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 Être aux côtés des siens (Yami)

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Être aux côtés des siens (Yami) Jeu 5 Mar 2015 - 16:01




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De retour, je pouvais de nouveau contempler la beauté de mon village. Les formalités réglées, je pouvais circuler à ma guise et reprendre mes activités. Cela n'allait sûrement pas tarder, mais j'étais presque sûr que j'avais au moins le reste de l'après-midi et la soirée pour moi. De toute façon j'avais deux trois choses à faire et il m'était indispensable pour cela de trouver du temps. Je traversais le long boulevard me menant droit à ma chambre, au quartier général des Midorhato.

Une fois à l'accueil de l'établissement, je récupérais toutes les lettres m'étant destinées avant de me diriger vers mon local en les feuilletant. Je ne savais pas ce que ça faisait de voyager dans le monde, de traverser des pays et d'apprendre de nouvelles choses. Maintenant je savais et ce qui m'avait fait le plus de mal était l'éloignement, je n'arrivais finalement pas à me détacher de Suna mais surtout de certaines personnes. Je pénétrai dans ma chambre pour laisser l'air rentrer à l'intérieur, la fenêtre ouverte un bref coup d'œil et je m'assis sur la chaise positionnée devant mon bureau. Il fallait que je trouve quelques secondes pour souffler, le voyage avait été bien trop éprouvant pour moi. Je n'étais pas habitué à de si longues distances. Laissant la tête tomber en arrière, je réfléchissais quelques secondes au déroulement de la fin de ma journée. Je ne pensais à faire qu'une chose et une seule, je ne pouvais que penser à cela, c'était la meilleure chose à faire.

Je me devais de retourner aux côtés de ma grande sœur, Yami.

Les choses étaient en suspend, je n'avais pas respecté ma promesse vis-à-vis d'elle. Je m'étais promis de veiller sur elle et les événements avaient fait que cela m'était impossible. Suite à sa lettre, je compris pleinement mes erreurs et je m'étais mis dans une colère noire. L'amour me faisait voir rouge, j'avais détruit un bureau à la main et m'était promis de faire payer à certaines personnes. J'en voulais à Shinji et à l'abjecte créature qu'on nomme Megami. Cependant je crois qu'au final, je m'en voulais bien plus à moi. Je n'étais pas présent quand elle en avait besoin et même si cela était dû au hasard, je trouvais ça impardonnable. Des excuses, oui les excuses étaient obligatoires. J'avais quitté le village sans un mot et ça faisait peut-être deux semaines que je n'avais pas envoyé de lettre. Finalement, j'accumulais les erreurs et tout ça malgré moi. Je n'avais jamais eu une relation aussi forte avec une personne n'étant pas de mon sang alors j'étais peut-être encore trop maladroit, je faisais mal les choses. Je me remettais en question, chose qui n'arrivait presque jamais et pourtant.

Ceci dit, je ne pouvais me présenter face à elle avec cet accoutrement. En survêtement noir assez usé au vu de mon long voyage, je ne pensais pas que cela soit approprié. J'avais tout aussi besoin d'une bonne douche. Après un grand soupir, je me levais, jetant mes habits au sol pour me diriger vers la douche qui me fit un plus grand bien. En me frottant la tête, je sentais encore le sable dans mes cheveux, une sensation que je trouvais des plus désagréable. Une fois la douche finie, je mis une serviette à mon dos avant d'ouvrir ma petite armoire. Ma garde-robe n'était pas très variée, je jonglais entre Kimono et survêtement, ce n'était peut-être pas de très bon goût. Enfin, mon choix se porta logiquement sur un Kimono noir. Le miroir me faisait comprendre à quel point mes cheveux avaient poussé, j'esquissais un sourire face à ces cheveux qui étaient à la limite de m'obstruer la vue. J'attachais le tout avec une ficelle noire avant de positionner Azura à mes côtés. J'avais déjà que bien trop traîné. Il était temps que je rejoigne une de mes raisons de vivre. Laissant tout en plan, je foulais à nouveau les rues de Suna en direction du manoir.

J'étais très fatigué par le voyage mais seulement le fait de savoir que j'allais être à nouveau ma sœur me maintenait en état. J'espérais pouvoir lui faire une petite surprise, je me faufilais alors derrière le manoir en longeant les clôtures. Je cherchais un moyen d'y pénétrer par l'arrière et essayer de la surprendre dans le salon peut-être. Je vis alors une porte qui me semblait avoir déjà vu, en effet lors de notre petit repas je l'avais aperçu. Elle menait à la cuisine et donc après cela je n'avais que quelques mètres à faire avant de pouvoir me trouver à l'entrée. D'un geste rapide et concis, je sautais la clôture pour me retrouver de l'autre côté sans encombre. J'ouvris doucement la porte avant de poser mon premier pied puis le second dans la pièce. C'était bien la cuisine sauf qu'il y avait quelque chose en plus cette fois-ci. Un chat ? Était-ce un chat cette chose ? Cette entité se tenait debout et était à peine plus petite que moi. Une toque de cuisiner et une louche, il semblait préparer la cuisine. Je me collais dos au mur en me déplaçant lentement jusqu'à que « le chat » m'entende. Il se retourna alors vers moi, était-il inoffensif ? Je ne le savais pas et donc je déposais une main sur Azura pour éviter les problèmes. Seulement je n'eus le temps d'en placer une qu'il disparut je ne sais où. Je reprenais une posture normale quand j'entendis les portes s'ouvrir sans même voir quelque chose. C'était une chose de plus spéciale chez ma soeur, je n'étais pas surpris après tout.

Je ne craignais rien à première vue, je reprenais alors mon chemin pour me retrouver dans le grand hall où se trouvait le piano qui nous avait tant uni. Il y avait aussi ma sculpture, c'était la première fois que je la voyais installée. Son manoir était peut-être un peu lugubre mais moi je m'y sentais bien, alors voir une de mes créations installées ça ne pouvait que me faire plaisir. Je mis ma main sur le Shôton avant d'avoir un petit coup de stress. Le ventre légèrement noué, je ne me sentais pas très bien. J'appréhendais peut-être nos retrouvailles, qui sait, je n'arrivais même pas à me comprendre.

Entendant quelques pas, je me retournais pour essayer d'apercevoir ma grande sœur.

« Je suis de retour. »

Tout en prononçant ces mots, mon sourire se faisait petit à petit plus grand.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Ven 6 Mar 2015 - 22:37

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L'après midi était déjà bien entamé alors que je venais de rentrer il y a peu de l'hôpital où j'avais perfectionné ma maîtrise de la médecine et prodiguer des soins à des patients. Cette manœuvre bénévole avait aussi pour but de parvenir à me contrôler plus facilement sur ma soif de sang : être en sa présence chaque jour pour faire en sorte que sa vue où la manipulation de celui d'autrui devienne anodin mais bien sûr j'étais la seule à le savoir : ce n'était pas de ces choses avouables si l'ont voulait que nos malades nous fassent confiance...

Je m'étais déjà rincer les mains qui avaient été ensanglantés et même si je l'avais déjà fait à l'hôpital, je le refaisais à l'étage dans ma salle de bain , cherchant a enlever toute trace de ce nectar si délectable et appartenant à un autre. Plus aucune trace n'était visible mais son arôme et son odeur elle, persistait. Finalement je me résignais car l'eau savonneuse n'avait pas l'air de fonctionner. J'ôtais ma blouse blanche teintée également de carmin, la transportant sur mon bras alors qu'il fallait que je la mette à laver.

Soudainement, ma porte s'ouvrait sans laisser apparaître qui que ce soit dans l'encadrement, j'observais d'un air détachée.

« Oui Hotep ? Que ce passe-t-il ? »

Je savais qu'il s'agissait de lui. Il m'expliquait dès lors qu'il y avait quelqu'un. Cela ne m'aidait pas et je lui aurais bien demandé des précisions mais puisqu'il ne maîtrisait pas encore parfaitement notre langue il aurait pu dire qu'il avait les cheveux roses pour dire noir et les yeux rond pour dire bleu... Je m'engouffrais donc dans le couloir, Hotep à ma suite, suivi de deux petites chauves souris appartenant à mon père et qui me suivait un peu partout désormais. Je n'avais pas peur : je me doutais qu'il s'agissait d'une présence familière. Pour autant, je craignais que cela soit Aare mais ce ne devait pas être le cas où Hotep aurait mentionné un homme qu'il avait déjà vu.

Arrivée en haut des marches, je regardais en contrebas et mes yeux s'écarquillèrent de surprise lorsque j'aperçus Ogami qui m'affirmait être de retour. Sans prendre la peine de descendre les marches, je sautais par dessus la rambarde d'escalier, me réceptionnant sans problème a ses pieds et fonçant dans ses bras pour le serrer fortement. Déjà, quelques larmes perlaient au coin de mes yeux. Je restais quelques secondes sans rien dire, me contentant de sa présence retrouvée, de mon soulagement de voir qu'il allait bien et qu'il était bel et bien rentré. J'étais tellement heureuse de le savoir là, avec moi. Toujours contre lui, je murmurais doucement, la voix emprunte d'émotions :

« Tu m'as manqué... »

Je retrouvais peu à peu les personnes chères à mon cœur et dont j'avais besoin plus que tout en ce moment... Je ne voulais pas qu'il remarque ma faiblesse et je m'attendais déjà a ce qu'il évoque ma dernière lettre c'est pourquoi j'engageais la discussion à son sujet, me reculant légèrement pour l'observer dans les yeux :

« Tu es rentré quand ? Comment vas-tu ? Kibo aussi est rentré ? Tu es blessé ? »

J'avais tellement de choses à lui dire mais j'en avais sûrement tout autant à entendre de sa part... Hotep me scrutait, ne sachant que faire et je lui expliquais :

« C'est Ogami, mon petit frère. Ogami je te présente Hotep : mon nouveau gardien. »

A ces mots, les deux chauves souris se posaient sur mes épaules, comme jalouses que je ne parle pas d'elles. J'esquissais un sourire avant de reprendre :

« Elles appartiennent à mon père. Il peut veiller sur moi même à distance de cette façon. »

Je demandais dès lors à Hotep de nous préparer un goûter et invitait Ogami à s'asseoir sur le canapé du salon où je venais de le guider en le tenant par la main, nous posant devant le feu de cheminée flamboyant propice à l'atmosphère chaleureuse dans laquelle nous baignions.



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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Sam 7 Mar 2015 - 18:40



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Après ce long voyage voyage je pouvais enfin revenir aux côtés des miens.

La première et seule chose que j'avais à faire en rentrant était d'aller voir ma grande sœur. Je lui devais tant et je me devais aussi de lui expliquer certaines choses. Je suppose que pour ma personne, il me fallait des réponses à mes questions. La lettre je l'avais correctement lu et je ne doutais pas des mots mais comme pour me punir, je voulais l'entendre de sa bouche. Cependant ce n'était pas la meilleure chose à faire à peine avoir après avoir croisé ses yeux.

Elle sauta des marches pour se retrouver à quelques centimètres, pour ma part je ne bougeais pas d'un pousse en scrutant ses gestes et elle même. Les yeux rubis m'avaient manqué, ils étaient encore plus beaux que dans mes souvenirs. À cela je ne pouvais que afficher un grand sourire, la joie, oui voilà ce qui arborait mon visage à ce moment là. Je rendais le geste qu'elle m'avait si gentiment offert, la prenant dans mes bras pour la porter quelques secondes à ma hauteur avant de la reposer à nouveau. Apparemment je n'étais pas le seul à être heureux à en juger sur les quelques gouttes sur son visage. J'essuyais le tout de ma main droite avant de répondre à ses mots.

«  Toi aussi, Yami.  »
J'avais beaucoup à expliquer sur mon voyage et mes périples, je voulais lui conter tous les événements, bons comme mauvais. Mais il y a quelque chose qui me préoccupait bien plus que ça et elle s'en doutait sûrement. Elle me posa quelques questions en rapport avec mon voyage, il avait duré quelques mois après tout. Je n'étais malheureusement pas resté avec Kibo, c'était quelque chose de mauvais comme de bon. J'avais quelques inquiétudes à son sujet. Ce qui était fait était fait après tout, je n'avais plus à m'en faire et m'en remettre au destin. Je mis ma main droite sur sa tête pour la caresser un petit peu, elle posait beaucoup trop de courtes questions à mon goût. Je collais mon nez au sien en plantant mes yeux dans les rubis tant convoités. J'avais envie de lui dire « Baka » à ce moment là, mais je venais à peine de revenir alors il fallait que je me retienne un petit peu.

« Je vais te répondre, doucement, doucement. »

Je m'écartais d'elle avant de me gratter la tête.

«  Alors pour commencer je suis rentré aujourd'hui de mon voyage. Je vais très bien et je ne suis pas blessé, il n'y a aucun problème ne t'inquiète pas. Quant à Kibo on a du se séparer pour une raison futile, enfin ce n'est pas très intéressant. »
Je détournais alors mon regard vers la droite pour regarder son « cuisinier ». J'avais été un peu étonné de voir une bête de ce type, je n'étais pas habitué à voir un chat bipède après tout, il fallait se mettre à ma place. Elle décida de faire les présentations. Il se nommait Hotep et à l'entente de son prénom, je baissais légèrement la tête en signe de respect. Elle me nommait comme son petit-frère, je savais très bien qu'elle me considérait de la sorte mais ça me faisait toujours quelque chose de l'entendre. Une petite rougeur ou deux et je pus voir deux chauve-souris se poser sur les épaules de ma grande sœur. Selon elle, elles appartenaient à son père et grâce à elles il pouvait veiller à distance sur sa progéniture. Elle avait l'air d'être plus ou moins contente de me dire ça, si elle était heureuse je l'étais aussi en quelque sorte.

Elle me mena par la main sur un canapé situé devant le feux, c'était agréable de sentir cette chaleur sur mon corps. En effet il y avait ça mais aussi l'ambiance chaleureuse qui s'était installée, très semblable à celle de notre soirée ici même. Le manoir pouvait paraître à première vue lugubre et non accueillant. Cependant je n'avais jamais passé une aussi bonne soirée en la compagnie d'une personne que ici, avec Yami. Je tournais la tête vers elle, il fallait que je me prononce par rapport à certains sujets.

«  Je suis désolé d'être parti sans rien dire et désolé de ne pas t'avoir envoyé une autre lettre depuis. Je n'ai pas l'habitude de devoir faire des choses de la sorte, tu vois ce que je veux dire et j'en suis sûr-.. Mais ça ne pardonne pas mes actes.  »
Les excuses n'étaient pas trop mon genre, je n'étais pas habitué à faire des excuses à quiconque mais notre relation me faisait mettre de côté ma « fierté ».

«  En parlant de lettre... » Dis-je en baissant la tête, je repris aussitôt. « Tout ce dont tu m'as parlé, ça m'a fait provoqué quelque chose en moi, une colère insurmontable. La femme t'ayant mis au monde, Shinji à qui j'ai envie d'ôter la vie et surtout ta.. »
Nul besoin de suite, je n'avais même pas envie de prononcer cela, c'était bien trop douloureux.

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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Dim 8 Mar 2015 - 20:04

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Le fait qu'il parvienne lui aussi à dire que je lui avais manqué réchauffait mon cœur : je savais à quel point c'était difficile pour lui de s'exprimer clairement sur ses émotions. Il caressait le dessus de ma tête dans un geste affectif, me regardant dans les yeux avec toute la sincérité du monde alors que nos visages étaient rapprochés. Je souriais en le voyant faire : il était, pour ainsi dire, ironique de le voir plus grand que moi alors que je le considérais comme mon petit frère : c'était moi qui le protégeait même si je savais qu'il n'hésiterait pas à le faire pour moi.

Il me demandait de prendre mon temps, d'éviter de lui poser trop de questions et j'avais envie de le traiter d'idiot tout en riant parce que c'était normal que je dispose d'autant de questions à son égard : il était parti plusieurs mois durant. Il était rentré le jour même mais sans Kibo cela ne m'interloquait pourtant pas car mon coéquipier du Kakumeigun savait se défendre et si Ogami l'avait laissé seul c'était sûrement qu'il ne voulait plus attenter à sa vie. Ce que je retenais c'était sur mon petit frère allait bien et qu'il n'était pas blessé : au fond c'était peut-être malvenu mais c'était tout ce qui m'importait.

Lorsque nous nous installions sur le canapé, il reprenait sa tirade, me rappelant un nouvelle fois qu'il était désolé de n'avoir pas pu donner plus de nouvelles et surtout qu'il était parti sans rien dire. Il avait déjà évoqué tout ces points dans sa lettre mais semblait vouloir le préciser une nouvelle fois. A cette annonce, je baissais fugacement la tête, me rappelant la douleur que j'avais ressenti en lisant ses lignes où j'apprenais son départ alors même que je n'étais pas au mieux de mon moral. Toutefois je ne pouvais pas lui en vouloir : il ne serais pas toujours là pour moi, l'important finalement, c'était qu'il aille bien.

Ogami m'avouait ensuite que ma réponse l'avait plongé dans une hargne dantesque... Il n'avait pas apprécié le comportement de Shinji et avait envie de le tuer, l'histoire pour ma mère l'avait affecté et ma maladie, dont il n'osait pas parler, bien plus encore. Je constatais de sa détresse et de son désarroi face à l'inévitable pourtant, il fallait que je lui évoque la possibilité de « guérir ». Je m'approchais plus près de lui sur le canapé et caressait sa joue d'une main, posant l'autre derrière sa tête pour la poser contre moi tandis que mon menton se posait sur celle-ci.

« Ne t'en fais pas pour tout ça. Megami est scellée pour un temps et je ne doute pas que mon père sera agir le moment où ce ne sera plus le cas. J'ai discuté avec Shinji et il est averti désormais : s'il tente de me toucher à nouveau, je le tue de mes mains. Quand à ma maladie... »

Je reculais sa tête pour l'observer dans le bleu de ses yeux.

« Il existe peut-être un moyen... Mais cela s'apparente beaucoup plus à une malédiction qu'une malédiction... L'immortalité... Je peux y accéder en tant que Ketsueki. Je t'avoue que je ne sais pas grand chose du sujet mais mon père m'en a parlé. Même si pour lui c'est plutôt un don : l'apogée d'un Ketsueki chef de clan. »

Je soupirais avant de poursuivre :

« Je vivrais l'éternité. Je ne vieillirais plus. Je verrais les gens que j'aime vieillir et mourir : je resterais seule et il est probable que je perds une part de mon humanité en y accédant. Je serais puissante, inflexible et sans souffrir de ma maladie. Je n'aurais plus à subir de transfusions... Mais je ne sais pas quoi faire... Pour le moment, j'ai décidé de faire avec et de prendre le temps que la vie m'offre. Ainsi je fais en sorte d'accélérer mes projets pour le village. Je ne veux pas que tu sois triste. »

Je lui offrais un sourire chaleureux tout en le serrant dans mes bras. Je fixais un point fixe devant moi et ravalais mes larmes : non je ne devais pas flancher, je devais être forte, il ne devait pas savoir à quel point cela me déchirait le cœur ni même combien je souffrais en cet instant. Je lui dissimulais mon affliction pour ne pas l'inquiété et j'avais peu à peu appris à vivre avec cette brûlure vive et lancinante dans mes veines qui me rappelait à l'ordre : j'étais bien plus affaiblie que je ne le laissais paraître.

Heureusement, Hotep arriva au bon moment pour disposer du thé et des gâteaux devant nous. Je gratifiais le chat d'une caresse sur la tête avant de le voir se retirer de nouveau dans la cuisine.

« Je dois encore te parler de quelque chose d'important. Je ne sais pas grand chose sur lui mais si tu rencontres le Nidaime : Araakoa Aare, méfies toi de lui. Il ne me semble pas recommandable. »

Je ne savais pas grand chose sur cet homme qui avait cherché a éveillé mes pulsions et entrevoir ma soif dévorante mais je doutais de ses bonnes intentions.
Cela me faisait du bien d'esquiver un peu le sujet de ma maladie mais je savais que je n'y couperais pas et qu'il reviendrait dessus, quand bien même je chercherais à porter la conversation sur autre chose.

« Tu as vu ? J'ai placé ta sculpture dans le coin opposé au piano : je l'adore. »

J'attrapais mon thé posé sur la table basse et laissais choir ma tête sur son épaule, ainsi assise à ses côtés, tout en fermant les yeux. Je me délectais de sa présence : cela me faisait un bien fou de le savoir avec moi et je profitais de chaque instant en sa compagnie.



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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Lun 9 Mar 2015 - 17:51



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J'avais beau en vouloir à Shinji, à l'abomination qui avait tant hanté ma sœur mais je m'en voulais plus particulièrement. Je n'avais pas été présent ces derniers mois pour elle, je ne tenais pas mon rôle correctement. Elle me confirmait que Megami était scellée, ça devait lui faire un bien fou de ne plus avoir cette chose en elle. J'étais content pour elle, vraiment très content. J'avais du mal à imaginer l'ampleur de ses maux, je n'avais jamais été dans une situation similaire après tout.

Elle m'affirmait avoir prévenu Shinji, la prochaine fois la mort l'attendait. Pour dire honnêtement, à chaque fois que je repensais aux mots écrits sur la lettre, je me voyais égorger cet homme. L'amour me faisait penser à faire des choses assez folles, les sentiments ne pouvaient qu'obstruer la raison. Je veillais sur le village à ma façon, je respectais mes engagements envers celui-ci. J'étais prêt à mourir pour lui et pourtant pour ma grande sœur j'étais prêt à tout remettre en cause. Elle était la meilleure chose qui me soit arrivée ces derniers temps, voilà pourquoi je pensais de la sorte. Elle avait posé un peu plus tôt ma tête sur elle, je pouvais apprécier son doux parfum. Je ne l'avais jamais oublié.

Reculant ma tête, elle planta ses yeux dans les miens pour m'expliquer une possible solution pour sa maladie.À l'entente de cela, je me redressais subitement, j'étais heureux qu'elle me fasse part de cette possibilité. C'était la meilleure chose qu'on pouvait me dire, le plus beau cadeau. Elle continuait à m'expliquer de quoi il s'agissait, cela s'apparentait à une malédiction selon elle. Son clan mystique lui apportait la possibilité de devenir immortelle et de pallier à la mort mais aussi à sa triste maladie. Une maladie qui allait la faire encore plus souffrir pour finalement asséner le coup de grâce. L'immortalité n'était pas qu'un don en effet, je voyais où elle voulait en venir. Ne pas vieillir et voir ses proches décéder un à un et même dans ce cas, perdre une partie de son humanité. Si elle choisissait cette voie, sa vie allait changer du tout au tout. Pourtant malgré ces inconvénients, au fond de moi je souhaitais qu'elle accepte. L'égoïsme à l'état pur, voilà ce qu'il m'apparaissait. J'étais prêt à être égoïste pour pouvoir profiter encore de Yami, encore une chose à laquelle je ne m'attendais pas. Elle avait décidé de laisser ça en suspend et pour l'instant de continuer à vivre « normalement ». Je me devais de respecter son choix.

Et pourtant, je n'arrivais pas à m'empêcher de donner mon avis sur la question. Mon visage des plus sérieux, une petite goutte glissait le long de ma joue.

« Tu dois accepter cette offre.. quand le moment sera venu. »
Le changement ne me faisait pas peur, si elle devait perdre une partie de son humanité alors je passerai ma vie à ses côtés pour la retrouver. Toujours, oui le mot toujours convenait parfaitement à la situation. Je voulais être avec elle pour toujours.

« Peu importe ce qu'il adviendra de toi, je serai toujours avec toi. Tu peux avoir confiance en moi. » Dis-je en tournant la tête.
C'était fini de partir sans ne dire un mort, je ne comptais pas faire deux fois la même erreur. Le cuisinier nous amena du thé et quelques gâteaux. D'un geste de la tête, je remerciais le service. Il était intentionné et l'odeur émanant de la cuisine m'avait paru plutôt encourageante. Elle allait enfin pouvoir bien manger, j'étais content pour elle. Je pris un petit feuilleté en écoutant ma grande sœur qui avait encore à me dire. Elle me parla du Nidame, je faisais alors le lien avec l'immortalité qu'il m'avait proposé. Si jamais elle accédait à l'immortalité, je le pouvais aussi en acceptant « un marché ». Le pouvoir, voilà ce que je convoitais mais si le pouvoir me permettait aussi d'être à ses côtés pour l'éternité ? J'avais toujours été honnête avec elle et je ne pouvais lui cacher que j'avais déjà croisé cet homme.

« Je le connais, je l'ai rencontré lors de mon voyage à Yu no Kuni. Notre discussion fût brève mais il m'a proposé le pouvoir. Je n'ai pas donné de réponse à cela, pas pour le moment. Selon lui, il peut me faire accéder à l'immortalité.»
J'avais aussi rencontré un déserteur connu mais ce n'était peut-être pas intéressant à dire. Je ne voulais pas l'inquiéter en parlant de tous les dérangés que j'avais croisé. En ce qui concernait la proposition alléchante, j'étais encore plus motivé à l'accepter. Le prix je ne le connaissais pas encore mais j'étais prêt à faire bien des sacrifices. Elle posa sa tête contre mon épaule, je me sentais bien avec elle. J'oubliais la fatigue du voyage, j'oubliais les problèmes. Elle me parla alors de la sculpture qu'elle avait positionnée à côté du piano. En la regardant je ne pus m'empêcher de sourire, elle était satisfaite donc je l'étais aussi.

« Elle n'est pas si mal faite, c'est vrai. Mais j'ai encore du progrès à faire si je souhaite ne serait-ce que approcher ta beauté. J'ai voulu la faire à ton image mais ce n'est pas facile. »
Je passais mon bras derrière son cou pour la serrer contre moi.

« Sinon en ce qui concerne mon voyage, je suis parti seulement quelques mois mais j'ai tout de même fait pleins de choses attention ! J'ai surtout apprécié les beaux paysages car tu te doutes bien qu'avec les gens j'ai un peu de mal encore. Je ne t'ai pas apporté de souvenirs, les souvenirs je veux les créer avec toi ici et ailleurs. »
Je posais ma tête contre la sienne délicatement pour ensuite m'écarter de quelques centimètres et de lui mettre un coup « gentil » avec celle-ci.

« Tu as aussi l'air moins idiote, c'est peut-être un rêve ou alors tu te retiens ? » Dis-je en riant en voyant sa réaction. « Allez allez-.. parle-moi de toi, qu'est-ce qu'il s'est passé dernièrement dans ta vie, à Suna, raconte moi ce que tu veux. »
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Mer 11 Mar 2015 - 13:07

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La façon dont Ogami accueillait la nouvelle quant à la solution pour ma guérison ne m'étonnait pas vraiment. En revanche, je ne m'attendais pas à voir une larme rouler sur sa joue. Ogami était si peu enclin à faire démonstration de ce qu'il ressentait vraiment que cette preuve d'émotion m'affecta d'autant plus alors qu'il me demandait d'accepter le moment venu. Mes lèvres s'étiraient dans un sourire tremblotant par l'émotion : comment pouvais-je refuser une telle supplique ? Je ne voulais pas qu'il soit malheureux.

Ses paroles suivantes étaient toutes aussi belles alors qu'il me promettait d'être toujours à mes côtés quoi qu'il arrive. C'était à mon tour de laisser une perle saline s'écouler contre mon visage tandis que je me réfugiais dans ses bras, ayant besoin de son contact pour m'apaiser et pour ôter ma tristesse.

« Je te fais confiance : n'en doute jamais... Je te promet d'étudier la question mais... il me faut encore réfléchir... »

Je parlais bien évidemment de ma décision finale : accepter l'immortalité ou non ? Il existait peut-être un moyen alternatif pour guérir que je ne connaissais pas encore et je me devais de chercher celui-ci en priorité plutôt que de me précipiter sur la voie de l'immortalité.

Lorsque je lui parla du Nidaime, après avoir rompu notre étreinte, je sentis comme un mal aise en lui et l'avisais avec un regard plus inquisiteur : il me cachait quelque chose. Cependant, il rectifia bien vite le tir en m'expliquant qu'il l'avait déjà rencontré. J'appréciais sa franchise mais j'affichais désormais un visage horrifié par ce que cet homme lui avait dit. Je posais mes mains sur les siennes pour capter son attention afin de le mettre en garde :

« Ecoute moi Ogami : n'accepte rien venant de lui tu m'entends ? »

Mes yeux étaient paniqués et j'étais énervée que cet homme avait osé l'approcher de la sorte. Il lui avait parlé de pouvoir et d'immortalité et je me doutais que l'idée ne lui plairait que davantage avec ce que je venais de lui dire pour ma maladie mais il ne devait pas y succomber :

« Il y a un prix a payer pour chaque chose et je sais que ça n'a rien avoir avec l'argent dans son cas. »

Je marquais une pause, hésitante à lui dire ce que je savais de cet homme :

« Il... Il m'a proposé de me guérir de ma maladie en implantant mon âme dans un autre corps de Ketsueki. Un corps parmi les cadavres des membres de mon clan qu'il garder dans son laboratoire... Tu comprends ? Il est dangereux... Il a eu beau me dire qu'ils étaient tombés au combat je n'y crois pas vraiment et je ne lui accorde aucune sympathie : méfies toi de lui ! »

J'espérais qu'il comprendrais... Je passais ma main sur sa joue, l'air sérieux : il devait comprendre de quoi il retournait.
La discussion s'allégeait ensuite lorsque nous parlions de sa sculpture : il me complimentait, me redonnant le sourire. Toujours assise a ses côtés, la tête de nouveau posée sur son épaule, il passa un bras derrière ma nuque pour me rapprocher de lui et je le laissais faire volontiers, me complaisant de sa présence et de sa chaleur. Je levais la tête vers lui, souriante avant de faire remarqué, amusée :

« J'ai l'impression d'être la petite sœur que tu protèges comme ça... Ne te méprends pas c'est moi l'aînée. »

Je lui tirais dès lors la langue avant de ricaner légèrement.

Il me reparlait de son voyage. Il était parti plusieurs mois mais il avait vu tellement de choses et fait tellement de rencontres... Même s'il ne me le disait pas, je savais que toutes n'avaient pas été forcément bonnes et qu'il avait sans doute risquer sa vie quelques fois... L'extérieur était rempli d'obstacles mais il nous forgeait et nous étions shinobi, nous ne pouvions pas rester cloisonné toute notre vie : il nous fallait découvrir le monde. Il me parlait des divers paysages qu'il avait pu observer et je me disais que cela valait sûrement le coup d'oeil... Je n'étais jamais sortie en dehors de Kaze et j'avais même rarement quitté Suna pourtant, c'était peut-être le temps de franchir le cap, plus que jamais alors que la maladie me rongeait et que je restais encore en forme pour le moment. Je souriais à cette pensée d'escapade, repensant à la proposition d'Oniri :

«J'imagine que tu as pu découvrir des merveilles comme des horreurs... J'aimerais les voir moi aussi. Je n'ai jamais quitté Kaze et Oniri m'a proposé de l'accompagner pour son tour du Yuukan où elle cartographie les zones de façon précises. Elle y est déjà aller seule mais elle est revenue avec un œil en moins... Je me sens responsable de ne pas avoir été là pour elle... Mais je ne peux pas partir comme ça. Je fais partie du Kakumeigun et suis l'intendante de Kioshi, il me faut son accord pour partir pendant plusieurs mois... Et si jamais le village se faisait attaquer je ne pourrais pas non plus être là pour le défendre : c'est ce qui me fait le plus peur. »

Je vivais pour mon village, pour ma nation, pour les miens. Je voulais être présente pour eux s'ils en avaient besoin.

« Moi aussi je veux créer des souvenirs avec toi... Cela signifie qu'il nous faut passer plus de temps ensemble mais si tu t'en vas sans me prévenir comme tu l'as fait cette fois, comment pourrais-je en créer ? Nous ne pouvons pas forcément nous voir souvent, et c'est bien dommage, mais peut importe la distance, nos cœurs sont liés après tout. »

Je lui souriais une nouvelle fois, sa tête était posée contre la mienne avant de s'écarter doucement, pour venir se cogner à la mienne. Je l'observais en fermant un œil sous le « choc », l'avisant d'un regard faussement choqué alors qu'il jugeait que j'étais moins idiote qu'auparavant. Je croisais les bras en boudant après lui avoir ébouriffé les cheveux :

« Non mais toi alors. Ce que tu es bête. »

Lui disais-je feintant d'être vexée.
Voilà qu'il voulait que je lui parle de ma vie désormais.

« Ouais rattrape toi c'est ça ! »

Je lui tirais la langue de nouveau avant de me relever et me pencher vers lui pour lui faire une grimace.

« Je te ne dirais plus rien puisque c'est comme ça. »

Puis je tournais les talons , passant derrière le canapé où il se trouvait pour m'y accouder et poser ma tête sur son épaule.

« Ne pars plus... Plus comme ça... S'il te plaît. »

Je ne pouvais plus retenir le flot de larmes qui s'écoulait malgré moi alors que je souriais pourtant. Je posais mon front contre son épaule quelques instants avant de sécher mes larmes et lui attrapais la main pour le conduire avec moi devant le piano. Je voulais jouer avec lui, partager ces instants que je ne pouvais faire avec personne d'autre : c'était notre symbolique.

« Voyons voir ce que tu as pu retenir... »

Je m'installais sur le tabouret, lui laissant la place de s'asseoir et commençais à jouer l'un des nombreux morceaux que nous avions joué la dernière fois qu'il était venu, des heures durant. Je voulais passer le reste de la journée avec lui. Pourquoi ne pas aller manger quelques choses ou se désaltérer dans un salon de thé ? Peut-être pourrions nous aller visiter un temple, lui qui semblait apprécier ce lieu de quiétude. Peu importait où nous allions tant que je demeurais avec lui encore un peu plus...



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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Jeu 12 Mar 2015 - 10:23



Musique:
 

Ses mains sur les miennes, je sentis dans sa voix qu'elle voulait me prévenir d'un danger. Il fallait que je n'accepte rien venant de cet homme, je n'avais pas peine à comprendre pourquoi après. Un homme de sa qualité et de sa puissance n'offrait pas un service tel que celui-ci gratuitement. Mais je connaissais cet aspect là du contrat, je me devais de faire avec. Selon ma grande sœur, il gardait en laboratoire un corps d'un membre du clan Ketsueki soit-disant mort au combat. Je supposais alors quelques autres corps dans ce laboratoire, j'en étais presque sûr. Cet homme n'avait pas l'air foncièrement méchant mais si je devais m'en méfier, je le ferai. Je ne prenais pas les mots de ma grande-sœur à la légère. Je sentais comme la peur dans ses paroles, peut-être avait-elle peur pour moi ? Cela était inadmissible, sans même l'ombre d'une hésitation je refoulais cette idée d'immortalité. Le pouvoir, je l'obtiendrai d'une autre façon, sans passer par le mal.

Je hochais la tête de haut en bas pour lui faire comprendre que j'avais pris compte de ses paroles. Je n'avais aucune raison de douter de la personne en qui j'ai le plus confiance à Suna. À mes côtés, elle me disait avoir l'impression d'être ma petite sœur. Je souriais à ces mots en resserrant mon étreinte sur la belle Ketsueki. Elle était plus grande et donc l’aînée, je ne pouvais le nier mais j'avais toujours l'envie de la tenir prêt de moi, c'était bien plus fort que tout. De son beau visage je pus voir une grimace enchaîné par un rire enfantine. Je suivis cette bonne humeur tout naturellement en répondant.

«  Je le sais que tu es ma grande-sœur et je suis sûr tu peux me battre aisément donc je m'abstiens, je m'abstiens-.. »

Je ne disais pas ces mots pour lui faire plaisir -ou peut-être un petit peu-, elle faisait partie du Kakumeigun après tout. Je ne doutais pas de son niveau et je n'imaginais pas la voir se battre férocement, je me demandais même si je voulais vraiment voir ça. Me répondant à la question du voyage, elle se disait être très occupée et donc très prise. Sa position bien particulière en tant que membre de l'unité spéciale l'accaparait, je comprenais totalement. Elle s’efforçait de travailler pour redorer le blason de son clan, pour son village tout simplement-.. Nous étions aussi similaires sur ce point, cela était indéniable. Je vivais pour mon village comme elle le faisait, j'étais prêt à détruire la moitié du monde rien que pour Suna. Continuant ainsi notre discussion elle voulait elle aussi créer des souvenirs avec moi mais ma façon d'agir et de l'avoir quitté sans prévenir n'avait pas été une bonne chose pour ce que je proposais. Nos cœurs étaient liés et pour toujours, ce lien inébranlable, je voulais le conserver jusqu'à ma mort et même dans l'au-delà.

Pour établir une ambiance un peu plus « marrante » si j'ose dire, n'étant pas une humoriste en soit, je ne savais pas comment faire pour faire rire la galerie, je mis un petit coup sur la tête à Yami. Mes précieux rubis ne semblaient pas très contents et elle fait même mine d'être vexée, cela dit bien après m'avoir ébouriffé les cheveux. Comme si ils n'étaient pas assez longs comme ça, elle me les mettait sans dessus dessous. Par contre moi en voyant sa tête je ne pouvais m'empêcher de rire, surtout qu'elle continuait à faire la petite fille vexée, une enfant que j'avais en face de moi. Les bras sur mon ventre, je me retenais d'exploser. Elle partit même du canapé, je croisais les bras pour la laisser agir à sa guise en sachant très bien que ce n'était que temporaire.

Je sentis alors comme un poids sur mon épaule, son odeur, je l'appréciais tellement. Je ne savais pas si c'était approprié de penser cela de sa sœur mais j'adorais l'avoir contre moi, sentir sa présence, entendre sa voix-.. D'une voix fragile elle me demanda de ne plus partir de la sorte. À l'entente de sa voix, à l'entente de ses mots je ne me sentis pas très bien. Mon corps était comme figé, mes yeux humides et une chaleur des plus impressionnantes. Je percevais une détresse dans ses paroles, quelque chose qui allait me marquer à vie, sans doute. Elle était une de mes raisons de me battre après tout dorénavant,

Je tentais de lui répondre en essayant de garder mon calme, de me reprendre.

«  Promis.  »

Elle me prit par la main pour m'amener devant ce si beau piano qui avait eu le don de nous faire ressortir quelques émotions dans le passé. J'avais passé un des meilleurs moments de ma vie à ses côtés, sur ce simple tabouret. La musique seule ne me suffisait plus, par contre la musique en plus de ma sœur, cela me suffisait vraiment.

Nous commencions alors à jouer la marche funèbre et même si je faisais quelques fautes de temps en temps, j'avais retenu le plus important. Elle me reprenait comme une instructrice et je trouvais ça plutôt amusant pour être honnête. Cependant j'avais beau de temps à temps faire ma forte tête, je l'écoutais toujours, encore et encore. Un morceau en enchaîna un autre et un autre, l'heure de la musique n'était plus et je tournais ma tête vers ma sœur en lui faisant un sourire. D'un coup plutôt furtif, avec mes fesses je la poussais sur la gauche afin de la faire tomber au sol. Elle tomba comme prévu à son tour sur ses fesses. Amusé par la situation, je commençais à rire sans même ne m'arrêter. Il n'y avait plus de maladie, plus de problèmes ni de tracas.

«  Dis moi grande-sœur, tu n'arrives pas à tenir sur un tabouret ? Je trouve cela assez grave.. »

Je lui tendis alors ma main droite toujours pour me moquer.

«  Ketsueki Yami, membre de l'unité spéciale et pourtant au sol comme une petite gamine. Impressionnant n'est-ce pas ? »

Je lançais les hostilités.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Ven 13 Mar 2015 - 20:59

Music ♫:
 

Comme c'était plaisant de jouer ainsi au piano avec lui ! Cela m'avait plus manqué que je ne l'avais imaginé. Il faisait parfois des erreurs et je le reprenais, lui boudant de s'être fait réprimé et moi souriant face à sa mine renfrognée. Tout cela importait peu au fond puisque nous passions du temps ensemble et ces derniers temps : cela s'était monté bien trop rare. Je chantais certains morceaux enjoués, laissant ma voix se faire transporter par le rythme tout en jouant en duo avec mon petit frère, en toute insouciance.

Les heures passèrent ainsi jusqu'à ce que nous décidions tout deux d'arrêter, nous observant un long instant en souriant, profitant simplement de la présence de l'autre. Toutefois, je fronçais les sourcils lorsque je vis une lueur malicieuse apparaître dans son regard avant de me faire pousser du tabouret, me faisant atterrir les fesses sur le carrelage. Bien sûr, il y allait de son petit commentaire alors que je m'offusquais et croisais les bras en boudant faussement. Il me tendait sa main que je refusais en fermant les yeux et en détournant le regard puis faisait volte face lorsqu'il évoquait mon grade et ma situation actuelle. D'un coup, je saisissais les pieds du tabouret et le tirait vivement, le faisant lui aussi tomber au sol.

« Mais que t'arrive-t-il petit frère ? Toi aussi tu devrais aller consulter je pense ... »

Un large sourire fendait mon visage avant que je ne me rues sur lui pour le chatouiller. Je n'avais aucune idée s'il y était sensible mais j'allais bientôt le découvrir ! Nous roulâmes plusieurs fois sur nous même, l'autre tentant de reprendre l'ascendant alors que j'éclatais d'un rire cristallin lorsqu'il s'amusait à me chatouiller à son tour. Alors que je me retrouvais dos au sol, je l'observais dans ses yeux azurés, un air malicieux :

« J'ai bien un moyen pour reprendre le dessus mais ça serait déloyal... »

Je lui lançais des lors un regard et un sourire entendu en évoquant la possibilité de lui administrer un coup dans ses bijoux de famille.

« Mais je tiens à avoir des neveux et nièces alors je vais t'épargner ! »

Je n'aurais sans doute pas le temps de les connaître mais là n'était pas la question.
Je m'entaillais le doigt, créant un tentacules de sang tout autour de mon bras et je m'en servais pour le saisir et le dégager de moi pour me permettre de me redresser :

« Temps mort ! »

Demandais-je tout en m'époussetant. J'attrapais mon verre d'eau sur le piano et commençais à boire quelques gorgées avant de jeter le reste sur son visage. Je riais. Ses longs cheveux lui encadraient le visage lui donnant un air des plus dociles. Il se mettait à me courir après si bien que je courais autour de la table de la salle à manger, renversant des chaises sur mon passage pour le ralentir et lui mettre des obstacles dans sa route. Puis, alors que j'adressais un regard entendu à Méphisto tout en poursuivant ma course, mon chat apparu spontanément devant Ogami, le perturbant quelque peu et me laissant le loisir de quitter la pièce. Sauf que je l'attendais contre le mur, près de la porte qu'il allait franchir et lorsqu'il le fit, je lui administrais un coup de l'un des coussins que j'avais attrapé sur le canapé. Ce petit manège durait un moment où je le faisais tourner en bourrique tandis qu'il s'évertuait à faire de même.
D'un bond, je sautais en haut de l'escalier :

« Attrape moi si tu peux ! »

Là dessus, je me réfugiais dans ma chambre, ouvrant la fenêtre pour quitter le manoir et me rendais au portail pour l'y attendre. Lorsqu'il me rejoignait finalement, mon attitude avait changé : je ne voulais plus l'embêté pour le moment mais jouer les insouciantes avec lui, retourner en enfance, une enfance que je n'avais d'ailleurs pas eu.
Je me logeais dans ses bras pour apprécier son contact et lui prouver que je tenais à lui, une énième fois.

« Et si nous allions prendre le thé ? Oh et puis non... Et si nous allions là où nos pieds décideront de nous porter ? Comme à mon bureau du Kakumeigun par exemple... »

Une nouvelle lueur malicieuse teintait mon regard vermeil. Rien de telle que l'insouciance entre un frère et une sœur pour décompresser ou mettre en suspend tous vos problèmes.



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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Lun 16 Mar 2015 - 13:53



Le fait de voir ma grande-sœur au sol me faisait bien rire, je ne pouvais le nier. De plus elle ne s'attendait peut-être pas à cela de ma part juste après un si bon moment au piano. Peut-être que l'embêter de la sorte et de m'amuser avec elle ferait oublier ses tracas, j'étais prêt à tout pour cela. Je m'étais un peu moqué d'elle avant de lui tendre une main qu'elle refusa aussitôt. Son expression enfantine me faisait sourire, croisant les bras pour détourner le regard j'avais l'impression d'avoir une petite fille face à moi. Au final, on restait tous plus ou moins enfant. J'étais tellement occupé à rigoler de sa façon de faire qu'elle en profita pour me tirer le tabouret et m'envoyer à mon tour au sol. Venant alors une petite moquerie pour accompagner ma chute, je n'étais pas étonné de cette vengeance au contraire même si j'avais un peu mal au derrière je n'en riais pas moins !

Je n'eus pas le temps de répondre à cette attaque ni à ses mots qu'elle se jeta sur moi pour me chatouiller avec son expression malicieuse. Je n'étais pas fier de le dire mais j'étais en effet sensible aux chatouilles et donc il ne fallut que quelques secondes pour que je sois au sol presque crispé, les larmes aux yeux accompagné par des éclats de rire. De temps en temps je lui demandais d'arrêter avec une voix perturbée par ses actions. J'étais amusé de la situation, cela faisait quelques mois que je n'avais pu rire de la sorte. Et même pour aller plus loin, je pouvais dire que je n'avais jamais eu l'occasion de rire comme ça avec une autre personne. Ma sœur en était incapable et avec mon part nous n'étions pas du genre à s'amuser comme ça. En ce qui concerne ma famille adoptive, je n'étais pas encore prêt à l'époque.

J'essayais de profiter d'une petite ouverture pour la retourner et la plaquer au sol en essayant de mimer ses gestes. Mon objectif était bien sûr à mon tour de la faire rire aux éclats, il fallait que je me venge de cette grande sœur bien trop maline à mon goût. Dans euphorie on s'arrêta, quelques gouttes à mes yeux, des rougeurs à mes joues j'avais mes yeux dans le siens. Je ne disais plus rien, laissant quelques secondes passer. Puis Yami eut une idée, bien sûr je ne m'attendais à rien de bon pour moi vu son air, j'avais déclaré la guerre après tout. Elle pouvait reprendre le dessus avec un moyen déloyal, je ne compris pas de suite jusqu'à qu'elle me fasse comprendre de quoi il en soulevait. De façon spontanée, je me redressais toujours au dessus d'elle en plaçant une de mes mains sur l'endroit indiqué. Cependant la sœur m'épargnait, un geste de bonté que je devais peut-être apprécier selon elle, elle évoquait aussi la possibilité d'avoir des nièces et des neveux.

«  Oh, ça ne risque pas grande-sœur ! Ne t'inquiète pas, je n'en veux pas et avant un grand moment ! » Dis-je en reprenant mon étreinte.

Musique:
 

S'entaillant le doigt, je vis jaillir des tentacules de sang pour m'écarter d'elle. Notre petit jeux était déjà fini, j'étais presque déçu. Je fis de même que ma grande-sœur en me relevant pour observer les taches de sang sur mes vêtements. Une Ketsueki vous me direz-.. quelle insouciante, je la regardais boire son verre d'eau comme si rien n'était. Temps mort avait-elle dit, j'aurais du comprendre que ce n'était qu'une pause en fait comme le soulignait l'expression. Je payais de mon idiotie en recevant de l'eau sur mes cheveux et mon visage. Je passais ma main dans mes cheveux pour essayer d'enlever le liquide de ma chevelure.

«  Grande-sœur, tu sais ce que je vais faire ? Je vais te traîner jusqu'à l'oasis le plus proche et te jeter dedans !  »

Je me lançais à sa poursuite tout en explosant de rire, je me voyais déjà l'envoyer dans l'oasis. Ses vêtements mouillés, ses cheveux en bataille et surtout sa tête de dégoûtée, je m'y croyais déjà ! Seulement il n'était pas facile de l’attraper, elle courrait autour de la table tout en essayant de m'entraver avec des obstacles. Puis un chat apparu devant moi, ce n'était personne d'autre que le familier aux paroles presque philosophiques.

«  Tu veux faire comme ta maîtresse et finir comme un chat mouillé ? Ça ne me dérange pas ! »

La ruse ! J'avais perdu ma cible alors j’accourais pour la rattraper avant de recevoir un de coussin sur le visage. J'essayais de faire de même en prenant un autre coussin pour lui jeter dessus mais je ratais mon tir une nouvelle fois. Décidément, elle se jouait de moi bien plus que je ne le faisais cette petite gamine. Même après coup, je ne pouvais m'empêcher de rire à nos attitudes. Je n'avais jamais pensé pouvoir la voir s'amuser comme cela et moi non plus, ce n'était que pur bonheur d'être à ses côtés.

Maintenant voilà que j'essayais de l'attraper mais elle bondissait comme un lapin, je n'arrivais à rien avec elle. Elle était agile c'était le moins qu'on puisse dire malgré ses problèmes. J'étais bien plus content de la voir comme ça, j'étais presque rassuré par la situation. Je rejoignais sa chambre toujours en pleine traque et je vis la porte de la fenêtre ouverte. D'en haut je pouvais apercevoir le portail et donc elle qui m'attendait avec son air innocent. Regardant la hauteur, je soupirais, elle n'avait peur de rien. Je sautais à mon tour pour atterrir à quelques mètres d'elle, son attitude avait changé et je compris de suite ce qu'elle souhaitait. J'ouvris alors mes bras pour l’accueillir et la serrer fort contre moi. Je caressais sa tête en mettant ses beaux cheveux en bataille avant d’acquiescer. Elle voulait faire autre chose, sortir et j'étais tout à fait d'accord avec elle. Sa proposition concernant son bureau était fort intéressante, je tapotais son épaule avant de m'exclamer.

«  Je ne sais pas où se trouve ton bureau mais le premier qui se rend à l'établissement du Kakumeigun a gagné  d'accord ? »

Je n'avais pas fini ma phrase que je m'étais déjà lancé à travers la ville pour être le premier. De temps en temps j'effectuais quelques charges rapides en utilisant un peu de chakra pour améliorer ma vitesse. Quelques minutes s'écoulèrent, j'avais emprunté divers chemins et un bon nombre de toits avant de me retrouver au point d'arrivé. Il me semblait être premier, j'en étais presque sûr. Je la voyais arriver, j'affichais un sourire en levant le bras droit au ciel pour m'affirmer comme le vainqueur.

«  J'ai gagné ! J'ai gagné ! Et tu as perdu! »

Je profitais pour la narguer en m'amusant avec ses cheveux. Je lui demandais de m'amener expressément à son bureau. Suivant ma sœur adorée, on se trouvait finalement à son bureau. Je ne savais pas ce qu'il y avait d'important ici mais à peine entré je voulais déjà causer des problèmes à la Ketsueki. Je trouvais quelques feuilles dans des cartons bien rangés, en faisant glisser l'une sur l'autre, je les faisais s'envoler. Elles finissaient au sol et moi j'affichais un air amusé.

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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Mar 17 Mar 2015 - 11:34

Music ♫:
 

Il avait accepté ma proposition pour se rendre au Kakumeigun. En y réfléchissant un peu je me demandais ce qui m'avait pris d'avoir cette idée... L'unité spéciale n'était pas un terrain de jeu et si ses membres manquaient de discipline alors même que nous étions chargés de faire respecter l'ordre, nous perdions toute crédibilité... Que penserait Kioshi de tout cela ? Lui dont j'étais l'intendante et qui me devait de le suppléer s'il n'était pas présent... Quelle honte...

Toutefois, il était trop tard pour les regrets car déjà Ogami s'était mis à courir pour faire la course jusqu'à l'établissement. Je pestais intérieurement avant de le talonner, courant, sautant de toit en toit, tachant de prendre des raccourcis mais il usait de charge que je ne possédais pas si bien qu'il parvenait tout de même le premier sur les lieux, fier de lui tout en se montrant sarcastique à mon encontre tandis que je le traitais de tricheur pour avoir osé utiliser des boosts de vitesse. Nous savions forcément tout deux que sans cela, j'aurais gagné ! C'était l'évidence même !

Il accentuait ma frustration en m'ébouriffant les cheveux si bien que lorsqu'il me demandait où se trouvait mon bureau, je maugréais un « Par là... » boudeur et dans un quasi murmure. J'avais envie de jouer les guides touristiques pour lui expliquer comment était bâti l'établissement mais il était certains que mes collègues me seraient tombés dessus alors je prenais plutôt un air sérieux et solennel en conduisant mon petit frère avec droiture jusqu'à mon bureau, comme si j'avais besoin de l'interroger où de sa présence pour une enquête.

Nous pénétrâmes finalement dans mon bureau, une pièce sommaire où était classés tout un tas de documents. Les derniers que j'avais classé venait d'être répandus dans la pièce tout mélanger tandis que je regardais le spectacle avec horreur :

« J'ai mis toute la journée d'hier pour les classer ! »

Je devais les déposer sur le bureau de Kioshi dès le lendemain matin, triés et classés pour faciliter le travail à mon chef et ami... Qu'est-ce qui m'avait pris ! C'était définitivement une mauvaise idée. Je m'approchais de mon frère l'air de rien, et alors qu'il s'y attendait le moins, j'extirpais une paire de menottes anti-chakra de ma poche et les lui passait dans le dos : il fallait dire que je maîtrisais désormais plutôt bien ce tour de passe passe :

« Voilà petit frère au moins je limite les dégâts ! »

Je l'attrapais par le bras alors qu'il refusait d'avancer, voulant se servir de ses jambes mais il était quelque peu déstabiliser suite à l'entrave soudaine de son chakra. Je le faisais s’asseoir sur la chaise face à mon bureau et m'installais pour ma part sur ce dernier, face à lui.

« Alors Toshiro Ogami ! Il paraît que vous avez commis des crimes ? Ne répondez que par oui ou non à mes questions ! Je vous préviens : je saurais si vous mentez et je ne vous le conseil pas ! »

Je me montrais autoritaire comme si j'avais en face de moi un véritable accusé bien que je restais tout de même détachée de la situation. De plus, mes paroles étaient un mensonge car sans mes chats, je ne pouvais véritablement savoir si une personne mentait ou non.
Je le regardais dans les yeux, cherchant à le décontenancé :

« Aimez vous votre grande sœur ? Jurez-vous de la choyer ? »

Je marquais une pause entre chaque question pour lui permettre de répondre.

« Jurez-vous de ne pas répondre favorablement à un vieux fou ancien Nidaime qui vous promet milles merveilles en échange d'un tribut trop lourd à porter ? »

Je m'approchais de lui, posant mon front contre le sien pour mon ultime question :

« Resteras-tu à mes côtés jusqu'à la fin ? »

De loin la plus importante. Lorsqu'il eut répondu à tout, je reprenais mon air sérieux, un sourire diabolique aux lèvres :

« Bien ! Vous n'avez pas menti ! Vous apprenez vite ! Vous avez évité Ergastule pour cette fois mais ne vous réjouissez pas trop vite car la moindre erreur de votre part j'en aurais connaissance ! Vous êtes sous surveillance rapprochée après tout ! »

Mon influence me permettait de le faire surveiller de temps à autre : c'était pour son bien après tout.
Je lui retirais ses menottes anti-chakra et le faisait sortir de mon bureau, les feuilles volantes encore sur le sol : je devrais mettre les bouchées double demain matin...

Finalement je reprenais mon air sérieux dans les couloirs et Ogami se prêtait au jeu comme s'il était un grand homme d'importance alors qu'il n'était qu'un petit genin ! Cela me faisait rire intérieurement. Nous n'avions plus rien à faire dans ce bâtiment aussi je le conduisais jusqu'au temple du village.

Je n'y avais jamais mis les pieds mais j'avais cru comprendre que lui tenait à ces traditions et cela nous rappellerait notre première mission ensemble : nous avions parcouru bien du chemin depuis. Des gens priaient, d'autres laissaient une pièce dans un réceptacle et tirait une corde pour faire teinter une cloche, tandis que certains se contentaient d'accrocher une plaque de bois ou de papier là où il y en avait déjà beaucoup d'autres. Je ne connaissais pas tout cela ! Peut-être qu'il pourrait m'en apprendre plus... J'appréciais chacun des moments que je passais en sa compagnie.

Devais-je faire un vœu pour guérir de ma maladie ou pour ne pas être séparée de ceux que j'aime et pouvoir encore vivre beaucoup de moments comme ceux là ? Avais-je le droit de formuler une prière regroupant tout cela à la fois ?
J'étais peut-être la grande sœur mais pour le coup j'observais chacun de ses mouvements pour agir avec mimétisme.



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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Mer 18 Mar 2015 - 16:24



Musique:
 

Je n'avais pas été très clément avec ma grande-sœur, elle avait subi une défaite et voilà que maintenant je mettais en désordre son bureau. Cela me faisait rire, c'était à peine si je me reconnaissais. Nos jeux bêtes réussissaient à nous donner le sourire, je ne demandais que ça et ne voulais que ça. Elle avait passé une journée à classer le tout, bon, peut-être que j'étais allé trop loin et je n'espérais pas causer de problèmes à la Ketsueki après tout. Bien que cela me fît un peu de peine maintenant, j'arborerais toujours une expression moqueuse en regardant de droite à gauche pour espérer trouver un nouveau coup fourré à lui faire. Je n'eus malheureusement pas le temps d'échafauder un plan machiavélique qu'elle « m'interpella » . Le mot était bien choisi, tel un suspect elle me prit les mains et m'attacha avec des menottes. Je n'avais rien vu venir, elle était habile ma grande soeur. Elle ne faisait pas partie de l'unité spéciale pour rien en plus de son rôle d'intendante-..

J'essayais tant bien que mal de la freiner mais les menottes m'avaient complètement ôté mon chakra. De ce fait j'étais perturbé comme si je subissais des interférences. L'agent spécial me plaça sur une chaise avant de se placer elle même devant moi, assise sur son bureau. C'était le cliché exact de l'interrogatoire musclé. Seulement le jeu continua et elle se préparait à me poser quelques questions. Je ne devais répondre que par oui ou non. Ce genre d'activité m’aurait paru tellement bêtes et inutiles autrefois, je n'étais plus le même, j'avais changé et ce n'était que du positif. Débuta alors l'interrogatoire avec une question sur notre relation sur le ton de l'humour, cependant je n'y voyais pas là qu'un jeu. Est-ce qu'elle voulait se rassurer ? J'avais encore de la peine à comprendre autrui et même si on parlait de ma sœur-là. Je tournais la tête vers la droite pour ensuite fixer le sol, mes joues un peu rosées je répondais à ses questions.

« Oui, je l'aime. » Marquant une petite pause, je répondais à la deuxième interrogation sur le fait de promettre de prendre soin d'elle. « Et oui c'est possible, ça dépend de si elle fait l'idiote ou non. »

Si ma première réponse était un peu sérieuse, la deuxième ne l'était pas du tout. L'humour arrivait à me faire passer la gêne que je pouvais avoir en parlant d'amour. La suite venait spontanément, le Nidame était aussi à l'ordre du jour. Elle était maline de profiter de ça pour m'en parler, elle avait tout compris après tout. Me connaissant, elle savait que je voulais utiliser ce pouvoir afin de braver la mort et de rester à ses côtés. Peut-être arrivait-elle à mieux me comprendre que je ne pouvais le faire me concernant. Je me devais de promettre une nouvelle fois, si cette promesse pouvait ne serait-ce que la rassurer d'un iota, je n'étais pas contre.

« Je le jure, je n'irai pas contre tes désirs. »

Puis la question ultime vint, elle posa son front sur le mien et à son contact je fermais doucement les yeux. Mon interrogation sur le fait qu'elle voulait se rassurer n'était plus, j'étais maintenant sûr que oui. En ces moments difficiles, elle espérait sûrement avoir l'aide de ses proches. Je n'allais pas la décevoir comme avait pu le faire Shinji, j'avais promis après tout. Cette fois-ci, j'allais l'écouter concernant ma réponse. Je n'avais pas besoin d'humour, d'argument. Juste un mot, un seul qui en disait long.

« Oui. »

Je n'avais pas menti et je ne voulais jamais lui mentir. J'avais évité Ergastule selon elle, je soupirais comme pour exprimer un soulagement. C'était en effet plus ironique qu'autre chose en vu de la situation. Selon elle, j'étais surveillé, est-ce que cela faisait partie du jeu ou alors ce n'était que stricte vérité? Je ne pouvais le savoir, je hochais seulement la tête de droite à gauche comme pour lui dire d'arrêter de dire des bêtises. Je retrouvais le goût de la liberté quand elle m'enleva les menottes. Mon chakra n'était plus drainé et je me sentais bien, quelle idiote. Elle me fit sortir du bureau, on venait à peine de commencer et je voulais mettre encore un peu de pagaille dans son bureau mais elle n'était pas de cet avis. On traversa alors à nouveau le couloir, les personnes travaillaient et ici on pouvait ressentir une ambiance très sérieuse. Après tout, ici étaient traitées les affaires de la plus grande importance. Je regardais droit devant moi en bombant un peu le torse, balayant d'un regard légèrement hautain le bureau. Il ne fallait pas non plus que j'en rajoute trop, Yami passait ses journées ici après tout. On se dirigea alors vers le temple du village, je repensais à notre mission et aux moines qu'on avait rencontré. C'était une très bonne expérience, c'était aussi la première fois que je défendais ma grande sœur. Le travail de l'aîné vous me direz mais cela ne m'empêchait pas de vouloir la protéger. Face à ce lieu saint, je m'arrêtais quelques secondes pour l'observer. La vue de ce bâtiment me faisait revenir en arrière et je revoyais mon père m'apprendre les valeurs les plus essentielles. Un homme de valeur, voilà ce qu'il souhaitait que je devienne. Je ne pensais pas l'être même si j'osais le dire, comment pourrais-je prétendre l'être alors que il y a encore des semaines de cela, j'ôtais des vies sans aucun remords.

Je plaçais ma main gauche sur le dos de ma sœur pour la diriger à l'intérieur du vieux temple. Il y avait plusieurs sortes de rituels, je comptais seulement faire quelques prières pour ensuite déposer une plaquette de bois et une offrande. Je nous plaçais devant la divinité locale pour ensuite me mettre sur les genoux. Yami faisait de même, elle n'était pas vraiment habituée à cela. Je lui faisais découvrir une autre partie de moi-même, ça me faisait plaisir. Les plaquettes en bois ornaient les murs à disposition pour cela, il y en avait tellement que trouver une place était bien difficile. Je pris deux plaques vierges pour finalement en donner une à ma sœur.

« Inscris ce que tu souhaites sur la plaque, fais un vœu grande sœur. »

En sa compagnie, la dernière fois, j'avais écrit le mot paix. La paix pour mon village, je le souhaitais tous les jours et je me battais pour cela. Cette fois-ci, j'écrivais seulement le mot – Vivre –. Je ne parlais pas seulement de mes projets de défenses pour le village, je parlais aussi de vivre aux côtés des miens. Selon mes habitudes, je déposais 5 ryos dans le conteneur à cette effigie et en même temps la plaquette. On prit alors le chemin de la sortie. Il fallait faire autre chose maintenant, je me fichais de la suite des événements tant que je pouvais être à ses côtés.

Je mis une main derrière sa tête pour plaquer celle-ci contre mon torse un peu brusquement.

« Alors, que veux-tu faire maintenant Yami ? Dis-moi, tout ce que tu veux, n'importe quoi. Je te dois bien ça, après ma grande absence. C'est ta soirée. »

J'imaginais le pire en vu de nos amusements précédents mais j'étais prêt à me plier à tous ses désirs.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Sam 21 Mar 2015 - 10:59

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Il s'était montré intimidé par mes questions mais il avait néanmoins répondu avec sincérité : il m'aimait. Je lui adressais un sourire chaleureux face à cette démonstration émotionnelle qui n'était aisé ni pour lui ni pour moi, nous le savions tout deux, ce qui rendait son aveu encore plus symbolique. Il me jurait de ne pas goûter aux noirs desseins de Aare et d'être toujours à mes côtés, quoi qu'il arrive... Mon cœur se sentait allégé à cette annonce comme occulté d'un poids immense qui s'était peu à peu immiscé en moi sans que je m'en aperçoives. Je les avais désormais à mes côtés, il n'était pas question que je les perdes...

Au temple en revanche, c'était lui qui dirigeait les opérations, il était bien plus spirituel que moi. Nous nous retrouvions a genoux devant une statue représentant une divinité, du moins je le supposais. Je me demandais bien comment un bout de caillou pourrait exaucer nos prières mais je ne voulais pas subir les remontrances de mon frère aussi je me taisais a ce sujet cherchant à prier avec conviction parce que je proférais des souhaits dans mon esprits qui m'étaient chers. Visiblement ce n'était pas ainsi qu'il fallait opérer puisque Ogami me tendait une plaquette de bois sur laquelle il me demandait d'écrire ce que je voulais pour faire mon vœu. Le morceau de bois était assez petit et je comprenais qu'il ne fallait écrire que quelques mots voir qu'un seul... Comment pourrais-je résumer tout ce que je souhaitais de cette façon ? … « Aimer ». Je voulais être aimée et les aimés peu importe ce qu'il se passerait. Si je parvenais à accéder à l'immortalité je voulais garder mon humanité et conserver l'attachement que j'avais pour eux tous. Si jamais je mourrais, je voulais qu'ils sachent à quels points je tenais à eux. C'était le mot idéal pour exprimer tout cela.

J'imitais Ogami, déposant 50 ryos dans la boite devant moi comme si mettre une somme plus importante pouvait faire mon vœu se réaliser d'autant plus. Moi qui n'était pas croyante, je me raccrochais à ces choses là. Finalement, nous nous dirigions vers la sortie. Je le suivais jusqu'à ce qu'il se stop d'un coup dans sa marche pour m'attirer à lui, plaquant mon visage contre son torse sans que je ne m'y attende. Pourtant, je ne me dégageais pas, je profitais de chacun de ses contacts et chacun de ses rapprochements : cela était rassurant de le voir si « humain » lui aussi. Il me demandait ce que je souhaitais faire, je pouvais tout lui demander, c'était ma soirée pour qu'il puisse se faire pardonner de sa longue absence. Que pouvais-je demander ?

« Peu importe... »

Je redressais la tête, toujours contre lui, pour rencontrer ses yeux azurés :

« Tant que je suis avec toi peu importe où je vais ou ce que je fais. »

Mon regard sondait le sien avec toute l'intensité du monde. Néanmoins, une idée me venait à l'esprit, je l'attrapais alors par le poignet pour l'attirer en dehors du village, dans le désert, sans un bruit pour finalement m'arrêter et me tourner face à lui :

« Montre moi tes progrès. Montre moi à quel point ton entraînement à été bénéfique. N'ai pas peur de me faire mal tout comme je veillerais à ne pas retenir mes coups : je pourrais nous soigner. Prouve moi que je n'ai pas de raison de m'inquiéter et que tu sais te défendre... »

J'avais peur. Peur qu'il s'en aille de nouveau de la sorte en mission ou peu importe, sans moi, sans que je sois là pour lui porter secours en cas de besoin. Peur qu'il trépasse sous le joug de l'ennemi. Peur de le perdre...

Je me plaçais en retrait face à lui et ouvrais les hostilités. Cet entraînement était pour moi le moyen d'évaluer son niveau tout en conservant le mien : ma maladie ayant la fâcheuse tendance de me faire perdre en puissance et m'infliger un contre coup non négligeable lorsque j'usais trop de mon sang... C'était un bon moyen pour apprendre à le gérer et nous n'avions jamais combattu l'un contre l'autre. Je voulais qu'il puisse se défendre face à un Ketsueki si un jour il en croisait un qui voulait lui nuire et ainsi apprendre toutes les subtilités du pouvoir de mon clan.

Je commençais par des techniques, qui, bien que semblant faibles au premier abord pouvaient rapidement faire pencher le combat en ma faveur. Je m'entaillais l'avant bras à l'aide de ma bague à pointe que je portais au pouce et envoyait dix filaments de sang comparables à des aiguilles sous l'action de la vitesse qui pourraient l'entailler très légèrement si cela parvenait à le toucher, j’enchaînais en créant trois balles de sang mélangées à mon chakra fuuton qui fusaient dans sa direction pour finalement déployer un fouet de sang que je venais claquer dans sa direction toujours en y combinant mon chakra fuuton. Il ne servait à rien de balancer ses techniques les plus puissantes directement en combat, les techniques plus infimes laissaient paraître un niveau piètre alors qu'il n'en était rien et que d'un point de vue stratégique la combinaison de ces dernières pouvaient se révéler redoutable... Ogami l'apprendrait-il à ses dépends ?
Dans l'infinité du désert, nous pouvions déployer toute notre puissance sans risquer d'endommager le village et mes chats quadrillaient déjà la zone pour percevoir une présence ennemie si tel devait être le cas : il s'agissait là d'un entraînement sécurisé et sécurisant sur nos niveaux respectifs.




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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Dim 22 Mar 2015 - 13:10



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L'activité lui importait peu disait-elle, cela eut le don de me faire sourire en posant ma tête sur la sienne. Je ne pouvais penser qu'au bonheur à ses côtés, elle m'avait offert des raison de vivre et de combattre. Il y a un temps, je ne pensais qu'à protéger mon peuple à cause d'une promesse à la mort de mon père. Ce temps était révolu et même si je me battais en son nom, dorénavant je lutterai pour mes proches. Je reculai ma tête en sentant la sienne bouger et je l'observais alors me répondre une nouvelle fois. La grande sœur me dit à nouveau des mots bien chaleureux, décidément elle avait pour me donner envie de marcher à ses côtés encore et encore, pour toujours. Mes joues un peu rouges, j'esquissais un sourire à l'entente de ses bienfaisantes paroles.

Enfin, ceci jusqu'à qu'elle me tire par la main. C'était une fâcheuse habitude cela, à chaque fois qu'on se voyait elle m'amenait à droite et à gauche en me prenant par la main. Elle n'en faisait qu'à sa tête la grande sœur, cependant je la suivais sans même ne poser une seule question. Je lui portais une confiance aveugle, j'étais prêt à tout faire pour elle et à la suivre jusqu'au bout du monde.

On se trouvait finalement dans le désert, ce sable faisait parti de ma vie de tous les jours mais il me rappela soudainement la longue traversée lors de ma mission avec la Ketsueki. Je m'en souviendrai toute ma vie, une mission à priori banale mais qui m'avait permis de découvrir la damoiselle. En la voyant la première fois, je n'aurais jamais cru pouvoir la considérer comme telle ; Et pourtant, voilà où on en était rendu aujourd'hui. Elle se tourna face à moi pour s'exclamer à nouveau. À en croire ses mots, elle voulait une confronter son sang à mon Shôton. Bien qu'amical, cela devait être sérieux et on ne devait pas retenir nos coups. Elle se retira alors pour nous laisser un peu d'espace entre nous. Même à cette distance, je cherchais à poser mon regard sur le sien pour voir mes précieux rubis. Je baissai la tête légèrement en souriant avant de la redresser. Quelle étonnante personne-..

«  Il n'y a aucun problème. Je suis prêt à tout pour te rassurer. »

Un ton sérieux et une expression chaleureuse, voilà ce que je lui transmettais avec mes mots. Une expression que jadis il m'était impossible de reproduire mais qui grâce à ma sœur, à Kibo et pleins d'autres ; J'y étais enfin arrivé. Elle ne se fit pas prier pour débuter le combat. Une bague lui servit pour se faire une entaille et donc libérer son sang. Cette action ne fût pas isolée, elle continua alors à réaliser des enchaînements. À toute vitesse, je voyais arriver des projectiles à ma position. Il fallait réagir face à ces attaques combinées. Pour finir le tout, elle créa un fouet de sang qu'elle tenta d'abattre sur moi. Je ne bougeais pas d'un iota en observant ma sœur d'un air très sérieux. Je n'étais plus dans une optique plutôt « chaleureuse ». Et ce qui devait arriver arriva, le choc des attaques sur mon corps se firent entendre. Le sang accélérée s'éclata sur moi, laissant des traces sur tous mon corps. Le fouet quant à lui se joignit à ses confrères en heurtant violemment ma peau. Seulement, ce n'était pas ma peau. Lors de la première attaque j'avais entièrement recouvert mon corps de Shôton pour parer à d'éventuelles attaques. Quand ses offensives touchèrent mon corps, on pouvait entendre de petits claquements anormaux. J'avais avoir la tête un peu dure mais je ne pouvais produire ce genre de son. Le Shôton se craquela avant de finir en poussière, cette poussière d'étoiles fut amenée par le vent dans ma direction opposée.

«  Grande sœur, j'arrive.  »

Joignant mes mains, j’exécutai quelques mudras pour invoquer cinq clones. Cela était mon maximum, je ne pouvais faire plus et ça malgré moi. Je n'avais malheureusement pas pris mon équipement Shinobi et donc je ne pouvais faire des vielles ruses comme des diversions par exemple. L'attaque frontale était inévitable vu que je ne pouvais soulever le sable avec mes techniques. Deux de mes clones s'avancèrent de quelques pas avant de charger à une vitesse faramineuse. Je pouvais évaluer cela à une quinzaine de mètres par seconde. Ils avaient choisi tous deux un côté, l'un était sur le flan droit quant à l'autre était sur le gauche, en toute logique. Habituellement, j'effectuais une charge rapide avec mon Katana Azura. Cette fois-ci, ce n'était pas une mort ou une entaille que je voulais provoquer. À la place de cela, chacun de mes clones jetaient leurs poings entourés de cristal vers la Ketsueki. Je joignais mes mains à nouveau en attente de sa réaction qui n'allait pas contre pas se faire désirer.

«  N'hésite pas, montre moi tout ce que tu as.  »

C'était la première fois que j'affrontais réellement une Ketsueki. Si je ne connaissais que des frasques de ce clan, j'allais enfin pouvoir connaître leurs caractéristiques et surtout avec une membre d'exception. Je ne pensais pas cela par rapport à mes sentiments à son égard, je le pensais en tant que Shinobi. Son pouvoir je ne pouvais l'estimer mais je sentais une puissance émanant d'elle bien supérieure à la mienne. Son expérience, son grade en tant que membre de l'unité spéciale. Tout ceci n'était pas que décoration, ça l'avait formé et forgé si j'ose dire. Je devais faire très attention à elle.

Bien plus qu'une sœur, j'avais face à moi un adversaire redoutable.



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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Mar 24 Mar 2015 - 17:12

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Rien de tel pour se retrouver qu'un affrontement. Celui ci avait pour but d'évaluer les capacités de Ogami et ainsi me permettre de me rassurer ou non sur les missions ou combats qu'il devrait mené loin de moi. Cela me permettait également de m'entraîner, me dépasser pour ne pas laisser la maladie m'acculer.

Ogami ne bronchait pas, se recevant mes techniques de pleins fouets sans en recevoir les effets, sa peau craquait dans un son étrange alors que je comprenais qu'il s'était recouvert d'une armure shoton pour pallier à mon enchaînement. Sa défense s'effondra en poussière sur le sable, portée par l'alizée alors qu'il me prévenait de son offensive. Tu avais pourtant juré de te battre sérieusement... Tu annonces à ton ennemi quand est-ce que tu vas frapper pour qu'il ait le temps d'anticiper ? Il était incorrigible.

Il fit apparaître cinq clones dont seulement deux fusèrent sur moi avec vélocité. Il m'avait prévenu, il avait fait apparaître ses copies, j'avais eu largement le temps d'anticiper son action. C'est ainsi que je faisais dresser un imposant rempart devant moi, bifurquant sur les côtés pour stopper les clones dans leur course où les faire frapper le doton par manque de temps pour l'esquiver ainsi lancés dans leur élan.

Il avait l'avantage sur moi avec son taijutsu et son corps à corps, je devais à tout prix maintenir la distance entre nous sans quoi je me retrouverais en position délicate. Après avoir fait son office, je sautais sur le dessus de mon rempart et sautais plus loin tout en envoyant une pluie de mon sang sur les clones restant. Cette technique ne le blesserait pas mais il ne s'attendrait sûrement pas a voir mon sang remonter de son propre chef vers son visage pour entrer dans sa bouche, son nez, ses oreilles pour perturber ses sens ainsi que ses yeux pour l'aveugler quelques instants. Il ne savait pas non plus que je profiterais de ce laps de temps pour faire fuser sur lui de nouvelles aiguilles de sang difficilement esquivables dans ces conditions. Je ne savais pas qui était le vrai aussi les dix aiguilles s'arrangèrent pour toucher tout le monde pour être certaine d'avoir atteint l'original.

Qu'allait-il faire maintenant qu'il n'était que très légèrement blessé mais que mon sang s'était mêler au sien ? Allait-il comprendre que dans un combat rien ne servait d'user de techniques puissantes tant que l'on possédait l'art et la manière de maîtriser son pouvoir ? Comprendrait-il que la réflexion et une utilisation parfaite de sa maîtrise prédominait sur la puissance ? Bien sûr qu'il devait agir en fonction de son adversaire : chaque combat était différent, mais il fallait savoir mettre à profit ce que l'on savait faire pour espérer créer des combos dévastateurs.





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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Sam 28 Mar 2015 - 14:02


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Mes clones se ruèrent sauvagement sur ma sœur, je n'avais pas pour but de la blesser d'une quelconque façon. J'essayais tout simplement de m'approcher d'elle et d'ensuite.. improviser? Seulement, ma bêtise permit à Yami de préparer deux défenses pour contrer mes clones rapidement. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même mais après tout ne pouvais être sérieux face à elle. Bien sûr, c'était un entraînement et il fallait tout de même s'y mettre mais j'avais certaines barrières. Je ne me battais pas pour tuer mon ennemi ou le blesser grièvement, de plus il s'agissait de la personne à qui je tenais le plus à Suna. Comment pouvais-je ne serait-ce qu'imaginer lui créer ne serait-ce qu'une petite plaie sur sa peau? Impensable, impensable, impensable vraiment; Cela dit, elle voulait être sûre que je puisse me défendre en dehors du village, être sûre de pouvoir avoir confiance en ma force. Jusqu'à présent, je n'avais pas vraiment rempli ma part du contrat. J'espérais qu'elle ne m'en veuille pas tout, c'était bien plus fort que moi.

Ses murs servirent de tremplin à la belle Ketsueki qui s'élança dans le ciel comme une colombe avec ses mains jointes. Elle allait obligatoirement utiliser une technique, cela me semblait évident. Malheureusement pour moi, elle avait pris les devants et je ne pouvais pas être plus rapide qu'elle. J'allais donc subir sa technique sans même en connaître l'objectif, une pluie s'était abattu sur mes clones et moi. Une pluie de sang, cela va de soit. La Ketsueki me montrait son art, j'étais plus que content de cela. Je n'avais jamais eu l'occasion de combattre un membre de ce clan, je pouvais être maintenant préparé à cela. Je n'étais pas dégoûté par le sang non, j'en avais déjà que trop vu mais j'étais dubitatif sur le but finale de cette pluie n'ayant causé aucun dégât à mon équipe.

Cela ne tarda pas, j'en vis l'effet une demi-seconde plus tard. Le sang vint se loger dans mes yeux, dans mes oreilles, comment cela pouvait-il être possible. J'étais totalement désorienté, ma respiration était saccadée et du sang giclait de ma bouche. Ce n'était pas mon sang, c'était bien le sang. Mes clones étaient dans le même état, personne ne pouvait m'apporter une vision correcte sur Yami. Heureusement pour moi, la technique ne dura pas longtemps. Je pouvais respirer correctement et même voir à nouveau. Du sang coulait encore tout le long de mon corps, je ne trouvais pas cette sensation agréable. Le fait d'introduire des corps étrangers dans le mien, cela pouvait limite s'apparenter à de la torture. Elle ne faisait vraiment pas dans la demi-mesure ma grande sœur.

Le bal n'était pas fini pendant que je peinais à retrouver mes esprits, elle utilisa une technique pour créer des aiguilles si j'ose dire; Quoi qu'il en soit, ces projectiles heurtèrent à toute vitesse mes clones et moi-même. Les dégâts n'étaient pas importants mais je ressentais quelques picotements au niveau de l'épaule, où avait frôlé une de ses aiguilles. Elle s'était maintenant rapproché de moi et m'avait assené des blessures non-importantes. J'en comprenais d'ailleurs pas vraiment l'utilité, s'amusait-elle avec moi? ce n'était pas impossible après tout. Un fossé nous séparait, le Kakumeigun n'était pas qu'un titre décoratif après tout. Je ne doutais pas de ses nombreuses qualités.

Ses enchaînements avaient un but précis, c'était indéniable et j'essayais de tout cœur à réfléchir à l'utilité de cela. Comme dit je n'avais jamais eu l'occasion d'affronter un de ses semblables, comment pouvais-je deviner leurs capacités spéciales? Non je n'étais pas un devin, cela était perdu d'avance. Cela dit, je n'allais pas répéter la même erreur. Elle était maintenant si proche de moi que je pouvais espérer au moins lui toucher la tête après une charge. Le revers allait être difficile, pour sûr. Je baissai alors légèrement mon corps pour au final me trouver un genou levé et l'autre au sol. Je voulais lui faire croire à un abandon peut-être, je simulais une petite blessure pour jouer le sournois. De cette position, je pris un bon appui sur le sable pour m'élancer à nouveau à toute vitesse sur Yami. Cette fois-ci, j'étais avec Azura à la main. Quinze mètres par seconde, allait-elle pouvoir réagir en environs une seconde?

* J'arrive * pensais-je avec détermination.

Ma lame électrifiée coupait le vent, je voulais l'arrêter au niveau de son cou en espérant y arriver tout simplement.

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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Lun 30 Mar 2015 - 13:13

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Mon enchaînement avait fonctionné comme prévu, désormais, il ne me restait plus qu'à rappeler mon sang à moi pour extirper le sien par la même occasion et l'avoir sous contrôler pour en faire ma marionnette. Toutefois, je n'en faisais rien. J'étais persuadée qu'il n'usait pas de toute sa puissance car, il avait, pour ainsi dire, pas tenter de me blesser une seule fois depuis le début de notre affrontement et lorsqu'il avait essayé, ce n'était pas non sans annoncer à l'avance qu'il passait à l'attaque comme pour me laisser le temps de réagir et esquiver son attaque. Cet échange de coups dans le vide ne m'intéressait pas.

Finalement, alors que nous étions tous les deux proches et que je restais sur cette position alors même que j'aurais eu tout à loisir de reculer aisément au moment où il avait été aveuglé par mon sang, il s'approcha de nouveau et je ne bougeais pas. En temps normal, j'aurais cherché à m'éloigner de mon adversaire, surtout en sachant que son art favori était le taijutsu alors que moi même n'était pas une adepte du corps à corps mais pas cette fois. Il levait son Katana, l'électrisant et le brandissant dans ma direction en fusant sur moi à vive allure. Je savais qu'il ne me ferait pas de mal et cette attitude me faisait étirer un sourire alors même que sa lame tremblait presque sous ma gorge.

Je posais mes yeux dans les siens et le questionnait.

« Il me semblait avoir dit d'user de notre puissance maximale... Est-ce vraiment ainsi que tu combats l'ennemi ? J'en doute... Pourquoi cherches-tu à m'annoncer tes attaques ? Est-ce parce que tu as peur de me blesser ? Tu crois sincèrement que je ne serais pas capable d'esquiver tes attaques ou de riposter ? Là c'est moi qui est blessée... »

Je posais une main sur sa joue, sa lame toujours électrisée à quelques centimètres de mon cou, relevant la tête pour lui adresser un fin sourire :

« Tu es incorrigible petit frère... N'ai pas peur de me blesser... Et puis... Que pourrais-tu me faire ? Après tout, je suis bien plus puissante que toi... »

Mon sourire s'élargissait tandis que j'usais de mes paroles comme distraction pour claquer un fumigène sortie allègrement pour me positionner plus en arrière. Lorsque la fumée se dissipa, je me trouvais à notre distance initiale de début de combat.

« Concentres-toi. Ne te laisse pas distraire et imagine que je suis un ennemi... Pire encore ! Imagine que je suis Megami : cette mère odieuse qui prend parfois le contrôle de mon corps et me fait immensément souffrir... »

Allait-il réussir à m'imaginer de la sorte ? Peut-être devais-je pousser la réflexion en passant par l'imitation... Mon sourire s'agrandissait, mon air devint perfide et malsain alors que je reproduisais à la perfection les mimiques de celle qui m'avait possédé. Ogami ne l'avait jamais vu prendre l'ascendant sur moi mais je savais qu'il pourrait la visualiser.

« N'espère pas avoir l'honneur de côtoyer de nouveau Yami misérable mortel ! »

Il se dégageait de moi une aura malsaine alors que j'avais presque la sensation qu'elle était vraiment là malgré mon jeu plutôt bien retranscrit. La main tendue dans sa direction, je rappelais mon sang a moi, prélevant des filaments du sien que j'absorbais dans la plaie de mon avant bras. Je sentais son élixir circuler en moi et je me concentrais sur lui via son chakra pour le contrôler. Mes doigts se refermaient vers ma paume tendue tandis que je tournais mon poignet lui infligeant des douleurs virulentes alors qu'il sentait ses veines et ses organes se tordre provoquant son immobilisation. Au fond de moi, ce spectacle me faisait mal au cœur mais n'avions nous pas promis de nous battre réellement ? Toutefois ma prise ne dura pas. Elle n'avait pour but que de lui montrer une parcelle parmi l'étendu du pouvoir de mon clan.

Allait-il pouvoir poursuivre le combat en se battant sérieusement sans retenir ses coups où bien préférerait-il arrêter en étant dans l'incapacité de me faire du mal ? C'était à lui de décider.



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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Mar 31 Mar 2015 - 22:08


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Ma lame à son cou, je m'étais arrêté dans mon élan. Je n'avais simplement pas envie de continuer ni même l'envie de me concentrer à cet entraînement. Malgré l'importance qu'il pouvait avoir pour elle, je n'arrivais pas à donner le meilleur de moi-même. Elle posa alors ses yeux dans les miens, à la seconde même je détournai mon regard. Je pensais avoir fauté après tout, elle attendait bien plus de moi et finalement je ne lui avais offert qu'un spectacle digne d'un cirque de bas étage. Elle se disait blesser, je n'avais donc pas tort en pensant de la sorte.

Yami passa sa main proche de ma lame pour ensuite le déposer sur ma joue, à ce geste je déposais spontanément mon regard sur le sien. J'avais essayé en quelque sorte de fuir ses paroles, je ne devais plus le faire. Elle me rassurait sur le fait que je ne pouvais pas la blesser, elle était bien plus forte que moi ; Je n'avais pas besoin qu'elle le rappelle ça par contre, je voulais bien avoir eu un comportement idiot mais je n'avais point besoin qu'elle dise cela. L'électricité se dissipait peu à peu de ma lame tandis qu'une fumée épaisse m'éclata presque au visage. Après avoir toussé un petit peu, je balayai le peu de fumée restante avec ma lame pour y voir plus clair. Je ne sentais plus sa présence, il n'y avait aucun risque que je l'entaille avec ma lame. Après un petit bond, je suppose, elle s'était repositionnée à une distance raisonnable pour reprendre le combat. Je devais me l'imaginer comme le démon habitant en elle, sa mère. Je ne m'étais promis de ne plus la nommer, j'avais un grand choix de surnom pour cette pourriture. Démon, créature, chose-..

Il est vrai qu'à l'entente de ce nom mon corps s'était légèrement crispé surtout quand elle insista sur le mal qu'elle lui faisait. Cela avait le don de légèrement m'énerver, même cela était pour me stimuler. La Ketsueki trouvait peut-être ça encore plus stimulant de prendre un air démoniaque, un sourire perfide pour se mettre dans le rôle. Au final, on était peut-être dans un cours de comédie.

« Je vais me concentrer maintenant, je te le promets. »

Dis-je avant d'entendre une de ses répliques me traitant de mortel. Ne sachant pas trop pourquoi j'eus d'abord l'esquisse d'un sourire puis de mes yeux humides je fus pris d'un fou rire incontrôlable. S'il y a quelques secondes j'étais un tantinet énervé à propos de sa maternelle, cette fois-ci je riais à son jeu d'acteur ! Pourtant elle y mettait du sien, vraiment, mais pour une raison inconnue je ne pouvais m'arrêter de rire. Je lui avais promis de me concentrer, j'étais incorrigible comme elle le disait-.. Ne me laissant aucun répit ou alors seulement pour se venger de mes moqueries, je vis du sang revenir à elle. Le sang volait dans les airs comme pouvait le faire un grain de sable, c'était plutôt joli à voir. Cette fois-ci j'avais une bonne raison d'être dans un autre état, à la vue de son action je reprenais mon sérieux et j'eus même un peu peur de sa réaction.

Elle tendit une de ses mains avant de la tourner légèrement. À cela mon corps se figea, elle agissait sur mes organes d'une façon ou d'une autre. J'étais pris d'une douleur si puissante que je ne pouvais pas lever un seul doigt, pourtant j'essayais encore et encore de me replier sur moi-même et de me jeter au sol. Rien n'y faisait, elle avait une emprise sur moi si forte que ma respiration était coupée. Cela ne dura que quelques secondes mais ça m'avait paru une éternité tellement la douleur était forte. Quand elle relâcha son emprise sur moi, je mis mes deux mains sur mes jambes avant de m'abaisser légèrement en avant. Ma respiration se faisait de plus en plus forte, je m'essayais à la reprendre doucement mais malgré moi elle s'emballait.

Je n'avais plus envie de rire, non pas parce que j'étais énervé contre elle mais plutôt parce qu'elle m'en avait fait passer l'envie.

Je plantai mes yeux dans les siens avant de sortir un Kunaï en Shôton de mon dos. Je tendis la main libre en sa direction avant d'expulser de celle-ci du cristal en poussière comme pour faire une sorte de rideau de fumée. Je rangeai mon arme dans ma poche d'un geste vif et concis avant de créer à nouveau cinq clones. Je profitais de son manque de visibilité pour transformer un des clones en Kunaï Shôton dans la main d'un autre. Le double était maintenant armé, le rideau de cristal allait disparaître peu à peu. Je profitais des dernières secondes pour inverser ma place avec un clone tandis que le double armé s'élança à toute vitesse sur ma grande sœur. À une vitesse toujours équivalente de quinze mètres par seconde il me fallait peut-être deux ou trois secondes pour arriver à elle.

Le but n'était finalement de la blesser avec ma charge mais plutôt de me rapprocher le plus d'elle. Je lui avais montré une arme, faisant croire à une vraie. Je l'avais ensuite rangé hors de sa visibilité pour en faire un clone. Ce clone était dans la main de l'autre maintenant, je ne pouvais pas l'utiliser en cette forme mais il pouvait me servir à surprendre Yami. À quelques mètres de la Ketsueki mon double lança l'arme dans les airs, précisément au-dessus d'elle. Il reprit sa forme initiale pour composer des signes et lui projeter une trentaine de projectiles semblables à des hameçons. Ils se plantaient facilement mais étaient très dur à ôter de la peau. Je fis exprès de ne pas viser la tête, je voulais bien être sérieux mais il y avait une limite à tout.


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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Lun 6 Avr 2015 - 20:47

Alors qu'il m'annonçait qu'il allait enfin se concentrer puis se battre sérieusement, il se mit à rire à gorge déployée devant ma démonstration quelque peu imparfaite : décidément celui là alors...
Je soupirais :

« Comment veux tu combattre sérieusement si tu glousses à la première remarque ?! Tu offres des ouvertures à ton ennemi en agissant de la sorte ! »

Finalement je parvenais à lui couper toute envie de rire via mon offensive qui lui faisait reprendre son souffle, me laissant encore le champ d'action libre le temps qu'il se remette de ses émotions. Je ne profitais pas de cet instant de repos pour l'acculer une nouvelle fois mais j'aurais très bien pu le faire et je devrais en parler avec lui sur la manière d'aborder ses ennemis et ses postures qui doivent se montrer toujours infaillible et en limitant les ouvertures s'il ne veut pas donner l'avantage à l'adversaire.

Je restais de marbre en le regardant brandir un kunai puis créer un écran de poussières shoton censé me perturber. Habituellement ceux là servait à jaillir d'un autre côté pour porter une attaque dans le dos mais il n'en faisait rien, ce qui me laissait supposer qu'il avait préparé autre chose durant ce laps de temps si ce n'est déformer la réalité au profit de choses illusoires qu'il affectionnait tant notamment à travers ses clones que je l'avais vu utiliser plus d'une fois : je commençais à connaître son style de combat et par la même occasion à anticiper ses coups.

Il était un combattant au corps à corps plus que à distance d'après ce que j'avais vu de ses techniques c'est pourquoi, alors même qu'il faisait ses magouilles dans sa poussière de shoton, j'apposais ma main au sol pour y tracer avec mon sang depuis ma plaie, un pentacle sous mes pieds. Je ne bronchais pas et ne bougeais pas d'un cil ensuite pour voir jusqu'où il était près à aller lorsqu'il disait se battre sérieusement. Comme je m'y attendais il s'élança vers moi à une vitesse fulgurante – ou bien n'était-ce pas vraiment lui – et lança son arme en l'air qui se changea elle même en copie de lui même – à moins qu'il s'agissait d'un henge – pour composer des mudras et user de l'effet de surprise pour m'assener une attaque que je n'esquivais pas, me contentant de rester à la place où je me trouvais désormais depuis quelques temps.

Une trentaine de projectiles semblables à des hameçons s’enfoncèrent alors de toute part dans ma chair, excepté dans ma tête ou sur mon visage, comme s'il avait une fois de plus cherché à me protéger. Mon sang s'écoulait et gouttait quelques peu au divers endroits où ils avaient frappé. J'avais serré les dents face à l'affliction que je ressentais de cette technique reçu de plein fouet mais j'étirais un sourire à l'encontre de mon petit frère. Cependant, je n'étais pas la seule à ressentir la douleur qu'il m'avait infligé. En effet, ayant déjà ingéré son sang et me trouvant dans le pentacle issu du mien, notre lien de sang était établi et toutes les blessures qu'il me ferait et que je m'infligerais à moi même le blesserait aussi tant que je demeurais dans le symbole tracé au sol...

« Pas mal. Il est vrai que je ne l'avais pas vu venir celui là... Nous sommes désormais liés par le sang petit frère... »

Comprendrait-il que j'avais tout simplement aucunement chercher à m'enfuir? J'étais simplement restée là pour tester ses limites et ses capacités et voir jusqu'où il était près à aller. Force était de constater qu'il ne se battait de toute façon pas sérieusement parce qu'il ne voulait pas me blesser : il tenait à moi. Cette nouvelle me ravissait.

Nos hémoglobines souillaient les grains de sable, séchant bien vite à leur contact brûlant. Tandis que nous nous observions tout deux alors qu'il venait de découvrir un autre aspect de ma maîtrise. Finalement, je commençais a retirer les hameçons un par un, grimaçant a chaque retrait, lui infligeant la même douleur. Je quittais ensuite la marque au sol pour me rapprocher d'un pas lent vers lui, loin de toute hostilité et apposais mes mains sur son corps meurtri, dégageant une aura verdâtre chaleureuse qui refermait ses plaies puis je récidivais pour moi même avant de me réfugier dans ses bras :

«  Tu t'es bien battu. Je suis fière de toi »

Bien sûr il avait encore des progrès à faire mais nous possédions encore une différence de niveau non négligeable. Cependant, je voulais qu'il soit en mesure d'appréhender au mieux un combat pour user de stratégie allant à son avantage même contre un plus puissant que lui : je ne voulais pas qu'il lui arrive quelques chose.





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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Mar 7 Avr 2015 - 19:28

Musique:
 

Il est vrai que j'avais promis d'être sérieux face à elle mais finalement que son attitude m'avait contraint à rire, malgré moi bien sûr. Je m'étais élancé à toute vitesse après une diversion vieille comme le monde, elle s'attendait sûrement à ma charge. Un problème se posait pour moi, pendant le rideau de poussières, je n'avais pu voir ses mouvements. Dans ce cas-là, cela m'avait porté préjudice. Lors de ma charge qui se trouvait inévitable, j'aperçus au sol une marque. Elle restait immobile sur celle-ci, quelques questions me trottaient alors l'esprit mais je n'avais aucune réponse à cela. Mon Kunaï qui n'était qu'un clone se changea en moi pour asséner une attaque plutôt directe. Des projectiles, une trentaine se jeta sur ma grande-sœur avec succès. J'avais réussi la première étape de mon plan, de la pénétrer avec mes hameçons. La deuxième consistait à les faire exploser un à un pour la mettre à genou.

Cependant une question subsistait, pourquoi se tenait-elle toujours immobile après coup ? J'avais pu entrevoir quelques grimaces suite à mon attaque qui n'était finalement pas mortelle utilisée de la sorte. Mais elle restait toujours immobile, sur ce signe ressemblant à un pentacle. Je pouvais le discerner correctement à cette distance. Il y avait peut-être un mètre pas plus entre nous ; Son expression grimaçante changea pour laisser place à un sourire plutôt forcé et difficile en vu des blessures affligées. Elle préparait quelque chose et il était bien trop tard pour agir. Un liquide chaud glissait le long de mon bras, laissant une goutte de sang apparaître, celle-ci s'éclata au sol avant de se perdre dans le sable. Une goutte, une autre, puis un filet de sang, l'adrénaline peut-être m'avait empêché de sentir la douleur pendant quelques instants.

Puis ce qui devait s'abattre s'abattit sur moi, je sentais des points de douleurs le long de mes bras et de mes épaules. Une douleur non pas concentrée certes mais assez puissante pour me choquer pendant quelques secondes et m'obliger à ne pas me mouvoir. J'observais les yeux de Yami, elle prenait du plaisir à ce combat.

Du moins, elle voulait me donner une bonne leçon et c'était chose réussie. Je serrais les dents en essayant de ne pas sortir un seul cri de douleur et quand je crus enfin pouvoir lancer une offensive elle rétorqua à nouveau. On était lié maintenant, non pas par un lien fraternel mais par un lien Ketsueki si j'ose dire. Elle ôtait les hameçons plantés dans sa chair, un à un sans en oublier. Le mot lié était un euphémisme, je subissais complètement ses maux en même temps qu'elle. Elle résistait d'ailleurs bien plus que moi, je tombais alors à genoux face à elle en détournant le regard. J'avais été battu et très facilement, je ne l'avais même pas vraiment touché. Cela faisait parti de son plan de rester immobile pour pouvoir utiliser un pouvoir Ketsueki. Je ne sous-estimais pas ce clan auparavant mais dorénavant je le craindrai même si il est de mon pays. Ce pouvoir était capable de faire des ravages.

Elle s'avança doucement vers moi pour poser ses mains sur mes blessures et les panser assez rapidement. Ses capacités en tant que Shinobi médecin étaient vraiment exceptionnelles, en combat elle pouvait être d'une utilité inouïe et même inverser les tendances. Peu à peu les douleurs disparaissaient tout autant que le sang cessa de couler. Elle répéta l'opération sur elle avant de venir dans mes bras en me félicitant de mon combat. Je ne trouvais pas cela glorieux, le faisait-elle sûrement que pour ne pas me blesser. Je hochai la tête de haut en bas comme pour accepter ses propos avant de me relever avec elle dans mes bras. L'écartant doucement avec mes mains, je pouvais l'observer à quelques centimètres de moi. Je jetai un œil aux alentours avant de marcher dans le sens opposé de Suna sans un mot. À quelques mètres, je m'arrêtai en tournant légèrement ma tête vers Yami.

« Tu viens ? On va marcher un petit peu si cela te convient ? » Dis-je en m'étirant comme pour me dégourdir après mes soins.

Mes vêtements étaient tachés de sang mais je n'en étais pas gêné. Je marchais à ses côtés simplement en laissant quelques minutes de silence. Puis je me décidais finalement à reprendre la parole.

« Tu es un peu trop forte, je t'avoue être perplexe. Cela dit, maintenant je connais un des pouvoirs de ton clan. La prochaine fois ça se passera autrement petite sœur, je te l'assure. »

Dis-je en me rapprochant d'elle pour la heurter doucement avec mon épaule droite sur la sienne. C'était histoire de l'embêter un petit peu et ne pas rester sur l'atmosphère d'un combat ou même pour mon cas : d'une défaite. Pivotant légèrement ma tête, je posai mes yeux Azur dans ses rubis pour la sonder.

« Tu sais, avant j'étais différent mais je ne t'apprends rien. Même maintenant, je vis pour mes projets, je vis pour défendre mon village et selon des principes. Cela dit-.. »

Je marquais une petite pause en observant le ciel cette fois-ci, mon expression était différente. J'étais bien plus interrogatif.

« En bien comme en mal, je pense pouvoir outrepasser toutes les limites imposées.. Par le village et par moi et cela à cause ou grâce à notre lien ? Est-ce que tu vois ce que je veux dire ? »

La preuve était bien là, j'étais prêt à tuer Shinji pour ses méfaits. J'étais prêt à le découper de part en part sous le coup de la colère. Rien n'aurait pu me retenir, de temps en temps je me rappelais de cette soirée à l'auberge à Yu no Kuni. Celle où j'avais détruit le mobilier sous la colère, les sentiments menaient donc à cela.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Jeu 9 Avr 2015 - 12:08

Music ♫:
 

Sa distance soudaine me laissait perplexe... Pourquoi mettait-il fin à cette étreinte si abruptement, sans mot dire avant de s'enfoncer un peu plus dans le désert ? Etait-il vexé de sa défaite ? Encore sous le choc de la douleur ? Non... Je ne le voyais pas comme cela... Cela lui évoquait ou lui faisait prendre conscience de quelque chose peut-être ? Toujours était-il que je l'observais sans le quitter des yeux un instant, curieuse quant à sa réaction future.

Il s'arrêtait finalement, me demandant de le suivre : il souhaitait marcher un peu et s'étirait comme pour signifier qu'il était passé à autre chose mais pourtant son attitude demeurait étrange, il semblait pensif et en introspection sur lui même. Sans un mot je le rejoignais, faisant plusieurs pas dans le silence le plus total avec lui avant qu'il ne se décide à le rompre pour m'expliquer que j'étais un peu trop forte mais qu'au moins il avait appris a appréhender les facultés de mon clan pour finalement s'amuser à me taquiner en heurtant mon épaule : enfin je le retrouvais.

« Cet enseignement t'a donc été utile. Je ne suis pas plus forte que toi. Il suffit de parvenir à se dépasser pour rivaliser avec une puissance que l'on juge supérieure. La volonté et le courage est ce qui nous permet d'avancer. Aucun obstacle n'est impossible à franchir, il suffit juste d'avoir la conviction nécessaire pour le faire. »

Il m'observait, sondant mes yeux des siens, azurés. Les paroles qui suivirent étaient bien plus sérieuses, comme un bilan sur lui même alors qu'il m'expliquait qu'il avait changé mais que ses convictions et ses principes restaient les mêmes. Cependant, il avait l'impression aujourd'hui de pouvoir dépasser toutes les limites grâce à son évolution ou à cause de celle-ci. Il jugeait que cette nouvelle vision existait depuis notre lien si particulier et il me demandait si je parvenais à comprendre de quoi il voulait parler.

« Je pense que oui. Tu sous entends que certains événements pourraient te pousser à agir contre tes propres convictions ? Si tel est le cas tu n'as pas à t'en faire. J'ai remarqué qu'il en allait de même pour tous. Chacun d'entre nous qui est attaché à quelqu'un est près à tout pour assurer sa sécurité même a faire payer ou tuer ceux qui on voulu lui nuire. Nous sommes ainsi après tout : des protecteurs des êtres chers. »

Je fixais à mon tour son regard avant d'ajouter :

« Tu sais, je serais aussi prête à tout pour te protéger. D'ailleurs... »

Je baissais soudainement la tête, un peu honteuse de ce que je m'apprêtais à lui dire :

« Depuis que tu as été blessé grièvement alors que j'ai perdu Oniri, je suis encore plus craintive de te perdre... Je ne veux pas revivre ça. Cette situation me fait virer dans la paranoïa et m'oblige à te surveiller pour être certaine que tout va bien... Ces derniers temps nous nous voyons chaque jour a cause de ta blessure mais cela m'apaise au fond comme cela je sais que je passe des instants avec toi, peu importe ce qu'il s'y passe tant que je suis avec toi. »

Je relevais la tête, aucune trace de timidité sur mes joues, j'étais sincère et à l'aise avec ce que je ressentais pour lui :

« Tu sais... Je veille souvent sur toi en secret depuis cet incident. Mon plus grand regret pour Shinji comme pour Oniri, est de ne pas avoir été présent avec eux au moment où la vie les a quitté... Je ne veux pas risquer de te perdre de la même façon. Voilà tu sais tout... Quand tu ne seras plus blessé, il faudra que je me trouve un autre prétexte pour passer du temps avec toi pour veiller à ce que tout va bien. »

Comprends-tu où je veux en venir Ogami ? Bien sûr que oui puisque tu le sais déjà : toute cette affection que je te porte et à quel point tu es important pour moi...

« Les sentiments nous font parfois agir de manière biens étranges... Et ils savent aussi nous faire souffrir... Mais je sais que je ne veux pas revenir en arrière. Ma vie est beaucoup plus enrichissante depuis qu'elle est ponctuée de sentiments et d'attachements : aujourd'hui, je ne suis plus seule. »

Alors que durant toute mon enfance jusqu'à mes quinze ans : je l'avais incroyablement été...

« Je vais te montrer un endroit où j'ai grandi et finalement rien appris de la vie alors que je me sentais effroyablement seule. »

Après quelques instants de marches qui nous firent de nouveau franchir Suna, je m'arrêta devant un bâtiment blanc qui commençait à vieillir. J'avais presque oublié son emplacement tant je n'osais plus passer devant ces murs. Il n'y avait personne qui y entrait et pourtant, j'en étais certaine, bons nombres d'enfants attendaient de voir leur future famille venir les chercher.

« Les enfants orphelins sont nombreux du fait de notre vie shinobis et peu de gens s'y intéressent : finalement ces enfants passeront plusieurs années ici en désespérant de voir ce jour arriver. Moi je n'étais pas pressée lorsque j'y étais : en fait je me moquais bien d'aller chez des inconnus ou non, je savais juste que ma propre famille m'avait abandonné alors à quoi bon en vouloir une nouvelle ? J'ai connu deux orphelinats mais je ne me souviens pas du premier : j'y ai été admise alors que je n'avais que quelques mois et Suna n'était pas encore construit. J'y ai été transférée lorsque le village était tout récent : j'étais donc la première Ketsueki à fouler Suna puisque mon clan n'y était pas encore. Enfin ça personne ne le savait car j'apparaissais comme un mystère pour tout l'établissement qui n'avait jamais entendu parler ou vu de manieur de sang. Une enfant aux cheveux noirs, les yeux rouges et la peau blanche alors même que nous nous trouvions dans le désert... »

Je marquais une pause avant de reprendre :

« Tout ça pour te dire que lorsque nous n'avons pas de famille ou que nous n'en n'avons plus : il nous faut la construire. La vie n'est pas faite pour être arpentée seul ou bien elle devient trop maussade. Je l'ai appris à mes dépends cependant aujourd'hui j'en ai une... »

Tu en fais parti...



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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Jeu 9 Avr 2015 - 23:17


Musique:
 

Il était vrai que je ne pouvais que tirer un enseignement de notre combat. Un combat qui fut assez court d'ailleurs, non pas que nous n'avions pas envie de le pérenniser, seulement elle m'avait mis hors combat d'une aisance sans pareille. Enfin, je n'étais pas vraiment vexé au final, il fallait le savoir. Comment pouvais-je l'être par rapport à ma sœur ? Le niveau nous séparant était bien trop grand, elle faisait partie de l'unité spéciale -Le Kakumeigun- alors que moi je n'étais qu'un simple genin. Nos titres étaient dés lors très différents. Mais finalement, ses mots me permirent de m'interroger sur la question. À quoi bon les titres, les convictions peuvent nous permettre de franchir n'importe quel obstacle. Il faudrait alors définir les convictions, définir nos priorités. Pour ma part, elles étaient déjà bien tracées.

Elle me répondit alors à ma question, je m'en posais des centaines par rapport à ce sujet. J'avais même peut-être un peu peur, peur d'agir sous la colère, peur de blesser mes proches ou des innocents. Je me voyais finalement être de plus en plus humain, je me souciais plus que autrui au lieu de les mépriser à tout va.

J’acquiesçais à sa demande, je pensais que vraiment que certains événements pourraient me déroger à mes devoirs. Des événements en rapport avec mon entourage bien sûr, limité à quelques personnes. Ses paroles étaient dignes d'un sage selon moi, pour les autres peut-être pas. J'étais comme un enfant qui n'avait assimilé certaines bases, je les rattrapais ces derniers temps avec la Ketsueki. Elle me ramena au mot « protéger », ce mot en disait long ; J'avais promis à mon père de protéger mon village, non seulement je voulais tenir ma promesse mais je voulais aussi protéger les êtres que je considérais. Ces deux choses pouvaient-elles concorder dans tous les cas ? J'avais un gros doute sur la question. Yami voulait aussi veiller sur moi, depuis la mort de Oniri -sa partenaire-, elle craignait d'autant plus qu'il m'arrive quelque chose.

Les soins m'étaient nécessaire autant qu'à elle, apparemment ça lui faisait du bien de me voir toujours en vie, à ses côtés. Je ne comptais pas la quitter, je faisais même plus attention à ma vie. L'incident de l'homme inconnu était un cas isolé, je n'avais pu éviter une attaque de la sorte. Une chose qui n'allait plus jamais se reproduire, elle pouvait en être sûre. Sa tête était baissé, ses paroles lui coûtaient sûrement, elle n'avait peut-être pas non plus l'habitude de parler de la sorte. Jusqu'à qu'elle la redresse fièrement, j'eus un léger recul en voyant ce si simple mouvement de tête. C'était comme si je faisais face à toute l'honnêteté du monde, comme si je pouvais songer ses pensées. Les yeux grands ouverts, j'étais ébahi face à cette Ketsueki dont je n'avais jamais douté.

Elle veillait sur moi secrètement, mon expression ne changea pas. Je n'étais pas étonné de ses propos. Je me doutais bien de quelque chose de la sorte même si je n'avais jamais senti aucune présence. Sa position lui permettait sûrement de placer une petite surveillance sur ma personne, j'avais appris à la connaître au fil des jours et je n'en étais pas surpris. La conclusion était juste et je pensais de même, on était bien mieux entouré de ceux qu'on aime. Nous n'étions plus seul, la solitude ne nous gagnait plus.

«  Merci pour tes conseils, ils me sont très utiles. Tu n'as besoin d'aucune raison pour être à mes côtés, de jour comme de nuit ma porte est grande ouverte. Si cela peut te rassurer bien sûr et pour la surveillance de même, tant que cela puisse t'apporter quelque chose.. Fais donc.  Je ne suis plus seul aujourd'hui, j'ai une famille et des amis. Mine de rien, tout cela me change beaucoup mais j’espère ne pas me perdre dans cette voie. »

Elle me mena alors à travers Suna devant un bâtiment blanc, c'était l'orphelinat. Il n'était pas rénové et les témoins d'usures étaient trop nombreux à mon goût. Ses parents l'avaient lâchement abandonné, elle avait même changé d'orphelinat. Yami, petite, n’espérait pas d'être adoptée, elle se laissait sombrer dans la solitude. Elle était aussi la première Ketsueki a avoir foulé le village, sa différence était bien trop grosse pour les autres. Les personnes ne devaient déjà pas être très tendre avec elle, j'imaginais bien la scène.

Elle finit en me parlant de famille, si nous nous n'avions plus, il fallait tout simplement la construire d'après elle. On ne vit pas pour être seul, on vit pour être aux côtés des êtres qu'on aime. Elle avait ce don inestimable, ce don qui arrivait à me faire voir les choses autrement.. J'apprenais bien trop avec ma grande-sœur. Mes rubis avait une famille, j'en avais une aussi, je crois que nous parlions de la même. D'un ton sérieux, je répondis à Yami.

«  Tu parles un peu trop, prends garde à respirer tout de même.  »

Avant même qu'elle ne puisse réagir et pour éviter qu'elle ne me dispute, je mis mon bras autour d'elle à son épaule opposée pour la serrer contre moi. Finalement, je posais mes yeux sur le bâtiment blanc, le regard plein de convictions.

«  Je suis ton petit frère et tu es ma grande sœur, nous sommes une famille et nul doute qu'elle s'agrandira. Je t'aime fort, tu le sais.. Fin, ça dépend des fois à vrai dire peut-être que.. »

Je plaçai une main sur sa tête avant de reprendre.

«  Allez allez, je blague, tu es formidable. Il est temps de rentrer maintenant, je te raccompagne chez toi ? Et puis même si tu n'es pas à mes côtés, tu me feras tout de même surveiller. Je suis toujours accompagné grâce à toi !  »

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Message(#) Sujet: Re: Être aux côtés des siens (Yami) Sam 11 Avr 2015 - 11:08

Music ♫:
 

Il m'avait écouté attentivement, comme s'il parvenait à retirer quelques choses de mes propos. Après tout, tant mieux si j'arrivais à lui enseigner quelque chose seulement en énonçant ma vision des choses. Je n'avais pas la prétention de dire que celle-ci était absolue et qu'elle était la seule possible mais c'était en tout cas comme je la résumais que je voyais la vie. Elle ne nous épargnait pas et pourtant, c'était à nous de trouver le courage de surmonter les obstacles, d'avancer et aussi de survivre...

Ogami m'annonçait que je n'avais pas besoin de prétexte pour lui rendre visite et que je pouvais le trouver quand j'en avais envie et besoin. Savait-il que la réciproque était vraie ?

« Toi aussi... »

Il m'expliquait qu'il ne voyait pas d'inconvénient à ma surveillance rapprochée sur sa personne si cela pouvait me rassurer : effectivement, cela m'apaisait. Il craignait cependant que ce changement de sa personnalité lui face perdre de vue qui il était vraiment.

« Les relations nous changent et il est vrai que cela peut aller dans le mauvais sens. Toutefois, je serais toujours là pour veiller à ce que ça n'arrive pas pour toi. Je t'aime tel que tu es. »

C'était la première fois que je disais ce mot... Bien sûr ici il était employé dans un sens familial et fraternel mais même... Je ne l'avais encore jamais dit.
Il devait se sentir mal à l'aise à cause de tout mes propos car voilà qu'il se moquait et me taquinait de nouveau en prétextant que je parlais trop :

« Ce n'est pas ma faute s'il faut tout expliquer à l'ignorant que tu es... »

Me contentais-je de répliquer, l'air amusée.
J'eus a peine le temps de dire cela que déjà je me retrouvais serrée contre lui, sans rien dire, me contentant simplement d'apprécier ce moment où je baignais dans sa chaleur et son odeur réconfortante. Je voulais que tout cela ne s'arrête jamais... J'étais tellement heureuse d'avoir fait sa connaissance à travers cette mission désastreuse. Comment faisais-je pour être heureuse et insouciante avant de le connaître ? Je ne m'en souvenais plus... Peut-être parce que je ne l'avais jamais vraiment été.

Nous étions une famille... C'était vrai. Une petite famille mais qui se suffisait à elle même. Une famille sincère et loyale sur laquelle nous pouvions tout deux compter : j'en étais persuadée.
Comme à son habitude pour ne pas paraître trop sentimental, il commençait à amorcer une blague qu'il étouffa pourtant, pour la première fois, en reprenant dans sa lancée tout en prononçant des mots qui me firent écarquillés les yeux alors que j'étais toujours contre lui. Presque larmoyantes, mes rubis pétillaient de joie... Il ne me laissait même pas l'opportunité de répliquer car déjà il proposait de me raccompagner et arguait que grâce à ma surveillance il n'était jamais seul.

Alors qu'il commençait à s'éloigner, je le rattrapais par la manche, relevant la tête pour l'observer dans les yeux avant de m'exprimer à mon tour :

« Toi aussi tu es formidable. Le plus merveilleux des petits frères que l'on souhaite avoir... Merci d'être là, Ogami. »




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Être aux côtés des siens (Yami)

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