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 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni]

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Nukenin
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Message(#) Sujet: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mar 28 Avr 2015 - 13:15

Finalement, les recherches d’Hakushi Shadis avaient porté leurs fruits. Le kunai que je lui avais remis provenait du Jonin konohajin Rakuzan Satochi. L'arrivée de ce shinobi à Kumo était une véritable coup du destin que j'espérais exploiter à fond. Les opportunités doivent être saisies au bon moment, et je n'allais pas laisser passer ma chance. Ce Jonin, m'avait remis un kunai, lui ayant été donné par un de ses amis, un membre du Shoraizen. Il s’agissait d’un kunai marqué d’un sceau de téléportation permettant la localisation continue de Satochi. Hakushi Shadis était parvenu, après plus de deux jours d’intenses travaux, à inverser le processus. Il était parvenu à s’ouvrir la possibilité de localiser l’endroit où se trouvait celui qui avait apposé sa signature chakratique sur le sceau. Yu no Kuni… Il nous faudrait y aller à pied, car il était, pour une raison inconnue, impossible de rallier la nouvelle destination ouverte, par transportation, tel que cet objet, pourtant, le permettait.

J’y avais envoyé Seki Aya et Hakushi Shadis en reconnaissance, avec le kunai. Moins d’une semaine après, Ils m’étaient revenus avec de plus amples informations. L’emplacement que le kunai indiquait n’était autre qu’une bâtisse qui, d’après le rapport m’ayant été communiqué, devait être une sorte de base militaire. Étions-nous tombés justes ? Il semblerait que oui. Il me fallait donc décider du format de notre intervention. J’avais déjà prévenu le Satoru que ce serait eux qui seraient envoyés au front. Eux plus le chef du Natei et l’actuel bras droit du Kazai, dans la mesure où Kadoria Sho,a ctuel Chef du Kazai, était on ne sait où sur cette terre.

Ce serait une opération commando. Peu d’hommes, pour une meilleure mobilité. Nous serions 10. 7 membres du Satoru, Tsukiyo Koémi, Bannin Kisen et moi. Alea jacta est ! Je faisais envoyer un courrier à Koémi. Elle viendrait de Tetsu pour se diriger directement à l’endroit indiqué, au temps "T". Et sans attendre, je réunissais mes hommes. Ce fut en pleine nuit que nous avions quitté le village. Qui pourrait savoir si j’étais encore à Kumo ou pas ? Personne. Là réside l’avantage de voyager nuitamment. Nous en avions pour trois à quatre jour de course à allure modérée. Quel besoin de hâter le pas ? Il nous fallait arriver frais. Quoi qu’il en soit, personne ne nous attendait. Notre objectif premier ? Il était simple. Mes hommes le connaissaient.

Nous avions passé chacun des pays que sont Kaminari no Kuni, Shimo no Kuni avant de pénétrer dans Yu no Kuni. Nous avions pris des haltes, des pauses pour nous régénérer. Puis, sans attendre plus que nécessaire, nous nous étions mis en route. Notre cible était proche. Et à mesure que nous nous rapprochions, je sentais la crispation sur le visage de mes hommes. Nous allions vers l’inconnu. Certes. Mais, même si le risque était grand, j’étais prêt à l’affronter et à le faire braver à mes hommes. Quelqu’en soient les conséquences, nous devions aller jusqu’au bout de nos actes. Pour Kumo !

Koémi venait de nous rejoindre. Postés là, tout autour de cette base un minimum active, nous attendions le bon moment. Les senseurs devant, ceux, qui comme moi étaient moins doués en ce domaine, plusieurs mètres plus loin. L’objectif immédiat, capturer un individu, histoire de nous assurer que nous ne faisions aucune méprise. La patience, la chance ou les dieux, c’est selon, nous donnèrent cette opportunité. Seki Aya captura un malotru qui osait s’écarter un peu trop imprudemment des bâtiments protecteurs. Je percevais de l’agitation à l’intérieur. Probablement qu’ils avaient repéré que leur collègue s’aventurait à présent bien trop loin d’eux, sans aucune raison logique ou sans qu’un quelconque signal ou ordre ait été donné en ce sens. Mais il était déjà trop tard.

Nous nous retirions rapidement, tandis que, patiemment, l'experts es-torture du groupe faisait son travail. Tôt ou tard, notre bonhomme, allait lâcher l’information voulue. Nous savions déjà qu'il était de ce groupe, qu'il était membre du Shoraizen. Mais il nous en fallait plus. C’est Bakusho Taiyo qui était en charge de l’interrogatoire. Seul avec cet inconnu au centre d’un large cercle que nous avions créé autour d’eux, à partir de nos positions respectives. Pour arriver à Taiyo, il faudrait "briser" ce cercle de protection. J'ordonnais à Aya, de se poster, en face de cette base puis, par intervalle de plusieurs mètres, un kumojin était posté, jusqu’à ce que le cercle soit complet. Nous étions proches les uns les autres, assez pour pouvoir épauler au besoin. Cachés, nous attendions patiemment notre heure. Avions-nous frappé à la bonne porte ou ceci n’était qu’un leurre ? Qu’une perte de temps ? Avec le temps, nous arions réponses à nos questions. Times goes by so slowly !

Nous restions attentifs aux moindres mouvements autour de nous.




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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mar 28 Avr 2015 - 18:37

Citation :
On’,

On m’informe que Kumo serait sur la piste du Shoraizen à Yu no Kuni et qu’ils tiendraient peut-être quelque chose. Ne comptais-tu pas te rendre directement à leur base ? À moins que l’initiative de la Foudre soit de ton fait j’aimerais intervenir en faveur des membres restants du Shoraizen.

Trop longtemps j’ai fui mes responsabilités mais de récentes rencontres et récents évènements ont rallumé en moi quelque chose. Comprends-moi bien. Je ne dis pas que je reviendrai à Konoha pour autant. Seulement que je souhaiterais faire quelque chose de mieux de mon temps que louer mes services à ceux qui se sont enrichis parfois au détriment d’autres.

Sans parler d’argent, la plupart des personnes sous la protection à l’époque de Seitô étaient de cet acabit : des victimes malgré elles, embarquées dans un processus bien plus chaotique que ce qu’elles n’auraient voulu ou pensé. J’ai mis du temps à me résigner mais mon passage au Shoraizen n’aura finalement pas fini ce fameux soir. Je leur dois je pense des explications et les comprenant, peux être en mesure de leur offrir une échappatoire.

Laisse-moi agir en ton nom, représenter Konoha une fois encore auprès de Kumo afin de les arrêter avant qu’ils ne se vengent aveuglément, mais surtout auprès du Shoraizen. Je te demande de me faire confiance et de me soutenir dans mon entreprise. Tu penses bien qu’une soi-disant Nukenin n’aurait aucun poids seule face aux décisions de la Foudre et à celles des membres restants de l’organisation.

Je compte sur toi,
Miko

Telle avait été la note envoyée à On’ il y avait de cela une semaine et elle était là à attendre dans le sous-bois alors qu’elle avait laissé à ses insectes s’avancer beaucoup plus loin et plus discrètement au nord. Onpu lui avait répondu. Il lui enverrait du soutien. Quel genre ? Elle ne savait pas trop encore. Sûrement des hommes. Combien elle ne savait pas. Meia peut-être, la Racine et après ? Sortant une cigarette elle l’alluma non pas stressée par les évènements à venir mais les conséquences que celles-ci auraient sur sa personne. Elle qui n’avait pas voulu avouer son meurtre et son lien avec Konoha pour ne pas ternir l’image de la Feuille auprès des anciens partisans de Seitô … C’était raté. Mais comment expliquer alors son intervention dans tout ça ? Si son aide était la Racine seule tout cela irait mais vis-à-vis de Kumo, du Shoraizen ?

Soupirant un peu bruyamment adossée contre son arbre, elle ne détectait toujours pas de présence étrangère. Elle s’était séparée de ses deux compagnons de voyage, Howaito et Tsukiko. Tsukiko qui avait dit vouloir poursuivre en direction du Shukai. Tu parles. Elle aussi aurait bien voulu se rendre là-bas. Retrouver Yuki Samui était une idée qui lui trottait la tête depuis un moment. Demon lui avait promis une nouvelle main mais après la fin de leur rencontre il ne serait probablement pas tant que ça agréable… Bah pas grave, après tout elle n’était pas très sûre que le garçon était un médecin suffisamment accompli même s’il avait été efficace lors de ses derniers soins. Une greffe de membre … Voilà une opération difficile. Et il y avait Oniri… Cette Saibogu lui avait faite une proposition plus qu’intéressante. Elle la recontacterait à l’occasion si tout se déroulait sans accroc et qu’elle se sortait de tout cela vivante.

* * * * *

    Bonjour Natsuki. Ça faisait longtemps … Satochi. Et ? …


Saluant Natsuki qu’elle avait vu depuis peu avec cette histoire de Ta no Kuni, elle adressa un regard neutre à Satochi avant de regarder les deux autres shinobis. Quatre ? Quelle armée effrayante… On’ avait l’art et la manière de soutenir les gens. Mais bon leur chakra était plutôt convaincant, leurs talents devaient l’être tout autant … même si elle ne comprenait pas vraiment pourquoi Satochi était également là. Pas besoin d’armée quand le but n’était pas nécessairement d’écraser l’adversaire après tout. Une mission de négociation, voilà tout ce que cela était.

    Au nord de notre position se trouve un avant-poste du Shoraizen que Kumo semble avoir réussi à localiser. Leur avancée sur la piste de l’organisation semble s’arrêter là cependant … Rien n’est vraiment sûr.


Repérant son mégot jeté un peu plus loin, Miko eut une soudaine envie de s’en griller une autre, se retenant car ils allaient bientôt partir. Elle ne présumait pas de sa supériorité par rapport à eux mais de sa connaissance du pays et de l’organisation qu’ils n’avaient en toute logique pas. Mais … On’ les avait-il seulement totalement briefé ? Ou Natsuki ?

    Avant que nous ne continuions d’avantage, il serait probablement bon que vous soyez au courant de quelques petites choses. Seitô Sabakyô est mort. Vous l’avez sûrement déjà appris. Je l’ai tué.


Ç’avait le mérite d’être clair au moins. Tout en finesse. Cependant malgré son ton tranchant elle cherchait intérieurement ses mots.

    Libre à vous de penser ce que vous voulez du Shoraizen, mais pour y avoir été j’ai pu me rendre compte que dans les faits les idéaux étaient louables. Se battre pour la paix. Se battre pour la liberté. D’action, de pensée. Un beau rêve. Que beaucoup ont rejoint de leur plein gré et c’est normal. Cependant l’organisation a coincé à plusieurs niveaux, de belles paroles oui mais trop peu d’actions ou des actions beaucoup trop extrêmes. Un attentat raté à Kumo, des exterminations, une présence pas si proche des civils qu’elle aurait dû l’être… La paix par le sang, par l’autorité et la domination. C’était ce dans quoi Seitô commençait lentement à sombrer, ses propres cauchemars ayant accéléré sa chute. Il se disait lui-même condamné. C’est pour cette raison que j’ai décidé de le tuer. Ou plutôt de l’achever alors qu’il s’attendait à ce que je lui vienne en aide. Afin de mettre fin à sa misère mais également afin de mettre fin à sa folie qui poussait petit à petit son organisation, de bonnes personnes pour la plupart, à sombrer avec lui.


Un monologue barbant probablement. Elle se l’était en tout cas rabâché depuis plusieurs semaines pourtant maintenant.

    Et c’est pour cela que j’ai demandé à Onpu son soutien. Afin de calmer les ardeurs de Kumo mais surtout de conclure l’épisode Shoraizen, leur fournir des réponses mais surtout une porte de sortie, une chance, alors qu’ils resteraient sinon aux yeux du monde et notamment de la Foudre des ennemis, des criminels... Bref … Si vous avez des questions allez-y sinon mettons-nous en route.


* * * * *

    Il semblerait que vous n’ayez pas fait vos devoirs. Il ne pourra rien vous dire à cause d’un sceau appliqué à tous les membres de son organisation, pour peu qu’on lui ait laissé en mémoire l’emplacement de leur base.


S’avançant toute sensorialité aux aguets, ses insectes dispersés dans tout le sous-bois, l’Aburame se rapprocha à découvert afin de faire clairement comprendre qu’elle ne souhaitait pas représenter une menace.

    Miko Aburame, je viens en tant que représentante de Konoha. Il semblerait que le Shoraizen vous intéresse … Pouvons-nous savoir pour quelles raisons ? Leur chef et unique membre qui vous a causé du tort Seitô Sabakyô est mort à l’heure qu’il est, vous vengeant vous, votre village et votre pays.


Reconnaissant Zennosuke dans la foulée, Miko s’autorisa un petit sourire amusé. Elle se souvenait de lui comme quelqu’un de nerveux et capricieux. Et même si la réponse à sa lettre était restée plutôt courtoise quand elle l’avait informé du devenir d’Obli, s’il avait gardé une quelconque rancune le bavardage s’avérerait plus ardu que prévu.

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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mar 28 Avr 2015 - 23:30

J'avais reçu une missive des plus importante par un membre de l'anbu concernant un éventuel avant poste du Shoraizen et ma présence était requise pour ce genre d'évènement. Il était signalé que je ne serais pas le seul à me rendre la-bas, vu l'enjeu et surtout vu les personnes déjà présentent sur place. Je ne pouvais pas refuser, c'était mon devoir en tant que Konohajin et j'en avertissais Kuroi qui était assez enthousiaste quand je lui disais que nous allions quitter Konoha pour Yu no kuni. Il aimait voyager, moi aussi et cela ne nous ferait pas de mal surtout pour une mission aussi importante. Il semblerait que Natsuki, Pô et Satochi, inconnu au bataillon devaient s'y rendre... Je connaissais bien les deux autres, mais le troisième nom ne me disait rien... Peut être un genin qui voulait voir un peu du pays. Ce n'était pas une mauvaise chose pour lui, il fallait bien que tout le monde gagnent en expérience.

Je me dépêchais, les autres avaient du déjà prendre l'avance et je n'allais pas me rendre à Konoha voir si tout le monde était là. Je me dirigeais le plus rapidement possible vers le lieu du rendez-vous. Ce n'était pas tout près et je m'étais pas mal de temps à y arriver. Heureusement, nous étions endurant et nous savions utiliser notre savoir sur la nature afin de régénérer nos forces rapidement et efficacement en perdant le minimum de temps. Après quelques jours , j'arrivais sur le lieu de rendez-vous, je pouvais voir une femme que j'avais connu...Surprenant de la voir ici et il y avait bien les autres aussi. Elle ne semblait pas me connaître et je me devais de me présenter par politesse.

« Je me nomme Dôbutsu Kuma et voici mon compagnon, Kuroi. Une réunion improvisée ? »

J'écoutais alors avec attention, Kumo semblait avoir repéré un avant poste. La suite ne me surprenait vraiment pas en entendant que Seito avait été tué, une bonne chose pour l'équilibre de ce monde. J'observais alors un mégot, chose qui m'ennuyait quelque peut. J'interpellais alors le seul membre, qui devait être Satochi, afin de lui demander un petit service.

« Pourrais tu ramasser ce mégot... la terre n'apprécie pas trop ce genre de déchet. »

Je continuais à écouter la suite, en tout cas, j'étais heureux de revenir ici, un endroit où j'étais resté une bonne dizaine d'année. Je pensais être utile à ce petit groupe, vu ma connaissance du terrain.

« La tête du Shoraizen est tombé, pensez-vous que cela est utile de finir le travail ou alors tenter de raisonner ces shinobis afin de leur donner une seconde chance... L'équilibre est rétablie, éradiquer ne mènera qu'à une haine encore plus grandissante... »

Miko semblait avoir repéré quelqu'un et je la suivais de près, simple curiosité. Quand je voyais l'homme à la chevelure typique, je me doutais bien de qui j'avais en face de moi.

« Cela prend des proportions très arrangeante, je ne m'y attendais pas du tout ahaha. »

Kuroi venait à mes côtés en regardant l'aburame.

« J'espère qu'elle va garder ces puces celle-là. »
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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mer 29 Avr 2015 - 1:59

Mon regard s’était porté vers cette direction peu après que mes senseurs m’aient alerté de l’arrivée d’un certain nombre de shinobis. J’ordonnais alors que l’on se prépare aux festivités. Il ne fallut pas attendre bien longtemps. Pour savoir qui, réellement, s’approchait de nous. Konoha, en apparence. Et c’est Aburame Miko qui dirigeait tout ce beau monde. Bien ! Je hochais la tête, me faisant tout un tas de réflexions pouvant expliquer pourquoi, les choses se passaient ainsi. N’était-ce pas elle qui avait déserté Konoha ? Si c’était bien le cas, et si elle en venait à porter le leadership de cette escouade, dont Rakuzan Satochi était membre, c’était bien que l’histoire de ce dernier était plausible. Aburame Miko, tueuse de Sabakyô Seito. Un de mes sourcils, le droit, s’arquait au-dessus de mon œil droit. Bel exploit !

L’Aburame n’eut pas à attendre bien longtemps pour porter haut sa première réflexion. Intéressant. Je constatais que Kumo manquait cruellement d’information sur cette organisation. Pourtant, nous les recherchions depuis un bout de temps. Un regard vers mes hommes, je comprenais. Garder ses précautions, même si ceux qui arrivaient pouvaient faire office d’alliés. Je regardais cette équipe de Konoha. Non… Je secouais la tête, en repoussant une certaine éventualité. Tout pouvait être possible.

Aburame Miko abordait un autre sujet. Un sujet qu’elle ne maîtrisait pas. Sans lui répondre dans un premier temps, je me tournais vers Monjara Shinji. Pourquoi lui ? Je ne sais pas. Peut-être par instinct ? L’instinct est une caractéristique particulière que j’affectionne. J’aime à l’écouter. Pour l’heure, mon instinct me commandait de prendre certaines dispositions, et le chef du clan Monjara était au cœur de celles-ci.

« Retournes au village. Si Konoha est là, je peux me passer d’un de mes meilleurs éléments. »

Un sourire. Monjara Shinji est quelqu’un d’intelligent. Il comprendra les implications de cette décision. Je le regardais s’en aller avant de regarder à nouveau chacun des membres de ma propre escouade d’un air neutre. Puis, je me mis à écouter. Il ne me fallut pas bien longtemps pour entendre et comprendre que quelque chose avait changé.

« Il me semble que vous n’étiez pas là, au Temple de Kyuubi, lorsque le désastre a eu lieu. Lorsque ce Sabakyô et son acolyte ont massacré des innocents au non de Kumo et pour créer cette brouille entre Konoha et Kumo. » Je marquais une courte pause et j’enchaînais, sur le même ton, calmement. « Dès vos premiers mots, vous faîtes fausse route, vous êtes erreur. Vous n’êtes pas kumojine et vous ne savez pas, comment nous avons vécu ces événements. Par conséquent, comment pouvez-vous vous permettre de décider de qui a causé du tort à Kumo ? Kumo s’est-il seulement une fois avancé pour déterminer jusqu’où la désertion du Sabakyo et de ses hommes vous ont causé du tort ? Non. Nous avons pour habitude de nous mêler de ce que doivent penser les autres ou de comment ils doivent agir. »

Je brisais le cercle autour de Taiyo et de son prisonnier. J’ordonnais aux kumojins de resserrer les rangs autour du membre du Satoru. Puis, je m’intéressais à nouveau aux konohajins.

« Pour en revenir à votre question, nous sommes évidemment intéressés par le Shoraizen. Les raisons ? Disons… Juste une visite de courtoisie. »

J’affichais un sourire amusé. Leur donner les vraies raisons était inutile. Déjà que l’on partait sur de mauvaises bases, Konoha se permettant à nouveau de juger le Shoraizen à la place de Kumo…

« Et vous ? Qu’est-ce qui vous mène ici ? Etes-vous la pour terminer le travail ? Aburame Miko ? Ou ces insectes sont-ils là tout autour de nous pour une autre raison ? »

Je gardais mon sourire amusé tout en révélant que je savais qu’elle avait avancé un premier pion. Contre ou en notre faveur ? Allez savoir. Mais… Je m’en moquais dans l’immédiat, même si j’étais prêt à toute éventualité. A présent, je réfléchissais à voix haute, gardant toujours en face de moi, tous ces konohajins, l’Aburame à distance respectable.

« J’ai la certitude d’avoir trouvé une des bases du Shoraizen quoi qu’il en soit. Vos propos cependant laissent croire qu’il ne s’agit pas de la bonne. J’en conclue alors qu’il s’agit peut-être d’une base avancée ? Alors si tel est le cas, la vraie ne devrait pas être très loin de celle-ci, quelque part dans ce pays. N’est-ce pas ? »

Je gardais ce sourire amusé. Un avant poste a pour vocation de protéger un lieu ou quelque chose non loin de son rayon d'action. Habituellement. Toute hypothèse était possible cependant.

« Après tout, si j’ai bien compris, vous avez été du Shoraizen… Vous avez réponse à cette question. »

La balle était dans son camp. Restais à savoir ce qu'ils en feraient. Allions nous repartir sur le même schéma initié par le défunt Sabakyo ? Allions nous assister à nouveau à un refus de Konoha de partager ses informations ? Possiblement. L'histoire se répète dit-on. Quoi qu'il en soit, ma volonté ne pouvait être freinée que par le temps. J’obtiendrais ce qui m’avait mené jusqu’ici. Tôt ou tard.




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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mer 29 Avr 2015 - 12:19

« Fidèle jusqu'au bout. » songea Natsuki après qu'Onpu lui ai fait part de la lettre de Miko.

A aucun moment elle n'avait faillit dans les attentes qu'exigeait son poste au sein de la brigade la plus spéciale de Konoha. Elle avait plongé les deux mains dans la mélasse et s'était mit à dos son Village entier pour mener à bien sa mission, qui était de tuer Seitô, puis n'était jamais revenu au bercail pour permettre à tout ceux qui s'étaient laissés emporter par la belle voix du Sabakyo de se voir offrir une chance de salut en retournant auprès de la Feuille. Exactement tout ce que l'on avait attendu d'elle : être haït et chassée par ceux qu'elle avait protéger. Et voilà que maintenant, alors que Kumo se mettait en marche contre l'organisation Nukenin, elle se dressait une nouvelle fois afin de d'accorder un échappatoire à ceux qui réaliseraient l'erreur qu'ils ont fait en désertant.


« Avec ou sans ton accord j'y serai allé de toute façon. Je suis le seul disponible et qui connaît réellement les implications de Miko dans cette affaire. Je ferai en sorte que c'est de l'aide que tu lui envoies, et non des problèmes en plus à gérer. Après tout ce qu'elle a dû faire pour nous, elle mérite au moins cela. J'ai une requête cependant : j'ignore combien de personne tu as prévu d'envoyer sur cette affaire, mais j'aimerais que Satochi Rakuzan m'accompagne. »


Ce que Satochi fit.

*********************************


Yu no Kuni avait beau être géographiquement la porte à côté, le Pays n'en restait pas moins loin du Village de Konoha, aussi Natsuki n'avait pas perdu de temps pour se préparer et se mettre en route, accompagné de son seul étudiant en activité. Il s'était armé pour le combat afin de parer à toute éventualité, mais en son esprit, il souhaitait sincèrement que la situation puisse s'arranger sans cadavre. La malédiction de son sang par contre n'était pas du même avis... Pourvu que cela se règle vite.

Traçant dans les cieux sans obstacle, ils couvraient rapidement de la distance. Un mode de voyage express, mais consommateur en chakra, aussi ils se contentèrent de celui-ci le premier jour seulement. Pour les deux suivants, Natsuki préconisa le trajet à pied pour une récupération optimale : ils auront besoin de tout leur potentiel une fois arrivés à Yu no Kuni, car la situation pourra basculer à tout instant.


« Nous nous rendons là-bas pour épauler l'Aburame dans son projet, Satochi, pas pour l'abattre. »
avait-il dit le premier jour. « Te connaissant, je me doute bien que tu ne feras rien contre elle, puisque ce qu'elle va tenter joue en ta faveur. Si tu as toujours pour dessein de ramener ton ami sur le chemin que tu estimes droit tout du moins. Cependant, ne t'offusques pas qu'elle ai fait appel à l'aide du Hokage après avoir désertée elle-même notre Village. Elle a en quelque sorte gagner ce droit en tuant Seitô Sabakyo. »

Natsuki ignorait si cette information avait déjà filtré et était remontée aux oreilles du jeune homme, mais il fallait bien qu'il l'apprenne à un moment ou à un autre. Maintenant était mieux plus tard.


« Je soupçonne même qu'elle l'ai fait dans l'unique but de se rapprocher de Seitô et l'éliminer. J'ai entendu dire qu'elle avait des amis proches et de la famille au Temple Kyubi au moment de l'incident. Une motivation suffisante donc... N'importe comment, ce sont ses affaires, pas les nôtres. Elle n'a jamais nuit à Konoha pendant son séjour au Shoraizen, aussi la prime sur sa tête est tombée après le meurtre qu'elle a perpétré. A nous maintenant de l'aider à faire tomber les autres primes de nos frères d'armes. Ils n'ont jamais été que des victimes du Sabakyo, aussi offrons leur une dernière chance de s'en sortir vivant. Le Village de la Feuille a toujours été vu comme un Pays de Bisounours. Essayons donc d'être à la hauteur de la réputation pour une fois, si cela peut aider. Les autres réaliseront déjà bien assez tôt à quel point ils ont fait le mauvais choix en refusant notre dernière main tendue... »


Néanmoins, le premier problème risquait de ne pas être le Shoraizen, et Natsuki n'avait pas vraiment envie de se retrouver prit entre deux feux : il causerait beaucoup trop de perte des deux côtés...


********************************

« Bonjour Miko. Pas suffisamment pour que le cancer vous emporte en tout cas. »
répondit-il sobrement à ses salutations.

Aucune trace d'humour dans la voix, ni sur le visage. S'il avait ne serait-ce qu'un minimum d'affinité avec l'Aburame, il n'en laissa rien paraître. Il ne fit pas un plus grand sourire à l'arrivée de Kuma et de son ours savant, ni à celle du dernier arrivant. Son défaut, lui avaient dit certains : sérieux comme la mort dès qu'il était sur le terrain. Le briefing de Miko appela de toute façon à la concentration de tous. De tous, sauf celle du chêne centenaire qui avait repéré plutôt qu'une remarque intéressante à placer un mégot souillant sa Mère à ramasser. Et qui mieux que le plus jeune du groupe pour le ramasser?


« Demandez plutôt à sa propriétaire si vous n'êtes plus capable de le récupérer vous-même. »
lâcha-t-il d'un ton froid en posant une main sur l'épaule de Satochi pour le retenir, des fois que ce dernier aurait eu l'idée d'obéir.

Amusant. L'incident ayant eu lieu au Temple de Kyubi et qui les conduisait maintenant à la situation actuelle avait aussi commencé par une demande de ce genre. Pas besoin d'une deuxième catastrophe, surtout quand la cohésion de groupe était indispensable. Il fallait à tout prix qu'il empêche son sang impatient de bouillir... Natsuki frappa du pied le sol, et créa sous le mégot un fin pilier de terre qui poussa en zigzag jusqu'à présenter à hauteur de torse le déchet à Kuma.


« Bon appétit. »
ponctua-t-il pour mettre fin à l’aparté et en revenir à Miko.

« Dans l'instant présent... »
commença-t-il lorsque l'Aburame eu terminé de leur expliquer plus précisément pourquoi elle avait fait appelle à Konoha pour l'aider. « … le Shoraizen n'est pas un ennemi en lui-même. Les organisations nukenin sont nombreuses, et rares sont celles qui sont traquées sans raison. Actuellement, seules les deux têtes pensantes sont des cibles qui doivent répondre du massacre des civils qu'elles ont perpétré dans le Temple Kyubi pour un motif futile. Il s'agit de Seitô Sabakyo et de Hyo Kohei. Le premier a déjà eu son verdict, et le second attend son procès. Pour ce qui est des autres membres du Shoraizen, je rejoints le sage avis du Kuma : inutile de se lancer dans un massacre quand il y a des vies qui peuvent être épargnées. »

Ses yeux passèrent brièvement sur tous les joyeux lurons de la petite réunion improvisée avant d'en revenir à Miko.


« Le Hokage est comme vous de cet avis, et c'est pour cela qu'il a accepté votre demande et nous a envoyé vous appuyer : la Feuille soutien votre projet. Cependant, n'oubliez pas que c'est en tant que Konohajin que nous sommes là : nous ne pouvons pas permettre des hostilités ouvertes entre Kumo et Konoha pour la vie de quelques centaines de personnes seulement. »


Un détachement plutôt froid alors que la moral prétend que chaque vie est précieuse. Mais entre engager celles d'une organisation, et celles de deux Pays – plus les retombées shogunales derrière -, le choix du moindre mal était vite fait.

Il était maintenant temps de se mettre en marche. Temps de régler ce problème de Shoraizen une bonne fois pour toute, et de sauver tout ceux qui pouvaient encore l'être.
Massacrer ensuite ce qu'il restait.

*************************

Miko, Kuma, Kuroi et Natsuki furent les premier à avancer à découvert en direction de la troupe de Kumo. Ils étaient attendu, le Nara tatoué le sentit aussitôt. Mais ce que lui-même s'était moins attendu à, ce fut de trouver le Raikage en personne pour mener les opérations. Voilà qui risquait de ne pas arranger beaucoup les affaires de Miko. En effet, les deux hommes s'étaient rencontrés juste après le début de la déchéance de Seitô, et la conclusion de leur aparté avait laissé une tension particulière entre eux. Probablement que si Natsuki avait accepté sa requête ce jour-là, s'il l'avait conduit auprès du Hokage, aucun d'entre eux ne serait là aujourd'hui, avec en cible une base du Shoraizen, que ce soit pour la sauver ou la détruire. Mais le jour en question était un mauvais jour, et chacun avait fait ce qu'il croyait être le mieux pour son Village. Une sacrée machination du précédent Raikage tout cela... La rancune de hier allait-elle empiéter les bonnes relations d'aujourd'hui ?

Miko engagea le dialogue, pendant que Natsuki resta en alerte sur ce qu'il se passait autour de lui. Il regarda notamment d'un œil méfiant le départ de l'un des hommes du Raikage. Au vu du motif que lui avait donné ce dernier pour prendre congé, cela ne pouvait être qu'une bonne chose pour leur plan, et pourtant il y croyait difficilement : Zennosuke avait lâché de la bribe un peu trop facilement. Le but dans les négociations n'était certes pas de tirer tout le gâteau vers soi et de laisser les miettes aux autres, mais bien de trouver le meilleur compromit possible pour satisfaire au mieux chacun, pour autant le Nara tatoué restait perplexe. Soit le Raikage avait quelque chose en tête, soit il était vraiment conciliant, et cela facilitera vraiment la vie de chacun.

« Partons sans préjugé. »
songea-t-il en accordant une brève attention au prisonnier que les Kumojin avaient réussit à faire. « Observons juste d'abord comment Miko s'en sort. »

Sans surprise, Zennosuke avait encore rancœur envers le Shoraizen. Pas étonnant, c'était lui qui s'était retrouvé dans le piège de Seitô au Temple de Kyuby. Mais qui avait vraiment été piégé dans cette affaire ? Après tout, l'Histoire avait révélé plus tard que le précédent Raïkage avait sciemment lancé dans la gueule du loup deux de ses hommes – dont Zennosuke – dans le seul but de faire tomber le Sabakyo qu'il jugeait menaçant au pouvoir.


« J'y étais dans ce temple. »
intervint-il finalement. « Et je me souviens aussi dans quel contexte vous vous y étiez présenté. Et même si vous ignoriez pourquoi avant, je me doute que vous connaissez la vérité maintenant, que vous n'étiez rien d'autre qu'un appât entre les mains de votre ancien dirigeant pour discréditer Seitô au pouvoir. Si ce n'est pas se mêler des affaires des autres, comment appelez-vous cela ? »

Il ne lui laissa pas le temps de répondre, car le sujet n'était pas là. A vouloir chacun pointer les erreurs des autres, ils allaient juste s'égarer, et se fâcher sur des thèmes qui n'avaient pas lieux d'être abordés.


« Mais là n'est pas le sujet. Nous ne sommes pas ici pour savoir qui est la victime la plus à plaindre dans l'histoire, nos deux Villages ont une part de responsabilité dans cette affaire. Et puisqu'ils sont tous deux aussi des victimes, il est logique que Kumo ne soit pas le seul à avoir son mot à dire dans le jugement à rendre – ni le seul à profiter du thé et des gâteaux accompagnant cette visite de courtoisie. »


Zennosuke voulait-il traquer et condamner tout le Shoraizen pour les agissements de deux hommes ? Les membres avaient obéit aux ordres et causer du tort certes, mais pour Konoha, il n'y avait que deux têtes qui méritaient de tomber. C'était déjà le cas pour l'une, l'autre pouvait espérer finir en prison. Le reste, happé peut-être sans savoir dans quoi ils mettaient les pieds, méritait une chance. Les membres du clan Hyo, notamment.

Le décors était planté, les vrais négociations allaient commencer. Miko était celle qui avait le plus de cartes en main dans cette affaire, mais les autres Konohajin avaient aussi leur atout. Restait à voir qui allait donner en premier, et surtout, s'il allait recevoir en retour. Dans l'idéal, chacun y mettra du sien, et tout se finira bien.

Dans l'idéal...
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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mer 29 Avr 2015 - 18:44


L’ombre du Kage, le second à la tête du village officiellement, le chef de clan, Seki Hasaki se trouvait aux côtés des forces Kumojins. Bien entendu, à côté de moi, à la tête de l’escouade Kumojin, il y avait notre Godaime Raikage, le chef, la seule et unique personne au monde pouvant me donner des ordres, pouvant guider la lame que je suis devenue. Quant à moi, je dirigeais maintenant le prestigieux groupe du Satoru, la crème de la crème, l’élite, la cerise sur le gâteau de Kumo. Les meilleurs parmi les meilleurs et surtout les membres les plus fidèles que le village puisse compter. En plus de mes responsabilités déjà nombreuses, je possédais désormais celle de commander cette fameuse unité d’élite. En ce jour, par contre, il se trouve que la présence du Raikage face de chacun de nous des shinobis de Kumo avec un seul et unique chef de groupe.

Nous progressions à l’intérieur de Yu no Kuni lorsque les ninjas sensoriels nous alertèrent d’une présence. Posté au plus près de mon Kage, j’observais la situation, Aburame Miko se faisant porte parole de Konoha. Non longtemps après, ce fut un jeune homme du clan Nara qui apparut, que j’avais déjà rencontré par le passé lorsque l’on affronta ensemble avec Konoha le Genei Ryodan. En soit, en y réfléchissant, ce fut le seul geste positif et lié à l’avancement de notre alliance qui fut proposé par l’actuel Hokage, c’est assez pitoyable. Je décidais alors de faire mon apparition peut de temps après la prise de parole du Nara, sortant naturellement de derrière un arbre aux côtés du Raikage. Certaines de nos forces étaient restés cachés, nos senseurs aux aguets et planqués nous couvraient tandis que moi digne chef du clan Seki me trouvais à moins de deux mètres du chef de village. Je ne pouvais faire confiance en ce village qui n’a absolument rien fait à l’encontre de la soi-disant alliance entre nos villages. A part rester terrer dans leur village à faire ami-ami avec le monde entier et à laisser filer ces vauriens du Shoraizen, leur permettant d’agrandir leur organisation bien plus que le Genei Ryodan et que ce que l’on aurait pu imaginer. Seul moyen qu’il ne nuise plus au monde et qu’il ne gangrène pas, les éliminer comme le Genei Ryodan ou bien les serviteurs, tous autant qu’ils sont.


    Je me permets de vous reprendre, Nara Natsuki, car notre Raikage a autre chose à faire que de passer son temps à vous corriger, Konohajins. Les Shinobis sont en missions pour exécuter les missions qui leur sont confiés. Notre mission, comportait certes le fait d’allez au temple et de voir si la folie du Sabakyo allait le faire déraper, mais cela n’était pas le réel but de notre mission, sinon quel intérêt ? Le Sabakyo avait insulté Kumo lors de notre visite diplomatique avant l’évènement du temple. C’est en soit en aucun cas se mêler des affaires des autres, nous voulions juste une raison valable pour le tuer sans déclencher une situation délicate entre nos villages. Au fait, mon nom est Seki Hasaki, vu que ce visage est assez étranger depuis mon passage sur l’île.


Mon visage de marbre, sombre et ténébreux fixait ce Nara et cette Aburame. Mon regard, noir et rouge les fixait comme le vulgaire bétail que l’on pourrait mettre à disposition du monstre que je devenais de plus en plus chaque jour que le ciel nous donnait. J’étais un monstre à la tête de la plus terrible unité du village de Kumo et le second du Raikage, ce n’était aucun de ceux présents qu’il fallait craindre mais bien moi, celui qui restait imprévisible. Ma mission qui faisait encore de moi un humain que je m’étais gravé sur les bras en tatouage afin de me le rappeler chaque jour, protéger les valeurs supérieurs de Kumo et de son Kage, quiconque oserait aller à l’encontre de ces principes mettrait sa vie en jeu, qu’il soit allié ou ennemie, ami ou frère d’arme.

    Vous avez raison sur un point néanmoins, nous ne sommes pas là pour parler des implications de nos villages respectifs dans cette affaire. Pour Kumo, le Shoraizen est un virus qui tente de se répandre et comme tout bon vaccin, il est de notre devoir de couper court à cette pandémie. Le Shoraizen a été créé par Sabakyo Seito et les membres de cette organisation sont donc à considérer comme cet être abjecte qui il n’y a pas si longtemps a tenté, sans succès de créer un cataclysme au sein de Kaminari no Kuni, son erreur de trop. Il est donc du devoir de Kumo de s’occuper de ces vermines à l’exemple des serviteurs qui ont pollués nos terres et qui sont encore présents dans certains pays.


J’en venais au fait, à ce qui me démangeait le plus, à ce que je désirais le plus de dire à ces personnes de Konoha qui ont fait naître cet homme si pitoyable que sa mort a été causé par une Konohajin sans faire plus de bruits que cela.

    Pour ma part, je considère Konoha fautif d’avoir laisser faire ce Sabakyo au village de la feuille lorsqu’il était intendant. Ensuite, il a déserté avec des hommes de votre village et vous n’avez absolument rien fait, ce qui a coûté la vie de nombreux innocents au temple de Kyubi, les nationalités étant internationales, concernant donc le monde entier. Après cela, vous n’avez encore rien fait, mis à part infiltrer les rangs du Shoraizen. Je ne regarde pas les victimes, comprenez le bien, je regarde les fautifs et au vu de votre éternel silence au vue du cas du Shoraizen et de celui qui l’a créé, nous nous devions d’agir dans le bien de notre village d’une manière ou d’une autre, ce qui n’est pas le cas de votre Hokage qui laisse encore une fois ses shinobis agirent à sa place, sans prendre aucune forme de responsabilité.


Un léger silence, une légère reprise de salive avant de reprendre de plus bel pour conclure ce discours à destination de ces hommes en face de nous.

    Bien entendu, ces paroles étaient celles d’un homme déterminé et qui laissera tout de même son Kage prendre la décision finale quant à cette situation. A vous de voir si vous désirez conclure une bonne fois pour toute cette histoire en faisant comme avec le Genei Ryodan, en alliant nos deux villages afin d’exterminer les nuisibles et de mettre en prison ceux qui voudraient se repentir ou bien arriverez-vous à nous convaincre que vous réglerez réellement cette histoire une bonne fois pour toute ?


En parlant de l’Hokage, mon dégoût se faisait ressentir lorsque je prononçais son titre. Je ne fis même pas l’effort de prononcer son nom comme la coutume le voudrait. Cet homme, ce faible homme était loin de l’image que je me faisais lorsque j’étais encore Genin et que je l’avais rencontré aux côtés de Monjara Otenba. Ce faible personnage était juste l’ombre de lui-même et montrait au monde que son village était faible. Heureusement, il y avait de tels ninjas que ceux présents en face de nous pour protéger et relever un peut la côte de leur village. Sans eux, le village de la feuille serait trop faible pour montrer un quelconque intérêt à notre alliance. D’ailleurs, le Raikage parla subtilement de visite de courtoisie, je parlais avec ma franchise habituelle d’extermination de nuisible et je les comparaissais au Genei Ryodan. Quelle ironie je fais, n’est-ce pas ? Pareil pour le fait de parler longuement et de monopoliser la conversation. La présence pleine de noirceur dont je faisais preuve me facilitait quand même bien les choses, mais je suis au fond quelqu'un d'impatient et je déteste épiloguer ou encore tourner en rond autour du même sujet. Je vais droit au but, comme ça les prochaines interventions de la Konohajin et de notre Raikage allaient pouvoir mettre un terme à cette rencontre fortuite.
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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mer 29 Avr 2015 - 21:54


Les évènements récents à Ta no Kuni avaient poussé le Rakuzan à rentrer à Konoha aux côtés de Natsuki.
Une histoire importante devait être réglée dans les plus brefs délais. Une histoire d'une importance capitale.
Il avait donc retrouvé son cher et tendre village qu'il avait pourtant quitté il y a peu.
Il se sentait chez lui et prenait son temps pour repenser à ce que son voyage à Kumo lui avait apporté.
Tout allait cependant être chamboulé à la réception d'une missive qu'un oiseau messager du village vint déposer sur le rebord de la fenêtre de sa chambre. Une lettre dont il reconnut rapidement l'expéditeur à la simple lecture de son nom. Elle provenait du Hokage, il en fit donc une rapide lecture.


Cette dernière faisait référence à un mouvement de Kumo envers le Shoraizen et la présence de Jônin Konohajin était requise dans les plus brefs délais à Yu no Kuni.
Le Jônin ignorait pourquoi Onpu avait décidé de l'envoyer sur place. Mais il l'avait fait et désormais en tant que Konohajin, Satochi se devait de se rendre là où était sa place. Au côté des siens.
Sa mission était simple, il devait s'y rendre aux côtés de Natsuki. Matsudai était en marche ou plutôt en vol, car c'était le moyen de transport que les deux Jônins de Konoha avaient décidé d'utiliser afin de couvrir une plus grande distance en un temps réduit.
Cela dura un jour, puis ils optèrent pour la marche, moins gourmande en quantité de chakra.


********************


Les deux membres de Matsudai parlèrent alors de l'objectif de leur mission. Elle consistait à épauler Aburame Miko dans son projet. Un projet que Natsuki désigna comme pouvant être en la faveur du plus cher désir du Rakuzan. À savoir ramener son ami Matawa à la raison.
Dans cette discussion, Sato' comprit que la mort du Sabakyô était donc un fait avéré. Zennosuke le Godaime Raikage en avait parlé lors de leur petit entretien, et désormais le sensei du jeune homme remettait cela sur le tapis.
La tête pensante du Shoraizen étant tombé. Il n'y avait plus de raison pour traquer les gens qu'il avait entraînés dans sa folie à l'aide de discours bien ficelait tendant à la paix.
Satochi en savait quelques choses. Matawa avait tenté l'expérience avec lui-même au moment de la désertion de masse.
Cependant, il devait rassurer son Maître sur ses intentions. Après tout, il en savait déjà pas mal. Du mois, ses conjectures effectuées au fil des derniers mois commençaient à se dessiner dans la plus radicale des vérités.


- J'ai déjà rencontré Miko à Shimo no Kuni lors d'une de mes missions... Elle avait déjà déserté, mais on s'est plus ou moins entraidé, c'est pourquoi je ne les jamais considéré comme un déserteuse. Sur l'île inconnue, Kohei m'a avoué qu'elle les avait rejoints... Je n'en connaissais pas les raisons, mais ça ne me regardait pas. Et comme tu l'as dit ça ne nous regarde toujours pas. Puis Zenno a évoqué la mort de Seitô durant notre entretien, j'ai pensé à elle et visiblement, c'était bien le cas. Il n'y a donc aucune raison pour que j'ai une quelconque envie de la tuer.

D'autant plus qu'elle agissait de la façon dont le Rakuzan avait toujours voulu agir. Punir ce qui le mériter et offrir une échappatoire aux victimes de Seitô. Sato était à 100% avec Miko sur ce coup là.
Ce qui le frustrait cependant au plus au point c'était l'œuvre initiée par Kumo. Lui qui s'y était rendu en allié, se retrouver trahit par le Raikage qui avait abusé de la confiance. Pourquoi n'avait-il pas prévenu le Rakuzan par lettre ? Car une chose était certaine, si la Foudre agissait maintenant cela ne pouvait signifier qu'une chose. L'étude portait sur le kunai de Matawa avait été fructueuse. Le moindre signe de respect aurait été de prévenir la principale source de cette étude.
Satochi haïssait la trahison, il n'oublierait pas ce geste. C'était une certitude.


********************


La fine équipe commença alors à se former, et se comptait sur les doigts d'une seule main. Natsuki et Satochi puis venez ensuite Pô, le Gekei que Satochi connaissait et ensuite, il y avait un homme à la peau mauve ou violette, peu importe, ce n'était pas une couleur normale ! Qui lui en revanche était tout bonnement inconnu des radars, toutefois, son chakra était tout aussi élevé que celui du Manipulateur de Lave un apport de qualité donc. Pour finir, il y avait l'instigatrice de cette petite réunion... Aburame Miko.

- Bonjour Miko, Pô ça fait un sacré bout de temps que l'on ne s'est pas vu.

Sato' en avait entendu des belles sur la kunoichi ces derniers temps. Ah et au fait, le mec à la peau bizarre s'appelait Kuma et son Ours de Compagnie Kuroi. Satochi l'avait entendu se présenter ainsi. Les Cinq Konohajin allaient sûrement dresser un bilan de la situation. Et c'était l'Aburame qui allait faire le premier pas et lancer la discussion. Alors que Kuma adressait pour la première fois la parole à Sato' le quémandant de ramasser le mégot de cigarette qui se trouvait par terre. Il se prenait pour qui la peau mauve ? Ceci étant bien que l'idée de ramasser quoi que ce soit ne lui avait même pas effleurer l'esprit, Natsuki trancha d'un ton sombre et mit un terme à cette situation, un sourire amusé se dessina sur le visage du Rakuzan. Ce mec était plutôt drôle.

Miko révéla alors la position des troupes Kumojin situées plus au Nord, puis elle confirma la véracité des faits. Seitô était bien mort de ses mains, voilà qui confirmait désormais ce que Satochi pensait déjà. Toutefois, il y avait quelque chose que Satochi souhaitait demander, mais qui par respect attendit la fin du long monologue de l'Aburame.
Sa question était pourtant simple, la réponse le serait sans doute aussi.


- Toi qui as passé du temps au Shoraizen... Qu'est-il advenu de Matawa ? Demanda-t-il à la recherche d'informations concernant son ami.

Attendant la réponse, il attendit la fin de la discussion et que chacun ait donné leur avis pour se confier, d'un ton neutre dans lequel on pouvait sentir quelques parcelles de tension. La tension d'avoir été trahit par un allié.

- Si Kumo est ici, c'est très certainement à cause de moi. Je suis parti de Konoha il y a quelques semaines afin de trouver quelqu'un capable de déjouer les secrets d'un Fuinjutsu Hyô. Un simple Kunai que Matawa m'avait donné avant de déserter au cas où je souhaiterais un jour rejoindre l'organisation. Il se disait capable de me retrouver grâce à ce sceau, j'ai donc pensé que l'inverse était possible. J'ai rencontré Zennosuke qui a fait étudier le Kunai, en tant qu'allier, j'ignorais qu'il s'en servirait sans me faire part de ses découvertes... Toutefois comme tout le monde ici, je suis de ton côté Miko, les victimes de Seitô méritent la paix. Une paix que la haine du Raikage ne leur attribuera pas, je l'ai bien compris lors de notre rencontre. On doit tout simplement l'arrêter et l'empêcher de s'en prendre à des innocents.

*******************

Les Konohajins se mirent donc en route. Usant de ses facultés sensorielles, le Rakuzan analysa la situation qui se profilait au loin. Ils étaient plus nombreux. Et le Rakuzan pouvait distinguer trois chakra qu'il connaissait. Celui de Kisen, le Genin qui l'avait accueillit à Kumo, celui du Monjara avec qui il avait fait équipe plus que très récemment et pour finir celui du Raikage. La situation prenait une tournure intéressante.
Avançant aux côtés du Nara tatoué légèrement en retrait, les deux camps se firent alors opposition et les premières lances jetées. Pendant ce temps, Satochi fît un signe de main à Kisen en guise de salutations, il était le seul à qui il souhaitait fournir une brindille de respect, car ce jeune kumojin n'avait rien à voir dans cette histoire.
Le premier sujet abordé fut le temple, les partis se coupèrent et celui qui apparut derrière son arbre avec son air menaçant tapa dans l'œil du Rakuzan et ses premières paroles... N'en parlons même pas, Satochi ne put s'empêcher d'y répondre d'un air détendu.


- Si je prends vos paroles aux pieds de la lettre. Alors vous avez souhaité tuer l'ancien Intendant de Konoha, car il, vous avez insulté. Donc si on reprend depuis le début, les facteurs déclencheurs de tout ce qui s'est passé sont les insultes portées à votre égard par Seitô ? Mais de la façon dont vous vous adressez à nous avec vos airs conquérants, vous ne faites pas preuve de plus de politesses. Une insulte mérite donc la mort aux yeux de Kumo ? Je ne suis pas persuadé qu'une simple insulte aurait pu pousser Seitô à tuer... Vous semblez bien pire, Seki appuya-t-il pour conclure sa phrase.

Pourquoi, Konoha devrait se plier aux exigences si en face, le respect était resté à Kaminari ? Néanmoins, c'était la dernière fois qu'il manquerait de respect à quelqu'un le but n'était pas de déclencher un affrontement. Du moins... Il essayerait de ne plus manquer de respect... Et avec le pseudo-démon qu'il y avait en face, c'était mal partit.
Comment pouvait-il tenir de tels propos ?
Juger tout le monde pour les agissements d'une ou deux personnes. Le fond du problème était l'attentat qu'avait tenté de réaliser le Sabakyô. Une tentative avortée. Le Jônin croisa le regard pourpre d'Hasaki. Encore une fois, il allait devoir s'adresser à celui-ci. Après tout si ce dernier se permettait de répondre et de reprendre les dires de la Feuille. Il n'y avait aucune raison pour que la Feuille se prive d'en faire de même avec la Foudre.


- Donc, vous jugez l'ensemble d'un groupe pour l'agissement d'une personne ? C'est donc ça le fameux sens de la Justice de Kumo ? Mais ça, il y reviendrait plus tard. Nous avons fait "que" dit-il en appuyant ce dernier mot infiltrer le Shoraizen. Vous avez une drôle définition du "que" monsieur. Car vous qu'avez-vous fait à part attendre à Kumo que l'on vienne vous porter la seule chose qui vous permet d'être ici aujourd'hui ?
Et dans le mot infiltration ? Ne décelez-vous pas la nécessité d'une discrétion absolue ?
Veuillez pardonner Konoha d'avoir été assez fort pour vous duper et vous faire croire que nous ne faisons rien.
Laissez, notre Hokage en dehors de ça, cependant votre manque de respect commence à me et sûrement à nous agacer. Que cherchez-vous ? Mourir pour vos insultes ?

Un sourire sarcastique apparu sur son visage, mais il retrouva son sérieux au moment où il fixa Zenno. De tout les Konohajin présents, Satochi était celui qui avait eut les contacts les plus récents avec l'ombre de la Foudre.

- Zennosuke... Entendez raison. Ne voyez-vous pas que vous êtes en train d'agir de la même façon que Seitô ? Réunir vos hommes les embarquer ici pour vous en prendre à des innocents. Je peux comprendre votre rancœur avec cet homme, mais il a attaqué Kumo seul et aujourd'hui, il est mort. J'entends bien que vous aurez aimé le tuer de vos mains qui ne l'aurait pas voulu. Mais les personnes qu'il avait réussi à amadouer avec des paroles et des discours fortement bien menés n'ont rien à voir dans vos histoires. Kumo n'a plus son mot à dire dans le jugement des criminels appartenant par le passé à Konoha. C'est dur, mais il faut l'accepter...

Il s'était adressé à Zenno d'un calme olympien, tentant de faire entendre raison au Godaime Raikage que la vengeance pure et dure avait mené jusqu'ici. Il s'était adressé à ce dernier avec respect malgré le fait qu'il
n'appréciait pas vraiment le sourire qui siégeait sur le visage du Chef de Kumo. Il semblait fier de sa découverte et parlait à la première personne comme s'il s'agissait d'un exploit personnel. Satochi parviendrait-il à faire table rase de la trahison dont il avait été la victime ? Pour l'heure, il préférait laisser la parole aux autres.



Dernière édition par Rakuzan Satochi le Mer 29 Avr 2015 - 22:56, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mer 29 Avr 2015 - 22:23

Que les choses soient claires : le Shoraizen avait été découvert. Une escouade définie par le Rokudaime lui-même composée de personnes « d’exceptions » avait été envoyée à la rescousse d’Aburame Miko, la femme que le serpent se devait de démasquer pour le compte de Seito. Les membres de l’escouade ne savaient que peu de choses, si ce n’est qu’une fois en compagnie de cette femme manipulant les insectes, elle prendrait la direction de l’équipe. Passons maintenant à la composition de l’équipe : cette femme, Aburame Miko, qui selon toute vraisemblance était infiltrée au Shoraizen ; Dobutsu Kuma, l’ami du serpent avec son ours Kuroi qui avait à peine prit la tête du clan Dobutsu ; Nara Natsuki, grand archiviste et sage de Konoha, et le jeune Rakuzan Satochi. Finalement, c’était avec un sourire non dissimulé que le Sans-Visage constatait l’avancée hiérarchique de ce jeune patriote. Cette équipe devait donc intervenir dans la base du Shoraizen, ayant comme adversaire ou plutôt principal obstacle : Kumo.

A vrai dire, sortant d’une mission, le serpent n’était pas réellement u courant de la géopolitique actuelle ou même des relations actuelles entre Konoha et Kumo. Il avait entendu dire que le Shoraizen les avaient détériorés au fil du temps, mais qu’elles étaient toujours belle et bien là. Mais soit, de toute manière, le serpent n’étant pas chef de groupe, il se contenterait d’observer, d’analyser et d’agir en conséquence, comme il l’avait toujours fait. Peu de temps après, les quelques shinobis que Konoha avait envoyé arrivèrent sur les lieux, à Yu no kuni, au point donné. Ils rencontrèrent alors une femme blanche, pas très grande, avec des cheveux bruns et une cigarette au bec. Sensoriellement parlant, Hollow enregistra son apparence et la signature de son chakra. Elle habitait un étrange pouvoir, c’était donc elle. Et de par la réaction des autres, cela confirmait ses pensées.

Directement, elle demanda l’identité des quelques hommes présents. Tous les donnèrent sans poser de question, mais quand vint le tour de Pô, celui-ci se contenta de donner son prénom, ni plus, ni moins : « Pô ». Froid, distant, comme à son habitude. Il n’était pas homme à obéir loyalement aux ordres comme pouvait le faire Satochi. Lui réfléchissait, analysait et agissait ensuite selon sa conscience, son instinct d’animal. Pouvait-on faire confiance à cette Aburame ? Certainement oui, selon Onpu, mais le fantôme voulait se faire sa propre opinion de cette personne. Après tout, si son infiltration au Shoraizen était confirmée, cela faisait d’elle une espionne, et comme tout espion, elle savait jouer. Les Sans-Visages faisaient de très bon acteurs. Il en connaissait un rayon. Continuant ainsi son discours, beaucoup d’informations filtrèrent d’entre les dents de la femme insecte : au nord se trouvait un poste du Shoraizen que Kumo avait semble t-il repéré, mais le plus important, Sabakyô Seito était mort.. de sa main. Oui il était bel et bien mort, c’était donc pour cette raison que la tatouage sur le bras du serpent ainsi que sa bague avaient disparus. La vérité éclatait enfin. Mais elle l’avait tué ?

Elle fit ensuite un discours sur le Shoraizen. A quoi cela servait-il ? Comme si elle essayait de convaincre ses interlocuteurs de la culpabilité des chefs mais de l’innocence des membres. Puis au fur et à mesure de son discours, les choses devinrent limpides : elle voulait empêcher Kumo d’effectuer un génocide sur le Shoraizen tout en sauvant ceux qui pouvaient l’être. Encore une preuve que Konoha porte bien la réputation des Bisounours. Mais soit, le serpent n’irait pas à l’encontre des ordres, car il n’en savait pas assez pour être objectif dans cette histoire, et que les membres du Shoraizen meurent ou non, cela ne l’intéressait guère. Pour une fois, il allait certainement faire comme Satochi, se plier aux ordres, tout simplement. Kuma et Natsuki semblaient d’accord avec le fait de ne pas commettre un génocide. Konoha allait donc se battre contre Kumo pour sauver les membres du Shoraizen de la mort. Si ce n’est pas triste ça..

*************

Qu’importe, ce qui arrivait ensuite n’en fut que plus intéressant.. et grotesque. Ils rencontrèrent donc une unité de Kumo. N’écoutant que son instinct et connaissant les dégâts que la haine peut provoquer, Pô décida tout simplement de s‘enfoncer dans le sol. La rencontre des deux équipes commença donc dans la douleur, la douleur verbale. Aburame Miko, Seki Zennosuke, Seki Hasaki, Nara Natsuki et Satochi Rakuzan se firent la guerre, chacun démontant les dires des autres, dans une joute aussi vaine qu’immature. Mais le serpent devait l’admettre, la balle n’était clairement pas dans le camp de Kumo. Il y avait faute. Un manque de respect monumental, autant de la part du Raikage qui ne cachait pas son sarcasme insultant que de la part de son compère qui insultait clairement le Rokudaime ainsi que le reste des forces de Konoha. Quel manque de diplomatie monsieur le méchant.. Kumo ne serait pas fier de vous.. Si tout cela ne se calmait pas rapidement, ça terminerait forcément dans le sang, la sueur et les larmes. Intelligemment, Natsuki semblait vouloir apaiser les choses alors que le Rakuzan, bien qu’ayant raison, ranimait lentement une flamme déjà vive. Beaucoup d’autres personnes étaient présentes dans cette équipe, et c’était normal pour la protection du Raikage.

Quant à lui, le Sans-Visage ne désirait guère intervenir dans cette joute, car il était peut-être bon politicien, mais il n’était pas bon diplomate. Mais plus il l’écoutait parler, plus il se rendait compte de la maturité du Rakuzan, ainsi que sa capacité de juger des informations transmises. Lorsque Kumo se plaignait de l’inaction de Konoha, celle-ci avait agit en secret pour infiltrer le Shoraizen de l’intérieur, le faisant imploser, dans l’ignorance totale de Kumo et du reste du monde alors que Kumo eux, n’avaient strictement rien fait. Et Satochi ne savait pas si bien dire, car Konoha avait infiltré le Shoraizen non pas une, mais deux fois avec lui, mais ça, il n’y avait que le Rokudaime qui était au courant. C’était peut-être même la raison pour laquelle il avait inclus le Sans-Visage dans l’équipe présente.

Mais le Sans-Visage semblait inquiet, était-ce donc là l’héritage que lui : Ishidate Masamune, Nidaime Raikage avait laissé aux Kumojins ? Un Raikage sarcastique et un politicien immature ? De biens tristes jours où il avait œuvré pour la paix, l’entente avec Kiri, l’alliance avec Konoha et la pseudo-réconciliation des Kadoria et des Bakushô. Tout s’était transformé en un tas de cendre laissant dans sa bouche un goût amère et une sensation pâteuse. Mais soit, l’heure n’était pas aux révélations, et Kumo n’était certainement pas prêt d’apprendre le véritable être qui se cachait derrière le Nidaime. L’heure était à une négociation qui tournait mal. Caché sous le sol, dissimulant son chakra, le Sans-Visage attendait..


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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Sam 2 Mai 2015 - 1:34

Depuis sa récente promotion, Kisen avait vu les évènements s’accéléraient pour lui. Il savait qu’un jour allait venir où il devrait avoir des responsabilités et il était content que ce jour soit enfin arrivé, mais il trouvait que cela allait un peu vite. Il n’avait plus aucun temps libre entre ses préoccupations et son entraînement intensif au Taijutsu pour enfin réussir à le maitriser. Il savait également que sa nouvelle place allait lui demander de risquer sa vie plus souvent, mais ce qu’il ne savait pas, c’était qu’il allait faire partie d’un commando d’élite dirigé par le Kage en personne pour une mission d’une importance capitale. Il fut choisi par le Kage car il était le bras droit de Sho et que ce dernier n’était pas au village depuis un moment.

Le commando partit pour des raisons évidentes de nuit. Le voyage fut long, ils traversèrent ainsi le pays de la foudre puis le pays du givre, que Kisen connaissait depuis peu. Ils n’eurent pas le temps de visiter, malgré une vitesse de voyage assez réduite. Le groupe ne fut pas très chaleureux lors du voyage, chacun connaissant pertinemment la possibilité qu’une très grande difficulté pouvait les attendre à Yu no Kuni. Les visages étaient crispés mais la troupe était composée de puissants ninjas qui étaient tous motivés par cette mission. Kisen comprit assez vite en observant ses camarades qu’il n’avait pas le même niveau que le reste du groupe, mais il était porté par l’honneur d’effectuer cette mission.

Pendant tout le voyage ainsi qu’arrivé à destination, Kisen se contenta de suivre le groupe. Il ne possédait aucun talent particulier qui pouvait se montrer utile dans cette situation. Il observait le comportement des autres, essayant d’apprendre, sur le tas, de leur expérience. Plus la situation avançait, plus il ressentait chez les autres, le stress de l’inconnu qui les attendait. Kisen n’était pas stressé, il était impatient. Il voulait savoir comment cela allait se terminer, peu importe les conséquences. Il ressentait un sentiment qu’il appréciait tant, entre l’excitation du combat et l’angoisse de la mort. Lorsque les membres de Konoha commencèrent à arriver pour dissuader le Raikage d’agir, Kisen savait que la situation était très tendue et qu’elle pouvait évoluer en combat à chaque instant. Il savait également qu’il n’avait pas la puissance nécessaire pour influencer significativement le destin du combat, mais l’idée de combattre des adversaires suffisamment puissants pour tenir tête au Kage et à ses troupes d’élite l’excitait au plus haut point.

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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Lun 4 Mai 2015 - 18:52


    Toujours aussi peu diplomate Conseiller Seki. Regrettable après maintenant plus d’une année d’exercice… Peut-être devriez-vous plutôt vous concentrer sur la maîtrise de votre chakra, celui-ci semble s’échapper tout autour de vous, à moins que vous n’espériez nous intimider avec ce petit tour de passe-passe.


Intimant à Satochi l’ordre de se taire d’une main levée, elle n’était plus d’humeur si badine que ça, les échanges verbaux l’ayant légèrement agacé. La virulence et l’assurance des Kumojins se révélaient bien plus prononcées que ce à quoi elle s’était attendue. Kuma, son ours, Natsuki, Satochi tous l’avaient suivi sauf le moins bavard du groupe. Pô hein … S’il s’était camouflé, le retrouver lui couterait plus d’énergie que nécessaire. Plusieurs avis avaient été échangés et il lui semblait clair que Kumo s’enfonçait dans sa faute, autant politique que diplomatique et ce même si Satochi avait ravivé la flamme… Toute cette histoire était donc à cause de ce gamin ? Pas étonnant qu’on l’envoie. Qu’il la tutoie passe à la rigueur mais pour avoir amorcé une situation si … délicate … il commençait à lui courir sérieusement sur le haricot.

Zennosuke ne laissant pas à Hasaki le temps de répondre, Miko ne put qu’approuver cette fois son initiative. Un bon raisonnement enfin. Chacun souhaitait visiblement voir les choses se calmer.

    Une proposition raisonnable que j’accepte avec plaisir. Mais laissez-moi finir de clarifier la situation ici.


Petit signe de tête à l’adresse de Zennosuke, elle se tourna vers les Konohajins et Kumojins devant elle.

    Il s’agit bel et bien de trouver un terrain d’accord pour cette histoire de Shoraizen. De diplomatie. En aucun cas Konoha n’a été envoyé pour se faire insulter ou rabaisser par Kumo qui autrefois n’était pas mécontent des avantages que notre alliance lui apportait. Vous avez parlé librement mais sachez que dorénavant toute médisance aura ses conséquences.


Qu’ils la comprennent bien. Si Hasaki l’ouvrait à nouveau et continuait à se rebiffer en se disant représentant de son village, ils étaient en droit de lui faire ravaler ses propos. Il était regrettable d’en arriver à de telles menaces mais il était temps que Konoha arrête de se faire passer pour un village de shinobis faibles de corps et d’esprit. Des Kumojins se sentaient supérieurs car jusqu’à maintenant le Rokudaime avait voulu la paix ? Qu’ils assument leurs paroles au lieu de se réfugier derrière l’envie de paix et d’entente d’On’. Oh il n’aimerait probablement pas ça quand il l’apprendrait mais de temps en temps il fallait bien distribuer quelques taloches afin de se faire respecter. Le respect par la crainte … triste d’en arriver là.

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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mar 5 Mai 2015 - 22:52

J'observais, j'écoutais... C'était une bonne chose au lieu de se mêler directement à cette attroupement. J'étais même resté à l'écart, mais je constatais une chose... Une personne créait un déséquilibre, une âme noir que j'avais du mal à supporter et je pouvais le ressentir aussi à travers Kuroi qui devenait de plus en plus nerveux. Dans tout les cas, il y avait une forte tension et il fallait que cela cesse, d'une manière ou d'une autre. Mais je restais là dans mon coin... Je signalais simplement à Kuroi de se secouer, comme si il avait besoin d'expulser des puces... ce qu'il faisait sans broncher, mais il ne s'agissait nullement de puces, mais des graines qui s'éparpillaient sur tout le sol. Un geste anodin, qui ne déployait aucun chakra, des bêtes graines qui pourraient m'être utile.

Je me rapprochais un peu plus de la troupe, continuant d'écouter sans rien dire, gardant mon calme habituel en observant, ma grandeur me permettait de regarder ces hommes, mais en particulier un... Il avait l'éloquence d'un traître, prêt à tout pour obtenir ce qu'il voulait et même passer par dessus son Kage, ce qui n'était en rien respectable, mais simplement puéril...La majorité des hommes n'avaient que des défauts, comme l'arrogance et le fait de se croire tout puissant... alors que eux comme moi, nous ne sommes rien, juste des parasites, des passagers sur Mère qu'elle pourrait balayer d'un simple éternuement, elle avait hélas trop bon cœur et c’est pour ça qu'elle m'avait choisit, un homme ayant moins d'état d'âme, car ce n'était pas mes enfants, comme pour elle.

Pourtant, cela prenait une autre tournure et je décidais de me mettre face à face de cette homme. Le fixant sans marque d'agressivité, mais il en était pas de même pour Kuroi qui commencer à devenir de plus en plus agressif, prêt à bondir à la moindre occasion. Je 'appuyais alors sur lui, comme pour le contenir un peu. Après tout, je ne pensais qu'à une chose, rétablir l'équilibre encore et toujours et nous en avions les moyens même si je me devais d'assumer mes actes...Je faisais alors un simple geste et une fleur venait à se créer au pied de cette homme... une fleur du destin, un destin qui était tout tracé...

« Il serait bon pour vous, Kumojin de redescendre à peu dans votre arrogance. Je n'apprécie pas particulièrement ce genre de propos, surtout venant d'un être aussi insignifiant... Vous avez peut être des responsabilités au sein de votre Pays, de votre communauté, de vos hommes. Mais cela n'en reste pas moi qu'une chose totalement futile qu'on oubliera au fil du temps quand ces hommes auront trouver quelqu'un de bien mieux à mettre à votre place... Le besoin de changement...à ce qu'il parait. »

Kuroi se redressait alors pour me dépasser d'une bonne tête face à notre cher interlocuteur arrogant.

« Vous comptez continuer sur ce ton où alors nous passons à quelque chose qui pourrait vous faire regretter vos piètres paroles ? »

Une menace ? En effet, la moindre pique et il allait comprendre qu'on ne se moque pas de Konoha de la sorte.

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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Jeu 7 Mai 2015 - 11:24

Quelque chose avait raté dans les négociations à l'amiable espérées, quelques choses qui ratait toujours lorsque deux idées s'opposaient chez les shinobis. Quelque chose qui conduisait quasiment tout le temps ces races de guerriers à conclure leurs argumentaires par des discours animés et surtout très poignants. Le langage des signes, il n'y avait que ça de vrai. A croire que posséder du pouvoir donnait davantage envie de l'imposer aux autres lorsque l'on n'était pas d'accord avec son prochain. Sur ce point, la vie des paysans devait être bien plus calme...

Enfin, la situation n'en était pas encore à dégénérer : la tension montait seulement en flèche à grand renfort de piques, de dénigrations, et d'idées reçues. De cela, pour donner et recevoir, il y avait du monde. Surtout le plaisir de donner en fait. Et le passé avait la dent dure, à en juger la fréquence à laquelle il revenait sans cesse sur le tapis. D'abord le Raïkage, dont il était tentant d'arracher le sourire suffisant de son visage, puis Natsuki, qui avait rebondit sur la perche pour frapper un coup, mais avec l'espoir de recentrer la conversation. Avait suivit le monstre de foire, qualifié par lui-même de fidèle toutou à son Kage, qui ralluma une belle flamme en se servant des quelques mots du Nara tatoué comme combustible, et qui prouva que comme chacun ici il ne connaissait pas tous les tenants et aboutissants de l'affaire. C'était dommage. Il avait conclu sur un bon raisonnement, mais le cheminement rendait la pilule difficile à passer : mépris dans le regard, attaques blessantes sans intérêt, et surtout le même péché que presque tous, sentiment de supériorité et de plein droit dans ses propos offensants. Il n'en avait pas fallu davantage à Satochi pour s'engouffrer dans la brèche et mettre les points sur les I. Difficile de lui donner tort, Kumo se montrait très discourtois envers Konoha, mais cela n'arrangeait rien.

En un sens, son étudiant rappelait à Natsuki combien il était hypocryte en venant ici. Comme l'avait si bien dit Darkasaki, le Genei Ryodan et les Serviteurs n'étaient pas si différents des actuels déserteurs venu au Shoraizen. Et il se souvenait très bien avoir massacré les premiers sans vraiment faire preuve de retenu, et s'être contenté d'un '' Non, je ne reviendrai pas '' de la part des secondes pour en faire de même. Alors oui, prétendre vouloir sauver ceux qui pouvaient l'être, c'était faire clairement preuve d'une hypocrisie sans nom en comparaison des autres déserteurs.

Certains membres du groupes restèrent plus sages que d'autres. C'était le cas de Pô notamment, porté disparut depuis leur apparition dans la petite réunion kumojin, et du métisse muet pour le camp d'en face. Des bouches closes, certes, mais pas assez pour empêcher un climat tendu de se développer. Chacun s'en rendit bien vite compte, et c'est pourquoi Zennosuke opta pour une idée de génie : laisser les deux leader des groupes s'arranger entre eux à part, sans interférence, pendant que les gardes du corps attendaient en arrière. Sur le papier, c'était un plan judicieux pour arriver à une conclusion rapidement, quelle qu'elle soit. En pratique par contre, cela revenait à avoir un jeune couple qui décide soudainement de s'envoyer en l'air dans la chambre d'à côté après avoir mit du lait sur le feu. Du lait qui frôlait déjà l’ébullition...

C'était juste des mots, jamais que des mots, mais les mots étaient des pistolets chargés, capable de toucher non pas seulement la fierté d'un homme, mais de blesser celle d'un peuple. C'était mal de condamner une nation pour les actions d'une poignée, mais c'était ce qui arrivait lorsque l'on se présentait comme les représentants de celle-ci. Il y avait les avantages, à condition d'en accepter les conséquences.

Natsuki s'efforçait de rester calme et détachée, ayant apprit depuis longtemps que l'usage de la force n'était qu'un argument pour celui qui n'en avait aucun, un argument dont le poids variait constamment. A quoi cela rimait de se battre avec Kumo ici pour le Shoraizen, de toute façon ?

C'était l'avis de son esprit en tout cas. Son corps lui, dont les envies de violences meurtrières le brûlaient sous la peau, attendait une toute autre conclusion. Et la faille dans sa volonté, celle qu'avaient ouverte le Raikage et son Conseiller en prenant de très haut le Village de la Feuille, était une brèche idéale pour s'engouffrer et faire pencher la balance. Mais pas encore. Natsuki avait fait du chemin depuis la rupture de ses sceaux, il ne se laisserait pas déborder si facilement par ses pulsions morbides. Il n'était plus l'esclave de sa malédiction, seulement un piètre serviteur...

D'autres que Miko ou lui cependant ne semblaient pas aussi conciliants pour en laisser se tirer des paroles cruelles avec un simple avertissement ou une ignorance feinte. En témoigna Kuma, qui s'avança en direction des Kumojins restant pour s'expliquer avec Hasaki. Ç’aurait été mentir que d'affirmer qu'il était le seul à penser ses dires. Et même si Natsuki n'avait plus rien ajouté depuis sa participation, il n'en pensait pas moins : tout ce qui avait dit par Kumo était retenu, et jouerait en leur défaveur un jour ou l'autre avec Konoha. L'inverse se valait aussi, bien évidemment.

Kuroi se dressa sur ses pattes arrières, rappelant combien le peuple des ursidés était grand. Une menace on ne peut plus explicite. La lumière s'éteignit dans les yeux de Natsuki, comme une bougie soufflée, et son visage se figea dans une expression de marbre. Imperceptiblement, ses genoux se fléchirent dans les manches de son pantalon, prêt à réagir au quart de tour, et ses bras croisés tombèrent le long de son corps. Son regard vide de vie balaya les protagonistes environnants, Kumojin comme Konohajin, à la recherche du premier qui osera appuyer sur le gros bouton rouge, et déclencher les hostilités ouvertes. Que ce soit à droite ou à gauche, une direction allait être prise dans les secondes à venir.

Le Nara tatoué se tint prêt à froncer droit dans le mur.


Dernière édition par Nara Natsuki le Sam 9 Mai 2015 - 21:29, édité 2 fois (Raison : Fautes d'orthographes à tuer ( survivantes possible ))
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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Ven 8 Mai 2015 - 17:26


L’homme de glace restait figé en face des shinobis de Konoha tel un imposant mur sans nullement être intimidé ni par leur nombre, ni par leur soi-disant force respective. Je restais le chef du Satoru, que ce soit pour mon impartialité ou pour ma franchise ou bien encore pour le désire de protéger l’intérêt supérieur de Kumo et son Kage. Pour le moment, je me contentais de répondre à Aburame Miko qui m’avait adressée la parole après mon intervention orale en direction des shinobis de Konoha.

    Sachez que si je désirais intimider quelqu’un, ce serait des ennemis de Kumo, ce qui n’est pas le cas en ce lieu, j’imagine, Aburame Miko.


Une fois fait, je regardais l’homme ou plutôt la bête sur le dos d’une autre bête qui se dressait sur ses pattes afin d’augmenter le côté imposant du duo. Ressemblant au clan Inuzuka mais bien différent d’eux, je restais interloqué par leur état et leur désir. Le physique de l’humanoïde était le plus interrogateur et je décidais donc de me lancer sur des questions et sur une certaine honnêteté que je ne lâcherais pas, quitte à en payer le prix.

    Qu’êtes-vous donc ? Sujet d’expérience ou bien désir personnel de changement ? Sur ce point, nous nous ressemblons, tout deux plus proche d’une bête, que d’un être humain, pour ma part, ce n’était pas volontaire. C’est pourquoi il serait fâcheux de rentrer en conflit ici-même alors que nos deux représentants respectifs sont partis régler quelques détails.


Je comprenais que mes paroles avaient infectés les shinobis présents et je décidais de me repasser mes propres paroles dans la tête en me mettant à leur place. C’est pourquoi je décidais, comme tout homme consciencieux et mature, d’ajouter une précision sur mes paroles précédentes sans pour autant me mettre à genoux ou montrer un quelconque signe de soumission face à ces personnes.

    Sachez que je n’ai rien des sentiments qu’un humain normal posséderait, donc je parle énormément avec ce que l’on pourrait décrire comme la franchise et l’honnêteté. Des fois, il s’avère que mes interlocuteurs n’apprécient pas. Cependant, dans un village ninja où la trahison est presque un quotidien, c’est un très grand avantage pour quelqu’un dirigeant un clan. Je ne trouverais aucun intérêt de vous offenser, donc je désire m’excuser si cela a été le cas. Je suis conscient que Konoha a été pour Kumo de nombreuses fois d’une grande aide, Nara Natsuki était également présent ce fameux jour et j’ai notamment pu rencontrer votre Hokage lors du pacte d’alliance renouvelé entre lui-même et Monjara Otenba.


Une fois mes paroles mises au clairs, le reste dépendrait cependant du bon vouloir de ces shinobis de Konoha, qui pourraient tout de même engager un conflit avec ma personne. Je me devais toutefois de mettre au clair les conséquences d’une telle imprudence, d’une telle immaturité. Je restais comme depuis le début de notre rencontre, que ce soit par le timbre de voix, le regard noirâtre ou bien les traits du visage impassible à chaque action, paroles de chaque personnes en ce lieu.

    Si toutefois nous devrions échanger de façon plus physique, sachez que je répondrais avec toute la force que je possède. Si je suis à l’heure actuelle officiellement considéré comme le second du Raikage, vous avez pu le remarquer, ce n’est aucunement grâce à mes paroles, shinobis de Konoha. Cependant, retenez bien que je n’agirais qu’en terme de légitime défense, histoire que la faute ne soit pas mise sur le dos de Kumo mais qu’au vu de mon poste actuel, ce serait purement et simplement un acte d’offense directe envers Kumo.


Une déclaration de guerre, en soit. Sauf que je ne m’aventurais pas à citer ces quelques mots supplémentaires, au cas où ces hommes prendraient mes paroles comme une énième provocation qui ne le serait toujours pas. Je n’avais aucun intérêt, aucun désir particulier à affronter qui que ce soit présent en ce jour, donc si ils désiraient lever la main sur ma personne, je pourrais retenir les Kumojins d’entrer dans le conflit et une fois notre Raikage revenue, j’aurais mis en avant un conflit tout à fait personnel. Sauf que ce serait ce que mon ancien moi aurait fait, comme faire des courbettes et agir avec politesse forcée depuis le début de la conversation. Je n’étais plus cet homme désormais et le moindre agissement des shinobis de Konoha à l’encontre d’un membre de Kumo serait fatale et définitif pour l’avenir de notre alliance, quels que soient les mots employés par les uns ou par les autres. Les seuls coupables seront ceux qui auront agis avec fougue et immaturité volontaire.
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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Sam 9 Mai 2015 - 11:34

Si j'avais oublié une chose, c'est que le protocole a Tetsu est des plus lourd est important. Quel est le rapport ? C'est que cela m'a mit grandement en retard à cause de la situation dans laquelle je me trouvais au moment de recevoir le courrier de mon Kage. Elle est bien belle la cheffe d'unité qui va arriver à la bourre parce qu’elle est trop occupée à dire poliment et a grand renfort de courbette à un chef de famille samouraï. Tant que je suis en ce pays, je dois me plier à ses règles et ses manières et c'est peut-être trop conscient de cela que je me mets dans la situation présente. Enfin soit, au vu de la lettre, je passe chez moi enfiler un uniforme de mon unité et je la bourre de parchemins remplis de matériel divers plus ou moins en urgence. Bien que mon bandeau de Kumo soit des plus visible, j'ai aussi et surtout les couleurs et l'emblème du Sasoriza, soit : Le noir, le rouge et l'or. Néanmoins, alors que j'avance au plus vite que je le peux vers le point de rendez-vous qu'il m'est permis de le faire.

J'arrive finalement à les rejoindre... Je ne sais pas s'il avait prévu mon retard ou si j'ai été bien moins lente que je le pensais, mais je les rejoins finalement avec dans mon dos ma fidèle lame Shirai Kozaru qui est toujours trop grande pour moi et qui malgré mon masque doit immédiatement me faire reconnaitre à ceux qui me connaissent assez. Je retire d'ailleurs celui-ci pour saluer notre Kage et sa suite puis le remets. L'avantage de cette tenue large, ainsi que des bandages et des rembourrages qui masque au mieux mes formes féminines et simule une certaine androgynie ainsi que de se masque au visage de démon, c'est qu'il est assez difficile de m'identifier sans reconnaitre ma lame. Il est même dur de dire que je suis une adolescente avec ma coiffure des plus mixte et peut-être plus masculine qui va avec mon ensemble.

"J'espère ne pas vous avoir fait trop patienter."

Bien que le respect transparaisse sans problème dans ma voix, j'évite de m'épancher ou de trop parler pour une fois. Je suis consciente que le temps est un luxe que l'on ne peut se permettre. Ainsi une fois de nouveau dans mon rôle de semi-anonyme je les suis et reste silencieuse. Laissant les choses se faire et restant vigilante comme le serait une simple garde du corps. D'ailleurs, j'imagine qu'a la vu de mon style d'accoutrement, de ma lame et de ma posture une personne peu expérimentée pourrait plus croire à un simple mercenaire ou garde du corps sans plus et c'est le but. Le cercle est formé, n'étant pas formée à l'art de dégainer rapidement, je sors mon imposante lame qui dans son fourreau me dépasse au bas mot d'une tête et la tiens avec une garde haute.

Je ne quitte pas le cercle, je laisse toutefois mon oreille trainer quand différentes personnes font leurs apparitions les une derrière les autres. Décidément, je ne sais pas ce qui se passe, mais manquer de discrétion au point d'avoir une telle convergence est presque drôle. Enfin, la logique veut qu'ils soient tous membres d'un même groupe. Je suis rassurée de voir que la diplomatie semble de mise, pour des ninjas on, enfin ils parlent beaucoup quand même. Enfin, je préfère largement ça qu'à des effusions de sang sans le moindre sens et sans essayer d'éviter un incident par un processus de paix passant par la voie orale.

Le silence, toujours le silence pour ma part. Néanmoins, je rejoins silencieusement l'avis de la personne que je ne connais pas puis de Miko que je reconnais sur un point. Hasaki sérieusement c'est comme ça que tu comptes écarter un conflit ? Si tu as eu ce genre de manière la première fois il y a un an, je ne m'étonne pas que cela a dégénéré et qu'ils ont répondu de manière agressive en face. À cette allure je vais finir par penser que du haut de mes quinze pauvres années d'existences j'ai plus de retenue, de tact et de manière que toi mon grand... Enfin, les deux têtes pensantes vont ailleurs pour discuter calmement à l'abri des curieux et on se retrouve en situation où un combat pourrait éclater à tous moment. Honnêtement, je suis certainement une de ceux qui vont tomber le plus vite en cas de conflit, la raison ? Je manque cruellement d'une chose capitale, l'expérience... J'attends alors, en espérant ce qu'il a appelé franchise qui rime trop à mon goût avec la bêtise, ne dérape pas dans une rixe sanglante dont je ne me relèverai peut-être pas.

Mais les faits sont là, je suis une kunoichi, si le métal doit parler alors ça sera le cas et je me tiens prête sous ces apparences d'hommes à perdre jusqu'à mon dernier souffle si c'est nécessaire. Enfin, même si cela vient de bouffonades... Je suis une shinobi de Kumo, je suis un outil je suis... Sacrifiable.

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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Sam 9 Mai 2015 - 13:55


Les tensions étaient palpables entre Konohajins et Kumojins. Le Conseiller de Kumo Hasaki ne savait pas mesurer ses paroles et employer des mots dépassant de loin les frontières du respect pourtant mises en vigueur lors d'une rencontre entre deux partis opposés sur certain point désirant trouver un terrain d'entente. Cela faisait peine à voir et aucun konohajin ici n'avait apprécié ces paroles, tous avaient rétorqué à l'exception de Pô qui les avait quitté dès le départ pour se tenir à l'écart du conflit et avoir un regard reculé par rapport à la situation qui à ce rythme allait surement dégénérer.

Miko répondit à son tour, l'apparition de trop ? Le combat allait-il éclater ? Hasaki répondit. L'envie de répondre démangeât le Rakuzan, mais alors qu'il allait à nouveau exprimer le fond de sa pensée, il fut stoppé par l'Aburame qui d'un levé de main lui demanda d'arrêter. Chacun devait mettre de l'eau dans son vin et Sato' le premier, c'était essentiel ici. D'autant plus que les deux chefs d'escouade avaient pris la décision de se mettre à l'écart pour discuter de la suite des évènements en leur absence, la situation devait s'aplanir. Mais Kuma semblait ne pas être du même avis puisqu'un nouvel échange musclé fait de pique et de provocation éclata entre les deux hommes et Kuroi imposa sa haute taille au reste du groupe. Plutôt costaud, l'ours à côté les chiens des Inuzuka paressaient frêle. Un atout de taille. La question était "Est ce que Kumo allait franchir le pas et décider d'attaquer ? ", il était trop tôt pour le dire. Une chose était pourtant claire, la Feuille ne devait pas être les premiers attaquants. Même si les paroles d'Hasaki accordé aux raisons qui avaient poussé Kumo à vouloir tuer Sabakyô Seitô auraient suffit à Konoha pour déclencher un bain de sang fatal à la Foudre.

Mais le conseiller s'excusa. Excuse sincère ? Impossible à savoir, mais Konoha ne lâchait pas pour autant sa vigilance puisque Natsuki lui-même décida de se mettre en garde prêt à agir en conséquence aux moindres faux pas Kumojin.
Le Rakuzan lui était plus retiré. Il n'avait pas hésité à répondre, mais se battre pour si peu n'étaient pas dans ses optiques et absolument contraire aux idées véhiculées par ses projets. Regardant avec plus d'instances ce qu'il se passait à l'arrière de Seki. Il se rappela de la présence de Kisen et remarqua la présence d'une très jeune fille, s'ils étaient ici, c'est que leurs forces leur avaient permis de se faire repérer par leur Raikage. Mais ici leurs vies étaient en danger. Pour rien. Ils étaient jeunes et sans doute totalement dévoués aux ordres de leur Ombre. Mais leur présence ici était inutile et dépourvue de bons sens. Telle était la vision des choses du Rakuzan qui allait alors essayer de calmer le jeu.


SoundTrack :p:
 

Il commença par Natsuki à qui il déposa sa main sur l'épaule comme ce dernier le faisait si bien et il chercha à croiser son regard vide de tout sentiments. Secouant négativement la tête aucun mot ne sortirent, mais son visage traduisait parfaitement l'idée qu'il voulait transmettre. Pas ici, pas maintenant, pas dans des conditions et pour des raisons pareilles. Il s'adressa alors à l'homme mauve.

- Kuma, j'imagine que Kuroi n'obéit qu'à toi, mais est-ce que tu penses qu'en lui promettant une bonne viande une fois de retour au village pourrait le calmer un peu ? S'il te plaît.

Il ne restait plus qu'Hasaki, qui avait profiter de la situation pour rappeler sa haute position au sein de Kumo avant de monologuer sur la façon dont il se défendrait en cas d'attaque. Il se cachait derrière des principes. La peur sans doute et essayait par tous les moyens qui lui étaient offert de faire pencher la balance du côté de Kumo et tenir la Feuille pour unique responsable si le combat venait à éclater. Assumer ses paroles était aussi une preuve de force, les masquer, un acte de faiblesse.

- Sachez que je n'ai pour ma part absolument rien remarquée. J'imaginais un Second posé et réfléchi, or même si vous êtes excusé précédemment, vos paroles ont malgré tout dépassé les limites du raisonnable. Nous nous fichons pas mal de votre force, nous sommes ici pour éviter que des vies "innocentes" soient arrachées. Il en va de même pour vous et nous termina-t-il en désignant de la tête la jeune fille et Kisen. Je n'ai pas tué Samidare Teichiro et je n'ai pas fait le serment d'éviter qu'un maximum de vie soit détruit pour qu'un allié vienne briser mon œuvre ensuite.

Il marqua une pause. Ces derniers mots seraient adressés à toutes les personnes présentes susceptibles d'entendre sa voix.

- Les temps changent et nous devons changer nous aussi. Si par le passé, nous nous montrions impitoyables qu'est-ce qui nous empêche de changer et de nous accorder pour faire le bien plutôt que le mal ? Nous sommes tous pareil, nous recherchons les mêmes choses. Paix, prospérité. Mais ça ne s'obtient pas comme ça. Et ce n'est pas en se tenant ici prêt à s'étriper comme des sauvages que la paix viendra à nous. Non... On créera simplement un nouveau cycle de vengeance. Si par le passé, nous tuons à la première occasion, pourquoi ne pas accepter d'accorder de nouvelles chances à ceux qui ne sont plus irrécupérables ? Si nous décidions si aisément de retirer la vie à qui bon nous semblait pourquoi ne pas accorder la vie avec autant de facilité ?

Que celui qui avait la réponse, la prononce, le monde bougeait et sa population ne pouvait se permettre de perdurer dans des principes appartenant au passé. Mais ce récit n'appartenait qu'à ceux désirant vivre en paix. Ceux plaçant la prospérité des leurs avant la gloire. Un principe qui aux yeux du Rakuzan faisait cruellement défaut à Kumo quand on voyait à la vitesse il avait poignardé un allié dans le dos se servant de ses informations pour leurs propres intérêts sans même le prévenir.
Lui Hokage. L'alliance unissant Kumo à Konoha aurait été rompue sur cette ultime trahison et la purification des rangs de Kumo aurait été menée pour ne laisser que ceux désirant une paix véritable et mondiale. Envoyant les gêneurs foutres le bordel d'en l'au-delà...


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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mar 12 Mai 2015 - 12:37


    Juste.


Revenant avec le Raikage du sous-bois où ils étaient partis, l’Aburame approuva le discours quelque peu enfantin et flamboyant de la jeune pousse. Toujours aussi idéaliste dans ses propos. Se retenant un petit sourire en souvenir de leur mission de concert, Miko avait évalué la situation. Ils étaient revenus en pleine querelle apparemment. Elle avait vu Hasaki parler et au vu des visages et de la posture de chacun, ce qu’il avait dit n’était pas très bien passé. Pourtant il semblait moins provocateur qu’à leur arrivée. Bah ce n’était plus son problème, le désaccord avait été réglé sans qu’une guerre n’ait été déclenchée. Plus besoin d’en venir aux mains.

    Kumo a décidé de se retirer et de laisser Konoha gérer seul le soucis du Shoraizen. Il semblerait que nous ayons obtenu ce que nous voulions. Satochi allons-y, je t’expliquerai la suite sur le chemin. Natsuki, Kuma … Vous nous rejoindrez en cours de route.


Indiquant d’un signe de tête l’avant-poste et donc le prisonnier de Kumo au Nara et à l’homme-ours afin qu’ils s’occupent du problème car se doutant que du coup Kumo ne le ferait pas, Miko les laissa choisir. Laisser vivre la poignée de shinobis qui gardaient l’endroit et les arrêter ou les tuer et réduire ce groupe au silence. Après tout, c’était des soldats pour être ici. Et elle ne se battait pas pour les soldats. Si les deux voulaient passer la frustration de leur rencontre, c’était maintenant. Donnant le signal de départ, elle partit avec Satochi, laissant Pô faire son choix. S’il restait avec les deux, non trois avec Kuroi, ils seraient en mesure de la retrouver plus facilement vu qu’il possédait visiblement des talents de senseur.

* * * * *

    Satochi j’aimerais que tu ailles à la rencontre des troupes Konohajins envoyées par l’Hokage pour encadrer l’escorte de ceux qui se rendront et réduire au silence les autres.


Hésitant à sortir une cigarette elle se ravisa.

    Visiblement Kumo se retire de l’équation pour cette dernière partie malgré le fait qu’ils auraient pu être utiles. Je soupçonne le Raikage préférer laisser Konoha se démerder seul, prouvons lui qu’avec ou sans lui et ses troupes le résultat sera le même. Veille à informer de la décision de Kumo et guide les jusqu’à l’entrée de la base.


Pourquoi lui ? Elle ne le pensait pas assez mûr pour faire ce qui devait être fait avec les shinobis de l’avant-poste, et malgré son idéalisme, son tempérament pouvait poser problème. Mais si la gloire était tout ce qui l’intéressait, il pourrait briller bien assez tôt en aidant à la destruction de la base et des occupants récalcitrants et agressifs.

    Tu attendras à l’extérieur de la base principale avec le reste des troupes, à voir comment se dérouleront les négociations entre temps, écoute tes supérieurs cette fois et pas de coup de sang.


Satochi ayant été informé de la localisation exacte de la base, elle se sépara de lui, se retrouvant seule le temps que les autres la rejoignent. Elle avait fait un virage pour déposer Satochi dans la bonne direction, nul doute qu’elle rejoindrait le reste de la petite troupe bien assez tôt pour entamer la partie dure de l’opération. Les négociations avec l’organisation. Revoir les visages qu’elle avait fréquenté pendant plusieurs mois avec cette lueur de mépris qu’ils n’hésiteraient pas à afficher… Mais elle leur devait des explications après tout. Et une autre fin que celle que leur avait destinée Seitô en les prenant sous sa cape.

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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni] Mar 12 Mai 2015 - 14:39

J’avais entendu les propos idéalistes du membre du clan Rakuzan. Ce gars-là avait vraiment la tête dans les nuages. À mes yeux, il me semblait être pareil à ce samouraï venu à mon bureau un jour. Takusanken. De véritables innocents. Il faut le dire comme tel. Des innocents qui refusaient d’ouvrir leurs yeux face à la réalité de ce monde égoïste, dur, cruel. Je ne fus pas surpris d’entendre L’Aburame, appuyer ses propos. J’avais, une fois de plus, la preuve par quatre du manque de vision de Konoha. Comment un régime militaire peut-il perdurer, si ses membres sont indisciplinés, si ceux-ci répondent à l’appel à la désertion du premier venu ? Comment peut-on bâtir quelque chose de stable avec des gens à la loyauté changeante ? Ces gens, ces konohajins me laissent perplexe. Sauver encore un homme qui se serait profondément repenti de lui-même, je peux le comprendre. Mais tenter d’aller récupérer des gens qui ont déjà pris leur décision en âme et conscience… Je ne sais pas… Konoha n’apprends pas de ses erreurs. Mais… peut-être que je les juge trop sévèrement ? peut-être qu’après tout, leurs lois militaires sont différentes des notres. Probablement que la désertion est excusable pour eux. Oui, ce devait être le cas. Tout comme devait être excusable, le fait de massacrer des innocents, de mettre en péril une alliance avec un grand pays ninja…

*Tout est relatif.*

Je terminais sur ce constat en me souvenant que dans toute cette affaire, paradoxalement, aux yeux des konohajins, Kumo était le seul coupable. Je ne sais pas comment ils raisonnent, mais ces hommes sont parvenus à cet exploit, cette tortuosité de l’esprit.

J’écoutais d’une oreille distraite l’Aburame qui livrait ses conclusions. J’avais retenu des leçons formidables de nos récents échanges; de cette négociation échouée –pour Kumo s’entend. Et l’une de ces leçons allait me conduire à garder le silence. À nouveau. On apprend de ses erreurs. Et en l’occurrence, j’apprenais à la vitesse grand V. Tout ce qui m’intéressait, c’était de quitter le coin.

« Shinobis, les plans ne se déroulent pas toujours comme prévus, j'en suis navré. Nous avons assez traîné ici. Konoha s'occupera d'eux. »

Je désignais de la tête l'endroit où se trouvait cet avant poste du Shoraizen. Pas besoin d'un discours plus long. Nul besoin de plus d'explications. Je repensais au Yondaime. Je comprends mieux pourquoi il en disait si peu. Au vu de mes derniers échanges avec Konoha, j'avais eu comme une révélation. Parler, au final, était tout bonnement inutile. S'époumoner à expliquer, à s'expliquer, n'était rien d'autre qu'une perte de temps. Surtout avec ceux qui n'essayent même pas ou qui ne sont pas en mesure de comprendre. Mes hommes comprendront un jour, tout comme je comprends de mieux en mieux Karasu Tsumei. Le temps apporte les réponses. Au final, comme le Yondaime, je suis le seul comptable des échecs de Kumo. En tant que Raikage !

Je posais mon regard sur Taiyo et son prisonnier.

« Amène le. Un séjour à Dee Saigo lui sera d’un plus grand bien. »

Puis m’adressant à tous mes hommes, j’ordonnais, en les regardant tour à tour :

« Dispersion. »

Tous s'étaient exécutés. Un regard vers la troupe konohajine. A peine plus d'une seconde, puis, je m'en allais à mon tour. Kumo était parti.



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Message(#) Sujet: Re: 1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni]

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1.1. Tout sauf une promenade de santé [Kumo-Konoha/Open Yu no Kuni]

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