N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.

Partagez | 
 

 [Konoha/Shoraizen] Groupe #7 : Un rêve qui s'écroule

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Nouveau
avatar
Informations
Messages : 1508

Message(#) Sujet: [Konoha/Shoraizen] Groupe #7 : Un rêve qui s'écroule Mar 16 Juin 2015 - 19:18


UN RÊVE QUI S'ÉCROULE

CONTEXTE


    Il était temps d’en finir. La fin d’une époque, la fin d’un rêve. Le Shoraizen se démantelait mais … En était-ce vraiment la fin ? Pour le moment oui. L'évacuation était terminée, les fuyards avaient été arrêtés ou étaient encore pourchassés, les lieux avaient été vidés. Il ne restait plus qu'à Natsuno Tsubaki de clôturer ce chapitre.


RÈGLES
    Ø Respectez l'ordre de post, et privilégiez ce RP pour ne pas le faire traîner.
    Ø Vous avez 36h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, vous aurez une seule et unique fois 12h supplémentaires (le Maître du Jeu ne viendra pas poster cela dit). Si vous n'avez toujours pas posté, vous serez exclu du groupe (et perdrez donc les points accumulés).
    Ø Chaque personnage a droit à un seul délai de 24h s'il contacte par MP Aburame Miko.
    Ø Résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible) à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide.
    Ø N'hésitez pas à utiliser les Principes de combat, le Guide de Combat et l'Indicateur de Chakra pour vous aider en cas de combat.

PARTICIPANTS
    Natsuno Tsubaki

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Aizuyake / Nukenin de rang A
Messages : 693
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: [Konoha/Shoraizen] Groupe #7 : Un rêve qui s'écroule Mer 17 Juin 2015 - 20:25



Alors tout prenait fin ici. Tout, c’était un bien grand mot. La vie était encore là, mais la famille était brisée. Toutes ces choses qu’ils avaient vécues, qu’ils auraient dû vivre. Le passé et le futur, jetés aux ordures. C’était cela, à présent. Mais cela n’importait peut-être plus tant. Que dire, si ce n’est que malgré la conviction que l’on peut avoir, les amis que l’on se fait, les moyens que l’on obtient, parfois, la roue peut tourner et pencher en votre défaveur. Le temps seul décide de ce qui vient ensuite.

Tsubaki observait encore ce cristal qu’elle avait découvert, étudié, parfois modifié, sur les conseils d’une amie intrusive. Malgré la splendeur et la majesté de la Mère, elle n’était rien face au temps, et elle n’aurait pas pu la préparer à cela. Tout tenait d’un point fixe, immuable, qui ne demandait qu’à s’ancrer sans partage dans la réalité. Une réalité subjective, malgré tout ce qu’elle pouvait revendiquer.

La fleur se rendit à la salle de méditation, une dernière fois. Elle aurait aimé y prendre une autre forme que cette simple basicité. Il restait des runes de Genjutsu de Rin, qui lui servaient de prototypes pour un projet futur, qui lui aussi tomberait dans l’oubli. Elle joignit les mains pour la dernière existence de cet enchaînement. Tora – Ryû – Tora – Hitsuji – I – Hebi – Tora – Hebi – Ryû – Uma – Nousagi – I – Saru – Nezumi – Inu – Shin.

Aussitôt, les cristaux de la salle prirent la couleur qu’ils adoptèrent jadis, cette fameuse nuit où elle avait changé : noir de jais, l’ombre même, le néant. Mais dans son esprit se retrouvait un paysage plus superbe, plus imposant, plus magistral. Si un échiquier eut à revêtir autre forme, c’est assurément celle-ci qu’il aurait élue. Une prairie séparant deux château-forts. Mais l’un d’eux était en ruine, à présent, et une fumée pareille au cristal montait abondamment dans les cieux, symbole de leur échec. Les défenses étaient tombées, chaque pièce, semblait-il, était rendue à l’adversaire.

Non, à présent, il ne restait plus qu’une chose, qu’enfin le sort mettait en application, dans une souffrance humaine partagée, un destin outrancier, une destinée réfutée. Pas même la Serei n’avait besoin de parler pour ce que ferait la jeune femme, alors que le roi tombait, lamentablement, du haut de son trône, arraché à sa puissance par la cohésion d’une autre. Alors que le corps et l’épée touchaient terre par même temps, la jeune femme échappa à son rêve.

Elle quitta le palais, sachant ses amis et proches saufs, au-dehors. Il n’en restait plus qu’un qui l’attendait, comme il l’avait attendu depuis cette nuit-là. Il savait, comme s’il comprenait le non-sens des humains. Il avait assisté à bien trop pour lui, et restait dans l’innocence de son espèce. Kumo avait l’air bien tendre, sur ce tableau. Elle le prit sur l’épaule, et repartit pour la dernière fois dans le centre névralgique de son ancienne demeure.

Le cristal était toujours structuré, soutenu par ses mécanismes, et devrait l’être jusqu’au dernier moment. Elle allait à présent procéder sur les indications de son invitée, alors qu’elle avait prévenu chacun de n’emporter aucune pierre de la caverne. Ce qu’elle ferait par la suite relevait de son seul égoïsme, mais elle devait se soumettre à l’ordre présent. Tora – Hebi – Saru – Shin – Tora – Ryû – Inu – Saru – Ryû – Tora – Ryû – Shin. Chaque orbe cristallin à proximité de la base fut instantanément vaporisé par son énergie résiduelle. Quiconque avait pris un cristal de la base avant de partir voyait à présent celui-ci disparaître en fumée, dégageant une forte et immédiate chaleur.

La jeune femme elle-même se sentit entrer en résonnance avec l’onde que son sort, que le sort de la Serei avait produite. Son organisme absorbait et résorbait cette longueur d’onde, mais en subissait des dommages, certes mineurs, mais ressentis. Ses contacts prolongés et répétés avec la matière semblaient lui avoir donné des avantages. Le cristal avait agi, passivement, sur la substance de Tsubaki. La fleur s’était enveloppée, métaphoriquement, d’une douce enveloppe de cristal, qui la protègerait des maux du monde.

Son propre matériel génétique avait été réécrit. Les chaînes azotées ne suivaient plus le cours que ses parents avaient défini, et partaient pour suivre la voie de la terre, dans sa beauté la plus pure et plus esthétique après la vie. Son corps, en lui-même, ne changeait pas, mais elle s’en trouvait à présent pourvue d’un nouveau don, une nouvelle appréhension du monde. Oui, à présent, elle pouvait avoir une action sur ce sur quoi elle avait travaillé, ce qui l’avait intriguée, protégée. Le fruit de la Terre, la richesse d’Hadès, ou du moins l’une, était sienne.

Elle le sentit alors qu’elle observait les pensées de l’esprit, qui lui apportèrent les informations dont elle avait besoin. Elle pourrait se débrouiller seule, à présent. Cela l’apaisait, en quelque sorte, sans pour autant effacer son chagrin. Elle examinait les runes, dont elle comprenait le sens, non comme plusieurs temps auparavant. Tout était prêt, déjà, elle y avait veillé. Il ne lui restait plus qu’à faire ses adieux à ces lieux. Ces lieux qu’elle avait tant chéris.

Elle repassait dans les rues, chaque coin de la ville, Kumo sur son épaule, comme en deuil, lui aussi. Son arrivée finale sur la place centrale lui donna un soudain souhait. Si tout cela devait être rendu à la terre, autant que chose y soit vérifiée, auparavant. Hebi – Saru – Uma – Tora – I. Elle posa sa main sur l’édifice émeraude, avant que celui-ci ne se disperse rapidement autour d’elle, sans pour autant la toucher. Tout retomba à terre dans un ensemble de cliquetis.

Elle composa alors ce qui serait son égoïsme, un ultime souvenir de cette aventure perdue. Saru – Ryû – Uma – Hitsuji – I. Plusieurs fragments se détachèrent pour rejoindre et reformer un tout, bien plus petit que l’origine, qui tint dans la main de l’Aizuyake. Elle le plaça dans sa sacoche, dans l’intime conviction de le déposer dans l’endroit qui devrait être le sien. Elle aurait une quête à y accomplir. Bien des choses encore l’attendaient.

Elle sortit lentement de la grotte, se souvenant de chaque détail qu’elle avait vécu, du début à la fin, le beau et le moins beau. Il y avait un nouveau départ, à présent. Des gens avaient accepté de traiter la chose honnêtement, et elle avait décidé de s’y soumettre, comme ses camarades et amis. Elle rejoindrait Miko une fois le travail terminé. Il y avait encore une chose à faire, qu’elle redoutait, qu’elle repoussait jusqu’au dernier moment. Tout le monde avait été mis à distance, sur la route de Konoha, ou simplement dégagé des environs. Aussi prit-elle place à bonne tenue du dernier acte.

I – Ne – Ushi – Tora – U – Tatsu – Mi – Uma – Hitsuji – Saru – Tori – Inu – I – Ne – Ushi – Tora – U – Tatsu – Mi – Uma – Hitsuji – Saru – Tori – Inu – I – Ne – Ushi – Tora – U – Tatsu – Mi – Uma – Hitsuji – Saru – Tori – Inu – I – Ne – Ushi – Tora – U – Tatsu – Mi – Uma – Hitsuji – Saru – Tori – Inu – Shin.

Le sol se couvrit de runes, à ses pieds, se faufilant dans le sol, dans l’air, dans le vide. C’était une armée de mots qui se démêlait de toute chose pour rejoindre son objectif. Dans un bruit si strident qu’audible par la jeune femme, le cristal principal se rompit, le système qui le soutenait s’altéra, et, dans un dernier crépitement, l’ensemble de cet équilibre entraîna une détonation coordonnée, qui fit s’effondrer chaque cristal, créant une famille de brèches. Celles-ci prirent la caverne, qui s’effondra sur elle-même sans plus de mal ni procès, alors que se perdait l’héritage du passé.

Alors, les larmes aux yeux, mais résolue devant ce spectacle, alors qu’elle avait senti chaque cristal se rompre, la jeune femme déclara la dernière phrase de ce sort, le sort du Shôraizen :

« Echec et mat. »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

[Konoha/Shoraizen] Groupe #7 : Un rêve qui s'écroule

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Archives :: SnH Legacy :: Chapitre : La Fin du Shoraizen-