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 Un vertige, un appel, une rechute... La voie à travers les montagnes

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Message(#) Sujet: Un vertige, un appel, une rechute... La voie à travers les montagnes Ven 8 Mai 2015 - 14:53

Il le savait depuis son repas à la lueur du feu, assez proche du fleuve pour en entendre le ruissellement depuis la clairière rocailleuse où il se trouvait et à la vue de la lisière du bois un peu à l'Ouest : demain, sa route ne serait faite que de passages escarpés sur les flans des montagnes. Les sommets se dessinaient sous la pleine lune, baignaient dans sa lumière et venaient narguer son cercle parfait de leurs pointes nombreuses et vertigineuses. Qui sait combien de temps Mikami aurait à grimper, la question survola son esprit alors qu'il mordait dans la chair du poisson grillé. Garni de baies et plantes aromatiques cueillies au passage. Simple et parfumé.

Nouvelle bouchée, ses dents glissaient par-dessus les arrêtes, du jus se déversa sous sa langue. Les chemins s'avéreraient sûrement périlleux, userait-il de son chakra et du kinobori pour assurer sa sûreté ? Il verrait selon la configuration des lieux, mais caresser de potentielles chutes avaient quelque chose d'excitant.

* * *

Une pierre deux fois grosse comme une main se déroba de sous son pied, lui offrant la coupure d'une inspiration pour retenir sa jambe de suivre la dégringolade de cette masse qui disparaissait en un infime point avant que son dernier choc ne retentisse en un bruit lointain comme la présence d'un monde souterrain et ignoré. Le shûkaijin ravala de l'air et souffla comme pour se rappeler que la mort peut très vite arriver. Puis il se remit à marcher, prudemment.

D'interminables murs de pierres l'entouraient. Depuis quelques minutes, il avançait dans l'ombre d'un immense couloir naturel aux dimensions démesurés. Le sol était hors de portée de ses yeux et semblait vouloir l'aspirer à chaque fois qu'il cherchait à l'entrevoir. Le plafond, d'un bleu uniforme, lui rappelait la minimalité de sa place dans l'univers tant ces monts à peine le surplombaient de loin...
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Message(#) Sujet: Re: Un vertige, un appel, une rechute... La voie à travers les montagnes Ven 8 Mai 2015 - 21:06

Le vent produisait un sifflement sourd et long, parfois lui faisait perdre l'équilibre. Mais il avait plus tendance à le repousser contre la paroi que de l'offrir à la chute. Les virages étaient dangereux. Il fallait fatalement se baisser, trouver une position qui donnait le moins de surface corporelle aux forces de la nature. Mais mise à part cette persistante mélodie, le silence régnait dans sa cathédrale.

Alors que l'étau sous ses pieds ne cessait de s'assombrir et de se resserrer, que la distance avec les immenses balcons à la lumière du soleil ne s'amenuisait pas, un entrebâillement se dessinait en face. Comme si le ciel fendait la roche en deux parties de plus en plus distinctes, lentement. Des vols de corbeaux ou de faucon semblaient le surveiller, mais depuis quelques minutes ils passaient aussi sous sa hauteur ; bien que ponctuels. Leurs battements d'ailes jouaient avec sa concentration, tantôt la lui enlevaient, tantôt la lui rappelaient alors que de multiples pensées l'envahissaient. Et l'ouverture laissait apparaître une nouvelle montagne, plus haute encore, et se trouvait sur son côté.

S'il y avait une chose de sûr, il montait. Jusque là il n'avait pas eu à escalader, continuer en s’agrippant au mur alors que la voie se dérober un temps ni de bondir au-dessus d'un vieil éboulement, d'un gouffre. Utilisation du chakra ? À zéro depuis bien des jours, peut-être plusieurs semaines. Vivre à nouveau une vie sans artifice avait quelques choses de libérateurs, même ô combien étant pratiques ces artifices et ô combien étant plus difficiles les obstacles à surmonter.

Mais quelques secondes étaient passées sans que Mikami n'avance. Sa posture était ferme, posté sur l'étroit balcon qui lui servait de chemin, parallèle au mur sans forcément le toucher. Son regard était porté sur l'entrebaîllement entre deux falaises, ouvert par son avancée. D'autres monts se dessinaient derrière. Le jeune homme les fixait d'un air dubitatif. Déjà vu déjà vu… C'était plus petit que dans ses souvenirs, mais il les avaient déjà vus. Cette façon de monter avant de redescendre à pic sur un autre mont surplombé par un dernier un peu à l'arrière lui rappelait effectivement des souvenirs. Pas de flash, de voix lointaine qui crie ou glisse quelques mots à l'oreille. Non, en fait ça venait des visions provoquées par le traitement à la Hoheinheim, un paysage qui revenait fréquemment. Ce qui signifiait… qu'il n'était pas loin de chez lui.
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Message(#) Sujet: Re: Un vertige, un appel, une rechute... La voie à travers les montagnes Dim 10 Mai 2015 - 1:49

Le nom du temple donné par cette étrange shinobi, Yume ? ...l'avait conduit dans une bibliothèque, dans un village civil. Puis dans ces montagnes. Et enfin il se savait proche du lieu qui avait été son berceau. Les doutes se transformaient en certitude. Quelques parts en aval de ces trois monts, caché par ces énormes murs de pierre, devait se trouvait sur le sommet d'un plateau un petit village aux cloisons murales dominant le vide et peintes de l'emblème d'un clan.

Il fallait monter, drastiquement. À la verticale quoi, pas suivre indéfiniment ce chemin qui pourrait le traîner aux seins de ces falaises pendant deux journées encore. Mikami leva les yeux plus à droites, et bascula de l'autre côté, suivant le mur qui longeait son épaule jusqu'à l'aveuglant halo de lumière qui entourait son point culminant. Il répéta l'opération, encore, et encore une fois, jusqu'à déterminer sur lequel des deux sommets il était le plus avantageux de se rendre. Kiff kiff bourricot, comme on dit. Celui à l'opposée était orienté vers les lieux qu'il souhaitait observer et l'entrebaîllement, mais n'était pas bien plus élevé que celui sur lequel il se trouvait. La traverse de l'abîme s'annonçait compliquée. Prendre de la hauteur lui permettrait aussi de trouver un autre endroit pour traverser, selon les routes qui s'offriraient à lui.


* Alors ce sera celui-ci... * pensa-t-il en posant la mains sur la pierre à côté de lui. La paume et les doigts juste déposés sur la roche froide, il leva les yeux et sonda la distance à parcourir. L'ascension prendrait du temps… mais n'était pas insurmontable. Même sans chakra, comme un escaladeur lambda. Il allait falloir s'appliquer, être particulièrement attentionné et ne pas hésiter à dévier si la voie choisie s'avérait trop friable.

* * *

Après de longues minutes à avancer par étape, à s'arrêter et observer, parfois rebrousser difficilement chemin pour le contourner, le shinobi en voyait le bout, quand la chaleur du soleil sur le sommet se ressentait petit à petit sur la roche qu'il grimpait. Le souffle puissant et optimisé, ses mouvements étaient bien plus pénibles, mais d'un puissant et dernier lancé de bras, il attrapa l'angle droit que formait la dernière prise. L'envie d'y rester suspendu et de laisser ses trois autres membres pendre disparut vite sous le poids de l'action qui se réalisait.

Le temps s'arrêta, il vit ses semelles se balancer au-dessus d'un abysse sans fond ; sa respiration changée, ses idées aspirées par la profondeur. Un seul détail… un petit grain de poussière, un début de nano-fissure… et il n'emporterait qu'un morceau de roche dans une dernière chute.

Chaque seconde qui passait semblait un peu plus appeler la Mort, alors qu'en réalité le facteur qui le ferait tomber pourrait bien arrivé dans la seconde ou des heures plus tard. Mais on ne calcule pas les « secondes » dans ces moments là, on compte le nombre de « Je suis encore là... », « je suis encore là... ». Pas même une dizaine lui avait suffit à graver cet instant dans sa mémoire, comme la réussite d'une épreuve éreintante en plus d'être périlleuse, et comme le souhait de se rappeler à chaque fois que la plus infime des évènements pourrait signer la fin. Drôle de choses que de prendre des risques…
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Message(#) Sujet: Re: Un vertige, un appel, une rechute... La voie à travers les montagnes Lun 11 Mai 2015 - 12:15

Montant et glissant sur le plateau, il ne se fourvoyait pas en se disant que l'on ne pouvait maîtriser tous ces facteurs.. On peut y tendre, anticiper toutes les composantes d'une situation. Mais le chaos universel a toujours ses innombrables coups d'avance car lui ne prévoit rien. Il suffit qu'il vienne mettre son grain de sable et tout s'effondre très vite…

Mikami porta d'abord le regard sur ce qu'il y avait en face de lui, avant se se retourner et chercher. Il eut à peine le temps de s'écarter du gouffre, que la vue sur le Yuukan sembla le frapper de plein fouet.


* *

« Qu'est-ce qu'on attends pour s'en aller… ?
- …
- Je veux dire, on va vraiment rester dans ce chaos jusqu'à ce que la mort ne vienne nous chercher ? Que l'on meurt pour un idéal qui ne concerne que nous, que nous ou notre village, ou…
- Ou notre clan c'est ça ?
- … et après plus rien... ? Quand est-ce qu'on prend le temps d'essayer de voir… tout ça… autrement…»

* *

Il tituba d'un ou deux pas en arrière, se pencha et s’agrippa la tête comme pour essayer d'en contenir ce qui venait de se manifester, encore haletant de la longue escalade. Le trouble dans son esprit laissa à nouveau place au calme alors que sa respiration était toujours autant agitée. Il se savait non loin de son foyer natal, sûrement dans le pays où il avait grandi et combattu en parallèle, et par-dessus tout… en un point offrant une vue imprenable sur l'ensemble des cinq grands pays, si jamais l'on tendait à voir au-delà l'horizon. Ses tripes étaient encore remuées, chaque respiration semblait les soulever jusqu'à l'œsophage. De la même manière que lorsque Yume lui était apparue… On y repensant, il fit le rapprochement entre le timbre de sa voix qui était resté gravé et celui qui venait d'entendre, avec qui il venait de revoir comme une parcelle de discussion…

Ici ? Il y avait bien des chances. Il avait cru la voir à ses côtés, tous deux assis, l'attention porté vers le paysage qu'ils contemplaient. Un doute s'installa : et si elle était le fruit de son imagination… ? Comme… l'apparition de quelques souvenirs, filtrant au travers son amnésie, se matérialisant dans la forme d'une ancienne connaissance, d'une personne ayant longtemps été proche. Jusqu'ici rien ne prouvait que ça n'avait pas été hallucination, comme un stade supérieur aux flashs et visions qui l'avait pris jusque là.
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Message(#) Sujet: Re: Un vertige, un appel, une rechute... La voie à travers les montagnes Mar 12 Mai 2015 - 1:31

Il fut poussé hors de ses pensées par une plainte aiguë et vrillée qui résonnait depuis les plus basses profondeurs des tranchées dans la montagne. Effectivement s'il se penchait d'un côté ou la vue était très dégagée, il pouvait en voir des démesurées qui sillonnaient entre falaises et monts à pic. Ce cri semblant venir des tréfonds de l'âme venait d'une zone de sombres étaux, à l'échelle de ceux formés par un tremblement de terre ou par des millions d'années de mouvement de plaques. Un de ces passages obligatoires pour se rendre vers le cœur de ces montagnes, dans la dernière chaîne à l'Est des continents ninjas. Pas celui que Mikami avait pris, mais pas loin… Les cris retentirent encore une fois, comme très lointain mais comme semblant à quelques enjambées, cependant loin d'être assez fort pour briser notablement le calme aux sommets.

* * *

Son atterrissage fut souple et silencieux. Descendre, il l'avait fait progressivement pour que ses yeux s'habituent à l'obscurité, au mieux autant que ce que pouvaient l'être ceux des êtres qu'il distinguait au sol. Ils discernèrent quand même sa silhouette se poser, son visage au teint pâle dénoter de ses vêtements et cheveux, des deux trous sombres que formaient ses yeux. Ils se tournèrent vers lui, les bras toujours tendus vers les cordes qu'ils tenaient fermement et qui remuaient.

Rare sont les moments ou un être humain se rappelle de sa condition d'animal, et de l'équité qu'il partage avec les autres races de cette espèce. La souffrance est le sentiment que chacun sait le mieux communiquer. Les cordes qu'ils tenaient étaient en fait des laisses, nouées au cou d'immenses volatiles dont on ne discernait que les contours… et le regard…

Ces yeux meurtris, qui vous renvoie à la déception d'un parent, au désarroi d'un enfant perdu ou encore au désespoir d'une victime innocente. Ces illustres faucons au plumage aussi noir que la plus sombre des pièces, avait la bouche fraîchement ensanglantée car on leur avait fracassé le bec, la nuque liée par un nœud trop serré et pour la plupart les serres tranchés à vif, dernier mécanisme de défense amputé à une bête inoffensive. Car la plupart des animaux dangereux le sont, si du moins on ne vient pas les froisser ou s'attaquer à quelque chose de cher à leurs yeux.

Ceux de Mikami, qui ne se distinguaient pas dans la nuit diurne, brûlaient. Un bref coup d'œil par ci et là et il avait compris que des pièges avaient été tendus pour les attirer. De la nourriture volontairement appétissante – et pourtant nocive - pour prendre les plus jeunes, les plus jeunes pour prendre les plus gros. Plus tard il comprendra que leur plumage était de l'or noir et qu'au marché du même teint il valait simplement de l'or ; que les plus jeunes seraient domestiqués et vendus comptant aux pays occidentaux, leurs capacités au vol étant remarquables.

La plupart étaient des braconniers, les autres des ninjas de secondes zones, des jeunes désœuvrés cherchant à se constituer une base monétaire en espérant partir sur un bon pied, abusé par le confort et les avantages que promet ce genre d'entreprise. Aussi pour participer ? Non, ils n'étaient que de vulgaires armes, des mercenaires locaux bons à encaisser leur salaire et couvrir par une violence justifiée par ce prix le repli de ceux qui les avaient payés pour encaisser à leur place.

L'amnésique ne le voyait pas du même œil. Tous étaient des barbares, aveuglés par le rayonnement d'un simple métal frappé, intermédiaire étouffant les valeurs humaines. Alors que la petite poignée de ninja – car ils pensaient être assez discrets dans ce lieu reculé, mais l'imprévisible est ce qu'il est – se mettaient en position et que les marchandeurs, corde et machette à la main tiraient derrière les oiseaux qui hurlaient leur peine, Mikami voyait noir. Très, Noir. Envahit par cette colère face à ceux qui tiraient cette belle Terre vers le bas, au sein même de cette terre qu'il savait natale, au fin fond d'une abysse profonde et submergé par l'énergie des Yorurai qui n'avait jamais filtré outre les barrières depuis sa perte de mémoire…
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Message(#) Sujet: Re: Un vertige, un appel, une rechute... La voie à travers les montagnes Mer 13 Mai 2015 - 4:11

Son aura courait dans le couloir monumental et inondait tous les êtres de l'impression d'être possédé par un démon. À leur tour ils connaissaient le désarroi, et le shûkaijin n'avait pas bougé. Sentaient-ils, l'inconnu qui bouleversait leur esprit, la peur qui submergeait leur conscience ? Le fait de ne pas savoir d'où viendra le coup ? D'en face, ou de cette immonde sensation qui leur saisissait les tripes, de ce nouvel air qu'il respirait comme si le diable s'y était immiscé. Ils étaient le Diable. Mais perdant le contrôle de ce petit pouvoir que la situation leur procurait, ils croyaient l'avoir en face d'eux.

Un homme était tombé du ciel, ne bougeait pas, mais les étouffait un peu plus à chaque seconde qui passait. Autour de lui des éclairs jaillissaient, jouaient avec le contour de son buste et de ses bras, de ses jambes. Ils le parcouraient de haut en bas, scintillaient, éclataient, mais ne dégageaient aucune lumière. Ils l'absorbaient. Ces éclairs noirs semblaient ne jamais vouloir les frapper, mais il savait qu'ils pourraient les tuer au moindre coup.

Et ce fut un carnage. Tous y passèrent. La lutte s'engagea très vite, se finit très tôt. Seconde par seconde, le sang tapissait un peu plus de tâches sombres les parois de ces falaises plongés dans les ténèbres, lugubre tombeau de ceux qui s'étaient crus maîtres du monde. Mikami ne voyait les détails de leur visage qu'au dernier moment, mais l'arrêt net ou progressif de la vie sur leur faciès ne l'arrêtait pas. Impassible, froid, et implacable. Les fuyards ne coururent pas bien loin, ils ne firent que prolonger la traînée sanglante qui s'étendait dans le noir, recouvrant celui qui avait coulé de leur précédente victime. Leur cri animal et atrophié par la barbarie n'imprégnèrent que plus de malsain en ces lieux. Très vite les cri de rages retombèrent et ne restaient plus que les derniers pleurs douloureux des volatiles trop mal et qu'à moitié charcutés. La foudre et le tonnerre avaient aussi grondé, grondé très fort. Puissamment, impartialement, sans la moindre lumière. Comme revenant d'outre-tombe.

La plupart des liens et cages avaient étaient coupés ou brisés pendant la bataille. Bien sûr, pour les libérer ; mais en vérité Mikami ne créait que plus de chaos et se servait de ce désordre à son avantage. Ce n'était pas exactement ce qu'il voulait pour ce monde, mais c'était ce qu'il réservait à ses ennemis. D'eux-mêmes, les faucons s'en étaient allés. Mais des regards s'étaient tournés vers lui.

Ils le gratifiaient, d'un merci. Le jeune homme avait vu plus d'humanité dans les yeux de ces animaux que dans ceux des derniers humains qu'il avait vu. D'ailleurs, il se décidait à ne plus employer ce terme, quel égocentrisme… Pourtant il a sa connotation positive, et tant à chacune de ses mentions il tend à tirer l'Homme vers le haut, à tort ou a raison... Alors mieux vaut chercher à aller vers la raison.

* * *

S'il n'avait plus la sienne il aurait sûrement continuer de déchiqueter les corps déjà tranchés ou brûlés lorsqu'il eut la réponse sur leurs intentions en explorant la petite caverne qui leur servait d'entrepôt. Mais plutôt que de se demander s'il était fou, pour la deuxième fois dans sa vie il se demandait à quel point il était fort. La première fois fut pendant son errance, lorsque ce ninja l'avait attaqué dans une grotte.¹ Cette fois ci le contexte était à l'inverse, et le sang lui collait vraiment au vêtement, formait des mèches de cheveux séchées et gouttait insolemment dans le silence.

Cette énergie qui l'avait traversé n'était pas commune, mais il savait qu'elle lui appartenait. Cependant comme une seconde entité intrinsèque à son propre corps. Comment mieux la ressentir, comment la maîtriser, comment l'appeler au moment choisi. De nouveaux entraînements se profilaient, mais il allait peut-être falloir d'autres situations telles que celle-ci pour savoir vers quoi s'orienter.

Et enfin il leva les yeux, vers cette infime fente lumineuse que formait le ciel. Il eut presque envie de soupirer... Chakra ou pas chakra ? L'un ou l'autre, parti d'en bas il allait falloir tout remonter.


[FIN]


¹ cf. 2e chapitre présentation pour le parallélisme avec la situation Wink
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