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 Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv]

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Suna
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Message(#) Sujet: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Mer 22 Juil 2015 - 17:41

Spoiler:
 

En fait, cela ne se passa pas vraiment comme je l’aurais imaginée. Il était prévu de retrouver Tsubaki, de récupérer nos affaires et de nous enfuir où le vent nous porte. Mais nan ! Il semble que ce soit plus long pour elle. Sans doute parce qu’elle faisait partit des chefs du Shoraizen, ou alors elle leur donne du fil à retordre. C’est une professionnelle pour pas de laisser embobiner.
Du coup qu’est-ce que je fais moi ? Je peux pas attendre devant leur bâtiment comme ça, assise sur ma valise en os comme une âme perdue. En plus ça va faire très louche de seconde en seconde. Mmh oui très louche, y a qu’à voir comment certains gardes me regardent. Bon aller on va bouger, avant que ça n’empire réellement.
C’est en trainant mes affaires à bout de bras que je partis en quête d’une occupation, d’une idée. Ce fut une gamine et sa mère qui donnèrent la solution.

« Maman j’ai faim ! »

Elle réclamait un bol de nouilles. Et sa mère, visiblement exaspérée par ce qu’on pourrait se douter être comme une énième réclamation, céda. Je les suivis donc tout en restant à une bonne distance, histoire ne pas éveiller les soupçons. Ça faisait sourire, de les voir toutes les deux, ça me rappelait l’époque avec ma mère, de la fois où justement on était venue à Konoha en touriste et y avions manger … manger quoi déjà ? Zut, ça m’a échappée.

« Et dépêches-toi, sinon ton père va encore se fâcher, tu sais comment il est quand il rentre du boulot. »

Ah, ça c’est différent. Je n’avais déjà plus de père à cet âge-là. Il s’était déjà fais la malle avec une pouffe à gros nénés. Ou avec un mec. En fait j’en sais rien et je m’en balance, il s’est barré et c’est tout ce qui importe.
Le duo entra dans un petit restaurant aux airs de fast-food, et quelques secondes ensuite, je fis de même. C’est que c’est vachement lourd mine de rien cette foutue valise … Oh je sais ! Je vais mettre des roulettes dessous ! Hop, quelques mudras et voilà, des petites roues sur les côtés ! Punaise c’est bien plus pratique ! Je suis stupide de ne pas y avoir penser avant. Ça aurait aussi éviter de laisser une telle marque au sol sur tout le chemin. Sérieusement on dirait que quelqu’un a trainé un cadavre depuis les portes du village.

M’installant dans un coin du bar, voyons voir les lieux. Quelques tables assises en bordure d’une minuscule terrasse, faute de pouvoir la faire plus grande à cause de la largeur de la rue sans doute. Un bar comme ce qu’on trouve dans les lieux qui servent de l’alcool, avec tabouret bien sur. Et derrière l’établi, toutes sortes de plats proposés à base de pates. Après un petit moment de réflexion :

« Celles-ci s’il vous plait, avec le curry dans la sauce. Merci. »

Le cuisinier, un homme à la corpulence particulièrement maigrelette pour un tel job et à la moustache brune assez longue pour lui tomber jusqu’au menton, approuva et se mit au travail tout en me dévisageant quelque peu. Pas un seul cheveux sur le caillou, d’après les rides en bordure de ses yeux, on pourrait penser qu’il est proche de la soixantaine. Cependant ses gestes précis et rapides, sa gestuelle et sa façon de parler sont plutôt celles d’un trentenaire. Difficile donc de se prononcer là-dessus.

« C’est la première fois que je vois quelqu’un comme vous par ici mademoiselle, vous êtes de passage ? » Demanda-t-il tout en faisant le repas.

« Exactement, de passage. Je fais partis du convoi escorté par les troupes de Konoha cette nuit-même.

- Oh, je vois. Du … heu … comment ils appellent ça déjà ? Sho …

- Shoraizen ? » L’aidai-je, cherchant à savoir ce qu’il voulait dire.

« Exactement ! Et ça va ? Vous arrivez à surmonter ça ? Je ne connais pas grand-chose aux agissements de cette organisation mais …

- Nous étions des terroristes souhaitant faire tomber tous les villages cachés et libérer chacun des habitants du joug totalitaire de leurs dirigeants. » Terminai-je à sa place, un petit sourire aux lèvres.

Lui comme les autres clients m’observèrent en silence, la surprise se lisait dans leurs yeux. Pendant un court moment, plus rien ne bougea comme si le temps lui-même s’était figé. Jusqu’à ce que le cuistot éclate de rire et me serve mon bol de nouille.

« Ahah, ça c’est un sacré idéal ! Bon courage à vous, ça risque de ne pas être facile du tout.

- Vous ne me mettez pas à la porte après une telle déclaration ? » Demandai-je, à mon tour surprise.

« Pourquoi donc ? Je ne gagne pas assez bien ma vie pour me permettre de refuser des clients, et puis vous ne m’avez pas l’air d’une dangereuse psychopathe.

- Il ne faut pas se fier aux apparences, vous êtes au courant ?

- Bien sûr. Mais je crois aussi ce que je vois, et avec votre valise-là, plus votre dégaine et les gardes postés à tous les coins de rue. Je me dis qu’il vaut mieux ne pas chercher à faire de vague pour le moment. N’est-ce pas ? Maintenant manger, sinon ça va être froid et bon sang comme je déteste quand on gâche la nourriture. »

Convainquant cet homme. Je ne pus empêcher un sourire à son attention avant de commencer mon repas. Ce délicieux repas ! Woah c’est vraiment, sacrément bon en plus ! Et visiblement ça ravissait le propriétaire des lieux.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Lun 27 Juil 2015 - 17:14

    Voilà un jours d'été comme les aimait Washi : lumineux, chaud, estival quoi. Il venait de rejoindre un autre Genin qui était élève dans sa classe à l'académie. Il répondait au nom de Sahi et si Washi avait les cheveux bleus, lui les avaient orange vif. Ils avaient traversé ensemble une ou deux bagarres pour défendre leurs "couleurs". Le duo avait passé la matinée à s'entrainer en se jetant de branches en branches pour améliorer leurs courses. C'est donc tout naturellement qu'aux douze coups de midi, ils se décidèrent à aller casser la croute. A Konoha, ils avaient énormément de choix mais pour une fois, ils voulaient aller dans un endroit de grands. Quand on est un aspirant Ninja, il est difficile d'obtenir de la crédibilité auprès des autres alors il faut employer tous les moyens.

    Ils finirent par pousser la porte d'un restaurant bar qui servait de l'alcool. Ils ne voulaient pas en consommer mais ils s'étaient persuadés que ça ferait bien d'y aller pour le déjeuner. Ils s'installèrent et quand un serveur leur apporta la carte, leurs têtes se mirent à tourner. Il y avait tellement de choses à manger qu'ils ne savaient pas par où commencer leurs lectures. Washi prit un air assuré, comme s'il n'avait jamais été impressionné par la carte. Mieux encore, comme s'il en avait l'habitude. Leur réflexion dura longtemps. Assez longtemps pour qu'un jeune femme à l'allure étrange finisse par entrer dans les lieux. Ouzoku la dévisagea. Il ne l'avait jamais vue dans le village et cette valise en os attira son attention. Elle s'assit et commanda à manger. Son ami Sahi se mit à lui parler de ses envies culinaires mais il se concentra sur l'échange que l'intrigante jeune femme avait avec le responsable.

    Alors elle venait du Shoraizen ? Que faisait elle à Konoha ? L'adolescent avait entendu parler de cette zone du monde luttant pour sa liberté. Tout ce qu'il avait retenu était l'hostilité global de cette organisation envers les grandes nations. Cette inconnu ne lui inspirait pas du tout confiance. Etait ce une espionne ? Non elle ne se serait aps dévoilé si vite. Se pensait elle à l'abri des regards et des oreilles des Shinobis ? Alors elle avait eut tord.

    - Nous étions des terroristes souhaitant faire tomber tous les villages cachés et libérer chacun des habitants du joug totalitaire de leurs dirigeants. »

    Cette simple phrase fit bourdonner les oreilles du Genin. Il mit sa main dans sa sacoche pour saisir un Kunai avant d'être plus choqué encore par le laxisme qu'il déplora dans la réponse du commerçant. Une ennemie se déclarait devant lui et il lui servait à manger ? C'en était trop. Sahi reconnu une lueur de rage dans les yeux de son camarade mais avant qu'il ne puisse lui demander ce qui n'allait pas, Washi bondit d'un saut vif sur le comptoir entre le restaurateur et la Kunoichi, un Kunai à la main. Son entrée était aussi inattendue que réussit. Il avait peur ne pas réussir à aller assez vite ou de se louper en sautant sur le comptoir. L'assiette s'envola à son arrivée et se brisa au sol en répandant par terre le plat qu'avait préparé ce vieux crouton laxiste qui devait être surpris derrière lui. Washi plongea son regard dans celui de son ennemie :

    - "Tu ne devrais pas exposer si bruyamment tes projets. Contrairement à certains marchands frauduleux, nous les shinobis avons un sens de l'honneur qui m'empêche de te laisser filer après ce que tu as dit. Tu devrais ..."

    Il aurait adorer terminer sa phrase et multiplier les menaces encore un petit moment mais il sentit sur son crane, une masse dure et froide qui lui procura une immense sensation de douleur. Derrière lui, le regard en feu, le vieil homme une casserole à la main bouillonnait. Ouzoku lâcha son Kunai et se tint la tête, aussi surpris que contrarié.

    - "Gamin ! Je ne tolèrerais pas que l'on gaspille de la nourriture dans mon restaurant ! Et encore moins que tu me traites de canaille ! Espèce de sale petit voyou !!"

    - "Aiiiiiiieeee !"
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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Mar 28 Juil 2015 - 13:40

Soudainement ça s’accéléra, et le plat dont je savourais chaque morceau se retrouva projeté au mur, brisant l’assiette par la même occasion. La faute, un gosse haut comme trois pommes avec des cheveux bleus et qui me brandissait un kunaï.

« Woh mais qu’est-ce que tu branles punaise ! » Lui criai-je, encore stupéfaite de la situation.

- Tu ne devrais pas exposer si bruyamment tes projets. » Fit-il, profitant d’être debout sur le bar pour me regarder de haut. « Contrairement à certains marchands frauduleux, nous les shinobis avons un sens de l'honneur qui m'empêche de te laisser filer après ce que tu as dit. Tu devrais ... »

Il s’interrompit soudainement, frappé par le cuistot qui effectivement n’aimait pas du tout qu’on gaspille sa cuisine. Je essuyai d’un revers de main les gouttes de sauce qui avaient volés dans ma direction, tandis que le môme se faisait réprimandé. Il ne l’avait pas volé, et le coup reçu sur son cuir chevelu avait dû être douloureux, si on en croit le son produit.
Nettoyage terminé, j’attrapai le fautif par le col et l’emmena à l’extérieur sans lui demander son avis. Dans un sens je lui évitai de nombreuses blessures car les couteaux étaient de sortie, côté fourneaux. Mais pour autant, il n’y avait aucune délicatesse dans mes gestes, jusqu’à le plaquer contre un mur et lui faire face. Le dominant d’une petite dizaine de centimètre, on aurait aisément pu décrire par un dessin les innombrables éclairs qui s’échappaient de mes yeux.

« Tu crois malin ?! Je t’ai fais quoi pour que tu viennes me faire chier pendant que je mange hein ? J’espère pour toi que t’as de l’argent pour me rembourser parce que j’ai les crocs. Et ceux qui me connaissent savent qu’il ne faut pas me chercher dans ces moments-là. »

Je lui tendis une main, agitant les doigts comme pour lui réclamer mon dû.

« Vas-y aboule. Et grouille sinon c’est en vendant tes dents que je vais me faire du fric ! »

Du racket ? Meuh nan pas du tout, de l’éducation pédagogique plutôt. C’est dingue ça, même dans les villages cachés faut élever les gosses des autres !

« Hey vous là. Y a un problème ? »

C’était un des gardes de Konoha qui faisait justement sa ronde, comme l’avait annoncé le cuisinier. Un instant d’hésitation et j’attrapai l’enfant dans mes bras, avant de lui appliquer une forte pression du poing sur la bosse obtenue tout à l’heure, histoire de le faire taire en même temps :

« Non non ce n’est rien. C’est mon neveu qui refuse de grandir. Vous savez, les ado c’est toujours comme ça. »

Et j’appuyai bien sur sa blessure, espérant l’obliger à jouer le jeu.
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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Mer 29 Juil 2015 - 12:14

    Alors que l'homme à la poêle hurlait de plus en plus fort, Washi continuait à se masser le crane avec une expression de douleur aiguë sur le visage. Soudainement, une fois encore pris de cours, il fut saisit par le col et emmené hors du bar. Son ami l'interpella mais il n'eut pas le temps de répondre. Il était déjà bloqué à l'extérieur entre un mur et cette espionne étrangère. Elle voulait qu'il la rembourse ? Mais il n'avait même pas pu engager son combat contre elle et c'est pourtant ce qu'il cherchait ! Qu'en avait il à faire de son repas, et comment pouvait elle imaginer manger tranquillement dans ce village dont elle est l'ennemie ? Bref, c'était totalement absurde pour la frimousse bleue encore un peu sonnée par les évènements.

    Elle tendit sa main vers lui avec insistance pour qu'il lui donne de l'argent. Il allait se jeter sur l'occasion pour la saisir et tenter une prise de base acquise à l'académie. Il allait passer à l'action quand un Chuunin faisant sa ronde approcha de l'improbable duo. Il s'inquiétait de savoir si tout allait bien entre eux. Mieux que de passer seul à l'action, c'était l'occasion de faire enfermer cette folle furieuse pour de bon. Ouzoku ouvrit la bouche pour l'avertir du fait qu'elle était une espionne venu de l'alliance des pays libres mais c'était encore une fois trop tard. Décidément, la Kunoichi était du genre rapide. Elle l'avait déjà saisit par un bras, appuyant sur son crane déjà blessé avec son autre main. Elle avait ainsi, l'air de le taquiner gentiment mais en réalité, il souffrait le martyr. Il dut lui mordre le bras pour limiter sa souffrance et un début de larme coula au coins de ses yeux. Elle baratina le garde qui lui répondit un sourire avant de s'éloigner en les saluant.

    Quand elle relâcha sa pression, il se dégagea avec énergie pour lui faire face de nouveau. Jusqu'ici elle avait prit l'avantage, c'est vrai, mais il était temps d'inverser la vapeur une bonne fois pour toutes. Sahi sortit du restaurant à ce moment précis et d'un simple regard, les deux gamins se mirent d'accord pour passer à l'acte.

    - "Tu n'auras pas un seul ryo de ma part ! Tu es une espionne et je ne te laisserai pas faire comme bon te semble. Je n'ai pas fait forte impression tout à l'heure mais j'étais 3ème de ma classe à l'académie ! Sahi maintenant !!"

    Son ami Genin s'élança dans la bataille. Il courut en direction de la blonde pendant que Washi saisit plusieurs shurikens dans sa poche de combat.

    -"Je ne sais pas encore quels sont tes objectifs ou le but de ta venue ici mais quand j'en aurais finit avec toi tu devras t'expliquer à mon professeur de classe ! Je veux dire, à un Jounin ou ... Même à Nanadaime !"

    Sur ces paroles un peu hasardeuses, il lança vers elle ses shurikens. Au même moment Sahi était arrivé à sa hauteur et il plongea vers ses chevilles en essayant de la balayer d'un coup de jambe au raz du sol. Leur enchainement n'était pas trop mauvais, pour une fois.

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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Mer 29 Juil 2015 - 14:44

Spoiler:
 

Et ce sale gosse il me mord ! Il me mord ! Si si, je vous jure ! Heureusement que cela fit sourire le soldat, qui s’en retourna continuer son boulot. Car à peine eut-il disparu que je relâchai la tête bleue et grognai en observant les marques de dents sur ma douce peau bronzée.

« Ça mon p’tit gars, tu vas me le payer … »

Il rétorqua, toujours avec son air héroïque, que je n’aurais rien de sa part mais qu’il allait me montrer ce qu’il valait. Car semble-t-il, il était 3ème de sa classe à l’académie. Académie ? qu’est-ce que ça peut … ah si, c’est certainement comme ça qu’ils appellent l’école, ici.
L’enfant appela un de ses amis - nous l’appellerons Orange, parce qu’il a les cheveux oranges - jusqu’alors resté dans le restaurant, et après un regard complice, ce dernier se mit à courir vers moi.

« Je ne sais pas encore quels sont tes objectifs … » Reprit Bleu. « … ou le but de ta venue ici mais quand j'en aurais finit avec toi tu devras t'expliquer à mon professeur de classe ! Je veux dire, à un Jounin ou ... Même à Nanadaime ! »

Long soupire. Attendez je peux quand même pas cogner sur des gosses … D’une ça n’aurait rien de classe, et de deux ce serait forcement moi la méchante ensuite. Ouais mais alors quoi ? Prendre des coups gratuitement ? Nan, certainement pas. Fuir ? Encore moins. Je n’ai rien fais de mal, ce n’est que de l’injustice. Une injustice infantile.
Que font-il dans ce cas ? Bleu me jette une poignée de kunaï pendant qu’Orange essaye de me faire une balayette.
Je fis un petit bond sur le côté, sans trop d’effort, évitant ainsi les deux attaques. C’est le soucis des coups en ligne droite, les enfants. Un déplacement sur le côté et vous êtes foutu … Bon réglons ça rapidement, avant qu’un autre garde ne rapplique. Quelques mudras puis je plantai ma main droite dans le sol. Planter hein, pour de vrai, avec les deux premières phalanges de chaque doigts qui se retrouvent maintenant sous terre. La seconde suivante, des os en sortirent. Cinq plus précisément. Deux à côté d’Orange, trois autour de Bleu. Et les immobilisèrent tous les deux en les plaquant sans délicatesse dans la poussière de la rue.
Vous pourriez me dire que je suis folle, qu’ils aurait pu heurter un caillou avec leur crâne et finir paraplégique ! Ce à quoi je vous répondrai que j’en ai simplement rien à foutre, ils m’ont cherchez, c’était à leurs risques et périls.

« Bon, on va mettre quelques détails au clair, d’accord ? » Dis-je en m’approchant de Bleu. « Ça c’est à moi. » L’objet en question se trouva être le porte-monnaie du garçon. « Ensuite, pourquoi vous me traiter d’espionne ? Vous êtes un peu au courant de ce qu’il s’est passé récemment ? Je ne suis pas si en touriste, encore moins pour nuire à votre petit village tout beau tout mignon. Réfléchissez un peu. Si ça avait été le cas, jamais je n’aurais jamais racontée tout ça au cuisinier … Faut être un peu logique … »

Je les toisai du regard, salua les passants en souriant et repris en faisant sauter le beau porte-monnaie dans mes mains.

« C’est rien messieurs-dames, je les éduque. Vous pouvez circulez. » Avant de m’agenouiller à côté des deux mômes. « Vous avez quel âge d’ailleurs ? Vos parents ne vous ont pas assez répétez qu’il ne faut pas parler aux inconnus hein. Je suppose aussi que vous ne savez pas pourquoi il ne faut jamais jouer les héros. Et bien je vais vous le dire … Les héros, c’est la pire chose qu’il puisse vous arriver. Un héros a sans arrêt des problèmes, a constamment droit à des reproches peu importe ses actions. C’est comme une star. Il a des responsabilités et n’a jamais droit à l’erreur, sous peine d’être radié à vie … Alors un peu conseil pour plus tard, agissez et disparaissez. Ah, et renseignez-vous aussi. Parce que là, clairement vous vous attaquez à la mauvaise personne. Contrairement aux apparences, ce n’est pas moi la méchante mais votre nouvel Hokage. » Je me relevai et rajoutai juste avant de retourner au restaurant. « Mais ça vous l’apprendrez par vous-même un jour. »

Un claquement de doigt et les os qui les immobilisaient devinrent bien moins fixe. Comme si la partie encrée dans le sol venait de disparaitre. Il ne leur suffisait donc plus qu’à simplement pousser dessus pour se dégager. Ce sont des os de Kaguya, c’est lourd et solide mais ils devraient pouvoir s’en sortir.
En ce qui me concerne je commandai un autre repas à l’homme de tout à l’heure, payé d’avance avec l’argent du garçon. Et une double dose hein, soyons généreuse, ahah !
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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Jeu 13 Aoû 2015 - 17:55

Nozomi était arrivée à Konoha il y avait quelques heures à peine. Et en attendant d'être reçue par l'Hokage, elle était libre de parcourir le village. Libre mais pas tout à fait, on lui avait attribué quelqu'un pour la surveiller. Elle avait également été privée de son chakra par un sceau. Ikumi chaperonnait donc la jeune femme, et elles parcouraient ainsi la ville. Peu à l'aise u au départ, l'errante se contentait d'observer ce qu'elles voyaient. Puis la curiosité avait prit le dessus, et la shinobi se faisait un plaisir de répondre aux questions concernant son village.

- « Vous avez donc une rue commerçante, ne regroupant que des restaurants ? »
- « Oui, c'est cela. Le village est divisé en plusieurs quartiers, dont un pour les commerces. Ce qui permet aisément de s'y retrouver. Pour les Konohajins, comme pour les touristes. »
- « Oh, je vois. »


Elle parut réfléchir quelques instants, et reprit :

- « Mais, s'ils sont tous au même endroit, ils doivent se marcher sur les pieds, non ? Je veux dire par là qu'ils doivent se faire beaucoup concurrence. »
- « Non, chacun a ses spécialités. Certains clients préfèrent aller dans une échoppe plutôt qu'une autre parce qu'ils s'entendent mieux avec le restaurateur, également. »


Nozomi hocha la tête et remercia la seconde jeune femme pour ses explications. Elles poursuivirent leur route, et virent un drôle de spectacle. Deux enfants pris au piège dans des os. Des os... ? Cela lui rappelait évidemment quelqu'un. Elle se stoppa et se tourna vers Ikumi.

- « Quand est-ce que le Shôraizen est arrivé à Konoha ? »
- « Il y a à peine quelques jours. »


C'était encore tout récent. Peut-être aurait-elle la chance de croiser l'un de ceux dont elle était la plus proche. Dommage pour elle, son chakra était bloqué par le sceau. Elle ne pouvait donc pas affiner ses sens pour rechercher des personnes qu'elle connaissait. Elles se baissèrent toutes les deux pour aider les deux garçons à sortir de leur prison.

- « Est-ce que ça va ? »

Accroupie au sol, elles pouvaient voir sous les rideaux d'entrée des restaurants. Et un autre détail attira l'attention de Nozomi. Une valise faite d'os. Voilà qui n'était pas commun. Elle se trompait certainement, mais pour sa part elle ne connaissait qu'une seule personne capable de cela. Elle se releva et s'avança vers l'établissement, avant d'ouvrir la devanture.

- « Milly... ? »

Une jeune femme blonde se tenait de dos. Elle était visiblement en train de manger. Elle se retourna à l'énonciation de son nom. Et cette fois ci un grand sourire orna le visage de Nozomi.

- « Milly ! »

Elle hésita à avancer vers elle, ainsi que sur le comportement à avoir. Cela faisait plusieurs mois qu'elles ne s’étaient pas vues. Presque un an. Depuis que Nozomi les avait quittés.

- « Comment vas-tu ? »

Une question anodine, histoire de jauger l'atmosphère et surtout l'humeur de la Kaguya.
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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Ven 14 Aoû 2015 - 2:10

Le cuisinier demanda tout de même si ça allait, et la question s’adressait autant à moi qu’aux deux enfants laissés en plan dans la rue. Ce à quoi je répondis d’un mouvement de tête et d’un pouce en l’air, plus occupée à savourer enfin ce repas bien mérité qu’à autre chose. C’est vrai quoi, ils l’avaient cherchés aussi, et puis zut je ne leur ai fait aucun mal. Donc pas de reproche, s’il vous plait.

« Milly ... ? » Demanda une voix dans mon dos.

« Hum ? » Répondis-je.

La bouche pleine et le bol de nouille maintenu sous le menton pour éviter que la moindre patte ne s’échappe. Qu’est-ce que c’est encore ? Je vais jamais pouvoir manger en paix, c’est fou ça ! Foutu village à la noix.
Pour autant je tournai tout de même les yeux vers cette voix qui me semblait familière mais que je n’avais plus entendu depuis facilement un an. Et là, surprise. Devinez un peu qui voilà. Nozomi ! Si ! Je vous promet, Nozomi en chair et en os ! Je faillis en faire tomber mon plat, mais il faut croire que mon estomac manipulait encore suffisamment mes mains pour éviter cette catastrophe. La demoiselle aussi m’avait reconnue, puisqu’elle cria à nouveau mon nom mais avec bien plus de conviction. Et pourtant elle restait à distance. Pourquoi ? J’ai tant changée que ça depuis ? Ou alors nan, à mon avis c’est plutôt son problème de sociabilité. Vous vous souvenez, cette fille a toujours eu énormément de mal quand cela concerne le contact avec une quelconque population. Un comble pour une kunochi spécialisé dans le domaine médical, non. Héhé, bouges pas ma grande.
J’avalai le contenu ma bouche, m’essuyai les lèvres et alors qu’elle demandait comment j’allais, je lui sautai au cou ! Comme à Suna oui ! Sauf que là on porte encore nos vêtements.

« Nozo’ !! Ma Nozo’ ! Comme ça va trop plaisir de te revoir ! » J’insistai bien sur le câlin, sachant pertinemment qu’elle n’était pas à l’aise avec ça. « Tellement longtemps ! Je te croyais morte ! Comme tous les autres … Ah punaise tu m’as manquée ! »

Le moment affectueux se prolongea quelques secondes encore, le visage enfouit dans ses cheveux blancs et les bras qui serrent et serrent encore. Mais bon, faut bien la laisser respirer tout de même ! Je me décollai et l’observai de la tête aux pieds. Elle n’avait pas beaucoup changé, toujours avec son style un peu vagabonde, ses tatouages bleus, ses cheveux naturellement blancs.

« Qu’est-ce que tu fais là ? Me dis pas que tu étais avec le convoi, quand Konoha nous a tous escorter jusqu’ici. Hein ? Vas-y raconte ma belle, et elle c’est qui ? Elle est avec toi ? »

La question concernait la personne qui restait en retrait mais sans pour autant jouer les invisibles.
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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Lun 17 Aoû 2015 - 17:31

La réaction de la Kaguya ne se fit pas attendre. Elle n'hésita pas longtemps avant de lui sauter au cou et de la prendre dans ses bras. Ce contact était agréable. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas été aussi proche physiquement de quelqu'un. Elle fut naturellement gênée au début. Mais connaissant Milly, ce geste n'avait rien de déplacé. Le sourire aux lèvre, rassurée, Nozomi finit aussi par refermer doucement ses bras autour de la jeune femme.

Qu'il était bon de retrouver des gens que l'on aimait. Surtout de les savoir en vie. Le soulagement semblait être aussi réel d'un côté que de l'autre. Elles se détachèrent l'une de l'autre, avant de s'observer mutuellement. Nozomi regarda s'il n'y avait pas de cicatrices qui ornaient le corps de son amie. Des cernes, un amaigrissement. Tout détail qui pourrait lui indiquer dans quel état physique était la Kaguya. Mais c'est avec plaisir qu'elle ne vit rien de ce genre.


- « Je suis soulagée que tu ailles bien ! »

Elle jeta rapidement un coup d’œil dans le restaurant, mais elle était seule. Où était Tsubaki ? C'était plutôt inquiétant. Elle n'osa pas poser de questions la concernant, de peur de la mettre mal à l'aise ou de la faire souffrir. Même si ça lui brûlait les lèvres de savoir ce qui avait bien pu lui arriver. Et ce fut Milly qui posa les premières questions. Nozomi commença par lui présenter celle qui l'accompagnait.

- « Voici Ikumi. Elle est chargée de me surveiller comme je suis une étrangère dans le village. »

L'autre femme la salua, ne perdant pas une miette de la conversation. Puis la vagabonde lui montra un fuinjutsu.

- « J'ai aussi un sceau bloquant mon chakra. On ne sait jamais, des fois que je voudrais soigner quelqu'un... »

Elle adressa un sourire complice à la Kaguya, avant de reprendre son sérieux.

- « Je suis arrivée il y a à peine quelques heures, seule. J'attends de pouvoir être reçue par Miko. »

Elle lui adressa un sourire. Devait-elle donner d'avantage de détails ? Que pensait-elle de Miko pour sa part ? Elle s'intéressa alors à elle.

- « Et toi comment ça a été ces derniers mois ? Comment vont les autres ? Et que fais tu ici ? »

Ça faisait déjà bien assez de questions pour le moment.

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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Mar 25 Aoû 2015 - 16:28

« Voici Ikumi. Elle est chargée de me surveiller comme je suis une étrangère dans le village. » Répondit Nozomi.

J’haussai un sourcil sans trop comprendre pendant que la femme inclina la tête après cette présentation. Puis l’ancienne du Shoraizen montra un sceau de fuinjutsu sur son avant-bras droit. D’après elle, ça lui bloquait totalement son chakra, même si elle aurait voulu aider quelqu’un. Oui tout à fait.

« Mais c’est stupide … » Lâchai-je sans me cacher de la surveillante. « Moi j’ai rien de tout ça, et pourtant je pourrais foutre un véritable bordel sans problème. Bien sûr j’aurais des gros soucis ensuite, mais bon c’est pour dire comme quoi c’est pas malin cette histoire. »

Elle continua ensuite en annonçant qu’elle était arrivée à Konoha il y a peu et qu’elle attendait de pouvoir obtenir une entrevue avec Miko. En entendant ce nom, mon sourire se figea un moment avant de disparaitre lentement, tandis qu’elle demandait maintenant des nouvelles de moi, des autres, de notre présence ici. Des nouvelles quoi.
Je croisai les bras, les sourcils froncés.

« T’es sérieuse ? Rencontrer Miko ? Qu’est-ce que tu lui veux à cette sal… à cette femme ? » Me rattrapai-je au dernier moment, il y a toujours un sous-fifre du village qui veille. C’est pour cette raison aussi que je baissai d’un ton. « T’es pas du tout au courant de ce qu’il s’est passé dernièrement ? Je sais que tu avais pris la décision de partir en voyage mais avec toutes les péripéties qui ont suivit, je t’avoue que je ne sais même plus quand est-ce que tu nous as abandonnée … »

Le dernier mot était peut-être un peu dur, mais c’était bien le cas pourtant. Nous n’étions plus que trois à la fin, et pourtant seul Seito était mort. C’est bien que les autres avaient désertés.
Des déserteurs qui désertent une organisation de déserteurs. Ça fait gros quand même. Je retournai m’assoir, pris mon bol de nouille et en mangeai un bout, le dos contre le bar et le regard fixé sur Nozomi.

« On s’est fait détruire. Enfin on n’avait plus rien non plus pour résister, et c’était soit Kumo, soit Konoha qui s’occupait de nous éliminer. D’après ce que j’ai compris le Raïkage a fait dans son slip, du coup c’est Miko qui est venue. Au final c’est sans doute ce qu’il y a de plus logique, après avoir assassiné Seito alors qu’il lui demandait de l’aide, elle est venue finir le travail … Enfin bref, elle nous a quand même laisser le choix, histoire de bien se foutre de notre gueule jusqu’au bout. Donc soit on mourrait sur place, soit on se laissait escorter jusqu’ici en les laissant tout détruire derrière. Tu te doutes de la réponse, non ? »
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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Lun 14 Sep 2015 - 10:11

Milly n'avait pas changé, elle était toujours la même. Aussi abrupte dans ses réponses, et Nozomi ne put s'empêcher de sourire à sa réponse. Effectivement, c'était stupide. Pourquoi l'une et pas l'autre ? Peut-être que ça avait été mit en place juste après. Ou bien que ça ne s'appliquait pas au convoi afin de les mettre en confiance dans ce qui serait leur nouveau village.

La suite fut moins drôle. Nozomi compris tout de suite que quelque chose n'allait pas avec Miko. La Kaguya avait visiblement une dent – ou un os – après elle. Et elle baissa piteusement la tête quand elle dit les avoir « abandonnés ». Oui, c'est ce qu'elle avait fait. Elle aurait aussi pu dire qu'elle avait fuit, c'était tout aussi exact. Elle les avait laissés pour ne pas qu'ils se doutent de quoi que ce soit. Pour qu'ils continuent de voir en Seitô ce qu'il voulait bien montrer, et que les membres du Shôraizen restant poursuivent cette volonté de liberté, et tout ce qui allait avec. Pour ne pas qu'ils le voient de la même façon qu'elle et Miko l'avaient vu : ce qu'il cachait en réalité. Cette image devait rester intacte. Il avait été leur leader, après tout.

Et elle écouta la version de Milly, la façon dont elle avait vécu les choses. Qui était bien évidemment différente de celle qu'elle avait entendue en arrivant ici. Ikumi restait silencieuse, observant certainement sans perte une miette ce qu'il se déroulait ici. Ou bien peut-être qu'elle se tenait prête à agir au cas où ça venait à déraper. Ne pouvant pas mettre ses sens aux aguets, Nozomi ne pouvait que supposer. Elle laissa Milly manger un peu, puis reprit la parole à son tour.


- « Je suis désolée. Pour tout ça. De vous avoir laissés, et pour ce qui est arrivé ensuite. »

Elle cherchait ses mots. Il s'agissait de la jouer fine. Sans vexer ni l'une ni l'autre.

- « Tu le savais, il comptait beaucoup pour moi. Et j'ai préféré partir. M'éloigner de ce qui me le rappelais à chaque instant. »

Ça avait été douloureux, et la jeune femme était sincère. C'était l'autre raison pour laquelle elle les avait laissés. Quant à la suite... Étrangement, Nozomi n'en voulait pas à Miko. Elle n'avait fait que s'engouffrer dans une brèche formée par la foudre. Mais concernant Kumo, c'était une autre histoire. C'était à cause d'eux que Seitô et bon nombre des membres du Shôraizen avaient désertés. C'était à cause d'eux que Konoha avait trahi ses shinobis, préférant un autre village à leurs propres habitants. Et c'était à cause d'eux que l’homme de sa vie avait changé. Il n'avait plus jamais été le même. Et le fait que Kumo ait été le seul village à subir les foudres du Shôraizen n'était certain pas anodin. Car en ce qui concernait les autres, on ne pouvait pas vraiment dire que l’organisation ait été une menace.

- « Toutes les deux, nous n'avions jamais eu d'endroit comme le Shôraizen. De point d'ancrage comme celui-ci, depuis de longues années. Et si un jour on nous proposait d'y retourner, même quelques années plus tard, on y réfléchirait certainement. »

Elle planta son regard dans le sien.

- « C'est ce qu'a fait Miko avec les ex Konohajin. Elle leur a proposé de retourner chez eux. De retrouver leurs familles, leurs amis qu'ils avaient laissé en arrière. Ce village dans lequel ils ont grandit. Nous n'étions que très peu à venir d'ailleurs. La plupart des membres du Shôraizen venaient d'ici. Elle leur a tout simplement proposé de retourner chez eux, Milly.»

La jeune femme laissa la seconde digérer ses paroles – et ce qu'elle mangeait -. Puis reprit :

- « Je ne crois pas qu'elle se soit moquée de vous. Je vois ça plutôt comme une seconde chance. Et puis concernant les gens comme toi qui ne souhaitent pas s'installer ici, ça vous permet de recommencer autre chose. Le Shôraizen n'avait pas très bonne réputation, tu sais. Nous n'avons fait que nous cacher durant tout ce temps, redoutant sans cesse que l'on nous retrouve. Ça n'était qu'une question de temps. Moi aussi, même loin de vous, je n'ai fait vivre dans la peur que l'on devine d'où je venais. Que l'on me demande où se trouvait notre base, que l'on me questionne sur ce que je savais. J'avais surtout peur que l'on vous retrouve à cause de moi, et si jamais on m'avait trouvée et faite parler ? Et si il nous était arrivé du mal à cause de moi? Et durant tout ce temps, j'ai vécu seule, loin de tout, bougeant sans cesse comme si j'étais une criminelle en fuite. Mais c'est fini, maintenant. Quelque part, on a retrouvé notre... Liberté. »

Alors que c'était ce qu'ils avaient cherché en entrant dans l'organisation.
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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Mar 15 Sep 2015 - 13:22

Spoiler:
 


Elle baisse les yeux, prétextant être désolée. Je la regardai avec une telle neutralité qu’elle aurait été un mur blanc, ça aurait eu le même résultat. Et pour au cause, je l’aimais bien, je la considérais même comme une bonne amie. Mais elle m’avait terriblement déçue en agissant ainsi. Elle avoua avoir préféré partir, tous nous quitter pour s’éloigner de Seito. Une raison dénuée de sens. Pourquoi vouloir abandonner celui qu’elle aimait ? Et plus globalement, pourquoi nous avoir tous abandonné pour une seule personne ? Ça n’avait rien de logique. A part avoir un goût prononcé pour le masochisme ; et le sadisme hein, parce qu’elle n’a pas été la seule à souffrir ; il n’y aurait pas d’autres explications à cela.

« Toutes les deux, nous n'avions jamais eu d'endroit comme le Shôraizen. » Continua-t-elle. « De point d'ancrage comme celui-ci, depuis de longues années. Et si un jour on nous proposait d'y retourner, même quelques années plus tard, on y réfléchirait certainement. »

J’agitai la tête de droite à gauche en même temps qu’avaler le contenu déjà ingurgité.

« Rectification, TU y réfléchiras certainement, moi je n’hésiterai pas une seule seconde. C’est là qu’elle est la différence maintenant. »

Un échange de regard silencieux s’en suivit. Court mais essentiel. Qui permettait de bien souligner le problème né lors de son départ.
Puis Nozomi reprit la parole, défendant cette fois Miko. Prétextant qu’elle n’avait fait qu’ouvrir les portes de son petit village tout beau tout mignon à des âmes errantes perdues dans les ténèbres du terrible Seito. J’exagère bien entendu, ses propos étaient plus nuancés mais ça revenait globalement à la même chose. De quoi lui faire perdre encore quelques points sur l’échelle de mon estime, et faire apparaitre une grimace mêlant incompréhension et lassitude sur mon visage.

Je reposai mon bol à présent vide sur le bar et m’essuyai les lèvres avec une petite serviette de papier recyclée, avant de finalement répondre. Le ton soudainement élevé, le poing qui frappe sur le bois du tabouret d’à côté, un revirement de comportement brutal qui pourrait en surprendre plus d’un :

« Mais n’importe quoi !! Qu’est-ce qui t’arrives oh ? Tu t’es faite embobinée par cette pouffiace hein ! C’est pas possible autrement ! La Nozomi que je connais, elle ne se serait pas barrer comme une lâche, laissant tous ses soi-disant amis dans la merde derrière !! »

Je m’approchai d’elle à vive allure, ignorant les agissements de la femme qui lui servait à fois de surveillante et de garde du corps, pour venir m’immobiliser à quelques centimètres seulement de son visage. Nos nez pouvaient presque se toucher.

« Arrête de te foutre de moi, le Shoraizen était NOTRE famille ! Toi comme moi, et tu l’as dit toi-même, nous n’avions nulle part ailleurs où aller. Et pourtant toi tu t’es barrée. Toute seule, sans rien dire, comme une sale voleuse ! Ça t’es jamais venu à l’esprit que Seito, Kohei et les autres avaient quittés ce village pour une bonne raison ? Je connais pas les détails et je m’en balance, s’ils sont partit au péril de leur vie et ont créés cette organisation, cette nouvelle famille … Ce n’est certainement pas pour revenir la queue entre les jambes sitôt que Sainte Miko leur aura ouvert les bras !! »

Je reculai de quelques pas, reprenant mon souffle. L’envie de la gifler était réellement forte, en plus ça pourrait lui permettre de rouvrir les yeux. Mais elle reste tout de même mon amie, peu importe les bêtises qu’elle pourrait raconter.
Je soupirai longuement, le regard balayant la pièce, avant de finalement se reporter sur elle.

« Je vais reprendre tes mots, et y répondre point par point, pour bien te faire comprendre ce qui coince. Petit un, le Shoraizen n’avait pas très bonne réputation. Franchement, on n’était des monstres non plus. C’est simplement Kumo qui faisait dans son froc à chaque fois qu’on bougeait un orteil. Il ne me semble pas qu’on ait causé le moindre tort à un quelconque autre village caché. Petit deux. » Je comptais sur mes doigts en même temps. « On n’a fait que ce cacher. C’est vrai mais pas exactement. Nous n’étions pas encore assez puissants pour vivre au grand jour, nous n’en avons pas eu le temps. Mais pour un groupe qui passerait son temps à se planquer, je trouve qu’on a fait quand même pas mal de bruit à travers le monde ... Petit trois, t’avais peur qu’on nous retrouve à cause de toi ? Qu’il nous serait arrivé malheur ? Mais ma pauvre choupinette, si seulement c’était vrai tu ne nous aurais jamais abandonnée … Tu as vécue comme une criminelle en fuite ? J’espère bien, en restant avec nous tu aurais été trop heureuse. Ça aurait été terrible … »

On le sent le sarcasme, vous croyez ? Est-ce que je continue ou bien c’est suffisant pour l’instant ? Mmh ouais on va faire une pause.

« Je termine chérie, par ta dernière réplique. On a retrouvé notre liberté ? Notre liberté ? Tu es sur de ça ? Regardes-toi, t’as un toutou pour te surveiller et un sceau pour t’empêcher de faire quoi que ce soit … Cependant tu as raison sur un point, maintenant on n’a plus nul part où aller … »
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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Mar 15 Sep 2015 - 15:27

Nozomi avait beau avoir essayé d'arrondir les angles, Milly restait Milly. Entière, faite d'un seul bloc et visiblement terriblement rancunière. Peu importe ce que la jeune médecin pouvait dire, la Kaguya semblait bornée et restait sur son avis : Miko les avait trahis, et Nozomi les avait abandonnés. Sur ce point, elle ne pouvait pas vraiment la contredire. Elle-même se l'était répété de nombreuses fois jusqu'à la nausée...

Une lâche. Était-ce ce qu'elle était ? Elle n'en savait rien. Elle ne savait plus qui elle était, ni ce qu'elle voulait. Tout ce qu'elle faisait, c'était survivre depuis de nombreux mois. Sans aucun but précis, errant simplement. Comme si on lui avait enlevé toute raison de vivre. Ce qui était certainement le cas : on avait tué l'homme qu'elle aimait. Mais lui, l'avait-il vraiment aimée ? D'après le Yamanaka, oui. Mais il ne s'agissait de paroles que d'un homme jaloux. Lui aussi avait haussé la voix sur elle, lors de son départ. Il aurait certainement dit n'importe quoi pour lui faire mal.

Les raisons de leur départ ? Kumo. Konoha avait décidé de soutenir un autre village shinobi plutôt que ses propres shinobis. Mais il n'y avait pas eu que cela, ils n'avaient pas toute l'histoire. Nozomi n'en avait entendu que ce dont on avait bien voulu lui dire. Hiriko lui avait montré un extrait d'un dialogue qui avait eu lieu entre lui et Seitô. Milly la confrontait à ses paroles, la tension était presque palpable. Et cette fois ci Nozomi ne baissa pas le regard, soutenant celui de la Kaguya.

La jeune femme s'éloigna, poursuivant ses explications. Continuant de déverser sa colère. Elle en avait après Miko, après Konoha, après Kumo et après Nozomi. Lui donnant même quelques surnoms ridicules. La médecin la laissa se vider de toute cette haine qui la rongeait. Elle fit un signe à son « chaperon », indiquant que ça irait. Puis elle croisa les bras et attendit que Milly finisse de parler.


- « C'est bon, tu as fini de cracher sur tout le monde ? »

Son ton était devenu froid, bien différent de celui habituel. Différent de celui de la jeune femme qui rendait volontiers service à tout ceux qui en avaient besoin.

- « Tu t'es fait laver le cerveau, Milly. Moi, je me suis faite embobiner ? Toi, tu es incapable de voir plus loin que le bout de ton nez, que ce qu'on souhaite te laisser voir ! Tu ne cherches pas à comprendre et tu juges uniquement sur ce que tu vois ! »

Les bras toujours croisés, elle ne la lâchait pas du regard.

- « Tu veux savoir pourquoi ils ont déserté ? Ils se sont sentis trahis. Par Konoha, mais aussi par leur kage. Mais il y a une raison à cela. Tu sais pourquoi leur Hokage les a forcés à partir ? »

Elle laissa un temps de réflexion de quelques secondes à Milly.

- « Seitô et Kôhei, ils ont tué des civils ! Des gens de leur propre village ! Tu dis de Miko qu'elle nous a trahis en assassinant notre leader, mais lui, n'a-t-il pas trahi son village en tuant les gens qu'il était censé protéger ? »

A ses yeux, si.

- « Il les a tués et a voulu faire croire aux yeux du monde qu'il s'agissait de l’œuvre de Kumojin. Dans l'unique but de rompre l'alliance entre les deux villages shinobis. Ce qui n'a visiblement pas plu au Hokage de l'époque, qui a révélé la supercherie. Ils se sont alors sentis trahis et ont dû partir. Emmenant avec eux les shinobis qui étaient d'accord avec ce... Massacre. »

Elle tourna la tête de droite à gauche, montrant clairement sa désapprobation. Puis reprit plus doucement :

- « Il avait déjà tué les siens. Il aurait très bien pu le faire avec sa nouvelle famille. Avec nous. Et c'est ce qu'il a fait, Milly. Seitô a essayé de me tuer. Et celle qui m'a sauvée la vie ce jour là, c'est Miko ! »

Un geste qu'elle n'avait jamais oublié. Il avait clairement brisé quelque chose en elle cette nuit là : la confiance qu'elle lui portait. D'autant plus qu'il ne s'était jamais excusé, et ils n'avaient jamais non plus abordé le sujet. Sans parler de cette sœur qui sortait de nulle part et dont il ne lui avait jamais parlé. Elle lui avait confié beaucoup de choses, elle s'était ouverte à lui. Et lui... Était resté fermé, gardant ses secrets pour lui seul. La tenant à l'écart. Oui, c'était aussi pour cela qu'elle se demandait s'il l'avait vraiment aimée. Ou si elle n'avait été qu'une distraction.

- « Cette femme nous l'a enlevé. Mais je n'arrive pas à lui en vouloir. Car j'ai cherché à comprendre ses raisons, et elle me l'a dit elle-même : il sombrait dans une folie meurtrière, il se disait perdu. Il n'était rien de ce qu'il nous montrait. Il n'était plus qu'une coquille vide cherchant la destruction. Et elle a mit fin à cela. J'avais vu ce côté là de lui. C'est pour ça que je suis partie. Je voulais que vous continuiez son œuvre. Vous, tous ceux qui n'avaient pas vu comment il était réellement. Que vous poursuiviez ses idéaux qui étaient tellement beaux. Si j'étais restée, j'aurais fini par vous dire tout ça. Et le Shôraizen aurait alors fini par réellement mourir. Alors qu'en vous laissant, vous pouviez vous reprendre et continuer ce qu'on avait commencé. »

Elle détourna les yeux, observant distraitement le restaurant, puis les reposa sur la jeune femme :

- « Mais aujourd'hui, tout ça n'a plus d'importance. Tout est terminé et peu importe les raisons de mon départ, ça ne changera rien maintenant. Tu peux me voir comme une lâche, une traîtresse si tu veux. Tu peux même considérer que je n'ai jamais eu ma place parmi vous. Mais moi de mon côté, je n'ai jamais cessé de penser à vous. En me demandant ce que vous deveniez, si vous aviez reprit le flambeau et si vous alliez bien... Et je n'ai jamais cessé de croire en vous. »

Elle soupira.

- « Alors oui, je suis ici pour venir voir celle qui nous a trahis. Mais elle est désormais à la tête de ce village, car le kage responsable de leur désertion n'est plus là. Et en tant qu'ancien membre du Shoraizen, je viens demander asile auprès de celle qui m'a sauvée la vie puisqu'on nous l'a si gentiment proposé. Alors maintenant excuse-moi mais je vais continuer la visite de possible mon futur village. »

Elle avait quelque part où aller. La jeune médecin fit quelques pas en direction de la sortie, puis se retourna vers Milly :

- « Je suis contente de t'avoir revue. Si jamais tu veux prendre contact, je serais probablement ici, si l'on veut bien de moi... »

Le chaperon sortit et attendit la jeune tatouée à l'extérieur du bâtiment.
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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Mar 15 Sep 2015 - 16:59

Je respirai rapidement, je m’emportai vite, c’était un de mes plus gros défauts. En plus ça donne chaud la colère. Chaud et soif. Nozomi répliqua cependant aussi sèchement que moi, d’une manière que je n’aurai pas jamais imaginée sortant de sa bouche. Elle lança même la plus pure vérité à mon sujet. J’étais incapable de voir plus loin que le bout de mon nez. Ça ne fait aucun doute, je vivais au jour le jour, sans rien prévoir, en ne croyant que ce que je voyais et entendais. Je ne pouvais répondre quoi que ce soit face à cela. Juste soutenir son regard.
Elle déballa alors tout ce qu’elle savait sur Seito, sur l’ancien Hokage, sur Kohei et Kumo. Les assassinats de son ex-petit ami, sa tentative de meurtre sur sa propre copine, ses coups-bas entre Konoha et le pays de la foudre. Et au fur et à mesure, ma colère se remplaça par une certaine honte. J’ignorais tout ça. Je l’avais insultée, verbalement maltraitée sans connaître toute l’histoire. Et ma seule défense était justement que personne ne l’ait dit. Comment est-ce que j’aurais pu m’en douter ? Ou même y penser une seule seconde ? Impossible …

Mon sourcil droit monta d’un cran sur son arcade quand la demoiselle annonça que si elle était encore en vie, c’était simplement grâce à Miko. Ça devenait vraiment à tirer par les cheveux cette histoire. Pourquoi Seito aurait-il fait ça ? Et pourquoi sombrer dans une folie meurtrière ? Ça n’arrive pas comme on attrape un rhume, ce genre de chose. Pourtant il avait l’air d’aller bien à chaque fois que je le voyais. Les rares fois que je le voyais … Alors de là à le traiter de coquille vide, de dire qu’il aurait pu tous nous massacrer comme il l’aurait fait avec ces villageois, selon ses dires. J’ai un peu de mal à y croire. Pour autant, son histoire était étrangement plausible. Je suis sans doute très naïve aussi, ça correspondrait à ce qu’elle me disait un peu plus tôt. Comme quoi je ne réfléchissais pas assez, que je ne cherchais pas à voir plus loin que ce que j’avais sous les yeux. Mais alors, comment savoir si elle dit vrai, ou si ce n’est qu’une technique de manipulation ?

… Pas moyen. Et puis flute, c’est comme ça que je suis, c’est comme ça que Tsubaki m’aime et non je refuse de changer. D’autant plus que ce serait un coup de devenir parano … Vous imaginez ? Devoir constamment suspecter tout le monde, ne jamais pouvoir se fier à qui que ce soit. Ce serait invivable ! Mmh, ça donne mal à la tête tout ça.
Nozomi continua cependant, expliquant son point de vu, ce qu’elle aurait attendu de nous durant son absence, le fait qu’elle n’ait jamais cesser de croire en nous. Et elle termina en disant qu’elle était ici pour voir Miko et tenter d’être recueillit par le village.
Je baissai les yeux à mon tour, ça faisait beaucoup d’information en très peu de temps. Difficile à digérer. Très difficile. Trop difficile. Mon cerveau ne garda que l’essentiel, ou en tout cas tout ce qu’il a pu enregistrer. Le reste disparu.

« Je suis contente de t'avoir revue. Si jamais tu veux prendre contact, je serais probablement ici, si l'on veut bien de moi … » Termina la tatouée en repartant vers la sortie.

Ne vous poser la question, je pourrais même vous paraitre stupide. Mais disons que mon corps a agi tout seul, car la seconde suivante j’étais agrippée à Nozomi, les bras enlaçant les siens, le visage lové dans son cou.

« Pardon. Pardon, pardon, pardon … Je ne savais pas tout ça … A chaque fois j’étais tenue à l’écart de vos petites affaires entre Aizuyake. Du coup je me suis sentis tellement abandonnée quand tout le monde est partit. Même si Tsubaki était encore là, et quelques autres, ce n’était plus du tout comme avant … » Quelques larmes humidifièrent sa peau tatouée malgré moi. « Je suis désolée pour tout ce que je t’ai dit, même si je le pensais. J’espère que tu me pardonneras. » Je me décollai enfin d’elle, lui souris stupidement et m’essuyai les yeux. « Je te souhaite une bonne continuation à Konoha, et si jamais tu n’es pas acceptée, je serais aux ruines de Kiri. Maintenant que le Shoraizen n’existe plus, j’ai envie de faire quelque chose pour mon clan et pour mon village natal. Même si technique je n’y suis pas née … »


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Message(#) Sujet: Re: Pierre, feuille et pas de ciseaux [pv] Mar 15 Sep 2015 - 19:03

Elle aussi, malgré le calme qu'elle avait l'habitude de garder en permanence, avait explosé. Elle avait tout lâché d'un coup, tout ce qu'elle avait gardé sur le cœur durant ces longs mois. Une période qui avait été particulièrement difficile, et où elle avait beaucoup prit sur elle. Les reproches de Milly avaient peut-être été de trop, la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Elle se les était beaucoup faits elle-même, mais de la part d'une amie c'était autre chose...

Mais sa nature avait rapidement prit le dessus et elle s'était radoucie au fur et à mesure. Jusqu'à redevenir aussi calme qu'à son habitude. Et durant toute son explication, la Kaguya était restée étrangement silencieuse. Peut-être qu'elle écoutait cette fois-ci ce que l'on lui disait, faisant son propre avis et non pas celui qu'on forgeait pour elle.

Et alors qu'elle avait dit tout ce qu'elle avait à dire, elle tourna les talons. Elle ne voulait pas partir de cette façon, c'était certain. Ni la quitter comme ça. Son pas était lourd, tout comme son cœur. Et c'est alors qu'une tornade blonde chassa toutes ces pensées en s'accrochant à elle une nouvelle fois. La Kaguya avait elle aussi laissé parler ses émotions et s'excusait sincèrement, tout en expliquant la façon dont elle avait vécu les choses.


- « Tu ne pouvais pas savoir... »

La gorge nouée, elle avait bien du mal à s'exprimer. Elle la laissa alors finir de parler, caressant tendrement ses cheveux. Puis les deux jeunes femmes se détachèrent l'une de l'autre. Et Nozomi imita Milly, s'essuyant les yeux d'un revers de la main.

- « Tu sais j'avais beau être Aizuyake, on ne me disait pas tout non plus. Si j'ai apprit ce qu'il s'est passé ce jour là, c'est uniquement car je l'ai demandé. »

Lui aurait-on dit autrement ? Elle n'en était pas sûre.

- « Bien sur que je te pardonne. Si tu me pardonnes de t'avoir abandonnée. »

Elle lui adressa un sourire espiègle. Elle avait reprit son mot. Ça avait dû être difficile pour ceux restant, également. Cette histoire n'avait été simple pour personne. Mais au moins, Milly avait pu compter sur le soutien de Tsubaki. L'entendre parler d'elle soulagea la jeune femme. Elle n'avait pas osé lui demander comment elle allait, ne la voyant pas à ses côtés.

- « Alors tu as un projet, je suis heureuse pour toi. »

Elle aussi avait quelque part où aller, finalement. Quelque chose qu'elle n'aurait pas pu faire en restant au Shôraizen, certainement.

- « J'espère que tout se déroulera comme tu le souhaites. »

Elle hésita un peu, avant d'ajouter :

- « Et que vous vivrez heureuses ensemble. »

Tsubaki n'était toujours pas en vue, mais Milly n'avait pas parlé de malheur la concernant. Elle ne devait pas être loin. Nozomi s'approcha de nouveau de la Kaguya et l'enlaça à son tour, profitant de la chaleur de cette étreinte. Elle déposa ensuite un baiser sur sa joue et lui adressa un sourire sincère. Pourvu que tout aille bien pour elles. Elles méritaient d'être heureuses, peu importe où elles s'installeraient. Ça devait être agréable de pouvoir compter sur quelqu'un et lui faire pleinement confiance. Quelqu'un qui vous faisait également pleinement confiance en retour. Une relation qui n'allait pas en sens unique... Elle poussa un léger soupir. Peut-être qu'elle aussi un jour trouverait quelqu'un comme ça, qui sait ? Un dernier regard à Milly, puis elle partit rejoindre son chaperon. Elle avait un village à visiter. Et pour le soir-même, on lui avait proposé un dîner en tête à tête.

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