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 Charité forcée [Hiko]

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Message(#) Sujet: Charité forcée [Hiko] Dim 15 Fév 2015 - 22:35

Attablé depuis bientôt deux heures dans un patio, un jeune fonctionnaire d'une vingtaine d'années boit son thé, les yeux rivés sur quelques dossiers à traiter pour le lendemain. Plongé dans la nuit, ce trou au centre du bâtiment, cette place privée à ciel ouvert offre les étoiles à qui sait lever le nez. Certainement pas ce bureaucrate, complètement plongé dans ses papiers il n'aperçoit pas le barbu qui le fixe depuis un petit moment, à deux tables de la sienne buvant le même thé.

Durant une quinzaine de jours, Fuusho avait épié l'homme, ses habitudes, ses tics. Cet agent des finances n'est pas plus important qu'un autre, non, il est simplement moins expérimenté. La jeunesse vient tout juste de le cracher dans les bras d'un monde de labeur, alors il travaille, jour et nuit, au bureau, à la maison et partout où il se rend, comme dans cet établissement de thé. Une âme subissant l'affres du désespoir, engloutie sous le poids de la tâche et ses difficultés, prête à tout pour la reconnaissance de ses hiérarchiques. Un émissaire de la "Justice". Un pion de l'Ôda.

La cause de cette surveillance ? Une situation écœurante, découverte au détour d'un retour de mission. La détresse et la famine de quelques petits villages isolés, éparpillés sur une portion de frontière. Le trentenaire se souvient encore du bras chétif de l'enfant tentant désespérément de lui agripper la manche. Au sein même de l'Alliance, dans les terres de cette Paix qui n'a rien changé pour ces gens. Les Grands Noms se disent œuvrer pour la Justice ? En quoi est-ce juste de laisser le Shozaichi se goinfrer lorsque d'autres, à deux jours de marche seulement, se meurent le ventre vide ?

Son regard ne quitte pas l'homme alors qu'il commande une nouvelle tasse au serveur. Une fois celui-ci reparti, Fuusho prend soin de la remplir de thé et d'y ajouter quelques gouttes d'une mixture achetée la veille et censé favoriser le sommeil. Rappelant le serveur, il l'invite à offrir la tasse au fonctionnaire, en remerciement du travail effectué pour l'Alliance des Pays Neutres. Lequel, naïf, accepte bien volontiers.

Après avoir terminé sa dernière gorgée, le fumeur quitte les lieux et retrouve Hiko juste à la sortie de l'établissement.

- "Ca devrait plus être trop long avant qu'il rentre chez lui. On fait comme on a dit."
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Message(#) Sujet: Re: Charité forcée [Hiko] Lun 16 Fév 2015 - 18:56

Cela faisait maintenant près d’une heure que le jeune garçon attendait devant le restaurant. Aujourd’hui il avait décidé d’aider son ami Fuusho dans ce qu’il comptait faire. Mais pour en comprendre les raisons, il fallait revenir un petit peu en arrière. Récemment, les deux amis, accompagnés de Van, avaient fait une curieuse découverte en revenant de mission. Une mission de rang A au pays de Ki no Kuni leur avait été demandée, et le trio s’était occupé de cette dernière. Sans revenir sur les détails de la mission en elle-même, nous nous attarderons plutôt sur le retour.

Des scènes qui avaient fait mal au cœur au jeune garçon et à ses coéquipiers. Des enfants plus jeunes que lui, suppliant pour un crouton de pain rassis. Des adultes, faisant sensiblement le poids du jeune garçon, les joues creusées, la peau couvrant à peine leurs os saillants. Enfin, je vous laisse imaginer l’horreur. Le jeune garçon avait été marqué par cette image. Mais le plus inquiétant, c’était que ces villages devaient être sous la juridiction du Daimyo du pays de la roche… Mais apparemment il ne se souciait pas vraiment d’eux. Et cela avait vraiment affecté le jeune shukaijin qui leur avait donné tout ce qu’il avait pu. Quelques vivres restants, un peu d’eau et surtout tout l’argent qu’il avait sur lui. Il ne roulait pas sur l’or bien sûr, mais il avait décidé de faire preuve de gentillesse et de charité envers ces personnes dans le besoin.

***

Ce qui nous ramène au moment présent. Fuusho avait eu une idée ingénieuse. Il ne l’avait pas révélé entièrement au jeune garçon, mais simplement les modalités de cette dernière. Ils allaient subvenir aux besoins de ces populations, et c’était bien tout ce qui comptait pour le jeune Sairyo. Mais pour ce faire, il fallait faire attention, car toutes leurs actions ne seraient vraiment légales. Et la première partie du plan commençait dès maintenant. Hiko allait y jouer un rôle important, primordial même.

« C’est compris. Je te retrouve au point de rendez-vous une fois que c’est fini. »

Puis, sans un mot, Fuusho quitta l’endroit par une ruelle adjacente. Il ne restait plus que le jeune garçon. Ce dernier décida de ne pas se montrer, ce n’était pas le but. Il se déplaça donc en silence jusqu’à un bosquet, derrière lequel il se cacha. Apparemment, cela ne serait pas long, il décida donc d’attendre. Et quelques minutes plus tard, le jeune employé d’une vingtaine d’années sortit de l’établissement. Sa serviette sous le bras, il rentrait chez lui. Aucune irrégularité n’était à noter, à part ses innombrables bâillements qu’il faisait tout au long de la route. Il habitait vraiment près, à moins de cinq minutes de l’établissement.

Hiko l’avait suivi toute la route, gardant une certaine distance et passant par les toits du quartier résidentiel. Il connaissait très bien ces quartiers pour y avoir déambulé de nombreuses fois, il fut donc facile pour lui de prendre en filature le somnolent employé. Cependant, la tâche allait se compliquer et Hiko le savait. C’est pourquoi il resta un moment sur le toit de la maison se trouvant de l’autre côté de la rue, observant grâce au jeu de lumières les actions de l’homme.


20 minutes plus tard.


Cela faisait un moment maintenant que les lumières ne dansaient plus sur les rideaux de couleur ocre de l’homme. Il était temps d’agir. Le jeune garçon passa alors la main dans sa poche intérieure droite comme pour vérifier qu’il avait bien ce dont il avait besoin. Il sentit l’objet et ses traits se radoucirent. Tout était bon pour l’instant. Hiko se décida donc à passer à l’action !

Sautant du toit avec agilité, il se retrouva en moins de temps qu’il ne faut pour le dire au niveau de la porte de la maison. Il sortit alors deux petits outils très fins, en métal. Il avait appris la technique quelques temps auparavant lors d’un cours à l’académie. Bon normalement, ils vous apprennent ça pour que vous puissiez vous enfuir d’un lieu fermé à clé… Et non pénétrer par effraction dans la maison d’un de vos compatriotes. Mais tant pis, le jeune homme était déjà lancé ! Il crocheta la serrure rapidement et discrètement et se faufila dans la maison sombre de l’homme. Usant de son pas feutré, il ne fit aucun bruit lorsqu’il explora la maison. Il cherchait le bureau de l’homme… Ou du moins sa serviette de travail.

Après être allé dans la cuisine, les toilettes, la salle de bain, avoir failli rentrer dans la chambre… Le jeune garçon trouva l’endroit qu’il désirait. Et tous les éléments y étaient. Il fallait faire vite, et se conformer au plan. Se saisissant d’un papier vierge, il le posa à plat sur le bureau. Puis, il se saisit du tampon. Il pressa ce dernier contre l’encre et déposé de nombreuses marques sur la feuille autrefois vierge. Toutes ces marques étaient identiques, elles représentaient un sceau… Sans doute un sceau officiel.

Mais il n’était pas question de traîner, Hiko ne devait absolument pas se faire prendre. Il reposa donc le tampon et remit l’encre à la place où il l’avait trouvé. Puis il quitta le domicile par la porte d’entrée. Faisant bien attention à ce que cette dernière ne fasse aucun bruit, il fut soulagé une fois dans la rue. Vérifiant qu’il n’avait rien oublié, il se mit ensuite à courir en direction du lieu de rendez-vous avec Fuusho. C’était le coin d’une rue, pas très éloignée de la maison du vieux barbu. Hiko arriva, et il le vit, attendant debout. Il se dépêcha donc d’aller à sa rencontre en prenant bien soin que personne ne les épiait.


« J’ai le papier, tu vas pouvoir l’utiliser. Tiens regardes… »

Puis il lui montra le papier autrefois vierge et maintenant tamponné d’un bout à l’autre. Hiko n’y était pas allé de main morte et attendait maintenant la suite des évènements. Il savait que ce qu’il faisait était sûrement contraire au règlement intérieur du Shukai… Mais il allait dans le sens de ses convictions. Ce qui était le plus important à ses yeux.
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Message(#) Sujet: Re: Charité forcée [Hiko] Lun 16 Fév 2015 - 23:36

- "Splendide !"Se réjouit Fuusho, faisant danser dangereusement sa cigarette entre ses lèvres. Après avoir rangé le papier dans sa poche, il invite Hiko à le suivre, la nuit se fait de plus en plus sombre et le temps se couvre. Ouvrant la porte de son appartement, il y découvre une Hokuto le teint blafard, des cernes profondément creusées et l'envie grandissante de s'effondrer sur le lit jusqu'à la semaine suivante. Dans ses bras, la jeune Miyu, braillant à chaude larmes, faute de trouver le sommeil. "Passage du témoin..." annonce-t-il alors qu'il extirpe le bébé des bras d'une mère exténuée, pour la translater jusqu'aux bras d'un Hiko surpris. "Si tu la berces, normalement elle arrête de pleurer." Normalement... . "C'est pas une bombe hein, tu peux la rapprocher de toi." Lâche-t-il après avoir constaté les bras tendus de son jeune camarade.

S'installant à son bureau, il y déplie le papier rapporté d'Hiko, puis l'étudie. Aidé d'une loupe monoculaire, le trentenaire distingue les aspérités du tampon originel ayant permis ces sceaux. Les premiers signes tamponnés ne sont que très peu utilisables, souvent trop gorgée d'encre, ils permettent principalement à éponger le surplus pour qu'apparaissent les irrégularités de la pièce de bois sur les signes suivants.

Récupérant une cube de buna(1), il le façonne à l'aide d'un couteau à petite lame. Tranchant vers son pouce, il découpe les portions pour lui donner la forme primaire. Une fine gouge vient peaufiner le travailler en y apporter les vrilles et détails. Les aspérités se créent sous l'impulsions d'un ciseau précis, quelques coups, un brossage perpendiculaire à la fibre du bois pour reproduire un retrait naturel de quelques copeaux et la copie est prête.

Complètement plongé dans son travail, Fuusho en oublie le lieu comme les personnes qui l'entourent. Sa femme dort profondément et Hiko... oh, il lutte avec Miyu. Lequel garde lequel déjà ?

Sur un papier vierge au grain identique, il essaie une première fois d'appliquer son ouvrage. Essuyant le cube de bois dans un chiffon, il reprend un ciseau et rajoute avec minutie les trous dans quelques ornements. Un nouveau passage dans l'encre, une nouvelle applique sur le papier.

- "Par-fait." Rangeant son matériel, il tamponne plusieurs papiers pré-remplis. Seul le sceau faisait défaut à ces ordres de cessation de biens proclamés par le Daimyo de Tsuchi. Et les biens en question ne sont autres que des denrées pour les villages dans le besoin. Un acte charitable de la part du Pays de la Terre que les bénéficiaires ne manqueraient pas d'apprécier à sa juste valeur. Les marchands "escroqués" ? Eh bien, le mensonge rattrapera la réalité et poussera le Daimyo à payer ces gens, pour ne pas voir sa réputation, subitement remontée dans l'estime de beaucoup, redescendre plus bas que ce qu'elle est actuellement.

Se tournant vers Hiko, il récupère sa fille, presque endormie et la pose dans son landau. Puis distribue au jeune Sairyo deux des quatre papiers. "Deux céréaliers souhaitent les faveurs du Daimyo et devraient se montrer coopératifs : Kosobayui Misao et Nakata Homare. Tu retrouveras notre ami Daiki sur la place des cerisiers, il t'aidera à porter la charrue."

Quant au trentenaire, il se réserve le troisième papier et Sanzashi Kiyoshi. Ancien tisserand reconverti dans le commerce à grande échelle de poissons.

- "Allons-y."

______
(1) C'est un bois jaunâtre : de l'hêtre du japon.
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Message(#) Sujet: Re: Charité forcée [Hiko] Mar 17 Fév 2015 - 10:30

Parfait ! Fuusho semblait satisfait du papier que venait de lui remettre le jeune Hiko. Il pourrait ainsi sûrement mettre à exécution son plan. Le jeune garçon en fut ravi, même s’il avait dû s’introduire en douce chez quelqu’un… C’était pour le plus grand bien. Une fois le papier rangé dans une de ses poches, le barbu invita Hiko à le suivre. Ce dernier ne se fit pas prier, et lui emboîta le pas. Le trajet ne fut pas long. Après quelques dizaines de mètres parcourus, les deux amis se retrouvèrent devant une maison… Celle de Fuusho. Ils y entrèrent sans attendre.

C’était la première fois qu’Hiko se rendait chez le barbu. Et quelle fut sa surprise. A peine entré, il vit une chose à laquelle il ne s’attendait pas du tout. Une femme et un bébé étaient là. Bah ça pour une surprise ! Le jeune garçon en resta bouche bée. Fuusho avait une famille ! Il ne l’avait jamais mentionné auparavant. Hiko regarda alors tour à tour la femme, le bébé et Fuusho. Il répéta cette action pendant près de 20 secondes avant que Fuusho ne le ramène à la réalité.


« Que.. ?! »

Pas le temps de réfléchir, un bambin était maintenant dans les bras du jeune garçon. Fuusho avait affectueusement pris son enfant pour le placer dans les bras de l’adolescent. La femme semblait exténuer, sans doute avait-elle bercé le petit une bonne partie de la soirée. Hiko s’attendait à ce le barbu reprenne sont enfant dans la foulée, mais ce ne fut pas le cas. Ce dernier alla plutôt s’assoir à son bureau et commença à travailler sur un morceau de bois tout en analysant méticuleusement le papier que venait de lui remettre le jeune garçon.

« Fuusho… ? »

Mais ce dernier répondit à la question avant même qu’elle ne soit posée. Il fallait la bercer hein ? Hiko n’avait jamais fait ça, alors il commença à balancer ses bras de gauche à droite, le bébé coincé entre les deux. Mais les cris n’arrêtaient. Hiko redoubla donc d’efforts et fit des mouvements de plus en plus amples… Jusqu’à ce que le drame se produisit !


Le bébé avait échappé à l’accroche du jeune garçon, et tombait tête la première vers le sol. Oups ça sent pas bon, pas bon du tout ! Hiko fit une grimace de stupeur mais il se reprit rapidement et parvint, in extremis, à rattraper le bébé par une de ses toutes petites jambes. Ouf, la catastrophe avait été évitée ! Enfin pas vraiment. Le bébé commençait maintenant à pleurer très bruyamment. Cependant, ni la jeune femme, ni Fuusho ne semblaient vraiment affectés par ces pleurs. Ils semblaient avoir l’habitude.

Quoi qu’il en soit, Hiko reposa l’enfant sur le lit et attendit une instruction de la part de Fuusho. Et l’instruction ne tarda pas. Hiko se voyait maintenant chargé d’une mission. Au petit matin, soit dans deux heures tout au plus, il devrait rendre visite à deux céréaliers pour que ces derniers leur donne des vivres. Malin ! Hiko venait juste de comprendre le stratagème du vieux barbu. Il prit alors les deux lettres et les fourra dans sa poche intérieure. Puis, en sortant de la maison du barbu, il lui adressa un signe de la main et lui dit ces quelques mots.


« Compte sur moi. Par contre, une fois qu’on a les vivres, on se rejoint où exactement ? »

Bah oui, il leur fallait un point de rendez-vous quand même. Une fois la réponse de Fuusho donnée, et l’information assimilée par le jeune garçon, ce dernier se mit en route pour se rendre à la place des cerisiers. Là où il rencontrerait une personne qu’il avait aidée par le passé. C’était en effet lui qui avait présenté Daiki au chef cuisinier du meilleur restaurant de nouilles de toute la Capitale… Ainsi, ce dernier avait survécu à l’attaque ! C’était une bonne chose. Mais, bien que cette nouvelle aurait pu réchauffer un peu le cœur du genin, elle ne fit qu’amplifier sa tristesse. En effet, il commençait à repenser au chef. Cet homme si généreux, si attentionné, tellement marrant, sympathique… Il le considérait comme un ami. Cependant, le souvenir de cet homme était accompagné d’une image tracée à l’encre indélébile dans la mort du jeune garçon… Celle de son cadavre gisant sous les décombres suite à l’attaque du Shozaichi…
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Message(#) Sujet: Re: Charité forcée [Hiko] Jeu 19 Fév 2015 - 21:26

- "À l'entrepôt Shitsumon Nashi, des quartiers Sud." Lui répond-il avant de partir vers son propre objectif, le mensonge rangé dans le revers de sa veste.

* * * *
* * *

Mobilier, tapisserie, peinture... la grâce et les goûts d'un ancien artisan luxueux baignent Fuusho alors qu'il discute avec le Tisserand, le papier du Daimyo en main. Le vieil homme n'a pas remarqué la supercherie, et se contente d'obtenir quelques éclaircissements tout à fait justifiés. Chacun d'eux possède sa tasse de thé, comme son propre tabac. Sanzashi Kiyoshi le goûte à travers une kiseru, fine pipe sculptée dans un mélange d'alliages d'or et d'argent, reflétant par la même occasion une vie de parvenu plus que de véritable noble. Les détails ne trompent jamais et le trentenaire sait s'y attarder, conscient de l'éloquence discrète dont ils font preuve.

Les dates de livraisons ainsi que les lieux précis. La durée d'attente avant le premier versement. Les quantités tout comme la fréquence des approvisionnements. L'exclusivité du contrat pour ses produits. Et enfin les négociations pour le prix.

- "Il est des valeurs résiduelles qu'il ne faut oublier. Mes produits ont un taux de perte variant du huitième au sixième de la globalité d'une livraison."

- "J'en suis pleinement conscient et l'échange se veut donnant-donnant. Comprenez donc que par la présente, le Daimyo vous confère un avantage non négligeable face à vos concurrents de Yuki. Au même titre que votre coût à répartir est inclus dans le prix, le gain de notoriété doit aussi l'être." Fuusho avait pris soin de se renseigner sur ce marché comme sur les principaux concurrents de l'ancien Tisserand. Il connaît ainsi les difficultés rencontrées par Kiyoshi pour gagner les pays sur les côtes Est du continent tout en gardant ceux du Nord.

- "Du fait d'un système ingénieux de refroidissement du produit à très basse température, les commandes de mes concurrents restent effectivement quasi complète entre leur départ et leur livraison dans les villages acheteurs."

- "Les régions du Nord pourraient être intégralement vôtre. Gratifiez-nous des frais de port des autres denrées dont vous ne possédez pas la maîtrise, les caisses de céréales. en cela vous laisseriez le Daimyo vous appuyer lors de votre expansion future." Dernier argument, dernière tentative pour le fumeur.

Le contrat stipule en effet la livraison de poisson, directement récupérés sur les ports de la côte Nord de l'Alliance, ainsi que celle des caisses des deux céréaliers du Shozaichi. La logistique du vieux Sanzashi lui permet de transporter beaucoup de produit et en très peu de temps. vingt-quatre heures seulement, avec un taux de retard accepté à plus trois heures, laissant ainsi les premières pénalités se soustraire au coût d'achat après vingt-sept heures de transport. Le vieil homme en est pleinement conscient et l'échange argumenté avec le Yuuryo a été apprécié.

Apposant son sceau sur le bas du papier, Sanzashi Kiyoshi vient d'accepter l'offre du trentenaire. Une première victoire vers ce sauvetage improvisée des quelques villages démunis. Une première victoire à l'encontre d'un ordre oligarchique qu'est devenu l'Alliance et qu'ont toujours été les Daimyo.

- "Soyez assuré d'un avenir radieux pour ce partenariat naissant, Sanzashi-sama." Conclut Fuusho, en se courbant respectueusement face à son interlocuteur.

La seconde étape consiste à retrouver Hiko et Daiki aux entrepôts de l'ancien Tisserand, le hangar Shitsumon Nashi accueillerait l'ensemble des céréales pour un départ le lendemain vers les destinations choisies. En parallèle, la livraison des poissons se ferait en partance du Nord du pays.

Et dans deux jours, la faim de quelques-uns sera rassasiée.
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Message(#) Sujet: Re: Charité forcée [Hiko] Jeu 26 Fév 2015 - 16:12

« Salut Daiki ! Ca faisait un bail ! »

Hiko avait mis ses douloureux souvenirs de côté pour se concentrer sur le plaisir de revoir le colosse qu’il avait un jour aidé, Daiki. Il le retrouva en plein centre de la place aux cerisiers, grand sourire affiché sur son visage. Le colosse l’étreint avec tant de force qu’Hiko eut le souffle coupé. Il avait l’habitude de ce genre de rencontre avec le vieil ami du barbu mais il fallait avouer que ces étreintes à vous couper le souffle n’étaient pas la partie qu’il préférait.

Mais bon, les deux garçons étaient là aujourd’hui pour rendre service au vieux barbu. Mais une raison plus forte poussait le jeune garçon, les réelles personnes à qui il rendait service aujourd’hui, étaient les pauvres villageois délaissés par le Daimyo du pays de la Terre. Il partit donc, en compagnie de Daiki pour aller voir la première personne sur sa liste : Kosobayui Misao. Le jeune garçon n’avait aucune de la façon dont il allait s’y prendre et il partagea ses doutes avec Daiki…

En effet, il devait se rendre dans la propriété d’un céréalier afin de lui montrer une fausse commande, signée de la part d’un Daimyo. L’homme devrait alors fournir au jeune garçon et au Colosse une grande charrue de vivres divers et variés qu’ils s’attacheraient à acheminer jusqu’à un entrepot. Cependant, là ne résidait pas le véritable problème. Le vrai problème était que les deux compères n’avaient absolument aucune idée de la façon dont se déroulaient les affaires commerciales dans ce pays. Les seuls informations qu’ils possédaient se trouvaient être dans cette lettre, cette fausse lettre.

Mais il n’eut pas le temps de trop y réfléchir, car ils étaient déjà à la propriété. Un énorme bâtiment surplombait des hectares de champs où allaient et venaient de nombreux employés de la propriété. Chacun semblait avoir une tâche prédéfinie et ils ne se parlaient pas, trop concentrés sur leur travail. Hiko les regarda un petit moment, avant qu’un homme habillé dans une tenue aussi ridicule qu’elle devait être chère, ne vint interrompre le cours de ses pensées pour lui demander la raison de sa présence sur ses terres.

Hiko sortit alors la lettre que lui avait fabriquée Fuusho, et il expliqua avec ses mots le pourquoi du comment… Mentant donc à l’homme. Ce dernier ne le crut pas au début, car d’habitude c’était un homme qu’il connaissait bien qui venait lui transmettre les demandes de ce type. Un ami de longue date qui travaillait maintenant aux côtés du Daimyo de ce pays. Hiko ne savait plus quoi répondre, il était pris au dépourvu et mentir n’était pas une de ses spécialités… Il regarda alors Daiki avec un regard implorant de l’aide, et ce dernier, sans doute plus grâce à sa carrure qu’aux mots qu’il avait choisi, réussit à passer le deal avec le vendeur de céréales et tous deux partirent ensuite en direction de l’entrepôt pour la y laisser avant de faire un check-up de la situation avec Fuusho…
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Message(#) Sujet: Re: Charité forcée [Hiko] Sam 28 Fév 2015 - 12:35

L’ensemble se range et s’emboîte selon les plans initiaux. Au détail près qu’une partie des caisses manque à l’appel : celle de Nakata Homare. Un simple regard porté sur le géant et l’enfant lui apporte la raison de cet oubli. Le labeur de la tâche ne correspond simplement pas à Hiko ni à Daiki. Loin de leur en tenir rigueur Fuusho le comprend parfaitement, les négociations sont des débats qui ne s’improvisent pas.

D’un clin d’œil empli de connivence à l’attention d’Hiko, il l’accompagne d’une petite remarque, d’un ton tout aussi amicale, presque fraternel. « T’en fais pas. Il nous reste suffisamment de temps pour rendre visite ensemble au dernier céréalier. » Extirpant de sa veste un dernier atout, il prend la tête de la marche.

* * * * *
* * * *

Pas de champ ni de magasin ici. Seule la demeure du patriarche des Nakata accolée à un entrepôt se trouve face à eux. Après de rapides présentations, le cœur du sujet est abordé. Hiko tend la fausse lettre du Daimyo au céréalier, que celui-ci parcourt à deux reprises, allant jusqu’à rapprocher ses yeux du sceau rouge en pied de page. Un document officiel, à n’en pas douter, seule l’identité des personnes qui lui font face le préoccupe, à juste titre.

- « Qu’en est-t-il de Genji ? » Un nom donné au hasard par Homare, afin de jauger la légitimité des trois acolytes.

- « J’ignore qui est cette personne, Nakata-sama. À moins que vous vouliez parler d’Haiko ? » Un nom réel aux yeux du Nakata, pour être la personne avec laquelle il commerce habituellement. Les détails, encore et toujours ces détails chers à Fuusho, lui permettant de tromper à l’aide de données authentiques. Donnant une seconde lettre qu’il avait sortie quelques instants plus tôt du revers de sa veste, le trentenaire la fait suivre d’une petite phrase, simple, presque anodine, mais qui résonne avec fracas dans les oreilles d’Homare. « De la part de l’une des Mune : Orihime. »(1).

Le document est totalement vrai cette fois-ci. Un service rendu par Orihime contre un autre, une dette qu’il se crée et dont il a pleinement conscience. Pourtant Fuusho l’accepte, tout à un prix, mais tout ne se paie pas par l’éclat de l’or. Certaines informations se doivent d’être échangées pour que l’objectif final soit rempli. Ici, l’objectif est d’apporter espoir et nourriture à quelques-uns.

Nakata Homare écarquille les yeux au rythme des lignes qu’il parcourt. Puis accepte l’offre. Certains détails comme certains noms semblent faire des miracles. Le céréalier les invite à le suivre jusqu’à l’entrepôt pour que sa part du marché soit remplie. Ne restera plus qu’à transporter l’ensemble à Shitsumon Nashi.

________
(1) PNJ déjà rencontré par mon perso par le passé. Voir le premier post de ce topic "Un petit poisson dans une grande mare".
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Message(#) Sujet: Re: Charité forcée [Hiko] Sam 28 Fév 2015 - 13:19

La première partie du plan avait été une franche réussite.

C’était le moins que l’on puisse dire. Hiko et Daiki avaient réussi à berner un des plus grands fournisseurs de céréales du pays. Fuusho avait réussi à récupérer des vivres pour faire tenir un village tout entier. Il était réellement doué dans ce domaine. En arrivant au hangar préparé pour l’occasion par le trentenaire, Hiko et le colosse avaient été agréablement surpris de le voir. Ils l’espéraient bien sûr, mais n’étaient pas certains qu’il serait physiquement là. C’était une bonne chose.

Ils furent accueillis de la meilleure des manières par le barbu qui n’hésita pas à faire une large accolade avec le colosse. Ils partageait vraiment une relation particulière ces deux là, et cela ne put empêcher le jeune garçon de sourire. De l’amitié à l’état brut, voilà ce que cette scène représentait à ses yeux. Une fois les retrouvailles célébrées, Fuusho adressa un clin d’œil au jeune garçon comme pour lui signifier qu’ils avaient encore le temps pour finir leur plan et aller voir le troisième luron. Revigoré par cette annonce, l’enfant lui fait alors un grand sourire et lui montra son enthousiasme avec ces quelques paroles.


« Cool ! En route alors ! »



***

Ils arrivèrent alors au lieu de rendez-vous et rencontrèrent un homme plutôt imposant par son charisme. Il n’avait rien de particulier, mais son attitude, sa façon de regarder plusieurs fois le document que venait de lui fournir le jeune garçon montrait clairement une expérience certaine. Il tenta même de piéger les trois compères avec une des questions dont les fins négociateurs ont le secret. Mais c’était sans compter sur Fuusho, maître en la matière.

Le trentenaire avait déjà pensé à cette éventualité et s’était renseigné au préalable. Il gagna ainsi la confiance de l’homme et sans doute, la cargaison. Hiko lâcha un léger soupir. Il était bien content de ne pas y être allé seul avec Daiki, car ils seraient sans doute tomber dans le panneau. M’enfin, voilà une bonne chose de faite !

Les trois amis repartirent avec deux charrettes remplies de vivres en direction du hangar. La mission était pour le moment il réel succès, il ne restait plus qu’à retourner à l’entrepôt, faire un inventaire des différentes ressources collectées afin de les répartir au mieux pour les différents villages qui verraient alors une pluie de vivres arrivée chez eux. C’est ainsi que la route passa, les trois amis se racontant comment s’étaient passées leurs différentes missions ainsi que quelques anecdotes diverses, drôles pour la plupart…

***

Une fois de retour au hangar, il fallait maintenant répertorier tout ce qu’ils avaient et faire plutôt vite. Hiko prit alors un des cahiers qu’avait ramenés Fuusho pour l’occasion et il se mit au travail. Comptant le nombre de cageots de pomme, les différentes variétés de légumes, le nombre de sac de pommes de terres… Tout fût passé au peigne fin, il ne fallait pas se tromper dans les quantités !

Et une fois sa tâche accomplie, il retourna à la table où se trouvait déjà Fuusho. Il avait fini de compter avant le jeune garçon et il semblait absorber par ses notes. Hiko posa sa feuille à côté de celle du barbu et se laissa tomber sur une chaise en bois. Regardant le trentenaire avec un sourire, il lui dit tout simplement.


« J’ai recompté deux fois pour être sûr ! Le compte est bon ! »
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Message(#) Sujet: Re: Charité forcée [Hiko] Sam 28 Fév 2015 - 19:34

Une large feuille sous les yeux, Fuusho y intègre les quantités, dates, natures et provenances de chaque produit, de chaque caisse. Des repères y sont écrits, afin de déterminer les groupements de denrées liés aux destinations. Le trentenaire rend le sourire à l’enfant, alors qu’il parcourt son décompte.

- « T’as bien fait, on n’est jamais trop prudent. » Il remercie à sa façon Hiko, sans en prononcer les mots pour autant. Sa pudeur, en plus d’être enfouie sous l’effort d’un travail méticuleux, l’en empêche. Tout doit être parfait pour que les caisses soient consommées avant que les autorités n’ordonnent l’enquête. Une fois que l’ensemble sera achevé, alors le répit lui sera permis.

- « J’espère que le Daimyo n’est pas un sombre crétin, et qu’il prendra ses responsabilités dès lors que la joie des destinataires remontera jusqu’à lui. » Une pensée lâchée pour la discussion, avant que son nez ne replonge dans ses notes. Une dernière colonne à remplir, une dernière destination à renseigner.

- « Les mensonges, bien que foncièrement lamentables, sont un effort parfois nécessaire ; la simple vérité ne permet pas de guérir tous les maux. » Explique-t-il à l’attention d’Hiko. « J’espère que tu ne m’en voudras pas trop de t’avoir embarqué là-dedans. » Son regard se porte alors sur son ami et colosse, perdu au milieu des caisses, un index sur la bouche et un autre pointant une étiquette d’identification. « Daiki a cette qualité de ne pas s’ennuyer de trop de détail. Seule la finalité lui importe, et dans notre cas : celle d’aider trois village ravagés par la famine. » Une qualité aux yeux de Fuusho, oui. De son côté, les étapes intermédiaires l’imposent à la précaution comme à l’organisation.

D’un léger souffle sur les derniers chiffres renseignés, l’acte touche à sa fin. L’encre s’imbibe et sèche aussitôt, figeant sur le papier l’assurance d’un altruisme quelque peu forcé. « Nous avons enfin terminé ! » S’exclame Fuusho, pleinement satisfait. « La société de Sanzachi-san s’occupera des livraisons dès demain. Nous avons mérité notre repos. »

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Message(#) Sujet: Re: Charité forcée [Hiko] Sam 28 Fév 2015 - 21:10

Le travail était maintenant fini.

Leur mission avait été une réussite. La dernière tâche incombait au jeune papa, il devait finir de fignoler quelques papiers. Son travail avait été remarquable, bernant même des habitués de ce genre de transactions. Mais que dire de son idée ! Hiko était avec le vieux barbu lorsqu’ils avaient vu ces villages, touchés par la misère. Cependant, le jeune garçon n’avait rien trouvé de mieux que de leur donner un peu de nourriture et ce qu’il avait sur lui en argent…

Mais Fuusho lui, avait carrément visé à un niveau bien au-delà. Son idée de faire payer, sans son accord, le Daimyo du pays de la Terre pour nourrir sa population était tout simplement géniale. Il avait ainsi prodigué de la nourriture à son peuple, s’assurant leur reconnaissance temporaire, et le tout… Sans être au courant. S’il n’avait pas dû payer des sommes astronomiques pour cela, il aurait sûrement voulu remercier les fraudeurs à l’origine de cette « arnaque ».

***

C’était en gros ce qu’essayait d’expliquer le vieux barbu à son jeune ami. Il lui avouait, certes, avoir basé cette opération sur un mensonge, mais c’était pour le plus grand bien. Hiko avait compris. Lui qui n’aimait pas mentir ni être malhonnête, il s’en était un peu voulu au début mais son action justifiait les moyens utilisés. Grâce à ces trois intrépides garçons, des dizaines de personnes pourraient avoir un repas convenable et dormir le ventre plein.

C’est donc pourquoi il n’en teint pas rigueur au vieux faussaire, il comprenait son acte. De plus, la confiance était un facteur essentiel dans une amitié, et Hiko n’avait pas hésité à aider son ami. Il savait qu’il ne faisait pas n’importe quoi et que, bien que son action ne soit pas totalement légale, elle avait pour seul but de permettre à des personnes dans le besoin de vivre un peu mieux.


« Je comprends bien… Mais au moins, grâce à nous ils vont pouvoir manger à leur faim ! Je passerai sûrement les voir un jour, si tu veux, tu pourras m’accompagner ? »

Le jeune garçon avait dit cela avec un sourire. Ses yeux, maintenant presque clos, étaient soulignés par de larges cernes. Cela faisait presque 48 heures que le jeune garçon n’avait pas dormi et son corps commençait à lui le faire payer. Ses membres étaient endoloris, ses paupières se fermaient toutes seules, son esprit commençait à s’embrumer… Quelle fut donc sa joie lorsque le trentenaire annonça qu’il était temps de prendre congé.

Hiko ne se fit pas prier pour se lever. Il alla dire au revoir à Daiki en échangeant une franche accolade avec lui, puis il revint voir Fuusho et lui fit un petit signe de la main avant de disparaître dans la pénombre des rues du Shozaichi.

Le jeune garçon alla retrouver les bras de Morphée, pour un sommeil bien mérité…
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Charité forcée [Hiko]

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