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 Débordements [PV Mizuki]

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Message(#) Sujet: Débordements [PV Mizuki] Jeu 14 Mai 2015 - 0:05

Une des choses que j’aimais bien de l’été, c’était que peu importe l’heure à laquelle je me levais le soleil était toujours là pour m’accueillir de ses rayons chauds. Il y avait certain matin où ils étaient grandement appréciés, quand il n’avait pas été présent depuis assez longtemps pour réchauffer l’air. Ce matin était l’un de ces matins, qui me fit frissonner dès que je passai l’embrasure de la porte. J’avais hâte de me retrouver sur les toits, là où je serais certain d’être réchauffé. Je laissai le temps à Aka de sortir à son tour puis fermai et verrouillai la porte. J’agrippai alors le bord du toit, un peu plus haut que moi, et passai par-dessus pour enfin me retrouver sur le toit de mon immeuble. Ça y est, c’était parti.

Je me mis alors à courir, prenant de la vitesse, et sautai lorsque j’arrivai au bout pour atterrir sur le toit d’à côté. Je sautai ainsi de toit en toit à travers une bonne partie du village, faisant le moins de bruit possible pour ne pas réveiller ceux qui vivaient en dessous – cela pratiquait également mon déplacement furtif. Alors que le silence m’environnant était entrecoupé de ma respiration, aucun son ne venait d’Akamori, lui qui était un chasseur né et n’avait aucune difficulté à se déplacer silencieusement. Il ne faisait donc me suivre que parce qu’il le voulait, ou peut-être s’agissait-il d’une façon pour lui de garder la forme. Peu importe, j’étais toujours heureux qu’Aka m’accompagne. Tandis que je traversais le village, je laissais ses odeurs emplir mes narines m’apportant un certain réconfort. Cela pouvait paraître anodin, mais de cette façon je m’assurais qu’aucune odeur ne s’infiltrait dans les rues du village, qu’aucune menace ne parvenait à passer à travers les remparts. Appelez-moi parano, mais j’étais d’avis qu’une protection de plus, si petite soit-elle, n’était jamais de trop.

Lorsque je revins de mon tour du village, le temps s’était définitivement réchauffé et j’étais trempé. J’ouvris aussitôt toutes mes fenêtres dès que je posai pied dans l’appartement et filai directement sous la douche, voulant me séparer de cette couche de sueur que j’avais sur la peau. Quand je sortis, je fis le saut et faillis échapper ma serviette quand j’aperçus une forme assis à ma table à manger. Cependant, je réalisai vite qu’il ne s’agissait que de Tenshi-kun (cf PNJ) qui avait profité du bruit de la douche et de l’odeur du savon pour entrer à mon insu. Je partis rapidement me changer et revins saluer mon ami, que cela faisait un bail que je n’avais pas vu.


- Tenshi-kun! Quel bon vent t’amènes?

- Rien de particulier, je passais dans le coin et j’ai pensé venir te voir.

- Tu as bien fait, cela faisait une éternité que je ne t’avais pas vu. Je revenais d’un petit jogging et comptais aller prendre un café glacé quelque part dans le centre-ville. Ça te dit?

- Ça sera avec plaisir
, termina-t-il en se levant.

Je fis de même et partîmes sans attendre vers le centre-ville à la recherche d’un café pas trop occupé où nous pourrions prendre notre café glacé. Ce n’était pas avec en plein été que vous me verrez prendre un café! Nous trouvâmes rapidement ce que nous cherchions et entrâmes dans la place pour commander. Nous nous mîmes en file et patientâmes le temps que cela soit notre tour. Nous discutâmes un peu de ce qui se passait de bon dans nos vies respectives, puis commandâmes et reçûmes nos commandes très rapidement. Quel service du tonnerre! Comme nous nous apprêtions à partir, mon chemin rencontra celui d’une des personnes qui avaient commandé avant nous, mais qui quittait en même temps. Malheureusement pour elle, mon coude entra directement sur son verre, qui glissa de ses mains et se rependit sur le sol. Je n’entendis que trop tard l’appel de Tenshi qui m’avertissait, puis le bruit de quelque chose qu’on renverse parvint à mes oreilles. Avant même que la personne ne puisse dire quoi que ce soit, j’entrepris de réparer la bévue que j’avais fait.


- Ne bouges-pas, je vais tout de suite t’en commander un autre!

Chanceux dans ma malchance, le contenu répandu sur le sol me permettait de déduire ce qu’elle avait pris. D’un bond j’étais au comptoir à expliquer la situation au commis qui s’empressait d’en refaire un autre. J’attrapai au passage quelques serviettes que je tendis à la personne quand je revins, si jamais elle avait reçu des éclaboussures. Je me mis ensuite à la tâche de ramasser le dégât que j’avais fait. Akamori, n’en manquant pas une, commença à boire à petite lampée le breuvage.

- Aka, veux-tu bien arrêter ça!

Je n’étais pas vraiment d’humeur à rigoler, bien que dans un sens il m’aidait à réduire la flaque qui s’était créée. Tout de même, ce n’était pas une façon de se comporter en société, même pour un ninken.


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Message(#) Sujet: Re: Débordements [PV Mizuki] Jeu 14 Mai 2015 - 12:31

    Un kunaï. Puis deux. Un saut en arrière, une accélération en avant, une technique. Quelques insectes. Un coup de pied. Un peu plus d’insectes. Un cri. Une nuée d’insectes. Et je me retrouvai à genoux, essoufflée, transpirante. Je levai la tête : il y avait du mieux. Le mannequin de bois n’était pas aussi amochée que je l’aurais voulu, et surtout comme il aurait dû, mais chaque jour il était de plus en plus mal en point. Je souriais, d’un air béat, regardant par la fenêtre : les ténèbres de la nuit commençaient à s’éclaircir pour laisser place à la douce lueur du petit matin d’été. Je m’essuyai le front avec une serviette et remontai en direction de ma chambre. Dans un peu plus de deux heures, je devrais me rendre au palais de l’Hokage, pour continuer le travail qu’on m’avait confié pour me permettre de remonter la pente.

    J’enlevai mon haut, détachai mes cheveux, et je me fixai dans le miroir, à moitié nue. Les derniers mois avaient été compliqués. J’étais passée par toutes les émotions. J’avais été une enfant, collé aux basques de Miko. Puis j’avais été une petite fille à qui l’on a confisqué son jouet préféré, quand elle est partie. Je me suis sentie un peu plus forte aux côtés de l’Hokage pendant la guerre. Euphorique en réussissant l’examen Jônin dans lequel on m’avait inscrite. Puis je suis redescendue au trente-sixième dessous après, lorsque Aku est mort, que Miko n’était toujours pas revenue et qu’en plus l’examen n’avait pas eu la finalité escompté.

    J’enlevai mon pantalon et mes chaussures, me retrouvant entièrement nue dans cette douche où j’avais passé tant de temps lorsque mes émotions n’étaient que chaos et désolation. L’eau tiède me ruisselait sur la peau, et les effluves de fleurs qui constituaient l’essence de mon shampooing me ravivaient les narines. Je commençais peu à peu à remonter la pente. Volontairement ou non, Yamanaka Iji avait su trouver et les mots, et les gestes pour me prouver que je ne valais pas rien et que je n’avais pas été abandonnée. Mais il avait su aussi trouver un moyen simple, efficace et progressif de me redonner confiance. D’un point de vue extérieur, ce travail aux archives ne payait pas de mine, mais c’est exactement ce qu’il me fallait.

    Au bout de plus de vingt minutes, alors que le soleil avait pointé le bout de son nez, je sortis de ma douche, enroulai une serviette autour de moi et allai m’allonger dans mon lit, fixant le plafond, un bras derrière ma tête, l’autre le long de ma hanche. Elle semblait loin, l’époque où je n’étais qu’une fillette qui ne voulait pas se lever le matin. Je prenais en maturité, en autonomie et en responsabilité. Mais je sentais qu’à tout moment, cette petite fille pouvait ressortir de nulle part. Je respirai profondément : c’est pour cela que je m’entraînais. Je ne voulais plus être apeurée, inutile et dépendante.

    Je m’habillai rapidement, coiffai mes cheveux pour les laisser détachés et sortit dans l’air frais du matin. Il me restait un peu moins d’une heure avant que Kuzawa, l’homme qui s’occupe de l’accueil au niveau des archives, n’arrive. Le temps pour moi d’aller dans un café que j’appréciais beaucoup, surtout tôt le matin pour être quasiment désert, et pourtant ouvert. Et il n’y avait effectivement personne quand je suis arrivée.

      - Salut. Je voudrais un café vanillé avec de la chantilly, s’il te plaît.
      - J’te fais ça, Mizuki.


    Remerciant le jeune serveur que je voyais désormais Presque tous les matins, je me mis sur le côté pour laisser les personnes suivantes commander. Un Inuzuka se trouvait-là, accompagné d’un Hyûga à en juger par ses yeux, et derrière encore se trouvait un ninja en uniforme de garde du village. Ou gardien, ou peu importe comme vous appelez ça. Je pris pour café et partis, adressant un sourire aux suivants qui venaient également de recevoir leur commande.

    Mais à peine eussé-je le temps de faire quatre pas que l’Inuzuka me donna involontairement un coup de coude qui renversa le café que je venais de commander.

      - Ne bouges-pas, je vais tout de suite t’en commander un autre!
      - Attends, ce…


    Mais je n’eus pas le temps d’y annoncer que ce n’était rien, et blablabla que le Shinobi s’était précipité au comptoir pour m’acheter un nouveau verre. Il revint avec des serviettes et un nouveau café vanillé et commença à nettoyer, à l’aide de son chien qui léchait avec envie le contenu sur le sol. J’ai toujours trouvé cette relation surprenante, entre un Inuzuka et son chien. Elle était tellement fusionnelle, tellement… Parfaite. Bien loin de ce que je pouvais vivre avec mes insectes. Bien sûr, il y a une connexion, un lien entre eux et moi… Mais au final, les miens ne sont que des armes. Lui, c’est bien plus que ça.

      - Aka, veux-tu bien arrêter ça!


    La réflexion me fit rire.

      - Ce n’est rien, c’est vraiment bon un café vanille avec de la chantilly, tu sais ! Et surtout c’est sucré : les animaux doivent adorer ça.


    Je lui souris, et m’agenouillai pour l’aider à éponger avec les serviettes qu’il m’avait données. Je n’avais reçu aucune éclaboussure, son coude ayant fait littéralement voler mon verre par terre. Une fois propre, je caressai le dos du dénommé « Aka », qui me regarda un moment, sentant sans doute que je n’étais pas seule mais habitée par des centaines de petites bêtes. Puis je me relevai, faisant face à l’Inuzuka.

      - Merci pour le café, mais ce n’était vraiment pas nécessaire. Je m’appelle Mizuki.


    Je lui tendis une main (celle sans le café qu’il m’avait rendu évidemment).
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Message(#) Sujet: Re: Débordements [PV Mizuki] Ven 15 Mai 2015 - 17:30

J’entendis un début de protestation, mais je fis la sourde oreille et continua mon mouvement vers le comptoir où je demandai immédiatement un nouveau café avec de la chantilly dessus au barista. À la dernière seconde, je demandai au jeune homme de le faire à la vanille, les effluves de l’épice venant chatouiller mes narines. Une chance que mon nez était là, je n’aurais jamais deviné qu’il était à la vanille. En un rien de temps, le café était prêt et je revins avec le nécessaire pour nettoyer le gâchis. Alors que je tendais le nouveau café à la jeune femme, je me penchai et commençait à éponger le plancher. Cela n’en prit pas plus pour qu’Aka me suive, sauf que lui c’était en le buvant qu’il m’aidait! N’était pas d’humeur à ces clowneries après l’incident que j’avais créé, je lui demandai sèchement d’arrêter alors que je passais serviettes après serviettes. J’entendis alors au-dessus de moi un rire. Levant les yeux, je vis que c’était la jeune femme qui riait, peut-être trouvait-elle cette situation amusante. Elle rajouta ensuite que mon ninken devait en raffoler parce que c’était bien sucré, le mélange de vanille et chantilly. À bien y regarder, Akamori y allait gaiement dans le café ce qui me fit finalement étirer un léger sourire. Si cela me faisait moins de café à ramasser, pourquoi pas?

Et voilà qu’elle s’agenouillait à mes côtés pour ramasser ce qu’il restait. Ce fut à mon tour d’être sur le bord de protester, mais je vis dans son expression qu’elle ne voudrait rien entendre; j’acceptai donc son aide. L’un des avantages est que nous mîmes beaucoup moins de temps à tout ramasser. Heureusement qu’elle avait été là, ce n’était certainement pas Tenshi qui m’aurait aidé. Non, lui était bien accoté sur le mur, un sourire amusé aux lèvres. C’était qu’il trouvait ça drôle que je sois aussi maladroit, le vaurien! Je soupirai d’exaspération envers mon ami Hyûga tout en gardant un sourire aux lèvres et me relevai enfin. Ce dernier quitta son poste et vint nous rejoindre maintenant que le dégât était parti. La jeune femme nous fit finalement face – précédemment occupé à câliner Aka – et me remercia pour le nouveau café, bien qu’elle insista sur le fait que ce n’était pas nécessaire. Puis, tendant sa main, elle se présenta sous le nom de Mizuki. Prenant aussitôt sa main, je la serrai et fis les présentations de notre côté.


- Enchanté, Mizuki, mais je t’assure c’était bien la moindre des choses après lui avoir fait faire un vol plané. Moi c'est Takeo, et ici présents sont mon ninken, Akamori, et mon ami Tenshi.

- Le plaisir est le mien
, ajouta Tenshi en inclinant légèrement la tête.

- Je ne sais pas si tu devais être quelque part, mais pourquoi ne pas siroter ton café en notre compagnie? Nous allions nous asseoir à l’extérieur, afin de profiter du soleil.

Bien que je ne l’ai rencontré à peine quelques minutes plus tôt, il n’y avait rien chez la jeune femme qui me disait que je ne pouvais pas lui faire confiance. Et comme Tenshi et moi n’allions pas faire grand-chose à part boire notre café glacé sur une terrasse, pourquoi ne pas être une personne de plus? Même si l’Hyûga n’avait jamais été des plus sociables, il avait fait beaucoup de chemin pendant les cinq années que nous nous connaissons. Il n’était clairement plus le même Tenshi, c’est pourquoi je ne pensais pas qu’il s’opposerait à ce que nous ayons un peu plus de compagnie. Après tout, plus on est de fous, plus on rit!


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Dernière édition par Inuzuka Takeo le Lun 18 Mai 2015 - 20:05, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Débordements [PV Mizuki] Ven 15 Mai 2015 - 20:55

      - J’ai encore un peu de temps. Ce sera avec plaisir.


    Je me dirigeai vers la terrasse, passant devant les quelques clients qui commençaient à arriver et qui venaient déjeuner ou parfaire leur repas du matin dans ce délicieux café. Je m’assis à une table au soleil pour pouvoir profiter un maximum des rayons matinaux, ceux que je préférais : la chaleur du soleil venant balancer l’air frais. Un petit morceau de paradis. Les deux garçons s’assirent, le chien restant sagement avec son maître. Je bus une gorgée du café chaud, m’essuyant la bouche qui était couverte de chantilly.

      - J’ai toujours été fascinée par les Inuzuka, pour être franche. La relation que vous réussissez à créer avec vos chiens est stupéfiante.


    Je regardais Akamori, en me demandant si j’aurais préféré être liée à un chien plutôt qu’à des insectes. Je détestais les insectes, donc je suppose que ça aurait été plus facile d’être avec un chien. Même si un gros chien doit être dérangeant, pour se déplacer, à nourrir, à dresser. Mes insectes se sont adaptés eux-mêmes, et ne se nourrissent que de mon chakra. Et c’est plus discret qu’un chien. Puis, on ne s’y attache pas. Ou en tout cas pas vraiment. J’ignore comment, pour être franche, mon corps produit tant d’insectes, mais je sais qu’ils sont là, chaque jour plus nombreux à mesure que je gagne en puissance. Je suis attachée à la présence de parasites dans mon corps, pas à un en particulier, disons.

      - Les liens que je crée moi sont assez… Superflus. Voire inexistants.


    Je lui souris, laissant échapper quelques coccinelles pour lui faire comprendre que je faisais partie du clan Aburame. Bien entendu, les choses ne sont pas du tout similaires. Nous vivons avec nos insectes, qui naissent avec nous, et nous décidons de les « cultiver » ou non. Un Inuzuka né avec son chakra, et son chien est donné plus tard. Leur lien se crée, et est basé sur un choix mutuel du maître et du chien : les deux s’adoptent, en quelques sortes. Enfin, si j’avais bien compris en quoi consistait la spécialité du clan Inuzuka. S’en suit un entraînement sans relâche pour que les deux entités ne forment plus qu’un, pour que le duo ne soit qu’un seul Shinobi. On raconte qu’un ninja Inuzuka peut confier sa vie et tout ce qu’il a de plus cher à son chien. Personnellement, je ne donnerais même pas le côté le plus frais d’un oreiller à une seule de mes coccinelles si c’était pour dormir sur le côté chaud.

    Je fis rentrer les quelques coccinelles qui s’étaient échappées et soupirai.

      - Mais bon, je suppose que vous avez dû vous entrainer durs, Akamori et toi.


    Je n’oubliais bien entendu pas le Hyûga, mais le Byakûgan m’était totalement inconnu, et au moins Takeo et moi partagions le fait de nous battre avec des animaux. D’une façon différente, certes, mais je me sentais naturellement plus proche d’un Inuzuka que d’un Hyûga. Mais c’était l’occasion d’en apprendre plus sur ce clan réputé, et je ne comptais pas partir d’ici avant d’avoir certaines réponses à mes interrogations. Un léger vent se leva, faisant voler mes cheveux. Je bus une nouvelle fois, écoutant avec attention les paroles du dresseur de chien.
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Message(#) Sujet: Re: Débordements [PV Mizuki] Lun 18 Mai 2015 - 20:28

À mon grand plaisir, Mizuki-chan accepta notre offre pour le temps qu’elle avait devant elle et Tenshi ne pipa mot quant à sa potentielle opposition, je me dis donc qu’il ne devait pas s’y opposer. Je me doutais que ce n’était pas tous les gens qui avaient un horaire aussi flexible que celui d’un ninja, comme Tenshi et moi; je comprenais donc parfaitement qu’elle ait des obligations quelque part d’autre. Je trouvais même chic qu’elle décide de passer le temps qu’il lui restait avec deux étrangers comme nous, mais comme j’allais le savoir il y avait bien quelque chose qui l’avait poussé à accepter. Quittant le café, notre quatuor se dirigea vers une table qui était en plein au soleil. Si nous voulions un bain de soleil, c’était l’endroit rêvé. Je m’assis à l’une des quatre chaises placées autour de la table et Aka alla rapidement se coucher sous l’ombre de la table.

C’est là que je compris ce qui avait poussé la jeune femme à nous accompagner : comme nombre de gens, elle était fascinée par la relation que j’avais créé avec Aka, qui était après tout une bête, un animal, bien que très intelligent. Avec le temps, j’avais pris ma relation avec Aka comme naturelle, comme c’elle d’un frère avec un autre de ses frères, mais je devais avouer que d’un point de vue extérieur cela était quelque chose de peu commun. Cependant, je ne pus m’empêcher de rougir légèrement devant le vif intérêt qu’elle portait à mon clan, ce qui me valut un petit coup de coude railleur de Tenshi. Je poussai son coude de la main et lui dit d’arrêter.


- Arrêtes donc, dis-je à Tenshi alors que je reportais mon attention sur Mizuki-chan. Tu n’es pas la seule, pour te dire la vérité. Beaucoup de gens sont impressionnés par l’étroitesse de notre lien. Comme je le dis à tout le monde, c’est pratiquement comme un frère pour moi!

D’en-dessous de la table, un aboiement appuya mes propos, créant l’hilarité chez Tenshi et moi. Même s’il devait me trouver un peu achalant parfois, il savait que je le faisais pour bien faire et vice versa. C’était comme ça l’amour fraternel. Je la vis regarder Aka pendant quelques moments et sûrement devait-elle se demander comme ça serait d’avoir un ninken comme cela, je la laissai donc dans ses pensées et pris une gorgée de café glacé qui me fit des plus grands biens. Ce qu’elle dit ensuite me laissa perplexe quelques secondes jusqu’à ce qu’elle fasse sortir des petites coccinelles de nulle part. Ainsi elle faisait partie du clan Aburame! Voilà ce qu’elle voulait dire par liens… Et je pouvais mieux comprendre pourquoi elle les qualifiait d’inexistants. Ce n’était pas pour dénigrer les insectes, mais je n’étais pas certain qu’ils avaient un niveau de conscience aussi élevé qu’Aka.

- D’un autre côté, je ne pense pas que cela soit réaliste d’entretenir des liens aussi étroits avec chacune de tes coccinelles, lui dis-je, voyant les choses sous une autre perspective.

Peut-être était-ce parce que j’avais un lien très profond avec Aka – je ne pouvais dire s’il s’agissait de la norme chez les Inuzuka, mais j’osais que ce l’était – mais je savais que je ne pourrais pas avoir un lien aussi rapproché avec autant de créature. Peut-être deux ou trois, connaissant plusieurs Inuzuka partageant leur vie avec plus d’un ninken, mais une colonie comme chez les Aburame. De ce que je savais de ce clan, le corps du shinobi était littéralement une ruche pour les instectes, qui sait combien il pouvait s’y cacher d’insectes. Je n’y mettrais pas ma main au feu, mais j’étais presque certain que même Mizuki-chan elle-même ignorait combien d’insectes elle vivait avec. « Rangeant » les quelques coccinelles qui étaient sorties, c’est-à-dire qu’elle les faisait rentrer, elle devina avec justesse que cela devait avoir été très long et difficile comme entraînement. Sûrement parce qu’elle devait être passé par un processus similaire lorsque vint le temps d’apprivoiser les insectes qu’elle côtoyait.


- En effet, ça été long et très demandant comme entraînement et ardu. Même si nous nous entendions à merveille, cela prit beaucoup de temps avant que nous nous synchronisions et puissions attaquer ensemble. Et pas seulement pour le corps, pour l’esprit aussi. Les gens pensent que ça été facile pour moi de communiquer avec Aka, mais dans les premiers c’était quelque chose d’essayer de comprendre quoi que ce soit de ses grognements. Un des dits grognement résonna justement à mes pieds. Hé oh, je m’excuse, mais c’est la vérité! Comment voulais-tu que je fasse la différence entre deux grognements exactement identiques et comprendre qu’ils voulaient dire deux choses différentes? Un autre grognement peu convaincu parvint à nos oreilles, mais fis comme si je ne l’avais pas entendu. Donc, comme je disais, une longue période d’adaptation.

Sirotant une autre gorgée de ma boisson froide, je me mis à réfléchir à comment elle pouvait bien faire pour communiquer avec ses coccinelles. Sûrement ne leur parlait-elle pas à voix haute? Peut-être au début, c’était possible, mais l’Hyûga me dama le pion et posa exactement la question que je me posais, à croire que nos esprits étaient connectés.

- Et vous, Mizuki-chan, comment faites-vous pour parler avec vos coccinelles? Réagissent-elles simplement au moindre de vos pensées?

- Voleur! Je me demandais exactement la même chose.


C’était effectivement à se demander, surtout qu’il y en avait tellement que cela devait être difficile à gérer, toute une colonie de coccinelles. Tout comme mon ami Hyûga, j’étais bien curieux d’en savoir un peu plus sur les Aburame. Même si ce n’était pas la première que je côtoyais, c’était bien la première fois que je prenais le temps de m’asseoir et de réellement discuter avec l’un d’eux. Après tout, nos clans avaient leur similitudes, sans être identiques, et j’étais curieux de voir jusqu’où nos clans se ressemblaient.


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Message(#) Sujet: Re: Débordements [PV Mizuki] Mar 19 Mai 2015 - 20:14

    L’espèce de petit sketch qui s’était déroulé pour illustrer les propos de Takeo me fit rire. Comme je le pensais, cette relation nécessitait un travail de longue haleine que l’on obtient qu’avec d’innombrables efforts. Akamori avait autant choisi Takeo que Takeo, Akamori. Enfin, c’est ce qu’ils laissaient transparaître de leur relation. Buvant une nouvelle gorgée, le Hyûga me demanda comment se déroulait ma communication avec mes insectes.

      - Ils vivent en moi, c’est plus simple. Ils se nourrissent de mon chakra, et les afflux et les changements dans celui-ci me permettent de communiquer avec eux… Tout simplement. C’est vaguement par la pensée, du coup.

    A bien y réfléchir, je ne m’étais jamais vraiment posée la question. Le contrôle de ces insectes était inné, même s’il a fallu certains sacrifices pour y parvenir. Surtout de mon côté. Vouloir à tout prix être ninja, mais n’avoir d’autres réels choix que d’être du clan Aburame, et avoir une peur bleue des insectes… C’est quand même spécial. Je me trouve assez répugnante, au final, à être l’hôte de milliers de petits insectes qui grouillent en moi. Je me demande si quelqu’un a déjà essayé de disséquer un corps Aburame. Enfin, bien entendu, il n’y avait aucun signe visible ou extérieur de ces insectes. Ils vivaient dans un système à part (celui du chakra, d’ailleurs), et ne sortaient que par certains ports « conçus » à cet effet. Mais tout de même : pour ceux qui ne le savaient pas, ça pouvait être rédhibitoire. Vous vous imaginez, vous, avec votre petite amie, en train de l’embrasser, pendant qu’un cafard passe d’une bouche à l’autre. Dans l’absolu, c’est possible. Dans les faits, il faut que l’hôte du cafard veuille qu’il sorte par un port relié à la bouche. Pas sûre que cet hôte avait réellement envie d’être avec son petit ami, du coup.

      - En fait, je n’ai pas de relations avec chacune des coccinelles, mais… J’ai une relation avec le fait d’être leur hôte. Je ne sais pas comment expliquer ça simplement : en tant qu’unité, elles sont destinées à être des armes, et murissent dans ce but. Mais c’est à leur présence que je me suis habituée.

    Bon. C’était pas clair, mais je ne saurais réellement expliquer ce sentiment. C’est comme… Disons… Une aubergiste, qui travaille depuis plusieurs années dans la même auberge. Bien sûr, aucun de ses clients ne devient un ami très proche, mais le fait que chaque jour, des gens soient là, ça la rassure, et c’est de ça dont elle a besoin. Qu’un parte pour être remplacé : peu importe, dans le fond.

      - Après, je dois vous avouer que c’est comme ça que je fonctionne, avec un cas un peu particulier vu que j’ai une phobie des insectes assez prononcée. Ce qui est assez risible et compliqué dans mon cas. Et je sais que certains de mon clan ont différents types d’insectes, à différents usages… J’ignore comment ils les gèrent tous. Mon instructrice a... Pris quelques vacances, dirons-nous, et je n’ai pas vraiment creusé cette part de mon entraînement.

    Miko n’avait pas à proprement dit « pris des vacances », mais je ne suis pas sûre que « elle est partie lattée la gueule des méchants du Shôraizen » plairait à tous les concernés de cette histoire. J’ai encore envie de rester vivante, personnellement.

      - Puisqu’on en est aux pouvoirs spéciaux, je peux savoir comment marche le Byakûgan ? Concrètement, les Hyûga voient quoi ?
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Message(#) Sujet: Re: Débordements [PV Mizuki] Jeu 21 Mai 2015 - 0:08

Ainsi, tout était une question de chakra. Tenshi m’ayant volé ma question, je n’avais eu qu’à attendre la réponse de la jeune femme, qui était venu peu de temps après. C’était donc dans le chakra que les insectes trouvaient leurs instructions, comme si les changements dont elle parlait leur indiquait la direction à prendre et de là ça se fait tout seul, j’imagine. Je trouvais aussi fascinant sa relation avec ses insectes, et la façon dont ils arrivaient tous à vivre ensemble sans aucun problème, qu’elle s’émerveillait de mon intimité avec Aka. Comme quoi on trouvait toujours l’herbe plus verte chez le voisin, bien que je n’avais aucune raison de me plaindre.

J’avais une foule d’autres questions qui me brûlaient les lèvres, je voyais à son expression qu’elle semblait encore en réflexion, comme si elle cherchait ses mots. Je pris une gorgée de café glacé le temps qu’elle mette ses idées en place, toujours en me fiant à ses sourcils froncés qui démontrait une certaine concentration. Comme de fait, elle poursuivit en ajoutant que bien qu’elle n’ait pas de relation directe avec chacun de ses insectes, une espèce de sentiment d’appartenance et de cohabitation entre les insectes et elle. Je pouvais comprendre comment mettre des mots sur ce genre de relation pouvait être difficile, c’est pourquoi je me contentai de son explication. Cette dernière me permit mieux de comprendre comment ma relation avec Aka différait de celle de Mizuki-chan et ses insectes. Pour elle, ce n’étaient que des armes, des outils, qui n’avaient qu’une seule utilité et était facilement remplaçable alors que de mon côté… ce n’était pas du tout le cas. Toutefois, cela m’amena la réflexion à savoir si ma relation serait différente si, comme l’Aburame, je pouvais changer constamment de ninken. J’avais beau essayé d’y penser, je ne voyais pas comment on pouvait le transposer.

J’appris alors un fait intéressant sur la jeune femme, surtout qu’elle était Aburame : cette dernière avait une phobie des insectes. Je me forçai pour ne pas montrer à quel point je trouvais la situation loufoque, mais je crois que je ne réussis pas aussi bien que mon ami Hyûga qui était habitué à dissimuler ses émotions. Il fallait quand même avouer que c’était quelque chose pour une Aburame d’avoir peur des insectes. Était-ce seulement possible? Ne devraient-ils pas naître immunisé contre ce genre de phobie? Cette révélation avait occupé mon esprit pendant un moment, jusqu’à ce que je l’entende dire que sa mentor avait pris des vacances. Je n’étais toutefois pas dupe, j’avais compris à son hésitation qu’il n’en n’était rien; je déduisis qu’elle devait sûrement être partie en mission ou un truc du genre alors ne poussai pas plus loin. Seulement, et ce malgré toute la volonté dont j’avais fait preuve, une question s’échappa finalement de mes lèvres, pas sans avoir essayé de ne pas avoir l’air obsédé par ce sujet.


- Je comprends très bien que sans guide pour montrer la voie, le chemin est parfois sombre. Effectivement, j’avais beaucoup de temps à m’entraîner par moi-même, avec Aka, cherchant sans cesse des façons de nous renouveler. Ne connaissant pas réellement ma parenté konohajine à l’époque, je n’avais pas eu grand monde pour me montrer comment faire. Je ne veux pas paraître impolie de revenir là-dessus, mais c’est beaucoup trop intriguant que tu aies développé une phobie des insectes. Pas obligé de me raconter d’épisode traumatisant si c’est de là que ça vient, mais comment arrives-tu à les gérer si tu en as une peur bleue? Si tu es parvenu à les contrôler, on ne pourrait pas dire que tu as surmonté ta peur?

Comme pour essayer de me racheter d’avoir ramené cela sur la table, je tentai de l’aider à surmonter ladite phobie, croyant qu’elle en serait une kunoichi beaucoup plus redoutable si elle n’était pas freinée par sa peur. Quand nous eûmes fait le tour du sujet, ce fut au tour de Tenshi de passer sous la loupe de l’Aburame. En effet, pour beaucoup le Byakugan était quelque chose d’impressionnant, d’intimidant même; il était tout à fait normal qu’une fascination naturelle se fasse autour du fameux dôjutsu. L’Hyûga concerné mit quelques secondes pour réfléchir avant de répondre.

- Contrairement à ce que beaucoup pensent, nos pupilles blanches ne font pas nécessairement de nous des aveugles. Je vois tout à fait normalement, comme Takeo et vous, à la petite différence que lorsque nous concentrons notre chakra dans nos yeux – ce que les gens appellent communément l’activation de notre Byakugan – nous sommes capables de voir les tenketsus et le réseau chakratique des gens. C’était comme si les deux se superposaient pour ne faire qu’une seule et même image. Ça et aussi le fait que notre vision s’élargit considérablement.

Tenshi m’avait évidemment déjà tout expliqué cela – vous pouvez être certain que je le lui avais déjà demandé – mais cela ne me dérangeait aucune de réentendre ses explications. Comme beaucoup de choses, je trouvais le Byakugan très mystérieux. Il y avait beaucoup de mystères dans ce monde et malheureusement pas assez d’une vie pour tous les résoudre. Le chakra en était un. Pourquoi certaines personnes naissaient-elles avec alors que d’autre ne pourront jamais comprendre ce que ça fait d’avoir du chakra traverser son corps?

- Quand même étrange ce que le chakra est capable de faire. Pour certains il leur permet de vivre en symbiose avec des insectes, pour d’autres il crée un lien autrement impossible entre l’homme et la bête alors qu’il y en a qui sont capables de voir anormalement bien et même à travers les gens. Je m’arrêtai subitement, réalisant que je venais de penser à voix haute. Désolé, je ne faisais que penser tout haut, n’y portez pas attention.

Un peu embarrassé de m’être échappé de la sorte, je reportai mon attention sur mon café glacé et prit une longue gorgée.


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Message(#) Sujet: Re: Débordements [PV Mizuki] Dim 24 Mai 2015 - 21:57

      - L’épisode traumatisant, il est heu… Inexistant ?

    J’assume, je suis au courage ce que « Chaud Cacao » est à la musique lyrique. J’ai une phobie des insectes, que j’essaie de maîtriser du mieux que je peux, mais qui ne parvient, jusque-là, pas à être éradiquée. Je suis née comme ça, et Miko devait faire en sorte que ce handicap soit levé. Mais elle a préféré voler vers d’autres cieux, du coup je ne suis pas spécialement plus avancée à l’heure actuelle. Je bus le reste de mon café avant de poursuivre.

      - Disons qu’il y a un monde entre les punaises, les cafards et les scolopendres d’un côté, et les papillons et les coccinelles d’un autre. J’arrive à supporter ceux qui ne sont pas écœurants, gluants ou plein de pattes. Je travaille dessus, puisqu’au final, les Aburame ne se battent que très rarement avec des papillons arc-en-ciel, donc je suis entourée de toutes ces… choses. Mais il me faut du temps. Donc non, pas vraiment d’acte héroïque dans ce que je fais.

    J’allais ajouter « Et une senseï présente », mais ça aurait fait trop de plainte. Je soupirai, m’adossant à la chaise et croisant les jambes, regardant le Hyûga me raconter son pouvoir en me triturant la lèvre inférieure, mon regard plongé dans ses pupilles nacrées. C’était envoûtant et terrifiant à la fois. Un mélange d’horreur et de magie. Et l’utilisation qu’ils en faisaient était tout à fait abusive : sur le papier en tout cas, cette capacité ninja semblait surpuissante. Plus que « olala je t’envoie mille papillons dans la tête, crains pour ta vie vil palefrenier ». Après, chaque ninja se démarque par l’utilisation qu’il fait de ses capacités, et la réputation d’un shinobi se fait non pas parce qu’il appartient à un clan célèbre, mais parce qu’il sait utiliser les dons qu’il a reçu lors de sa naissance pour en faire usage à bon escient.

      - Ça doit faire bizarre d’avoir une vue qui change, tout de même. On a du mal à se l’imaginer. C’est comme ne plus avoir de bras, ou en avoir un supplémentaire : je me suis toujours demandé comment notre cerveau fait pour contrôler ce troisième bras ? Est-ce aussi naturel que pour les deux autres ? Est-ce que ça demande beaucoup d’efforts ? Changer son corps, j’ai toujours trouvé ça compliqué à comprendre…

    D’autant que j’ai toujours trouvé le principe d’avoir une capacité liée aux yeux totalement surpuissante. Une arme dont on peut se servir à volonté et qui, en général, possède des pouvoirs incommensurables. Que ce soit le Sharingan, le Rinnegan ou le Byakûgan, chacun de ces clans, ayant comme particularité un Dôjutsu, a marqué l’Histoire et son époque. J’aurais adoré avoir des yeux spéciaux également…

    Puis vint la réflexion sur le chakra de Takeo. Même s’il jugeait que c’était qu’une réflexion parmi d’autres, la question se posait tout de même. On connaissait beaucoup de choses sur le corps humain, sur le système nerveux, sur le système respiratoire, digestif, cardiaque, reinal… Mais sur le système chakratique, au fond, qu’est-ce qu’on savait ? Qu’il s’épuisait, qu’il était long à se recharger, qu’il était composé de plusieurs portes… Mais comment le chakra était-il formé ? Qu’est-ce qui le régulait ? Pourquoi certains en avaient plus que d’autres ? Je passais ma main dans mes cheveux, pensive. Si quelqu’un savait contrôler ce réseau… Je pense sincèrement qu’il serait invincible.

      - Ouais… Le chakra est une substance bien mystérieuse…

    Je détestais ne pas comprendre, ne pas savoir. Vous savez, c’est comme quand on me parle de l’espace. Qu’est-ce qu’il y a au bout de l’espace ? Et derrière ? Et après ? AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH. Ma tête va exploser je crois.
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Message(#) Sujet: Re: Débordements [PV Mizuki] Dim 31 Mai 2015 - 19:43

S’il y avait bien quelque chose que je trouvais contradictoire, c’était bien une Aburame qui avait la phobie des insectes. Pourquoi fallait-il qu’une Aburame tombe là-dessus? Elle n’aurait pas pu avoir la phobie des nains de jardins ou encore celle qu’un canard vous observe? (Si si, ça existe; je vous jure.) Je ne voulais pas nécessairement brasser des mauvais souvenirs ou quoi que ce soit, mais j’étais beaucoup trop curieux et ne pus retenir une ou deux questions. Après tout, nous n’étions pas là pour nous connaître? Ah non, c’est vrai, nous étions là parce que j’ai renversé son café et que je me sentais mal alors je l’avais invité à nous accompagner. Mais on pouvait très bien apprendre à se connaître par le fait même.

Contrairement à ce que j’avais pensé, aucun incident tragique dans son enfance n’était à l’origine de sa peur. C’était étrange, puisque généralement c’est ce genre d’incident – même si on l’oubliait parfois – qui créait ces peurs, mais il y avait toujours une exception et Mizuki-chan semblait l’être pour ce cas. D’un côté, cela me rassurait puisqu’il n’y avait maintenant aucun mal à parler du sujet comme s’en n’était pas un qui était délicat. Elle m’expliqua alors que ce n’étaient pas tous les insectes qui étaient autant répugnants. Cela montrait d’une certaine façon qu’elle avait passé par-dessus sa peur si elle en était venu à tolérer certains insectes, même si c’étaient les plus mignons et ce malgré ce qu’elle disait.


- Les plus grands exploits ne sont pas nécessairement ceux qu’on voit le plus, dis-je simplement en sirotant mon breuvage.

Peu importe ce qu’elle disait, le seul fait qu’elle se soit habitué ne serait-ce que quelques instants à des insectes était quelque chose de… d’accord peut-être pas héroïque, mais c’était un grand pas à ne pas négliger pour celle qui disait avoir une peur prononcée des créatures à six pattes et plus. Puis, la conversation se tourna vers mon ami Hyûga, dont le Byakugan faisait beaucoup jaser. Je l’écoutai expliquer à l’Aburame comment agissait le Byakugan et ce que ça faisait de voir avec le Byakugan, démentant certains mythes qui courraient autour du fameux clan. Peu importe combien de fois je l’entendais, je trouvais toujours que c’était un pouvoir incroyable que celui du Byakugan. Une vision presque parfaite – car je savais que la vision du Byakugan ne comportait qu’un point faible derrière – et la capacité de voir la circulation du chakra de son adversaire. Avec de l’entraînement, il devenait presque possible de prédire la prochaine action dépendant d’où le chakra se rend.


- Je dois avouer qu’au début c’était un peu mélangeant, mais on finit par s’y habituer, dit l’Hyûga en riant lorsque Mizuki-chan partagea qu’elle trouvait toujours cela étrange d’être ainsi capable de modifier son corps.

- J’ai fait la rencontre d’un des Gekei qui sont venus s’installer à Konoha l’automne passé et il avait des ailes dans son dos. Des ailes! J’ignore comment il fait pour les contrôler, mais il ne semblait avoir aucune difficulté à le faire. C’était assez impressionnant, je dois dire.

Je faisais bien sûr référence à Senwashi-san, le Gekei à qui j’avais fait visiter le village le printemps dernier, qui était un homme-oiseau de par sa nature d’aigle. Je n’avais pas eu la chance de le voir utiliser ses ailes cette journée-là, mais cela devait être quelque chose. Le clan Gekei rejoignit donc les clans qui occupaient mon esprit, tous des clans dont le chakra leur permettait de faire des choses extraordinaires. Je ne pus m’empêcher de penser au chakra et partageai par inadvertance mes pensées sur la chose. Après tout, c’était vraiment quelque chose d’inexpliqué, ce chakra. Je n’avais pas fait exprès d’amener ce sujet sur la table, mais maintenant que c’était dit que je me doutais fortement que chacun avait commencé à y penser de son côté. Personne ne pouvait nier qu’un grand mystère entourait le chakra. Et par la voix que prit l’Aburame, cela ne semblait pas lui plaire, comme si cela lui répugnait de pas pouvoir terminer sa phrase par faute d’en savoir plus.

- Et peu importe d’où remonte l’origine du chakra, nous en savons toujours si peu..

C’était maintenant au tour de Tenshi de penser à voix haute, rajoutant une couche au mystère dans lequel planai déjà le chakra. Depuis quand existait-il? Pourquoi après tout ce temps nous en savions toujours autant sur le chakra – soit pas beaucoup? Enfin, peut-être était-ce simplement nous, peut-être quelqu’un quelque part connaissait des réponses à nos questions ou du moins était plus avancé que nous dans le domaine. Peut-être même la bibliothèque renfermait la réponse, mais j’étais bien trop paresseux pour aller feuilleter bouquin après bouquin pour le chercher. C’était bien moi ça, vouloir des réponses sans vouloir faire les recherches. Je nous regardai et réalisai que nous étions tous renfrogné sur nous-même, plongés dans nos réflexions sur le chakra. Qu’avais-je fait?

- Regardons-nous, tous là à se creuser la tête! Il fait bien trop beau pour ça et laissons-ça aux érudits. L’important, en ce moment, c’est profiter du Soleil!

J’avais parlé fort et avec beaucoup d’intontation dans l’espoir de réveiller mes compagnons et les sortir de leur torpeur méditative. Après quoi je pris une gorgée de café glacée et m’étirai sur ma chaise tout en m’installant pour prendre un petit bain de soleil. J’ignorais combien de temps Mizuki-chan pourrait nous tenir compagnie, mais j’avais la très nette impression qu’où elle allait elle ne pourrait pas profiter autant des rayons du soleil. La question de savoir où elle allait me brûlait les lèvres, mais je trouvais cela un peu indiscret de discuter de l’emploi du temps comme cela avec des gens qu’on venait tout juste de rencontrer. Nous nous connaissions à peine et c’était ses affaires, je ne voulais pas non plus qu’elle interprète mal ma curiosité parfois maladive.


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Message(#) Sujet: Re: Débordements [PV Mizuki] Mar 2 Juin 2015 - 16:17

    Le temps passait à une vitesse. Pour être honnête, je serais bien resté à discuter avec ces deux-là encore un petit moment, la perspective était bien plus intéressante que d’aller passer ma journée enfermée dans une salle poussiéreuse que je commençais à connaître par cœur. D’autant que les papiers que je retrouve sont de moins en moins concis, de moins en moins clairs et de moins en moins intéressants. Les débuts de Konoha n’étaient pas si passionnants que de ça du point de vue des archives. L’administration était assez peu fournie, au final, et seulement en voie de développement. On obtenait donc des rapports illogiques, incohérents ou incomplets, mais qu’on ne pouvait pas vraiment faire corriger puisque les protagonistes étaient, pour la plupart, disparus ou morts.

    Ce qui m’amène à réfléchir aux raisons qui poussent une personne à devenir shinobi. Qu’on se le dise : un ninja meurt bien plus souvent que le reste de la population, mais lui, il le choisit. Enfin, je ne voulais pas surcharger mon cerveau avec ça, entre les réseaux chakratiques et la voie du shinobi, ça en ferait trop pour moi de si bon matin. D’autant que, certes, certains jouent à la merguez grandeur nature sur leur transat' vu qu’on est en plein été, mais moi je pars bosser, là, juste après. Et avec le sourire (sisi, je vous jure). Et une fois ma tâche de super archiviste terminée, j'ai encore moult occupations, comme faire les magasins sans acheter tout et n’importe quoi dans la mesure où le n’importe quoi est affiché à -50%, sinon Jin-Senpaï va encore péter un câble (Jin-Senpaï, banquier de son état, aime les mocassins jaunes et me réveiller le week-end pour me parler des 20 yens qui se battent en duel sur mon compte). Bref : autant dire que griller mes neurones pour une question aussi complexe n’allait pas aider à la réussite de cette journée ensoleillée.

    Puis j’ai d’autres occupations. Ma principale, à part regarder les gens passer et rester convaincue que cette femme étrange avec la poitrine disproportionnée est un homme… Ma principale occupation disais-je, consiste à mobiliser mon intelligence phénoménale (…) pour résoudre l'énigme absolue, au-delà du mystère du Big Bang, de la Joconde, de l'œuf ou de la poule : l’origine des rayures dans le dentifrice. L'un des plus grands tabous de notre société actuelle. Mais on m'entube pas (mouarf) comme ça moi, fusse par un tube de dentifrice-fraicheur-mentholée-pour-une-haleine-toujours-plus-fraiche-fermez-les-guillemets. J'ai émis plusieurs hypothèses : des petits compartiments dans le tube, un champ magnétique qui repousse les rayures entre elles ou des petits lutins du dentifrice, soyons fous. Je lance un boycott national du dentifrice jusqu'à ce que quelqu'un lève le voile sur cette affaire, interdiction de se brosser les dents jusqu'à nouvel ordre. Ça va sentir le rat crevé dans les réunions mais aux grands maux les grands remèdes.

      - Bon par contre, je suis désolée, mais je vais devoir vous laisser. J’ai un boulot passionnant qui m’attend.

    L’ironie sortait de chacun de mes mots, mais je devais y aller. Iji m’avait aidée de la meilleure des façons, mais maintenant que je reprenais du poil de la bête, j’avais envie d’autres choses. Je passais de plus en plus de temps à m’entraîner, avec plus ou moins de succès (bon, plus moins que plus), et l’adrénaline lors de certaines missions me manquaient réellement. Après tout, c’est aussi pour ça que je suis devenue kunoïchi. Je me levai donc, caressant une dernière fois le chien de Takeo.

      - Merci encore pour le café. Et… Pour tout le reste. On se revoit quand vous voulez. Je viens ici quasiment tous les matins.

    Je leur adressai un large sourire, et tournai les talons. J’avais pour habitude d’être seule le matin, mais après tout… Une bonne compagnie, ce n’est jamais désagréable !




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