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 La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami)

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Message(#) Sujet: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Jeu 16 Avr 2015 - 15:34

« La connaissance de l’homme est à la base de tout succès. »
de Charlie Chaplin

Le temple d’ichibi était un symbole ici à kaze no kuni. La légende parlait d’un démon se libérant de sa prison d’os et de chaire, se démon serait l’esprit du désert et son protecteur aussi. La dévotion à cet esprit du sable et du vent était bien présente dans le pays et de ce que j’en savais la légende avait un fond de vérité. Ichibi est un bijuu, un démon à queue, l’une des croyances les plus répandu ici dans le Yuukan. Il était difficile de séparé les croyances des fait, je n’avais jamais rencontré l’un de ses monstres et la plus pars du temps les gens en parle comme de légende. Pourtant il y a quelque année, l’un des villages cacher aurait été attaqué par l’un de ses bijuu. Légende ou réalité, je l’ignorais. Mais la croyance était assez forte pour que je m’y intéresse. Cela faisait partie de la culture de ce pays et il fallait m’y familiariser.


Le temple était situé loin des zones d’habitation, perdu dans le désert. Cela allait parfaitement en harmonie avec le symbole qu’il représentait. Mais un chemin plutôt accessible y conduisait, beaucoup de monde se rendait au temple pour se recueillir ou prier. Il se disait qu’Ichibi accordait protection à ces dévots. Tradition ou réalité, les gens se déplaçait pour prier l’esprit du temple pour qu’il les protège. Pour ce que j’en avais lue Ichibi n’était pas un esprit des plus bienveillant, on ne le nommait pas un démon a queue pour rien. Il était énorme puissant et destructeur d’après les textes shinobi sur les bijuu’s. Pourtant on venait quérir sa protection ici.

Le temple avait de l’allure, grand faite de roche d’un brun claire comme celui du sable, il semblait surgir des dunes elle-même. De haut pilier dirigeait les visiteurs vers la porte du temple. Ici la grandeur était maitre mots, on se sentait petit au milieu de ce temple dédier a cette esprit, tout comme on se sentait petit perdu au milieu du désert. Les parois de l’édifice étaient décorées de fresque représentant des scènes que je ne connaissais pas. Des statuts ornaient aussi le temple surveillant les voyageurs de leurs sombres yeux de pierre. Plus j’avançais dans le temple et plus les fresques devenait une véritable histoire. Il y avait un homme marchant dans le désert, pliant sous le poids de l’âge et méditant sur certaine, il y avait la mort et aussi un genre de tanuki que je supposais être la forme physique d’ichibi. Tout cela était des plus captivant, mais si je ne connaissais qu’un résumer très approximatif de cette légende.

Il y avait des moines aussi, des hommes peu causant au visage masquer par leur étrange capuche. Visiblement ils n’étaient pas là pour s’occuper des pèlerins, mais qu’attendre d’autre de fervent admirateur d’un démon à queue aussi destructeur que peu amicale. Tout cela était bien loin de mes souvenir de Hsuan-k’ung suu, le temple ou j’avais passé mon enfance. Ici tout étaient pour souligner la grandeur d’un esprit pouvant se montrer coléreux, bien loin du style purifier voir minimaliste que j’avais connue enfant.

Parcourant seul le temple, je fus capté par l’une des fresques. Il y avait le désert, calme et infinie et au milieu un homme, en tailleur sur le sable qui semblait méditer. La fresque était d’un style assez simple et pourtant on pouvait voir le poids des années peser sur les épaules de cet homme. Il était âgé et méditait seul au milieu du désert. Le souvenir de mon arriver à Kaze no kuni s’imposa a moi. Dans le désert j’avais rencontré un vieillard, un nomade qui avait quitté sa tribu pour mourir paisiblement. Il m’avait accompagné plusieurs jours avant de s’arrêté sur une dune et de s’y assoir, comme l’homme de la fresque. Derrière cette homme le vent soulevait le sable dans les airs et on pouvait sentir la présence de l’esprit déjà présent mais pas encore libre. Cette fresque avait quelque chose de puissant. L’une des rares fresques ou l’homme et l’esprit semblait en harmonie, assis à la limite même de la mort, chacun faisant face à son destin qui est en plein changement.


Je restai un long moment en contemplation devant cette fresque, captiver par la force de cette fresque si calme, si sereine. Sans me soucie des quelque visiteur qui déambulait à travers le temple et des moines qui agitait d’étrange petit encensoir qui embaumais le temple d’une odeur chaude et agréable. Ou encore des statuts m’observant de leurs yeux vides.
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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Ven 17 Avr 2015 - 13:29



Musique:
 

Avant de partir pour le temple de Ichibi, j'avais rejoint la petite protégée que j'avais fait rapatrier à Suna il y a quelques mois. Je l'avais rencontré lors de mon voyage à Yu No Kuni et dans un moment de bonté, je lui avais proposé l'asile à mon village natal. Elle était bien trop jeune pour continuer à déambuler dans les rues et ce n'était pas une vie que de chercher à s'alimenter dans les poubelles du quartier. Ce n'était pas de la compassion à proprement parlé, je l'avais aidé car je me voyais en elle un peu plus jeune. Je n'avais pas vécu dans la misère avant mon évincement de ma famille mais il y avait quelques similitudes dans nos histoires respectives.

Je voulais m'en occuper une fois à Suna et même à l'adopter quand l'âge me l'aurait permis, seulement cette idée m'était vite passée. Je n'étais pas dans la capacité d'accueillir une enfant et je ne savais comment l'éduquer. Malgré sa réticence à rejoindre un foyer, je trouvai finalement une bonne petite famille pour l'élever et lui offrir une vie des plus correctes. Les parents étaient retraités depuis peu, le père faisait partie de la garde Shinobi de la Voie Illusionnée, quant à sa mère, elle travaillait comme cuisinière dans un restaurant familial. Je m'étais bien renseigné avant de la confier, c'était la moindre des choses.

Une fois arrivé à la demeure de ces honnêtes gens, je m'abaissais pour les saluer avant de passer quelques minutes au salon avec la petite Mizuki. Je n'étais habituellement pas à l'aise avec autrui et j'avais toujours du mal à communiquer même avec cette petite fille. Pour être honnête, la discussion était unilatérale, elle me racontait tout ce qui lui venait à l'esprit. Elle n'oubliait d'ailleurs aucun détail, c'était bien pour me garder le plus longtemps possible.

L'heure tournait elle, je mis fin à nos conversations pour ensuite repartir en saluant les habitants de la demeure avec respect.

Le temple n'était pas à la porte d'à côté, il me fallait traverser le désert pour finalement le débusquer. Ce n'était pas chose compliquée, on avait à notre disposition des cartes, de la signalisation-.. Pour ma part, je n'avais besoin d'aucune de ces choses, j'avais déjà fait une mission non loin de ce temple saint. Le soleil toujours accablant s'amusait à réchauffer le sable qui était toujours en ébullition, nous étions habitués nous les Sunajins mais il nous arrivait aussi de nous sentir un peu trop oppressé au milieu de ces énormes dunes.

Aujourd'hui j'étais vetû d'un Kimono noir, plus léger que ceux dont j'avais l'habitude de mettre en vu de ma traversée dans le désert aride. Cet ensemble passait au-dessus de mes bras tandis que je portais en dessous un tissu gris collé au corps. Ma lame nommée Azura était toujours à mes côtés, je ne pouvais me permettre de la laisser de côté tout autant que mon bandeau frontal désignant mon appartenance au village de Suna. Cet insigne entourait mon bras droit. Les armes n'étaient pas bien vues dans un lieu saint, je le conçevais mais je dérogeais à cette règle. La quiétude des temples me plaisait, mon père m'avait appris à bien me comporter et à honorer les divinités et les puissances divines. De temps en temps, je me trouvais à aller déposer des offrandes et à écrire des vœux sur une plaquette en bois.

Une fois à destination, je joignais mes mains pour les laisser à l'avant de mon corps. J'observais les alentours, quelques personnes se trouvaient à l'intérieur. Les moines n'étaient pas très bavards, ils avaient l'air de faire partie du décor. Fermant les yeux, je priais pour la divinité et évidemment faisais un souhait. Ichibi était une puissance, une légende peut-être ou même une réalité. Je ne pouvais le certifier, qui le pouvait? Cela dit, un bâtiment avait été érigé en son honneur. Ce n'était pas chose anodine. J'arpentais l'intérieur de l'édifice avant d'apercevoir une personne plantée devant une fresque à la beauté inqualifiable. Cette même personne portait fièrement le bandeau de notre village, à ses côtés je me mis à mon tour à la fixer. Un vieil homme au milieu du désert en tailleur, si simple et en même temps si compliqué. Sans même m'en rendre compte, voilà que je débutai une discussion les yeux toujours rivés sur la fresque.

« Une belle fresque que l'on peut interpréter de plusieurs façons. J'aime me trouver en ces lieux, ça diffère tellement du monde dans lequel on se trouve. Notre travail de Shinobi nous amène parfois à ne plus croire en rien, cependant je crois qu'il est important de croire en quelque chose. »

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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Dim 19 Avr 2015 - 0:28

La contemplation, ou quand l’esprit et le corps s’unifie dans un seul et unique objectif. La contemplation est telle une méditation qui permet de se recentrer, se rééquilibrer. Toute la puissance de la fresque me traversait entièrement, je ne le ressentais pas qu’avec les yeux ou avec le souvenir que sa éveillait en moi, non je pouvais sentir cette fresque bien au-delà des limites de mes perception habituel. L’art est révélateur, bien plus que la religion, d’une société évoluer. Toute société utilise l’art pour traverser le temps, pour sa beauté, pour son plaisir ou pour communiquer. L’art est comme une fenêtre ouverte sur une société, on y apprend son évolution, son niveau technologique ou spirituel, on peut y voir leur croyance ou leur philosophie. L’art et ce que l’esprit nous offre en tant qu’être éveiller et évoluer. Cette fresque avait détenais plus de vérité sur ce pays que tous les livre d’histoire ne pouvais me le révélé, bien plus que je n’aurais pu apprendre. Je me trouvais devant une fresque représentant Kaze no kuni. Tout un pays, toute une culture, toute une croyance dans une simple fresque stylisée. Je comprenais de mieux en mieux le style purifié et minimaliste du temple ou j’avais grandis.


Perdu dans ma contemplation, je ne fis guère attention au pas s’approchant de moi et à la présence se plaçant à mes côté devant la fresque du vieille homme du désert. Il n’y avait pas foule dans ce temple et je ne me souciais que peu des quelque visiteur ou pèlerin de ses lieux. En profane confirmer en se lieux sacrer pour beaucoup, j’étais comme une touriste venu découvrir l’art d’un lieu sans en ressentir la profondeur spirituel. Mes croyances ne me permettaient pas de croire en une idole, qu’elle soit spirituel ou belle et bien physique. Je restais donc discret, peu désireuse de me retrouver confronter à la croyance d’un visiteur. Ce fut donc pourquoi je fus surpris des paroles que j’entendis à mes côté. Un jeune homme s’était placer à mes côté, observant la même fresque que moi et engageait la discussion.

Je compris vite, a ses paroles, qu’il était un confrère, un Sunajins, même si ma nomination en tant que tel était toute récente. Il avait dû m’identifier à la plaque métallique frappé du symbole de notre village qui était accroché à mon bras. En l’écoutant, je pue deviner qu’il n’était pas un jeune Genin comme moi, mais un shinobi fait, avec ses expérience, ses combats et ses blessures. Il parlait comme l’homme en équilibre entre sa croyance d’immortalité toute puissante et celle du guerrier qui se fatigue. Je ne m’étais pas encore tourner vers lui et ne savais a quoi il ressemblait, mais rien que sa voix semblait bien trop jeune pour un homme déjà fatiguer des combat. Les villages cacher entrainais et envoyais au combat des enfants encore trop jeune pour prendre le recul nécessaire aux situations où il se trouvait, trop d’entre eux se retrouvais blesser par une réalité qui était bien plus cruel que les mensonges de leur paire.

- Tout le monde croit en quelque chose, même s’il l’ignore. On croit en un dieu, on croit en des esprits ou des démons. On croit au serment de son père ou aux promesses de sa mère. On croit à la force de notre bras ou à la lame de notre arme. On croit en un idéale ou en un leader. On croit à des paroles ou à des silences. Tout le monde croit en quelque chose. La croyance évite les doutes, la croyance est une chose à la qu’elle on peut s’accrocher pour se persuader que nos action sont les bonnes. Tout le monde croit en quelque chose, que ce soit par dévotion, par illusion ou pour se trouver des excuses. Mais dans tout cela, croire en la force de votre bras ou en dieu, cela n’a aucune différence.

Je restais un moment silencieuse, continuant à observer la fresque. Étais-je obliger d’être aussi pompeuse de ce genre de déclaration… Cela était sans aucun doute une déformation de mon éducation porté sur la philosophie de l’être et du non-être. J’avais la désagréable impression de l’agresser avec mes propres croyances, ma propre philosophie, ici dans un lieu saint. J’espérais ne pas l’offusquer de mes paroles, même si au final, je n’exprimais que ma pensé, que cela lui plaise ou non. Je finis donc par me tourner vers lui pour voir à quoi ressemblait se jeune homme, confrère shinobi.

- La religion fait partie de la culture, non comme dogme, ni même comme croyance, mais comme un cri.

Le jeune homme, car il était jeune, ne devait pas avoir plus de vingt ans, peut être même moins. Il était plus grand que moi, ce qui n’était pas très difficile, sans être gigantesque et imposant. Son corps était, comme tout shinobi, marquer d’un entrainement intensif aux arts du corps. Si je devais spéculer, je parierais sur un spécialiste en ninjutsu, pour ce que je pouvais voir de sa posture et de son apparence. Mais cela n’était que pur spéculation sans véritable fond. Je ne me souvenais pas l’avoir déjà vue à Suna et je suis persuadé que je m’en serais souvenu dans le cas contraire. Car s’il n’imposait pas par sa stature, le jeune homme avait un regard qu’on ne pouvait oublier. Le Sunajins possédait des yeux d’un bleu froid et métallique qui semblait presque s’illuminer tellement la couleur était intense. Je me demandais si cela était une caractéristique héréditaire de sa famille. Son regard, souligner par ses iris intenses, montrait une volonté d’acier et sans aucun doute un sens du devoir très prononcer. On pouvait aussi y lire de la tristesse en arrière-plan, bien dissimulé, mais tout de même présent. Comme presque tous les shinobi, il avait dû vivre la guerre et comme de trop nombreuses personnes, en garder une blessure. Venant d’au-delà du désert, loin au Sud-ouest du Yuukan, je n’étais pas marquer par se passée, qui était très commun sur ses terres.  


- Mais trêve de mot creux. Je m’appelle Mu, enchanter de vous rencontrer.

Suivant les coutumes qui m’avait été enseigné, je saluais d’une légère courbette en avant rejoignant les mais devant moi dans un signe de paix. S’il n’avait pas lue sur mes traits mes origines étrangères, cela devait m’avoir trahie. Mais on ne chasse pas dix-neuf ans d’habitude par quatre ans d’enseignement. Je commençais, de toute manière, à prendre l’habitude du sobriquet « Gaijin ».

- Je pense deviner que comme moi, vous vous trouvez être un Sunajins. Malgré mon âge, je suis Genin, fraichement sorti des académies.
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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Mar 21 Avr 2015 - 17:54


Musique:
 


Nous étions tous deux face à cette magnifique fresque. J'avais même engagé une discussion avec une autre personne, chose dont je n'étais pas habitué et que je m'étais même étonné de faire. Mes capacités étaient limitées, je parlais bien sûr de capacités en rapport avec le social. N'étant pas très avenant, j'avais du mal avec les autres. La quiétude du temple m'avait sûrement légèrement poussé, j'étais dans mon domaine après tout.

Sans même me regarder, elle me répondit d'une façon presque structurée. J'avais l'impression qu'elle avait déjà préparé sa réponse. Ce n'était qu'une mauvaise impression, par contre elle avait un don d'oratrice d'après ses premiers mots. En parlant de ses mots, il y avait comme du vécu à travers ceux-là. Je ne sentais pas avoir vécu plus qu'une autre personne, du haut de mes seize printemps c'était bien difficile d'affirmer une chose de la sorte. Cela dit, nous je n'étais pas qu'un simple enfant. Mes projets, mes principes étaient affiliés à mon rôle en tant que Shinobi de Suna. Récemment, j'avais aidé à empêcher un attentat pouvant endommager une grosse partie du village. Je m'étais confronté à l'ennemi numéro un de Kaze no Kuni et malgré ça il y avait eu des morts. Depuis petit, les horreurs de la vie ne faisaient que se suivre.

Je ne croyais pas en un monde de paix, non cela me semblait impossible. Je croyais par contre en Suna, j'étais prêt à tout pour que mon village échappe aux tourments de la guerre.

« Je croyais » cela revenait évidemment à confirmer les mots de mon interlocutrice si bien choisis. Le monde entier croyait en quelque chose et chacun possédait sa propre « croyance ». Que ce soit croire en les divinités ou croire en autre chose, ce n'était pas très différent pour la Kunoichi du pays du vent. Sentant son regard sur moi, je tournai alors mon visage pour rencontrer ses yeux plus amplement.

De cette position, je pouvais la décrire plus précisément. Ses cheveux étaient écarlates, ils me rappelaient d'ailleurs ceux de notre défunte Kazekage. J'appréciais cette couleur, cela me ramenait aux yeux rubis de ma grande-sœur. C'était tout bonnement magnifique. Malgré son emblème je pouvais facilement décrire une appartenance à un peuple étranger, elle n'était peut-être pas native du Pays du Vent, ce n'était que supposition. Quelques marques peut-être petites et invisibles pour certains me faisaient penser à une combattante. Elle combattait sûrement férocement, son corps était taillé pour les attaques rapprochées. Je ne doutais pas de ses capacités en visualisant le tout. Son regard par contre, lui, était sombre comme la nuit. J'avais l'impression de me perdre dans cette obscure couleur.

Finalement, elle se présenta. Elle se nommait Mu et s'abaissa avec respect devant moi. J'observais d'un regard avisé son geste qui ne semblait pas très naturel. Elle continua alors en m'expliquant qu'elle avait deviné mon appartenance à notre patrie et aussi en me parlant de son grade. Elle était genin tout comme moi et sortie de l'académie depuis peu. J'étais un peu étonné d'entendre ça, ce n'était pas tous les jours que je voyais cela. La Kunoichi écarlate avoisinait peut-être les vingt-cinq ans.

Je plaçai les bras de long de mon corps pour imiter mon interlocutrice, c'est à dire la saluer avec respect en abaissant le haut de mon corps. Je replantai alors mes yeux dans les siens pour me présenter oralement.

«  Je suis enchanté Mu. Je me nomme Ogami, Toshiro Ogami. Je suis un membre de l'organisation Midorhato. Je suis aussi genin tout comme toi. Vos paroles ont été plaisantes, ce n'était qu'une énumération de faits, je vous l'accorde mais ça restait plaisant. »

Mon honnêteté pouvait me perdre, certains me l'avaient déjà fait remarquer dans le passé. Mon père m'avait inculquée les valeurs et le respect, cela dit j'avais encore du mal avec les codes sociaux, avec les humains. Dans cette optique, je n'hésitais pas à poser une question au sujet de son âge et de son statut.

«  C'est étrange, je n'ai vu que très rarement cela. Quel âge avez-vous exactement ? »

Je n'avais jamais eu le plaisir de la rencontrer auparavant. Je me demandais même à quelle équipe elle appartenait. Si le mot fraîchement était vrai, peut-être n'avait seulement pas encore une équipe. Dans ce cas, il pouvait être intéressant d'en apprendre plus sur elle et d'en référer à mon maître pour régler ce problème. Qui sait, peut-être que j'avais face à moi une nouvelle partenaire. Je croisai les bras, marquant une petite pause avant de reprendre la parole.

«  Faites-vous partie d'une équipe Mu ? »


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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Mar 21 Avr 2015 - 19:49

Mon interlocuteur répondait au nom de Toshiro Ogami. Je n’avais pas le plaisir de le connaitre, s’il était Genin comme moi alors il n’était pas de ma génération et avait terminé son cursus académique avant moi. Il se disait membre du Midorhato, le symbole de l’oiseau vert. Je ne connaissais pas plus que cela se groupe, mais il était plutôt connu à Suna. Un certain nombre de jeune diplômé de l’académie y postulait je le savais. De quoi appartenir à une organisation qui s’entraidait. Si je ne me trompais pas, ils étaient connue pour prendre comme membres de jeune Genin pour les aidé à faire leur place dans ce monde shinobi, objectif tout a fait louable. Je n’avais jamais pensé y postuler, il fallait me l’avouer, je n’étais pas très ouverte au travail d’équipe, mais savais prendre sur moi pour m’intégrer. Je n’avais donc pas réfléchie encore si j’allais postuler pour appartenir à un groupe, une équipe ou pas.


Notre brève discussions sur la fresque lui avait visiblement plut, malgré le côté un peu pompeux de ma pensée philosophique. Il ne semblait pas être un imbécile qui jure ne croire en rien et s’accroche à ses illusions. Je ne doutais pas que notre début de discussion aurait pu donner des fruits tout à fait intéressant. Il était toujours passionnant de discuter de philosophie et de pensée avec d’autre. Nul n’est identique et un point de vue différent est toujours une source d‘information incroyable. Par ma pensé étriquer, je n’avais une vision du monde que restreinte, aussi ouverte que je pensais l’être. Mais par le regard des autres on apprenait à voir le monde sous différent angle. Il n’y avait pas de confrontation d’idée, il y avait juste des gens qui ne savais pas les accepter.


Mais la discussion avait changé de sujet. Visiblement il s’intéressait à mon âge tout comme à ma toute fraiche promotion au rang de Genin. Il était vrai que si lors de la création de l’académie shinobi de Suna, des guerriers de tout âge s’y étaient trouvé pour parfaire leur connaissance, cela se faisait plus rare aujourd’hui. Durant mes classes, je m’étais souvent retrouver l’ainé de prêt d’une décennie sur les autres postulants. Mais je n’avais pas eu le choix pour avoir une base solide de connaissance théorique et pratique. J’avais donc prit sur moi et ne regrettais pas vraiment l’effort. Mais il était vrai que je me sentais parfois ridicule mélanger à tous ses gamins aillant une vision très romanesque du rôle de shinobi, mais pas naïve pour autant. La guerre était trop présente pour qu’ils ignorent les dangers que comportait cette voie.  


-       Exactement, je ne saurais vous le dire, mais officiellement j’ai vingt-trois ans. Je sais que cela est plutôt inhabituel pour une Genin. Mais je ne suis arrivé à Suna qu’il y a quatre ans et ma connaissance des arts shinobi et même du chakra était plus que lacunaire. J’ai donc dû suivre le cursus académique pour pouvoir devenir Genin. Ce qui explique mon âge par rapport à ma promotion toutes récente.


Il me demanda ensuite si je faisais partie d’une équipe. Intéressant, allait il me faire la propagande de sa propre organisation. Je ne connaissais que trop peu le Midorhato pour me faire une véritable idée. Mais cela m’amusait de l’entendre me demander cela. Je me faisais peut-être totalement des idées et il demandait cela à titre purement informatif. Il était vrai que la plus pars des Genin rejoignais une équipe a la sortie de l'académie, ce n’était donc pas impossible que ce soit juste de l’information.


-       Non, je ne fais partie d’aucune équipe pour le moment. Cela ne fait que quatre ans que je suis ici et l’académie a pompé la plus pars de du temps de cette période. Je n’ai donc pas vraiment de contact comme les autres Genin pour intégrer une équipe. Je me suis donc dit que j’allais débuter en cavalier seul et voir les possibilités.


Il était claire que les autres Genin avait, pour la plus pars, grandie a Suna. Ils connaissaient les organisations, leur réputation, leur objectif. La plus pars avait des connaissances qu’ils voulaient rejoindre dans certaine organisation, ou encore un parent qui était passé par là et dont il voudrait imiter le parcoure ou des amis qui y postulais ou simplement des idoles ou des objectif commun qui les attiraient. C’était encore un monde trop étranger pour moi et mes habitude solitaire ne m’avais pas aidé à m’intégrer dans des groupe des gens et donc des objectifs commun. Je continuais comme je l’avais toujours fais, pas à pas.


-       Et vous, vous dites appartenir au Midorhato ? C’est l’organisation qui a pour symbole un oiseau vert c’est cela ? Je suis, hélas, que peu au courant des différent groupe qui son a Suna. Jusque-là, ma priorité était l’académie pour pouvoir devenir Genin. Je n‘ai pas pris beaucoup de temps pour le reste.  
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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Mer 22 Avr 2015 - 23:20



Musique:
 

Elle répondit à ma question disant officiellement avoir vingt-trois ans. Le mot « officiellement » prenait tout son sens dans cette phrase si bien choisie. Elle avait donc plus que cela, ça devait être seulement un chiffre de plus sur un morceau de papier. Mon estimation me semblait alors assez correcte en vu de sa réponse. Finalement, elle n'était arrivée à Suna que depuis quatre ans. Je comprenais alors aisément sa promotion plus que récente. Il ne devait pas être facile de suivre un cursus académique entouré d'enfants, je me sentais en marge avec mes camarades à mon âge-.. Alors je n'osais imaginer au sien. On devient un Shinobi, on ne naît pas Shinobi.

Bien sûr à la naissance pouvait se faire remarquer certains prédispositions à ce rôle si difficile. Un enfant pouvait avoir plus de capacités qu'un autre sans réelle raison. Au final, c'était comme l'intelligence, la mémoire, le physique-.. On était tous différents et on formait un monde assemblant nos différences.

Elle me répondit alors à mon autre question concernant son équipe. Elle ne faisait partie d'aucune équipe d'après ses dires. L'académie ne lui avait laissé que très peu de temps libre, elle avait du rattraper en quelques années ce qu'on apprenait depuis tout petit aux Sunajins. Elle ne disposait d'aucun contact, ce n'était pas non plus évident. J'avais quelques contacts, un peu plus jeune, cela dit personne ne m'était proche. Je n'avais crée aucun lien, je n'en voulais pas qualifiant cela de futilité. Je ne voyais pas l'intérêt d'avoir des amis, ils ne me pouvaient me servir à mes desseins. Cela dit, avec le temps j'avais changé, je ne pensais plus de la sorte. Être cavalier seul comme elle le disait avait ses limites, je les connaissais que trop bien. Finalement, quoi que l'on dise, personne ne peut avancer seul. Je croisai les bras en regardant le plafond, observant l'architecture du temple avant de poser à nouveau mon regard sur mon interlocutrice. L'azur froid des mes yeux se heurtaient à ses pupilles obscures.

«  Il est important d'avoir une équipe, du moins je le pense. Il y a quelques temps, je me refusais à cela et grâce à un homme, ma pensée changea. Être cavalier seul est difficile à Suna et même en ce monde Shinobi.  »

Cela était peut-être un conseil comme on m'avait conseillé. Je ne connaissais pas le caractère de Mu, je ne savais pas si elle était plutôt solitaire ou alors si elle aimait être entourée. Elle reprit la parole pour me parler de mon organisation. Elle la connaissait, je n'en étais pas étonné. Nous avions fait quelques missions pour le village de grandes comme de petits envergures. Le but principal de ce groupe était de répandre la paix dans le monde. Une paix que à contrario, je ne souhaitais que pour Suna. La pérennité et la paix pour Suna n'impliquait pas forcément que le Yuukan entier le soit. Je n'étais pas gêné de faire certains actes pour mon village et les miens ; Même si j'étais encore distant avec ses habitants.

Si on me proposait aujourd'hui de détruire un village entier pour Suna, je le ferai sans hésitation. Si par une action, un mot ou un geste je pouvais apporter à mon village une vie paisible.. c'était avec plaisir. Des mots lourds que je pesais sans problème, je disais souvent vouloir soulever les problèmes et cela sans me soucier du poids. Faire couler le sang, ôter une vie, finalement ceci n'était pas contre mes idéaux. Peut-être était-ce paradoxal avec mes croyances, avec mes visites récurrentes à divers temples ? Oui, ça l'était sûrement. Je ne me considérais pas comme un Justicier, j'apportais la paix par le sang et par le mal, j'étais alors selon moi un meurtrier.

Enfin, pour en revenir à la Kunoichi écarlate, elle m'exprima son manque d'information sur les groupes à Suna. Sans même nous en rendre compte, nous marchions côte à côte en direction de la sortie du temple. Lors de ces pas, je répondis à ses interrogations.

«  L'organisation Midorhato est en effet une colombe verte. Symbolisant le souhait de l'organisation pour la paix dans le monde.  » Dis-je en prononçant le mot monde avec peu de conviction. «  Nous disposons d'un quartier général, si vous souhaitez vous entraîner dans nos locaux, n'en soyez pas gênée. »

La quiétude du temple nous quittait, face à nous, nous pouvions apercevoir le désert aride de Kaze no Kuni. Une beauté inqualifiable, un soleil accablant et des centaines de dunes. Après quelques secondes à observer ce paysage, je repris la parole en marchant la main sur mon arme. Ce n'était pas en prévoyance d'un danger, juste une petite habitude.

«  D'ailleurs, vous pouvez me tutoyer. Je suis un peu plus jeune, j'ai seize ans.  Vous rentrez au village ? Si tel est votre route, nous pouvons la faire à deux. »

J'avais fait tellement de fois ce chemin que même aveugle je pouvais m'y essayer. Le sable était mien tout autant que ce soleil que j'avais réussi au fil des années à dompter malgré ses étés si torrides. Nous marchions côte à côte depuis une dizaine de minutes. Une caravane composé de plusieurs chariots se dressait à l'horizon, ils étaient tirés par des chameaux. Il ne fallut que peu de temps pour qu'ils parviennent à notre hauteur. Les roues des chariots se bloquèrent brusquement comme s'ils étaient parfaitement synchronisés. Nous nous arrêtions naturellement avant de voir descendre une dizaine d'hommes pour nous encercler. Ce n'était pas de bonne augure, je me plaçai au dos de Mu avant de poser la main sur mon arme.

«  HEY Suzu tu vois ce que je vois ? nous avons deux chiens de Suna non ? » Balançait un homme à un autre.
«  Tu as raison Ijô, comme on les aime en plus. Tabassez les! »

Leurs motivations étaient étranges, cela dit je n'étais pas du genre à discuter ni même à me laisser faire.

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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Jeu 23 Avr 2015 - 19:57

Une colombe verte, voilà qui était plutôt original. D’après ses dires, l’oiseau en question avait un symbolisme ici, celui de la paix visiblement. Dans mon pays natal je me souvenais qu’on sacrifiait des oiseaux blancs, peut-être des colombes, pour porter chance lors de parade amoureuse. On les sacrifiait a une déesse dont l’identité c’était perdu dans les ombres de ma mémoire d’enfant. Mais je doutais que ce soit la même symbolique ici. Je n’avais jamais vue une colombe verte et je me demandais si le symbole obligeait qu’elle soit verte. La paix une chose aussi rare qu’une colombe verte, ou un truc dans ce gout-là. Je n’étais pas assez informer des coutumes des yuukan pour savoir exactement sur quoi tenait se symbolisme, mais cela était intéressant. Mais un autre sujet que le symbolisme me faisait cogiter.


Pas à pas, nous sortions du temple, reprenant la route menant à Suna. Le soleil était toujours présent comme à son habitude, écrasant par sa présence et sa puissance les petites fourmis que nous étions pour lui. Habitant dans le désert, nous avions le respect du soleil, de ses biens faits et de ses dangers. Comme à mon habitude je portais une tenu formel, ne laissant apparent que mes main et ma tête, protégeant ma peau des brulures et mes articulation des irritations du sable et dire que des gens faisait des kilomètre pour allez s’allonger sur des plages de sable fin sous le soleil. Le désert avait beau être gigantesque, il n’était pas rare de croisée des gens, les marcheur et autre voyageur utilisait les route prédéfinit avec soin, se déplaçant de point d’eau en point d’eau, voyageant rarement seul. Il était donc courant de rencontré du monde sur les route à travers le désert. De plus les voyageurs avaient tendance à se rassembler quand il marchait dans la même direction, car nul n’ignorait les dangers du désert et a plusieurs cela était plus sécurisant.


La paix, le groupe des Midorhato voulait la paix. Cela était déjà assez amusant pour un groupe de jeune gens former depuis leur jeune âge à être des armes pour la guerre. La paix, voilà bien un objectif que je trouvais ridicule. Ce groupe était-il vraiment des idéalistes naïfs rêvant d’un monde meilleur. Difficile de juger avec le peux d’information que j’avais. Mais intérieurement je levais mon bouclier, je me méfiais des gens qui prônaient la paix, car souvent il ignore tout de la porter de ce terme. Il avait peut être mal exposé la chose, ou alors je l’interprétais mal, cela n’était pas impossible. J’avais grandis dans un temple que j’avais longtemps considéré comme en paix avant de me rendre compte de la véritable portée de ce mot. Depuis, je m’en méfiais et j’en avais peut être une idée préconçu tout à fait incorrect de ce que Toshiro s’en faisais.


-       Le groupe Midorhato prône la paix ? …


Mais la discussion n’alla pas plus loin sur le moment. Une caravane venait de s’immobiliser à côté de nous et une dizaine d’homme semblait vouloir nous entourer. Leur posture, leur regard, tout sur eux exposait leur hostilité. Si nous avions encore un doute, deux ‘d’entre eux se mirent à discuter exposant clairement leur problème. Visiblement les shinobi n’étaient pas des plus apprécié. Cela n’était pas une nouveauté, voilà des décennies que les shinobi faisaient la guerre et les dégâts collatéraux étaient énormes et cela n’avait rien arrangé avec l’apparition des villages caché. Les villageois étaient autre fois des clans dangereux qui se faisait la guerre sans se soucié des destructions qu’ils produisaient et aujourd’hui ils s’affichaient en un groupe élitiste. Je me souviens que Gekidosaru me faisait des illusions sur la décadence des shinobi et sur la pureté de la guerre. Cela avait de quoi faire germer la graine de colère qui c’était retrouver semé au quatre vent.


Ses hommes étaient aux nombres de dix et avec une certaine efficacité ils prirent une position d’encerclement autour de nous, ne nous laissant aucune échappatoire possible. Ogami c’était déjà déplacer dans mon dos, comme moi il avait reçu une formation claire pour se genre de situation, chacun couvrant l’angle mort de l’autre. Ces hommes ne semblait pas armer, du moins pas d’arme de combat standard, l’un ou l’autre aurait aisément pu cacher un petit couteau sous leur vêtements, mais je doutais qu’une arme blanche apparaisse, ou alors juste pour intimidé. Ils n’avaient rien d’un groupe de tueur et n’avais pas des corps former pour le combat. Ils étaient des petite frappe se croyant supérieur grâce au nombre et assez tête bruler pour nous défier, mais pas des tueurs, du moins pas de manière délibéré.  


Je sentais Ogami se tendre derrière moi, son corps prêt au combat, ses muscles se bandant, sa respiration calme de l’homme qui est habitué à se battre et qui sait qu’un esprit claire vaux mieux qu’une colère aveugle pour vaincre. Cyniquement, je me demandais ce que penseraient ses hommes si je leur expliquais que le jeune shinobi avec moi faisait partie d’un groupe prônant la paix, peu sûr que cela les interpelle beaucoup. Ses hommes étaient en colère et ils avaient besoin de l’exprimer, je pouvais les comprendre. Je m’étais battue, plus jeune, dans des arènes de combat clandestine. Si je n’avais pas été très doué, j’avais tout de même pu ressentir ses combats au fond de mes tripes. Ces combats m’avaient appris la colère voir plus que cela, la rage de vivre. Tout le monde a de la colère en soit, une colère qui se nourrie de la vie, des expériences, des sentiments, une colère qu’il faut apprendre à comprendre et à accepter, une colère qu’il faut exprimer. Ses hommes ruminaient une colère trop forte pour eux, une colère qui avait gangréné leur pensé à telle point qu’ils s’attaquaient aujourd’hui a deux shinobi de Suna, ignorant tout de leur capacité.


-       Vous désirez exprimer votre colère ? Cela tombe bien, je suis capable de l’encaisser.


Calme, les bras détendu, la respiration lente, je fis le premier pas vers l’homme qui me faisait face. Je prenais à dessin une posture sereine. Un homme en colère reste très sensible au langage du corps et une posture agressive les auraient sans aucun doute excité et les faire se lancer dans une mêler. Mais malgré cela, je n’avais pas l’intention de les faire se détourner de nous. Ils étaient en colère et voulaient l’exprimer, affrontement il y aurait fatalement, cela leur ferais du bien j’en étais persuader, il en fallait pas étouffer la colère, car c’était une force bien trop puissante pour se laisser faire. Je fis un autre pas et encore un autre arrivant a porté de l’homme qui me faisait face. Je levais alors mon regard pour les planter dans les yeux de l’homme et l’image de sérénité que j’affichais se volatilisa pour laisser place à un sourire carnassier.



-       Alors exprime-toi !



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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Sam 25 Avr 2015 - 22:46



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Que pouvait-on penser des hommes, ils étaient plus fourbe les uns que les autres. Une caravane entière s'était arrêtée à notre hauteur. Elle contenait de nombreux chariots et à peine une dizaine d'hommes étaient sortis de ceux-ci. Je pouvais alors en déduire facilement qu'il subsistait à l'intérieur de ces roulottes des personnes. Les "hommes" étaient gentiment venus à notre rencontre. Il devait alors rester les enfants et les femmes, c'était pathétique. Les ennemis n'avaient pas l'air d'être des experts. J'en étais certain, je ne ressentais aucune puissance émanant de leurs corps. Je doutais même de l'utilisation de chakra. Ils n'étaient aussi pas très armés, seulement deux personnes l'étaient dans le groupe. Je ne comprenais pas la raison de cela.

Ma partenaire située à mon dos s'était exprimée. Si je n'avais pas été bavard en ce qui concerne nos adversaires, contrairement à moi elle s'exclama. Elle parlait de colère et de la laisser s'exprimer. La Kunoichi écarlate disait être même prête à encaisser les coups. Ses mots me faisaient légèrement sourire en imaginant la réaction des hommes face à elle. Quant à moi, je dégaina Azura pour laisser la lame se planter au sol. Les assaillants furent étonnés de mon action, ils pensaient sûrement que j'allais me battre avec elle. Ma lame était bien trop bonne pour goûter à un sang si amer. Je pouvais tous les écraser et même les tuer en combinant mes techniques les plus puissantes. Seulement, ils ne méritaient pas la mort. L'emprisonnement peut-être -et encore-, pour moi ils avaient perdus leurs routes et j'étais prêt à leur montrer le chemin.

Je tendis la main droite en leur direction avant de m'exclamer.

« Je peine à comprendre vos motivations et à vrai dire je n'en ai rien à faire. Vous n'êtes qu'une bande de vermine égarée et vous venez de faire une grave erreur. Nous sommes des Shinobis entraînés au combat et non des vulgaires hommes comme vous. Cela dit, je vais être clément pour cette fois. »

Un petit craquellement se fit attendre, mes deux mains se voyaient recouvrir de Shôton. Je maîtrisais le Shôton depuis ma toute enfance, le mien était particulier et se trouvait être de couleur bleu. Mon cristal était bien différent de celui de ma partenaire Ema par exemple, je ne connaissais qu'elle dans le milieu mais peut-être que finalement nous étions tous différents. Il avait beau avoir la couleur Azur de mes yeux, ce n'était pas le plus important. Je pouvais renforcer mon corps, pallier à des blessures mortelles grâce à l'utilisation de ce don. Et dans ce cas là, je prévoyais de durcir mes poings pour asséner des coups bien plus violents. Ma position changea en même temps que celle de Mu, j'attendais leur venue avec impatience.

Les hommes -de mon côté- s'élancèrent face à moi. Mon poing durci joignit alors la première tête à sa disposition pour l'envoyer à quelque mètre. De ce fait, je me baissai pour éviter les prochains coups avant de poser l'autre main au sol pour m'élever dans les airs et faire un coup de pied rotatif histoire de me dégager. Les coups s'enchainèrent, les uns après les autres et je ne les craignais pas.

J'avais appris à la bonne école, mon maître m'avait entraîné dés mon arrivée au Taïjutsu. Je ne me qualifiais surtout pas d'expert, je ne pouvais l'affirmer mais j'arrivais à me débrouiller. En plus d'avoir un maître digne de ce nom, j'avais aussi eu l'occasion de m'entraîner avec un des meilleurs combattant au corps à corps de Suna : Wada Eichi. Ses capacités étaient exceptionnelles, je ne pouvais le nier. Je faisais rarement des compliments mais il m'avait épaté avec ses techniques et sa maîtrise du combat. Si j'étais arrivé à m'élever devant cet homme, j'étais largement prêt à affronter ces vils bandits. Le premier homme que j'avais envoyé au sol vint à se relever pour tenter une nouvelle fois de me mettre à genoux. D'un saut je me glissais derrière lui avant d'attraper son bras pour le retourner. Cette fois-ci c'était un craquement d'os qu'on entendit, ce n'était plus mon Shôton en action. Des cris, des gémissements, voilà tout ce qu'il y avait dans cet échange de coups.

J'en attrapais un par le cou avant de le serrer contre la roue d'un chariot. La toile se bougea par la même occasion et je pus voir un enfant. Il n'avait pas peur, ses yeux de couleur noisette étaient plantés dans les miens et il ne bougeait pas. Pourquoi faisait-il ça? Pensait-il m'impressionner? Non, il voulait m'affronter je le voyais à son regard. Il attisait une haine envers moi sans limite à son âge déjà. Je soupirai en lâchant l'homme qui avait peine à respirer depuis quelques secondes. Je tournai alors les talons à ce garçon, il m'avait en quelque sorte convaincu de le lâcher. Je m'en retournai voir ma partenaire qui avait fini. J’espérais que rien ne lui soit arrivée. En tant que Sunajin, je devais veiller sur les miens et une blessure était si vite arrivée. Au passage, je récupérai Azura pour la placer à nouveau à mes côtés.

J'étais dos à Mu, je posai alors ma main droite sur son épaule avant de prendre la parole.

« Mu, es-tu blessée? »

Les hommes qu'elle avait affronté n'était pas en très bon état tous comme les miens. Je ne comptais pas appeler les autorités pour les faire enfermer, peu à peu ils rampèrent à leurs chariots pour tenter de reprendre la route. Les femmes et les enfants étaient descendus pour les récupérer. Je soupirai à la vue de cette scène si déshonorante pour nos ennemis. Un autre Shinobi aurait sûrement fait enfermer ces hommes, cela dit ils n'étaient rien pour moi. Ils ne représentaient aucune menace pour moi et mon village, ils étaient donc saufs.

« Laissons-les partir, ils n'en valent pas la peine. »





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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Lun 27 Avr 2015 - 13:03

La colère, la rage, voilà des sentiments avec les qu’elle je m’enivrais, je me délectais. Au temple, on m’avait enseigné le self contrôle, la maitrise de mon esprit et de mon corps. J’avais longuement médité pour atteindre ou du moins m’approcher le plus possible de cette maitrise. Ce n’étais pas chose facile de maitriser ses sentiment, beaucoup de gens pense y arriver, mais beaucoup de gens occulte en fait leur sentiment, les étouffes, ce qui provoque des graines corruptrice, qui si elles sont nourrie par la frustration l’occultation, la haine germe pour corrompre le corps et l’esprit. Il avait été presque facile de se maitriser au temple, l’harmonie du lieu poussant l’esprit au calme et à l’introspection. Mais une fois le temple quitté les choses avaient changé. J’avais connu les arènes des combats dans des fosses, j’y étais rentré de mon plein gré et j’avais gouté à cette saveur primitive, bestial et délicieuse du combat. J’y avais gouté la rage, la rage de vivre, la rage de vaincre, la rage de me surpasser et cette rage ne m’avait plus quitté. C’était un sentiment puissant, difficilement contrôlable, qui appel à la liberté donc lutte contre toute maitrise. La rage se déploie et envahie le corps et l’esprit dans un crie de liberté intense. C’était enivrant, délicieux, terrifiant, grisant.


Ogami était lui aussi prêt au combat, je le sentais et les hommes qui nous entourait le sentait aussi. Le combat était inévitable et cela n’était pas une mauvaise chose. Nous étions des shinobi, capable de se battre et de résister au assaut ennemis. Ses hommes n’avaient aucune chance, leur seule musculature venait du labeur et non de l’entrainement au combat. Il n’allait pas avoir de tactique, de cohésion. Seule la colère dirigeait leur acte. Un sentiment trop longtemps étouffer qui avait germé sur cette situation, les laissant incapable de voir leur échec à venir. Un combat était une saine chose, sa permettait d’extérioriser sa colère de la faire sortir. L’humiliation qui en ressortirait allait être difficile à surmonter mais c’était déjà cela.


Depuis mon arriver à Suna, le Taijutsu était mon domaine de prédilection. Ma maitrise du corps et de l’esprit épousait parfaitement cet art qui demande beaucoup de discipline du corps. Mes antécédents m’avaient tout de suite poussé vers ce domaine et j’y étais doué. Cela était heureux car mon ninjutsu étais des plus lamentable, d’après mes enseignant j’utilisais mon chakra de manière brutale avec trop peu de subtilité, ce qui me rendait la maitrise du ninjutsu des plus chaotique. Mais mon Taijutsu lui m’avait apporté des louanges de ses mêmes enseignants. Le corps à corps était ma zone de prédilection. Alors il n’y aurait rien eu de compliquer à esquiver leurs première attaque, à prendre l’initiative du combat et à la garder. Mais ce combat n’avait pas pour objectif la victoire car elle nous était assurée.


C’était pourquoi, lorsque mon adversaire de face m’envoya un crochet du droit en pleine face, je ne fis rien pour l’esquiver ou me protéger. Je ne fis que concentré mon chakra dans ma tête et les articulations de mon cou pour me permettre de supporter le coup sans problème. Il frappa plus fort que je m’y attendais, il avait beau frapper une femme, il était au moins conscient de frappé une kunoichi, il en retenait donc pas ses coups et cela était un plus. Ma tête parti sur le côté sous le choc, mais je vacillai à peine, ma maitrise de mon corps me faisant devenir telle un roc fixé au sol. Son point s’écrasa sur ma joue et je sentie sa colère vibré et le gout métallique de mon sang envahir ma bouche. Cela était le signal de départ et les autres se ruèrent sur Ogami et moi.


Deux autres adversaires m’attaquaient chacun sur un flanc. L’un semblait vouloir m’attraper pour m’immobiliser alors que l’autre semblait plus partisan d’un coup de pied dans les articulations pour me faire tomber. Déjà le manque de cohésion était flagrant. Si j’allais les laissé me frapper, je n’allais pas le faire passivement. Ils allaient devoir mériter ses coups. Je m’accroupie au sol et balayai les jambes de mes trois adversaires directe dans un coup de pied rotatif. Ils basculèrent tout trois lourdement dans le sable, sans pouvoir résister à mon Taijutsu. En me redressant, je bondis vers un quatrième adversaire qui hésitait encore à approcher. Face à face il réagit dans l’empressement et me saisit par mes vêtements de ses deux mains. J’ignorais ce qu’il espérait par là et je me doutais qu’il l’ignorait aussi. Je balançais ma tête en avant pour lui envoyer un coup de boule sur l’arcade du nez que je sentie craquer sous le choc. L’homme me relâcha alors vacillant en arrière attrapant son nez fracassé qu’il pissait maintenant le sang.


C’est alors que le cinquième adversaire qui m’avait pris pour cible se jeta sur moi. Je l’avais vue venir, mais le contact était bénéfique alors je le laissai faire. Il balança toute sa masse sur moi plongeant pour me faire basculer. Sa masse une raison de mon équilibre et en m’attrapant la taille à bras le corps il me souleva pour me plaquer lourdement au sol ou il se jeta sans hésitation sur moi. M’écrasant de son corps il attrapa mes cheveux à deux mains les tirant vers lui avant de projeter en arrière ma tête pour la frapper contre le sol. Cet homme avait quelque habitude des combat de cantina, mais si sur un sol dur ce genre de tactique était bonne, dans le sable elle l’était beaucoup moins et le choc fut amorti. Alors qu’il tirait à nouveau sur mes cheveux je relevais violemment les bras dans des arcs de cercle frappant de mes poing fermer les deux côté de sa tête en même temps. Il fut hébété par le choc et d’une bourrade je le fis basculer sur le côté. L’attrapant alors par les jambes, je le plaquai au sol avant de le dominer m’agenouillant sur ses cuisses a moitié a califourchon sur lui. Dans cette position je le tenais et je le frappai en pleine tête alors qu’il tentait inutilement de se protéger la face de ses bras. Je le rouais de coup sans pitié, mais sans y mettre du chakra qui aurait pu le tuer. Mes poings se recouvraient peu à peu de sang.


Alors que je mettais complétement hors combat mon adversaire du moment, l’un des trois mis au sol c’était relevé et courait vers moi pour me déloger de la position dominante sur son camarade. En arrivant à ma hauteur, il lança son pied comme s’il voulait me frapper comme un ballon de football. Par un réflexe né de l’entraînement au combat, je me protégeai de mes mains attrapant sa jambe en plein vol amortissant le choc. J’utilisais même la force de son coup de pied pour me redresser d’un seul bon gardant sa jambe entre mes mains avant de me déplacer vers l’arrière le tirant avec moi l’obligeant à effectuer un grand écart peu gracieux sur son camarade. Je terminais alors par un coup de genoux sur la face qui le mit lui aussi hors combat alors qu’il s’étalait sur son camarade déjà KO.


Mes deux dernier adversaire c’était relevé, mais ils ne se jetèrent par sur moi. Mes capacités n’étaient plus à démontrer, trois des leurs était hors combat après quelque instant seulement. Ils hésitaient et il avait raison. Mais je ne voulais pas leur laisser la réflexion, ils avaient débuté ce combat, ils allaient devoir l’assumer jusqu’au bout. Il ne serait, de plus, pas équitable qu’il finisse indemne alors que leur camarades gisaient au sol. Je me lançai donc à leur rencontre les prenant de vitesse, car la était ma spécialité ma vitesse, bien plus que ma force ou mon endurance. Je filais entre les deux hommes qui n’eurent pas le temps de se replié que déjà je me lançais entre eux faisant un ciseau de mes jambe pour les frapper tout deux sur le côté du visage et les envoyer bouler au sol.


L’affrontement était terminé, la tension dans l’air c’était dissiper. Sans même avoir besoin de regarder, je savais que mon confrère avait vaincu lui aussi et je fus plutôt soulager qu’il n’ait pas utilisé de ninjutsu. Ses gens avaient besoin de se battre pas de se faire massacrer sans pitié. Mais même ne leur laissant des ouvertures, leur défaite était cuisante, mais pas humiliante et c’était le principal. Alors que doucement mon corps se détendait, je vis apparaitre des femmes et des enfants au sentiment nombreux, mais à l’humeur sombre s’avancer pour récupérer leurs hommes blessé et vaincu. C’était triste d’en être arrivé là, mais la colère doit être extériorisée dans la douleur. Ils apprendraient ou continueraient à étouffer cette colère, cela n’était pas de mon ressort.


-       Non, ça va. Je ne suis pas blessé.


Ogami c’était déplacer derrière moi, il ne semblait pas avoir souffert de son combat, je doutais même que l’un de ses types avaient pu le toucher. Alors que je me tournais vers lui je l’entendis soupirer. Les femmes et les enfants c’étaient rassembler autour des blesser pour les aider à se lever et a rejoindre la caravane. J’aurais eu envie de les aider, de tendre la main à n’importe le quelle de ses types pour l’aider à se relever, pour l’aider à rejoindre sa caravane. Mais je ne fis rien, je ne pouvais rien faire. La colère était de chaque œil qui à la dérober se tournait vers nous. Ils n’allaient retenir de ce combat que l’humiliation. C’était stupide, mais c’était ainsi. Je n’avais pas de pitié pour eux, je n’avais de toute manière de pitié pour personne, mais j’avais de la compassion pour cette colère qu’ils n’arrivaient pas à contrôler. Je sentais en moi la bête bouger, la folie s’accrocher à mon esprit comme un parasite avec qui il me fallait apprendre à vivre. La folie était toujours là, juste derrière mes yeux, se nourrissant des absurdités de ce monde. La colère dans leurs yeux et l’humiliation, voilà ce qui nourrissait la bête à ce moment. Mais je la réprimais me maitrisant.


-       Bien sûr qu’ils en valent la peine. N’es ce pas pour eux que les villages cachés se sont formé ? N’es pas pour les protéger de la guerre et des absurdités de décennie de bataille leur ont infligé ? N’es ce pas vous qui faites partie d’une équipe qui prône la paix ? Pour qui est-elle cette paix si ce n’est pas pour eux ?



Je m’étais emporter, la folie c’était accrocher à ma colère et m’avait fait parler avec une hargne que je n’avais pas maitrisé. Je me calmais au plus vite, maitrisant mes sentiments, faisant le vide en moi. Mais je ne m’excuserais pas de mes actes ou de mes paroles, je croyais en chaque mot. J’aurais juste voulu me maitriser pour les exprimer. Je repensais au long discours de Gekidosaru sur la pureté de la guerre et sa corruption. Je comprenais de mieux en mieux pourquoi il avait quitté son pays natal, s’éloignant au plus loin des villages cacher et de leur absurdité. Retrouvant mon calme j’observais la caravane embarquer les dernier passager avant de reprendre sa route un peu plus hâtivement qu’a son arriver. 
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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Mar 28 Avr 2015 - 15:29



Musique:
 

Mu me disait ne pas être blessée. J'en étais content, je me voyais mal l'amener au village avec la distance nous séparant. Nous n'en étions pas très prêt mais dans le cas échéant, je n'aurais tout de même pas hésité une seule seconde à le faire. Elle avait été ma partenaire pour ce petit combat et aussi était une membre du village caché de Suna. Notre appartenance à un village Shinobi faisait qu'on devait s'entraider un minimum. J'observais son corps qui semblait encore frémir de l'affrontement.

«  Tant mieux.  » Dis-je à propos de son état.

Je sentis alors comme un énervement chez mon interlocutrice suite à mes mots. Je ne voyais pas l'intérêt d'arrêter une dizaine d'hommes aussi insignifiants. Ma vision des choses n'avait pas plut à Mu qui ne se gêna pas de m'en parler. La Kunoichi écarlate parlait de paix, de village et de mon organisation. Je plantai mes yeux dans les siens, le regard froid et impassible. Sa colère ne m’atteignait pas, je n'étais même pas interrogatif quant à ses mots.

Après avoir aperçu des enfants et des femmes je compris que nous n'avions que très peu à en tirer. Qu'aurions-nous fait ? Prendre ses hommes, les écrouer pour attendre ensuite un jugement. Pendant ce temps, les femmes et les enfants auraient été bloqué à Suna. Ils auraient été une gêne pour nous et au final qui étaient nos ennemis. Des hommes ayant des capacités plus que mauvaises, ils m'avaient laissé des dizaines d'ouvertures et j'aurais pu à mon sens les empaler au bout d'un pic de Shôton.

Peu à peu, l'expression de Mu s'éteignait. La mienne par contre n'avait pas bougé, je n'aspirais pas à discuter avec quelqu'un élancé de la sorte. Je plaçai la main droite sur Azura avant de me tourner pour voir le convoi s'effacer à l'horizon.

«  Je vois. Rattrapons les si tu le souhaites. Occupons-nous de ces hommes alors. Il va falloir les amener tous à Suna à bon port, les faire écrouer. Ensuite nous allons devoir loger un minimum la caravane entière ce qui est très pratique. Une gêne pour Suna, une gêne pour nous.  »

On prônait la paix oui, on espérait l'établir. Seulement je ne m'intéressais pas pour ma part à des vermines de ce genre, que pouvaient-ils faire contre nous ? Contre le monde ? J'eus l'impression qu'ils n'étaient pas motivés par le meurtre, ils étaient juste violents.

«  Je ne me bats pas contre des personnes qui représentent quelques grains de sable dans un désert. Tu veux savoir contre qui je me bats ? Je me bats contre une organisation, des monstres, des ennemis publics, de réelles menaces. »

En effet je m'étais battu contre diverses personnes de ce genre. Mon air changea et devint tout de suite plus sérieux voir même tendant vers la colère.

«  L'homme masqué, l'homme ayant ravagé le village, je l'ai affronté, nous l'avons affronté. Un démon Furyou qui a tué sous mes yeux des dizaines de Shinobi, je l'ai affronté. Des vers géants menaçant mon village, je les ai affronté aussi. Ils étaient tous une menace pour notre village, dans ce cas je m'en intéressais.  »

Je tendais la main gauche en direction du convoi.

«  Est-ce qu'ils menacent mon village à ce moment précis ? Bien sûr nous sommes le corps de ce village et en effet nous le représentons. Nous attaquer est comme attaquer Suna. Seulement, mais je ne m'intéresse pas à ce genre d'homme.  »

Il n'y avait pas seulement ça. J'imaginais les enfants sans père comme je l'avais été, les peines pouvaient être légères mais comment allaient-ils faire, qu'est-ce qu'ils pourraient ressentir ?
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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Mar 28 Avr 2015 - 17:58

Je regrettais déjà mon excès de colère, surtout qu’elle c’était diriger sur Ogami qui ne le méritait pas ou plutôt, je ne le connaissais pas assez pour juger de ses actions. Pécher de l’orgueil, je m’en mordais les doigts et réprimais en moi se venin de l’esprit. Je regardais le convoi s‘éloigner et j’en étais attrister, ce n’est pas ainsi qu’un affrontement se termine, nous n’avions que participer à un affrontement qui nous dépassait et allait bien au-delà du simple combat au corps à corps. Je me demandais si Ogami en avait conscience ou si c’était moi qui me faisais des scénarios stupides. Plus jeune j’avais dû m’occuper de travailleurs, plusieurs centaine de personnes qui travaillait sous ma direction, comme architecte. J’avais appris à comprendre ses gens dont je faisais partie, leur hiérarchie, leur manière d’agir ou de s’offusquer, leurs manière de passé le temps ou de travailler. Les poches de colères et de réclamation devaient être crevées. Il fallait comprendre et s’adapter pour dissiper se mécontentement, sinon c’était comme une maladie qui se répandais partout et finissais par éclater brutalement au grand jour.


Mais Ogami n’avait pas compris le sens de mes paroles, il pensait que je m’offusquais qu’on ne les arrête pas, qu’on ne fasse pas appliquer la loi a la lettre. Au final c’était seulement de cela qu’il parlait « Ils n’en valent pas la peine. » Pas la peine de mettre en route la lourde et lente machine judiciaire qui ne ferait de bien à personne et n’était que rarement juste mais pratique. Ce n’était pas qu’ils n’en valaient pas la peine, mais bien qu’ils ne méritaient pas cela. La colère m’avait fait parler sans réfléchir au sens même des mots qui m’avait offusqué. Cela m’apprendra à ne pas me maitriser et à laisser ma colère me contrôler.


Mais la suite fut intéressante, Ogami se lança dans une plaidoirie intéressante sur ses motivation et objectif. Je regrettais d’avoir agis sous la colère mais la tournure de la discussion devenait tout à fait délicieuse intellectuellement parlant. Il me parla de ses gens qui nous avaient agressé, de la futilité de leur combat et de la simple gêne qu’ils produiraient si on les arrêté. Cela n’avait rien de choquant en soit, c’était un fait, les arrêté serait plus compliquer que de les laisser aller. Mais les arrêté serait respecter la loi qui punissait les agressions physique, que cela soit gênant de les arrêté ou pas. Un criminel devait-il être arrêté car ses crime était gênant pour al société ou par ce que ses crime était illégale. Y avait-il véritablement de différence entre les choses gênantes et illégales. J’espérais que oui. Sinon cela signifierais qu’on n’arrêterait que les criminel étant une gêne pour nous.


La suite de son discours appuya encore plus se fait. Je me demandais s’il était conscient de ce qu’il était en train de me dire. Croyait-il vraiment ce qu’il me disait ou sa parole avait dépassé sa pensée. Cela me troublait quelque peu, pouvait-on être aussi aveugle à la réalité de ce monde. Je comprenais naturellement son point de vue, il c’était battu pour Suna, pour Kaze no Kuni contre des adversaires puissants qui menaçait l’équilibre même du système mis en place. Cela était honorable, bien entendu. Mais pouvait on dénigrer ce qui ne semblait pas avoir d’importance, pouvait on se hisser comme une élite et laisser ceux d’en dessous se gérer eux même, alors qu’on jouissait de droit qu’ils n’auront jamais. Je l’avais déjà remarqué à Suna, les gens étaient des habitants de Suna, mais rarement des citoyens de Kaze no Kuni. Les clans shinobi avaient laissé place au village caché, mais ceux-ci se comportait comme des clans, ne plus grand, ne plus monstrueux dans un sens. Gekidosaru avait raison, l’alliance des faibles restes faibles.


Son discours avait de quoi impressionner, si jeune il avait déjà fait face à des dangers bien plus grand que lui et il y avait survécu. Mais si son courage et sa dévotion ne pouvait être remis en cause, sa clairvoyance elle le pouvait. Ses paroles avait un relent d’élitisme exacerber, d’une classe guerrière de la société se sentant supérieur et n‘étant plus conscient du fonctionnement de ce même système. Il était au-dessus de cela, au-dessus du simple petit voleur a la tire qui rapine pour des raisons aussi futiles et triviales que le simple fait d’avoir faim. Non cela ne pouvait attirer son regard, seul la menace imminente d’une créature gigantesque ou d’un guerrier puissant pouvait éveiller sa soif de justice. Cela était triste à entendre et se discours aurait pu être prononcé par une bonne parti des shinobi de Suna, voir de tous les autres villages caché, mais si je ne pouvais juger, ne les côtoyant pas encore.


Je le laissai s’exprimer, le laissai terminer d’exposer sa pensé face à ma réaction de colère. J’étais calme maintenant et j’écoutais attentivement ce qu’il me disait, que je sois d’accord avec lui ou pas. J’avais, en quelque sorte, débuter cette discussion, il me fallait maintenant, comme les types qui nous avait agressé, assumer mes acte comme mes paroles. Il termina sa plaidoirie comme on pouvait craindre qu’il la termine en vue de ce qu’il avait déjà dit jusque-là. « Ce genre d’hommes… » « Mon village… » J’ignorais s’il avait conscience de la porter de ses paroles qui s’il exposait son courage et la force de sa volonté avait comme revers le mépris de ce qui n’était pas assez important à son gout. Je ne pouvais, hélas pour moi, pas rester silencieuse devant ses paroles. Je me devais de répondre et même de creuser un peu. Mais c’est avec une sérénité retrouvé que je m’exprimai alors.


-       Comprenez- vous vraiment ce que vous dites, la porter de vos paroles ? Êtes- vous conscient du mépris que vous portez à ses personnes par de telles paroles ? Nous ne sommes pas là pour la gloire de combat d’une intensité homérique, nous sommes là pour ses gens, pour les protéger de ce que trop de clan shinobi sans compassion leur ont fait. Nous appartenons à Suna, mais nous représentant Kaze no kuni. Ce n’est pas Suna qu’ils ont agressé à travers nous, c’est ce que nous représentons, ce que nous symbolisons et nous sommes sensé les symboliser. Le fait qu’ils n’ont que colère et haine envers nous prouve bien que nous nous fourvoyons sur le chemin emprunté. Nous n’agissons plus au mieux de leur intérêt. Vous dites qu’ils ne sont pas une menace pour le village, il va bien falloir comprendre qu’ils sont notre village, des habitants de Kaze no kuni. Vous dites que ce ne sont que des grains de sable, vous et moi vivons dans un désert, mieux que personne nous savons que rien ne résiste au sable, il dévore tout.
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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Jeu 30 Avr 2015 - 1:04


Sans même m'en rendre compte, je m'étais mis à tutoyer Mu. Au final je n'en étais pas gêné même si cela pouvait être pris pour un manque de respect chez certaines personnes. La colère était montée en moi, les mots étaient sortis si rapidement que j'avais peine à les retenir. Ce n'était pas la faute à mon interlocutrice bien sûr, c'était la mienne. Mon caractère ne collait pas avec ce monde, j'avais peine à m'y intégrer et malgré mes efforts je me voyais en décalage avec les autres. Mon père jadis m'avait dit de m'acclimater, de me faire des amis. Aujourd'hui j'en avais et pourtant je ne comprenais toujours pas le sens de certaines choses. J'avais de l'amour autour de moi mais ma haine n'en était pas pour autant enlevée, qu'est-ce que le monde pouvait bien me réserver? Il m'avait envoyé tant d'épreuves, je les avais passé et j'en étais même sorti vivant. Et pourtant, je n'arrivais pas à être satisfait. Tel un éternel insatisfait je ne me sentais toujours pas bien.

Ces discours, ces idées m'avaient renvoyé à ma famille. Les Toshiro, une famille qui s'était développée le fil des années pour disposer d'une vingtaine de commerces fleurissant en ville. Ils possédaient l'argent et le pouvoir n'allait plus tarder. Lors de la mort de mon père, ils m'avaient évincé tel un malpropre du clan.. Moi le fils à Yakou. Ma mère était décédée en me mettant au monde et ma sœur emportée par la maladie. La vie ne m'avait fait aucun cadeau, si bien qu'ils interprétèrent cela comme une malédiction. Un soit-disant prêtre de ma famille avait réussi à faire croire des absurdités aux autres. Du coup, comme un papier qu'on jeté à la poubelle je fus envoyé dans la rue. Une femme m'avait accueilli, m'avait donné une petite chambre. Je remerciais cette femme de tout mon cœur mais rien ne m’apaisait. Les entraînements, les missions, mon adoption, rien n'avait finalement réussi à me calmer. Je fermai les yeux en pensant à tout cela.

J'avais laissé cela en suspend, il était temps que je m'occupe de certaines personnes. J'avais juré de protéger mon village et voici que je pensais à tuer trois habitants de celui-ci. Les dirigeants de la famille Toshiro allaient mourir et de ma main. Peut-être que cela sera le début de mon apaisement, j’espérais me sentir mieux après avoir ôté la vie à ces gens. Dans le cas où je les aurais tué, Suna pouvait me destituer et m'emprisonner à vie. Que devais-je choisir? Une tranquillité ou bien la promesse faite sur la tombe de mon père? Mon cœur penchait trop dans un sens pour y voir les conséquences. Je risquais de tout perdre et pourtant-.. je n'avais pas peur. Cela dit, le discours, les paroles de mon interlocutrice réussirent à me sortir de ma torpeur. Elle me ramenait de mes pensées, elle me ramenait en ce monde. Je me rapprochai d'elle pour finalement être face à face. Je plantai mes yeux dans les siens en affichant un air attentif et beaucoup moins froid qu’auparavant.

Ses paroles étaient censées, je ne pouvais le nier mais il n'y avait pas que ça. Elle était arrivée à me calmer? Le ton, oui c'était bien le ton utilisé qui m'avait ramené à moi. Cette femme n'était pas qu'une bonne combattante. Son âge, son expérience se faisait ressentir à travers ses mots. Je n'étais peut-être pas d'accord sur certaines choses mais il n'en était pas moins que je devais porter attention à ses propos. Elle les disait avec réflexion, avec attention contrairement à moi. J'affichai alors un petit sourire en coin pour détourner mon regard vers le ciel. Il était beau et dégagé, comme les tous les jours cette saison. Une légère brise laissait le sable nous atteindre.

D'un geste calme, je plaçai les bras le long de mon corps avant de légèrement m'abaisser. Mon père m'avait inculqué certaines valeurs, la seule chose dont j'étais sûr était que je pouvais avoir confiance en celles-ci. Je pouvais aussi avoir confiance en mon maître, à mon village, à mes amis-.. Au final je risquais de tout perdre pour une stupide vengeance. Je pensais égoïstement.

« Mu je dois avouer que tes mots ont du sens et qu'ils m'ont sorti de ma colère. J'apprécie ta compagnie, disons que ça me permet d'avoir un autre point de vu. Certaines personnes n'auraient pas osé me parler de la sorte. »

Musique:
 

Il était temps de rentrer à notre beau village. Nos adversaires avaient été vaincu mais je n'avais pas voulu les interpeller. Je croyais fermement que cela était une mauvaise idée, ma façon de penser aurait pu être rejeté par d'autres Shinobis. Seulement mon interlocutrice à la place de me réprimander et de se mettre à leur poursuite m'expliqua sa façon de voir les choses. La justice, je cherchais à l'établir en quelque sorte en protégeant mon village? Oui c'était bien la justice par l'épée mais la justice. Je me tournai alors vers l'horizon pour voir le sable remué par les animaux de leur caravane. J'avais peut-être fait une erreur en les laissant s’échapper, je voulais en avoir le cœur net. Savoir si ces hommes étaient foncièrement mauvais ou si seulement étaient en colères contre les Shinobi. Je tendis la main droite et ensuite montrait de l'index la direction suivit par le convoi.

« Je veux les suivre et les observer, si tu as quelques heures tu peux venir avec moi si tu le souhaites. Je peux aussi y aller seul. Je veux vérifier par moi même de mon choix, s'il était judicieux ou alors complétement idiot. Vas-tu me suivre Mu? »

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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Dim 3 Mai 2015 - 14:30

Ogami était réceptif ce qui était plutôt positif. Je savais que mes paroles, pourtant sincère n’étaient pas toujours accueillis avec bienveillance. Certaine personne n’apprécie que peu qu’on le oppose un autre point de vue, un autre angle de vision sur un problème commun. Mais je ne craignais pas de faire valoir ma vision des choses, surtout fasse a ce problème donner qui allait, fatalement, tous nous concerner un jour ou l’autre. Même une minorité peut engranger une telle colère qu’elle contaminera d’autre personne, qui la rependra encore plus loin. Un peuple qui mâche sa propre colère jour après jour finira par exploser. Notre maitrise du chakra ne sera plus d’une grande utilité sous une vague agressive d’une population entière. Ils peuvent nous enlevé plus que nos vie en se retournant contre nous, mais nous enlevé la raison d’être même des villages cacher. On ne pouvait donc rester aveugle sur ce genre de problème, car même bénin aujourd’hui, il ne fera que grandir et prendre de la force.


Si je l’avais fait réfléchir à ses paroles, cela m’était suffisant. Je n’avais pas la prétention de répandre la vérité ou de changer les idées des gens. Comme le disait un maitre Zen « tout ce qui est dit, écrie ou pensée est faux ». Ce que je lui avais dit était donc totalement faux, tout comme ce qu’il avait dit avant cela. Il n’y avait pas de vérité qu’on pouvait toucher du doigt, juste des faits à accepter. La vie nous dépassait, nous ne pouvions l’appréhender que de manière infime et cela en partageant nos différent point de vue. Cela était un fait, nous étions comme des aveugles touchant pour la première fois un éléphant, laissant nos doigts parcourir son corps énorme et nous dire qu’un éléphant c’est comme un grand mur. Cela était vrai bien entendu pourtant l’éléphant n’est pas qu’un grand mur, il est l’ensemble de tout se que nos mains n’ont pas touché ou ne peuvent pas toucher. Il n’est donc pas un mur il est bien plus. Nous ne possédions pas la vérité, elle était bien plus. Mais tout cela, comme les dire du maitre Zen, étaient faux.


-       C’est regrettable si tout le monde n’aurait osez-vous parler de la sorte, car ce n’était que des paroles sincère.


Ogami se tourna ensuite vers la caravane qui, peu à peu, prenait une bonne longueur d’avance sur nous et s’éloignait vers l’horizon. Cela avait quelque chose de paisible, les lourdes caravanes cheminant lentement au milieu du sable, le désert a perte de vue de tout côté. Je me demandais si Ogami regrettait cette affrontement, ou peut-être de les avoir laissé partir. Difficile à dire à qu’elle point mes paroles l’avait fait réfléchir, mais nous avions fait un choix et celui-ci ne nous appartenait plus. On ne revient pas sur un choix fait, on ne peut l’effacer on ne peut que tracer des nouvelle route. Je me retournais alors vers l’Est, je savais que derrière ses dune se dressait Suna, notre village. Mieux valait pour nous de rentré.


Mais Ogami ne semblait pas être du même avis. Il avait dans le désir de suivre la caravane, pour les observer, pour pouvoir juger de son choix. Il m’invita à l’accompagner dans ce sens. Je ne savais pas trop si j’en avais le désir, cela ne nous apporterais rien, il était juste des voyageur et nous juste des shinobi. Je me demandais ce qu’Ogami pouvait espérer en les suivant, que voulait-il voir vraiment dans cette caravane. Cherchait-il vraiment à se réconforter sur sa décision ou peut être une excuse pour revenir dessus justement. Il ne m’avait pourtant pas semblé ainsi, ses yeux d’un bleu envoutant me laissait deviner une volonté bien tremper, mais peut être que je faisais erreur. Beaucoup de gens ont besoin de se réconforter face au choix qu’ils font. L’erreur n’est plus toléré dans notre société actuel, il est donc normal de voir apparaitre ce genre de comportement, mais pas sain.


-       Pourquoi les suivre ? Qu’espérez-vous découvrir en les suivant ? Que ce sont des voyageurs qui se sont juste laissé à une colère qu’ils ne maitrisent pas ? Ou espérez-vous autre chose ? Ou peut-être encore leur colère vous tracasse-t-il ? Il n’y a sans doute rien qu’ils puissent nous apporter maintenant, du moins tant qu’ils ne se seront pas remis de leur défaite. Ils ne vous apporteront, sans doute, ni réconfort du choix que nous avons fait, ni une excuse pour revenir dessus.


Mais la suggestion d’Ogami ne manquait pas d’un certain intérêt. Maintenant que nous avions fait face à cela, je me demandais combien la colère était enracinée dans la population. Cela vaudrais peut être le coup de se mélanger au gens de la plèbe pour mieux comprendre cette colère. Je savais d’où elle venait, l’élitisme shinobi sans aucun doute, mais à qu’elle point était-elle encrée dans le peuple. Je me doutais que nous n’étions pas les premiers à voir de telle réaction, mais je craignais qu’on ne sous-estime trop cette colère. Si Ogami poursuivait sa décision de les observer, alors je l’accompagnerais, j’étais curieuse d’observer ses voyageurs et d’observer Ogami aussi.
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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Lun 4 Mai 2015 - 17:29



Musique:
 

Oui en effet, ils n'osaient pas tous me parler de la sorte. Une poignée de personne le faisait, pas plus. Mon maître m'avait parlé de vouloir répandre la paix dans le monde, je pensais à cette idée de temps en temps. Je n'étais pas aussi ambitieux que lui, je souhaitais seulement la paix pour mon village. Oui mon village, j'avais fait une promesse à ce sujet là. Au final, j'en étais même devenu un Shinobi formaté à la violence et à la terreur. J'avais déjà supprimé des vies et je n'en avais rien à faire, j'avais ôté des vies si simplement que ça pouvait presque paraître anodin. La mort était si facile à donner, pourquoi est-ce qu'on devait s'en inquiéter ? Bien sûr, jusqu'à aujourd'hui je n'avais encore jamais tué une personne ne le méritant pas. Et cette idée me ramenait alors à «  Qu'est-ce qui mérite la mort ?  ». Une autre meurtre ? Un délit ? Un viol ? Est-ce que ceux-ci étaient des motifs valables pour infliger la peine capitale ? Pour moi oui, pour une autre personne non sûrement, la philosophie n'était pas mon fort et plus j'y réfléchissais, plus je me perdais dans mes pensées.

J'écoutais alors la réponse de mon interlocutrice. Elle se demandait quelle était ma motivation pour la suivre. Analyser leur colère ? Me rassurer ou même me trouver une excuse. À ses mots, j'esquissais un sourire en coin. Je ne me cherchais aucune excuse, à vrai dire je n'avais que faire de ces hommes. C'était comme une expérience de vérifier mes choix. Je voulais savoir si ils étaient judicieux ou alors complètement idiots. Mu ne pouvait peut-être pas me comprendre mais j'avais beaucoup de mal avec autrui, les leçons, les coutumes, le social, je n'y connaissais presque rien. Il fallait que je vois les choses par moi même. Et contrairement à ce qu'elle disait, cette troupe de colérique pouvait m'apporter quelque chose.

J'avais fait un choix et j'étais prêt en à assumer les conséquences. Si ces hommes étaient foncièrement mauvais, j'allais m'occuper d'eux une bonne fois pour toute et avec une sanction méritée -à mon sens-.

«  Comment dire-.. Tu m'as mis dans le doute Mu mais ne crois surtout pas que je cherche un quelconque réconfort. Je n'ai pas besoin de cela. Je veux le faire comme pour vérifier mon choix, je veux voir comment sont ces hommes. Sont-ils seulement en colères comme on aurait pu le décrire ou alors sont-ils simplement mauvais ? Dans un cas, ils sont punissables et dans l'autre il doit avoir une raison à cela. J'ai beaucoup de mal à comprendre les autres, j'ai toujours été seul avant quelques mois. La solitude n'aide surtout pas. Vois cela comme une expérience que je fais comme s'ils étaient des sujets à tests. »

Dis-je en plantant mes yeux de glace dans son regard sombre. Il était vrai que je n'avais pas besoin d'une chose de la sorte, ce genre d'états d'âmes m'étaient totalement inconnus.

«  Cependant si tu acceptes de me suivre, ne me juge plus sans essayer de comprendre ma façon de voir les choses. Ma vie, mon passé m'a mené à ça. On a peut-être pas vécu les mêmes choses mais au final nous sommes tous deux Shinobis de Suna. Nous avons un rôle qui peut être interprété différemment selon les personnes, comme moi, comme toi et comme eux.  »

Il y a quelques mois encore, je méprisais les autres. Mon regard impassible et mon visage froid se faisait ressentir, souvent on me regardait différemment à cause de cela. Comment pouvait-on traduire mon comportement ? Je ne le savais pas moi même mais quelques facteurs y avaient contribué. L'évincement de ma famille n'avait pas été une période de ma vie facile, j'avais vécu au crochet d'une personne puis d'une autre avant de me faire adopter. J'étais bien trop fier pour demander et à chaque fois on venait à moi ; Cependant, cette générosité ne m'avait pas changé et bien au contraire je sombrais dans la solitude. Puis j'eus le sens du partage grâce au vieux Yuzo, l'homme m'ayant adopté. Un sens qui fût accentué par l'aide de mon maître, Kibo. Il m'avait tant aidé que malgré ma fierté je pouvais dire clairement que ma vie avait pris un tournant grâce à cet homme que je pouvais appeler frère. Je ne lui avais peut-être pas rendu correctement son aide, je l'avais même « espionné ».
Je ne savais pas que c'était mal d'écrire certaines choses à une personne que je croyais être son amie. Mon manque de délicatesse et de discernement m'avait joué des tours. Ce qui m'avait d'ailleurs coûté mon renvoi à Suna, j'avais traversé les pays découvrant civilisations et peuples. Je pouvais dire au final que mes derniers mois m'avaient changé. J'avais redécouvert un amour que je croyais avoir perdu, j'aimais à nouveau de façon fraternelle une personne : Yami. Mes projets avaient changé, ma façon de faire avait été modifié.

«  J'y vais.  »

De cas pas, je m'élançai dans la direction voulue ; Elle n'avait qu'à faire un choix maintenant.

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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Jeu 7 Mai 2015 - 16:44

Ogami était un jeune homme intéressant, difficile à cerner mais intéressant. J’ignorais si ma remarque l’avait affligé ou ‘sil le prenait véritablement aussi calmement qu’il en avait l’air. Ses paroles n’allaient pas dans ce sens, mais il était difficile de savoir s’il s’excusait ou s’il ne faisait qu’éclaircisse des faits. D’après ses dire, il avait vécu seul un long moment, couper des autre, je voulais bien le croire, son regard était aussi fermer que possible, impossible de lire en lui, sa gestuel était épurer, digne, sans écart. Il ne devait pas avoir pour habitude de discuter avec les gens et dans un sens cela se voyait si on savait observer. Pourtant, il était venu discuter avec moi et maintenant il voulait suivre ses gens. S’ouvrait-il au monde ou ne le faisait-il que par simple curiosité. Cela n’avait pas d’importance mais sa soulignait ses dires.


Je gardais le silence sur ses dires. J’avais déjà exposé mon point de vue et écouter le sien, nous n’étions pas d’accord, même ‘s’il ne semblait pas totalement l’apercevoir. Une fois de plus il sépara en deux possibilités les faits. Ils étaient des hommes mauvais ou en colère, les premier méritant la colère de la justice et les autre visiblement pas. Peut-être étais ce moi au final qui n’arrivait pas à saisir ce qu’il me disait, pour moi c’était un non-sens que de faire une différence. Que ses hommes soient en colère ou soient profondément mauvais, ils avaient de toute manière une raison à cela et ils méritaient une justice implacable. On ne pouvait juger un crime sur ses motivations, il fallait ne premier lieu juger un crime sur les fait. Ses hommes nous avaient abordé sans autre forme de provocation de notre pars et nous avait agressé. Cela était un crime qu’importe le contexte. En seconde parti nous étions des shinobi, des représentant officiel de la nation, nous agresser leur attirerais fatalement des problèmes. Il n’y avait pas à prendre ne compte s’ils l’ont fait sous un coup de folie, une rage inconsidéré de manière froide et calculer, tout cela était secondaire. Même si dans la loi, il existait des aberrations de ce genre, par exemple le crime passionnel qui, visiblement, insinuait que tué un être qu’on aime est moins grave que de tuer un inconnue. Tout cela n’avait pas de sens pour moi, mais je préférais garder le silence cette fois ci.


-       Je ne juge pas sans essayer de comprendre. Je juge, comme tout le monde, mais cela c’est fait sous forme de question. Si tu tiens vraiment à y aller, alors allons-y, nous verrons bien ce qu’on pourra y trouver.


Je m’alignai alors avec Ogami. Je me demandais se qu’on allait bien pouvoir voir. Il était vrai que nous faisions cela dans un contexte de curiosité quasiment scientifique, mais comme tout a chacun, la sensation de voyeurisme offrait toujours un curieux mélange d’un sentiment grisant et de gêne. Pourtant nous n’allions rien faire de bien spécial, juste observer et peut être comprendre. Je me mis alors au même pas qu’ogami, nous avançons vers la caravane qui avait pris une bonne avance. Les rattraper ne serait pas compliquer, la caravane allait plus lentement que des hommes à pied, surtout des hommes habitués à la marche. En un rien dans tout nous les aurions rattrapés.


Tout en m’avançant, je rejoignis mes mains devant moi. Mieux valait avancer avec un petit peu de discrétion pour nous permettre de bien mieux observer nos agresseur. Le henge no jutsu était parfait pour ce genre de contact. C’était une technique de transformation de base, la majorité des shinobi pouvait la percer facilement à jour. Mais nous allions aborder des non initié au technique shinobi, de quoi nous donner un bon avantage. Dans un petit « pouf » je me métamorphosai, grâce à la technique. Je ne changeais pas mon allure, détaille qu’il ne remarquerait pas, je changeais ma couleur de cheveux, mon visage et mes vêtements, tout ne gardant un équilibre avec ce a mon apparence réel de quoi bien stabiliser la technique. Blonde un peu plus jeune vêtu d’un cache poussière très courant dans le désert, j’allais pouvoir m’avancer vers la caravane sans autre forme de procès. (Je suppute que tu fais pareil ? On va dire que oui.) Ogami fit pareil, changeant quelque peu son apparence pour passé inaperçu se débarrassant de ses yeux bleu bien reconnaissable. Ainsi camoufler nous pouvions nous intégrer.


Il ne fallut pas long pour que la caravane soit à nouveau à porter et comme je m’en doutais, nul ne sembla faire le lien entre nous et les deux shinobi qu’ils avaient combattus un peu plus tôt. Les hommes que nous avions affronté étaient presque tous là, hors de leur roulote a aidé à la bonne marche de leur caravane. Si leur défaite ne leur avait pas appris l’humilité, elle leur avait appris à faire bonne figure et chacun c’était relever pour faire comme si de rien. Ses gens ne manquaient pas de courage, la vie dans le désert étaient rude et sans pitié. Ils auraient pu quitter le pays, aller vers des endroits au climat plus agréable. Pas si loin que cela, au nord, ils trouveraient des terre plus accueillante plus facile à vivre. Mais quand on nait dans le désert, on a un lien particulier avec. J’y étais né, mais si ce n’étais pas ce désert ci, et dès que je m’y étais aventuré, j’avais ressentie se lien, se besoin de danger, se besoin de sentir que chaque gorger d’eau, chaque bouché de nourriture a été gagner par ma capacité à survivre. Ces gens étaient un peu comme sa aussi, a leurs manière.


La caravane était plutôt calme, l’ambiance, elle, assez froide. Le combat, et surtout leurs défaite, étaient toute récente et les gens c’étaient plonger dans un genre de mutisme, préférant oublier l’humiliation sans en parler et continuer leur route. Même les quelque enfants qui se trouvait ci et là marchait en silence. Les pauvres gosses venaient de voir des proches ou des parents se faire battre à plate couture, par des gens qu’on leur avaient sans doute appris à mépriser. Il y avait de quoi remettre en question l’inviolabilité de leur petite communauté. Mais je n’avais pas de pitié pour ses enfants, c’étaient leur parents et non nous qui avions mené à cette situation. J’étais quand même curieuse de savoir se qu’ils auraient fait s’ils nous avaient battue. Nous auraient ils abandonner au bord du chemin ? Sans doute, je doutais qu’ils aillent la haine de nous finir sur place.


J’ignorais ce qu’Ogami voulait faire maintenant que nous étions sur place, parmi ses gens. Notre présences avaient à peine été remarqué tellement les gens avançaient tête basse et je ne savais pas si Ogami désirait ouvrir la conversation avec eux. En vue qu’il m’avait lui-même avouer être peu à l’aise avec les conversations avec autrui, je me dis qu’il me fallait aborder l’une de ses personnes, de quoi noué le contact. Nous verrons bien ce que cela pourrait donner. Je m’avançais alors, Ogami a ma suite, vers un groupe de trois femmes qui marchaient de concert prêt d’une des caravanes. J’engageais alors la discussion avec des banalités, comme tout voyageur se retrouvant à cheminer dans la même direction. Je leurs demandaient si le prochain point d’eau étaient loin, je leur fis pars de mon plaisir de marcher avec un temps si agréable, le soleil n’étant pas trop brulant se jour-là. Je m’émerveillais aussi sur leur animaux de trait, sachant combien les voyageur proches de leur animaux et réceptif à ce genre de compliment.
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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Lun 11 Mai 2015 - 23:54



Mu disait ne pas me juger et seulement posait des questions, comme tout le monde le faisait. Je haussai un sourcil à l’entente de ses mots avant de prendre la route en direction de la caravane. Selon moi elle m’avait jugé comme certaines personnes le faisaient. La seule différence entre eux était l’honnêteté, Mu l’avait assez été pour me le dire directement. Je ne pouvais pas la blâmer, bien au contraire j’appréciais ce geste et même si je comprenais certaines frasques de ses mots, je ne les approuvais pas tous. Je m’étais prononcé sur le fait de vouloir rejoindre nos anciens adversaires et de les observer. Je les avais même comparés à des sujets de tests, à des rats de laboratoire. Je ne pensais pas qu’ils étaient des bêtes pour être honnête mais c’était une expérience comme une autre selon moi. Ma partenaire s’était mis à mes côtés et suivait mon pas, nos allures étaient donc coordonnées et après quelques temps, à l’horizon nous pouvions voir le convoi. Je joignais mes mains en même temps que ma partenaire, nous avions eu la même idée. En quelques signes et après réflexion, je changeai quelques traits de mon apparence pour être différent.

Mes yeux et mes cheveux n’étaient plus les mêmes, tout autant que ma tenue. Mon bandeau frontal avait bien sûr était camouflé, je n’allais pas le montrer à des personnes le méprisant. Finalement, nous avions eu le même réflexe Mu et moi. Cela était peut-être dans le manuel des Shinobi, suite à une observation de se camoufler. Je ne trouvais pas particulièrement cela amusant mais intéressant, nous étions presque conditionnés. Après quelques longues minutes, nous avions rejoint la caravane. Si dans l’idée, je savais comment les observer, je ne pouvais pas les aborder si facilement. J’avais beaucoup de difficulté pour communiquer avec les autres, ma partenaire semblait l’avoir compris et avait donc pris les devants en rejoignant un groupe de femmes. Elles étaient trois et à l’écart, c’était suffisant pour mener notre petite enquête.

Ma partenaire écarlate débuta alors la conversation avec ces femmes, elle le faisait sûrement pour les mettre en confiance. Elle demanda une information sur le point d’eau le plus proche, ce qui me permit d’avoir plus facilement la possibilité de poser des questions aux femmes à nos côtés. Je me mis alors proche de Mu pour poser une première question.

« Mesdames, si vous semblez joyeuses, pourquoi le reste du convoi ne l’est pas ? »

Je n’étais pas aveugle et même si j’avais du mal avec autrui, je pouvais clairement discerner les états d’âmes de chacun. Je ne voyais presque que des visages froids, les enfants étaient dépités et les battus démoralisés. Pourquoi une telle réaction ? Je ne la comprenais pas, ils s’étaient frottés à des Shinobis de Suna, nous n’étions pas n’importe qui. Je pouvais peut-être éclairer ma lanterne grâce à quelques questions supplémentaires. La seule chose gênante était pour moi le regard des enfants, des regards tristes apposés sur leurs paternels. Une femme voilée pour contrer la chaleur prit la parole suite à ma question.

« Nous avons eu un problème en venant ! Nous avons rencontrés quelques Shinobis et nos hommes se sont empressés de les combattre. C’est la routine pour nous m’sieur. »

La routine ? Ils avaient donc une habitude plutôt étrange d’attaquer les Sunajins ? J’avais du mal à me retenir. Mes poings se crispèrent à l’entente de ses mots mais je me décidai finalement à prendre sur moi.

« Quelle est la raison de cette haine envers ces personnes ? »

Dis-je d’un ton sérieux.
La femme semblait presque étonnée de mes propos, comme si c’était anormal de poser cette question. Je comprenais alors une aversion certaine contre nos valeurs, nos principes et donc une aversion envers les Shinobis.

« Jadis, suite à une guerre notre village fut dévasté. Depuis, de génération en génération nous détestons ces personnes. »

Ils avaient alors subi les méandres de la guerre. C’était en un sens malheureux mais ils n’étaient pas seuls et puis nous étions là pour veiller à l’intérêt du pays. Nous apportions la paix autant que possible, ils ne voyaient qu’un mal parmi tant d’autre dans ce monde. Je décidai alors de prendre par le bras ma partenaire avant d’exprimer à nos interlocutrices un besoin de me reposer. Suite à mes mots, ils nous saluèrent avant de continuer leur chemin. J’attendais alors quelques minutes aux côtés de Mu avant de reprendre mon apparence normale.

« Je n’avais pas besoin de plus d’information, j’ai du mal à les comprendre mais cela est concevable. L’humain est bien trop compliqué à mon goût. »

Dis-je en portant mes yeux au ciel.

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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Sam 16 Mai 2015 - 11:07

La caravane avançait doucement à travers cette mer de dune et de sable, doucement mais à un rythme régulier qui lui faisais parcourir bien de la distance en une seule journée. Voilà ce qu’étais la vie de nomade, un parfaite équilibre entre vivre et survive. J’avais beaucoup de respect pour ses gens, même si je ne les avais que peu côtoyer et que je ne connaissais surtout les nomades du désert plus à l’ouest avec qui j’avais cheminé pour parvenir à Suna. Ses nomades savaient survivre, sans que cela soit un combat arasant, il savait trouver leur nourriture de l’eau et tout se dont ils avaient besoin. Ils savaient vivre aussi, sans devenir dépendant d’un confort mal saint, ils savaient profiter du moment présent, rire et s’amuser, faire la fête et chanter. J’aimais la vie nomade et je rêvais, une fois un rang acceptable atteint, de voyager et vivre en errante, toujours lié à Suna naturellement, mais libre de mes mouvement. La vie de nomade étaient, pour moi, une parfaite hygiène de vie permettant de rester fort sans perdre l’art de vivre. C’était pour cela que je n’étais pas totalement objective en observant ses gens, ils étaient nomades et d’un côté je leur enviais leurs vies d’errance.


Ogami était plutôt amusant, sans manque d’habitude de parler avec les gens était assez flagrant. Il était à la fois maladroit et charmant. Une fois que j’eu débuté la discussion avec des banalités, de quoi mettre nos trois nomade en confiance, Ogami profita pour poser ses question. Elles étaient directes, sans ambiguïté et appelaient à des réponses tout aussi claires. Cela avait comme vertu d’être honnête, mais manquais d’un peu de subtilité. Au final, les trois femmes ne se posèrent pas de question sur leur interlocuteur, répondant simplement aux questions, comme si nous étions des voyageurs un peu ignorant des coutumes local. Nous étions tous deux jeune, cela aidais aussi. On sous estimais plus facilement la menace de jeune gens polie que de gens plus dur et direct.


Comme je l’avais deviné, leurs colères étaient nées durant une guerre. Ces gens avaient été sédentaires et avaient subi des combats qui avaient réduit en cendre leurs habitations. Depuis ils vivaient sur les routes et avaient érigé cette colère en coutume tout à fait banal, du moins en théorie, car il était flagrant que leur défaite avait porté un coup à leur moral. Cela n’était donc pas si anodin que cela. Il était plutôt triste de voir que rien, dans les actions de Suna, n’avait pu calmer cette colère. Les shinobi s’élevaient en défenseur de la nation, mais le peuple les voyait toujours comme une menace à la sécurité, des guerriers qui guerroient un peu partout en produisant des ravages sur leur chemin. Les shinobi n’étais pas assez proche du peuple, pas assez à leur écoute. Restant camper sur mes idée, j’étais persuader que l’élitisme de notre organisation jouait contre nous, le Daimyo n’avait pas assez de pouvoir sur le village cacher, nous prenions trop nos aise sur une place qui au final ne nous est pas si légitimement du. Encore une fois, je pouvais observer les ravages du système qui produit les problèmes qu’elle dit régler, nous rendant dépendant de notre propre bourreau, tout en pensant qu’il soigne nos plaids.


Très vite, Ogami trouva une excuse pour s’éloigner de la caravane, repu, sans doute, des questions qu’il désirait poser. Au final cela avait été simple, qu’elle fût la source de leur colère. Celle-ci était née dans la guerre naturellement et suivait le lit tranquille de leur manque de volonté et de notre absence d’action marquante. Voilà ou en était la chose, nous étions comme des chiens devant protéger une maison et eux les habitant qui ont peur de se faire mordre par ses chiens. C’était un cercle vicieux ou notre puissance alimentait leur peur et leur peur nous poussait à être de plus en plus puissants. S’arrêtant sur le rebord du chemin, j’observais la caravane reprendre de l’avance sur nous. Très vite, elle fut hors de portée de voix et je repris mon apparence originel ne craignant nullement qu’on le remarque. Je me tournais alors vers Ogami, qui les observais aussi, aillant repris son apparence d’avant.


-       C’est bien cela le problème, nous n’arrivons que peu à les comprendre et ils ne nous comprennent pas vraiment non plus. Nous sommes comme deux peuples, deux cultures différentes vivant sur les mêmes terres. Cela provoque naturellement des tensions et si les deux communautés ne sont pas prête à faire des concessions pour cohabiter avec l’autre, cela fait naitre l’incompréhension, puis la colère et enfin la haine. L’humain est délicieusement compliquer, je te l’accord, tout en étant très simple. C’est ce paradoxe qui les rend si… Artistique. L’équilibre entre la foi et la raison. Que l’humain se votre dans le sexe, la violence, la richesse et le pouvoir ou atteint l’illumination, il produira une force allant à l’opposer du chemin qu’il emprunte. Ce qu’il faut apprendre c’est pallié cette force, ou la manipuler.



Ogami avait une vision de la chose tout à fait fascinante, pas simpliste comme aurait pu dire certain, mais terre à terre. Il voyait les faits, les choses concrètes. Il avait une vision dure de l’existence, un ennemi était un ennemi et un ami, un allié. Je me doutais que dans son psyché cela le faisait obligatoirement réfléchir, essayer de comprendre, mais il avait cette volonté de trancher les choses de manière efficace. Il voyait les choses tel qu’elle était et pouvais prendre des décisions juste et rapide de manière efficace. Je ne doutais pas qu’il soit ou devienne un bon meneur d’hommes. Il avait cette volonté que j’avais crue voir dans ses yeux, lui permettant de franchir des obstacles que d’autre son incapable. Il n’était pas un imbécile buté qui ne crois que ce qu’il voie ne remettant jamais en doute ses décisions. Il était quelqu’un de réfléchie qui pouvais facilement trancher dans le vif du sujet pour en ressortir les informations concret et utile. Il fallait me l’avouer, il avait un avantage sur moi dans le sujet, j’avais grandie dans un temple, on m’avait appris a toujours remettre en question ce que je prenais pour acquis. Philosophiquement, c’était un plus, mais dans une guerre ou une bataille, cela pouvait me porter préjudice, assaillant toujours de trouver la meilleur solution quand aucune des possibilités est bonne. Je perdais donc en efficacité et pire cela était si je me retrouvais a commandé des hommes.
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Message(#) Sujet: Re: La connaissance égaye l'âme. (pv-Toshiro Ogami) Lun 18 Mai 2015 - 15:58



Musique:
 

Mon interlocutrice avait elle aussi repris son apparence, ses cheveux écarlates pouvaient à nouveau briller grâce au beau soleil du désert aride de Kaze no Kuni. Elle se décida alors à répondre à ma petite phrase, je n'avais que très peu parlé, peut-être pour aborder ce sujet me fallait-il bien plus d'heures. Enfin, Mu avait raison, les humains avaient du mal à se comprendre et c'était le problème majeur. L'incompréhension de différents points de vus menait indubitablement à des conflits allant d'une ampleur mineure à une ampleur majeure. Chose qui ne pouvait pas être réglée, j'avais du mal à imaginer un monde où on pourrait tous se comprendre.

Aujourd'hui, qu'est-ce qu'il importait ? Chacun avait son propre train de vie et ne pensait qu'à leur intérêt. Le monde pouvait exploser à leurs pieds que certains ne bougeraient pas. Je n'étais pas comme ça et même si je l'avais peut-être été jadis, j'avais dépassé ce cap. Les paroles de mon interlocutrice étaient pleines de sens, je ne pouvais le nier. Deux peuples différents avec différentes culture, en effet il pouvait y avoir alors des divergences entre eux. Ce n'était qu'une remarque évidente mais si compliquée à aborder. Les Shinobis n'arrivaient pas spécialement à comprendre les autres, après tout, nous œuvrions tous les jours pour pérenniser notre si beau pays et ils l'oubliaient. Inversement, certains membres de Suna avaient oublié leurs principes et allaient même jusqu'à déroger des valeurs les plus basiques. Un bandeau frontal ne faisait pas de nous des dieux, ne nous permettait pas d'avoir l'autorité absolue. Le pouvoir était en nous en effet, le chakra circulait en nous et nous accordait de la puissance mais pour autant est-ce que nous sommes supérieur à eux ? Non finalement, je ne le pensais pas.

Chaque jour était une nouvelle expérience pour moi, je découvrais l'amitié, l'amour peu à peu et pour final réviser mes jugements. Un humain restait un humain, la différence était une beauté mais qu'il fallait manier avec précaution. Je revenais alors sur mes paroles, j'avais utilisé des mots trop violents à l'égard de nos adversaires, au fond de moi je ne les pensais plus. Un homme selon moi sait reconnaître ses torts tout autant que la défaite. Je n'allais pas le clamer à Mu mais ce n'était pas pour autant que je repartais avec de nouvelles pensées. Sa compagnie avait été plaisante, sa compagnie m'avait permis d'avancer en quelque sorte. Je comprenais ses paroles même si cela était bien difficile pour moi.

De la main droite, je l'invitai à prendre la route en direction de Suna. Il était temps de rentrer à notre patrie, en guise de réponse je n'avais qu’acquiescé mais j'en pensais bien plus. Mon caractère faisait que je n'arrivais pas spécialement à m'exprimer face aux autres mais je n'en pensais pas moins. Au final je me pensais dur, je pensais pouvoir tout ignorer-.. Mais ce n'était pas le cas, j'avais aidé une petite fille nommée Mizuki à Yu no Kuni, je lui avais donné l'asil à Suna pour qu'elle démarre une nouvelle vie. Sa situation m'avait touché, je ne pouvais plus me leurrer en me considérant comme un homme sans cœur et voulant voir le monde se détruire ne serait-ce que pour accorder la sérénité à son village.

Je n'étais plus comme ça, Mu m'avait aidé mais tout mon entourage l'avait fait. Kibo, Yami, Ema, Satoru, Lina... J'en passe, j'en oublie mais la Kunoichi écarlate avait contribué à ce changement. Nous arrivions finalement aux portes où je me mettais face à mon interlocutrice.

«  Mu je pense devoir te dire que j'ai passé une journée enrichissante à tes côtés. Je ne peux le nier, cela reviendrait à se mentir à soit-même.  »

J'abaissai légèrement le haut de mon corps pour saluer avec respect avant de reprendre la parole une dernière vous avant de nous quitter.

«  Je pense que nous allons nous revoir, j'en suis même certain. Porte toi bien.  »

Après sa réponse, je lui tournai alors le dos pour rejoindre mon appartement situé à une quinzaine de minutes de l'entrée du village.

Citation :
Voilà, pour ma part le RP est clos libre à toi de répondre ou non. Merci pour ce RP c'était coooowl Very Happy
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