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 Une nounou d'enfer [ft. La]

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Suna
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Message(#) Sujet: Une nounou d'enfer [ft. La] Mer 13 Mai - 11:23


Yoko Arekaze avait toujours vécu à Suna. Elle était une civile qui avait toujours regretté de ne pas savoir utiliser son chakra et de passer à côté de missions et autre tâches visant à la protection de son village et de son pays. C'est pourquoi, lorsque l'intendante du Kakumeigun et actuelle représentante lui demanda ses services, elle ne put refuser.

Puisqu'elle n'avait pas pour vocation d'aider son peuple, elle se contentait de le faire à sa manière et de prendre en charge l'éducation ainsi que la garde des jeunes sunajins. Elle avait travaillée plusieurs années dans ce milieu et avait l'habitude de toute sorte de situation.

Toutefois, elle ignorait comment Ketsueki Yami avait entendu parler d'elle... Puisque les récents événements avait donné à la kunoichi, une part phénoménale de travail, elle passait fréquemment ses nuits dans son bureau du Kakumeigun et ne pouvait s'occuper de sa petite sœur : La. C'était ce qu'elle lui avait dit. Elle lui avait décrit La comme une adolescente tantôt attachante tantôt pleine de caprices et Yoko, bien qu'elle ne l'a connaissait pas encore, croyait y voir une certaine demande d'affection, les caprices étant là pour attirer l'attention sur sa présence trop souvent laisser pour compte par son aînée qui était définitivement trop occupée.

C'était donc avec ces informations qu'elle se rendit au Manoir Ketsueki. Sa famille avait tenté de la dissuader de se présenter et de travailler dans un tel lieu alors que ses membres semblaient bien en marge du reste de la société mais elle n'en avait eu cure : jugeant qu'il fallait parfois relevé les défis et qu'un peu de difficulté ne faisait pas de mal. C'était après tout ce qu'elle aurait vécu au quotidien si elle avait mené une vie de shinobi.

La demeure était impressionnante vue de l'extérieur et cette bâtisse semblait réellement possédée sa propre existence : c'était à glacer le sang... Elle frappa finalement à la porte qui s'ouvrit dans un grincement sinistre sans que personne ne daigne l'ouvrir : du moins c'était ce qu'elle croyait. Elle sursauta en poussant un petit cri de stupeur lorsqu'une sorte de chat de la taille d'un chien, décharné comme s'il n'avait pas mangé depuis des lustres, l'observait avec un large sourire effrayant pour demander la raison de sa visite.

« Pardonnez moi de vous déranger. Je suis Arekaze Yoko. Ketsueki Yami m'a chargé de m'occuper de La. »

Le chat demeurait un instant stoïque avant de l'inviter à entrer avant de disparaître aussitôt. Yoko, peu rassurée, pénétra dans la demeure pour fouler le large hall du manoir. Un immense piano à queue se trouvait dans un coin tandis qu'en face se trouvait une imposante statue de cristal représentant un oiseau déployant ses ailes : c'était magnifique et fascinant à la fois.
Un premier escalier se tenait devant elle au centre de la pièce alors qu'il se séparait ensuite de chaque côté, menant à l'aile droite et l'autre à l'aile gauche de la demeure.

Yoko ne savait pas vraiment que faire. Devait-elle déjà investir les lieux et aller chercher La dans cet endroit qui semblait immense ou bien devait elle l'attendre ici ? Finalement elle se décidait à l'appeler. Yami avait sûrement dû lui parler de sa visite.

« La ? Je suis Yoko. Je vais m'occuper de toi en l'absence de Yami. Peux-tu venir s'il te plaît ? J'aimerais te rencontrer. »

Se contenta-t-elle de dire dans le hall, ce qui se répercuta comme un écho à travers la bâtisse. Ce ne fut qu'à cet instant qu'elle entendit des bruissements d'ailes légers et des petits cris strident en direction du plafond. Elle redressa la tête pour apercevoir, tête à l'envers et pattes posées sur les poutres : plusieurs chauves souris de tailles plus grandes que la moyenne. Elle déglutit mais tâchait de ne pas se laisser impressionner, attendant sagement La qui ne devrait pas tarder à arriver.



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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Ven 15 Mai - 21:08

Comment avait-elle osée? C'était une question sans réponse que se posait la jeune Ketsueki en s'allumant un mélange de drogue et de tabac et en portant le cône à ses lèvres. Il était tôt ou tard mais en tout cas une chose était sur elle ne trouvait pas sommeil, elle savait que demain elle dormirait toute la journée mais les insomnies étaient désormais chose courantes dans le quotidien de la jeune vampire. Se forcer à dormir ne lui plaisait pas, pas plus d'ailleurs que de dormir simplement. Elle avait sous-estimée les effets de la drogue, et elle en payait maintenant le prix. Compulsivement elle tata de ses doigts sa protection pour la nuit, et sa maladie n'arrangeait rien. A croire que tout était contre elle, passant le plus clair de son temps à glander et à littéralement phaser pour le moindre prétexte elle n'avait plus cette motivation qu'elle avait eu en rencontrant son aînée. Yami n'était pas là et ce manque de présence et surtout de relations et de rapports sociaux se faisait ressentir. Un vide béant dans son coeur et comme conséquence une perte de temps énorme. Elle tira de nouveau sur le produit avant de relacher une énorme bouffée à se faire exploser les poumons. Elle se laissait vivre, se contentant du minimum. Pas de tristesse, rien enfin pas de manière apparente elle avait juste envie de ne rien foutre. Pourtant ce n'était visiblement pas aux goûts de Yami qui lui avait laissé un mot avant de disparaître à son habitude signalant que demain elle aurait une nounou. Et avec rage et colère La accepta la nouvelle, enfin elle ne l'accepta pas mais du moins ne fit-elle pas de crises ouvertement consciente que cela donnerait raison à Yami.

Et dans le chaos qu'était sa chambre elle s'endormit lorsque l'aube pointa. Elle ne rêva pas, se réveillant en sursaut alors qu'en bas elle entendit clairement une voix féminine. Maudissant cette visite de malheur elle se leva, sans prendre conscience que c'était sa nounou, traînants des pieds la jeune adolescente ouvrit la porte de sa chambre menant au couloir. Elle était encore dans une sorte de léthargie semi consciente, son pyjama rose bonbon avec des petits lapins insistant sur l'effet enfantin de la Ketsueki qui traînait une sorte de "doudou" derrière elle avec dans l'autre main un reste de pilon. Descendant les marches sans vraiment prendre la peine de remarquer la présence qui attendait dans le hall ni même le léger sourire ironique du matou de malheur qui savait bien la situation actuel l'adolescente se stoppa un moment au niveau du hall avant de se laisser tomber de fatigue sur un sofa et d'enfoncer sa tête dans ce dernier.

La couche de l'enfant dépassait légèrement de son pyjama et Yoko pouvait bien la distinguer, l'énergumène qu'elle aurait à gardé venait simplement de l'ignorer. En vérité La ne savait plus pourquoi elle était descendue et n'avait pas l'habitude se lever aussi tôt. L'odeur du tabac froid et de la drogue locale collant à la peau, sa longue chevelure brune descendant sur ses flancs faisant office de couverture improvisée elle retomba dans un sommeil profond.

C'était pas aujourd'hui qu'elle s’intéresserait aux autres.
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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Dim 17 Mai - 18:44


Finalement, La arriva. L'adolescente avait une tenue et une démarche enfantine qui contrastait drôlement avec les effluves de tabac et autre substance à prohiber. Lorsqu'elle l'avait aperçu, dévalant péniblement les escaliers dans la léthargie propre au sommeil tout juste terminé, dans son pyjama rose et sa peluche en main, Yoko s'était surprise à penser que La n'était autre qu'une enfant, une petite fille encore sur le chemin de l'innocence alors même que Yami la lui avait décrit comme une jeune adolescente, entrant peu à peu dans sa période adulte.

Lorsqu'elle remarqua ce qui semblait être une couche pour enfant dépasser de son pantalon, elle resta un instant perplexe et elle le fut d'autant plus lorsqu'elle aperçu le pilon de drogue qu'elle tenait dans son autre main. C'était comme si La possédait une double personnalité : mi enfant mi rebelle. Yoko savait dès lors qu'elle devrait lui faire choisir et ce ne serait pas entre ces deux alternatives mais bien vers l'adulte qu'elle allait bientôt devenir et la femme responsable qu'elle serait prochainement.

Cette dernière s'étala de tout son long sur le canapé, ignorant royalement la nouvelle arrivante. Yoko compris dès lors qu'il faudrait user des grands moyens si elle désirait obtenir quelque chose de la Ketsueki. Elle s'éclipsa dans les pièces, se voyant déjà se perdre dans les locaux tellement la bâtisse semblait importante, et fini par trouver ce qu'elle cherchait : la cuisine. Elle rempli une bassine d'eau froide et revenait dans le hall où la jeune fille s'était assoupie pour la lui verser sur la tête.

Un sourire satisfaite, Yoko se présenta de nouveau devant la jeune paniquée :

« Je disais donc : bonjour La, je suis Yoko Arekaze, la nourrice éducatrice chargée de s'occuper de toi. Je suis sûre que nous allons bien nous entendre. »

La Ketsueki était désormais trempée mais Yoko jugeait qu'elle l'avait cherché et que si elle voulait jouer à cela, elle saurait se montrer la plus ingénue des deux : Yoko n'en était pas a son premier cas difficile.

Yoko s'asseyait au côté de la demoiselle sur le canapé, prenant garde à ne pas s’asseoir où c'était mouillé.

« Yami t'a parlé de moi ? Elle a beaucoup de travail et ne peut s'occuper pleinement de toi du coup elle m'a chargé de le faire pour veiller sur toi. Si tu veux mon avis cela prouve qu'elle tient à toi sinon elle t'aurait simplement laissé seule au manoir. »

Yoko cherchait à marquer son esprit, a jouer le rôle d'intermédiaire, de grande sœur, d'instructrice et de confidente à cette enfant visiblement tourmentée.

« Qu'est-ce que tu aimerais faire ? Tu aimerais passer plus de temps avec Yami ? Si oui tu aimerais que vous fassiez quoi ensemble ? »





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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Dim 17 Mai - 19:42

Est ce que cette traînée était une blague? Si c'était le cas c'était vraiment de mauvais goût, non mais sérieusement La avait dormit au maximum cinq heure et cette grognasse venait de la réveiller avec un sceau d'eau froid? Le réveil fut aussi brutale que la réaction de l'adolescente. Le joint finit écraser dans sa poigne tandis que le sofa partait en miettes alors que le sang le recouvrait. Ce dernier éclatait en torrent avant de recouvrir la tête de l'enfant. Une douche carmin la recouvrant tandis qu'elle se redressait entièrement pour faire face à cette imbécile. Elle était visiblement civile et osait se croire importante. Le mal de crâne s'amplifiait. Elle arrêta le monologue de l'autre...les insultes manquaient pour la décrire. Elle s'alluma une clope dans un paquet qui trainait dans le salon et se massa les tempes.

-J'en ai rien à foutre de qui tu es. Tu n'es visiblement qu'une idiote de plus. Si tu voulais qu'on s'entende bien fallait commencer par une preuve de respect à savoir attendre que je me réveille. Tu ne sais rien de moi et déjà tu viens de marquer des points négatifs.

La clope se calcinait et elle enchaînait avec une seconde, la colère battait auprès de ses oreilles. Comme si elle avait été dans un rouleau compresseur. Elle s'étira faisant craquer ses articulations, se retrouvant dans la cuisine en un bond elle ouvrit le frigo pour vider une poche de sang de la manière la plus barbare qui soit. Et à cet instant, probablement elle n'avait plus rien d'enfantin. Puis surtout son doudou était trempé! Déjà que Yami lui avait subtilisé pour le mettre à laver il y a pas si longtemps. Sérieusement elle pensait à prendre des vacances loin de tout ça, ce village, ces conflits et tout ce qui en découlait mais pour le moment elle en avait pas les moyens. Soupirant avant de jeter le paquet à la poubelle et de nettoyer le sofa avec des jets de sang elle s'alluma un joint sans remords.

-Yami m'a dit que j'aurai une nounou pas une fille sans principes et politesse. Je me moque de sa vie, tout comme je me moque de tes motivations pour braver ce manoir et la réputation des Ketsueki. Tu es brave, c'est pas ça qui te sauvera. La folie est plus proche ici que n'importe ou dans le village ou dans le monde. Il y a des endroits ou tu n'as pas le droit de te rendre. Le matou te fera un résumé. Quand à moi j'ai à faire, on va dire qu'on s'arrête là et en attendant que Yami te remercie pour avoir survécu une journée fait comme chez toi. Un conseil pour ton prochain travail, n'ai pas la prétention de tisser des liens entre deux personnes alors que tu ne sais rien de l'enfant que tu garderas. Tu n'es pas Yami et encore heureux sinon tu serais probablement morte à cet instant. Adieu Yoko.

Et blasée comme elle l'était et surtout tendue et crispée La remonta les escaliers sans un regard. Un soupire, une fois de plus elle repoussait une femme qui n'avait probablement rien fait de mal. Une fois de plus elle coupait les fils avant que ceux ci ne l'entoure. Elle entra dans sa chambre, les volets fermés elle se laissa chuter sur le lit regardant le plafond et jouant avec ses pouvoirs. Elle avait envie d'exploser, de détruire cette civile et de lui crier un bon gros monologue mais elle se retenait. Ce n'était pas la peine, elle ne voulait pas paraître pour ce qu'avait décrit de sa personne Yami à Yoko. Aucune crise elle avait simplement mit les choses aux clair. Pourtant ce ne fut pas son emportement qui l'aida à se sentir mieux au contraire. Elle était encore frustrée, un sofa de plus et probablement un rapport qui irait contre elle et une entrevue avec Yami pour une nouvelle confrontation.

Elle brisa un miroir de sa main laissant le sang se répandre par terre avant d'en faire une boule et la saisir au creux de sa main. La technique se brisa au moment ou La empoigna l'ustensile de piqûre afin de se droguer. La porte était fermée aucune chance que cette femme ne vienne la déranger. Elle devait encore être sous le choc ou elle avait quittée le manoir. Ce n'était plus son problème.

-Yami...

Qui était elle pour La? Une inconnue de plus finalement. Le monde s'effritait et La s'enfermait encore. Cette pièce représentait son monde et elle savait son emprise dessus. Au moins dans ce territoire elle était Reine et même si il n'y avait personne elle se sentait bien. Ou bien était-ce la drogue? Tout était floue.
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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Mar 19 Mai - 22:36


L'adolescente n'avait visiblement pas apprécié les méthodes draconiennes de Yoko, pourtant elle ne lui avait pas vraiment laissé d'autres choix en l'ignorant de la sorte. La usa même de la faculté de son sang pour s'en recouvrir, presque comme pour éponger l'eau ou se retrouver en contact avec un liquide qu'elle avait l'habitude de manipuler et qui devait la « rassurer » d'une certaine manière.

Yoko ne pouvait être qu'ébahie devant cette démonstration. Bien sûr le fait que les Ketsueki savaient manipuler le sang était a la fois glauque et inquiétant mais au moins eux disposaient d'un pouvoir... Elle avait essayé de malaxer son chakra mais en vain... C'était comme si elle en était dépourvue : une coquille vide sans possibilité de se défendre ou protéger sa nation. Alors elle aidait à sa façon en reprenant en main l'éducation des jeunes recrues mais jamais sans violence : privilégiant un contact de confiance. Chacun des enfants dont elle avait eu la garde était devenu l'un des membres de sa famille. Ils étaient tous ses petits frères et petites sœurs. Elle espérait parvenir à la même chose avec La, qui pour le moment, s'enfermait dans sa solitude, qu'elle avait sans doute pourtant envie de quitter désespérément pour ne plus avoir à affronter la vie seule.

L'adolescente s'alluma une cigarette tout en s'exprimant de manière assez vulgaire mais au moins elle s'était adressée à Yoko, c'était un pas en avant quelque part, elle ne feignait plus vraiment l'indifférence sur sa personne.

« En effet, j'aurais pu attendre que tu te réveilles. Après tout je suis là pour veiller sur toi. Toutefois je voulais d'abord me présenter a toi pour que nous puissions faire connaissance avant de te laisser faire. Puisque les présentations sont faites, tu peux retourner te coucher si tu le souhaites. »

Disait la civile en esquissant un sourire sincère. Elle était dans une phase d'observation. Il fallait qu'elle apprenne a comprendre La avant d'agir et de mettre en place quoique ce soit. C'est pourquoi elle l'a laissa faire à sa guise, la voyant même fumer un joint sans qu'elle n'intervienne ni même n'émette le moindre jugement sur son acte pourtant répréhensible. La y verrait peut-être une forme de laxisme, de niaiserie ou d'une trop grande gentillesse mais rien de cela n'était vrai : elle observait un point c'était tout.

La Ketsueki expliqua alors a Yoko que certains endroits n'étaient pas a franchir dans le manoir parce que la folie régnait en ces lieux. La nourrice n'y croyait pas vraiment mais en revanche, elle était certaine qu'une bâtisse pareille, avec une famille pareille l'y habitant. L'adolescente était toujours acerbe, jugeant que leur courte rencontre était terminée, sommant à Yoko de rentrer chez elle : ce qu'elle n'avait aucunement l'intention de faire...

La civile comprenait dès lors que la relation qu'entretenait l'intendante du Kakumeigun et La n'était pas au beau fixe : cette dernière tenait vraiment rigueur à la première pour son absence. Yoko tenterait de combler ce vide et de se montrer comme la sœur que la manieuse de sang n'avait pas.
Celle-ci s’éclipsa au premier, sans doute vers sa chambre et Yoko la suivait pour ne pas la perdre de vue et devoir frapper à toutes chambres que comptait le bâtiment. Quelques instants après que La s'y soit exilée, elle frappa à la porte.

« La ? Je sais que tu ne veux sûrement pas être chaperonnée et je te comprends mais ne me vois pas comme quelqu'un de nuisible. Je suis là pour t'apporter ma présence, ma confiance et mon soutien. »

Elle attendit un instant derrière alors qu'aucune réponse ne semblait parvenir.

« J'entre d'accord ? »

Elle s'exécuta trouvant la Ketsueki affalée sur son lit, blessée et droguée : ce qui semblait être son refuge pour échapper à la réalité qui l'entourait et qu'elle ne voulait plus vivre.
Yoko s'approchait doucement d'elle et s'asseyait au bord de son lit, s'exprimant d'une voix intriguée :

« Pourquoi as-tu recours à tout cela ? Tu n'en as pas besoin. Tu n'en as plus besoin. Tu n'es pas seule. Yami ne peut t'accorder que peu de temps c'est vrai mais elle m'a envoyé pour être a tes côtés et t'ôter cette solitude. »

Je ne connaissais pas Yami mais je me doutais qu'elle même avait déjà été emprunte à la solitude et qu'elle se culpabilisait au fond de faire subir cela à La.



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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Jeu 4 Juin - 19:39

Pourquoi il ne pleuvait jamais dans ce foutu pays déjà?

La pluie aurait surement redonné le goût de la vie à l'adolescente qui sur son lit errait entre deux dimensions. Fuir la réalité était facile, plus que tout c'était de fuir sa réalité qui était aisé pour les faibles qui préféraient l'illusion aux bruts lois de la vie réel. Elle compulsait sur son lit, les yeux vitreux et la bave en coin de bouche comme une clocharde agonisant. Pourtant la drogue ne la tuerait pas, non elle ne faisait juste que corrompre son sang, le rendant inapte à l'utilisation des techniques du clan des vampires. Elle se condamnait donc à une vie de civil si La continuait de s'ingérer avec autant de dose la drogue malsaine qui de manière fourbe montait jusqu'à son cerveau.

-Tu ne sais pas. Tu ne peux savoir ce que c'est de se sentir abandonnée, chacun sa vie hein? La mienne n'est qu'une parodie de c'est le don humain. Je ne suis pas apte à combattre, pas capable de vivre, pas capable d'apprendre. Je m'enferme avec toute l'énergie du monde à m'enfermer dans un cocon qui se brisera rapidement lorsque Yami reviendra.

Elle disait vraie, croire que l'adolescente était sotte aurait été une erreur d'imbécile. Elle se roula un joint et l'alluma avec force, titubant jusqu'à la salle de bain dont la porte était bouchée par un tas de détritus, de vêtements et de cendriers. Elle déglutit avec aigreur et laissa son intestin se vider dans la cuvette des toilettes. Elle cracha dans le lavabo et le liquide carmin foncé qui disparu dans l'évier ne l'inquiéta pas. Après tout mourir était le lot de chacun.

-Je ne veux plus de Yami. Tu n'es pas nuisible mais tu n'es pas utile non plus. Pourquoi? Parce que au delà du fait que je sois compétente pour m'occuper de moi même tu ne fais que me rappeler combien il est facile de devenir bipolaire en fonction d'autrui. Je ne veux pas de liens sociaux pas parce que je suis une gamine stupide et insolente mais parce que forcément un jour je perdrai de vue cette personne. Yami fut la première personne lors de mon réveil que je connus et aujourd'hui? Elle fait sa vie mais jamais ne passe me voir ou me dire bonjour. Il faut dire que l'activité c'est pas mon fort mais moi qu'ai je à voir avec ces ninjas prétendants vouloir dominer les horizons comme des guerriers? Bah! Je ne suis guère plus qu'une adolescente victime de son passé et de son ancienne vie, je ne suis que les vestiges des choix qui m'ont conduits aujourd'hui dans ce manoir. Tu ne peux me changer ni me comprendre femme même avec toute la bonne volonté du monde je regrette mais c'est ainsi.

Elle se laissa choir de nouveau sur le lit et ferma les yeux, perlant de ses paupières deux larmes coulèrent sur ses joues et inspira une forte latte avant de cacher son visage derrière un oreiller.

-La solitude est préférable dans mon cas. Maintenant laisse moi avant que Yami ne se rende compte que j'amène des stupéfiants à la maison. La confrontation avec cette femme, cette harpie je préfère la retarder le plus possible.
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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Dim 7 Juin - 13:44

Yoko ne savait que faire pour venir en aide à La. Cette dernière semblait enfermée dans sa solitude et s'était forgée une carapace qu'elle ne parvenait à maintenir qu'en usant de substances illicites... Il lui faudrait retrouver de la confiance et une présence pour qu'elle puisse cesser ensuite ce qui la maintenait sur pied à l'heure actuelle. Yoko avait envie d'aider la Ketsueki à se reprendre mais il fallait pour cela qu'elle apprenne à la connaître, bien qu'elle commençait à la cerner un peu.

La pensait que la civile ne savait pas ce que c'était que de se sentir abandonnée : elle se trompait. Elle se sentait inutile et incapable de rien.

« Alors nous sommes pareilles. Tu te dis inapte à combattre, à vivre ou à apprendre : j'ai toujours le regret de ne pas savoir malaxer mon chakra comme vous en êtes capables. J'aurais voulu dédier ma vie au service des autres pour venir en aide à mon village et ma nation. Me sentir utile et avoir un poids particulier quant à mes prises de décisions lorsque le village subit un tourment : mais je ne peux rien faire. J'évacue les autres, tâches de protéger les plus faibles mais c'est bien là tout ce que je peux faire : je ne suis capable de rien d'autre. Ma famille ne comprend pas cette envie que je possède et ce regret de ne pas être shinobi et je me suis sentie souvent laissée pour compte. Alors tu vois même si nos existences ne sont pas identiques, nous avons quelques traits commun : ce qui me permet d'affirmer que je te comprends. »

Quelque part, cela soulageait aussi Yoko de parler de tout cela. Peut-être que La n'en aurait rien à faire de sa vie mais au moins elle avait entendu et compris que l'Arekaze était dans la capacité de la comprendre puisqu'elle avait vécu des choses similaires.

La se relevait, titubante pour se rendre dans sa salle de bain. Yoko failli intervenir pour l'aider mais elle préférait la laisser se débrouiller pour ne pas offusquer l'adolescente. Cette dernière vidait ses intestins dans l'évier, laissant choir du sang allègrement. Yoko n'était pas médecin mais elle savait pertinemment que cracher du fluide vital n'était en rien bon signe... Elle arqua les sourcil avant de questionner La :

« Cela t'arrive souvent ? Tu en as parlé a quelqu'un ? Je doute que cela soit normal...Yami est médecin non ? Tu devrais lui en parler. Et avant que tu ne t'en offusque, je suis certaine que ton aînée te porterait assistance vu la situation... Je pense qu'elle est loin d'être le dragon dont tu la qualifies... N'est-elle jamais venue auprès de toi lorsque tu n'allais pas bien ? Ne s'est-elle jamais inquiétée pour toi ? »

Yoko ne connaissais pas la chef du Kakumeigun mais elle avait du mal à l'imaginer si froide... Peut-être était-ce pourtant vraiment le cas : il s'agissait d'une Ketsueki après tout...
La eut un discours assez troublant concernant sa crainte de s'attacher a quelqu'un qu'elle finirait irrémédiablement par perdre, comme cela avait été le cas avec Yami.

« Pourquoi tu me perdrais de vue ? Yami est occupée, elle a des responsabilités mais elle reste toujours là pour toi lorsqu'elle est présente, tu ne l'as pas perdu... Moi je ne suis qu'une civile qui ne fait pas grand chose de ses journées alors j'ai beaucoup de temps à te consacrer. Il n'y a pas de raison que tu me perdes de vue... »

Elle marqua une pause avant de reprendre.

« A défaut de me voir comme une nounou devant veiller sur toi, peut-être pourrais-tu me voir comme une amie qui passe du temps avec toi ? Cela me plairait de t'avoir comme amie. Je n'en ai pas vraiment non plus... »

La parlait de solitude mais Yoko n'avait pas envie de la laisser baigner dans cet océan obscur et sans fond. Elle même avait besoin de meubler sa vie si elle ne voulait pas défaillir : elle pourrait permettre à La d'avancer, de redresser la tête et de retrouver sa joie de vivre, et Yoko pourrait obtenir une nouvelle amie.



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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Lun 8 Juin - 22:54

Yoko s'entêtait et plus que tout le discours de la civile touchait réellement l'adolescente qui en écoutant le monologue de la jeune femme en venait presque à penser que c'était sa chance. Une chance qu'elle devait saisir maintenant avant que les portes de nouveau se referment. Elle se leva, d'un pas hésitant et referma la porte de sa chambre et verrouilla le loquet. Si la rousse voulait réellement être son amie alors elle allait devoir tout endurer et tout savoir. Comme si cela coulait de source La marchait maintenant sur les murs de sa chambre, chacun de ses pas laissait derrière une fine traînée de sang. Elle accéléra le rythme à s'en crever les poumons et atterrit sur le lit de la manière la plus naturel au monde. Elle claqua des doigts et s'entaille le pouce avant de fermer les paupières.

-Je n'ai pas toujours été l'enfant tétue et fragile que tu vois devant toi. Je n'ai pas toujours été une adolescente junkie cloisonnée dans sa chambre à ne plus voir la lumière du soleil. Je ne suis présentement que le cocon, l'étape d'avant d'un divin insecte sortant de sa chrysalide. Tu dis me comprendre? Alors Yoko partage avec moi les douloureux souvenirs de mon passé.

La scène prit alors forme, aux murs le sang forma doucement des figures s'entre tuant et se déchirant. L'art des Ketsuekis ne servait pas qu'à la guerre quoi qu'en dise Yami. Le sang racontait une histoire, ce sang pouvait être votre pire cauchemar comme votre meilleur allié lorsqu'il était sain. La pièce vira au rouge carmin et l'histoire de l'adolescente continuait de se matérialiser sous le regarde la rousse. Mais c'était trop, encore trop de souvenirs à vifs lui rappelant sa condition présente. Elle luttait contre son estime et son orgueil. Réduite à porter des couches et à se cacher par peur des combats. Cela ne lui ressemblait pas, mais au fond qu'est ce qui lui ressemblait? Rien, jamais satisfaite elle cherchait quelque chose, quelqu'un en vain pouvant lui faire oublier son triste état. Tout ceci s'arrêta brusquement et le teint cadavérique de l'adolescente empira. Elle se leva toujours regard vide et égard, perdue dans ses propres pensées et se dirigea vers la glace. Elle brisa le verre de sa main et laissa le sang souillé couler dans le lavabo. Elle revint à elle à temps pour s'empêcher de commettre une connerie. Elle ne regardait déjà plus Yoko, s'allumant une cigarette les mains tremblante.

-Tu ne peux savoir, parfois j'envie la vie de civil. Le travail dans la labeur aucun espoir de devenir meilleur mais au moins on se bat à armes égales. On combat contre les gens ayant les mêmes moyens que nous, le meilleur reste celui qui excelle dans son domaine. Pourquoi te perdrais je de vue? Parce que je suis une ninja qu'au détour d'une mission je peux y rester, perdre la vie mon sang se répandant inutilement hors de mon corps, ironie du sort n'est ce pas? Cela fait longtemps que j'aborde cette idée morbide, après tout chacun meurt un jour même temporairement. Je préfère m'y préparer que de la craindre de nouveau. Je ne sais pas ce que veut dire le mot amitié Yoko, je n'ai rien eu de semblable et j'en aurai probablement jamais. Je t'assure qu'il est mieux pour toi d'éviter de t'attacher à moi.

En bas la porte venait de s'ouvrir, les poings de l'enfants se serrèrent écrasant la clope. Tout était en bordel dans la chambre, la drogue apparente comme les aiguilles. L'odeur aurait fait palir n'importe quel dealer du coin, une vraie plantation. Mais c'était son domaine et si l'autre souhaitait lui enlever ses seuls ressources alors elle devrait lui passer sur le corps. La haine, la rage tout ceci revenait à vitesse grand V. L'instinct de préservation, son territoire et ses règles. Si Yami voulait la foutre dehors elle emporterait ce contenu dans la rue ou dans la mort, elle détestait oui elle détestait l'autre Ketsueki car elle lui rappelait ce qu'elle n'avait jamais été.

Une battante.

-Tu souhaites rencontrer Yami? J'espère que ton testament est prêt. Je te conseille de rester dans la salle de bain, et de fermer les yeux. Les retrouvailles seront...sanglantes!

Son sang forma un fouet tandis qu'elle entendait les pas se rapprocher.

Qu'elle aille au diable c'était sa faute! Elle l'avait abandonnée et maintenant elle revenait? C'était trop facile!
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Mar 9 Juin - 13:09


Yoko vit le regard de La changer. Elle était finalement parvenue a s'attirer sa confiance ? Elle ne voulait faire preuve d'aucune hostilité, aucun mensonge à l'égard de l'adolescente. Cette dernière marcha sur les murs en répandant son sang et Yoko ne savait pas vraiment si elle devait s'en inquiéter ou non... Les Ketsueki maîtrisaient le sang non ? Il n'y avait sûrement pas de danger qu'elle se retrouve anémiée non ?

Un funeste tableau se dressa autour d'elle. La lui racontait son histoire avec sa maîtrise. Cette prouesse laissait sans voix la jeune femme, béate d'admiration. Elle suivait attentivement le récit de la Ketsueki, comprenant alors la peur de « l'enfant » et ses doutes. Cela était trop pour l'adolescente qui fut soudainement prise de panique et cassa son miroir, se blessant une nouvelle fois. Yoko accourait mais La demeurait stoïque, lui expliquant qu'elle enviait la vie de civil puisque tout le monde demeurait au même niveau. Elle craignait de perdre Yoko de vue car la vie de shinobi impliquait des risques et une atteinte à la vie perpétuelle. C'était vrai, l'Arekaze ne connaissait pas ce tourment. Elle ne risquait pas sa vie chaque jour.

La changea drastiquement de comportement à l'entente de la porte du grand hall qui s'ouvrait. Elle promettait une rencontre sanglante et voulait que Yoko reste dans la salle de bain. La jeune femme lui obéissait, se promettant toutefois d'intervenir d'une façon où d'une autre si cela tournait mal.

***

Je rentrais après une dure journée de labeur. Le manoir était bien silencieux, ce qui était particulièrement inquiétant... C'était aujourd'hui que Yoko Arekaze devait commencer la garde de La. Je ne pouvais plus m'occuper d'elle et la voir s'enfermer chaque jour dans sa chambre me faisait culpabiliser : elle devait trouver de la compagnie auprès de quelqu'un d'autres. La Ketsueki était susceptible et je me demandais si Yoko était encore en un seul morceau...

Je montais à l'étage et me dirigeais vers la chambre de l'intéressée :

« La ! Je suis rentrée ! Tout va bien ? »

J'ouvrais la porte de la chambre et esquivais in-extremis un coup de fouet écarlate. Écarquillant les yeux, j'observais La, passablement irritée :

« A quoi tu joues ? Où est Yoko ? Tu as pu faire sa connaissance ? Vous vous entendez bien ? »

Autant dire que c'était le foutoir dans sa chambre... Il y avait même du sang frais sur les murs et je craignais un instant qu'il ne s'agisse de celui de la nounou... fort heureusement je reconnus l'odeur de celui de La. Une autre effluve embaumait la pièce : celle de la drogue. Je n'étais pas dupe, je savais que La en consommait régulièrement mais je n'avais jamais vraiment eu le temps de m'occuper de résoudre le problème. Puisque je la laissais seule tous les jours c'était en quelque sorte pour moi le moyen de fermer les yeux sur sa consommation pour ne pas la réprimander outre mesure. Mais à partir d'aujourd'hui elle n'était plus seule et les choses devaient changer.

« La. Tu vas te débarrasser de tout ça ! Ça embaume le manoir et ça se sent depuis le portail d'entrée ! »

J'avais le ton autoritaire de grande sœur : je supposais.



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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Dim 14 Juin - 20:46

Non, non...NON! En son sein grondait la révolte, en son être entier sonnait le glas de la soumission. Et la fureur s'empara du corps de l'adolescente. Son visage se changea en scène théatrale de triste augure, et le chant des morts, et les funestes cabots de l'enfer aboyèrent aux oreilles de l'enfant. Que son corps tout entier tremble tant la haine et la colère se fait ressentir, et le sang ce sang symbole du prestige du clan remue dans les airs comme un serpent sifflant. Et le sang tournoi, tournoi et englobe l'enfant, et La laisse pour la première fois la folie sous son contrôle. Cette femme n'était personne, cette femme venait lui prendre des relations encore fragiles dont elle avait encore besoin pour évoluer. Le meuble à sa droite explosa tandis que le fouet se scindait en deux pour répandre des myriades de fine gouttes carmin tout autour des deux protagonistes. Yoko pouvait dans sa cachette observer la scène, un revirement de personnalité comme rarement la terre en avait connu. Tout dans la posture de l'adolescente indiquait clairement qu'elle cherchait le conflit.

-Pousse...pousse toi!

Et le sang afflua vers Yami comme une sorte de jet sanguin cherchant à repousser l’aînée hors de la chambre de la jeune Ketsueki. Et l'enfant hurla, et son cri résonna et s'amplifia à mesure qu'elle déployait ses forces pour repousser Yami hors de son sépulcre. La lumière vacilla, l'espace d'un instant comme si les démons des enfers cherchaient à se matérialiser dans cette pièce. Les ongles griffaient partout, comme des griffes d'animaux sauvages.

-QUI ES TU?

Oui qui était-elle pour lui donner des ordres, des leçon, mégère arrogante dont l'égide imposait déjà bien des maux à l'enfant. Et La se précipita sur Yami manquant presque de détruire la porte sous la force qu'elle déployait. Aux limites de la conscience, aux limites de son potentiel l'enfant démontrait la rage d'une bête acculée. On ne lui prendrait pas ses bien, on ne lui prendrait pas ce qui la maintenait en vie! Et la drogue si elle avait pu parler aurait à cet instant éclater d'un rire cruel en observant son emprise sur une fragile enfant en manque de répères. Les pupilles de la Ketsueki virèrent au rouge foncé et elle porta ses mains à sa gorge comme si elle essayait de cracher un quelconque mal hors d'elle. Elle cracha en effet, un mélange de sang dont la couleur était quelque peu surprenante et de bile. Mais elle continuait sa démence, sa quête de réussite. Le sang forma une sorte de bulle, si réaliste qu'on l'aurait cru solide à la place de la porte tandis que La se redressait en s'essuyant la porte.

-A quoi je joue? Je ne joue plus depuis bien longtemps femme. Et toi j'espère que tes nouveaux amis sont aussi sympas que l'ambiance morbide de ce manoir. J'espère que tu ne les abandonneras pas eux aussi à leur tour, ça en ferait du monde ne crois tu pas? Qu'ai je donc à faire que mon alimentation sente jusqu'à Konoha si il le faut. Je suis seule occupante de ces lieux avec les félins, je suis seule enfermée dans un endroit réduit, je suis seule au fond depuis le début n'est ce pas? Alors qu'est ce que cela te fait que les injections me maintenant en vie, m'infligeant de voir la triste réalité embaument déjà ce lieu décrépit et morbide? Tu n'es rien Ketsueki tout comme je ne suis rien à tes yeux.

Une unique larme de sang coula avant que la langue de La ne l'absorbe. Elle s'était promit de pas pleurer si cette rencontre devait avoir lieux. Et elle tiendrait ses promesses.

-Mais au fond j'aurai du m'en douter depuis le départ.

Et les fouets, tentacules de sang fusèrent vers celle qui autrefois avait sauvée de la mort l'enfant, l'enfant ingrate qui aujourd'hui dans un élan de caprice et de rage, dans un élan de mauvais foi et d'accusation assaillait sa bienfaitrice. La avait trouvée Yoko et c'était déjà compliqué de la comprendre, alors Yami ne reviendrait pas tout défaire! Pas deux fois!
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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Dim 14 Juin - 23:04

La scène qui se jouait devant moi était, comme bien souvent avec La, surréaliste. Elle envoyait son sang claquer dans les airs pour m'atteindre, cherchant par tous les moyens à créer divers techniques dans le but de me nuire tout en me demandant de me pousser comme si elle ne parvenait plus à se contrôler et ne voulait pas me faire de mal...

La folie semblait la gagner, un peu comme cette nuit où elle avait déchiré ses draps en devenant une personne tout autre que la La que je connaissais.

Elle hurlait de tout son soul en me demandant qui j'étais, ne parvenant pas à comprendre son charabia. Pourtant, comme cette soirée là, je voulais lui venir en aide.

« La... Ecoute moi ! Calme toi d'accord ! Tout va bien ! Tu es en sécurité ! »

Mais rien n'y faisait.
Elle fonça sur moi mais se ravisa, s'étranglant elle même comme pour stopper ses démons intérieurs. Je ne voulais pas la blesser mais si elle continuait à agir de la sorte...

Elle me reprochait sa solitude au manoir et mon manque de temps qu'elle jugeait manque d'intérêt pour sa personne...

« C'est pour cela que j'ai envoyé Yoko. Je n'ai pas le temps de m'occuper de toi : j'ai bien trop de travail ! Arrête de compter sur moi aussi ! Sors ! Prend l'air et fais toi des amis dans le village ! Rester enfermée ici ne va en rien t'aider La ! »

Je ne comprenais pas comment elle pouvait vouloir rester calfeutrée dans sa chambre...

« Tu te trompes. Tu crois que tu n'es rien pour mes yeux alors que tu es la première personne qui peut me rappeler ce que c'est que d'avoir une famille. Je suis une mauvaise éducatrice c'est vrai mais cela ne remet pas en question l'affection et l'estime que je te porte ! Si tu étais moins bornée tu le verrais ! »

Je commençais à en avoir marre de ses gamineries.
Des fouets de sang fusèrent sur moi : je les stoppais de mon bras alors qu'ils s'enroulaient autour. Si j'avais bien appris une chose en compagnie de mes parents s'était qu'utiliser des techniques de notre clan sur un autre membre était inutile. J'apposais ma main sur l'élixir entourant mon bras et le coagulait par simple contact. Il s'effritait et tombait en morceau.
J'avais affronté des Ketsueki qui sillonnaient le monde depuis plus d'une centaine d'année, ce n'était pas les techniques maladroites et balancées sous le coup de l'émotion d'une adolescente qui allait m'effrayer... Elle était certes une Ketsueki plus âgée que moi autrefois mais ce temps était révolu : elle était devenue plus faible dans un corps plus frêle.

« Je n'ai aucune envie de me battre avec toi. Calme toi et discutons. La violence ne résout rien et nous n'arriverons à rien de la sorte. »

J'entrais dans sa chambre, sans aucune méfiance alors que je lui tournais le dos, voulant lui prouver que je lui faisais confiance et que donc j'avais de l'estime pour elle contrairement à ce qu'elle semblait penser, et m'asseyais sur son lit en tapotant le matelas.

« Viens. »

Je lui souriais.

« Nous avons beaucoup de choses à nous dire toutes les deux je pense. »

Je remarquais Yoko, cachée dans la salle de bain, du coin de l’œil.

« Que dois-je faire de Yoko ? Tu acceptes sa présence ici ou bien je la renvois ? »

J'étais tout a fait sérieuse et je voulais que La en prenne la décision.



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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Dim 14 Juin - 23:58

Et elle comptait régler tout les problèmes de cette manière? Simplement en parant les coups de l'adolescente en furie? Elle n'y croyait pas, elle n'y croyait plus, elle ne voulait plus y croire. Même si ses assauts avaient été repoussés, même si elle était encore faible face à la Ketsueki, et en maudissant son chétif corps l'enfant se redresse. Les paroles de Yami sont simples, sans aucun mensonge dans le ton de sa voix, elle parle clairement et doucement contrastant avec la rage de l'adolescente. Mais elle ne comprenait pas, non elle ne pouvait pas savoir. La ne s'adaptait pas, à rien et à personne elle ne pouvait s’accommoder, déjà sa relation avec Yami relevait du miracle. Sa rage et les instincts carnassiers, meurtriers disparurent aussitôt que Yami penêtra dans sa chambre aussi simplement que doucement. Comme si de rien n'était, ce fut probablement la goutte d'eau qui fit déborder le vase. L'enfant s'effondra à genoux, le sang disparaissant rapidement, et elle pleura, elle pleura tandis qu'elle se maudissait d'avoir rompus sa promesse personnelle.

Elle se leva, tremblante et titubante, le sang formant des traces sur ses pas, son visage livide et mouillé rencontra le corps de Yami et une fois de plus elle se laissa submerger par les opinions. Comme une mioche elle pleurait, comme une fille n'ayant pas revue pas sa mère depuis longtemps cette fois La était consciente de tout. De son image et de ses problèmes mais aussi des reproches qu'elle avait à faire à Yami, et pourtant cette présence, c'était impossible à décrire. C'est comme si toute la haine qu'elle avait accumulée avait disparu au contact de Yami, elle se calma avec peine et mit son bouche en pouce, elle s'était complètement apaisée à l'image d'un animal domestique. C'était limite si elle ne ronronnait pas, elle se souvint à cet instant de la lullaby que lui chantait Yami lors de cette nuit terrible. Et de sa faute, de la cave et à cette pensée elle pressa un pan des habits de Yami.

-Je..je ne peux pas. Sortir m'est impossible, je ne m'acclimate à rien, je ne peux pas c'est contre ma nature. C'est contre moi, c'est contre tout ce que je veux. Je ne sais pas pourquoi, je suis déjà limite dépendante de ta présence, m'attacher aux autres m'est impossible. Déjà avec Yoko c'est compliqué enfin...

Elle ferma un instant les paupières avant de poser son visage contre le torse de Yami et de songer à tout ce qu'elle avait à dire. Elle aurait voulu à cet instant saisir un joint pour se sentir mieux, mais en avait vraiment besoin? Et la drogue sentit son emprise faiblir et tenta de palier à la présence Yami en augmentant l'envie de l'adolescente mais celle ci était trop bien, l'apaisement et le bonheur c'était probablement la définition parfaite de ce qu'elle ressentait à cet instant.

-Arrêter de compter sur toi? Tu te rends compte de ce que tu demandes? Tu te rends compte à quel point c'est égoïste pour une enfant qui n'a connu que pour seule présence la tienne? Comment ne plus être dépendante alors que je ne connais rien à ce monde? Que je ne sais rien des coutumes et règles de ce village? Que je ne sais même pas qui je suis vraiment? Que je n'ai pas confiance en mes moyens pas plus qu'en mon corps frêle. Je ne peux pas Yami et tu aurais du le prévoir, envoyer Yoko c'est tenter de m'acheter et de remplacer ta présence. C'est impossible et tu le sais, cette pauvre femme aurait pu avoir pire accueil.

Elle souffla, et regarda le plafond en sentant la respiration de Yami. Elle reprit.

-Une famille ne disparaît pas d'une nuit à l'autre surtout quand un de ses membres vient de revenir à la vie, surtout quand il est dépendant d'une femme mystérieuse et intrigante. Une famille n'envoie pas des inconnus pour commencer et détourner un problème de fond, un dialogue ou une situation menaçant d'exploser à tout moment. Tu me parles d'être bornée mais tu l'es aussi, à croire que chacun de tes actes calmerait une éventuel situation désastreuse, Résultat? Résultat j'ai mes propres défauts mais toi aussi Yami et tu ne peux pas m'accuser de tout en t'envoyant les fautes contre toi aussi. Tu ne peux pas être l'avocat et l'accusée Yami.

L'enfant regarda Yoko apeurée et se mit à sourire timidement avant de mettre sa trogne contre celle de Yami comme si l'innocence s'incarnait après la violence dans son cœur.

-Mais après tout elle n'est pas si différente de moi, je m'habituerai à sa présence. Je pense que tu peux l'héberger pour cette nuit, le temps qu'elle calme ses esprits tandis que nous continuons à converser...grande soeur.

Ce dernier mot lui coûtait bien plus que chacune de ses techniques.
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Message(#) Sujet: Re: Une nounou d'enfer [ft. La] Lun 15 Juin - 0:33

Son comportement changea drastiquement et c'était ainsi que j'aimais la voir. Alors qu'elle se posa sur le lit, pleurant et tremblotant, je passais mes bras autour d'elle pour l'attirer à moi comme la petite sœur qu'elle était. Je l'avouais : j'avais manqué à mes devoirs avec elle... Je comprenais qu'elle se sente abandonnée... J'avais détestée me retrouver seule pendant deux ans dans cette grande bâtisse et j'infligeais la même chose à La alors même que la solitude était mon pire cauchemar...

« ça va aller maintenant... Je suis là. »

Je serais là... Toujours. Je tâcherais de veiller sur toi : ne m'en veux pas...
Elle ne pouvait pas sortir : elle disait ne pas s'acclimater.

« Alors je t'aiderais. Nous sortirons ensemble. Je te ferais découvrir le village comme tu ne l'as jamais vu. Tu assisteras aussi une journée avec moi au Kakumeigun pour voir comment je travaille et ce qui m'éloigne de toi : comme cela tu comprendras. »

Son visage se colla contre mon torse alors que ma main caressait ses cheveux pour l'apaiser.

« Je te ferais connaître le monde : tu ne le craindras plus. Plus personne ne t'effrayeras, plus personne ne te rejettera... Je t'apprendrais les règles du village et les codes sociaux même si moi même j'ai dû mal à les appliquer. Tu n'as pas a douter de ton identité La : tu es toi même, ne laisse personne prétendre le contraire. »

Ma voix était toujours chaleureuse alors que je lui prodiguais ces conseils tout en lui promettant de me porter garant de sa sécurité et de ses connaissances.
Elle me parlait du rôle de la famille et de ce que cela impliquait mais tout cela était si nouveau pour moi...

« Comment aurais-je pu le savoir pour la notion de famille ? Je l'ai découverte en même temps que toi ! Je ne sais pas si tu as eu une famille par ton passé mais moi j'ai toujours été seule. Mes parents m'ont abandonné et placée en orphelinat alors même qu'ils étaient vivant pour un conflit d'intérêt. Tu es ma seule famille La... »

Alors pardonne moi mes maladresses et mes mauvaises actions : je ne sais pas comment cela fonctionne et j’apprends...

Elle poursuivait son discours en m'expliquant qu'elle voulait tout de même garder Yoko à la maison et qu'elle devrait passer la nuit ici. Je n'avais rien contre et hochait la tête pour montrer mon contentement. Elle voulait également que nous poursuivions notre discussion tout en m'appelant grande sœur... Je fus touchée par ses mots et je ne parvenais pas a cacher cette expression sur mon visage qui le prouvait.

« Très bien... faisons ainsi alors... petite sœur... »

Et alors que je la serrais plus fortement dans mes bras et affectueusement, lui pardonnant toute ses frasques tout en retenant de mes erreurs que je ne voulais plus commettre, je la berçais et lui chantait une mélodie qu'elle connaissait bien...



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