiose, de quoi expulser toutes les mauvaises images des combats, d’oublier toute la folie de l’attaque. Hurlant son abandon à l’enfance, le trentenaire lance le top départ.

- « La dernière équipe arrivée paye le resto à l’autre ! C’EST PARTIIIIII » Chakra sous les semelles, il pousse de toute ses forces le pauvre Hiko qui, d’après son expression apeurée, aurait tout donné pour rester au lit. Mais pas de répit pour les héros.

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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Dim 25 Jan 2015 - 22:22

L’ambiance ici est des plus moroses. Je ne sais pas ce qui m'a prit de rentrer dans cette chambre. L'envie de ne pas me retrouver seule, peut-être? Car là c'est clair que si je me retrouve seule... Je replonge. L'enfant regarde tristement la roue de son fauteuil, visage vers le bas. Vivre ça à son âge, ça marque. Je le sais car je devais être à peine plus âgée que lui quand j'ai vécu ça à Kiri. Et voilà que je le vis de nouveau... A croire que le destin s'acharne, parfois. Il ne dit rien et reste silencieux.

Le second par contre est plus joyeux. Limite un peu trop. On s'en tape de la couleur de mes cheveux, non? Hum. Fait-il ça pour détendre l'atmosphère? Puis il se présente. Fuushi, Hiko et Mikami. Je n'ai pas le temps de me présenter à mon tour car Mikami se réveille tout juste. Je croyais qu'il l'était déjà, moi. J'espère qu'on a pas fait trop de bruit et que c'est pas nous qui l'avons sorti de ses songes. Vu l'état dans lequel il est, il doit avoir besoin de se reposer. Et sa question est pour le moins... Étrange. Ce qu'il fout là? Ben tu es blessé et c'est un hôpital. Tu vois le rapprochement? Je crois qu'il ne doit pas encore être trop bien réveillé.

C'est le barbu qui lui répond. Et à sa première phrase je fronce les sourcils. Une pointe de jalousie? Ouais, c'est possible. Même s'il n'y a rien entre nous deux. Enfin pour l'instant du moins. A la seconde phrase je lui lance carrément un regard noir. Comment ça une infirmière de seconde zone? Je m'apprête à lui répondre plutôt violemment quand il ajoute qu'il rigole. Ouf. Et il rappelle à Mikami les derniers événements. Une démone? Des cornes dans le ventre? Oh bordel! Ils ont affronté un démon! Moi j'ai juste eu une meuf moche que j'ai mise derrière les barreaux et un type qui s'est enfui avec son clébard. J'hésite à sortir de la chambre. Il doit sûrement avoir besoin de se reposer après tout ça. Hein? Il le débranche?


- "Hey, qu'est-ce que tu fais?"

Mais il me demande de l'aider à le mettre dans le fauteuil. Sympa le petit surnom qu'il me donne. Un mince sourire se dessine à son tour sur mon visage. Je l'aide à mettre le plus doucement possible le jeune homme dans le siège roulant. Qu'il le veuille ou non, il n'a pas le choix! Je le pousse et le barbu prend l'ado. Tous les deux on se poste côte à côte. Je lui adresse un regard entendu. Puis je me penche vers Mikami et lui pose quelque chose dans la main. Avant de lui chuchoter:

- "Je compte sur toi, partenaire!"

Et le trentenaire donne le signal du départ. J'accumule mon chakra sous les pieds et m'élance sur la piste de course. Autrement dit, le couloir de l'hôpital.

- "Dégagez le passaaaaaage!"

Ouais, s'ils veulent pas retourner sur une table d'opération ils ont plutôt intérêt! Allez c'est parti! Et que le meilleur gagne! Ou le plus fourbe... Et que nos poussés soient d'accord ou non, s'ils veulent survivre ils ont plutôt intérêt de participer!

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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Dim 25 Jan 2015 - 22:33

Mikami venait de se réveiller. Il n’avait pas l’air très en forme… Il fallait le comprendre, il s’était fait embroché par deux fois au niveau de l’abdomen. Il était au moins aussi mal en point que pouvait l’être le jeune Sairyo. Lui qui avait vu son corps se faire écraser par de lourds débris, et son épaule transpercée de la même façon que l’avaient été ses coéquipiers.



En tout cas, il fallait dire que Fuusho savait comment remonter le moral. Il avait réussi à faire décrocher à Hiko un faible sourire… Bien que ce sourire n’ait rien à voir avec ceux qu’il faisait d’ordinaire… C’était déjà un bon point d’avancement. Hiko, un héros ? L’idée était ridicule. Le garçon savait que ce n’était pas vrai. Mais il avait apprécié la manœuvre de son ami pour essayer de lui remonter le moral. Après tout, ce dernier avait aussi subi les assauts de la démone, il avait aussi vu toutes ces atrocités… Mais son expérience de la vie aidant, il essayait de trouver le mot pour rire.

Dans un sens, le jeune Hiko fut soulagé de savoir que la démone n’était pas morte. Il ne voulait pas sa mort… Beaucoup trop de sang avait déjà été versé. Mais il lui en voulait, il portait contre elle une certaine rancœur. Elle avait tué nombre de ses compatriotes, et pour ça, elle méritait de rester en prison le reste de sa vie. Sa mort n’aurait rien arrangé et les victimes auraient alors été sacrifiées pour rien. Non… Il fallait l’interroger, lui faire prendre conscience de tout le mal qu’elle avait fait !

Ruminant ses pensées, le visage d’Hiko s’était à nouveau fermé. La tristesse apparaissait sur ce dernier. Mais Fuusho, encore lui, vint déranger ce moment de solitude. Décidément, heureusement qu’il était là. Faisant les présentations après avoir bien vu qu’Hiko ne souhaitait pas répondre à la question de la fille aux cheveux roses… Il enchaîna boutade sur boutade. Malgré le fait que ses blagues ricochaient sur Hiko et ne le faisaient pas rire, il eut le mérite d’essayer de détendre l’atmosphère tendue installée dans cette chambre d’hôpital.

Puis, il fit une action à laquelle le jeune Sairyo ne s’était pas du tout attendu. Il débrancha Mikami des appareils qui étaient sensés vérifier que tout était stable dans son organisme. Puis il demanda à la fille aux cheveux roses de l’aider à le placer dans un fauteuil. Qu’avait-il en tête ? Puis lui et la fille emmenèrent les deux garçons en chaise roulante au milieu du couloir… Côte à côte, Hiko regarda alors Mikami avec un air incrédule. Que se passait-il donc ?

Pas le temps de trop réfléchir à la question… Fuusho venait de lancer le TOP DÉPART de la course. De la course ?!!! Hiko ne comprit que trop tard, se sentant aspiré par le dossier de son fauteuil il était littéralement scotché. Fuusho avait pris un départ canon ! Et il emmenait le jeune Sairyo dans sa course. Tout d’abord apeuré, Hiko voyait défiler de nombreux visages. Le plus souvent des personnes attendant des nouvelles d’un proche. Tous portaient une seule et même expression… L’étonnement !

Il fallait dire qu’Hiko lui même n’y croyait pas. Il était là, convalescent… Dans les couloirs de l’hôpital en train de se faire pousser par Fuusho. Et c’était une course ! L’avance prise par les deux amis sur Mikami et l’inconnue fut rapidement rattrapée. Devant faire face à de nombreux obstacles, maintenir une vitesse élevée était impossible. Ils se retrouvèrent donc rapidement aux coudes à coudes avec l’autre équipe.


« Plus vite Fuusho !! »



Incroyable. Le gamin s’était pris au jeu. Oubliant toutes les choses atroces qui lui étaient arrivées ces derniers jours, il n’était maintenant ni plus ni moins qu’un enfant innocent. Souriant, le jeune Hiko commença à revivre. Il vivrait sans doute des moments compliqués par la suite, mais il n’y pensait plus. L’amusement, et son esprit enfantin avaient repris le dessus ! Évitant de justesse un homme qui mangeait une banane, le jeune garçon eut alors une idée… Et s’il rendait la course un peu plus amusante ?

L’idée, en elle même, pouvait sembler drôle. Enfin, elle le serait pour des yeux extérieurs si jamais ils n’étaient pas dans un hôpital, si jamais ils n’avaient pas failli y rester il y a de ça quelques jours… M’enfin, Hiko était lancé dans le jeu et son enthousiasme avait pris le pas sur son sens des responsabilités ! Et c’est là qu’il vit l’occasion en or. Une vieille dame, assise sur une chaise. Fuusho, si tout se passait bien, passerait devant elle dans quelques secondes. Dans sa main, un emballage de ramens encore fumants. Alors que Fuusho passa près d’elle, Hiko concentra du chakra dans sa main droite et saisit au vol l’emballage… Il n’était quasiment pas entamé !

Hiko en prit une grosse bouchée puis il décida de mettre en application son plan. Se retournant et regardant rapidement Fuusho, il lui fit un clin d’œil plein de malice. Puis il prit l’emballage avec sa main gauche. Fixant maintenant Asuka, il enfonça sa main droite dans l’emballage d’un geste plein de détermination puis… L’instant d’après, il lança sur la jeune femme une grosse poignée de nouilles encore bien chaudes en direction de son visage. Héhé, si elle n’évitait pas ça elle risquait de se retrouver toute moche en compagnie de son prince charmant et en plus… Le tandem « Fuushiko » prendrait de l’avance ! Après avoir proféré son assaut, Hiko se radossa à son dossier, et il sourit… Pleinement cette fois ci, une seule chose lui traversait l’esprit.


* Merci Fuusho… *
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Dim 25 Jan 2015 - 23:08

Mikami passa une main dans ses cheveux en soupirant, alors que celle opposée à l'entrée de la chambre froissait le drap qui le recouvrait. Les derniers souvenirs remontaient en même temps que le regret d'avoir laisser ses amis seuls aux prises avec la succube. Et si, et si, peu importe. C'est arrivé. La prochaine fois ce serait différent. En espérant que ça ne se représenterait pas sous la même forme. La vue du shozaichi aux immeubles encore debout se dressant solitairement au milieu de décombres et d'édifices relativement endommagés lui inspira encore un doute. Pourquoi être aussi froid face aux pertes et face à ce qui put être conservé ? Sa tête se retourna vers ses camarades.

Là aussi, devait-il être content de les voir présents ou se laisser un peu plus envahir par le regret en voyant l'état dans lequel avait été mis le plus jeune d'entre eux. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer après qu'il ne tombe inconscient ? Les réponses viendraient certainement plus tard. Asuka aussi était là, et il lui rendit son sourire.
Lunatique, pas le temps pour les regrets. La victoire était amère mais bien là. De toute façon ce genre de combat ne laisse jamais un goût sucré dans la bouche.

Et ce Fuusho alors… Non mais j'vous jure ! Hiko sors de ce corps ! Le trentenaire rebondissait sur la situation comme une balle contre un mur. Et le debrief' alors ?! Elle est devenue quoi l'autre là, la malpolie ? Se laissant d'abord aller à des séries de rires qui lui tiraillaient l'avant comme l'arrière du bassin, il finit par se laisser totalement entraîner dans ses délires.
Il pouvait marcher, mais avait toujours rêver de faire du fauteuil roulant. Peut-être pas dans ces conditions, il s'attendait à faire des courses dans une maison de retraite, poursuivi par des infirmières qui voudraient lui changer la couche. Euh bref.



Asuka aida Fuusho à le déposer sur son bolide de fortune, mais de grande classe. Alors qu'ils passaient la porte de sa chambre il en profita pour répondre à ce qu'elle lui dit plus tôt.


    - Peu importe que tu n'aies rien apporté... Tu viens avec la santé, c'est le plus important. Puis il pencha la tête en avant et porta un regard déterminé et fourbe au loin dans le couloir. Tâche de la garder.


Les fous du fauteuil s'engageaient dans une course périlleuse. Quelques personnes au loin les regardaient avec hésitation en passant dans le couloir, ralentissant le pas alors que les deux équipes attendaient le signal de départ sur les starting-block. Imitant le faciès d'un cow-boy prêt à dégainer en plein duel, les doigts allant et venant chacun leur tour autour des roues du fauteuil, il répondit d'un sec hochement de tête à la sommation de sa partenaire… qui lui glissa des billes dans une main.
C'était décidé, l'équipe Mikasukami jouerait le rôle de Satanas et Diabolo.

Puis se fut parti, à toute allure et sans élan. Les visiteurs comme les infirmiers s'écartaient dans la précipitation en se collant aux murs et laissant valdinguer leurs dossiers dans le couloir. Les feuilles volaient dans tous les sens comme les cris de peur et… les bols de ramen ?! Il se dirigeait dangereusement sur eux alors que son ventre criait famine. *Gniark, merci Hiko !* Soulevant légèrement son postérieur du siège, il plaça sa bouche affamée au milieu de la course du bouillon et des nouilles en lévitation… Puis l'ouvrit bien grand ! Comme s'il avait été un homme élastique, aspirant le piège comme un trou noir aurait bouffé un vaisseau spatial. Je vous avais jamais dit que c'était un ventre sur patte ? Faudra qu'on aille au resto un d'ces jours. En tout cas, vous l'avez sous-estimer en lui balançant de la nourriture ! Il aurait même pu bouffer la peau de banane...


    - À notre tour… Asuka, kinobori !


Alors que la galette de naruto et quelques nouilles s'étaient logés dans ses cheveux et sur sa joue, Mikami profita d'un mur découvert pour se saisir des roues de son fauteuil et orienter le tout sur le côté… en insufflant du chakra dans l'objet comme il l'aurait fait avec ses semelles. Sa coéquipière avait intérêt à suivre le mouvement, parce qu'il n'avait pas l'intention de rester passif ! Elle avait l'air de gérer, et leur partie de la course se poursuivait sur le plafond. Levant (euh ou baissant) la tête pour jeter un coup d'œil narquois à Fuusho, histoire de lui détourner une seconde l'attention, il lança les billes de métal que la jeune fille lui avait donné sur le sol un peu plus loin sur leur trajet. Le moment propice, car ils n'allaient pas rouler sur le même pan de mur… Alors ?
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Lun 26 Jan 2015 - 0:01

- « Bien joué ! » Lâche-t-il à son coéquipier alors que celui-ci largue des nouilles derrières eux. Mais ce petit détour pour les voler à une vieille, faute d’avoir ralenti leurs concurrents les a ralenti eux. Ainsi l’équipe Mikasumi, alias les deux futurs perdants, leur passe au-dessus de la tête. Au-dessus ? C’est absurde, c’est insensé, c’est… c’est… « C’est du génie ! » Certes, mais c’est surtout dégueulasse. Rappelons que Mikami est un patient, initialement alité, sans habit sinon une simple blouse fendue dans le dos… .

Sans détailler davantage l’horreur qu’offre sa vision, Fuusho ne peut s’empêcher d’imaginer tout autre chose. « C’est marrant parce que vue à l’envers, ça ressemblerait presque à un petit nez et deux yeux globuleux… et une grosse moustache. » Partage-t-il avec son copilote. Trêve d’amusement, le trentenaire passe aux choses sérieuses en copiant honteusement la tactique de ses adversaires. Il pousse le fauteuil sur le mur, et non le plafond, tandis que les billes ricochent sur leur côté. « Sont pas passées loin… »

Progressant ainsi le long de la paroi, il prie pour qu’aucune porte ne s’ouvre sur leur passage. Mais encore une fois, ses prières ne trouvent écho en aucun Kami. Les deux portes battantes donnant sur la cage d’escalier sont restées ouvertes. Ne remarquant que trop tard leur infortune, le binôme Fuushiko s’engouffre à l’intérieur de celle-ci. Pivotant habillement le bolide, le fumeur parvient à rétablir un semblant d’équilibre et dévale l’ensemble des escaliers. Ca sautille, ça surprend, mais au final, il gagne du temps et reprenne l’avantage. Un raccourci, en quelque sorte.

Atterrissant alors au niveau inférieur, la course reprend de plus belle, d’autant plus que Fuusho pense reconnaître le Passeur, au beau milieu du couloir. « Hey ! Le Yamanaka ! » Lui hurle-t-il, presque agressivement. Un véritable atout dans cette course qu’il leur est indispensable de récupérer.

Mais le bougre ne se laisse pas faire et prend la fuite. « Ah l’enfoiré. Hiko, prépare-toi à le chopper. » Esquivant un premier brancard, puis un second, le duo arrive au niveau du pauvre Len, aspiré contre son gré dans cette course improvisée.

- « Aaaaaah » Râle Fuusho alors qu’il concentre un peu plus de chakra pour réduire l’écart séparant le col du Passeur de la main tendue d’Hiko.
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Lun 26 Jan 2015 - 10:01

Ouvrant les yeux dans un élan de panique, le petit chat se réveilla dans un lit bien chaud dans une chambre qu'il ne connaissait que trop bien : celle de l'hôpital. Que faisait-il ici ? En position assise sur le lit, il se remémora les derniers instants avant son réveil. Mais oui ! Il avait combattu Raj et une Hyô avant de rejoindre l'hôpital pour prévenir les secours. Qu'était-il arrivé par la suite ? Et surtout, combien de temps c'était-il écoulé depuis qu'il avait perdu connaissance ? Raj était-il mort ? Des questions qui restaient en suspends...

A vrai dire, il avait peur. La seule chose qui le rassurait était le fait que, malgré tout, le Shukaï avait dût obtenir la victoire sur ses ennemis, sinon il ne serait pas ici, totalement libre de ses mouvements. Mais combien de mort avait-il a déclaré ? C'était là toute la question. A quel prix s'élevait cette victoire plus que douteuse ? Et comment était-il entré jusqu'au centre même du Shozaïchi sans que Len ne puis-ce le percevoir avant ? Tant de questions qu'il faudrait élucider. Mais qui attendrait car Len entendit un boucan pas possible venant de quelque part dans l'hôpital...

Sortant de sa chambre, il regarda à droite puis à gauche... Avant d'apercevoir Fuusho poussant Hiko dans un fauteuil roulant. Qu'était-il arrivé par la suite ? Grimaçant, et n'ayant pas le temps de rentrer dans sa chambre, Len se mit à courir dans le couloir comme un dératé, tandis que ses ravisseurs accéléraient comme des malades mentaux. Hurlant dans le couloir avec sa voix reconnaissable par tous :

    « YAMETEEEEEE ! »


Il courait dans tous les sens. Dans cette course folle, Len était un peu l'étoile dans Mario Kart. L'avoir dans votre équipe vous rendait invincible, et vous accordait donc la victoire. Sauf que le petit chat flippait sa race en dévalant un autre escalier de façon agile. Après tout, c'était un ex-voleur très performant, alors comment dire... Ce ne serait pas facile de l'attraper ! Hors, lorsqu'il dévala dans le couloir, il vit un deuxième groupe : Asuka et Mikami ?!

    « Mais y'en a combien comme ça ?! »


Et il reprit sa course folle en hurlant comme un taré dans l'hôpital, poursuivit par deux fauteuils roulant ambulant. On pourrait presque voir une petite larmichette sur son œil comme dans tous les cartoons. Une douce conclusion d'un cauchemar effroyable...
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Lun 26 Jan 2015 - 15:54

Elancée, je cours avec mon bolide sur la piste de l'hôpital. Mon passager est prêt à m'épauler si besoin, en témoigne son regard fourbe et déterminé! Je rattrape rapidement le premier duo, et nous courons au coude à coude. Qui l'emportera? Mais soudain c'est le plus jeune qui lance les hostilités! En nous jetant de la nourriture! Croit-il nous avoir de cette façon? C'est sans compter sur le ventre sur pattes qu'est mon partenaire, qui chope la bouffe au passage! Il se redresse légèrement pour tout manger, me sauvant ainsi la vie. Enfin au moins ma dignité.

- "Bien joué, Mikami!"

Mais il ne s'arrête pas là! Il me prévient et d'un seul coup... On roule sur le mur, puis sur le plafond! C'est du génie! S'exclame Fuusho en même temps que la voix dans ma tête! Pas d'obstacle pour nous barrer la route. Et il en profite pour jeter les billes données plus tôt. C'est le bon moment effectivement. Puisque nous, on ne risque pas de se les prendre, vu qu'on roule au plafond! Pas d'obstacle, ça gère la fougère! Mais la vue, par contre... La blouse de Mikami pend dans le vide, devant les yeux. M'empêchant de voir la route ainsi que... Le spectacle! Sérieux, je veux voir ce qu'il y a là dessous moi aussi... Bon d'accord vaut mieux pas, ça risque de me ralentir si je le matte.

La seconde équipe triche et copie sur nous, et passe sur le mur, esquivant ainsi les billes habilement lancées par mon copilote. Je les voit descendre les escaliers. Et merde, j'ai raté la sortie! Je redescends sur la route puis prend les portes suivantes. Par contre moi je soigne mon patient! Inutile de rouvrir les plaies en le secouant dans toutes les marches. En quelques signes une rambarde apparait sur les escaliers, nous permettant de glisser dessus. Yes! A ce rythme on va les rattraper! Euh ouais, ça glisse quand même beaucoup, là... Je manque de me prendre le mur et vire dans un virage à peu près contrôlé en arrivant à l'étage suivant.


- "T'inquiète, je gère!"

Enfin, je crois? Nous arrivons à côté des autres prétendants à la médaille, qui courent après... Len?! Hiko lui tend la main et s'apprête à l’attraper! S'ils l'ont dans leur équipe, un seul genjutsu de sa part et c'en est fini pour nous! Hors de question! Même si son poids risque de les ralentir, son pouvoir, lui, n'est pas à sous estimer! Ouais faut pas croire il est plus lourd qu'il en a l'air, je le sais je l'ai porté à Mizu. Je ne suis pas du bon côté pour chopper l'adolescent, mais par contre je peux faire autre chose. Je lâche le fauteuil qui continue seul sa course quelques secondes, le temps de faire plusieurs signes. Puis le reprend de nouveau et donne un nouvel obstacle dans les mains de mon partenaire.

- "Il est temps de leur mettre des bâtons dans les roues!"

Et au sens propre! Je ne peux pas me permettre de lâcher d'avantage le "volant" pour viser, mais lui peut le faire! S'il vise juste, aucun doute que l'équipe Mikasukami sera déclarée gagnante!

Spoiler:
 


Dernière édition par Jisetsu Asuka le Lun 26 Jan 2015 - 18:26, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Lun 26 Jan 2015 - 16:19

La scène qu’il venait de voir était bien pire que tout ce qu’il avait pu imaginer. Pire que la démone qui les avait attaqués. Plus dangereux qu’une ruche que l’on secouait. Plus moche que la pire des monstruosités. Plus fripée que Samui Kakeshuou lui-même… Enfin je vous fais pas un dessin… La blouse ouverte de Mikami avait donné la nausée au jeune garçon. Il se dépêcha donc de remettre son regard devant lui, abasourdi. Enfin pas trop le temps de se reposer. Après avoir évité de justesse les billes de fer lancées par Mikami, Fuusho prit un mauvais itinéraire.

Le tandem Fuushiko dévala alors les escaliers de l’hôpital pour se retrouver au niveau inférieur. Hiko n’était plus assis dans son fauteuil, enfin pas vraiment. Ses fesses se posant, se relevant, se posant, se relevant, se posant, se relevant, se posant, se rele… BREF ! Après de belles secousses et un virage contrôlé de la part du pilote, le tandem avait repris de l’avance et continuait de défier les lois de la gravité en défilant à toute allure dans le couloir bondé du niveau inférieur. Fuusho avait du talent, c’était certain. De par ses petits coups de poignets, il réussissait à dévier la trajectoire de la chaise roulante avec une aisance qui ferait pâlir les meilleurs. Hiko quant à lui avait compris le plan, ils avaient croisé Len.



Mais si… Vous savez, ce petit blond qui s’amusait à rentrer dans la tête des gens. Celui qui n’aimait que faire des bêtises ! Le tandem savait que s’ils l’attrapaient, la victoire était assurée. C’est donc naturellement que Fuusho accéléra la cadence pour essayer de rattraper le fuyard ! Faisant un vacarme pas possible dans tout l’hôpital, les jeunes garçons s’en fichaient. Seule la victoire serait belle !

Mais alors qu’il l’avait à portée de bras, Hiko ne réussit à l’attraper, Len avait mis un coup d’accélérateur. S’enfuyant, les bras au-dessus de la tête, il avait vraiment l’air apeuré. Pourtant l’équipe Fuushiko ne lui voulait pas de mal, bien au contraire. Mais il allait vite le bougre, et les blessures de Fuusho se faisaient sentir car il ne pouvait pas courir au maximum de sa (petite) vitesse de pointe. Ou peut-être était-ce parce qu’il fumait trop ? Dans tous les cas, il fallait ruser. Talonnés par leurs adversaires, il fallait agir et vite. Le jeune Sairyo eut donc une idée brillante qui marcherait à tous les coups ! Mettant ses mains autour de sa bouche, il cria alors à pleins poumons au jeune manipulateur d’esprit.


« LEEEEEEN ! SI TU VIENS DANS NOTRE EQUIPE FUUSHO SERA TON SERVITEUUUUR TOUTE LA SEMAIIIIINE !! »

Là, il avait touché la corde sensible ! De plus, cette tactique ne fonctionnerait qu’avec Hiko. Etant tellement innocent et pur, on l’imaginait mal mentir à un tel moment de la course (hop comme ça vous surenchérissez pas héhé). Ouvrant alors ses bras pour réceptionner Len, Hiko lui fit un grand sourire. Il s’éclatait vraiment !
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Lun 26 Jan 2015 - 17:25

Si vous cliquez pas vous ratez la moitié du délire !


Non mais ils sont sérieux là ?! Les infirmiers n'hésite pas à déshabiller les patients entièrement pour les soigner alors que leurs blessures sont localisées et ils ne prennent même pas la peine de les revêtir ?! Si ce n'est d'un rideau de douche troué à deux endroits ?! C'est du travail fait à moitié ça ! Utilisant un Henge spécial double slibard, Mikami et son fauteuil regagnèrent le sol dans une blouse de pilote avec un slip sous le pantalon, et un slip par-dessus. Son sourire n'avait jamais était aussi fourbe alors que la demoiselle qui le poussait maniait leur bolide à la perfection, se permettant même quelques petits slides dans les escaliers. La grande folle.

Retrouvant l'itinéraire de l'équipe Pervershuuko, la Dreamteam Mikasukami attaquait la ligne droite sur laquelle leurs adversaires venaient de s'engager en poursuivant ce qui semblait être... un gros petit chaton. Ah non ! C'est le passeur ça ! Mais qu'est-ce qu'ils comptaient faire avec ? Ils allaient quand même pas leur jeter sous les roues ?! Asuka lui tendit alors un bâton pour pousser leurs rivaux à la chute. Ça, j'adore. Je sais pas vous, mais la vision de leur fauteuil qui se stoppe net et du trentenaire essoufflé qui passe au-dessus en emportant le jeune estropié sur son passage, j'adhère ! Et Mikami en profiterait bien pour leur montrer son cul en les doublant, eux qui appréciaient s'attarder sur le contenu de ses sous-vêtements !

Mais avant ça il fallait au moins les rattraper, et il faut dire que renversant infirmiers (cheh !), brancards vides et pots de fleurs sur le passage, la route était mal dégagée et leur percée encore plus mal engagée. Cependant l'amnésique avait depuis quelques virages une idée pour faire une avancée ful-gu-ran-te qui le faisait bouillir d'impatience. Et il n'attendait plus que ce genre de ligne droite. Exprimant un sourire en coin des plus malicieux, allant même jusqu'à lui chatouiller le lob de l'oreille, il visualisa la route qu'ils avaient jusqu'au bout du couloir, débouchant sur une baie vitrée. Bien assez de marge, et Fuushiko n'en était qu'au début à même pas une dizaine de mètres devant eux.

Mais il ne pouvait pas ignorer le piège qu'Asuka lui proposa. Il se servirait quand même de ce bâton, mais d'une autre manière. Se dérobant du caleçon par-dessus le pantalon en un temps records, il l'attacha tout aussi vite à l'extrémité du bout de bois. Oui, comme un drapeau. Deux mouvements rapides et il l'avait retourné pour le tenir comme un javelot dans l'alignement de son œil visant, le fier étendard au-dessus son épaule. Là, il le lança entre la main d'Hiko et le col du Len fuyant, avec une précision exemplaire. Les trois coureurs avait dû voir passer un bout de bois tirant un caleçon arborant des canards... levant insolemment leur majeur à ceux qui les regarderaient. Une parfaite diversion.

De leur côté, Asuka allait bien assez vite pour leur avoir donner assez d'élan, alors il la prévint car il allait leur sortir sa botte secrète.


- Asu-chan ! Mets les pieds sur l'arrière du fauteuil et ne touche surtout pas les roues !

Bien sûr qu'il ne fallait pas toucher les roues ! À défaut de mettre des bâtons dans celles de leurs adversaires, ils n'allaient pas mettre le pied dans les leurs ! Mais si elle le faisait les conséquences seraient bien pire... Car Mikami approcha chacune de ses mains de leurs axes de rotation, et y insuffla du raiton. L'électricité se mit à tournoyer à une vitesse folle entraînant avec elle la rotation du fauteuil alors que le caoutchouc faisait obstruction à la propagation de l'électricité.

    - Tiens-toi à moi Asuka !


La vitesse augmenta considérablement en une fraction de seconde alors que leur fauteuil brillait de mille étoiles en dégageant des étincelles tout autour d'eux. Ceux qu'ils croiseraient ou cogneraient seraient défaillis ! Oui ! Comme s'ils avaient chopper l'étoile. Le tandem fusa à travers le couloir et leur fauteuil ricocha sur un brancard étalé au milieu du sol, et s'envola. Satanas et diabolo fendaient alors les airs à bord de leur chaise roulante sous les yeux ébahis de leurs concurrents et du reste de l'assistance. BOOOOORN to be wiiiiiiiiiiiiiiiAAAAaaaaaAAAAALD !

Ils les dépassaient tous sans pitié, volant comme au ralenti et prenant une avance considérable sur cette grande ligne droite, les roues brillant de mille feux alors que son étendard vestimentaire planté au sol flottait victorieusement entre les deux équipes.
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Lun 26 Jan 2015 - 19:40

La douleur... Une sensation luxueuse que le guerrier n'avait pas eu le plaisir de ressentir pour lui-même depuis bien trop longtemps déjà. Comment il en était arrivé à se retrouver cloîtré dans son propre corps ? Une bien bonne question... Il n'avait, à vrai dire, pu commencer à observer et à « ressentir » ce qui se passait autours de son enveloppe charnelle que plusieurs jours après la chute qui avait causé tout cela. Le pourquoi et le comment avaient peu d'importance : ce qui importait en revanche, c'est qu'il avait pu saisir la première occasion de rejaillir tel le phénix, au cœur des cendres laissées par son double timoré qui avait semblait-il manqué d'énergie ou de concentration. La question à un million de Ryos demeurait cependant pleine et entière, à savoir... Pourquoi Jashin aurait-il voulu placer son poulain dans une telle situation. Entouré, pris en charge, affublé d'un grade et d'un titre, Yanosa faisait à présent partie intégrante de ce « Shûkai », qu'il le veuille ou non. A lui de découvrir ce que son Dieu avait prévu pour lui dans la capitale de cette Alliance hétéroclite, qu'il avait eu tout le loisir d'observer et de décortiquer durant les derniers mois qui s'étaient écoulés.

Mais pour l'heure... Champion investi de pouvoirs divins ou pas, immortel ou pas, il y avait une étape par laquelle il était bien obligé de passer avant de faire quoi que ce soit : accepter les soins qui lui étaient prodigués pour remettre un tant soit peu d'ordre et de structure dans son organisme et certaines de ses articulations, complètement dévastées par les derniers coups échangés avec le Furyou. Son poing droit et sa jambe droite, plus particulièrement, avaient été durement touchées mais c'est en insistant comme un diable, en lançant des éclairs de ses yeux de braise, qu'il avait pu convaincre les médecins qui l'avaient pris en charge de ne pas le mettre sous sédation. Une scène un poil étrange et tendue s'était donc déroulée dans la salle d'opération, les chirurgiens et autres assistants ouvrant, recousant et replaçant les os, stimulant la régénération du tout grâce à des injections ciblées de chakra, sous les yeux inquisiteurs et tout à fait éveillés du gradé du Buki. Des rictus successifs lui barrèrent le visage tandis que ses nerfs à vifs étaient sollicités de toute part et en venaient à rejeter l'information de la douleur pour préserver le cerveau, sous les regards inquiets et perplexes des médecins.

Plusieurs heures s'étaient ainsi écoulées et le travail fut achevé. Un remarquable travail, ça Yanosa devait le concéder. On sentait la patte de Yuki dans ces procédés de guérison et ces onguents : la petite, qui était devenue jeune femme, avait bien progressé sur la voix de l'Eiseinin. Aussi, à peine l'opération fut-elle terminée que le guerrier écarlate fut en mesure de sortir... sur l'avis contraire de tous les docteurs qui l'entouraient, certes, mais son corps, il le connaissait mieux que personne. Le jashiniste savait qu'il pouvait se déplacer, et il entendait bien profiter de cette liberté. Son double, sans doute encore recroquevillé dans un coin de sa tête, avait au moins eu le mérite de bien entretenir ce qui lui avait été légué, à savoir un arme affûtée comme un rasoir. Son corps, pour l'heure entouré de divers bandages, n'en imposait pas des masses dans cet état cependant, le guerrier étant contraint de se déplacer à l'aide d'une grande béquille coincée sous son épaule gauche et qui lui permettait de laisser tout son flan droit se reposer. Yanosa était toutefois loin de se douter de ce qui l'attendait au sortir du long couloir qui menait à la salle d'opération, où il entreprit de pousser la porte sans poignée qui menait dans l'aile principale.

Le choc fut rude et... électrique. Sorti de nulle part dans un vacarme décapant, un fauteuil roulant venait de débouler dans les airs, chargé de chakra Raiton et manœuvré par deux personnes que le jashiniste fut incapable d'identifier tout de suite, la faute à la collision. Balayé sur le côté gauche et sans appui, il alla valdinguer jusque sur un banc placé le long de ce nouveau couloir, ses côtes le heurtant durement dans un fracas sec, presque sinistre. Pas de place à la réflexion ou au calcul, pas dans ce contexte : le sang du jashiniste ne fit qu'un tour et, avec toute la rapidité qu'il lui était possible d'atteindre dans son état, il se releva en s'appuyant sur le banc et attrapa le jeune brun qui gisait là, lui aussi, après sa chute du fauteuil. Mino...Miko...Mikami, oui c'était son nom. Le visage comme déformé par la douleur et la colère, le guerrier rouge était prêt à frapper... Mais une vision toute simple le ramena à la « raison » ou, tout du moins, à une forme de self-control qu'il se devait d'observer s'il espérait tenir plus de 24 heures au sein de cette ville. Asuka... son... élève ? C'était difficile pour lui de le penser consciemment... Il n'osa donc imaginer à quel point cela serait difficile de le dire, le moment venu.

Toujours était-il que c'était son visage, à elle, qui lui rappela ses « obligations ». Relâchant aussitôt sa prise, le guerrier rouge amorça une manœuvre épineuse pour se baisser et récupérer sa béquille, mais il devint vite évident qu'il ne parviendrait pas à la récupérer seul sans rouvrir l'une de ses fractures -si plusieurs ne s'était pas déjà rouvertes suite à la collision-.

« … Faites... attention, putain de merde... Vous n'avez... vraiment que ça à foutre, bordel ! »

Encore un peu désorienté par la collision, Yanosa se tourna alors de l'autre côté du couloir, vers lequel avait fusé un instant plus tôt un autre duo à présent stoppé et qui se trouvait accompagné du jeune Len.

«Len... Ando, où est-il ? Asuka... dit-il en se retournant vers elle, il... va falloir qu'on parle, tout les deux. »


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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Lun 26 Jan 2015 - 21:04

Ah les salauds ! Les salauds, les salauds, les salauds ! Ils prennent la tête de la course tout en stoppant nette l’avancée de l’équipe de choc Fuushiko. Empalé par le col à l’aide d’une barre de fer, le jeune Len se retrouve piégé contre le mur. Après l’avoir décroché, et évitant que les pieds de l’enfant ne retrouvent le chemin de l’évasion, le trentenaire l’attrape par la manche et l’assied sur Hiko. « Considère le comme ton jouet. » À leur charge de décider lequel des deux sera la poupée de l’autre… .

Prêt pour repartir, il initie tout juste le mouvement avant de s’arrêter net, droit comme un i, en alerte. Fuusho reste immobile face à l’arrivée d’un Yanosa bien différent de celui qu’il a rencontré par le passé. Dans un premier temps pétrifié, il considère le moment propice pour appliquer la seule solution s’offrant à eux : fuir. Ce qui tombe on ne peut mieux, puisqu’il excelle dans cet art ancestral mais ô combien intemporel.

Sans attendre davantage que le démon rouge récupère sa béquille pour la leur envoyer en pleine poire –il en est capable, ce fou furieux du Buki !–, le fumeur, recule de quelques pas, pivote et puis cavale. « Nos armes ne nous serons d’aucun secours ici. C’est un démon de l’ancien temps… fuyons, pauvres de nous ! » Apeuré comme jamais, il dévale une nouvelle fois les escaliers, plus douloureusement que la première, pour déboucher sur le rez-de-chaussée. La sortie est proche, à quelques mètres seulement. Le couloir ? Suffisamment large ! Les pneus ? Gonflés à bloc ! Mais un vieillard, crinière blanche, à moitié édenté et tenant fermement un bâton moisi de ses deux mains tremblantes(1), s’interpose entre eux et la sortie.

- « Je suis un serviteur du feu secret ! Retournez dans l’ombre. Vous… ne passerez… p… » Bam ! Dégagé le vieux ! N’ayant pas attendu la fin de sa phrase, Fuusho l’a très nettement éclaté avec le fauteuil. En même temps, quitte à choisir entre rouler sur un vieillard pour se sauver les miches ou attendre la fin de ses paroles au risque de se faire attraper par un gradé du Buki… le choix n’en est plus vraiment un.

Débouchant ainsi sur une scène chaotique de décombres et gravas, ils poursuivent leur route sur les pavés de la place de l’hôpital. Qu’un court instant, en réalité. L’un des pneus éclate sous l’effort et force le trio convalescent à poursuivre à pieds. Leur progression s’achève à la première bifurcation. Là où se trouvait jadis l’allée commerçante principale du village, réside à présent un lac. L’inondation de toute une avenue… de tout un quartier même. Plus aucune échappatoire ne s’offre à eux.

- « Euh… je sais pas vous mais moi, j’sais pas nager. Alors va falloir trouver un autre coin pour se faire offrir le resto. »

_______
(1) Même si on peut s’y tromper, il ne s’agit pas de Papy Churros, mais bien d’un péon lambda. Le pécore du coin quoi.

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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Mar 27 Jan 2015 - 5:45

†Hospitaliser ou hospitalité ?†





Un jour nouveau, une morale à défaut. Je me réveillai gentiment, m’habillant lentement… La cœur n’y était vraiment pas en ce moment, en ce jour d’après guère déchirante. Ce n’est pas tous les jours que l’on devait apporter des fleurs sur des tombes, ou bien des fleurs sur des lits d’hôpitaux… j’apprenais à mes dépens. Étrangement, une réalité m'est apparue devant ce désespoir, je n'avais qu'une envie revenait dans cette magnifique rêverie. Passé d'un monde de couleur à celui de la noirceur, c'est la plus horrible des transitions même pour un homme sans peur. Mais cette passe est obligation, malgré nos objections. Ma seule raison a toujours été vie tes rêves, ne rêve pas ta vie, aujourd'hui je ne fais que cauchemarder, mais comme je dis toujours, tout est écrit. Le destin s'amuse avec nos sentiments, pour certains les rires et les opportunités et pour d'autres l'inquiétude et le tourment, ce qui nous fait sentir emprisonner. Empoisonné de l’intérieur sans possibilités d’y échapper. Marchant, ramassant les pieds, vers les hospitaliser, mon cœur s’arrachait à des cris inaudibles. Mon âme s’étranglait à travers les cordes de ma bible. On croit que tout va bien, que ce n'est qu'une passe, mais pas du tout. Au fur et mesure tout s'entasse, on toc à la porte, la peur nous envahit, réellement éveillée, tout est fini. En n'espérant que la vie de mes compagnons n’étaient point finis, je finis enfin par rentrer dans cet édifice mortuaire.


«Bonjour puis-je savoir où se trouve Yanosa Oterashi, Len Yamanaka ainsi que Van Hoheinheim s’il vous plait ?»



Avec les instructions données par la secrétaire, je pris la direction des étages supérieures. Bizarrement, en empruntant les escaliers qui se situaient droit sur ma gauche, je ressentis un mauvais pressentiment. Comme si quelque chose d’inattendue allait me surprendre.


«Aiiihhhh tchoummm ! Sniff … NIaaa Quelqu’un doit sans doute etre en train de penser à moi… C’est bizarre.»


Plus je montais les escaliers pour y rejoindre l’étage où se trouvait Yano-sama, une drôle de sensation parcourait mon corps. Enfin dans le couloir de l’étage des grands guéris, un bruit strident reteint mon attention. Des roues qui s’affolent sur le pauvre petit carrelage du couloir, des rires enjolivant la scène. Une atmosphère électrique parcourait l’endroit… Les cris et le bruit se rapprochaient de plus en plus… De plus en plus…. Je me trouvais apparemment au milieu d’un chemin assez dangereux. J’allais malheureusement et contre ma volonté y faire la découverte… Soudain une main m’attrapa par le col…Et merde, je me sens si soudainement, embarquer dans quelque chose que je pouvais moi-même comprendre… J’étais juste rendu visite des camarades…

©Mamoru Ando.

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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Mar 27 Jan 2015 - 16:19

Spoiler:
 

Hey mais là je suis pas d'accord! Ça triche grave! Proposer que quelqu'un soit le serviteur de Len c'est... C'est... Tellement injuste! Forcément il va se jeter dans ses bras! Hiko il a un petit air tout naïf et tout mignon mais en fait c'est un petit démon aussi. Ils iraient bien ensemble les deux là, ils cachent bien leur jeu. Suffit de voir comment Len regarde Hiko, de toutes façons... Beurk non je ne veux pas y penser! Ouais vaut mieux que je pense à continuer de pousser ce fauteuil, et à gagner cette course! Ça m'évitera de devoir payer un repas! Même si on a pas défini la ligne d'arrivée... L'entrée de l'hôpital, je suppose? Puisqu'on a descendu d'un étage.

Quelque chose attire mon attention. Ou plutôt quelqu'un. Mikami. Il fait quoi avec ma superbe barre de faire? Ooooh! Il se déshabille?! Et je vois encore pas ça! Vraiment pas de chance! Par contre je peux admirer son magnifique caleçon accroché à la barre. Les motifs sont très, euh... Sexy? Décoratifs, c'est déjà ça... Et voilà qu'il le balance au devant des autres pour faire diversion. Oh, encore une brillante idée de Satanas! Je rigole en mettant la main devant ma bouche. Voilà qui devrait les ralentir un peu.

Et puis il ne s'arrête pas là dessus. Il m'appelle par un petit surnom trop mignon, plus mignon que celui que Fuusho m'a donné, en tous cas. Puis me demande de mettre les pieds sur le fauteuil. Je m’exécute et le fauteuil continue de rouler, emporté par son élan. Par contre plus personne ne conduit. Ça craint un peu, non? Nouvelle brillante idée! Il insuffle du chakra raiton dans les roues! Et nous brillons de mille feux, comme une étoile. Le siège prend encore plus d'élan et je ne me fais pas prier quand il me demande de m'accrocher à lui. Même si il n'a plus de caleçon... Ben ouais, je suis pas censée le savoir qu'il en a un second, moi hein! On heurte un brancard et on s'envole vers d'autres cieux. Nous dépassons l'équipe des looseurs, et un sourire aux lèvres je hurle de joie:


- "Youhouuuuuuuuuuu!"

Nous nous envolons vers la victoire! Ou plutôt vers la collision, qui est plutôt rude. A peine ai-je le temps de me rendre compte que mon sensei est en plein milieu de la route et bien amoché que nous le heurtons de plein fouet. Je roule sur quelques mètres. Un peu sonnée, je secoue la tête pour me remettre les idées en place. Puis me dirige vers les deux hommes. Juste à temps pour voir mon sensei empoigner vivement Mikami. Hein? Il a l'air plutôt... Ernervé? Je ne l'ai jamais vu dans cet état. Mais il faut dire qu'on a dû lui faire bien mal aussi!

- "Yanosa sensei...?"

Il semble enfin me voir et repose le pauvre Mikami au sol. Puis il essaie de se pencher pour prendre sa béquille mais la douleur semble l'en empêcher. Je me penche alors pour lui ramasser. Et c'est là qu'il nous adresse plutôt violemment la parole. Je lui tend sa béquille dans un geste mécanique. Et l'équipe de perdants s'enfuit comme des lâches, nous laissant seuls avec un Yanosa des plus énervés. Traitres... Vous ne perdez rien pour attendre... J'aide le jeune homme à remonter sur son fauteuil et le guerrier rouge m'adresse la parole. Je vais à ses côtés avec un grand sourire, heureuse de le voir en entier. Même s'il est plutôt amoché. Et sa phrase sonne comme... Une sentence.

- "Euh, oui... Bien sûr, Yanosa-sensei."

"Asuka, il faut qu'on parle!" la fameuse phrase qui craint. Généralement ça annonce les ennuis. Shin me la disait souvent avant de me passer un savon, pour une raison ou une autre. C'est vrai que faisais beaucoup de bêtises. Yanosa ne m'a jamais passé de savon. Mais je n'ai jamais fait de bêtises avec lui et je lui ai toujours bien obéit. Il faut dire que je n'ai pas besoin d'attirer son attention non plus... Il n'a pas de paperasse à archiver ou de trucs bidules du fameux clan à gérer. Honteuse, je regarde mes pieds.

- "Pardon, Yanosa sensei, on ne voulait pas... On voulait..."

Je relève la tête et lui adresse un grand sourire:

- "Vous allez bien? On ne vous a pas fait mal, au moins? Je n'ai pas pu venir vous voir, vous étiez en soins intensifs..."

Ça soulage de le voir se tenir debout. Ou presque! Oh, j'aperçois quelqu'un! Je chope l'aveugle par le col et l'attire vers nous.

- "Ando est là!"

Nouveau grand sourire. Héhé, trop fort mon sensei il a fait fuir l'autre équipe! Nous sommes déclarés gagnant par forfait!
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Mar 27 Jan 2015 - 19:43

Spoiler:
 

Magnifique. Une envolée digne des meilleurs épisodes montrant la Team Rocket s'éloigner en une étoile scintillant dans le ciel. Le Faucon Millenium venait de passer la vitesse de la lumière. Sous les yeux de Leia Jisetsu et Chewbakami défilaient équipe adverse, infirmiers apeurés, et tignasse rouge. Tignasse rouge ? Zbweuarf ! Le choc fut violent, et sans appel. Un jônin de K.O, un ! Enfin mis à terre, c'était déjà ça. Les deux genins s'envolèrent pour le banc voisin en le brisant dans leur chute. Le buste au sol et les pieds remontant au-dessus son épaule dans un arc de cercle que décrivait tout son corps, Mikami exprimait quelques ricanement abrutis.

    * Han... ! Han... Trop déliiire !*


Une main vint le sortir des débris du mobilier effondré. Le jeune homme sentait le col de sa tenue de pilote improvisée lui tirer la nuque pour l'attirer sous le regard d'Oterashi-senpai, un haut gradé du Buki. À en juger par sa tenue vestimentaire et corporelle, il avait lui aussi versé sueur et sang dans cette bataille, et à ne pas en douter face à un des plus redoutables adversaires. Effectivement le bukijin était de ce genre de shinobi dont la réputation précédait la rencontre ; mais à cet instant précis, ses yeux se plongeant dans celui de l'amnésique, il représentait pour ce dernier l'autorité intempestive qui venait sévir à chaque fois que les rires s'élevaient trop hauts. Jugement manquant certes d'objectivité car il venait d'être percuté de plein fouet alors qu'il sortait innocemment de sa chambre.

Mais le regard qu'il lançait à Mikami n'avait rien d'innocent, et n'était pas celui d'un officier cherchant à faire une remontrance. Il y avait une impitoyable soif de sang. Les iris impassibles du jeune shukaijin s'imprégnèrent de cette expression sans en démordre, comme s'il voulait lui montrer qu'il ne baisserait pas les yeux comme un garnement ayant eu tort d'avoir fait une connerie. Certes ils avaient apporter une agitation bien trop virulente dans un lieu de calme que devait être un hôpital, et je passe des chefs d'accusation qui pourraient être justifiables. Mais ils se trouvaient dans l'aile de soin des shinobi. De ceux qui avaient combattu pour que la capitale de l'alliance subsiste. Alors le temps passé à être sérieux était derrière eux et il encaissait mal le fait qu'une aura aussi hostile ne vienne gâcher cet instant d'amusement ; peu importe sa puissance. En fait, plus cette dernière était forte, plus sa colère montait, et la poigne que le jônin avait sur son col représentait ce sentiment grandissant de se voir brimer par cette institution pour la redécouverte de son identité... et de tout ce qui allait l'accompagner.

Asuka finit par intervenir, et alors qu'elle tirait avec bien plus de douceur le col d'Ando
*Ah, salut !* que son apparent sensei tenait le sien, celle de sa voix vint tempérer la démence marquant le faciès du roux. Ce dernier finit par relâcher son emprise alors que Mikami ne l'avait pas lâché du regard et n'avait pas plus sourcillé. « Il y a deux phrases que j'ai jamais dites : "pas trop fort" et "à vos ordres". » Le shinobi se redressa du fauteuil sur lequel Asu-chan l'avait rassis en bloquant une perte d'équilibre d'un léger pas en avant. Les solutions ? ... à cours, le professeur ? À bout. Dites-moi les mecs qu'elle est votre profession ? "AHOUU !!"
Un mudra, et il se transforma en une sorte de vieillard tenant une béquille sous son épaule, et dans un autre henge il reprit son apparence normale dans une tenue plus décontractée, t-shit et pantalon de shinobi noirs. Il se saisit de la béquille qu'il avait laissé en suspension et s'accouda dessus. J'vous jure, c'est vraiment trop pratique le henge no jutsu.

Il eut un regard pour le Mamoru, se demandant si les esprits d'Alpha Wann et Hugo ne l'avait pas accompagné quelques lignes plus tôt. Le jeune shûkaijin se retourna à nouveau vers Yanosa, et s'inclina faiblement - de part son manque de volonté et ses blessures - devant l'homme qui avait risqué sa vie pour l'alliance. Puis il se releva en adressant un regard à celui qui avait voulu lui ôter la vie suite à l'accident de fauteuil roulant, pourtant hilarant. D'un flegme perturbé par une sérieuse interrogation et un désaveu impertinent. Puis, clopinant, il alla s'asseoir sur le banc intacte en face de celui où ils s'étaient encastrés, alors que la demoiselle présentait ses explications à l'officier qu'elle connaissait bien. D'ailleurs, il faudra qu'il pense à la remercier d'avoir autant soigné sa conduite. Si elle n'avait pas autant géré ses virages et si bien négocié la descente des escaliers entre kinton et pilotage, ses blessures se seraient sûrement rouvertes lors de l'impact avec le roux.


Dernière édition par Mikami le Jeu 29 Jan 2015 - 17:23, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Mer 28 Jan 2015 - 10:50

* bip...bip...bip....bip... *

Un son régulier suivaient les battements de cœur du Hoheinheim. Inconscient celui-ci était allongé dans l'un des lits de l'hôpital de la capital. Van était recouvert de bandages de la tête au pieds, incapable de bouger le moindre petit doigt. Son combat contre le Furyou avait failli lui coûter la vie ce qui lui valu d'être mit dans cet état à la place. Seul dans sa chambre, les médecins avaient jugés bon de le laisser se reposer afin qu'il récupère des forces. Stable, il restait néanmoins dans une sorte de coma sans trop pouvoir s'en extirper pour le moment...

Ses multiples fractures causées par le coup de Raj qui visait initialement à détruire une bonne partie du Shukai, le faisait tellement souffrir que son propre corps avait choisi de ne plus le maintenir éveiller. Seule une convalescence longue et reposante viendrait à le remettre sur pieds, pour l'heure l'avis des médecins préconisait un traitement de choc. Perfusé, Van avait perdu pas mal de sang le temps que les secours n'arrivent. Len après être parti demanda l'aide des médecins de l'hôpital qui s'y rendirent immédiatement. Le dernier détail dont Van se souvint après avoir vu Ando et Yanosa porter le coup de grâce à Raj.

Il n'aurait pas cru que les furyous étaient si puissants. Le combat avait été si difficile malgré la présence de quatre membres du Shozaichi... Le Trentenaire ne pouvait réfréner une certaine culpabilité. Car même si il avait protégé la capitale d'une destruction instantanée son corps bien trop faible n'était pas parvenu à s'en sortir indemne. Sa rencontre avec Raj lui aurait au moins permis de se rendre compte de l'infériorité de ses techniques. C'était la première fois qu'il ne parvenait pas à sortir conscient d'un combat. La première fois qu'il se rendait compte à quel point il pouvait être fragile.

Yuki avait raison. Il était faible. Aokiji elle aussi d'une certaine manière. Même Mamoru Lessa qu'il n'avait rencontré qu'une seule fois... Ses connaissances étaient trop limitées, et voilà trop longtemps que le Trentenaire faisait du sur place. Son insouciance était l'unique raison de son état finalement. Il devait s'entraîner et ce davantage encore pour faire aboutir ses recherches. A son stade il ne pourrait même pas rester assez longtemps en vie pour y parvenir. Raj n'était qu'un Furyou parmi tant d'autres. Il en restait encore tant...

Mais Van n'avait pas agit inutilement non plus. Sa tentative aurait au moins permit de sauver des vies. Si son état était la seule conséquence alors le change en valait la peine. Ce ne fut que bien plus tard que l'homme ouvrit les yeux. Après avoir rêvé de sa propre existence tout du long, il papillonna des yeux pour découvrir sa chambre. Malgré ses essais, l'homme ne pouvait pas bouger. Bloqué, son champ d'action ne lui permettait pas plus que de respirer et déglutir. Il balaya la pièce du regard pour comprendre où est-ce qu'il se trouvait.

L'arrivée d'une infirmière à son chevet le fit reprendre ses esprits. " Oh vous êtes réveillé ! " S'écria-t-elle en s'approchant du lit. " Vous êtes bien amoché mais vos jours ne sont pas en danger. Vous avez utiliser tout votre chakra et vos nombreuses fractures vous empêches de bouger pour l'instant. "

Elle lui fit un bref résumé de son état de santé. Levant les yeux au ciel, le Trentenaire était au moins soulagé de ne pas avoir à s'inquiéter davantage de son sort. " Il faudra du temps pour que votre chakra revienne. D'ici là nous traiterons directement vos fractures afin de favoriser la récupération de vos os. " La jeune femme traversa la pièce jusqu'au lavabo. Elle prit un verre et le rempli d'eau avant de le porter jusqu'à Van. Munie d'une paille qu'elle tira de sa blouse, elle s'assit à ses côtés afin de l'aider à boire un peu.

" Le Shukai a subi de lourds dégâts... Mais c'est grâce à des gens comme vous qu'il tient encore debout. Merci. " Elle lui sourit avant de poser le verre d'eau sur sa petite table de chevet. L'infirmière se leva puis laissa le Hoheinheim se reposer. Elle venait d'augmenter ses doses de morphine. Complètement shooté Van ne sentait plus rien et se laissa gagné par le sommeil.

Il ferma les yeux puis se mit à penser à ce qu'il pourrait faire en sortant d'ici. Les combats n'étaient peut être pas tous terminés, il n'en savait rien. Ando, Len, Yanosa, Arekushi, Asuka, Dewa, Setsuna, Hiko, Mikami, Fuusho et Yuki... Tous avaient dû donner le meilleur d'eux même pendant ce combat. Van espérait qu'aucun ne soit blessé et que tous aient survécus. Bien trop fatigué pour s'en inquiéter davantage il se laissa gagné par la morphine peu à peu avant de s'endormir comme un bébé.
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Mer 28 Jan 2015 - 19:26

Peu à peu, au prix d'un effort qui aurait pu être qualifié de surhumain, Yanosa reprit son calme autant qu'il le put. L'estropié, Mikami, ne l'avait pas lâché du regard... Loin d'avoir voulu le défier, on aurait simplement dit qu'il tenait fermement à ne pas s'excuser. Une sorte de compromission entre le tord avéré qui était le sien et la réaction exagérée du guerrier rouge ? Sans doute... Mais s'il n'avait pas porté en si haute estime la simple douleur physique, ressentie comme infligée, sans doute la suite aurait-elle été un peu plus violente encore.

Asuka elle ne s'était pas faite prier pour présenter ses excuses à celui qu'elle pensait encore être son mentor, et sa gêne était palpable, presque tangible dans l'air ambiant. Si le jashiniste pouvait se permettre de se reposer sur une personne au sein de cette cité verticale, c'était sans doute sur elle : attentive, dévouée et appliquée, depuis que le guerrier avait pu la percevoir au travers des yeux de son autre, il l'avait clairement identifié comme un atout. Un atout de maître, qu'il lui faudrait malgré tout manœuvrer avec précaution. Et en l'occurrence, ni le lieu ni le contexte ne permettait au « gradé du Buki » d'avoir avec elle la conversation qu'il espérait, tôt ou tard, mener à bien en sa compagnie. La jeune fille s’était en tout cas hâtée de lui remettre sa béquille pour lui permettre de se tenir debout, une assistance que le fou de Dieu n'était décidément pas habitué à recevoir d'autrui, de même que tous ces soins qui lui avait été prodigués un peu plus tôt.

Par efficacité ou pas zèle appliqué, Asuka fut en tout cas prompte à continuer d'apporter son aide à Yanosa en alpaguant à la volée une jeune et frêle silhouette... Celle d'Ando, le Mamoru qui avait participé à la bataille contre le Furyou enragé. Le petit était aveugle mais parvenait malgré tout à se déplacer et à interagir avec son environnement... et même à combattre ! Une prouesse qui, si elle était certainement liée à la nature même de son pouvoir, réussissait à imprimer une estime et un respect dans le cœur du jashiniste. Lui qui avait autrefois plongé la tête la première dans les sciences occultes savait combien il était difficile, compliqué... voir impossible, de se faire aider par ce qui demeurait « au-delà ».

« Ando... Je t'ai vu quitter les lieux... Qu'es-tu allé faire, hm ? Tu as... achevé ce salopard, hein ? »

Le jashiniste s'était efforcé, en posant sa question, de paraître le plus cohérent possible. Car oui, si le Furyou était bel et bien mort, il faudrait bien qu'il affiche une mine réjouie, au moins un peu, et ce malgré le fait qu'il se serait personnellement plu à triturer les méninges de cette créature pour tenter d'en retirer quelque chose. Mais il faudrait, le cas échéant, faire sans...

« Asuka... Ne t'inquiète pas trop pour moi. Va, profite un peu de tes amis... C'est la bonne chose à faire. Nous nous parlerons... plus tard. »

Sur quoi, le jashiniste estropié se mit en route vers la sortie, au bout du couloir à l'angle, dodelinant sur sa béquille en tâchant d'imprimer une forme de dynamisme dans sa démarche pour ne pas avoir l'impression de faire du sur place. Oui, avant qu'il ait cette discussion avec son « élève », Yanosa avait malgré son état bien des choses à faire. Il avait passé trop de temps, contre son gré, enfermé dans son propre corps mais désormais, il était impensable pour lui de ne pas tirer profit de la position que son autre lui avait servi sur un plateau. Que Jashin, pour être plus précis, lui avait servi sur un plateau. Bien des opportunités se profilaient à l'horizon, même si pour l'heure... la méditation et la récupération seraient certainement plus de mise que la conspiration et la manipulation.


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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Jeu 29 Jan 2015 - 18:32

Héhé ça y est on a réussi ! On a choppé le petit passeur au passage, la victoire est donc assurée ! Avec un tel atout dans notre main, impossible de perdre. Enfin c’était ce que pensait le jeune Sairyo. Mais une chose à laquelle il ne s’attendait absolument pas se passa. La team Fuushikolen, qui dit nouvelle configuration dit aussi nouveau nom, se fit dépasser par un OVNI. Bon là c’était pas vraiment une soucoupe volante, mais un des passagers de ce fauteuil volant ressemblait fortement à un alien… Je vous laisse deviner lequel. Quoi qu’il en soit, ils avaient repris l’avantage. S’envolant dans les cieux, le fauteuil qui semblait électrique les dépassa allégrement. Mais là, il y avait un hic ! En l’air, pas possible de contrôler les mouvements de leur navette spatiale, et la collision fut donc inévitable.

« Ouch… »

Hiko ne put s’empêcher de compatir à la douleur. L’équipe adverse, en essayant d’emprunter un raccourci avait percuté un homme massif. Bon, même si ce dernier avait l’air mal en point, il avait stoppé leur élan. C’était le moment de prendre l’avantage ! Sauf que non, Fuusho eut la merveilleuse idée de s’arrêter net ! Il avait reconnu l’homme qui avait provoqué la collision ! Et Hiko le reconnut aussi, cet homme aux cheveux pourpres, c’était le haut gradé du Shûkai qui avait failli l’expulser. Pas boooon ! Il fallait vite se cacher de cet homme. S’il voyait que le gamin s’amusait à faire des courses de fauteuils alors qu’il avait été admis de justesse… Il courrait au devant de graves ennuis.

C’est donc tout en approuvant le choix du pilote, que le trio fuit à toute vitesse. Avec son adresse à en faire frémir les pilotes de bobsleigh, Fuusho sifflait tel le vent au milieu des quelques blessés autorisés à se balader dans les couloirs. Ils redescendirent donc d’un étage et arrivèrent au rez-de-chaussée. Passant devant l’accueil, Hiko fit un léger sourire aux personnes travaillant au secrétariat comme pour leur signifier, merci et désolé du dérangement. Et là, la percussion fut inévitable. Un petit vieux leur barrait la route, mais son apparence était plutôt frêle et il valdingua dans les airs alors que la team Fuushikolen sortait de l’hôpital par la grande porte. Fermant les yeux et levant bien haut son bras droit, Hiko brandit le poing en l’air en criant.


« ON A GAGNÉÉÉÉÉ !!!! »



Eh oui, ils étaient sortis en premier de l’hôpital, la course était donc remportée et l’équipe adverse leur devait un restaurant ! Et Hiko n’allait pas se gêner, il était tout simplement affamé… La course l’avait creusé. Rouvrant les yeux, le jeune garçon redescendit tout de suite de son état de grâce.

La Cité était en ruine. Des débris de partout, des traces de combats acharnés. Alors que le pneu de sa chaise roulante crevait, ils devaient continuer à pied. Se levant difficilement alors que Len avait déjà quitté ses genoux, Hiko ne put s’empêcher de regarder la scène d’horreur qui se présentait à lui. Il ne reconnaissait plus rien. Lui qui avait tant de fois arpenté les différentes rues de la Capitale… C’était comme si on l’avait transporté vers une nouvelle ville. Mais, à l’intérieur de lui, il le savait… C’était bien le Shozaichi qu’il voyait devant lui… Du moins ce qu’il en restait.

Vacillant légèrement, il parvint quand même à garder l’équilibre. Mais des flashs lui revenaient. Ce shinobi venu le réveiller pour qu’il rejoigne le front… Les combattants acharnés qui assaillaient la ville… Les shukaijins tentant de défendre leurs familles par tous les moyens… Le chef étendu, inerte, sous l’enseigne de son restaurant… Ce flash fut le plus difficile, le chef était devenu un ami pour le jeune garçon. Cet homme si gentil, qui cuisinait si bien et qui avait vraiment le cœur sur la main. Il fut alors à nouveau pris de nausées… Mais cette fois ci, il se contrôla. Rejoignant Len et Fuusho, les trois compatriotes commencèrent à avancer jusqu’à une bifurcation. Hiko savait où ça menait, c’était la rue commerçante… Là où… Enfin il ne voulait pas y penser. Mais à la place de retrouver la rue commerçante, il ne vit que de l’eau… De l’eau montant jusqu’aux fenêtres des maisons, inondant les commerces… Que s’était-il donc passé ?! Le jeune Hiko sentit alors la frayeur s’emparer de lui, il commença à trembler. La tête baissée, il ne voulait plus voir ce spectacle, c’en était trop.


« Comment… Est-ce… Possible… »

Hrp:
 
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Mer 4 Fév 2015 - 4:29

†Explication et repas pré-payée†





La folie humaine. La folie humaine était vraiment quelque chose d’extraordinaire. Quelle était cette molécule qui poussait les êtres humains à festoyer après la fin d’une bataille de cette envergure ? Qu’est-ce qui poussait les humains à devenir fou au point à dévaler les couloirs d’un hôpital sur un fauteuil roulant ? C’était encore un aspect de l’âme humaine qu’il me faudrait étudier… Mais après avoir moi-même vécu une telle expérience, je suis dorénavant plus à même de comprendre leur frustration ou leur envie de s’évader, de se changer les idées. Enfin pour se changer les idées, je crois qu’il avait bien fait… En se ramassant le sol… Alala pauvre petite chose gisante à terre, tel un morceau de patte pas trop cuite… Aldente ! Je ne savais pas trop où je m’étais retrouvé. J’étais confus… Pour ne pas changer. Je ne savais même plus pour quelle raison, je m’étais retrouvé à aller à l’hosto… Ah oui ! Cela me revient à présent ! Je devais rendre visite à mes frères d’armes, qui avaient combattu sur le même champ de bataille que moi contre ce fourbe de Raj. En repensant à cette bataille magistrale, je repensai au moment au je lavais sadiquement donné le coup de grâce. Pour ne point choquer les jeunes enfants, j’avais omis quelques détaille croustillé. Voici quelques indices.. Pour un homme aussi loin qu’il puisse ressembler à un homme, quelles sont les parties du corps représentatif biblique de la force ou la masculinité de l’homme ? Si l’on pose un parchemin explosif du ce dit partie, cela donnera un beau rouleau de printemps fourré à la viande ? Une bonne grosse saucisse fumante hachée en mille morceaux par la déflagration et réduite en cendres par l’explosion de dix autre. En repensant à ce petit moment sadique, privilégier entre moi et le funeste Raj, un large sourire apparut sur mon visage.


«Hoo oui que je l’ai achever ce batar ahahaha et de la bonne façon si vous voyez ce que je veux dire.avec un large sourire sadique paraissant. N’ayant que ma bouche pour communiquer, mes yeux bandés, cela faisait très certainement flipper.»



Après que le grand Yano-sama, s’en aller au loin, je reportai mon attention vers les deux protagonistes.


«Bonjour au faite, mais que faisiez-vous non d’un chien à dévaler les couloirs ainsi ? Vous faisiez une course ou quoi ? et j’étais si ironiquement loin du but ….»



©Mamoru Ando.




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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Sam 7 Fév 2015 - 20:55

Mikami ne semble pas tenir en place sur sa chaise. Peut-être craint-il qu'elle ne soit abîmée et qu'il en tombe ? Du coup il se lève de celle ci et va s'asseoir sur un banc. Non sans s'être « habillé » de façon plus correcte avant cela. Sinon on aurait vu tout son dos le temps qu'il aille s'asseoir ! Mon sensei quant à lui, s'adresse à Ando. Lui demandant s'il avait bien achevé ce « salopard ». Je ne sais pas de qui il cause mais il a pas l'air de trop l'aimer pour en parler de cette façon. Oui, j'ai jamais entendu Yanosa dire de grossièretés et là ça fait déjà deux fois en peu de temps.

Ando lui répond, confirmant le fait d'avoir achevé leur ennemi. Du coup ils se sont battus cote à cote. Trop de chance l'aveugle. Moins de chance de pas pouvoir avoir vu ça. Le type semble y avoir prit son pied car il sourit bizarrement. Depuis quand ça fait sourire de tuer des mecs ? Enfin j'en sais rien moi j'ai jamais tué personne, mais ça me paraît étrange quand même d'y prendre son pied, non ? Bon après, je ne sais pas ce qui leur a fait non plus. Vu les insultes qu'il se prend et le fait que Yanosa soit en soins intensifs, il a quand même dû le mériter.

Mon sensei me demande ensuite de ne pas trop m'en faire. Il en a de bonnes, lui ! Il devait être quand même sacrément amoché. Je le regarde s'en aller. J'aurais bien aimé qu'il reste encore un peu. Mais bon, nous pourrons au moins se parler plus tard, c'est une bonne chose. J'ai hâte de discuter de tout ça avec lui. Mais pour l'heure, l'aveugle nous pose une question.


- « Ben oui ! Même que l'autre équipe s'est enfuie en voyant Yanosa sensei. »

Vraiment trop fort mon sensei. Je me demande où ils sont allés. Peut-être dehors ? Allez, on doit les rejoindre. Je jette un dernier regard vers l'endroit où Yanosa a disparu. Puis, je me retourne vers Mikami et lui adresse un grand sourire. Puis je me dirige vers lui et me penche vers son oreille pour lui parler sans que l'autre n'entende :

- « Tu as entendu mon... Ami ? Je dois profiter de toi... »

Un petit rire avant de me redresser. J'aime bien l'embêter, faut voir la tête qu'il fait ! Puis je vais chercher le fauteuil roulant et l'amène devant lui.

- « C'est ça ou... »

Je lui montre mon bras. S'il veut, je peux le soutenir et on laisse le fauteuil là.

- « A toi de choisir ! »

Pour aller où ? On s'en fiche ! Il choisira. Soit on rejoint les autres, soit il peut retourner dans sa chambre. Peut-être qu'il est fatigué, il a des belles blessures quand même. Ce serait peut-être plus sage de se reposer. Légèrement inquiète, je lui demande :

- « Tu vas bien au fait ? Tu ne t'es pas fait mal non plus ? »

J'espère que non ! Mais bon, je ne vois pas de sang qui signifierait une blessures rouverte. Et il n'a pas l'air de trop souffrir. Ou alors, il le cache bien. N'empêche que j'ai l'air de la fille qui s'en fout, là. Oui parce que je lui demande, mais un peu tard, non? Décidément, je suis vraiment trop nulle ! J'espère qu'il ne va pas s'en offusquer.
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Message(#) Sujet: Re: [Post-Acte#5] La fin du cauchemar... Tous à l'hôpital [Libre] Dim 8 Fév 2015 - 23:13

Le regard du shinobi blessé remonta le bras tendu de la jeune fille jusqu'à son visage, entre l'angélisme et les taquineries. Lui adressant un regard pour le moment flegmatique, il se saisit de sa béquille et pointa le fauteuil du bout de l'objet. Le souvenir d'une mauvaise chute, une faille sur l'axe des roues, un coup sec, et la chaise roulante s'effondra sur elle-même en emportant la canne. Mikami hocha un peu trop innocemment les épaules, comme si toute cette histoire était le fruit de la fatalité. Il s'agrippa d'une main au bras de la kunoichi et prit appui sur ses épaules avec son autre bras, n'hésitant pas à se serrer pour être sûr de ne pas perdre l'équilibre. Enfin ils se mirent en marche.

    - T'inquiète pas pour les blessures... j'ai eu une pilote d'exception.


Et enfin un sourire. En dehors de ça, pour la première fois il s'attardait sur les noms de ninjas inscrits sur les portes qui défilaient, et s'arrêtait sur les regards parfois nerveux et parfois interdits des eisei-nin qui cherchaient souvent à rassurer à partir de rien les inquiétudes ineffaçables des visages des proches attendant aux portes. Décontenancé par toutes ses visions de chagrin, le jeune homme se laissa surprendre par le trouble qu'il ressentit en imaginant le nom de la jeune fille qui le soutenait sur une des portes du couloir de soins intensifs. Ainsi, il ne put s'empêcher d'enfin éprouver un soulagement quant à la fin de cette bataille, ayant retrouvé la plupart de ses camarades dans une forme convenable à l'image de la solidité dont faisait preuve la Jisetsu qui l'aidait à marcher. Ses yeux finirent par s'arrêter sur une porte, interpellés par les caractères en katakana qui y étaient inscrits. Hoheinheim... Van. Il s'arrêta alors qu'il s'écrasait légèrement sur Asuka, dans un contact qui englobait un peu une jambe, doucement son flan et pleinement ses côtes ainsi que la totalité de son bras reposé sur le haut de son dos. Son visage était tourné de l'autre côté, arrêté sur l'écriteau. Il demanda cinq minutes de leur temps à sa partenaire de course et posa une main sur la poignée de la porte. Une bonne idée l'arrêta net et il se retourna vers la jeune fille.

    - Dis, t'arriverais à me faire un bouquet de fleurs avec ton affinité ? Je te promet que je te le rendrai, en nature bien sûr...


Après qu'elle lui ait accordé sa demande, peut-être convaincue par l'idée de se voir retourner un vrai bouquet, il lui échangea contre une expression sincère et complaisante malgré sa fébrilité en la gratifiant d'un « T'es une artiste » avant de disparaître un moment dans la chambre du roi scorpion.

Enfin dans cet état, c'était plus le retour de la momie. Ou un triste mélange des deux. Il lui vint à l'idée de le secouer amicalement pour le réveiller mais la tête du trentenaire se tourna faiblement vers lui, peut-être alerté par l'arrivée d'un nouveau moment d'effervescence du jeune shûkaijin qui pourrait lui coûter la vie. Il prit des nouvelles en plantant le beau bouquet de métal sur la commode. S’enquérant de son état, de son combat et de sa période de convalescence. La savant le rassura sur la faisabilité d'un projet dont ils avaient vaguement discuté, puis il échangèrent quelques minutes...

* * *

La porte claqua doucement et Mikami retrouva la jeune fille, se jetant amicalement et démonstrativement sur ses épaules comme si son soutien lui avait manqué au point qu'il ne risquait à présent de s'écrouler. Il eut un léger rire inexpliqué et spontané, en fait motivé par la joie de la savoir dans un état à l'opposé de celui du Hoheinheim malgré les plaies dans les façades des bâtiments qui se dessinaient derrière leur reflet sur la fenêtre, témoin de l'assaut pourtant meurtrier que reçut le shozaichi. Témoin tout comme l'incertitude qui marquait tous les visages fermés et baissés qu'ils croisaient. Il prit une inspiration pour respirer à plein poumon la vie qu'ils avaient encore, au détour d'un couloir désert, et le parfum de la kunoichi vint s'immiscer dans l'une de ses narines. Et un nouvel écriteau marqué des sigles "réservé au personnel" et celui de l'interdit se présenta de manière intrusive sur une porte comme si ce fut une synchronicité. Un coup d'œil à droite, un coup d'œil à gauche, un tour de poignée, un coup d'œil à l'intérieur... Un léger instant de battement ou d'incompréhension, et comme ayant retrouvé toute sa vitalité il entraîna la Jisetsu dans la pièce vide. Et il se foutait de savoir ce qu'elle renfermait. Seul le bruit d'objets tombant de plusieurs étagères qui se plaquaient contre le mur aurait pu en témoigner car il ne prit même pas la peine de chercher un interrupteur, et le reste de ses sens n'était absolument pas orienté sur le contenu de la salle...

* * *

La porte claqua doucement après qu'il ait vérifié l'absence de regards en leur direction, et il tira à nouveau la jeune fille hors de la pièce en réajustant sa coiffure avant de s'écrouler une énième fois sur elle et d'exprimer un rire amusé ; cette fois motivé par le fait que malgré les oreilles qui peuvent traîner sur les murs, les gardes-meubles restent aveugles et muets. Profiter, il savait très bien ce que ça voulait dire. Les lieux, les conditions, les interdits, n'étaient que des critères qui lui permettaient de plus apprécier. M'enfin... il fallait retrouver l'autre équipe de fauteuil roulant. Un sourire aux lèvres il porta à nouveau son regard sur Asuka.


    - Bon... Il va falloir qu'on se mette sérieusement à la recherche d'Hiko et Fuusho parce que si je me trompe pas ils nous doivent un resto', c'est pas comme si ils avaient fui la course à la première grosse difficulté...
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