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 Intru dans un jardin ouvert au public ?

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Suna
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Message(#) Sujet: Intru dans un jardin ouvert au public ? Lun 3 Oct 2011 - 6:12

J’avançais dans ce Village Caché… Même si les Inuzuka étaient des alliés depuis quelques années à ce regroupement militaire, je n’y avais jamais mis les pieds. Les maisons aux formes rondes et aux toits pointus, avec leurs murs épais et leurs bases solides me semblaient peu naturelles. J’ignorais si je parviendrais un jour à vivre dans ce genre de bâtiment. Quelles raisons farfelues aurais-je pu inventer ? Que c’était des prisons pour l’âme, qu’elles nous séparaient de la nature et de ses bienfaits ou encore que leur sécurité n’était qu’une illusion dangereuse ? Est-ce que chacune de ces réponses auraient été un mensonge pour éviter de dire : « parce que je n’ai pas été élevé ainsi » ? Certainement, ce sentiment me laissait un étrange goût de cendre dans la bouche, celui de n’être qu’un pantin plutôt que celui de pouvoir décider.

La raison de ma visite à Konoha n’était pas de l’innocente curiosité. Ma mère avait fait pression sur moi pour que j’entre. Elle voulait que je rencontre les gens pour qui je serais utile. Je voyais des gamins, certains plus jeunes que moi, qui, à ma grande honte, accomplissait des prouesses que je ne venais que de maîtriser. Ce sentiment de n’être encore qu’un enfant avait effacé mon excitation pour Konoha, heureux d’avoir une solution pour plaire à mon père. Peut-être que je ne lui ferais qu’honte, faible parmi ces gens ? Non, je savais que je me débrouillerais, il me fallait un peu de perfectionnement, mais dans ce que je faisais, je me débrouillais. Je jetais un coup d’œil vers mon chien qui marchait plus rapidement pour fuir une troupe de bambins heureux de le traquer. Je savais qu’il ne leur ferait aucun mal, mais l’envie de leur dire de s’éloigner et de le laisser tranquille s’imposa.

Je réalisais alors que Konoha, malgré tout son respect de la nature, n’avait pas grandi avec elle. Ils n’avaient pas eu à subir ses contrecoups et la considérait au mieux comme un compagnon à utiliser et à apprécier, pas comme un danger potentiel. Je sifflais un grand coup pour que le chien se dirige vers moi. L’animal vint poser sa tête sous ma main pour me remercier de l’avoir libéré de ces petits cancres. J’approchais du palais, curieux de voir cette merveille. Contrairement au reste du Village, où les maisons se collaient les unes aux autres ou, quand on s’approchait de la muraille en construction, étaient rendues bruyantes par les ouvriers, le Palais du Hokage était entouré d’un jardin qui m’inspirait un grand calme. Je fis rapidement le tour du bâtiment, admirant ses pointes, avant de me glisser vers un jardin. En admirant à travers les barreaux de la clôture, je remarquais un endroit calme et des arbres, les fenêtres du palais permettaient de voir les employés s’affairer.

Certes, il y avait une porte et un accès de l’intérieur pour ce jardin, mais je ne désirais pas me retrouver coincé entre quatre murs, pas avant d’avoir mieux compris comment les choses se passaient. Il fallait avouer que je ne comprenais pas non plus cette habitude de passer par les chemins pré-établis quand il suffit de comprendre et regarder où l’on marche. Je posais un pied contre le petit muret, concentrant mon chakra pour grimper jusqu’à ce que ma main atteigne le rebord et que je puisse m’y appuyer. Accroupie sur le muret, entre deux limites, je fis signe au chien de sauter en équilibre sur l’épais muret. Quelles raisons des étrangers de Konoha auraient-ils à s’en prendre à un de leurs nouveaux alliés ? C’est la pensée qui me décida à sauter du muret puis me redresser pour admirer les alentours alors que le chien me suivait.
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Message(#) Sujet: Re: Intru dans un jardin ouvert au public ? Lun 3 Oct 2011 - 16:20

Miyu était assise dans son imposant fauteuil fait en lierre et en liane, elle passait ses mains sur une des feuilles qui lui chatouillait le dos, elle fit agrandir le bras de la plante afin de ne plus être ennuyée par son amie végétal. Ses pupilles blanches fixaient sans pour autant voir, le petit groupe de personne qui se trouvait à plusieurs marches de sa position. Un des chûnins charger du bureau des missions, lui faisait son rapport sur l’activité de celle-ci. Elle devrait ensuite entendre le compte rendu du responsable de la commercialisation des objets Nara et des étoffes Aburame. Comme elle ne pouvait réchapper à l’entente d’une voix morne du gestionnaire de l’académie. La brune avait été élevée avec la guerre, les techniques et l’art de combat avait du être fait sur le tas. La plupart des enfants avaient également reçu cette éducation mais pour ce qui était de la nouvelle génération ce n’était pas le cas. Cependant, la demoiselle n’avait pas envie d’entendre une estimation pleine de chiffre face à ce projet qui lui semblait des plus importants. Pourtant, elle ne pouvait simplement renvoyer l’homme, parce qu’il n’allait pas à l’essentiel ou plutôt à ce que la dirigeante traduisait de la sorte.

Un profond découragement aurait saisi les traits de la jeune femme, si elle était capable de montrer ses sentiments. Ainsi, elle se contentait d’écouter du mieux qu’elle pouvait, essayant de chasser l’idée que de toute façon, elle lirait plus tard ce qui venait d’être dit à l’audience. Celle-ci était importante, permettant à l’Hayashi de poser des questions, quand elle en avait ou encore de refusé un dossier directement. Les projets validés serait ensuite porter au Conseil et en fonction de ce qui ressortait de la réunion, il serait approuvé ou alors retravaillé.

Subitement les deux portes en chêne de la salle volèrent pour frapper sans douceur le mur en terre. Heureusement, il n’y avait aucune flore qui se promenait près de l’entrée, sinon la demoiselle aurait vite rappelé à l’homme, qui venait d’interrompre le défilé de rapport, comme traité la nature.


-« Hokage-sama ! » Hurla-t-il en se précipitant en bas des marches, dépassant la dizaine de shinobi qui se tenait tranquillement et attendait patiemment leur tour.

-« Suffit ! » Claqua la voix de la dirigeante des lieux comme un fouet. –« J’espère que tu m’apportes une nouvelle capitale. Dans le cas contrainte, j’espère que tu assumeras la sanction, qui te seras due »

La jeune adulte pouvait voir l’homme se redire, prenant peut-être conscience que la précipitation n’avait jamais rien de bon. Il prit une bonne inspiration et d’une voix plus douce, quelques peu hésitants, il reprit la parole.

-« U…Un…j…jeune Inuzuka, se promène d…dans les abords du jardin »

-« Il a souhaité me voir ? » Répondit la kunoichi de sa voix toujours aussi froide, ne tenant pas compte de la raideur du pauvre ninja qui avait certainement cru bien faire.

-« N…Non. Cependant, je pensais que vous voudriez le savoir ! » Se rattrapa-t-il comme il pouvait, toute couleur venait de quitter son visage.

Des murmures s’élevaient dans la salle. Elle entendait très bien l’étonnement dans leur ton, c’était vrai, qu’il était rare qu’un membre de ce clan, jadis nomade, prenne la peine de rentrer dans le village. Alors dans les jardins du palais, cela semblait surréaliste.


-« Hokage-sama » Commença la femme qui était chargé de la bonne tenue de l’air d’entrainement, celle qui avait été grossièrement interrompue. –« Je pense que nous pouvons remettre à demain, notre réunion. Il est rare qu’un membre de ce clan vienne jusqu'à vous, peut-être a-t-il des recommandations à vous faire. »


Miyu réfléchit à la proposition de la kunoichi, cela ne lui plaisait pas de reporter ainsi son travail. Elle aimait quand les choses étaient bien faîte et cela immédiatement, cependant, elle en avait encore pour toute l’après-midi. Cependant, comme venait de souligner la ninja, il était difficile d’avoir une entrevue avec ce clan si proche de la nature. Même le Conseil avait difficile de faire entendre leur voix. Ce n’était pour autant que a demoiselle, voulait en faire des privilégier. Ses yeux blanchâtres parcoururent l’assemblée qui acquiesçait au propos de la blonde.

L’Hokage fini par les renvoyer d’un geste de la main, n’ayant pas besoin de mot pour vraiment se faire comprendre. La curiosité lui avait également saisi l’estomac mais elle ne se précipita pas en bas des marches ni même dans les jardins. Elle se contenta de suivre les voix, de ses amies végétales. Laissant ses doigts blancs caressés chaque fleur, branche et autres flore, elle vit rapidement le fauteur de trouble.


-« Entrez ! Je ne mords pas » Déclara-t-elle d’une voix douce, apaisante vers son étrange visiteur. Préférant que celui-ci aille les deux pieds dans son jardin, qu’il continue à rester en équilibre instable sur le petit muret qui était lui-même manger par la mousse et le lierre.


Dernière édition par Hayashi Miyu le Jeu 6 Oct 2011 - 18:59, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Intru dans un jardin ouvert au public ? Lun 3 Oct 2011 - 16:44

La voix de la femme me dit me retourner rapidement, mais les paroles n’avaient aucune agressivité, du moins, pas dans les mots. Je regardais la femme, conscient de son handicap, avant de sauter en bas. Le chien suivit à son tour et vînt s’asseoir à côté de moi. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, les questions de propriétés de terrain me semblaient encore floues malgré le temps qui passait. L’idée que tel ou tel bout de terre puisse appartenir à une seule personne me semblait ridicule, mais vu les maisons, je comprenais son importance dans le Village Caché de la Feuille. Je me contentais de marcher, de long en large, incapable de rester immobile, un peu déçu d’avoir échappé à la tranquillité espérée. Baku, mon chien, se contentait de rester assis, bien plus calme que moi, la truffe levée pour sentir.

- « Qu’est-ce que vous faites ici ? »

La question était simple. Une question presque impolie, car j’ignorais qui elle était exactement. Bureaucrate, fouineur comme moi, supérieur, membre du corps militaire ? Au moins, dès que le souffle de ses paroles glisserait sur ses lèvres, je saurais à qui j’avais à faire. Je pourrais aussi mieux connaître ses droits sur ce petit jardin. J’étais curieux, simplement, les chiens reniflent, moi je questionne. J’arrêtais de marcher de long en large, quelques secondes. C’était une habitude enseigné, le mouvement nous rend plus difficile à toucher, mais surtout m’évitait de sombrer dans l’ennui. En plus, je pouvais admirer plusieurs angles de la femme. J’écoutais sa réaction, avant de recommencer à marcher. Un malaise, un sentiment de tort, pris délicatement ma gorge, comme un signal d’une impair de protocole.

- « Je cherchais seulement un endroit pour observer comment les choses se passent ici. Je croyais que le jardin serait tranquille vu l’activité du palais et que je pourrais voir comment les choses se passent. »

En parlant, je levais ma main gauche en direction des fenêtres et du bâtiment, sans tenir compte de son handicap. Après tout, je n’avais rien à faire qu’elle ne puisse me voir. Les aveugles ne se privent certainement pas pour tâter les choses parce que nous, nous voyons. Les aveugles du Clan Inuzuka étaient utilisés à des tâches plus simples, qui ne demandaient pas qu’on s’éloigne du groupe, pour éviter que leur faiblesse ne soit nuisible. Pourtant, la femme n’était ni accompagnée, ni guidée et n’avait pas de canne, avec cette habitude désagréable d’avancer en gestes larges.

[Court, je m'en excuse, je ne suis pas habitué avec mon nouveau Word. Je ferai plus long à l'avenir. Smile
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Message(#) Sujet: Re: Intru dans un jardin ouvert au public ? Jeu 6 Oct 2011 - 19:32

Miyu observait le jeune homme, elle n’aurait jamais cru qu’un Inuzuka serait venu jusqu'au palais. La demoiselle avait bien déjà pensé à aller les trouvés dans la forêt afin de se présenter à eux et leur faire part de son intérêt. Cependant, elle ne voulait pas leur faire de traitement de faveur, sous prétexte que leur présence était en soi, très rare. Presque un honneur que ce peuple nomade, aye accepté de s’arrêter à Konoha. Sauf que la brune n’avait montré son engouement pour aucun clan, ni pour les Hyûga et encore moins pour les Hayashi. C’était aussi pour cette raison que son mariage avait été aussi facilement accepté, ce n’était pas une alliance, personne ne profitait d’elle.

L’Hokage était tout de même un peu surprise, même si elle n’en montrait rien, que le maître chien ne sache pas qui elle était. Ni même qu’il pouvait croire pouvoir pénétrer ainsi dans ses jardins, sans voir une ou deux personnes arrivés rapidement. La sécurité n’était pas au plus au point mais cela ne l’empêchait pas d’être au courant de se qui se passait, dans les grandes lignes, dans son village.


-« Je me promène. J’espérais tomber sur vous, le palais est en vrai effervescence, il rare qu’un Inuzuka s’approche de la ville, alors s’introduire dans les jardins du Kage. Vous pouvez vous ventez de faire parler de vous » Déclara la jeune femme alors qu’elle reprenait sa route, ne voulant pas rester tout simple au pied du muret, ses doigts caressant les pétales d’une rose.

La demoiselle savait que la plupart des gens, la pensait aveugle et elle en jouait. Il était intéressant de voir, le comportement de certaine personne, alors qu’il ne se pensait pas observer. Ses pieds foulant le chemin de terre, la jeune adulte reprit la parole.

-« Le palais est plus calme d’ordinaire, vous êtes venu le jour des rapports. Tous les responsables du village viennent en petit défilé donner les résultats trimestriels. Ainsi, une grande agitation saisi tout le bâtiment. Je ne vous parle même pas de l’état du petit personnel, qui essaie que tout cela soit rutilant de propreté parce que ses rustres ne s’essuie même pas les pieds avant d’entrer. »

Prenant place sur un carré d’herbe fraiche, la demoiselle s’assis tout simplement, sans faire attention au faites qu’elle pourrait tachée sa robe blanche. Miyu réalisa que l’Inuzuka ne pouvait de toute façon pas la reconnaître, vu qu’il n’y avait que lors d’événement officielle, qu’elle portait une tenue qui la rendait pratiquement in reconnaissable. D’ailleurs, elle n’aimait pas du tout cette parure de ruban et autres morceaux de tissus, cependant, elle n’avait pas pu refuser le présent du clan Aburame.

-« Et vous ? Qui êtes vous ? » Demanda-t-elle après quelques secondes de silence.
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Message(#) Sujet: Re: Intru dans un jardin ouvert au public ? Dim 9 Oct 2011 - 3:32

Elle répondit à ma question très rapidement, comme pour passer rapidement à autre chose. Est-ce que c’était simplement un tour de mon esprit ? Je l’ignorais. De nombreux Shinobis préféraient éviter parler d’eux-mêmes. Pourquoi ? Je connaissais les enjeux de la traque et l’information sur une proie est une chose vitale. Il semblerait que le monde dans lequel nous vivions depuis la formation du Village ne semblait qu’une traque, dans laquelle chaque proie est potentiellement un prédateur. Baku se leva et fit quelques pas pour me contourner et explorer un peu à l’arrière de moi. Je savais qu’il ne s’éloignerait pas, car il était dressé pour rester à proximité dès que j’étais avec une autre personne, au cas où mon interlocuteur s’avérerait être un adversaire.

Rapidement, l’aveugle commença à parler de moi. Je plissais un peu le nez en me rendant compte que j’obtiendrai peu d’informations sur elle. Je devrais me contenter de répondre à ses questions à moins de lui trouver un sujet plus intéressant que ma personne. Un vague agacement se dessina sur mon visage, alors que je prenais les contours de mes lunettes pour les glisser sur mon front. Mes yeux bruns continuant de la fixer durant quelques secondes. Je retins même un soupir avant de me résigner à répondre. Je ne pensais pas que ma présence serait autant remarquée.

- « Je n’aime pas trop faire parler de moi. C’est ce que vous espérez, les gens du Village, nous voir se rassembler sous le même toit, la même bannière ou un truc du genre ? Tous comme un, non ? »

Dans ma voix, il n’y avait nul agressivité, mais un peu d’affabilité. Est-ce que je lui faisais un reproche ? Non, pas vraiment, mais je devais avouer que l’idée de voir le Clan Inuzuka comme des simples villageois de Konoha m’agaçait. Pourtant, il y avait des avantages. La proximité nous permettait de me pas être obligé de chasser ou de sortir en cas de problèmes, d’un autre côté, en sachant que nous pouvions nous fier à autrui, nous risquions de nous ramollir. Non, il fallait un peu de danger pour nous permettre de nous perfectionner. À Konoha, il y avait bien des chances que nos compétences nous rendent appréciés, mais pas que nous apprenions à nous débrouiller et à ne compter que sur nous-mêmes.

- « Les rapports ? Qu’est-ce que ces rapports donnent ? Si vous voulez voir votre visage, il suffit de se pencher sur l’étang pour voir votre reflet ? Et par ménage ? Ça consiste à empêcher la terre d’entrer dans votre palais, simplement ? »

Beaucoup des concepts qu’elle nommait me semblaient bien étrange. Les Inuzuka vivaient uniquement en petite bande, alors m’imaginer que les rapports aillent une utilité me semblait impossible. L’idée d’avoir assez de gens qui puissent entrer dans une « maison » au point de la salir me semblait impossible. Non, je voyais un grand village, Konoha, mais je ne voyais pas en quoi tout connaître des activités de ce dernier était utile. Le but n’était pas seulement de vivre avec plus de facilité ? À cette pensée, je pinçais mes lèvres, soudainement conscient que la paresse que j’avais attribuée aux Konohajins étaient peut-être une erreur, que c’était peut-être autre chose.
Je fis signe, en tapant sur ma cuisse du plat de la paume, à mon chien de revenir. L’animal s’approcha, la truffe agité des spasmes de son flair, ses oreilles tendues vers l’arrière. En s’approche, je le vis se détendre un peu et venir s’asseoir sous ma main, à la recherche d’une caresse. Je m’exécutais pour lui signaler qu’il avait bien obéis. Je pris une inspiration avant de me décider à répondre à la femme. J’avais posé de nombreuses question, il valait mieux troquer une de mes réponses en échange des siennes.

- « Je m’appelle Ryôken Inuzuka. »

Je marquais une pause. C’était une réponse qui valait beaucoup plus que toutes celles que je lui avais demandé. Par contre, je devais avouer que ça me semblait un peu vide après réflexion. Elle s’occupait des rapports avait-elle dit ? Il valait mieux lui en dire un peu plus, car elle l’apprendrait sûrement de toute manière et pouvait peut-être l’aider avec ces histoires de missions.

- « J’étais un chasseur quand nous vivions encore en nomade… »
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Message(#) Sujet: Re: Intru dans un jardin ouvert au public ? Dim 9 Oct 2011 - 20:52

Miyu écoutait attentivement les propos du jeune homme, elle était vraiment curieuse de savoir, de quel façon ce clan, les percevaient. En plus, cette discussion allait peut-être permettre de faire l’impasse sur certaine incompréhension. La jeune femme ne souhaitait pas leur retirer leur liberté, elle ne voulait pas les forcer à vivre dans son village. Cependant, elle savait aussi que si ceux-ci n’avait pas un certain attachement dans leur communauté, ils pourraient partir du jour au lendemain et d’une certaine façon, ca pouvait être dangereux. Ainsi, les membres des Inuzuka était isolé, par leur choix mais aussi malgré eux. Or, la kunoichi, avait envie de rectifier cela.

Plus celui-ci parlait, plus la différence de culture était frappante mais ce n’était pas pour lui déplaire. Certain de ses propos lui échappait un petit peu mais elle saisissait le tout. Un sourire lui serait presque venu sur les lèvres, si elle n’avait pas été habituée à ne montrer aucun sentiment, quand le jeune homme parla de ménage. Il était vrai que pour un être qui avait vécu toute sa vie avec la nature ne pouvait pas vraiment comprendre. Elle-même avait parfois un peu de mal avec celui-ci, elle essayait d’être coquette, d’être plus femme que soldat depuis qu’elle avait prit la tête du village mais cela ne lui était pas facile. Surtout que comme le représentant du clan, devant elle, la jeune femme avait vécu en harmonie avec les plantes. Etre un personnage public, entrainait certaine coutumes qu’elle-même avait du mal à saisir mais elle se pliait aux décisions du conseil.

Finalement l’homme masqué se présenta, il poussa même par lui parler un peu de son ancienne vie. La demoiselle hésitait à se présenter à son tour et l’image de son époux lui traversa l’esprit. Elle n’avait pas envie de se dévoiler maintenant, elle n’était pas différente qu’avec ses autres soldats mais avoir la possibilité de connaître un peu plus les Inuzuka, dans un terrain neutre, lui plaisait. De plus, elle savait que si le jeune homme cherchait après elle, il pourrait toujours la trouver.


-« Senri Miyu » Lâcha-t-elle en prenant le nom que son mari avait abandonné en acceptant de s’unir avec elle.

Même s’il avait prit le nom des Hayashi, il n’en avait pas la capacité mais personne ne disait rien. Tant que la consanguinité n’était pas trop diluée. Il n’était pas rare qu’un membre d’un clan mineur s’unisse à un clan majeur. Mettant de côté, cette idée un peu futile. La brune se concentra de nouveau sur son hôte et lui expliqua les grandes lignes.


-« Des rapports, oui. L’Hokage reçoit tous les trois mois, des membres du village, qui assure différente fonction, afin de savoir comment va l’avancée de ses projets. Ou juste en la bonne tenue du village, s’il y a eut des conflits, s’il y a assez de vivre. Ce genre de chose » Conclut-elle en haussant un peu les épaules, ne sachant comment mieux expliquer la chose à Ryoken.

-« Si par exemple, votre clan à des revendications, il lui suffit de prendre un port parole et de se rendre au palais pour les faire valoir. » Glissa-t-elle tout de même, ne pouvant se résoudre à laisser passer une telle chance.

Miyu chercha comment expliquer cette frénésie du ménage au jeune adulte. Pourquoi est-ce que le palais devait toujours paraître rutilant ? Elle ne le savait pas elle-même, surtout qu’elle n’était pas contre un peu de terre puis elle décida de mettre de côté cette question, parce qu’après tout, ce n’était pas vraiment important. Du moment qu’elle avait toujours droit de garder ses amies les plantes et que celle-ci puisse pousser comme elles le voulaient.


-« Chasseur ? Vous ramenez de la viande pour votre clan ? » Demanda-t-elle un peu perplexe mais ne voulant pas pour autant vexer son hôte, elle s’empressa de lui demander une deuxième chose. « Si vous avez la possibilité d’être accepté par cette communauté sans pour autant être obligé d’en faire partie, cela vous plairait ? »


Dernière édition par Hayashi Miyu le Lun 10 Oct 2011 - 18:03, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Intru dans un jardin ouvert au public ? Lun 10 Oct 2011 - 7:58

Étrangement, la femme écoutait mes propos sans réagir. Je plissais le nez dans une grimace agacé. Pourtant, comme moi, la femme se livrait à une réflexion étrange. Un espèce de balais pour savoir quoi dire et comment le dire, un balais pour livrer le moins d’information en en obtenant le plus possible. À ce jeu, elle semblait mieux se débrouiller que moi, car elle parvenait toujours à répondre brièvement et poser des questions de manière à ce que je me sente obliger de répondre. Mes lèvres se pincèrent avec le sentiment d’être coincé dans un filet. La seule information que je réussis à obtenir sur elle fût son nom… Une information bien pauvre, impossible à vérifier, qui ne me permettrait même pas d’en apprendre plus sur elle ou sur ses activités. Pourtant, sur un ton presque professoral, avec des mots pesés, elle continua sur sa lancé.

L’Hokage avait des projets alors ? Je m’en doutais, j’imaginais que la construction de Konoha ne se faisait pas en claquant des doigts. Même au sein du Clan, les décisions étaient pesées et vérifiées à mainte reprise pour prendre la bonne solution. Je me demandais quels avaient étés les arguments qui avaient su convaincre les Inuzuka. Je passais ma langue sur mes lèvres, dans un geste nerveux. Tout ce que je venais d’apprendre sur mon interlocutrice, c’est qu’elle était présente dans l’organisation du Village de la Feuille, qu’elle en connaissait le fonctionnement comme un trappeur n’ignore jamais si son piège était actif ou pas. Elle semblait aussi avoir un certain poids dans ce jeu, car elle m’invitait expressément à ouvrir le dialogue au nom de mon Clan. Rapidement, néanmoins, elle changea de sujet et posa une question agaçante. Je me contentais de pousser un soupir avant de redescendre mes lunettes sur mes yeux.

- « Je doute qu’un homme aux capacités uniques puissent être vraiment utile à une communauté. On ne peut pas vivre sa vie en ne s’occupant que de ce que l’on fait, il faut une vision d’ensemble, non ? C’est la raison des rapports ? Alors ne me dites pas que vous considériez les qualités d’un « rameneur de viande » ne sont utiles qu’à cette fin… »

Faire partie de la communauté ? Je n’y voyais aucune utilité, aucun avantage pour moi. Peut-être les anciens du Clan en avaient décidé ainsi, mais eux aussi commettaient des erreurs. S’il n’y a qu’un chef de meute, il n’y a pas que son regard qui compte. La guerre nous l’avait appris, un seul homme ne suffisait pas à tout prévoir. Il fallait une multitude et je voyais bien que l’Hokage en était conscient. Pourtant, je me demandais qu’est-ce qu’il pourrait nous apporter à nous, Inuzuka, qui nous débrouillions depuis des décennies dans notre vagabondage. Chaque pays était nôtre, chaque sol était connu, chaque terre pouvait nous être accueillante. Je pris une brève inspiration, sachant comment agir ou du moins curieux d’essayer. Pourtant, je ne pus contrôler une pointe d’agressivité dans ma voix.

- « Je ne ramène pas seulement de la viande. Les Inuzuka ont toujours sus se débrouiller, mais maintenant ils sont ici pour aider Konoha… Et je ne sais pas trop pourquoi. Mais je peux toujours vous renvoyer la question : qu’est-ce que votre communauté peut nous apporter ou m’apporter que nous n’avions pas sus dénicher ? »

Je relevais un peu la tête, fier de mon Clan, mais surtout de cesser les questions mondaines. Heureux de réduire les services de Konoha de la même manière que l’aveugle avait réduit mes compétences à une tâche unique et sans subtilité, comme un vulgaire âne qui apporte les bagages d’un point à l’autre. Baku, tant qu’à lui, se relevait, sentant un peu mon changement d’attitude et mon agacement.
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Message(#) Sujet: Re: Intru dans un jardin ouvert au public ? Ven 14 Oct 2011 - 19:30

Aucun sourire ne monta sur les lèvres de la jeune femme mais celui-ci se serait presque hisser. Le jeune homme venait de s’énerver et de cataloguer son travail, comme elle l’avait fait un peu plus tôt. Les mots n’avaient peut-être pas été bien choisis mais la demoiselle ne connaissait strictement rien de ce clan et celui-ci, ne faisait rien pour se faire connaître non plus.

-« Je ne voulais pas vous offensez. Je ne connais pas votre clan et je ne savais pas si vous parlez de chasse ou de traque » Expliqua-t-elle d’un ton calme sans pour autant s’excusez pour ses propos. Elle ne voyait pas l’utilité pour un quiproquo.

La kunoichi jouait avec l’herbe entre ses doigts, regardant le shinobi qui cajolait sa moitié canine. Réfléchissant à une autre façon d’aborder le thème, ne voulant pas laisser sa chance de signer une alliance avec un membre de ce clan. Miyu ne voulait pas qu’ils jurent fidélité, elle ne tenait pas à leur donner une place au conseil, sachant qu’ils n’en voudraient pas. Cependant, leur donner quand même une certaine importance dans son village, un rôle, comme pour chaque habitant de sa nation.


-« Chaque clan à son rôle, au sein du village. Il y a peut-être un seul chef mais celui-ci ne fonctionne pas uniquement grâce à celui-ci. C’est un ensemble de personne, qui fait que Konoha peut avoir autant de fierté. Les Aburame cultivent de la soie, on ne trouve pas de vêtement plus soyeux que par chez nous. Les Nara crée des jeux plus amusant et intelligent les un des autres. Ses deux clans font fonctionner l’économie, grâce à leur action. Les Gamakichi sont de très bon cuisiner, il n’y a que des gourmets mais également de la cuisine utile. Un coup de fatigue, de la fièvre ou même un maux d’estomac et ils font des merveilles. Les Yamanaka travail sur la fatigue de l’esprit, ils remettent d’aplomb n’importe qui, alors qu’il avait quelques minutes avant le morale plus bas que terre. Les Hyûga sont les guetteurs du village. Quelle place souhaitez-vous prendre dans tous cela ? » Conclu la jeune femme, sans entrer dans les détails d’autre clan mineur qui avait chacun leur contribution à leur nation ninja.
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Message(#) Sujet: Re: Intru dans un jardin ouvert au public ? Sam 15 Oct 2011 - 0:34

La jeune femme se contentait de reste silencieusement pendant quelques secondes avant de parler. Plus je lui parlais, plus je me rendais compte que la discussion passait de la simple curiosité à un objectif en particulier. Je devais avouer qu’au début je l’avais prise pour ce que les Konohajins appelaient un fonctionnaire, maintenant, je n’en étais plus certain. Elle semblait avoir une certaine autorité à Konoha, probablement à cause des responsabilités du même ordre qu’elle endossait. Même dans le Clan Inuzuka, ce phénomène n’était pas inconnu : les gens avec de grosses responsabilités avait une confiance plus large des autres, donc un peu plus de marge de manœuvres dans l’organisation même du Clan. Ce devait être la même chose dans un village, civil ou militaire.

Elle me répondait, avec des excuses toutes simples, que je ne parvenais pas à prendre au sérieux. Comment se trouver une excuse nous rend t’elle moins coupable d’une offense ? L’ignorance d’autant plus. Un vieil adage des chasseurs Inuzuka dit qu’on en apprend largement en se penchant sur les pistes laissées. En plus, elle faisait mine de ne pas s’intéresser à la discussion en jouant avec un peu d’herbes. Cette discussion ne mènerait à rien, parce que la femme soit se foutait de cette dernière, soit se pensait assez importante pour ne pas devoir s’y intéresser. Je poussais un grand soupir, sentant mes épaules et ma poitrine s’abaisser. Sans rien dire, je relevais encore une fois mes lunettes et m’assis à même le sol. Je plaçais mes coudes au sol pour m’adosser à moitié alors que Baku s’éloignais pour tourner un peu dans le jardin.

C’était bien l’avantage de la traque à deux, l’un peut se reposer alors que l’autre reprend de forces. De cette manière, chacun des membres du duo est toujours à pleine vigilance. Je me reposais sur Baku pour veiller à ce que personne autour ne s’avère être un ennemi. J’écoutais son discours sur le fonctionnement du Village avec une attention qui dissipa rapidement ma frustration, plus que les excuses mal faites de l’aveugle. Je me contentais de hocher la tête lentement.

- « Je ne comprends pas ce que la vente de tissu et les jouets vont donner au Village de Konoha. À part le loisir aux Aburame et aux Nara de s’enrichir avant le reste des gens… Ce que le Clan Inuzuka pourrait vouloir faire, vous dites ? Les deux autres tirent de l’argent, mais à vous être utile, j’ignore ce que vous pourriez promettre aux nôtres qui nous intéressent… »

Mon chien levait le nez vers un arbre, ayant certainement aperçu un animal, un rongeur ou quelque chose du genre. Je tournais un peu la tête vers lui avant de continuer à parler. Je ne savais pas si c’était nécessaire d’en ajouter, si j’en avais le droit, car dans le Clan, j’ignorais si nos chefs avaient déjà des plans. Je poussais un soupir avant de me décider à parler.

- « Laissez-nous la liberté de ne pas se coincer entre les Konohajins. Je doute que les miens prennent plaisir à exploiter la soie. Vous nous offrez une certaine sécurité et je crois qu’il y a une raison en lien avec ce qui se passe sur le continent. Soyez honnête, ne nous faites aucun traitement de faveur, nous sommes capables de faire nos preuves. Mais donnez-nous autant de chances que ces Hyûga et ces Nara. »

J’avais été clair. J’espérais obtenir des informations sur ce qui se passait avec le reste du continent, les autres Villages, leur force, etc. Cette situation, les Inuzuka en avaient entendu parler. Même si nos chefs ne partageaient pas toutes leurs décisions, comme un secret de polichinelle, tout le monde s’en inquiétait. La « fusion » avec Konoha, dans des raisons encore presque secrètes, des raisons fruits de spéculation, soulevait des inquiétudes. Est-ce que le Clan Inuzuka finirait par être absorbé, abandonner leurs mœurs, pour vivre sous l’hégémonie d’étranger ?
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Message(#) Sujet: Re: Intru dans un jardin ouvert au public ? Sam 15 Oct 2011 - 10:30

La jeune femme réfléchissait où pouvez être la place de ce clan dans son village et au fur à mesure qu’elle parlait avec le jeune homme, ce plan se dessinait de plus en plus. Se redressant un peu plus, laissant sa main caresser l’herbe jusqu'à se que ses doigts frôle le morceau de pierre. Ses yeux qui semblait sans vie fixer sur l’homme, heureusement que celui-ci n’avait pas trop la bougeotte.

La kunoichi sorti de la manche de sa longue robe blanche, un parchemin fermé par un morceau de tissus vert. Celui-ci était encore vierge et ne demandait qu’à être rempli. La demoiselle savait qu’elle devait obtenir un vrai accord avec cet homme. Celui-ci n’était peut-être pas un haut gradé ou même personne au sein de son clan mais la brune allait changer ca. Il était venu de lui-même jusqu'à elle, par hasard ou guider par leur divinité. Autant lui donner une place de choix dans son organisation
.

-« Je vous propose ceci, vous serez représenter comme être vivant à Konoha. En cas d’attaque, vous pourrez abriter vos familles au sein de l’enceinte du village. Vous pourrez à tout moment venir demander de la nourriture ou un toit. Il est libre à vous de continuez de vivre dans la forêt, je vous demanderai juste d’indiquer sur ce plan, où ce trouve votre campement. » Commença-t-elle en lui donnant le morceau de papier, elle ne chercha pas un crayon, une plume ou de l’encre, le sang était suffisant pour la plupart des shinobi. Au pire, elle lui expliquerait comment faire.

-« Personne d’autre que le kage, ne le sera. » Affirma-t-elle, elle n’avait rien à craindre vu que l’homme ne verrait qu’un village et une forêt, il ne connaîtrait pas non plus, la position des autres clans. Même s’il ne fallait pas être trop dégourdi pour les trouver. Un petit tour du côté du quartier résidentiel et cela serai vite régler.

La demoiselle reprit ensuite son discours, ne voulant pas perdre le fil de son projet. Elle espérait vraiment que le maître chien accepterait. Elle ne changeait pas grand-chose à leur appartenance à leur nation, elle leur donnait juste un rôle parmi celui-ci. Une chose qui les rendrait peut-être moins enclin à reprendre un jour la route.


-« Vous ferez partie officiellement du village, en contre partie, comme chaque clan, vous devez aider celui-ci. Rassurez-vous, jamais il ne vous sera demander de faire de la soie ou encore de cuisiner ou d’inventer des jeux. Non, je vous propose d’être les messagers de Konoha. »
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Message(#) Sujet: Re: Intru dans un jardin ouvert au public ? Sam 15 Oct 2011 - 18:36

Elle prit plus de temps cette fois à répondre, il semblerait que la discussion ait touché un point important dans cet entretien. Je ne pouvais que l’observer se lever, s’aidant de ses mains. Quand elle se contenta de me fixer longuement avec ses yeux vides, je fronçais un peu les sourcils. Je me demandais pas si elle était capable de connaître ma position, car si ça n’avait pas déjà été le cas, elle ne se déplacerait pas seule. Non, ce qui me dérangeait, c’est qu’elle posait ses yeux sur moi, intensément, sans que ce soit un hasard. Pourquoi un aveugle aurait cette habitude de voyant ? Soit elle était aveugle depuis peu de temps, soit elle me cachait quelque chose. Pourtant, il n’existait aucun moyen de le vérifier. Elle sortit de sa robe un parchemin et le tendit dans ma direction, pointé vers moi comme une menace.

Les paroles qui suivirent m’indiquèrent clairement que la discussion touchait à sa fin, elle pensait obtenir ce qu’elle voulait. Elle passait directement au but maintenant et je pouvais enfin en apprendre un peu plus sur ses objectifs. Elle nous proposait une partie de la sécurité. Une promesse vide de sens selon moi, car toute construction peut être brisée. Elle nous proposait des choses que nous avions déjà, plus difficilement, certes, mais rien de plus. Tous les habitants du Village avaient les avantages qu’elle nous donnait, mais les Clans d’ici en avaient encore davantage.

- « Je ne sais pas exactement comment le Clan Inuzuka prévoit de se déplacer… Notre itinéraire n’est jamais prévu d’avance. Pourtant, je doute que nous nous éloignons du Village et des murs, le déplacement est une habitude et nos chefs ne veulent pas déraciner nos coutumes, selon moi. Je peux toutefois vous dire la zone où nous resterons probablement. »

Je pris le parchemin sans l’ouvrir, soucieux de ne pas me tromper et d’agir trop rapidement. Je pouvais certes passer un accord qui n’était pas de mon autorité, mais je risquais certaines conséquences inutiles. Il valait mieux couvrir mes arrières. Je souris en coin quand une idée frappa mon cerveau. Je me relevais, faisant immédiatement réagir Baku qui se dressa sur ses pattes, attendit un peu pour observer, avant de se rassoir à mon côté.

- « Je peux néanmoins offrir une certaine liaison avec le Clan Inuzuka, en attendant de faire mes preuves… Si le Hokage veut bien officialiser la situation… Il semblerait que c’est comme ça que marche votre chaîne de commandement ? »

Je rangeais le parchemin dans mes affaires. J’attendrais la réponse de Konoha avant d’indiquer la place du Clan et, même si un peu d’ambition venait de me faire agir, je ne voulais pas indigner les chefs Inuzuka. Pourtant, la tâche qu’elle nous proposait me semblait bien maigre. En plus, je ne pouvais pas lui donner de réponse officielle au nom des autres.

- « Pour ce qui est de vous servir de messager… Je ne sais pas, je vais devoir demander à nos chefs. Ce n’est pas de mon ressort. Je ne sais pas comment une telle proposition sera prise, peut-être mal, peut-être bien, je ne sais pas. Le Clan sera peut-être heureux d’être mit un peu à part de votre armée et de ne participer qu’à la logistique des messages… »

Je restais debout, pour m’assurer qu’elle n’avait rien à ajouter ou à objecter. Je n’étais pas libre de parler pour le Clan, mais j’étais plutôt satisfait. Pourtant, une question me restait en tête : si elle n’était pas une simple fonctionnaire, ce dont j’étais sûr, qui était-elle ?
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