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 Retour aux sources et succession

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Suna
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Message(#) Sujet: Retour aux sources et succession Lun 9 Fév 2015 - 22:09

    Une journée harassante, comme presque toujours ces derniers temps. Des chantiers et des projets un peu partout, dans le village comme en-dehors. Le développement qu’ils appellent ça. Ils devraient également penser à développer l’allègement de nos charges de travail. Surtout que les hauts gradés doivent demeurer droits et forts, pour donner une bonne image aux civils. Donc même si le dos fait souffrir le martyre, que la main tremble à l’idée de tenir de nouveau une plume en main, que les yeux commencent à refuser de voir un parchemin, il fallait sourire aux gens que l’on croise. Il n’y avait que chez soi, à l’abri des regards, que l’on pouvait lâcher un profond soupir et s’affaler par terre pour récupérer un maximum en attendant le jour suivant. Je commençais à comprendre Zanshi, elle qui occupa ce poste de longues années durant. Je l’avais rencontré à une oasis, en dehors de Suna. Elle cherchait du repos, ses devoirs lui pesaient, selon elle. Moi qui n’étais qu’un Genin, je ne mesurais pas encore la portée de son message. Mais à présent, j’étais celui qui souhaiterai prendre congé en me rendant à une oasis, seul, juste pour souffler.

    La seule joie de la journée : le moment où l’on pose la main sur la poignée de sa porte. Car une fois l’entrée passée, on pourra courber le dos, autoriser nos jambes à nous lâcher, fermer les paupières… Mais pas cette fois. Cette fois il y avait quelqu’un là, assise à la table, m’attendant. La porte n’était pas fermée à clé, comme chez la plupart des Yamada. Nous vivions dans des tentes, nous étions toujours ensembles, alors nous ne comprenions pas tous l’utilité de se barricader ainsi. Puis, je n’avais pas grand-chose de valeur, hormis un précieux katana que m’avait offert Zanshi. Mais il était bien caché…

    « Que me vaut cet honneur Mitsune ? »

    D’abord, était-elle là en tant que chef de clan, ou en tant que simple Yamada ? Dans un cas, je devrais rester droit, dans l’autre je n’aurais aucune gêne à relâcher les traits de mon visage.

    « Faut-il toujours une raison pour rendre visite à un arrière cousin ? »
    « Donc tu es venue sans raison particulière ? »
    « Je n’ai pas dit ça. »

    Ah, bien entendu… Je refermais la porte derrière moi et vins m’installer sur une chaise à côté de la demoiselle. Je levais alors les yeux vers elle, attendant qu’elle prenne la parole.

    « Je vais être franche : le désert me manque. »

    J’aurais pu répondre : « Et alors ? ». N’étions-nous pas dans le désert, dans Kaze no Kuni ? Sauf que je comprenais tout à fait ce qu’elle voulait dire. La plupart des Yamada l’aurait comprise. Je me contentais donc d’hocher de la tête, lui intimant de continuer.

    « Je suis plus âgée que toi de quelques années, j’ai connu notre passée plus longtemps. Je me sens nostalgique, mélancolique, mais je ne pouvais pas faire marche arrière pour autant… Tu possèdes toi aussi des devoirs, tu dois me comprendre. »

    Être le chef de quoique ce soit, c’est ne plus simplement penser à son propre bonheur, mais au groupe. Le confort de la majorité passe avant le notre, sinon on ferait un bien piètre chef, et on décevrait tant de personnes…

    « Kioshi, tu sembles beaucoup mieux t’adapter à la sédentarité. Et nous ne pouvons retourner tous dans le désert. D’abord, parce qu’ici nous sommes à l’abri. Et puis, certains Yamada ont vu le jour entre ces murs à présent… »

    En effet, pour les prochaines générations, ils ne diront plus du pays qu’il s’agit de leur foyer, mais uniquement et directement le village. Ils grandiront entre des murs, et non dans l’espace ouvert et sans fin des dunes de sables… Laquelle des situations était la plus enviable ? Y en avait-il seulement une ?

    « Tu portes encore nos coutumes dans ton cœur, je le vois bien. »

    Son regard se porta d’abord sur mes pieds continuellement nus, puis vers la porte entre-ouverte donnant sur ma chambre, et notamment sur un bac à sable à côté d’un lit inutilisé. Dormir à même le sable, comme à l’époque… Les jeunes Yamada comprendraient-ils ça ? Eux qui connaissent déjà le confort d’un matelas et non le relief malléable des grains. J’espérais au fond de moi me tromper sur la venue de la chef de clan.

    « Je souhaite retourner à la vie de nomade, accompagnée de ceux qui portent cette même nostalgie en eux. Mais il me faut donc trouver un bon successeur ici… Tu es connu de tout Suna. Kioshi, tu es le candidat idéal. »

    Pour toute réponse, un rire nerveux me prit subitement. Un rire qui dura plusieurs minutes durant, et qui ne se calma que lorsque Mitsune, debout, venait poser sa main sur son épaule. Quelle ironie… Mais son regard m’indiquait qu’elle ne comprenait pas :

    « Si je n’avais pas des responsabilités ici, si mes proches ne se trouvaient pas là, j’aurais été le premier à te suivre pour retourner chez nous… »

    Réalisant que nous portions le même fardeau, elle se pencha et m’enlaça. Elle qui nous avait guidé à travers le désert, je l’aurais suivi sans hésiter à travers un autre voyage. L’ambiance qu’il y avait au sein de notre clan… Nous n’avions pas de maison, ni murs ni toit, et pourtant nous nous sentions partout chez nous, du moment que nous étions tous là, ensemble. Les longues marches en chantant pour motiver les plus faibles. Le retour de nos chasseurs revenant avec le sourire d’apporter encore une fois du scorpion à manger. Les soirs à passer autour d’un grand feu où nous faisions cuire la viande. Les oasis où nous nous baignons tous ensemble, nous amusant à faire varier la température de l’eau pour embêter les autres. Le dernier jeu à la mode était de sécher ses vêtements le plus rapidement possible. Car oui, nous nous baignons habillés. Cette sensation toute particulière du tissu embrassant notre corps, se collant à la peau ne nous gênait pas. Les nuits à la belle étoile et à rester attentif à la moindre étoile filante… Le petit détail faisait notre bonheur. Mais nous perdions peu à peu toutes ces choses en restant ici…

    « Je te comprends tout à fait. J’aurais fait la même chose si j’en avais la possibilité… Promets-moi juste une chose : de garder contact. »

    Si j’étais obligé de rester à Suna, autant que je prenne les autres obligations afin de permettre à ceux voulant repartir de le faire. J’avais appris qu’obtenir un rang n’était pas forcément un cadeau, car cela impliquait des devoirs. Mais il était inutile que nous soyons deux dans cette situation. L’étreinte de Mitsune se fit plus forte. Un remerciement ou un geste compatissant ?

    « Tous les jours. »

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