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 Au revoir

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Message(#) Sujet: Au revoir Dim 15 Fév 2015 - 0:29

Une nuit de tranquillité. À l'heure où les rues sont plus peuplées de gardes effectuant leur tournée que de citoyens en virée, où les dernières veilleuses résistent à l'extinction des feux et au sommeil implacable qui assaille la plupart de la ville. Donc pas un bruit, si ce n'est les brèves apparitions de binômes lambda ou shinobi dont les voix disparaissent au coin de rue. Par prévention, même si cette précaution s'avérait inutile à la vue de l'organisation du départ, mais après tout parce que c'était le dada d'un ninja, ce fut le pas silencieux que Mikami courait de toit en toit, une capuche noire volant au gré de ses sauts et déplacements. Pas nécessairement le besoin d'être discret, mais il l'était car ceci régissait son état d'esprit. Depuis l'escapade dans l'antre du savant fou cogiter avait été son quotidien, le distrayant de toutes ses principales occupations et ayant raison de sa concentration puis de ses actuelles priorités. Décidant de renverser ces dernières, une convocation pour un tour de garde aux avants-postes apparut comme le moment opportun se dessinant dans ce qui semblait un signe du destin.

L'ombre de sa silhouette avançait sur le pavé éclairé par un très net croissant de lune. Sa clarté illuminait chacun des rebords de bâtisses qui se dressaient sur sa route, le prévenant de chaque bond à effectuer. Son visage sûr et impassible fendait l'air frais des premières nuits printanières, marquées du réchauffement progressif de l'atmosphère alors que la terre profitait de l'absence du soleil pour faire ressortir la fraîcheur accumulée durant l'hiver. La projection de son corps quelques mètres plus bas se désolidarisa de celles des immeubles, dévoilant les contours d'un objet conique qu'il traînait dans sa course. Ce n'était pas quelque chose de solide, ça se balançait en rythme avec ses pas de part et d'autre de sa main qui le tenait fermement. La coloration des par-terre verts et de la plupart des arbres fruitiers était une autre caractéristique du printemps, dans l'éclosion des bourgeons précédent le vol des pollens et l'arrivée des fruits de saison. Un enchantement diurne qui ne trouvait place dans la pénombre nocturne que dans le vol de quelques pétales aspirées dans le sillon du shinobi avant de se déposer délicatement sur le sol.

Mikami avait appris avec le temps à se défaire de tout ce qui représentait un attachement. Et ce à tout moment car la vie les emporte généralement sans prévenir, de la même manière qu'elle ne présente une opportunité. C'est ici que le mot attache prend tout son autre sens, quand elle retient à un endroit précis comme une chaîne retenant le poignet à un mur immuable si l'on ne sait pas se défaire des liens qui nous y retiennent. C'est en s'en défaisant que l'on retrouve une part de sa liberté. Mais librement, il choisit de respecter une seule promesse qu'il avait faite alors que le Shozaichi sortait à peine la tête de l'eau. Pourtant ceci n'avait attrait à aucun engagement envers la cité, mais seulement pour un attrait personnel auprès duquel il s'était engagé en quelques mots qui ne valaient rien à l'égard de la cité. Faire passer les futilités importantes avant les plus grosses obligations, c'est aussi ça, la liberté. Une escapade dans les forêts aux abords du village, un saut au standard de l'ôdâ dans la journée, quelques mots et il avait obtenu ce qu'il voulait.

Alors il effectuerait un petit détour avant de rejoindre les portes de la capitale. Il prit la route du quartier Jisetsu, se glissa discrètement d'un point à un autre jusqu'à arriver au lieu indiqué dans l'après-midi. Une faible lueur s'échappant d'une fenêtre le rassura dans l'espoir de revoir son visage, avant de s'isoler comme un ermite. Atterrissant depuis le toit dans une souple flexion des jambes et dans un regard porté aux alentours comme l'aurait fait un chat, l'amnésique finit par jeter un coup d'œil à l'intérieur. Sa chevelure rose et innocente passa au loin dans une brièveté qui trouva écho dans une chaleur au creux de son ventre qu'il évacua en un long et léger souffle du nez. Il coinça ce qu'il gardait dans la main entre le volet et la façade, invisible depuis l'intérieur de la maison. Son seul sac trouva escale au pied du mur. Défaite de toute entrave, une épaule se dégagea de son chaperon noir et vint présenter le revers d'une main à la vitre le séparant de cette douce kunoichi qui serait la seule personne à laquelle Mikami se présentait avant de partir pour son pèlerinage.

Une hésitation, et le dos de sa main s'apprêta à frapper à la fenêtre. Mais il s'arrêta, remarquant le léger entrebâillement de celle-ci alors qu'il s'y trouvait tout proche. Sa paume fit volt-face et ses doigts se déposèrent légèrement sur le bois du cadre. Elle avait l'air seule, et à cette heure tardive il ne voulait pas la surprendre et provoquer la moindre peur. Aussi l'idée de se recevoir un kunai inopportun ne l'enchantait pas vraiment, il la savait forte et réactive. Alors il poussa lentement la fenêtre ouverte en prenant soin qu'elle n'aille pas s'entrechoquer avec le mobilier à l'intérieur dans un bruit sourd et inquiétant. Chose faite, il passa son visage dans la large ouverture qu'il avait créé alors qu'un fébrile courant d'air prévenait d'une partie des circonstances, et posa ses coudes sur le rebord. Là, s'exprimant d'une voix assez audible pour ne pas faire croire à une intrusion qui se serait voulue voilée et assez inoffensive pour ne pas induire la moindre stupeur, il glissa dans le silence de son foyer, délicatement et d'un ton calme pour ne pas l'effrayer :


    - Malgré tout, tu as l'air d'avoir meilleure mine que la première fois, Asu-chan...
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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Lun 16 Fév 2015 - 10:02

Depuis l'attaque, je me suis reprise en main. Enfin j'ai essayé, du moins. Ce qui a tout déclenché, c'est cette conversation avec Yanosa. Ça m'a bien fait réfléchir. Plus jamais je ne toucherais à l'alcool. Suite à quoi, j'ai reprit l’entraînement quotidien. Qui est bien plus utile que d'errer dans les rues du Shukai sans rien faire, sans objectif particulier. J'y ai même rencontré le jeune Hiko, que j'ai entraîné un peu. Et je me suis surprise à aimer enseigner. Il faut croire que l'on change avec le temps. Et puis j'ai recommencé les missions. Seule cette fois-ci, sans membre aucun autre membre de l'équipe. Il faut bien que je gagne de l'argent pour acheter à manger. Et hors de question de retourner danser dans des bars sordides. En plus, j'ai rencontré une cousine que je ne connaissais pas encore. Comme quoi, ça a du bon de sortir un peu de sa routine et de sa coquille.

Avant la disparition de mon frère, je passais quasiment toute la journée sur le terrain d’entraînement à côté de la maison. On peut quasiment dire qu'il m'appartient. Il porte les stigmates de mes nombreux affrontements avec moi-même. Mais depuis que j'ai reprit l’entraînement, je ne le fais plus que le matin. Je me lève tôt, je m’entraîne. Puis le midi je rentre chez moi me laver et manger. Et l'après midi, je fais une toute autre sorte d’exercice. Je prends du temps pour moi, pour penser. Je fais les courses aussi et m'occupe de la maison. Il faut bien, puisque je suis seule. Il m'arrive aussi d'aller emprunter des livres à la bibliothèque. Je m'occupe de moi quoi.

Et cet après midi j'étais tellement dans mon livre que je n'ai pas vu le temps passer. Un livre qui décrit les différentes religions, avec quelques détails sur chacune. Très intéressant. Un livre que je n'aurais encore jamais pu lire il y a quelques semaines de cela. Et c'est la faim qui me rappelle à l'ordre, m'indiquant qu'il est tard. Je pose alors l'ouvrage sur la table basse, en prenant soin d'y mettre un marque page pour ne pas perdre l'endroit où je suis rendue. Puis je me suis attelée à faire à manger. Entrouvrant la fenêtre pour évacuer les odeurs de cuisson. Ce sera des makis ce soir.

Vous voulez la recette ? C'est franchement pas dur. Il suffit de faire cuire du riz. Mais bien cuit, pour qu'il soit collant. Une fois fait, il faut en étaler sur une feuille d'algue. Ensuite, on y rajoute ce qu'on veut : de l'avocat, ou du saumon par exemple. Puis on enroule le tout, et voilà. Simple, non ? Et en plus c'est bon. Là j'en prépare plusieurs comme ça j'en aurais pour demain. Ce sera tout prêt et j'aurais juste à faire réchauffer. J'en pose dans une boite que je mets au frais. Et une voix me sort de ma solitude. Je tourne la tête vers la provenance. Et en voyant son visage je lui adresse un large et chaleureux sourire :


- « Mikami ! »

Je m'avance vers lui, sourire toujours aux lèvres.

- « Oui, c'est vrai. Mais le temps passe et il faut savoir tourner la page parfois. »

Mais j'y pense, comment il sait que j'habite là ? Je ne lui ai jamais dit. Remarque c'est pas bien dur je pense. Déjà il sait que j'habite au quartier Jisetsu. Et ensuite je lui ai dit il me semble que ma maison était l'une des premières du quartier. Du coup, c'est l'une des plus anciennes. Les autres étant pour la plupart des constructions neuves ou des appartements. Découvrir laquelle c'était n'a pas dû être bien compliqué à partir de ces informations.

- « Tu veux entrer ? »

Je me dirige vers la porte et forme une clé pour ouvrir la serrure. Un cliquetis se fait entendre, signifiant l'ouverture.

- « Allez viens, et raconte moi ce qui t'amène. »

Surtout à une heure si tardive. Ça doit être important. Je le fais entrer et referme la porte derrière lui.
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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Lun 16 Fév 2015 - 16:45

    - Oui, c'est vrai. Mais le temps passe et il faut savoir tourner la page parfois.


Ainsi la douleur de la disparition de son frère avait été balayée, d'un revers de la main tournant lourdement la page pour passer au chapitre suivant. Effectivement le monde shinobi ne laissait pas beaucoup de marge aux sentiments et aux regrets. Sûrement espérait-elle qu'il réapparaisse subitement au coin d'une ligne, mais ce genre de pensées finit généralement par ronger celui et celle qui s'y perdent au fur et à mesure que le temps passe et l'absence persiste. Alors, elle poursuivait sa vie au sein de sa maisonnette, vivant l'instant présent comme ne se préoccupant que de ce qu'elle avait devant les yeux et à portée de main, à l'image de ce livre ouvert renversé sur la table basse, pour s'élever et continuer à avancer. Alors sa bonne humeur apparente fut échangée avec le jeune homme à la fenêtre qui le lui rendit en un visage apaisé et complaisant.

    - Tu veux entrer ?


Mikami répondit par un hochement d'épaule comme si ce n'aurait pas été important, l'invitant ironiquement à ouvrir la porte. Il n'attendait que ça après tout, qu'elle ne brise la barrière que formait le mur de sa maison. La voyant alors se diriger vers l'entrée, il fit le tour de la bâtisse pour la rejoindre par le même côté. La serrure tourna et le loquet s'envola avant qu'il n'y soit, il ralentit le pas en arrivant sur le rayon de lumière qui s'élargissait au fur et à mesure qu'elle ouvrait sa demeure sur l'extérieur, et sur l'amnésique, qui se présenta à elle en ayant laissé ses affaires de l'autre côté. Il marcha à l'intérieur en lui adressant un sourire chaleureux qui était encore gravé devant ses yeux, et perdit son regard sur la jeune fille. Conscient des jours qui allaient venir, il la voyait en pouvant ressentir toute l'énergie qu'elle dégageait jusque sur tous les pores de sa peau. Après tout la kunoichi aurait pu être en mission ou tout simplement absente, et il serait parti de la cité pour une longue période vers l'inconnu avec le sentiment de s'être précipité. Alors il profitait de sa présence, comme en contemplation devant l'instant simple et chaleureux qu'il vivait. La demande des raisons de sa venue le ramenèrent pourtant à la réalité et le claquement de la porte retentit en taisant les bruits extérieurs, les enfermant dans une bulle qui dès lors leur appartenait.

    - Je pars en voyage dès ce soir... mais ce n'est pas pour une raison officielle, j'ai peut-être une bonne piste par rapport à mon passé et il faut que j'aille l'explorer.


Il la suivit à l'intérieur de l'appartement, marchant lentement et sans but précis. Mikami réfléchissait à ce qu'il pourrait lui dire, au cas où il venait à être recherché, même si ses intérêts convergeaient toujours avec ceux de l'alliance. Ce qu'il voulait absolument éviter, c'était mettre la jeune fille dans une position inconvenable à cause de sa visite. Cette dernière n'avait rien qui pouvait porter préjudice à Asuka si ce n'est les informations qu'elle détiendrait sur son trajet et sa destination. Si jamais elle venait à être interrogé, il fallait qu'elle soit en mesure de dire tout ce qu'elle savait pour ne pas plus être inquiétée. Et même s'il y avait le risque que son devoir de shinobi lui dise de le retenir, il faudrait qu'il mette tout en œuvre pour s'échapper pour ne pas que sa potentielle tentative ne soit jugée comme fausse ; et elle, complice. Ainsi il allait trier ses mots afin de s'en aller sans être poursuivi, même si l'envie de tout partager avec la jeune fille était aussi forte que la vibration et la chaleur au fond de son cœur. Tout de même, c'est vraiment quelque chose d'instable, la liberté.

    - Je vais être absent de Shozaichi pendant une longue période, mais je n'ai pas pu me résoudre de partir sans passer te voir avant.


Aussi il venait de remarquer des bandages qui lui serraient les mains, entourant ses premières phalanges et les os reliant les doigts au poignet. Ceci ne manqua pas de l'interpeller, mais alors qu'il l'avait maintenant face à lui et qu'il venait de lui dire que partir sans la revoir n'avait pas été envisageable, il glissa tendrement la mèche qui pendait toujours à sa gauche derrière son oreille pour découvrir la totalité de son visage qu'il regardait affectueusement.
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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Mar 17 Fév 2015 - 15:56

La poignée se referme sur nous. Et je me retourne vers lui après avoir fermé la porte sur le monde extérieur. La première phrase qu'il lâche claque dans l'air comme un coup de tonnerre. Je déglutis et passe à côté de lui pour avancer d'avantage dans la maison, avant de me stopper au milieu de la pièce. Un voyage, hein ? Tant mieux pour lui, si c'est pour retrouver son passé. Ça doit lui tenir à cœur. Qu'est-ce que j'ai à y dire, moi, hein ? Je croise les bras sous ma poitrine. Encore un départ... Pour combien de temps ? Il faut croire que je fais fuir les gens. Je suis peut-être destinée à finir toute seule, qui sait ?

Il prend de nouveau la parole, brisant le silence devenu pesant. Absent durant une longue période, hein ? Pourquoi est-ce que ça m'attriste ? La dernière partie de sa phrase me prend par contre de court et je sens le rouge me monter aux joues. Depuis qu'on s'est rencontrés, on s'amuse à se chercher et à se fuir. A s'effleurer mine de rien. A jouer avec quelques paroles à double sens, placées au bon moment. Mais rien de bien sérieux. Mis à part ce jour là à l’hôpital, bien sur. Mais bon, c'était à part. On avait besoin de réconfort après tout ce qu'il s'était passé. C'était bien agréable, quand m... Hein ? Je relève la tête quand il me replace une mèche de cheveux. Je l'observe quelques instants.


- « Mikami... »

Je me perds dans la contemplation de son visage, comme si je souhaitais garder son image pour plus tard. Ce qui est sûrement le cas. Puis je me reprends et lui répond enfin :

- « Je fais partie de l'Ôdâ, le quartier de la justice. Et toi tu me dis que tu t'en vas pendant une longue période, pour une mission non officielle... »

Je lui adresse un sourire malicieux. En tentant de plaisanter comme on a l'habitude de faire.

- « Je pourrais te passer les menottes et t'empêcher de partir, tu sais ! »

Je décroise les bras et prends ses mains dans les miennes, faisant mine de l’attraper. Mais le sourire s'efface vite et je détourne le regard.

- « Tu pars longtemps, alors ? »

Loin de moi ? Je lâche finalement ses mains et me dirige vers le divan pour aller m'y asseoir. Je l'invite à venir à côté de moi, en tapotant la place vide. Puis je reprends :

- « Comment tu as obtenu cette piste ? »

Je croyais qu'il était amnésique et n'avait aucun souvenir. Quelqu'un l'a-t-il contacté ? Je baisse de nouveau les yeux, un peu gênée.

- « Tu n'as... Pas peur de ce que tu pourrais découvrir ? Sur ton passé, je veux dire ? Tu sais, des fois, c'est pas très glorieux et il vaut mieux le laisser où il est... »

J'ajoute la dernière phrase en triturant nerveusement mes bandages.

- « Et puis, tu pourrais aussi découvrir que des gens tiennent à toi. Et vouloir rester là bas... »

Où ça ? Je ne sais pas. Peu importe. Il ne sera pas là, et ça c'est important. C'est tout ce qu'il y a à retenir. Tout comme le fait que ça me rend triste. Je crois que je tiens bien plus à lui que ce que je n'aurais cru. Et c'est maintenant qu'il part que je m'en rends compte. J'ai jamais été très douée pour les relations humaines, de toutes façons.
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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Mar 17 Fév 2015 - 20:17

Il s'était bien dit, à peine plus tôt, tout mettre en œuvre pour s'échapper si jamais elle essayait de le retenir. Pourtant quand elle lui parla de menottes cette pensée commença rapidement à s'estomper, submergée par le poids du sourire malicieux qu'elle lui adressait. Au moment où elle lui prit les mains, Mikami se rappela en un souffle subitement et imperceptiblement coupé pourquoi il était passé la voir alors que comme elle-même le disait, elle était une représentante de la justice. Parce qu'il la voyait avant tout comme une personne chère et qui l'attirait, à l'inverse de cet ordre qui le rebutait. Ce n'était pas une kunoichi de l'ôda qu'il avait en face de lui, mais une jeune femme aux charmes qui n'avaient de cesse de se dévoiler. Celle-ci lui présenta son profil alors qu'elle lui demandait le temps que ce voyage allait lui prendre et comment celui-ci avait-il été induit, dans une contrariété qu'il put percevoir sûrement parce qu'il devait faire face à la même chose.

    - Je suis tombé sur des documents alors que je traînais à la bibliothèque, et je ne sais pas combien de temps ça va me prendre. Le temps qu'il faudra, dans tous les cas...


Puis il s'assit sur le fauteuil, à côté d'elle. Le jeune ninja aurait vraiment aimé lui raconter les quelques jours qu'il passa avec Van, de la tension qu'il y eut dans la grotte quand il tomba nez à pince avec le scorpion géant, de ce qu'il avait enduré avec les toxines, de la soirée qu'ils passèrent ; et par dessus tout des visions qu'il avait eu de ses premiers jours, ainsi que de certains comportements étranges qu'il rencontra à ce moment là. Mais même si une poursuite à son égard n'était qu'hypothétique, il ne voulait prendre le risque d'être dérangé pendant son ermitage. Sentant cette entrave qui assénait le désir de partager plus d'histoires avec Asuka, un sentiment de rage vint frémir au fond de lui. Mais ces chaînes là, il était pour le moment le seul à se les mettre, restait à voir avec le temps, si elles étaient justifiées ou non. En attendant, il ne se permettait pas que ces échanges avec le Lumineux n'aillent le déranger et le faire remonter jusqu'à lui.

    - Tu n'as... Pas peur de ce que tu pourrais découvrir ? Sur ton passé, je veux dire ? Tu sais, des fois, c'est pas très glorieux et il vaut mieux le laisser où il est...


Ses paroles le sortirent de ses pensées. De plus, ses mots ressemblaient à ceux du Hoheinheim. Pourquoi tous avaient le réflexes de penser que le passé pourrait ne pas être glorieux ? Pourquoi pas l'inverse ? Une question qu'il se poserait en méditation et en introspection, le temps qu'il ne rejoigne sa destination. Sa douce voix vint cependant suppléer l'idée de la jeune fille. Même s'il savait plus ou moins ce qu'il allait chercher, il n'avait aucune conception des surprises qui pourraient l'y attendre. Mais cette histoire d'attachement, aux lieux et aux personnes, formant les craintes de la demoiselle qui était juste à côté de lui, lui laissa un sentiment d'ironie qu'il... dont il sentit, le besoin de lui en faire part... Après tout, venir simplement pour ses beaux yeux lui procurait beaucoup de plaisir, mais à la vue de son absence à venir il fallait qu'il se soulage de quelques mots qu'il aurait regretté d'avoir laissé en suspens en prenant la route.

Alors il se saisit délicatement de son menton pour l'inviter à reposer le regard sur lui et fit en sorte d'alléger la kunoichi de l'inquiétude qu'elle mentionna, et qui ne manqua pas d'interpeller le jeune shinobi dans ce qui ressembla à un bouleversement intérieur qui sans pour autant le prendre de cours, le dérouta sensiblement.


    - Qu'est-ce qu'il te dit qu'ici, il n'y a pas des choses auxquelles je me suis attachées et qui me donnent envie de rester ?


Ses yeux qui ne démordaient pas de son visage lui disaient « Oui, c'est bien de toi que je parle. » et il tenait tout autant à lui faire savoir qu'à partir, découvrir tout ce qui pourrait être possible à Kaminari en y accordant le temps nécessaire, revenir. Aussi même si son chemin n'avait trouvé un détour qu'au quartier Jisetsu, Mikami garderait la frustration de ne pas avoir adresser un au revoir à son officieuse équipe de rêve aux bras cassés, le binôme Fuushiko. Ensemble un jour ils retourneraient le monde shinobi. Il y avait Van aussi - malgré tout - et Ando avec qui il ne manquerait pas d'accomplir plus de missions. Remettre sa branlée au sabre à Aokiji. Et puis... et puis merde, je crois que c'est tout. À coup sûr il s'ouvrirait plus à ce village une fois de retour. En attendant, toute son attention était tournée sur la belle Jisetsu...
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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Mer 18 Fév 2015 - 18:18

Le shinobi m'a suivie sur le canapé, et est maintenant assis à côté de moi. Même en ayant la tête baissée, je peux voir qu'il est là. Plus pour longtemps. Car il va partir. Courir à la recherche de son passé. Je ne peux pas trop comprendre cette envie. J'imagine que s'il tient tant à partir, c'est que ça doit être important pour lui. Bien plus que tout ce qu'il peut trouver ici, au Shozaishi. Mais après tout, c'est comme ça que l'on se construit.

Si je n'avais pas vécu tout ce que j'ai vécu jusqu'à présent, comment est-ce que je serais? Comment est-ce que je me comporterais aujourd'hui ? Serais-je une personne complètement différente ? Et si j’avais tout oublié, serais-je pareil ? Je serais quelqu’un de bien plus insouciant, c'est sûr. Et puis ? C'est avec les erreurs du passé que l'on apprend, que l'on se forge son caractère, qu'on grandit. Et ne plus avoir de souvenirs, c'est comme ne plus avoir une partie de soi-même. Je n'aime pas les miens. Mais ils font partie de moi. Ils font ce que je suis. Et sans eux, j'aurais agit différemment. Je n'aurais peut-être même jamais retrouvé mon frère. Puisque j'en ai entendu parler dans une auberge, en noyant mon chagrin dans l'alcool. Je ne serais jamais venue au Shukai. Je n'aurais jamais fait la rencontre de toutes les personnes y vivant.

Et surtout, la sienne . Lui, le jeune homme assis sur mon divan. Qui relève doucement mon visage pour que je le regarde de nouveau. Et sa phrase fait bondir mon cœur dans ma poitrine. Ses yeux qui en disent tellement long aussi. Pourquoi est-ce qu'il me dit ça ? Est-ce qu'il est passé me voir pour que je le convainque de rester ? Est-ce qu'il attend quelque chose de moi ? Ou est-ce qu'il voulait tout simplement me le dire avant de s'en aller ? Je l'observe, et lui adresse un sourire empli de tendresse.


- « Mais tu ne peux pas rester. Tu dois retrouver ton passé. Tu dois te retrouver, toi. »

Je pose mes mains sur la sienne, pour sentir sa chaleur qui m'envahit toute entière.

- « Alors... Je vais venir avec toi. »

Moi, ou plutôt une partie de moi. Je ne peux pas partir. Et c'est un voyage qu'il doit faire seul. Avec mon pouvoir, je vais juste lui faire un petit cadeau. Pas un bracelet comme vu dans un autre rp avec d'autres personnes, même si c'était super mignon. Et que je pourrais très bien le faire, tout comme un collier. Non, autre chose. Moi je suis plus du genre trucs utiles. Et pas vraiment trucs mignons. Du métal apparaît sur sa main, et prend doucement forme. Des anneaux métalliques se créent autour de ses doigts. Puis ils continuent en une plaque métallique sur ses phalanges, qui les relient tous ensemble. Et enfin sur la plaque des petits picots de métal viennent compléter l'ensemble. Oui, le cadeau est un poing américain créé sur mesure, parfaitement adapté à sa main. Je lui adresse de nouveau un sourire.

- « Et je te protégerais. »

Et comme ça, tu penseras à moi. Tu ne m'oublieras pas. Et tu me reviendras, même si tu perds de nouveau la mémoire. Car j'ai également gravé quelque chose à l'intérieur, que tu découvriras en l'enlevant. Ok, c'est pas très romantique. Mais je m'en fiche. Je ne sais pas du tout où il va, et ce qu'il pourrait faire comme rencontres. Je ne veux pas qu'il se batte ou qu'il soit blessé. Mais je ne veux encore moins qu'il meure et risque de ne pas revenir. Alors autant prévoir le coup et mettre toutes les chances de son côté.
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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Jeu 19 Fév 2015 - 3:41

    * Une épée ! Je suis sûr que c'est une épée ! *


Il avait une telle passion pour les sabres... Cette fois-ci, se sentant preux chevalier, il imaginait le métal couler à l'intérieur de sa paume pour donner naissance à une garde puis une lame digne des plus charismatiques des épées médiévales des pays occidentaux. Mais le fluide grisâtre cerna ses doigts jusqu'à les joindre entre eux. Là, Mikami commençait à douter sur la maniabilité de l'arme à venir, et sérieusement sur la venue de l'arme d'ailleurs. Le poing américain en question finit par se stabiliser et luire sous la lumière de la pièce. Il le fit miroiter en tournant sa main d'un côté et de l'autre, ouvrant et fermant son poing. Bien qu'il fut surpris par la forme du présent, il n'en resta pas moins touché par les mots qui l'avaient précédé et dont il comprenait alors le sens. Le jeune homme n'était pas du genre à garder une attache quand il se mettait en mouvement, mais il conserverait cet arme et saurait en faire usage si jamais l'occasion venait à se présenter. La meilleure défense c'est l'attaque, après tout. Et au-delà de la qualité et de la parfaite adaptation de l'outil à son poing, il découvrait une autre part de la personnalité de la jeune fille. Le savoir faire efficace et utile, dans un bon alliage de la forme et du fond. Dernier point qui après réflexion, ne manqua pas de lui déplaire malgré le caractère brut de ce présent dans lequel il voyait pourtant l'intention et le cœur qu'elle y avait mis.

    - Et je te protégerai.

    * Oh ! Un bouclier ! Non... mieux ! Une armure ! Je parie que ça va être une armure ! *


Il la voyait déjà glisser ses mains sur son torse pour le recouvrir d'une membrane légère et des plus solides, qui lui permettrait aussi de garder une parfaite souplesse dans ses mouvements. Mais Asuka n'en fit rien. Ses yeux jaunes se reposèrent alors sur ce qu'elle lui avait déjà offert. Inutile d'en vouloir toujours plus, le désir d'un bien supplémentaire devient superflu quand un présent est valeureux et apprécié comme il se doit. Mikami, déjà comblé par ce que représentait ce cadeau malgré son envie de n'aller que de l'avant, ne put que doublement l'apprécier quand il entrevit les différentes possibilités. Faire plus de dégâts d'un seul coup de poing, électrocuter directement les vaisseaux sanguins, enfoncer des portes scellées en maniant la complémentarité de leurs deux affinités... Effectivement, ce serait comme s'il combattrait ensemble, comme si elle le soutiendrait à chaque fois qu'il l'empoignerait. Non, ce n'était pas ce genre dé présent qui finit par devenir un poids que l'on traîne dans ses voyages, mais bel et bien quelque chose d'utile qu'il est bon d'avoir toujours dans son sac. Il la regardait, sondant sa perfection, considérant ses courbes... et visualisait le visage de la kunoichi dans son reflet. Quand leurs regards se croisèrent sur l'arme qui liait les deux esprit au creux de sa main, il lui adressa un sourire empli de gratitude à travers le miroir qu'offrait son caractère neuf et pure.

    - Merci.


Et leurs yeux se levèrent pour se plonger les uns dans les autres, alors que le temps s'arrêtait entre leur tendresse mutuelle et l'appétence charnelle qui petit à petit, étape par étape, les rapprochaient comme deux aimants alors que tout disparaissait autour de leurs silhouettes. Tandis qu'il la dévorait du regard et que tout élément extérieur s'était effacé de son champs de vision, que seul son pouls un peu plus cadencé ne parvenait à ses tympans et que plus rien ne pourrait avoir de parfum tant qu'il ne goûterait pas à nouveau aux saveurs de ses lèvres et à la douceur de sa peau...

Mikami frappa dans ses mains, ramenant le mobilier dans la pièce et dissipant l'odeur de fleur bleu qui traînait dans l'air.


    - Qu'est-ce que tu dirais...


Il s'était levé, et il la prit par les mains ; plus précisément le bout des doigts, délicatement, pour ne pas écraser ce que recouvrait ses bandages.

    - ... d'une petite danse ?


Il la tira hors du canapé, la faisant tourner sous son bras comme lors de leur échauffement et de manière à lui faire éviter la table basse, l’entraînant ainsi dans un espace plus dégagé de la pièce.

    - Et si tu me parlais de ce qui est arrivé à tes mains ?


* * *

Ils avaient virevolté, valsé ainsi au rythme de leur paroles et de leurs émotions, parcourant quelques recoins de la demeure. Il se laissait guider par sa partenaire, l'accompagnant dans ses mots comme ses maux, et lui rendant instinctivement, sans qu'il ne puisse le contrôler ni même avoir l'idée de le faire, le moindre de ses sourires. Lui qui n'était en fait pas fin danseur, tout lui venait ici naturellement ; même quelques pas rock'n'roll. Alors qu'il se détacha de son bras tendu et fit glisser son autre main le long du haut de son dos, puis contournant ses côtes et caressant son ventre, le jeune homme lui adressa son impérissable sourire en coin. Sa main droite vint se saisir d'une encoche par laquelle passait la ceinture de la jeune fille, à l'extrême droite de sa veste. Reculant d'un pas et tirant sur son bras, il la contraint à effectuer un tour sur elle-même, dans une rotation qu'il accompagna et qui ne put que la rapprocher de lui alors que son bras avait fait le tour de sa taille et les maintenait alors tous proches. Son petit doigt glissa sous la ceinture et piqua d'un petit coup de courant électrique.

La micro-décharge la força à se serrer contre lui alors que son rictus avait laissé place à un visage trop innocemment étonné par ce qu'il venait de se passer, comme si, effrontément, ou malicieusement, ou peut-être effrontément taquin... il n'y était absolument pour rien. Toujours était-il qu'ils se retrouvaient à à peine quelques centimètres l'un de l'autre et que malgré son expression du faciès, il plongeait à nouveau son regard dans le sien sans desserrer son étreinte. Il lui vola un nouveau baisé, et ne put s'empêcher de lui en offrir un autre qui ne s'échappa pas aussi vite, mais s'en alla en emportant un mordillement de sa lèvre inférieure. Et Mikami commença à reculer un pied pour, peut-être, se remettre à danser.



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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Ven 20 Fév 2015 - 18:15

Mon cadeau n'est certainement pas le plus romantique de tous. Mais je ne suis pas la plus romantique des filles non plus. Alors, est-ce qu'il va lui plaire ? C'est ça le plus important à mes yeux. Tant que ça lui plaît, ça me va. Et puis, j'ai pas prévu de cadeau. Il faut dire que je n'avais pas prévu son départ non plus. Surtout que nous sommes en temps de crise, je ne m'y attendait pas. J'espère qu'il ne va pas être considéré comme déserteur, ou encore pire, comme complice de l'attaque. Oui, une fuite en ces temps troublés pourtant très bien signifier un aveu. Mais bon, une chance pour lui, il n'est que genin. Il ne connaît aucun secret d'état. J'imagine qu'il y a d'autres priorités actuellement que de courir après un genin en fuite. Courir après un ex-bras droit en fuite, par exemple...

Il admire le présent sous tous les angles. J'en fais de même, histoire de vérifier qu'il est bien créé comme je l'ai imaginé. Mais oui, ça a l'air. Nos regards se croisent dans le reflet de l'arme. Et il m'adresse un merci. Un simple merci mais qui me permet de comprendre que mon cadeau lui convient. Et son sourire que je lui rend m'emplit d'une douce chaleur. Je l'observe, appréciant simplement l'instant présent. Et soudain il frappe dans ses mains, comme s'il voulait passer à autre chose. Ce qu'il fait. Il se lève, attrape le bout de mes doigts. Et me propose de danser.


- « Avec plaisir ! »

Je lui souris, et ris même tandis qu'il me fait danser au milieu de la pièce. D'accord il n'y a pas de musique, mais c'est un détail. Elle est dans nos têtes, et dans nos cœurs. Sa question me perturbe un peu. Quoi lui répondre ? « J'ai laissé parler toute ma colère sur un arbre » ? Sérieux ça craint. Forcément, ça ne lui a pas échappé. Mais tout en continuant de danser, j'essaie de lui répondre.

- « Je me suis battue contre moi-même. Et mon passé, surtout. »

Il y a t-il besoin de d'avantage de détails ? Je n'ai pas envie de lui en dire plus. Profitons de l'instant présent, sans se soucier de rien d'autre. Peut-être qu'un jour, je lui raconterais tout. Quand il me racontera tout lui aussi.

- « Je crois que j'ai gagné, cette fois-ci. »

Je lui adresse un sourire, qu'il me rend. Peut-être que lui aussi il gagnera cette bataille. Et nous continuons de danser, chacun entraînant l'autre dans une danse improvisée sur une musique absente. Nous adressant quelques sourires lorsque nos regards se croisent. Notre petit jeu reprend, et il m'effleure le ventre comme si de rien n'était. Tandis que je fais semblant de ne pas m'en rendre compte, un sourire en coin. Il me fait virevolter et venir tout contre lui. Avant de m'envoyer une décharge et je lui lance un regard noir. Le sien est des plus innocents. Mais bien sûr. C'est venu de nulle part tout seul ! Il se moque de moi ou... Humm... Un bisou... Cette fois mon visage s'adoucit, surtout qu'il m'en donne un autre après celui-ci. En me mordillant la lèvre.

- « Tu essaies de me manger ? »

Peut-être pour que je reste avec lui, du coup. Mais c'est un peu crade quand même. Il se remet de nouveau en position pour danser. Il croit vraiment pouvoir s'en sortir comme ça ? Je ne suis pas d'accord moi ! La main dans la sienne, je place la seconde dans le bas de son dos et l'approche de moi. Je l'embrasse à mon tour, déposant doucement mes lèvres sur les siennes. Suivit d'une seconde fois, ainsi que d'une troisième. Puis je me détache de lui et lui adresse un sourire. Je lève nos bras liés et le fait tourner brusquement, ne lui laissant pas le temps de réagir, et l'envoie contre le rebord du canapé. J'avance à mon tour vers lui et pose ma main à plat sur son torse. Avant d'effectuer une pression et de le faire presque tomber sur le meuble, puisque l'accoudoir butte dans ses jambes. Mais je le rattrape à temps par le col et le relève vers moi. Je l'embrasse de nouveau. Goûtant cette fois ci passionnément sa bouche toute entière. Laissant nos langues danser à leur tour. Et je m'écarte de lui pour le pousser sur le canapé. Sans le retenir cette fois, le laissant choir mollement.

- « Si tu as faim, j'ai cuisiné. »

Je lui adresse un sourire puis le laisse là, et me dirige vers le plan de travail. Je prend un maki dans la main avant de mordre dedans. Et de m'adosser contre le meuble. Je le regarde de nouveau, le visage redevenu sérieux. J'avale ma bouchée, puis :

- « Tu peux en emmener, si tu veux... »

L'idée de son départ m'attriste de nouveau. J'ai l'air stupide avec ma bouffe, là. Je repose doucement dans l'assiette ce que j'ai dans la main. Puis pousse un soupir.
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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Sam 21 Fév 2015 - 18:46

L'accompagnant dans la danse, adaptant le rythme à leurs émotions, Mikami tendait l'oreille à ce que la jeune fille lui disait. Ses explications quant à ses blessures n'avaient pas été très précises mais en disait bien plus long qu'un simple « je me suis acharné sur un arbre ». La vitesse de la valse s'amoindrissait quand elle lui parlait de conflit intérieur et de passé. De quoi le laisser songeur et le renvoyer à sa période d'incertitude et d'errance entre les doutes. Déjà ralenti, il faillit s'arrêter de virevolter, entre l'arrivée de sa pensée à son retour à la vie dans un vide total et l'attente de la prolongation de l'histoire de la Jisetsu.
Il n'en fut rien et le sens de ses mots lui disait de ne pas chercher à creuser plus profond. Alors il entraîna la demoiselle dans un demi-tour, faisant volte-face pour reprendre leur danse alors qu'elle lui fit part de sa victoire sur elle-même. Ce qui ne manqua pas de lui apporter un certain apaisement ; non pas qu'il eut sous-estimer la kunoichi, mais il était content de constater que tout était bien en place. Après tout, un ninja doit savoir faire face à tout type de conflit, mentaux y compris. Lui aussi l'avait réappris à ses dépends.

Le rythme accélérait quand leurs regards se croisaient ; puis vint le moment où à force de sourires, d'effluves de parfum, de contacts, Mikami l'embrassa après l'avoir blottie contre lui. S'il voulait la manger ? En quelques sortes... Puis ce fut à son tour de s'emparer de lui et de lui donner ce qu'elle avait de meilleur. Du moins après l'hôpital et ce qu'ils y échangèrent, rien ne vaut le plaisir de savoir la vie entre ses mains. Comme la course de fauteuil après tout, mais c'était deux choses différentes. Et elle le fit tourner avant de le jeter sur l'accoudoir et à son tour de se jeter sur lui. D'abord risquant de le renverser, puis le ré-empoignant fermement et de l'attirer vers elle avec passion. Ah, elle ne lui avait apparemment pas donné ce qu'elle avait de mieux... Séduit par ce nouveau genre de démonstration de force, le jeune homme glissa une main sur le cou et ses doigts dans les cheveux de la jeune femme. Curieux de voir jusqu'où elle irait, il se laissa retomber sur le canapé et son corps rebondir sans entrave comme un t-shirt à la surface d'un bain agité.

Il la regarda ensuite s'éloigner en calant son faciès amusé sur son poing, lui-même tenu par le coude qui s'enfonçait sur le matelas. Dans la même position que quand elle l'abandonna dans l'herbe le jour où il se rencontrèrent, songeant aux similitudes et aux différences entre les deux situations. Elle lui avait proposé des makis. Essayait-elle de détourner son appétit sur sa cuisine ? En bon gourmand, il leur ferait honneur avant de partir même s'il avait déjà le ventre bien plein. Mais sa façon de l'embrasser avait éveillé un certain désir qui restait coincé à la surface de ses lèvres.


    - Tu peux en emmener, si tu veux...


Mikami reprit appui au sol et se redressa progressivement, frotta l'intérieur de son coude qui le démangeait, remarqua la mine contrariée de la Jisetsu. Ce genre de mine qui lui déchire le cœur. L'ayant rejointe, il fit glisser son pouce sur sa joue puis sa main le long de son cou pour qu'elle aille se poser sur son épaule, histoire de lui réchauffer le sien. De son autre main, il s'empara d'un maki, se laissant regagner par toute cette gourmandise, petite part de joie pour ceux qui profitent de tout ce qu'offre la vie. Appréciant cette chose simple que peut être ce qu'on appelle bien souvent à tort un sushi, il mit un terme à la montée du plaisir portée par le visuel, l'olfactif et l'envie reportée d'y mettre les dents. Qu'est-ce qu'il aimait cette chose banale qu'était manger... Un simple repas suffisait souvent à le rendre heureux. Son plaisir redoubla quand il constata que le riz était juste cuit et parfumé, équilibré avec la garniture. Le jeune homme gratifia sincèrement la cuisinière d'un « Très bon » avant d'engouffrer ce qu'il restait de celui qu'il avait pris. Il se lécha les babines et avala tout ce qu'il restait avant de lui sourire comme un enfant. Comportement qui avait don de l'amuser.

    - Je veux bien, ça me fera penser à toi sur la route.


Ses yeux se plissèrent, et l'innocence sur son visage retomba en même temps qu'ils se rouvrirent pour laisser place à une expression plus adulte et un sourire complaisant, affectueux. Le jeune homme se rapprocha de la kunoichi, croisa leurs jambes en posant sa main libre sur le bord du plan de travail alors que l'autre tomba sur son torse, évita sa poitrine et vint glisser le long de ses côtes avant de se déposer sur sa hanche. Entre-temps il avait posé son front sur le sien, croisé aussi leurs nezs et rapproché leurs bouches. Il l'embrassa. D'abord doucement, puis emportant ses lèvres avec à chaque fois un peu plus de passion. La main sur sa hanche détacha la ceinture qui maintenait sa veste fermée et vint s'introduire le long de son dos, caressant sa peau du plat de sa main et descendant le creux de sa colonne vertébrale...
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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Mar 24 Fév 2015 - 17:23

Il se relève du divan sur lequel je l'ai violemment jeté. Pas de dégâts, je sais qu'il est plutôt confortable. Le divan, hein ! Sinon je l'aurais pas poussé de cette façon. Il s'approche de moi avant de me caresser doucement la joue et de poser sa main sur mon épaule. C'est réconfortant. Et ce qui est encore plus réconfortant, c'est de le voir manger avec autant d'appétit. Et de le voir apprécier ce que j'ai préparé ! D'ailleurs, il me complimente même, et c'est appréciable. Je lui rends son sourire, et rougis même légèrement quand il me dit qu'il va penser à moi, comme ça.

- « Hey, tu n'aurais pas pensé à moi sans ça ? »

Je le taquine légèrement, lui souriant toujours. Puis mon expression change en même temps que la sienne. Il se rapproche de moi et je le laisse volontiers faire. Hum en plus il embrasse bien. Il se rappelait de comment le faire, ça ? Bon d'accord on avait déjà expérimenté dans le cagibi de l’hôpital. C'est agréable de recommencer, surtout avec lui. Sauf que là on est pas dans le noir et on ne risque pas de faire tomber des balais ou des trucs du genre. Et il n'est plus blessé. Enfin, normalement. Quelques jours ont passé et il a pu cicatriser.

Attends attends, il fait quoi là ? Il détache ma veste ? Il me déshabille ? Hey mais je voulais juste l'embrasser moi, ça va trop loin là. Enfin, je crois. J'en sais rien. Sa main chaude passe dans le bas de mon dos et me donne des frissons. Bon d'accord, je peux le laisser faire encore un peu... Ben quoi, j'ai le droit de profiter, non ? Non... Il va partir après... Et j'aurais encore fait des choses avec un type que je ne vais pas revoir. Tout comme mon éternel rival ! Quel enfoiré celui-ci, prendre ma virginité et se barrer après ! Je l'ai jamais revu ! Si j'avais su, je crois pas que je l'aurais laissé faire... Enfin, je crois pas... Et là, je sais qu'il s'en va ensuite. Du coup je fais quoi ? Je le laisse faire ou pas ? Et si je le laisse faire et que je le revois jamais, est-ce que je vais regretter ? Raah j'en sais rien, ça m'énerve !

C'est vrai, si ça se trouve, c'est la dernière fois que je le vois. Peut-être qu'il ne reviendra jamais. Et alors je regretterais de l'avoir repoussé. Oh bordel de merde, si ça se trouve c'est la dernière fois que je le vois ! Profite de lui, Asuka ! Je glisse mes mains sous son haut pour les poser directement sur son torse, tout en continuant de nous embrasser. Hey, ça m'a pas l'air mal, tout ça. Je peux en voir plus ? Mes mains caressent doucement ce qu'il y a là dessous. Oh non et maintenant je passe pour quoi à céder comme ça, hein ? Oui, ça m'inquiète de savoir ce qu'il pense de moi, là. Je ne suis pas une fille facile moi hein ! Vous faites pas des idées vous non plus là, derrière votre écran ! Oh et puis on s'en fout. Et puis c'est pas comme si je venais de le rencontrer. Ça fait des semaines que ça dure ce petit jeu. Voir même des mois. Je lâche ses lèvres quelques instants.


- « Profitons de cette dernière soirée ensemble, Mikami. »

Avant de les dévorer de nouveau. Hum, attends, rapide check list. Pas de règles ? Ouais c'est bon. Jolis sous-vêtements ? J'ai mit quoi tout à l'heure ? Ha ouais, ça, ouais ça va aussi. Oh dernière chose ! Ouais c'est bon, douche prise il n'y a que quelques heures et pas été faire d’entraînement depuis. C'est tout bon, check-list terminée. Je peux le laisser continuer. Oui, je me suis détachée de mon passé. C'est bien ce que je lui ai dit, non ? Du coup, peu importe qu'un type ce soit déjà barré juste après avoir fait ça. Et peu importe que j'ai dansé des bars à moitié dévêtue. Il s'en fiche. Enfin, je crois pas qu'il y pense là. Je m'écarte de lui et lui adresse un sourire.

- « Tu crois que tu vas te souvenir comment on fait ? »

Moqueuse, moi ? Non ! Je ris un peu, avant de le prendre par la main, et de me diriger vers ma chambre. Bon, maintenant à lui de savoir s'il a fait sa check list ou non. Et s'il va me suivre ou non...
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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Mer 25 Fév 2015 - 5:45

Mettre à profit la moindre occasion, apprécier un maximum à partir du temps et de ce dont on dispose, sans savoir ce qui viendrait après la fin. C'était la petite philosophie que se fixait Mikami au milieu de la tornade que formait les évènements rythmant leur quotidien. Faire ce que l'on aime avec ceux que l'on aime, sans se limiter, car l'expansion de leur devoir sur leur doux train de vie ne se limite pas tout seul. Parce que tout doit être fort et sans entrave pour passer au-dessus le sillon que la faucheuse laisse traîner nonchalamment. Parce qu'une attaque massive faillit les emporter et parce que la conjoncture de deux évènements insignifiants et d'une demi-seconde pourrait les abattre et rappeler plus tard que cet instant était en fait le dernier. Parce que les regrets traversent le temps et qu'ils ne peuvent être vaincus qu'en ne se livrant au présent.

Ainsi il se livrerait à la jeune fille, se laissant transcender par l'instant, la passion, et le désir qu'il avait laissé petit à petit grandir en lui, qui atteignait son meilleur moment quand elle se détacha un instant de ses lèvres, la douceur de ses mains sur son torse dominant le gêne de la cicatrisation de son bassin, pour lui faire comprendre que cette soirée les verrait se donner l'un à l'autre. Parce qu'il s'était quand même demandé si la kunoichi allait mettre une barrière entre eux, pour une raison qu'il n'aurait pu que respecter de toute façon ; lui, était allé au bout de ses actes. Mais ses gestes et ses mots signèrent un ultime rapprochement qui donnait un autre ton à leur petit bout de soirée. Le jeune homme arrêta de calculer le temps qui tournait autour d'eux en maintenant son visage à quelques centimètres du sien, attendant les lèvres entrouvertes que le pouls s'accélérant ne rapproche et réunisse leurs bouches naturellement et passionnément.

S'il se souvenait de comment on faisait ? Mieux que ça ! Il n'avait pas non plus perdu la main ! Mikami en avait quand même connu des belles quand de son errance aux différents voyages il retournait à la civilisation. Entre différentes rencontres et diverses situations intenses allant d'une nuit au bain chaud ou à l'auberge jusqu'à se retrouver nez à nez avec les pires et plus violents des animaux enragés - dont l'homme ! -, l'amnésique avait compris que ses instincts avaient été sauvegardés et savait du coup dans quelle direction chercher une fois à Kaminari. Mais elle l’entraînait déjà par la main dans une pièce qu'il devinait être sa chambre. Est-ce qu'il avait besoin de faire une check-list ? Il s'apprêtait à traverser le monde shinobi d'Ouest en Est, et la demoiselle avait réchauffé ses ardeurs masculines... alors ce soir là il était capable de conquérir n'importe lequel des territoires ! Et il fit fi du shûkai, de son amnésie. Devoir et mémoire s'envolèrent pour se dissiper dans ces illusions qu'étaient le passé et le futur. Pendant un bon moment il ne verrait plus que la charmante Jisetsu, entre vigueur et douceur, représentant alors le fruit de toutes ses envies et qu'il s'apprêtait à dévorer.

Ne faisant encore une fois pas attention au moindre interrupteur, il tira la main d'Asuka quand il entrevit son lit, la faisant ainsi tourner sur elle-même et la rapprochant de lui pour la prendre dans ses bras et se jeter avec elle sur le matelas où ils se retrouvèrent déjà en train de s'embrasser. Les premiers vêtements volèrent rapidement car il ne pouvait se passer longtemps de ses lèvres et de passer une main dans sa nuque et ses cheveux. Torse nu, les traces du passage des cornes de Sanae se voyaient encore en bas de son dos malgré les prouesses des ninjas médecins et venaient percer l'absence de cicatrices sur cette zone. Les marques des violentes blessures qui avaient pu traversé les époques disparaissaient dans leur étreinte. Progressivement, les autres tissus glissaient jusqu'au sol ou peu importe où pouvaient-ils atterrir, ils se soustrayaient tandis qu'augmentait le contact entre leurs peaux dont la température continuait de monter à force de touchers.

Ayant atteint le summum du désir, leur alliance éphémère fut scellée alors que les yeux de Mikami ne lui permettait que de distinguer ses séduisants contours mais que le reste de ses sens se livrait à lui donner tout l'amour que la jeune femme méritait de recevoir, dans le plus grand respect qu'il avait pour la pureté qu'il devinait à travers ses gestes et que la plus sombre histoire n'aurait pu souiller. À force de va et vient, de roulement de bassin et de quelques mots glissés très intimement dans l'oreille, leur fusion atteint son paroxysme tandis que toute présence extérieure et voisine était bien loin de leur pensée. Ils s'effondraient l'un sur l'autre dans l'essoufflement de tant d'efforts partagés, qu'aucun calme ne pourrait de suite rattraper alors que leurs corps haletaient encore et que leurs pouls se faisaient écho à travers leurs thorax agglutinés.

Laissant glisser ses lèvres et son nez le long du cou délicat de la kunoichi, l'amnésique retourna son dos au matelas et l'invita à se blottir contre lui. Il aurait voulu lui dire quelques mots rassurants, laissant entendre qu'il se reverrait bientôt ou que ça n'allait pas durer mais il n'aurait pu y mettre une réelle conviction et lui mentir. C'est pour ça qu'ils avaient bien fait de ne pas se mettre d'entrave, que le dernier souvenir ne soit pas qu'un demi-mot car leurs corps purent s'en dire plus que ce que quelques paroles n'auraient jamais pu montrer, peut-être même avec la plus grande des éloquences. Celle-ci aurait d'ailleurs était mal venue et inappropriée, alors il se contentait de lui faire part de gestes de tendresses. Restant avec et contre elle jusqu'à ce qu'elle s'endorme, pour ne pas que leur au revoir ne soit gâché par un retour à l'autre facette de la réalité.
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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Mer 25 Fév 2015 - 14:47

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Il me suit jusqu'à ma chambre. C'est un bon point. Au moins, je ne vais pas me prendre de râteau et j'aurais pas l'air stupide. Nous entrons à peine dans celle ci que Mikami me tire vers lui. Je suis légèrement surprise, d'autant plus quand nous atterrissons tous les deux sur le lit. Il prend les choses en main et a l'air de savoir ce qu'il fait. Ce qui m'arrange bien. Parce que j'ai beau faire plein d'allusions, en vrai je suis pas si expérimentée que ça... J'espère qu'il ne s'attend pas à des folies avec tout ce que je lui ai dit. Ouais d'accord j'avoue je l'ai fait qu'une fois. Peut-être deux. Mais une seule où je me souviens. Et puis bon, la première fois on sait tous que c'est pas la meilleure. Bah ouais, ça fait mal !

Mais pas cette fois. Au contraire. Notre désir monte au fur et à mesure que les vêtement tombent sur le sol. Nos bouches se cherchent et se trouvent à de nombreuses reprises. Et mes derniers doutes – si il en restait – s'envolent avec les morceaux de tissu. Et une chose est par contre certaine : j'ai envie de partager ce moment avec lui. Il n'a rien dit, mais je pense qu'il a compris, concernant ma faible expérience. Et je le laisse nous guider car lui par contre n'a pas l'air si amnésique que ça pour certaines choses... Ce qui ne l'empêche pas d'être attentionné. Ce que j'apprécie, et le lui fait savoir. Un peu malgré moi. Je prends aussi malgré tout les choses en main, pour faire monter son envie à lui aussi. Nos corps s'enlacent et nos souffles s'emmêlent dans une danse mixant habilement tendresse et passion. Jusqu'à ce que nos cœurs battent à l'unisson.

Mikami descend du manège et je viens tout contre lui, poursuivant notre étreinte dans un tendre câlin. Du bout des doigts, je dessine différents motifs inexistants sur son torse. Juste comme ça, pour le plaisir de le toucher. Pour le plaisir de le sentir là. J'observe sa poitrine se soulever à un rythme régulier, qui redevient progressivement normal. La mienne suit le mouvement, et je sens mes paupières se fermer petit à petit aussi. Mais avant, je dois faire quelque chose. Je joins mes deux mains, et forme plusieurs signes. Puis je me redresse et pose un cadeau dans une de ses mains. Un autre cadeau, oui. Avec encore une autre signification. Je lui souris et l'embrasse doucement. Pas comme tout à l'heure. Et lui chuchote :


- « Merci, Mikami. »

Avant de poser de nouveau la tête sur son torse. Profitant de sa chaleur une dernière fois. Et je me partir. D'une autre façon, ce coup ci. Quand je rouvre les yeux, il n'est plus là. Il doit déjà être loin. Où? Je ne sais pas. Mais je suis contente qu'il soit venu me voir avant de partir. Heureuse d'avoir pu profiter de lui. Et je crois que j'aurais été vexée qu'il parte sans me dire au revoir. Je me lève et enfile mes sous vêtements éparpillés un peu partout, ainsi qu'un long haut couvrant jusqu'aux cuisses. Je me dirige vers la cuisine. Surprise ! La fenêtre est fermée, les makis rangés, et... Un bouquet trône sur la table. Je m'approche et hume les fleurs avec délice. Il a lu le message présent derrière mon premier cadeau ? Ou bien est-ce qu'il l'avait prévu d'avance ? Je ne sais pas mais j'apprécie l'attention.

A présent assise sur une chaise, j'admire le bouquet en amenant la cuillère à ma bouche, pensive. Et maintenant ? Il a l'air de faire beau dehors, ce matin. Un nouveau jour s'est levé. Un jour sans triumvirat, sans Mikami non plus. Sans avenir ? Je ne pense pas. Les pages du destin ne sont pas encore écrite. Et j'ai encore beaucoup de choses à vivre. Mes yeux se posent sur le livre présent sur la table basse. Alors c'est le sourire aux lèvres que je finis mon petit déjeuner. Oui, j'ai encore des choses à faire...


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Message(#) Sujet: Re: Au revoir Jeu 26 Fév 2015 - 5:02

L'immobilité de la main sur son torse et le vague entrebâillement entre ses lèvres trahissent la fin de la somnolence de la jeune fille et son endormissement. Substituant délicatement son torse par un coussin, Mikami se glissa hors du lit et hors de l'étreinte d'Asuka, laissant parcourir sa main sur toute la longueur de son bras jusqu'à atteindre le bout de ses doigts, se séparant de leur contact et s'étant assuré que Morphée l'ait bien prise dans ses bras avant de retirer les siens. Dès lors habitué à l'obscurité, il la borda et ne quittait pas des yeux le visage angélique et attendrissant qu'elle arborait. Même quand il ramassait ses affaires et se rhabillait. Silencieusement, il se revêtit de la partie légère de sa tenue, gardant ce qui servait à tenir le froid par dessus son épaule. Il se mouvait discrètement, tenait les clef entre elles pour les glisser dans une poche où elle ne s'entrechoqueraient pas. D'ailleurs où était le p...

    * !!! *


BIM, soudaine et énorme douleur aux orteils. Un lourd et court frottement de métal sur le sol retentit dans toute la chambre.

    - pu...

    * TAAAAAAAAAIN !!! *


Putain de merde la douille !! Le poing américain avait décidé de se manifester en s'opposant violemment au bout du pied du ninja, frappant les plus faibles des cinq. C'est que ça frappait fort même au repos ce truc ! Entre le coins de tables et ça, à choisir... Non on ne choisit pas ! On maudit cette douleur en étouffant des cris de rage avec un poing plaqué sur sa bouche et en se tenant les doigts de pieds fracturés. Comme Mikami le faisait dans un silence des plus grotesques, accessoirement en sautillant imperceptiblement par dessus ses habits qui étaient forcément tombés au sol. En vaillant guerrier, il prit de son propre chef l'habitude de la douleur et se tourna vers Asuka une larme au coin de l’œil, vérifier qu'elle n'ait pas été réveillée. R.A.S, elle enlaçait encore amoureusement le coussin. Décidément c'est cool d'être un coussin. On passe la nuit blotti contre de charmantes demoiselles, et on aurait beau percuter tous les poings américains sauvages ou coins de lits proéminent, jamais rien de cassé. Quoi que, quelques minutes plus tôt il était impitoyablement pris sous leurs ébats, et en plus peu importe avec qui il passe ses nuits si jamais ya pas bon il peut pas s'enfuir (même si certains ont bizarrement tendance à essayer de s'échapper). Non, on fait, c'est encore mieux d'être un mec, ça n'a rien à voir.

Ayant ramassé le reste de ses affaires, dont les objets dangereux et contondant, il eut un ultime regard pour la jeune femme ensommeillée dont la couverture suivait le lent rythme de sa respiration. Son chaperon trouva escale sur le dos d'une chaise alors que ses yeux cherchaient un récipient pour accueillir le bouquet qui attendait dehors. Le jeune homme, consciencieux, remarqua les makis sur le plan de travail. Il s'approcha pour fermer la boîte, ferma la boîte, rouvrit la boîte, mangea un maki, referma la boîte, et la rangea dans le réfrigérateur à chakra, marque Samsamui. Même l'assiette trouva sa place dans l'évier ; l'homme parfait je vous dis ! Mais non la laver aurait fait trop de bruit voyons, la flemme n'avait rien à voir là-dedans. Il ferma la fenêtre pour ne pas que l'air frais continue de rentrer et il chercherait un vase pour ses fleurs.

Son impatience finit par se faire ressentir au son que faisaient les portes de placards qui se refermaient. Bordel mais ya pas un vase ici ?! Non, pas un. Il avait pas l'air con avec son bouquet de fleur calé à l'extérieur. Remarque, c'était pratique, elle pourrait le voir tomber la prochaine fois qu'elle fermerait les volets. Il grommela, et disparut un instant par la fenêtre qu'il rouvrit, ça fait moins de bruit qu'une porte. Quelques minutes plus tard il réapparut un vase transparent à la main et couvert de griffures de chats. Non rien, une histoire de vieux qui ne veut ni partager ni répartir équitablement ses richesses latentes, faites pas attention c'est devenu "monnaie courante" ici bas. Mais fier de son trophée, il ferma la fenêtre, le remplit silencieusement d'eau avant de le déposer au centre de la table, le réajustant et le recadrant à plusieurs reprises pour qu'il soit droit et fier au milieu de la table, comme un trône au milieu d'un palais. Satisfait de son œuvre il se réempoignait déjà du poing américain. Un trouble dans la luisance à l'intérieur attira son attention. Inclinant l'objet de façon à y voir plus prêt, il crut discerner un message secrètement dissimulé « Tu me dois un bouquet de fleurs. Jisetsu Asuka »

    * Tu me dois un vase. *


Et une pommade pour l'allergie aux chats. Mais ça ç'aurait juste été un prétexte pour se la faire passer puis dériver sur un massage gratuit. Pas un pour rattraper l'autre j'vous jure. D'ailleurs ç'aurait été pas mal de les mettre, ces fleurs dans ce vase. Le shûkaijin repassa par-dessus la fenêtre après l'avoir réouverte, trébucha sur son sac, grommela, s'empara du bouquet, rerentra, referma la fenêtre. Il soupira...


Enfin le bouquet de fleurs promis se dressait joliment au centre de la table. De nouveau enchaperonné, Mikami pourrait partir, du moins après avoir essuyé cette crampe qui lui prit tout le dos. Le poing américain avait rejoint la sacoche toujours à portée de main et il avait déjà récupéré son sac, essuyé la trace de pied. Le cœur léger, les poumons emplis de vitalité, il ferma la porte en usant de la clef qu'elle lui avait aussi faite sur mesure. Il la rangea précieusement, puis après avoir jeter un coup d'œil à gauche, à droite, retrouvé l'ordre de mission pour les avant-postes, le jeune homme disparut dans un shunshin.



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