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 [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji]

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Message(#) Sujet: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Ven 18 Sep 2015 - 12:49

♫:
 

Ordre de mission:
 

C'est la première fois que je quitte les étendues ensablées de Kaze. Et j'espère que ce sera la dernière! Certains de mes camarades sunajins aimeraient pouvoir parcourir le monde, découvrir les mystères qu'il recèle de leurs propres yeux. Je ne suis clairement pas de ceux qui croient que l'herbe est plus verte ailleurs et qui sont animés par le désir d'aventure. Je suis bien chez moi et je n'aspire qu'à y rester. Néanmoins les obligations d'un shinobi ne tiennent que peu compte du désir de ceux qui désirent embrasser cette carrière. Et c'est pourquoi je me retrouve aujourd'hui à parcourir un territoire aussi étrange que désagréable...

Heureusement je peux compter sur la présence de Tsukiko à mes côtés pour égayer quelque peu cette mission. Puisqu'elle est de mon propre clan je sais que je peux compter sur elle et qu'elle ne me fera pas défaut. Je ne peux pas dire que je suis la fasse totalement confiance encore vu son passé tumultueux. Elle nous a rejoint après une enfance passé dans une nation que je n'apprécie pas du tout. Mais elle ne m'a pas donné de raisons de me méfier d'elle et je crois qu'avec le temps elle saura gommer ce point noir de son vécu. Du moins je l'espère...

J'observe un instant les bâtisses encadrant un petit marché de Raiun. D'après les informations en notre possession c'est ici que nous devons rencontrer notre contact. Ou plutôt, le déserteur qui prétend avoir quitté le village dans le seul but d'infiltrer un groupe de criminel. Quelle mouche l'a piqué celui-là? Je m'enveloppe d'avantage dans ma cape mais malgré ça un nouveau frisson remonte le long de mon échine. Le désir d'arpenter le désert chaud et ensoleillé de notre merveilleuse nation revient constamment à la charge. Je me sens désarmé dans un environnement sans le moindre sable. Et presque nu sans le bandeau distinctif d'un village que pourtant je hais. Peut-être qu'on apprend à apprécier les choses quand on en est éloigné...

- "Je crois que nous sommes au bon endroit!" je me tourne vers Tsukiko. "Plus qu'à attendre que ce type se montre. Ce type ou... les problèmes!"

Le soucis c'est que nous avons ordre de refuser le combat. Nous sommes ici incognito et je suis conscient de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Si on parvient à nous identifier comme des Sunajin nous risquons de provoquer un incident diplomatique entre la Foudre et le Vent. Et je crois que personne ne souhaite que les relations entre nos pays s'enveniment davantage n'est-ce pas? Nous faisons ce que nous avons à faire et nous rentrons.Ni vus ni connus! En principe en tout cas...

Je touche du bout des doigts le parchemin sur lequel un membre du clan a apposé un sceau. Je ne suis pas un expert en Fuinjutsu, loin de là. C'est même un art dans lequel je suis loin d'exceller. Mais il me suffira d'y injecter un peu de chakra pour desceller ma jarre de sable. Aussi simple que pratique même si j'espère ne pas avoir recours à ce genre de choses. J'ajuste ma capuche autours de mon visage et croise les bras. Plus qu'à attendre que ce mystérieux Sunajin se présente à nous désormais...


Dernière édition par Kawaguchi Kira le Dim 20 Sep 2015 - 16:30, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Sam 19 Sep 2015 - 0:29

Aucun signe distinctif, aucun vêtement typique de Suna ou de Kaze et plus important, aucune utilisation de prénom. Chacun avait un nom de code, normalement. Ainsi, Kira était T-Horse, et Tsukiko était D-D prononcée Di-Di. Certes ce n’était pas glamour mais la blondinette n’avait jamais été une experte de surnom, et sûrement pas une qui écoutait ses subordonnés aisément. En tête, tant en grade qu’en âge qu’en maîtrise de chakra, elle imposait plus ou moins ses décisions, rythmait la traversée, les pauses, la chasse et tant d’autres aspects d’un voyage.

Durant tout le trajet, elle avait réfléchi encore et encore à cette étrange mission. Pouvait-elle réellement faire confiance à ce prétendu nuke ayant tourné la veste uniquement pour « espionner » et apporter des « éléments compromettants » ? Avait-il « réellement » tourné sa veste, pris de sympathie pour quelques membres ? Ce genre de choses arrivait bien souvent. En effet, le risque des infiltrés n’était pas d’être découvert … mais qu’ils se confondent avec un rôle qu’ils avaient à incarner temporairement – certes durant une durée longue.

- Ecoutes moi, tu ne te sépares pas de moi. Si jamais un combat s’engage, on doit fuir comme promis. Tu seras en première ligne pour éloigner d’éventuels assaillants pendant que je piégerai à distance, disait-elle télépathiquement grâce à ses talents en genjutsu.

Elle l’observait prendre un parchemin pour en sortir une jarre de sable. Etait-ce donc de ceux qui maniaient plutôt que de ceux qui créaient.

- Si tu es intéressé pour créer ta propre arme, n’hésites pas à venir me voir. Il se peut que tu ne puisses pas sortir ton parchemin dans certaines situations, alors l’utilisation de l’environnement n’est pas mal. Voir salvateur, disait-elle, surveillant toujours les parages.

Pour illustrer ses propos, elle réduisit en miette le sol sous ses pieds même et souleva une belle quantité de sable. Certes, il n’avait pas la beauté du sable de Kaze no Kuni mais il n’en était pas moins aussi dangereux entre les mains d’une Kawaguchi aussi expérimentée que Tsukiko. Elle lança un petit clin d’œil à Kira, promettant indirectement qu’elle pourrait l’apprendre quand il désirait.

- Par contre, tu mets ce masque si tu veux bien. Certes, cela n’est pas discret, mais nos visages ne doivent pas être vu au cas où on doit fuir dans la hâte. Kumo n’a pas à nous reconnaître si jamais un Kumojin met un pied sur Suna un jour ou cette fameuse et mystérieuse organisation, dit-elle en tendant les masques. L’un représentant un cheval pour Kira, et l’autre représentant un chiot pour Tsukiko.

Durant la traversée de Kaminari, des masques n’étaient pas vraiment discrets. Cependant, lors d’une rencontre, si jamais il y avait à fuir d’urgence et à faire quelques dégâts, il fallait se couvrir de la tête au pied un peu plus. Au moins l’avantage du masque était la possibilité de s’en débarrasser et de se fondre dans la masse de n’importe quelle foule ou village.

Et ils attendaient au lieu de rendez-vous. Elle se demandait à multiple reprise s’ils n’étaient pas trop vulnérables à attendre les bras ballant. Fallait-il piéger le lieu ? Sûrement pas si c’était un allié et s’il y avait un désir de discrétion, et une possibilité de fuite au moindre faux pas.
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Sam 19 Sep 2015 - 17:28

Je n'avais à aucun instant pensé que la lettre que j'avais envoyée à Suna aurait fonctionné. Le Rokudaime Kazekage savait qu'Umi Ji se trouvait à Kaminari, mais il ne savait pas avec exactitude quelles étaient les raisons de sa présence dans ce pays ni le but de son périple à travers le Yuukan. Alors, peut-être pensait il qu'avec cette demande il en apprendrait plus. Cela aurait été moi, je n'aurai donné aucune suite à la requête, passez d'informations, pas assez de confiance. D'ailleurs, je me demandais comment pouvait on faire encore confiance à une Sunajin qui refusait d'abandonner sa mission, même sur ordre du plus haut gradé de son village... C'était assez étrange.

Alors, je m'étais rendue à l'endroit que j'avais désigné pour cette rencontre. Je m'attendais à voir Oniri, ou Keijiro à la limite; les deux seuls qui pouvaient se douter de la véritable identité de ce ninja en mission d’infiltration dans un pays rival. Mais quand j'arrivai sur place je me rendis compte que cela ne serait pas aussi simple que ça. Deux ninjas masqués m'attendaient, l'un avait des formes plus marquées que l'autre, une femme probablement. Et l'autre, un homme. Les deux en même temps alors ? Inconcevable. De toute façon il ne me faudrait que quelques secondes pour reconnaître mes interlocuteurs grâce à leur voix. Ainsi, ils purent me voir approcher, le cors dissimulé sous une cape noire, le visage couvert d'un masque noir aux motifs anthracites.

    "Vous êtes de Suna ? Je suis Umi Ji, de Suna. des masques pour dissimuler vos identités ? C'est bien. Alors, à qui ais-je donc affaire ?" Dis-je d'une voix fluette qui pouvait en agacer certains.


Moi, je faisais avec. C'était bien le seul reproche que je pouvais fare à Ji : sa voix. Peu crédible, comme son physique... Petite, presque chétive... Mais dans mon cas c'était plutôt une aubaine, le camouflage parfait qui trompait le monde au premier regard. Cependant, pour faire preuve de bonne volonté et surtout qu'il ne s'agissait pas d'un piège; je retirai le masque d'un geste prudent, dévoilant ainsi le visage fin de la jeune femme et ses lunettes carrées à mon montures métalliques noires. Peut-être la reconnaitraient-ils, peut-être pas. Umi Ji n'était pas la plus connues des Sunajin, au contraire et c'était bien pour ça que je l'avais choisie.

    "Le Rokudaime sait que vous êtes là ?" Ajoutais-je avec un sérieux qui m'était bien propre, à moi, Zanshi.


Mon regard perçant, aussi rougeoyant que mon précédent corps s’appesantit sur eux, un peu plus chaque seconde jusqu'à ce qu'ils me répondent...
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Dim 20 Sep 2015 - 16:22

♫:
 

C'est ça, la déserteuse? Une petite chétive à la voix fluette? Je balaie du regard les environs en cherchant la trace d'une autre personne qui corresponde plus à ce à quoi je m'attendais. Je ne sais pas, peut-être un type qui mesure dans les deux mètres et avec des bras aussi larges que les cuisses de Tsukiko. Je sais bien que l'habit ne fait pas le moine mais je ne m'attendais pas à me retrouver face à... ça! La bonne blague!

Je croise les bras et échange un regard avec Tsukiko quand il est temps de décliner nos identités en retour. Je me voix franchement mal lui répondre "Salut, moi c'est T-Horse! Et voilà Di-Di!" quand bien même ma cousine semble tenir à ces surnoms débiles. Je sais bien qu'on doit se la jouer incognito mais la sauvegarde de l'honneur mérite qu'on s'autorise quelques largesses avec les procédures militaires. Puisque cette Ji a retiré son masque je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas pareil! Tant pis si ça doit déplaire à ma blonde de coéquipière...

- "Moi c'est Kira! Kawaguchi Kira!" je désigne de la main ma cousine. "Et elle c'est Tsukiko mais elle préfère qu'on l'appelle Di-Di! Et ouais on vient bien de Suna! Qu'est-ce qui t'a mis la puce à l'oreille? Le fait qu'on soit les deux seuls abrutis masqués au lieu du rendez-vous? Ou qu'on ait simplement l'air de deux touristes dans ce pays de merde?"

Je ne vois pas vraiment de raisons de me montrer agréable avec une personne qui reste une déserteuse à mes yeux. Tant qu'elle ne nous aura pas prouvé qu'elle avait bien de bonnes raisons de le faire, elle reste une fuyarde. On a pas vraiment reçu d'instructions sur ce qu'il convenait de faire si elle tentait de nous tromper. Mais si elle nous à fait nous déplacer pour rien je vais tout bonnement lui faire bouffer du sable jusqu'à ce qu'elle crève.

- "Et personnellement j'me fous complètement de savoir si ce clochard de Rokudaime est au courant de notre présence ici ou non! On nous a dit de venir, on est venus!" c'est pas plus compliqué! "Et j'espère pour toi qu'on ne s'est pas tapé tout ce voyage pour rien! C'est pas comme si on habitait la porte à côté..."

Le regard qu'elle nous décoche depuis un instant me met mal à l'aise. J'ai une impression de déjà-vu. Je fronce les sourcils tandis que je visse une clope au coin de mes lèvres. Peut-être que je devrais me méfier de cette nana après tout. Elle ne paie pas de mine mais je n'aime pas ce que je crois lire au fond de ses yeux. Cette dureté semble en contradiction totale avec l'image qu'elle renvoie. Et je n'aime pas ça. Je fouille un instant dans ma mémoire à la recherche d'une éventuelle rencontre avec elle mais... rien. Bon, j'ai du me tromper!

- "Quoi qu'il en soit on ne va pas papoter ici des plombes! Trouvons un endroit à l'abri des oreilles indiscrètes pour commencer!"

À moins qu'elles tiennent à ce qu'on parle de notre mission au beau milieu de la place du marché? Je vais laisser Tsukiko décider, ça lui donnera l'impression d'exister! Je décide donc de rester silencieux et laisser les femmes régler les détails entre elles...
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Dim 20 Sep 2015 - 22:56

Dans quelle académie avait-on appris à des aspirants, donc futurs genins, à donner le nom de famille de son clan à un éventuel déserteur, et donc, de là, à indiquer les forces et faiblesses de sa personne ? Il fallait, sincèrement, reprendre le programme de cette école-ci qui semblait commencer à glisser dans une théorie d’un monde idyllique ou des exceptionnels personnages hardis.

« Sa bêtise me rappelle quelqu’un » ne put-elle s’empêcher de se dire lorsqu’elle entendit les présentations faites par Kira face à cette inconnue qui ne collait nullement à l’image que la demoiselle s’était faite. Etait-ce donc cette jeune femme fluette qu’on avait envoyée pour intégrer une organisation mystérieuse, voire criminelle ? Si son coéquipier semblait déjà se faire avoir par les apparences, Tsukiko restait méfiante. Qui disait qu’elle n’avait pas tourné sa veste dans cette organisation dont les Sunajins ignoraient tout ? Ainsi donc, elle continuait à étudier l’inconnue, et n’enlevait son masque que lorsqu’elle avait jeté un coup d’œil minutieux aux alentours.

- Je m’excuse pour la maladresse de mon coéquipier. Il est nouveau sur le terrain, mais bon dans son domaine.

La Blonde préférait taire ce « domaine » pour la simple et unique raison qu’elle ne savait pas le domaine de prédilection de ce « gosse », ou récemment « abruti ». Elle ne voulait pas non plus se prendre publiquement la tête sur la révélation des noms de code ou encore sur le langage vulgaire de l’équipier pour deux raisons : ne pas montrer une quelconque « immaturité » et donc maintenir au maximum le « sérieux », et surtout ne se concentrer que sur la réussite de la mission. Elle se fichait d’être un âne si tout se passait correctement à terme. Ses dernières missions étaient, presque, une question de vie ou de mort. Elle avait à regagner la confiance d’un clan et d’un peuple et, jusqu’à maintenant, elle semblait bien se tirer ces derniers mois. Elle n’avait plus droit à l’erreur.

- Les présentations sont faites, mais pas complètes pour votre part. Quelle organisation infiltrez-vous exactement ?

Malheureusement, Suna avait été avare en termes d’informations, et elle espérait que Ji serait bien plus bavarde à ce sujet-ci.

- C’est une mission. Le Rokudaime peut en avoir vent comme l’avoir délégué à une autre autorité.

C’était une mission parmi tant d’autres, peut-être avec un peu plus de risque, et surtout, presque tout le monde était au courant de la moindre chose maintenant avec la sécurité – raison de sortie, raison de retour, déroulement mission … etc. Ajoutons à cela qu’elle était l’élève du Rokudaime, et elle ne doutait pas une seule seconde que lui ou Kibo tenait un œil sur ces dernières, comme pour suivre de loin la petite blondinette qui ne cessait de s’éloigner.

- Il n’y a pas besoin d’aller loin, si vous avez déjà les informations, surtout si vous manquez de temps pour ne pas attirer les soupçons. Les avez-vous retranscrit sur papier, ou souhaitez-vous qu’on mémorise ?

Le but de l’information n’était pas de faire « un roman », mais plutôt d’être court concis … et d’être utilisable.

- Pour finir, avez-vous des demandes à formuler au village pour la bonne poursuite de votre mission ? demanda la jeune fille, prenant encore en compte l’hypothèse d’avoir en face une fidèle de Suna qui est parmi les criminelles malgré elle.

Cependant, au fur et à mesure qu’elle parlait, ou faisait des demandes, un malaise s’emparait d’elle. Ce regard flamboyant dépourvu de tout sentiment l’intimidait mais, plus important, lui rappelait quelqu’un. L’image de cette dernière – davantage un souvenir sanglant - finit par faire baisser les yeux à la Kawaguchi, incapable de supporter davantage ce face-à-face étrange.

« Umi Ji, n’était-ce pas un nom que Lina m’avait dit une fois ? » se demanda-t-elle, tentant de se rappeler l’un des nombreux et compliqués discours de Lina. Certes, Tsukiko avait été attentive, mais difficile de retenir plus de deux mots les paroles d’une Saibogu passionnée par ses appareils. Seuls les noms de Shinobis non Saibogu pouvaient marquer les esprits un tantinet.

« Umi Ji … Umi Ji … » se répéta-t-elle, comme si tout allait lui revenir en mémoire.
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Jeu 24 Sep 2015 - 6:38

Les présentations furent brèves. Le jeune ninja répondant au prénom de Kira, un Kawaguchi, semblait être de ceux n'aimant pas faire trainer les choses. Une chose que j'appréciais toujours autant qui ressemblait à un défaut mais s'avérait être une grande qualité lorsque bien employé. Le tout étant de ne pas confondre précipitation et vitesse! Enfin, j'étais assez surprise, au final de voir ces deux visages plutôt que d'autres. En effet, je n'avais pas pensé revoir Tsukiko dans ces circonstances. Tomber sur un membre de l'unité aurait été plus simple.

Visiblement, celle qui m'était apparue comme une future conseillère exemplaire n'avait pas changé. Sa présence ici m'indiquait qu'elle n'était pas conseillère; ou alors quelque chose de plus compliqué se cachait derrière ça; ce qui n'était pas, non plus, improbable. A vrai dire, depuis ma renaissance, je n'avais eu que peu de nouvelles de Suna. En même temps, quasiment personne n'était au courant de ma présence -ou tout au moins celle de Ji- dans ce pays. Je les avais donc écouté jusqu'au bout. Leur blabla incessant me fit sourire l'espace d'une demie seconde.

J'avais oublié à quel point cette Kunoichi était bavarde. Et comme avant, elle savait s'entourer de personne à l'exact opposé de son caractère, enfin, d'après moi. Le Kawaguchi, quant à lui me rappelait feu-Shinji, l'Akuzu alcoolique et néanmoins non loin d'être un bon ami de la jeune femme. Comme quoi, on ne change pas une équipe qui gagne. Je les observais un instant, réfléchissant à ce que j'allais leur dire. Ah... Si j'avais eu face à moi Keijiro, tout aurait été plus simple. Encore une fois, le destin se mêlait de mes plans, et les chamboulait.
    "Je sais où vous habitez. Fixais-je les Kawaguchi. Le clochard de Rokudaime ? Qu'a-t-il fait pour mériter ce surnom ? Dois-je vous rappeler que vous devez le respect à votre Kazekage ? Il est l'image de Suna à travers le monde, et toi, tu donnes une telle image de lui ? Bref.. Passons." Dis-je sur un ton sévère. Même si tout cela n'était plus que le passé pour moi; je ne me souvenais pas qu'un jour un Sunajin ait jamais parlé de moi, ou de Kenji; de la sorte...
    "A vrai dire, je pensais voir votre aîné à tous les deux. Keijiro Kawaguchi. Cela complique un peu les choses..."
Je leur fis signe de me suivre alors que je me retournai. A quelques pas de là se trouvait la lisière d'une forêt. Nous allions nous y mettre à l'abri des regards et autres oreilles indiscrètes. Vu le nombre de Kumojin que j'avais rencontrés et bernés
ces derniers jours... Cela ne m'étonnerait qu'à moitié si un autre faisait irruption de nulle-part. Une fois dans l'ombre des feuillages, je repris.
    "Vous aurez des informations, cependant, discutons un peu avant. Commençais-je calmement. Cela fait un moment que je ne suis plus à Suna, il y a eu du changement ? Dis-je en continuant de m'enfoncer dans la forêt. En dehors de l'assassinat de la Godaime. D'ailleurs, cela avance de ce côté là ?"
Je m'arrêtai en observant tout autour afin de détecter une présence, et leur fis de nouveau face. Je me demandais s'il était judicieux de leur révéler quoi que ce soit avant de connaître leur position quant à divers éléments. De leur réponse ou réaction dépendait donc la suite des événements. Car leur apprendre la véritable identité d'Umi Ji était à double tranchant. Soit ils comprenaient et tout serait au mieux dans le meilleur des mondes, soit... Ils risquaient leur vie.

Ce fut sans doute dans ces moments que l'usage de la technique interdite Habashi pouvait le plus être ressenti. Il n'y avait plus d'alternative, de compromis ni de sympathie. Soit les choses abondaient dans son sens, soit elles étaient rayées de son dessein...
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Jeu 24 Sep 2015 - 9:23

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Tsukiko se sent obligée de s'excuser pour moi et je hoche doucement la tête de gauche à droite tout en réprimant un soupire agacé. D'autant plus qu'elle me fait passer pour le bleu du coin et je suis déçu qu'elle n'accorde pas plus de crédit à mes compétences ou à mes choix. Si j'ai joué la carte de l'honnêteté plutôt que celle de la politesse avec notre contact ce n'est pas non plus hasard. Mais je sais que la blond fait ce qu'elle estime être juste pour la mission et pour mon propre bien. Elle n'a juste pas encore saisi que je n'ai pas besoin de ses conseils même si, je le reconnais, l'intention est appréciable...

Je la laisse donc s'exprimer en me disant qu'il vaut mieux ne pas montrer notre désaccord à la jeune femme chétive devant nous. Ou plutôt confirmer les soupçons qu'elle doit déjà avoir sur le sujet. Je garde les yeux rivés sur ce regard rougeoyant tout en continuant de tirer des taffes répétées sur ma cigarette. Et je reste silencieux, comme je l'avais décidé. Du moins jusqu'à ce que notre contact décide de relever le qualificatif que j'ai employé pour le Rokudaime. Visiblement elle n'a guère apprécié que je lui manque de respect.

- "C'est plutôt ironique de recevoir des leçons de politesse de la part d'une personne qui a quitté le village sans prendre la peine d'avertir qui que ce soit..." un sourire amusé s'installe lentement sur mes lèvres. "Si je considère le Rokudaime comme un clochard c'est qu'il se comporte comme tel! Ni plus ni moins..."

Je ne compte cependant pas débattre sur le sujet. Chacun est libre d'avoir son avis sur notre dirigeant mais je ne compte pas mesurer mes propos sous prétexte qu'il est mon supérieur et que je lui dois le respect. Le respect, justement, est une chose qui se gagne. Il se mérite au même titre que la violence. Et Yamada Kioshi n'a rien fait qui me permette de lui accorder l'un ou l'autre. Quant à Kaijiro...

- "Quant à Kaijiro... Et bien il avait sûrement autre chose à faire que de traverser la moitié de Yuukan sans savoir ce qui l'attendait au bout du chemin. Ce qui par ailleurs est toujours notre cas..." amie ou ennemie? Rien ne nous permet encore de le deviner. "Désolé si ça doit te... compliquer les choses!"

Je ne comprends pas vraiment ce qu'elle voulait dire par là mais je suis certain que les réponses ne vont pas tarder à se manifester. Quitte à ce qu'on doive les obtenir d'une manière un peu brutale... Mais Ji semble se contenter de nos réponses pour l'instant sans pour autant prendre la peine de satisfaire notre curiosité. Soit elle se méfie, soit elle préfère parler à l'abri des oreilles indiscrètes. C'est la seconde option qui semble prendre le dessus lorsqu'elle nous fait signe de la suivre dans la forêt proche.

Ce regroupement d'arbres est quelque chose d'extrêmement étrange... Je ne suis guère habitué à la flore alors c'est une expérience pour le moins étrange que de me retrouver dans une forêt. Nous en avons traversé quelques-unes en venant jusqu'ici et pourtant il semble que chacune d'elles soit différente des autres. Je laisse mon regard vagabonder sur les nuances de vert qui commencent à tirer sur l'orangé. Ce spectacle n'est pas ennuyant mais il ne vaut toutefois pas celui offert par le désert. Après tout le monde n'a pas la chance d'être né à Kaze et la population de ce pays doit bien apprendre à se contenter de ce qu'elle a...

Ji ne semble toutefois pas disposée à nous en apprendre plus sur le sujet qui nous amène ici. Elle préfère en apprendre plus sur l'actualité du village. Je ne sais pas si elle veut se renseigner dans le but de satisfaire sa curiosité d'expatriée ou si au contraire elle cherche à nous soutirer des informations utiles. Je me fiche pas mal de ce qu'il en est réellement dans la mesure où je ne me sens pas lié à Suna mais bien à mon seul clan. C'est pour lui que je me bats et certainement pas pour un village qui n'a jamais su obtenir ma sympathie. En ce qui me concerne il peut bien brûler...

J'échange un regard avec Tsukiko en imaginant déjà qu'elle ne va pas apprécier ce que je vais répondre. Le Rokudaime est son senseï et elle entretien avec lui des liens que je ne pourrai sûrement jamais comprendre. Mais ce n'est pour autant que je compte mâcher mes mots ou user de la langue de bois. Ji veut savoir ce qu'il en est de Suna? Alors je vais me faire un plaisir de lui donner mon point de vue. À elle ensuite de se faire sa propre idée sur le sujet ou à ma cousine de nuancer mes propos.

- "Ha ça il y a eu du changement en effet..." par où commencer? "Je ne peux pas dire que je portais spécialement Zanshi dans mon coeur. Mais je dois reconnaître que le village prospérait sous sa houlette et qu'elle avait réussi à gagner le respect ou l'obéissance de pratiquement tout le monde. Et puis même si ses idées étaient saugrenues elles avaient au moins l'avantage d'être innovantes. J'imagine qu'elle se retournerait dans sa tombe si elle voyait ce que le village est devenu aujourd'hui..."

Je pense à la discussion que j'ai eu avec cette La récemment. Ce n'est sûrement pas la plus équilibrée des Ketsueki - en existe-t'il seulement? - mais elle a au moins compris que quelque chose ne tourne pas rond à Suna. Et si un membre de ce clan peut avoir la clarté d'esprit suffisante pour le remarquer je crois qu'il y a vraiment matière à s'inquiéter. Enfin, s'inquiéter... Le mot est fort pour quelqu'un qui rêve de voir Suna retourner au sable. Je pourrais même aller jusqu'à dire que les nouvelles autorités me facilitent le travail tant elles semblent incompétentes...

- "Le Kage a bien tenté de mettre en place la démocratie que la rousse souhaitait pour Suna. Du moins en apparence... Mais ce simulacre de bonne volonté n'a duré qu'un temps. Le désir du peuple n'a pas été respecté et quand bien même Tsukiko a été élue conseillère au développement, elle a purement et simplement été écartée du pouvoir sous prétexte qu'elle n'était pas digne de confiance. Et le poste est toujours vacant aujourd'hui, comme si les autorités se fichaient pas mal de le pourvoir. Mais je pense qu'elle sera plus à même que moi de t'expliquer ce qu'il s'est réellement passé..."

Je ne compte pas m'attarder sur un sujet qui concerne plutôt ma cousine et que je ne connais pas spécialement bien. Et puis je n'ai guère envie de la blesser en insistant sur cet épisode douloureux. J'ai bien assez à dire sans m'attarder sur ce triste événement.

- "Il y a aussi des rumeurs qui courent au sujet de la nouvelle cheffe du Kakumeigun, Ketsueki Yami. Des Kawaguchi de l'unité spéciale nous ont appris qu'elle venait à peine de les rejoindre quand elle a été promue à sa tête. Et d'après certaines rumeurs il semblerait que ce serait plutôt pour ses charmes que ses compétences qu'elle a obtenu le poste si tu vois ce que je veux dire..."

De nombreux shinobi avaient plus d'expérience au sein du Kakumeigun que la manieuse de sang. Pourquoi n'ont-ils pas eu l'honneur d'en prendre la tête après des années de bons et loyaux services? Pourquoi confier la responsabilité de l'unité spéciale à une personne qui n'avait pas encore fait ses preuves? Il ne faut pas s'étonner si les gens s'interrogent sur les raisons qui lui ont permis d'obtenir ce poste très convoité. L'imagination est sans limite lorsqu'il s'agit de ce genre de sujets...

- "Ces mêmes Kawaguchi nous ont également confié que les autorités surveillaient de très près les correspondances des habitants, shinobi compris. Et les fouilles ont été renforcées depuis la mort de Zanshi. Suna n'est plus seulement une forteresse! C'est également devenu une prison où chacun de nos gestes est épié par les appareils d'observation Saibogu. Et si tu veux mon avis la mort de Zanshi n'était qu'un prétexte pour instaurer une dictature déguisée en démocratie..."

Je me roule une nouvelle clope et l'allume tandis que nous arrivons enfin dans une clairière où nous nous arrêtons. Il y a tant de choses à dire sur Suna... Comment résumer ce que le village est devenu depuis la mort de la Godaime? À ce propos...

- "Pour ce qui est de l'enquête... Disons qu'aucun coupable n'a été présenté au peuple quand bien même cela fait des mois que Zanshi a été assassinée. Les autorités soutiennent sûrement qu'elles font tout ce qu'elles peuvent pour obtenir la lumière sur cette affaire. Moi je dis qu'il est trop tard maintenant, qu'on ne trouvera plus rien sur le ou les auteurs de ce crime. Si tant est que les responsables cherchent vraiment une réponse! Une preuve de plus de l'incompétence de nos dirigeants. Le monde entier attendait qu'on réagisse, qu'on prouve que l'on ne peut pas s'en prendre à un Kazekage impunément. Les étrangers doivent bien rire de nous. Et ils ont bien raison!"

J'observe Tsuki un bref instant en me demandant si elle a plutôt envie d'abonder dans mon sens ou plutôt de m'en coller une. Je suppose qu'il y a un peu des deux...

- "Il y a un exemple qui illustre particulièrement bien la déchéance dans laquelle s'est engagée Suna: tu te souviens peut-être de la statue du Rokudaime? Celle en or? Et bien cela fait des mois qu'elle a été décapitée en pleine nuit. Et aujourd'hui encore ce que les visiteurs peuvent voir en arrivant sur la place centrale du village c'est notre actuel Kazekage sans tête. Tu parlais de donner une bonne image du Kage à l'extérieur de nos frontières tout à l'heure... Que dire alors de celle qu'il renvoie à l'intérieur même de Kaze?" je soupire. "L'image d'un type qui vit et reçoit ses invités sous une tente, d'un homme qui n'arrive même pas à entretenir le symbole de son autorité ou à respecter l'héritage de la Godaime. Tu voulais savoir ce qu'est devenu Suna?"

Je marque une pause et jette un regard autours de nous. Je suis conscient que de telles paroles sont une forme de trahison. Mais je ne m'en cache pas! Je dirais la même chose à Kioshi lui-même s'il était en face de moi et qu'il me demandait mon avis sur le village ou à son sujet. Je n'ai pas honte de clamer haut et fort ma désapprobation!

- "Et bien rien de plus que l'ombre de ce qu'elle a jadis été..."

Je hausse les épaules comme pour confirmer que c'est malheureux mais que c'est bel et bien la réalité. J'écrase ensuite ma clope et me tourne vers ma cousine. Je me dis qu'elle pourra apporter précisions ou correction à mon discours si le coeur lui en dit. Mais je suppose que mon avis n'est pas si différent du sien.

- "Tu as quelque chose à ajouter Tsukiko?"

Nul doute qu'elle le fera si c'est le cas...
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Jeu 24 Sep 2015 - 23:42

Elle avait toujours appris qu’un informateur était un maître dans l’art de la dissimulation, et que sa mission principale était toujours de délivrer en temps et en heure une information en étant aussi rapide que possible. Or, aujourd’hui, la demoiselle aux lunettes contredisait ce qu’on lui avait appris, en imposant une étrange autorité sur le groupe par sa voix ou par son regard flamboyant troublant et en abordant un sujet qui pouvait donner à un long discours.

« Suna … » Autrefois, un village qui lui avait permis de croire en la liberté, en la paix et en l’égalité. Au final, ce n’était plus qu’un village comme un autre où chacun des mouvements étaient épiés plus ou moins, où chaque faux pas était source de mille réprimandes et sanctions et où mille et une histoires étranges circulaient.

Le Rokudaime serait un « clochard », qui n’imposerait aucune autorité tant dans les relations internes qu’externes. Tsukiko aurait voulu nuancer, et dire qu’il était encore en deuil de Zanshi, mais c’était être sentimentaliste. Dès l’instant où on lui avait attribué ce rôle, il avait à ignorer ses sentiments pour se donner entièrement et totalement au peuple. Elle aurait voulu aussi dire que les tentes étaient un héritage propre aux Yamada mais à nouveau, qu’allait penser les autres autorités qui se targuaient de grandes bâtisses protégeaient ? Un changement qui était aussi apprécié que détesté selon les personnes. Tsukiko était de la deuxième catégorie pour deux raisons : elle était une Kawaguchi habituée aux bâtisses, et surtout, elle avait vu assez de tente de son existence pour ne plus les aimer.

- Une telle statue ne devrait même pas se retrouver sur une telle place … se contenta-t-elle de dire, assez mal à l’aise. Sûrement quelques gamins intrépides.

C’était une statue en or, et plus important, une statue relique d’un passé qu’elle ne connaissait pas, malheureusement. Quant à la décapitation, elle ne pouvait s’empêcher de se référer à une lointaine et surréelle soirée hantée maintenant par quelques douloureux fantômes.

- J’ai été rétrogradé suite à une action immature qui m’a placé dans une position délicate. Cependant, ce n'est pas l'absence d'un titre qui m'arrêtera. Je ferais ce que j'ai à faire, toujours. Mais dans les règles, cette fois-ci.


Elle aurait voulu dire que cet acte immature – quitter Suna sans autorisation au lendemain de la mort de la Kazekage – avait permis de concrétiser une alliance qui prenait un brin du temps à s’officialiser, mais cela était un acte immature précisément. Les choses du passé étaient du passé, il fallait se concentrer sur l’avenir, et uniquement l’avenir. Si elle méritait réellement ce poste, elle l’aura bien un jour. Elle aurait voulu aussi défendre la noblesse de ses idéaux mais nullement. Ils étaient aussi changeants que ce monde. Elle s’adaptait, et elle n’était nullement intéressée dans l’heure d’en faire une dissertation.

- Les faits sont corrects. Il n’y a pas eu vraiment de communiqué officiel pour le contredire. Mais il doit y avoir une raison, je suppose.


Tsukiko se retint de dire «la chasse aux sorcières ». A bien y réfléchir, Kira avait raison : Suna était devenu l’ombre d’elle-même. La démocratie était bridée constamment, les civils que davantage effrayés devant ces mesures constantes et l’absence définitive de résultat de l’enquête sur la mort de la Godaime.

Si seulement elle n’avait pas attiré l’attention, si elle n’avait pas été un « suspect », elle était certaine qu’elle aurait pu découvrir la vérité sur cette mort ou du moins mettre à nu le mystérieux groupuscule qui rode et guette dans Suna. En effet, Tsukiko savait que Saibogu Shun n’était nullement un coupable, car il n’avait été qu’un objet à Kyoshi Rei et rien d’autre. La mort de la Godaime avait été planifiée bien à l’avance, en connaissant toutes les procédures de sécurité, les forces et faiblesses de cette dernière … En tuant un autre et énième dirigeant pour changer totalement la structure de Suna. Entre l’absence de preuves, l’absence de véritables coupables et cette certitude sur l’omniprésence de ce groupe, Tsukiko pouvait dire haut et fort une chose : les hautes-instances étaient impliquées.

Mais à qui le dire ? Elle recherchait encore le partenaire avec qui elle pourrait se plonger corps et âme dans la boue de Suna pour déterrer ce qu’il n’aurait pas fallu. Seule, c’était la mort assurée. A deux, c’était une mort probable. Nuance.

Pour finir … Elle n’avait rien pour défendre ou contredire son confrère. Une enquête toujours en-cours dû à l’implication des hautes-instances – la Ketsueki elle-même peut-être bien, pour gagner entièrement son amant Kioshi ? Une mort qui ne conduirait à de telles mesures de sécurité drastique, et de contrôle absolu ou à la montée en puissance de certaines personnes ? Une relation entre le Kage et la cheffe du Kakumeigun circulait effectivement, et commençait à être un sujet de commérage vénéneux parmi les shinobis, et qui n’attirait que davantage le doute de Tsukiko vers la noiraude.
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Sam 26 Sep 2015 - 2:54

Toutes ces informations n'étaient pas pour me plaire. Au travers de leur récit je me rendais compte que le village n'avait pas suivi la voie que je m'étais évertuée à lui tracer. Ce plan qui m'était apparu comme idéal présentait finalement un nombre de défauts assez important. Je n'avais pas pris en compte ces inconnues, comme quoi ma vision pourtant si proche de la réalité était encore trop viciée. Ceci-dit, aujourd'hui, j'y voyais bien plus clair qu'auparavant.

Oniri savait parfaitement ce qui s'était passé et avait eu connaissance de ce vers quoi je voulais que le village tende. Je m'apercevais finalement que les choses ne pouvaient être réalisées correctement que par soi-même. Ce fut une forme de déception qui naquit dans mon esprit, puis celle-ci fut vite remplacée par la colère. Pourtant, le visage d'Umi Ji n'exprimait que le dixième de ce qui se tramait dans mon esprit. Un simple soupir ponctua le récit de la Kawaguchi alors que je m'asseyais sur une souche encore fraiche.

Même lors du vivant de Zanshi, enfin, de moi; je n'avais jamais exprimé mon approbation quant à la dite statue. Mais à cette époque j'avais bien d'autres choses à faire que me préoccuper d'une telle... gaminerie. Kioshi, j'avais cru en lui, j'avais pensé qu'il aurait pu être une incarnation de la volonté du vent; m'étais-je trompée ? Bientôt, j'en aurais le cœur sûr. En fait, plusieurs sujets me chagrinaient plus qu'ils ne me mettaient hors de moi, mais tous cumulés; ils formaient un terreau parfait...

Si Kenji pouvait voir tout ça... Il se facepalmerait probablement, ou peut-être n'en aurait-il rien à faire; qui pouvait savoir ? En fait, j'avais l'impression que Kioshi, et même moi à vrai dire; avions répété le même schéma que le Raiu à peu de chose prés que nous, nous savions ce que nous faisions. Quoi qu'il en soit de la situation à Suna, le problème actuel restait le même, les deux ninjas devant moi n'étaient pas de l'unité. Si je pouvais -certainement- faire confiance à Tsukiko, je n'étais pas sûre de Kira.

Lui, semblait avoir une image assez négative de Zanshi, il m'avait donc connu sous une autre forme. Mais moi... Même si j'avais gardé bien rangés dans ma mémoire la plupart des dossiers des shinobi de Suna; le sien, ne me revenait pas. Peut-être à l'époque n'était il pas encore à un ninja à part entière. Peut-être un aspirant ou même un simple civil maintenant reconverti. J'observais le jeune homme avec plus d'intensité et me redressai. Il était un peu plus grand que moi, enfin, qu'Umi Ji; et en meilleure forme physique aussi, probablement.

Quoi qu'il se passe durant cette rencontre, une chose était sûre, personne n'apprendrait qui je suis.
    "Suna... Suna... Je n'ai pas d'informations sur cette organisation que j'ai infiltrée. Je les ai tous éliminé."
Je fis quelques pas dans les feuilles et le lierre rampant qui recouvrait le sol et observai un instant les rayons du soleil qui filtraient en les branches. Je retirai les lunettes de mon nez pour en nettoyer les carreaux et les réajustai devant mes yeux avant de porter une nouvelle fois mon attention sur les deux Sunajin. Je n'aimais pas d'avance ce que j'allais dire car même si pour moi Suna et ses habitants n'avaient plus la même valeur qu'avant, je n'appréciais pas vraiment qu'on sabote, ou pire encore, qu'on détruise mon travail. Je n'aimais pas l'amateurisme.

Mais avant d'échafauder un nouveau plan, je devais m'assurer que ces deux là ne poseraient aucun problème. Il y avait donc pour eux, deux solutions possibles.
    "Je suppose qu'il est temps pour moi de reprendre certaines choses en main. Vous savez, j'avais placé de grands espoirs en Suna. J'ai sacrifié énormément de choses pour que le village soit craint et respecté du monde... Et je trouve fort regrettable que n'occupes pas ce poste, Tsukiko. J'avais aussi une grande confiance en tes capacités."
Ces quelques mots prononcés étaient encore assez ambigües. Bien que la syntaxe corresponde en tout point à celle de la Kazekage qu'ils avaient connu. J'allais arrêter de jouer le rôle de la chétive Umi Ji. J'allais enfin pouvoir agir normalement devant des personnes. Il ne restait plus qu'à savoir s'ils comprendraient, s'ils acquiesceraient ou s'ils succomberaient.
    "Je sais ce que Yogan a fait. Tu y étais presque Tsukiko, tu es d'ailleurs la seule à t'être autant approchée de la vérité. L'unité... Cela existe bien. Tu devrais prendre exemple sur elle, Kawaguchi Kira. Lançais-je au jeune homme. Comme je pourrais facilement vous éliminer tous les deux, je ne cours aucun risque à répondre à toutes les questions en suspens dans vos esprits." Leur dis-je avec un regard étrangement bienveillant, un peu comme celui que j'abordais constamment sous les traits de Zanshi.
    "Tout commença lorsque les conseillers, ceux qui ont disparu; se sont opposés au plan de développement que Zanshi avait proposé. Démocratie, aménagement, modernisation de Suna et du pays. La solution la plus simple fut de les évincer du pouvoir, pour avoir un champ d'action presque illimité." Commençais sereinement alors que les Kawaguchi écoutaient sans doute avec une grande... stupeur.
    "D'abord, le village fut victime de plusieurs intrusions. Des ninjas spécialisés dans des domaines très particuliers. Il y a eu une victime malheureuse, et un des intrus fut abattu. Le but de cette opération fut de justifier le renforcement des effectifs alloués à la sécurité des murs et de la porte. Ainsi, Les domiciles des conseillers purent être piégés sans encombre, leurs chambres d'hôpital aussi. On s'est d'ailleurs toujours arrangé pour que le nombre de victimes collatérales soit toujours minime. Dans l'agitation, ils ont été kidnappés puis déplacés vers le temple Habashi, à Kusa. Les conseillers crurent donc à une attaque les ciblant, il ne fut donc pas compliqué de les convaincre de rester à Kusa..." Continuais-je avec toujours autant de décontraction.
    "Toi et Shinji étiez vraiment sur la bonne piste. Cela a d'ailleurs été très difficile de réussir à vous subtiliser les informations que vous aviez recueillies. Lui souris-je. Ah... L'unité. Je suppose que tu as une vague idée de ce que ça peut être, non ? Laisses moi t'éclairer." Assurais-je en fixant la Kawaguchi et de temps à autre son cousin.
    "L'Unité... C'est un groupe comme le Kakumeigun. A la différence que celui-ci est dirigé exclusivement par le Kazekage. Tout ce qu'ils font, ou presque; est ordonné par le Kazekage. L'Unité agit dans l'ombre, personne ne la connait. Au mieux, on en soupçonne la vague existence, et encore. Les Sunajins agissant au sein de cette équipe, n'opèrent que pour le bien de Suna, quel que soit les moyens mis en œuvre. Ils n'agissent qu'en interne et peuvent supprimer qui bon leur semble, dès l'instant où une personne semble menacer l'intégrité du village, ou son développement. Et enfin, les membres de l'unité ne peuvent trahir leurs coéquipiers, ou le Kazekage; s'ils leur vient à l'idée de dévoiler le moindre secret, ou s'ils sont compromis d'une façon ou d'une autre, ils meurent. Et, si d'aventure le Kazekage venait à mourir, ils mourraient aussi." Je me tus un instant, leur laissant le temps de digérer la somme d'informations que je venais gracieusement de leur donner. Ils trouveraient tout ceci surréaliste l'espace de quelques secondes, mais rapidement la réalité leur sauterait au visage.
    "Voilà ce que vous avez affronté, Tsukiko. Quant à moi... Je fais partie de cette unité."
Je ne leur avais pas encore tout dévoilé. Comme on dit, le meilleur pour la fin. Quoi que... Je n'allais pas plus loin pour le moment, j'allais les laisser réfléchir un peu. Sauraient ils faire le rapprochement entre ce flot de révélations et la personne qui les abreuvaient de ses paroles cent pour cent véridiques ? La vérité... La connaître était en fait un test parfait pour savoir s'ils seraient capables d'assumer de nouvelles fonctions ~
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Mar 29 Sep 2015 - 5:18

♫:
 

Ma cousine est bien plus modérée que moi dans ses propos et je reconnais que ça a le don de m'agacer. Je me force toutefois au silence dans la mesure où une dispute ne serait guère profitable à notre binôme pour l'instant. Si je n'approuve pas la retenue de Tsukiko, c'est vrai. Mais c'est certainement l'une de mes alliées les plus précieuses. La femme fluette en face de nous, cependant...

Que penser d'elle? Elle est étrange, c'est sûr. Son regard et son attitude assurée contrastent de plus en plus avec son apparence plus que banale. Je ne peux pas dire qu'elle me fasse peur. Mais elle ne me met pas non plus particulièrement à l'aise. J'ai l'impression que quelque chose m'échappe et malgré tous mes efforts je ne parviens pas à trouver ce que c'est. Est-ce que je suis passé à côté d'un détail qui au final n'en était pas un?

Je soutiens le regard de Ji alors qu'elle me dévisage. À quoi peut-elle bien penser? Et pourquoi ai-je la désagréable sensation d'être une proie et non un chasseur? Quand les rôles ont-ils été inversés? Je glisse une main dans ma poche et effleure du bout des doigts le sceau qui me permettra de faire apparaître mon sable. Ne serait-ce pas le bon moment pour nous débarrasser d'elle? Qui se soucierait de la disparition d'une déserteuse?

Je continue de caresser le papier en me demandant ce qu'il convient de faire, incapable de prendre une décision. Le tout en me noyant dans le regard presque hypnotique de la jeune femme. Lorsqu'elle reprend enfin la parole j'ai l'impression d'être tiré d'un semblant de rêve éveillé, d'émerger d'une sorte de torpeur que je n'avais même pas remarquée.

- "Je vois..." ainsi donc elle a tué les membres de l'organisation? "Loin de moi l'idée de me plaindre mais... putain, tu aurais pas le préciser dans ton message? Tu sais une phrase du genre "Pas le peine de perdre votre temps à traverser la moitié du Yuukan, j'ai buté toutes mes cibles?"! C'est peut-être ton délire de jouer à la fille du vent mais en ce qui me concerne j'ai autre chose à foutre que de jouer au touriste!" Je pousse un reniflement de défain et me tourne vers Tsukiko, désignant Ji d'un mouvement agacé du bras. "C'est n'importe quoi!"

Je fais à mon tour quelque pas, prenant de la distance avec le duo, avant de décocher un coup de pied rageur dans une petite branche qui va s'écraser quelque mètres plus loin. Tout ce trajet pour... rien! J'ai véritablement envie de régler son compte à cette binoclarde même si Tsukiko me fera sans doute la morale pendant le trajet du retour. Ce sera pénible, c'est sûr! Mais au moins je trouverai un peu de réconfort en songeant que la personne qui nous a fait perdre autant de temps et d'énergie ne sera plus de ce monde...

Mais pour l'instant je vais me rouler une cigarette et laisser ma cousine prendre les choses en main. Après tout c'est elle la plus diplomate des deux et peut-être qu'elle arrivera à tirer quelque chose de notre contact. Moi, j'abandonne! Que Ji se démerde et qu'elle ne compte surtout pas sur moi pour faire un rapport favorable lorsque nous serons de retour à Suna.

Pourtant la conversation prends une tournure que je n'avais pas imaginé. Une tournure qui relègue rapidement au second plan cette déconvenue. Je reste encore un instant un l'écart avant de me retourner pour dévisager la jeune femme. Qu'est-ce qu'elle raconte? On dirait que ce n'est plus du tout la même personne. Sa façon d'être, de s'exprimer... Est-ce moi qui me fait des idées ou quelque chose ne tourne vraiment pas rond?

*Pourquoi est-ce qu'elle se montre si familière avec Tsukiko?* je tourne les yeux vers la blonde. *La bâtarde ne connaissait pas Ji, c'est pratiquement certain. Sans quoi elle l'aurait reconnue dès que nous avons posé les yeux sur elle...*

Je ne comprends pas ce qu'il se passe mais c'est surtout l'impression d'être exclu de la conversation qui m'irrite. Ji semble regretter que Tsukiko ne soit pas conseillère, que le village ait pris une direction qu'elle ne souhaitait pas. Pourquoi parle-t'elle de sacrifice? Ce n'est rien de plus qu'une déserteuse. Pas l'une des figures de Suna. Je ne passe pas mon temps à me renseigner sur les imbéciles qui dirigent le village mais je suis pratiquement certaine qu'elle n'a jamais occupé une fonction d'importance, celle-là!

Je me fends d'un léger sourire lorsque notre contact me dit que je devrais prendre exemple sur Tsukiko. Je ne vais pas relever, ça blesserait Tsukiko. Mais il est hors de question que je m'inspire de quelqu'un d'autre que moi. Et encore moins d'une bâtarde! J'apprécie ma cousine mais il y a tout de même certaines limites que je ne suis pas prêt à dépasser. Je lâche ensuite un rire moqueur lorsqu'elle ajoute qu'elle pourrait se débarrasser facilement de nous et qu'elle peut donc se permettre de répondre à nos interrogations. Son regard bienveillant contraste une fois de plus avec ses propos.

*C'est qui cette femme, bordel!?!*

Je m'attendais à obtenir des réponses mais les fameuses... explications qui suivent soulèvent davantage de questions. Les conseillers, cette unité, les informations que Tsukiko a trouvées avec ce déchet de Shinji... Autant de sujets auxquels je me suis tout au plus vaguement intéressés. Mais le fait que cette fameuse Unité soit directement affiliée au Kage et à lui seul m'arrache toutefois un sourire. Ça signifie ni plus ni moins que c'est Zanshi qui était derrière toute cette affaire et ce, depuis le début. Je dois bien reconnaître que cette Habashi était pleine de surprises...

Ce qui est moins réjouissant, en revanche, c'est le fait que cette Unité est sensée rester secrète. Pourquoi nous en parler alors? Je n'aime pas du tout ce que ça implique. D'autant plus que Ji n'a peut-être pas exagéré en nous annonçant qu'elle pourrait facilement se débarrasser de nous. Et si elle fait réellement partie de ce groupe qui agit dans l'ombre alors ça ne fait que conforter ce postulat...

- "Et puisque nous savons que l'Unité existe il ne te reste pas d'autre choix que de nous tuer désormais... C'est bien ça Ji, non?" je tourne le regard vers ma cousine et soupire. "Ha oui c'est sûr, on a bien fait de venir! Et après on se demande pourquoi je n'aime pas voyager!"

J'ironise à souhait mais c'est le privilège des condamnés, n'est-ce pas? Je ne comprends pas pourquoi nous ne sommes pas encore en plein combat mais je suppose que ce n'est qu'une question de temps avant que les choses dégénèrent. J'ai toutefois de la peine à croire que Ji nous fais simplement l'honneur de contenter notre curiosité avant de passer à l'action. Qu'est-ce que cette discussion cache? Et là un déclic se fait tandis que je repense aux paroles de la binoclarde:

- "Heu... Non mais attends! Tu fais donc partie de cette unité? Et tout ceux qui l'ont rejointe meurent si le Kage passe l'arme à gauche, c'est ça? Alors... Vu que les événements que tu nous a décris datent de l'époque de Zanshi, que tu servais déjà sous ses ordres à ce moment-là et que tu es encore vivante... Ça voudrait dire que..." je baisse la voix tant ce que je m'apprête à dire semble... stupide. "Que Zanshi est... vivante?"

Je passe mon regard de Ji à Tsukiko en m'attendant presque à ce qu'elles éclatent de rire. Mais je suis pourtant certain d'avoir bien compris les dires de la première. Zanshi? Vivante? Mais... pratiquement tout le village l'a vue se faire abattre au beau milieu de cette place. Comment pourrait-elle encore être de ce monde? La binoclarde ment, ça semble évident. Pourtant je n'arrive pas à trouver une trace de duplicité dans le ton de sa voix. Elle semble si... sérieuse...

- "Quoi qu'il en soit il faut être sacrément stupide pour lier son destin à un Kazekage. Ou suicidaire! Spécialement depuis que l'assassinat est devenu le sport national à Suna..." je hausse les épaules. "On en eu quoi, six dirigeants en un peu plus de dix ans? Faites le calcul..."

Si la situation n'était pas si étrange je crois bien que je serais en plein fou-rire. Mais vu les circonstances on peut dire qu'il n'y a rien de drôle ou de plaisant dans cette discussion. Loin de là, même... Je tourne le regard vers Tsukiko. J'interprête ce que je peux en fonction de ce qu'on me dit. Mais quelque chose me dit que ma cousine, elle, doit avoir une idée bien plus précise de ce qui est en train de se passer. Je l'espère en tout cas parce que les devinettes, c'est pas vraiment mon truc! Je suis en revanche parfaitement conscient qu'on touche du doigt l'un des secrets les mieux gardés de Suna. Et j'ai hâte de voir quelle tournure les événements vont prendre quand bien même je risque d'y laisser ma peau...
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Jeu 1 Oct 2015 - 8:36

- Suna... Suna... Je n'ai pas d'informations sur cette organisation que j'ai infiltrée. Je les ai tous éliminé, la petite fluette avec un calme olympien.

Si Kira prenait la binoclarde à la voix fluette à la légère, Tsukiko n’était que des plus méfiantes, bandant tous ses muscles, prête à déchainer un véritable raz-de-marée sablé à tout instant. En effet, le but d’une taupe était d’infiltrer une organisation qui se devait d’être forte et difficile à anéantir précisément. Anéantir un tel réseau, seule, nécessitait d’une grande force et d’une expérience solide dont les hauts faits auraient fait le tour du village. Et Tsukiko ne savait rien d’Umi Ji. Son nom ne résonnait pas comme une Shinobi puissante du village.

La situation prenait une tournure des plus inattendues. Cela parlait de sacrifice et de confiance à l’égard de Tsukiko – la blondinette pensait naïvement que c’était une des Shinobis a avoir voté pour elle – mais elle se tut bien vite lorsque l’enquête sur la disparition des anciens conseillers fut mis sur le tapis. Tout ce qu’elle racontait tenait la route.

Effectivement, un court instant, la demoiselle avait formulé la folle idée que les nombreuses intrusions étaient liées à cet attentat. Malheureusement, ceux à avoir enquêté sur l’affaire n’avaient pas été bavards ou attentifs à des détails … ou étaient des proches à la Godaime même, notamment Habashi Anseï. Ainsi, ayant piégé chaque lieu et chaque refuge, il était tout bonnement impossible de mettre à l’abri les conseillers. Rien n’avait explosé … si ce n’est là où on les pensait les plus à l’abri. Et à nouveau, le doute s’était mêlé lorsqu’elle n’avait rien retrouvé sur les lieux des explosions si ce n’est un bout de chemin explosif. Aucun corps, aucun vêtement, aucun dentier … Rien.

- Yogan … n’était qu’un moyen de nous tromper. Qu’un leurre ?

Suite à sa fuite impromptue avec sa famille, tout le monde avait mis cet attentat sur le dos du fameux Yogan, le meilleur senseur de Suna et en même temps, le grand allié de la Godaime, une femme experte dans l’art des sceaux. Une femme qui avait envoyé ses clones auprès des Genins hardis désireux de sauver les Conseillers. Une femme qui avait été présente à l’hôpital lors de l’explosion. Une femme qui avait gagné du pouvoir suite à la disparition de ses « Rivaux ».

- Elle … ne peut pas avoir fait ça, finit-elle par dire, d’une voix cassée, le visage décomposé en mille morceau.

Elle se tut. Zanshi pouvait le faire. N’avait-elle pas été une ancienne Nukenin ? N’avait-elle pas toujours cherché à renverser la balance du pouvoir ? N’avait-elle pas toujours été impliqué pour Suna, aveuglément ? C’était un « oui » à toutes ces questions.

« Alors … c’était les hautes sphères … Alors la mort de la Godaime, c’est aussi les hautes sphères ? ».

- La Godaime … L’Unité n’est pas morte. Cela implique plusieurs possibilités. Soit vous l’avez trahi, soit elle est toujours vivante. Tu sembles certaine de mourir si la Kazekage mourrait, cela voudrait dire qu’elle a pu t’imposer un sceau.

Voilà une chose qui ne serait pas à ignorer pour la maîtresse des sceaux. Dès lors, la trahison était à exclure car Zanshi, vivante, les aurait tués. Mais, vivante était impossible également car tout Suna avait vu qu’elle s’était prise une balle en pleine poitrine, et elle-même s’était suffisamment rapprochée pour voir Kioshi et Yami autour de la dame, pour sentir l’air s’enflammer et brûler sous la colère du Yamada.

- Comment avez-vous feint la mort de la Godaime ? Est-ce que le Rokudaime et le Conseil sont impliqués, auteurs de cette mascarade incongrue et incompréhensible ? Où est-elle, pourquoi nous dire tout cela et pourquoi que maintenant ? Parles.

Elle parlait d’une voix claire, nette et autoritaire. Oui, la demoiselle avait changé suite à la mort de la Godaime, qui datait de presque un an maintenant. Elle n’était plus la blondinette incertaine avec un véritable manque de confiance en soi. C’était le contraire maintenant.

« Nous allons l’immobiliser. Elle ne m’inspire pas confiance » confia-t-elle à Kira par télépathiquement « Illuminée ou non, ce qu’elle dit est cohérent mais lui laisser le champs libre pour nous attaquer est idiot. Si jamais mon Illusion ne marche pas, tu te charges d’attaquer avec moi pour l’immobiliser. Et non la tuer ! ».

Et elle plongea son regard bleu dans le regard flamboyant de Ji.

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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Ven 2 Oct 2015 - 3:25

Kira semblait être une personne singulièrement perspicace. En fait, sous ses airs de benêts se cachait un esprit -à sa façon- brillant, ou tout au moins pas trop lent. En même temps, que ce soit lui ou elle, ils étaient arrivés sur le chemin que je voulais, celui de la vérité et de la réalité. Il n'avait suffit que de quelques mots pour leur permettre de comprendre par eux mêmes. Sur ce point c'était déjà très satisfaisant.

Ils avaient si bien compris ce-dont retournait la conversation qu'ils ne me laissèrent pas en placer une seule, et pire encore; Tsukiko voulu me plonger dans un genjutsu. Je l'avais repéré dès l'instant où elle le lança. Être fixé de la sorte par quelqu'un et sentir ensuite le sommeil vous gagner si brutalement n'était pas naturel. Aussitôt j'avais délicatement levé ma main, et fis un simple signe. Je senti l'un des sceaux apposés directement sur ma peau chauffer et cette sensation d'intense fatigue disparu.

S'ils n'avaient pas été Sunajin, qui plus est Kawaguchi; je n'aurais pas hésité un instant quant à la suite. Je baissai tout aussi paisiblement le bras sans rien faire d'autre que fixer les deux ninjas du vent. Si, je soupirai. La seconde suivante je reprenais la parole sans montrer la moindre once d'agressivité. En fait, je comprenais sa réaction et sa tentative; elle avait en face d'elle une Kunoichi dont elle n'avait presque jamais entendu parler, parlant d'une chose qui n'existait que dans l'inconscient collectif...
    "Inutile d'essayer de me maîtriser... Je compte vous en dévoiler bien plus encore. Puisque vous ne vous êtes pas encore enfuis, je suppose que voulez en entendre davantage ?"
Oui, n'importe quel ninja se rendant compte que son opposant demeurait d'un calme inébranlable dans une situation paraissant périlleuse et pouvant, par ailleurs, sentir l'effet d'un genjutsu et l'annuler aussi rapidement, ne se serait pas éternisé. A vrai dire, à eux deux, en s'appliquant et ne commettant aucune erreur; ils auraient pu, sans doute; casser mes lunettes. Ce qui n'aurait pas arrangé leur situation...

Retournée à ma souche, je m'asseyais de nouveau. Un léger coup de vent vint balayer le sous bois, agitant les feuilles un peu partout, portant les chevelures dans son courant. J'observais un instant les alentours pour être sûre que rien ne vienne perturber la suite de cette rencontre. Non, ce n'était que le vent. Je m'étirai l'espace d'une autre seconde, fit craquer les doigts de mes mains, et repris en faisant un vague moulinet du poignet.
    "On peut dire ça, Zanshi n'est pas morte. Rigolais-je de l'ironie de la situation. J'observais Kira et apportais une nouvelle réponse à sa question, laquelle était davantage une remarque qu'une question au final. Ceux qui ont lié leur destin et leur vie, l'ont fait parce qu'ils ont compris que le monde qui leur est proposé est certainement meilleur que ce lui que vous connaissez aujourd'hui. Les villages sont tous construis sur le même modèle : la décision d'une poignée pour une majorité. Il faut certes un dirigeant à toute organisation, mais trouvez vous normal que le processus de décision soit vicié par un conseil arriéré qui ne se projette à aucun moment dans le futur ? Pensez qu'il est juste que les plus forts dominent leurs semblables, seulement parce qu'ils sont plus forts ?... Je soupirai après cette assez longue tirade. Ah.. Je ne m'attends pas à ce que vous compreniez, très peu sont ceux qui le peuvent, ou le pourraient. Mais peut-être que vous le pouvez, après tout."
Je devinais que ce que je venais de raconter pouvait en laisser plus d'un assez perplexe, parce qu'il n'était pas aisé de comprendre l'idéologie d'un autre et encore moins d'y adhérer. Pourtant, le raisonnement que j'allais exposer se tenait. Il était parfaitement logique et assez simple à comprendre au final. Cependant, peut-être plus difficile à accepter.
    "J'ai toujours eu la vision d'un monde libre, sans guerre et sans suprématie des Shinobi. Toujours depuis que j'ai vécu la première grande guerre que ce monde ait connu. Arrivez vous à vous imaginez ce que serait le monde sans les shinobi, sans le chakra ? Ou à la rigueur une société gérée par ceux nous appelons les civils ? Une vie sans guerre, sans haine, sans rejet. Sans que la différence entre deux êtres ne conduise à l'affrontement ?"
Je marquai un arrêt et pris une profonde respiration. C'était là le moment fatidique, le point d'orgue de cette rencontre qui devait paraître aux deux Sunajins bien étrange, ou tout au moins depuis; complétement improbable, voire impossible. Mais la suite allait sûrement éclairer un grand nombre de lanternes. Je repris.
    "J'ai longtemps œuvré pour Suna, tenté d'améliorer les choses; tenté d'unir les villages, de protéger les personnes en ayant besoin. Mais j'ai échoué, sans cesse. Parce que ce monde est rongé par un mal : le shinobi. Je suis même morte pour ce village. Enfin, pas tout à fait; je vous l'accorde. Mais rien ne change, ce que j'ai tenté de léguer a été balayé d'un revers de manche par des personnes que je pensais 'capables'. Même toi, Tsukiko, qui a pourtant un regard assez visionnaire quant à l'avenir de Kaze no Kuni, n'a pu s'imposer... Peut-être était-ce trop tôt tu me diras... Quoi qu'il en soit, c'est à ça que sert l'unité. A changer les choses."
Une nouvelle pause dans ce long discours. Le temps de me décider quant à la suite du plan. Avec tout ce que je leur avais dit, je pouvais conclure de la façon la plus explicite qu'il soit.
    "Tant que je serai en vie, cette idéologie vivra. Plus on me tuera, plus sa mise en oeuvre sera évidente. Appelez moi comme bon vous semble, Habashi Zanshi, Umi Ji... Cela ne fait aucune différence, puisque je suis éternelle."



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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Ven 2 Oct 2015 - 6:41

♫:
 

Je suis suspendu aux lèvres de Ji. J'attends qu'elle nous donnes enfin les réponses que nous attendons. Celle-là, elle a le don de maintenir son public en haleine. Mais lorsqu'il s'agit de fournir des explications elle est aussi lente qu'un Yamada. Toujours est-il que Tsukiko décide de débarquer dans ma tête - je déteste quand elle fait ça! - pour me harceler. Elle semble bien décidée à attaquer.

*Même pas en rêve! Laissons-la parler!* je ne sais pas si elle peut m'entendre. Le Genjutsu et moi, ça fait deux. *Et ensuite on la tabasse pour lui arracher les informations qu'elle ne nous aura pas données volontairement. Et moi qui croyais que c'était toi la plus diplomate des deux...*

Parce qu'elle est bien gentille Tsukiko mais d'après la stratégie qu'elle m'a imposée, c'est moi qui suis sensé prendre les premiers coups. Et pour l'instant je ne suis pas spécialement pressé d'aller abîmer mon beau visage. Je ne sais pas si l'autre est aussi puissante que le redoute mais ce ne sera en tout cas pas ma cousine qui encaissera le premier choc. Et puis Ji ne se montre pas plus agressive que depuis le début. Elle semble également vouloir papoter - le mal du pays? - et je n'y vois pas d'objections.

Mais ma timbré de coéquipière décide de passer à l'action. J'influe du chakra dans le sceau qu'on m'a confié et ma jarre apparaît sur le sol. Je prends appui sur cette dernière et pousse un soupire quand je constate que l'illusion de ma cousine n'a pas fonctionné. Mais Ji ne semble pas agacée par l'attaque. Au contraire, elle demeure d'un calme olympien. C'est pas bon signe, ça. Pas du tout! Elle a contré le genjutsu de Tsukiko avec une facilité déconcertante et je sais qu'elle est pourtant douée dans ce domaine. Pourtant je ne peux retenir un soupire agacé quand notre probable adversaire nous annonce que si nous ne sommes pas enfuis, c'est parce que nous voulons en entendre plus.

- "Ou alors c'est qu'on est tout simplement pas du genre à s'enfuir..."

Je tapote du bout des doigts ma jarre et lui décoche un air de défi. Je n'aime pas quand on laisse entendre - même subtilement - que je suis un lâche. Je me suis sentis obligé de rétorquer, forcément. Mais il est vrai que j'ai envie d'en savoir plus, de comprendre enfin ce qu'il se passe. Mais j'ai un mauvaise pressentiment, la gorge sèche et la crainte d'entendre quelque chose qui changera de manière radicale mon existence.

Mais les explications que j'attendais se transforment en véritable discours politique. L'organisation sociale, les forts qui dominent les faibles, toutes ces conneries. Bien sûr qu'il est naturel que les plus puissants exploitent les plus faibles. C'est dans l'ordre naturel des choses! Un Kawaguchi, par exemple, est clairement plus apte à diriger ses semblables que n'importe quel autre personne. Le soucis dans notre monde c'est bien le fait que les gens ne savent pas rester à leur place et respecter leurs supérieurs. Sinon les Kawaguchi domineraient Suna depuis longtemps... Mais quelque chose me dit que ce n'est pas vraiment dans mon intérêt d'exposer mon point de vue...

Et les niaiseries se poursuivent lorsque Ji poursuit sur un idéal de monde sans guerre, dominé par les civils. Elle va même jusqu'à affirmer que les shinobis sont le cancer de notre civilisation. C'est bien joli tout ça mais moi je ne veux pas d'un monde sans conflits. La haine est un sentiment aussi noble que l'amour. Et elle est parfaitement naturelle, innée. Je me passe une main sur le visage en essayant de contenir mon irritation. En fait ces types de l'unité sont juste des utopistes. J'imagine sans trop de peine leurs soirées fumettes...

Mais s'ils aspirent à changer les choses, ils peuvent être utiles. Je vais peut-être proposer mes services à cette équipe. Il sera peut-être plus aisé de se débarrasser des conseillers, du Kage, et de tous ceux qui se dressent sur la route des Kawaguchi. Tant que nos intérêts convergent, ils peuvent être des alliés. Je n'ai pas très bien compris cette histoire de sceau mais si Ji est vivante on peut partir du principe que d'autres membres de l'Unité le sont aussi. Théorie qui s'écroule quand cette dernière annonce avec éloquence qu'elle est Zanshi...

- "..."

Vous savez cette merveilleuse impression que vous ressentez lorsque les pièces s'assemblent dans vos têtes? Quand la lumière se fait sur un problème particulièrement épineux? Ben là... Je ne peux pas dire que je la ressente vraiment. Je suis partagé entre le doute, l'envie de rire et celle de la croire. Il y a véritablement quelque chose dans le comportement de Ji qui peut s'apparenter à celui de la Godaime pour ce que j'en sais. Et puis ce regard... Mais d'un autre côté Zanshi s'est faite dégommer devant des centaines de témoins. On l'a tous vu - merveilleux instant! - tomber au sol. Je ne suis pas un expert en saloperie de technologie Saibogu, c'est vrai. Mais je sais reconnaître une blessure mortelle!

- "T'es Zanshi, hein?" je hausse un sourcil en la toisant avec un malaise de plus en plus croissant. "Et ben vas-y, prouve-le! T'as l'air plutôt douée, c'est vrai. Mais ça ne fait pas de toi une Godaime rousse pour autant! Si je débarque devant toi et que je te dis que suis Monwa... tu me croirais, toi?"

Elle a un regard aussi angoissant que Zanshi, d'accord. Mais ça ne fait pas tout! Je me demande si on a véritablement gagné au change en venant ici. C'est déjà assez compliqué d'imaginer un plan pour tuer le Kage actuel. Alors si en plus les anciens reviennent à la vie... Quoi qu'il en soit si elle nous explique ça c'est qu'elle nous perçoit comme des alliés - serviteurs? - potentiels. Ou alors qu'elle a simplement besoin de se confesser à quelqu'un et qu'elle nous enverra rejoindre nos ancêtres dès qu'elle se sentira mieux... putain de sociopathe!

- "Et puis sans vouloir te vexer... Je sais bien que l'habit ne fait pas le moine mais pourquoi Zanshi qui était plutôt bien en forme..." je porte mes mains au niveau de mon torse et mime un bonnet F. "... aurait choisi un corps de remplacement aussi... louche? J'veux dire... Ok, il y avait certainement le désir d'être insoupçonnable - d'ailleurs c'est plutôt réussi - mais quand même... Un peu de goût, quoi!"

Je ne sais pas vraiment si je crois encore à ses histoires ou pas. J'attends de voir une preuve de ce qu'elle avance et ensuite j'envisagerai de lui faire confiance. Pour l'instant je reste appuyé contre ma jarre et j'attends en espérant que ma chère cousine n'essaiera pas de passer une nouvelle fois à l'offensive... Je ne sais pas comment Zanshi s'y est prise pour être immortelle mais je compte bien tenter de l'apprendre...
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Dim 4 Oct 2015 - 22:00

Si quelqu’un avait été apte à déceler aussi aisément son illusion et s’en « débarrasser », alors il devait avoir le même niveau de puissance qu’elle, voire davantage. Cependant, une telle expérience, et une telle force aurait été connu des Jonins du village. En effet, même en mission secrète, on savait plus ou moins comment les hommes et femmes de la promotion avaient évolué, et Tsukiko était certaine de ne pas avoir rencontré cette Ji dans des missions périlleuses ou avec une équipe d’élite.

Elle était bien trop « anonyme ».

Tsukiko ne voulait pas uniquement arracher des informations, mais garantir ses fesses pour la suite. En effet, qu’est-ce qui empêcherait qu’une telle illuminée anonyme ne les blesse pas, après son monologue ou lorsqu’elle aurait fini ses affaires ? Tsukiko ne pouvait que partager l’avis de la demoiselle et aurait débattu longuement à ce sujet en d’autre circonstance, et situation.

- Les Shinobis n’ont droit à aucune suprématie, je vous rejoins sur ce point. Cependant, les Shinobis et les Civils sont deux forces complémentaires. Et surtout des êtres humains. Sans chakra, l’Homme continuera à créer ses armes pour tuer son prochain. Nous avons tous ce besoin de sang, il semblerait, finit par dire froidement la demoiselle.

Elle avait vu suffisamment de guerres, et de miracles, pour savoir que tout n’était pas blanc, ni noir. Tout n’était que des gris, avec mille et une nuances. Certains sembleront être dépourvus de toute noirceur, et pourtant une tare sera toujours présente dans le caractère ou dans le passé. Enfin, personne ne pouvait être entièrement mauvais, car il y avait toujours une personne qu’on aime, ou une cause qu’on souhaite défendre.

Par contre, la suite était que non-sens. Elle serait « morte », et pourtant elle était debout. Elle aurait tout fait pour Suna, et pourtant son nom était inconnu du village. Elle pensait avoir légué Suna à des compétents, alors que c’était les civils à avoir voté – n’est-ce- pas ?.

- Appelez moi comme bon vous semble, Habashi Zanshi, Umi Ji... Cela ne fait aucune différence, puisque je suis éternelle.

Si Kira rigolait bien vite, prétendant être Monwa, exigeant une preuve, ou insinuant que l’Ecarlate n’aurait pas choisi un corps aussi « plat », Tsukiko devenait de seconde en seconde rouge de colère. Il y avait des sujets sensibles dans son répertoire, et l’une d’elle était Habashi Zanshi, une femme admirable et respectable.

- Tu es Habashi Zanshi ? disait-elle en gardant difficilement son calme. Celle qui a tenté d’apporter la paix, celle qui a tenté d’aider Suna, celle qui a voulu imposer une modèle novateur et égalitaire ?

Tsukiko ne croyait pas un mot, forcément. L’Ecarlate était morte. La femme qui l’avait soutenu et aidé quand tout le reste l’ignorait, l’embrouillait, ou riait à son nez. La femme qui avait inspiré un souffle d’espoir sur la possibilité d’un monde meilleur ou d’un lieu paisible dans le cœur de la petite blonde. La femme qui avait été révolutionnaire, à sa façon. Et une parfaite inconnue se prétendait être « Elle » ? C’était purement, et uniquement, de la folie qui a dû résulter d’un fort complexe d’infériorité ou d’un fort sentiment amoureux à l’égard de l’Ecarlate.

- Je vois.

Tsukiko aurait voulu l’emprisonner dans son sable et en broyer chaque os pour oser bafouer la mémoire de la Godaime, mais elle se retenait, se rappelant de la facilité avec laquelle cette fluette demoiselle avait balayé son illusion.

- Je comprends. La Godaime n’est pas morte. Elle vit en toi, sa plus grande … âme sœur.

Tsukiko ne savait quoi dire. Elle tentait de savoir comment on traitait avec une folle couplée d’une puissance shinobi égale à la sienne. Elle aurait pu tenter un combat, mais il y avait le paramètre Kira. Elle n’avait jamais vraiment combattu à ses côtés, et n’en connaissait donc ni le style et le tempérament. Dans ce genre de combat, le partenaire était plus un handicape qu’une aide.

- Ou peut-être car tu l’as invoqué …


Elle se tut encore, se sentant encore plus stupide.

- Ecoutes … il n’est jamais trop tard. Pour changer Suna. Retournons au village, et oeuvrons ensemble, Godaime. C’est tellement étrange de te ... vous revoir
, feint-elle l’émotion avec une certaine expertise. Ces longues années de pleurs l’avaient forgé au rôle de bonne comédienne.

Dans son idée ? Enfermer la folle à lier à l’Ergastule, à vie. Après avoir compris où elle avait trouvé toutes ces informations. En effet, Zanshi était une femme lucide et n’aurait rien confié à une femme aussi instable émotionnellement !
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Lun 5 Oct 2015 - 3:41

Le scepticisme des deux Sunajin ne me surprit pas. J'aurais réagi de la même façon si j'avais été à leur place. Les deux ninjas me demandaient donc de prouver que j'étais bien "Zanshi". Je m'en serai bien passé à vrai dire, une perte de temps inutile. Mais, on pouvait dire que je leur devais bien ça. Enfin, surtout pour Tsukiko. Cependant, ce que sous entendait la jeune femme me fit sourire. Il fallait bien avouer qu'une personne se faisant passer pour moi, que je fusse morte ou vivante, ne pouvait être que dérangée. Prouver donc... J'avais plusieurs solutions à ma disposition afin qu'ils comprennent que ce qu'ils prenaient pour une plaisanterie était bien loin d'en être une.
    "Kira... Tu es.. amusant, vraiment. Si tu avais eu face à toi un usurpateur, Tsukiko, ta demande aurait prit tout son sens et si j'avais été folle, peut-être aurais-je accepté de vous suivre en croyant que je serai écoutée par un Kazekage et un conseil, comme vous l'avez décrit, visiblement fermé et réfractaire. Cependant ma mort n'avait pas pour unique but d'évaluer Suna sans ma présence, mais aussi de me dégager des responsabilités de Kazekage. Vous l'ignorez sans doute, mais j'avais promis de servir Suna jusqu'à ma mort. C'est chose faite. Je ne vous demande pas de comprendre ce qui m'y a poussé, je suis la seule à le pouvoir. Même Saibogu Oniri, qui a pressé la détente, ne l'avait certainement pas compris. Mais elle était dévouée, c'est tout ce qui comptait à mes yeux."
Je les observais un instant histoire de palper leur crédulité face à ce que je venais -une nouvelle fois- de dévoiler. Qui d'autre que moi ou les membres de l'unité pouvaient avoir en sa possession ce genre d'informations ? Personne apparemment, puisque l'enquête semblait, d'après les Kawaguchi, stagner. Ceci-dit, et pour être sûre qu'ils aient bien compris le message, je continuais sur ma lancée, je pouvais leur donner d'autres détails bien plus précis et même faire une démonstration, il n'y avait pas cinquante ninjas à Suna maîtrisant le fuinjutsu à mon niveau, et encore moins capables de maîtriser le métal. Je pouvais aussi... Il y avait tellement de façon de transformer leurs doutes en certitudes que s'en était presque insultant, au final.
    "Qui d'autre que moi et l'unité pourrait savoir qui est mon meurtrier ? Ou, ma meurtrière. D'ailleurs, je ne pense pas qu'on puisse la qualifier d'assassin; tout au moins, pas en ce qui concerne ma 'mort'. Si le doute persiste toujours dans vos esprits, je peux démontrer qui je suis assez facilement... Je pense que vous n'aimeriez pas juger de mes compétences. En revanche, je sais que tu as rencontré mon frère à plusieurs reprises, Tsukiko, pour tenter de lui soutirer des informations sur les attentas contre les conseillers. Bien que tous les membres disposent aussi de ces informations... Hum. Non, non.. Je pourrais vous refaire tout mon historique, depuis mes débuts de shinobi, jusqu'à aujourd'hui. Mais, Kira perdrait patience."
Dis-je en adressant un sourire au jeune Kawaguchi. En effet, retracer mon histoire serait long et fastidieux. Mais j'étais la seule à la connaître dans le détail, de A à Z; encore une chance. En fait, il y avait peut-être quelque chose de plus simple et plus court à dire.
    "D'ailleurs, Kira; tu as raison sur un point. Ce corps est parfait pour se fondre dans la masse. Et comme Oniri, Ji était aussi dévouée. C'était la plus discrète, et l'une des plus intelligentes Kunoichi que je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer. En prendre le contrôle était primordial. Enfin, je m'égare. Dis-je en me frottant le crâne. Peut-être te souviens-tu Tsukiko, lorsque nous avions eu une entrevue avec le Daimio afin de parler de la modernisation du pays; il me semble -si mes souvenirs sont exacts- que tu n'as rien mangé, ni bu."
Voilà, ça devait suffire à leur faire changer d'avis sur les révélations que j'avais faites quelques minutes avant..;
    "Je comprends vos doutes, mais vous pensez vraiment que quelqu'un s'amuserait à usurper le nom d'Habashi Zanshi ? A vrai dire, je pense que même un fou n'y songerait pas. Il est trop compliqué pour les gens qui m'ont entourés de pouvoir fournir assez d'informations pour conserver une crédibilité suffisante aux yeux d'autres personnes. Maintenant, que vous me croyiez ou pas, ce n'est pas vraiment mon problème. Cependant, comme vous connaissez la vérité et la réalité; vous n'avez plus d'option. Si vous voulez en apprendre davantage, vous devrez rejoindre l'unité ou disparaître."


Disparaître. Ce mot pouvait être interprété de bien des façons, et ici; ce n'était pas forcément la pire d'entre elles.
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Lun 5 Oct 2015 - 6:56

♫:
 

La discussion devient bien plus que passionnante: Saibogu Oniri, la conseillère, aurait tiré sur Zanshi? Les choses sont bien plus graves que je ne le pensais à Suna. Et les jeux politiques qui se cachent derrière la façade sont plus aboutis que je ne l'avais imaginé. Je ne sais pas vraiment ce que je peux faire de cette information - d'autant plus que la personne qui nous l'a donnée pourrait très bien mentir! - mais je sais déjà que je vais l'employer à bon escient! Je me demande ce que dirait le Kage en apprenant que l'un de ses conseillers est à l'origine de la disparition de la rousse...

*Peut-être qu'il y a là le potentiel pour une future guerre civile. Pourquoi impliquer directement les forces vives du clan alors qu'il suffirait de laisser le conseil s'étriper et achever ce qu'il en reste?*

C'est bien une lueur malsaine qui prend place dans mon regard. J'ai envie de clamer la joie qui s'insinue dans chaque fibre de mon être. Mais je me retiens de l'exprimer pour laisser notre étrange interlocutrice compléter les informations qu'elle nous confie. Les... preuves qu'elle nous donne ne m'aident guère mais doivent trouver écho chez Tsukiko! Je ne connaissais pas Zanshi au contraire de ma cousine. C'est la plus à même de confirmer l'identité de la femme fluette en face de nous. Mais j'espère que c'est bien la Godaime - ou ce qu'il en reste! - qui se tient face à nous.

Il est vrai qu'elle semble très sûre d'elle et que les arguments qu'elle nous offre sont assez pointus pour lui donner du crédit. Mais quelqu'un disposant d'espions ou étant doué en sensorialité aurait très bien pu les obtenir même s'il lui aurait fallu tromper la vigilance de l'ancienne Kage et celle de ma cousine. Je doute qu'elles étaient du genre à se laisser suivre... Ou alors Ji était suffisamment proche de la rousse pour être sa confidente ou quelque chose comme ça. Quoi qu'il en soit je ne serai pas convaincu tant que Tsukiko ne donnera pas un avis clair et net sur la situation. Si elle-même doute, pourquoi en serait-il différemment pour moi?

Les dernières remarques de la prétendue Godaime m'arrachent un sourire contrit: je vois milles raisons de tenter d'usurper son identité - et la renommée y étant liée - mais je n'apprécie guère de me faire menacer. Même par l'une des shinobi les plus puissantes de notre ère. Rejoindre l'unité ou disparaître? Qu'entend-elle par là? Elle a pourtant stipulé que ces deux moyens étaient une voie possible pour en apprendre plus sur les intrigues qui dénaturent Suna...

- "Ravi que tu me trouves amusant... " mon sourire s'accentue. "Le... contrat que tu nous proposes semble intéressant, j'en conviens. Mais j'aimerais un peu m'intéresser aux petits caractères avant de me décider si tu n'y vois pas d'inconvénients!"

Il reste de nombreuses zones d'ombre et je ne vais certainement pas décidé de mon avenir - car c'est bien de cela qu'il s'agit, non? - sans savoir exactement sur quelle voie je m'engage. Cette Unité pourrait m'offrir les ressources dont j'ai besoin pour purifier Suna. Mais elle m'imposera également des règles que je serai obligé de respecter. Il reste à savoir si la balance penche en faveur de l'un ou de l'autre...

- "Quand tu parles de servir le Kage au sein de l'Unité, on parle de qui exactement? De toi ou du Rokudaime?" n'est-ce pas la question centrale? "J'ai comme l'impression que le Yamada n'est pas vraiment aux commandes de ce groupe. Est-il seulement au courant de son existence? J'étais présent lorsque tu es morte et sa peine n'était pas feinte. Tout le monde se rappelle comme la température est montée alors qu'il exprimait sa douleur..."

Je doute qu'il simulait... Pourquoi ne l'a-t'elle pas mis au courant? Pourquoi n'a-t'elle pas simplement démissionné pour ensuite prendre sa retraite loin du village? Pourquoi tant de mystères? Quel est le véritable but de tout ceci? J'ai déjà plus de pièces du puzzle mais il manque encore les essentielles, celles qui me permettront de terminer le tableau et d'en avoir une vue d'ensemble...

- "Je comprends que tu puisses être réticente à l'idée de nous donner des informations réservées seulement à ceux que tu pourrais détruire à l'aide de tes sceaux. Car c'est bien de cela qu'il s'agit n'est-ce pas? Ou nous recrutant dans l'Unité tu t'assures que nous ne parlerons pas?" ça semble évident. Ce sceau ne sert pas qu'à faire joli. "Mais de mon côté j'aimerais simplement savoir dans quoi je m'engage avant de remettre ma vie entre les mains de quelqu'un d'autre! Donc, admettons qu'on te rejoigne... et après?"

Qu'est-ce qu'elle compte faire de nous? Je n'aime pas l'idée d'être un pion sacrifiable sur l'échiquier de quelqu'un d'autre. Même de Zanshi! Et puis je garde à l'esprit que l'Unité doit oeuvrer pour le bien Suna! Ce qui est précisément contraire à mes convictions. Mais fort heureusement il y beaucoup de façons d'interpréter et appliquer le concept de "bien"...
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Lun 5 Oct 2015 - 23:04

« Est-ce que les Fous peuvent reconnaître qu’ils sont Fous ? »

En effet, nullement la demoiselle n’avait ouvertement affirmé que l’Usurpatrice était une folle, mais cette dernière l’avait décelé. Elle n’avait pas affirmé avec véhémence le contraire, et se contentait de continuer à parler, comme si le monde l’appartenait, comme si elle leur appartenait … Comme si elle avait un quelconque droit sur eux. Il fallait dire, si c’était une Usurpatrice, elle avait un talent de comédienne incroyable, jusqu’à faire envisager Tsukiko d’en faire une égérie de la Scène Politique à ses côtés. Des idées folles, pour une folle, se disait la petite Kawaguchi.

- Godaime ? finit-elle par dire, incrédule

Qui savait vraiment qu’elle avait tenté d’obtenir des informations du frère jumeau si ce n’est le frère en question, et elle-même ? Personne, Ajoutons à cela qu’elle connaissait le caractère du mystérieux rouquin et il n’était pas un homme bavard, à se pavaner dans la rue, et à proclamer haut et fort chaque fait et geste de la journée, chaque rencontre, chaque discussion. Qui savait qu’elle n’avait pas goûté à un seul met de ce somptueux repas durant toute la conversation avec le Daimio tant le stress et l’angoisse lui nouaient l’estomac ? Personne, hormis ceux présents – et elle doutait qu’un Daimio faisait attention à cela, et qu’il en fasse une annonce publique ! Ce n’est, peut-être, qu’après le départ de l’émissaire qu’elle avait osé toucher à un fruit, sous l’impulsion de la Godaime. Et encore, ses souvenirs pouvaient la trahir, elle aussi.

- C’est … C’est impossible.

Saibogu Oniri, celle qui ne pensait qu’à la défense de Suna, était l’auteur même de cette « mascarade » ? Qui d’autres avaient joués dans ce jeu sournois ? Yamada Kioshi ? Kibo ? Ketsueki Yami ? Wada Eichi ? Ou alors des hommes et des femmes de l’ombre comme cette « Umi Ji ».

- Prendre contrôle d’ Umi Ji ?

Elle prétendait vouloir ne plus voir la suprématie Shinobi et pourtant, par son acte, elle ne faisait que prouver que jamais, ô grand jamais, un Shinobi ne sera anéanti et qu’il ne sera que source de malheur au lieu d’être un remède aux maux de ce monde.

- Rester ou disparaître ? Vous décidez pour nous, encore ? finit-elle par dire avec une grande ironie. Si tout ce qui a été dit était vrai ... alors, si je résume, vous disparaissez en plongeant Suna dans le chaos comme s’il ne l’avait pas été avec l’attaque de Kyoshi Rei, vous prenez contrôle d’une Shinobi et donc de sa vie, et vous … voulez nous mettre sous vos ordres arbitrairement bon gré mal gré, maintenant ?

Elle cherchait une lueur de sympathie, de mélancolie ou d’humanité dans le regard de la Godaime, enfin prétendue Godaime – Tsukiko avait encore du mal à comprendre tout cela. Son admiration pour l’Ecarlate disparaissait au fil de chaque seconde, et une colère sourde grondait au fond de son être en repensant à tant et à tant d’événements. Elle avait été innocente, et pourtant, on avait osé douter d’elle en l’obligeant à porter ces chaines de la honte, la bridant de son chakra, en la rétrogradant et en lui ayant arraché un titre.

Elle avait été utilisée. Et elle allait l’être encore. Elle respirait lourdement, ses yeux se plissaient à répétition sous le choc et la frustration et la déception, et elle fit les cent pas comme pour évacuer une mauvaise énergie. Elle réfléchissait, à vrai dire, à tout cela. Elle ne savait quoi dire. Elle ne savait quoi faire. Elle laissait donc Kira parler, optant sagement pour écouter, « relativiser » du mieux qu’elle pouvait tout en cherchant à … trouver une solution ?

Ou plutôt, à essayer de comprendre le « problème ». Elle avait l’impression que c’était une montagne qui lui tombait dessus, une chose inommable, à multiples facettes et à multiples vérités ou mensonges. En effet, la Godaime était-elle vraiment morte ou vivante ? Umi Ji disait-elle vraiment la vérité ou le mensonge ? Qui d’autre était dans « le coup » ?

Plus simplement, que se passait-il ?
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Mar 6 Oct 2015 - 4:01

Les deux ninjas souhaitaient donc que j'éclaircisse un peu plus la situation. Je n'y voyais aucun mal, l'issue de cette rencontre ne présentait pas cinquante solutions, non juste celles que j'avais énoncées. La première était assez spéciale. Je n'avais jamais parlé de tout ceci à quelqu'un dont la détermination et la dévotion n'était pas à la hauteur. Je tentais un coup de poker finalement qui pouvait apporter beaucoup à chacun d'entre nous ou seulement les léser eux. Quant à la seconde, elle était plus simple. Ils pouvaient refuser, je le comprendrai. Mais ils devraient disparaitre de la circulation, abandonner l'idée d'être des Sunajin et devenir ce qu'on appelait communément : des déserteurs. Mais, ils n'en étaient pas encore à ce niveau...

J'observais alternativement les deux shinobi, l'un semblait intéressé par cette proposition; ce qui me paraissait assez étonnant à vrai dire; quant à l'autre... Tsukiko était plus réticente. Je pouvais même déceler dans sa voix et sur son visage quelques traces d'énervement. Ce n'était pas surprenant. J'imaginais que la jeune femme avait une image assez idyllique de celle qu'elle nommait Godaime, comme bon nombre de Sunajin d'ailleurs. Je trouvais assez épatant le fait que des ninjas parviennent à se faire une idée précise de leur supérieur aussi simplement, sans avoir jamais gratté pour découvrir la nature véritable de l'individu. J'imaginais que ce qui restait dans les mémoires n'étaient que les choses positives que j'avais pu accomplir.

Mais j'étais loin d'être aussi irréprochable, aussi bienfaitrice; et à vrai dire, je ne l'avais jamais caché. Que ce fut dans passé lointain ou proche j'avais toujours était impitoyable aussi bien avec mes alliés que mes ennemis, j'avais toujours était emplie d'une haine incommensurable que je déversais sans cas de conscience sur ceux se trouvant sur mon chemin. Les nombreuses batailles que j'avais menées en attestaient et le prouvaient, mais elles semblaient avoir été effacées par les paroles que j'avais pu tenir, et par les actions pacifique menées afin de rétablir la paix entre les villages, et qui étaient pourtant bien moins nombreuses que les cadavres qui jonchaient le chemin que j'avais parcouru jusqu'à aujourd'hui. Finalement, personne ne me connaissait vraiment, et ce n'était pas plus mal.
    "Je ne décide pas pour vous, je vous propose de faire un choix. Ceci-dit, peut-être n'aurions nous pas cette discussion si tu avais été capable de prendre tes propres décisions, de faire tes propres choix; Tsukiko. D'ailleurs, si je n'avais pas décidé pour Suna ces années où j'ai servi, je doute que le village serait encore là aujourd'hui. Entre les guerres, les Furyous et Rei... Maintenant que je ne suis plus là, le village empreinte une direction qu'il pourra difficilement changer... Maintenant, si tu as une autre suggestion, une demande à formuler que m'emmener à Suna, je t'écoute. Je ne suis peut être plus à Suna, je n'en suis peut plus le dirigeant, mais je reste quoi qu'il arrive la Godaime Kazekage. Ce point reste inchangé."
Une réponse un peu cinglante à bien des égards, peut-être un peu prétentieuse mais bien loin d'être un mensonge ou une provocation. Même si je n'étais probablement pas le réceptacle des meilleures intentions du monde, je n'étais pas plus celui de la méchanceté. En revanche, j'étais et je restais franche, qu'importe le nombre de corps dont je m'étais servie ou me servirai. C'était là l'une des caractéristique les plus marquées de ma personne, Zanshi. Que mes paroles blessent ou flattent, je m'en fichais éperdument; je restais juste, rien de plus.
    "Si tu veux faire quelque chose pour Suna, ou tout au moins pour Kaze no Kuni; c'est le bon moment. Ajoutais-je à l'attention de la jeune femme avant de reporter mon regard sur Kira. Vous êtes une exception plus qu'un contre-temps finalement. Je ne suis ni sûre de votre détermination, ni de votre loyauté; bien au contraire. Vous pouvez refuser, prétendre que vous allez quitter Suna pour préserver les informations que vous avez recueillies aujourd'hui et pour ne pas être sous mes ordres; afin de mieux en informer les autorités de Suna par la suite. Vous pourriez aussi vous servir de ces informations pour faire tomber des têtes, la mienne y compris."
Et ce serait finement joué de leur part. Ils pouvaient le faire sans craindre quoi que ce soit de la part de l'unité, puisque je ne communiquais pas avec ces derniers qui se retrouvaient plus en agents dormant qu'autre chose. Je n'irai pas non plus me venger de leur mensonge, puisque je n'avais pas encore prévu de me rendre à Suna. J'avais encore beaucoup à faire à Kaminari. Peut-être qu'au final c'était la meilleure solution, détruire Suna de l'intérieur pour qu'il se reconstruise sur bases plus saines... Une idée comme une autre au final. Enfin, ils pouvaient décider, choisir, mentir... Tout était possible à cet instant.

Cependant...
    "De toute façon, que vous acceptiez ou refusiez; vous serez libres de vos mouvements, de vos paroles... Dans un cas comme dans l'autre, je ne compte ni vous tuer, ni vous imposer le sceau que je réserve d'habitude aux membres de cette unité. Cependant, dans un cas comme dans l'autre, il serait préférable de ne pas me trahir que ce soit en dévoilant des informations ou quoi que ce soit d'autre pouvant nuire à l'unité. Pourquoi ? Parce que le clan Kawaguchi est bien le seul qui ait toujours toute ma confiance. Alors, comme vos aînés, essayez de ne pas bafouer cette... 'relation'."



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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Mar 6 Oct 2015 - 12:44

♫:
 

Les rôles semblent s'inverser et Tsukiko est plus révoltée par les propos de Zanshi que je ne le suis. Alors qu'elle se concentre sur l'absence de choix imposée par la Godaime, je me focalise sur les possibilités qui s'offrent à moi. J'écoute patiemment parler notre ancienne dirigeante - à moins qu'il s'agisse de la nouvelle, Kioshi n'étant alors désormais plus qu'un interlude entre ses deux règnes - et baisse ma garde pour venir prendre place sur une petite souche recouverte de mousse. Si elle avait voulu nous tuer, elle l'aurait déjà fait. J'en profite alors pour me rouler une nouvelle cigarette tandis que notre interlocutrice précise les options que nous avons.

Ce n'est pas seulement Suna qui lui importe mais également le pays dans son ensemble. Un bon point puisque si la survie du village m'indiffère totalement il n'en est pas de même pour Kaze no Kuni. Le premier est une hérésie, le second notre passé et notre avenir à la fois. Mais la binoclarde a surtout placé au creux de nos mains un secret d'une puissance inouïe. Et, cerise sur le gâteau, elle semble bien décidée à nous laisser l'employer comme bon nous semble. Il pourrait aussi bien être un bouclier qu'une arme capable de s'enfoncer profondément dans le coeur même de Suna. Mais elle ne doit pas être utilisée à la légère. C'est un avantage qu'il s'agit de ne pas gaspiller inutilement...

*Il ne faut pas oublier que les armes peuvent parfois se retourner contre ceux qui les manient...*

Je ne comprends pas quel est l'intérêt que Zanshi peut retirer de tout ceci. Elle joue à un jeu dangereux et elle en est consciente visiblement. N'a-t'elle pas précisé que nous pourrions également la détruire? Je suis content qu'elle fasse confiance au clan mais est-ce que la réciproque est vraie? Elle a fourni une partie de solution mais il me reste encore beaucoup à apprendre avant de pouvoir prétendre comprendre tous les tenants et aboutissants de la discussion qui a lieu en cet instant-même. Et surtout je ne comprends pas pourquoi elle nous a choisis comme... apôtres? Serviteurs? Alliés? Je ne suis même pas sûr du terme qui convient le mieux...

- "J'avoue que j'ai de la peine à comprendre pourquoi tu prends un tel risque en nous révélant ces informations. Après tout tu l'as dis toi-même: en étant familiers de ce secret nous pourrions le retourner contre toi, le Conseil ou l'Unité. Voir même les trois..." je l'observe quelques secondes puis prends une taffe. "Ne m'en veux pas mais pour moi la confiance que tu portes à notre clan ne suffit pas à justifier à elle seule le... jeu auquel tu es en train de jouer."

L'offre qu'elle nous a faite est largement à notre avantage. Elle nous offre un panel de possibilités impressionnantes mais... et elle alors? Que gagne-t'elle en retour? Lorsque quelque chose est trop beau pour être vrai, en général c'est que c'est bel et bien le cas.

- "J'apprécie le fait que tu nous laisses le choix, vraiment. C'est sûrement la meilleure chose à faire pour gagner notre loyauté. Imposer quelque chose? Ça n'a jamais vraiment fonctionné si l'on se retourne pour observer un instant notre histoire..." Peut-être est-ce ce qu'elle essaie d'obtenir dans le fond: une loyauté réelle, non feinte. "Les Hommes ne sont jamais aussi efficaces que lorsqu'ils ont les mains libres..."

Elle nous laisse faire à notre façon! Pourquoi? Impossible à dire... Peut-être qu'elle place de grands espoirs en nous mais j'en doute. C'est avant tout dans son intérêt qu'elle nous a révélé ce secret. Il nous reste à découvrir où il réside. Mais peut-être que je me pose trop de questions: je souhaite voir le village brûler et que ses dirigeants laissent place aux Kawaguchi. Et force est de constater que Zanshi représente sûrement le meilleur parti pour atteindre ce but. Elle m'a déjà fait gagner des mois et des mois de travail en quelques instants. Qui sait ce qu'elle serait capable de nous apporter pendant une collaboration - est-ce le mot exact? - qui se prolongerait?

Je me redresse et écrase ma clope d'un geste nonchalant. Puis j'observe Tsukiko d'un regard lourd de sens. Peut-être sait-elle déjà ce que j'ai derrière la tête, peut-être a-t'elle compris que ma décision est prise. Je ne sais pas si elle me suivra dans mon choix mais j'espère que oui. Puisqu'elle est visiblement convaincue que la femme en face de nous est bel et bien la Godaime, il n'y a pas à tergiverser plus longtemps. Seuls les lâches hésitent avant d'embrasser leurs destins...

- "Je te remercie pour la confiance que tu nous a témoignée même si je ne sais pas ce qui t'a poussée à agir ainsi. Il y a des chances que je regrette ce que je m'apprête à dire dans un avenir plus ou moins proche mais la situation à Suna ne nous offre par le luxe de l'hésitation." je m'approche d'elle et plonge mon regard dans le sien. "Je te servirai et suivrai tes ordres, quels qu'ils soient. Tu as ma parole! Je rejoindrai donc l'Unité pour peu que ton offre de ne pas nous imposer de sceau tienne toujours..."

En l'intégrant il me sera plus facile de la détruire lorsqu'elle ne m'apportera plus rien. J'aurais tort de me priver d'une telle opportunité quand bien même elle semble aller à l'encontre de mes principes. Mais je garde aussi à l'esprit un principe millénaire: l'ennemie de mon ennemi est mon amie. C'est aussi simple que cela pour l'instant... En refusant de lier mon destin plus qu'il n'est nécessaire à celui de Zanshi je me ménage une certaine marge de manœuvre si les choses venaient à évoluer dans un sens qui ne me convient pas. Car si nos intérêts semblent converger pour l'instant, qui sait ce qu'il en sera demain? Toujours est-il que je préfère largement obéir à une femme qui a fait ses preuves qu'à un Yamada qui doit encore prouver bien des choses...

Et maintenant?
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Mer 7 Oct 2015 - 0:03

C’était la Godaime Kazekage. Le doute n’était – presque – plus permis. Tant le regard, tant le ton, tant les « informations » … Il était difficile – voire impossible – que quiconque est réellement réussi à l’usurper. Cependant, malgré tout, quelque chose gênait grandement la blonde : elle ne se sentait pas en sécurité ou en confiance, comme à l’époque, auprès de la « Godaime ». Quelque chose la rendait effroyable, effrayante … distante. Elle avait changé, mais Tsukiko ne pouvait dire en quoi.

« Que se passe-t-il ? » Malgré cette « évidence » qu’elle avait en face Habashi Zanshi, sa raison refusait de s’y soumettre. Elle avait été tuée par une balle en plein cœur, devant tout un public, et par Saibogu Oniri. Cette dernière information également lui semblait surréaliste. Elle ne comprenait pas, hésitant entre « ne pas vouloir » comprendre et « ne pas pouvoir » comprendre. Elle avait soudainement une intense migraine, le genre à vous donner envie de vomir, de vous briser le crâne contre un rocher ou encore à vous faire chuter d’une haute falaise suite à un maudit vertige.

Les paroles de Kira, celle de « Zanshi » ou « Ji » n’étaient plus que charabia et une suite de mots sans queue ni tête. Elle tentait de suivre la conversation, et d’en comprendre les tenants et aboutissants. Mais à nouveau, elle se perdait : pourquoi tant de mesure « d’exception » en rejoignant « l’Unité » ? Une vie désertrice lui convenait-elle ? Que faisait le nom de son clan dans cette histoire ?

- Qui fait partie de l’Unité, au sein des Kawaguchi ? finit-elle par demander. Car oui, cette information-là était tout aussi utile que toutes celles données par la Godaime, notamment pour savoir de qui se « méfier » ou, au contraire, à qui donner sa confiance. Cela allait être une information en plus. OU plutôt, en trop.

Elle se massait lentement les tempes, essayant de réorganiser toutes ces informations dans son esprit. Si elle suivait la chronologie des événements, Habashi Zanshi aurait évincé les anciens conseillers pour imposer ses décisions plus sereinement et plus librement. Cependant, elle ne les avait nullement tué, et les avait dissimulés. Soit, les conseillers évincés, elle avait pu installer les prémices d’une démocratie. Et Saibogu Oniri lui avait tiré une balle en plein cœur. « Ji » ou « Zanshi » ou la « Godaime » en parlait avec un tel calme qu’elle comprit qu’il y avait donc, définitivement anguille sous roche. Est-ce que les anciens conseillers étaient vivants ? Elle ne voulait pas demander, craignant de mettre pied dans une mine à trop « presser » la Godaime. Elle pouvait être sans pitié vis-à-vis des adversaires ou de ceux qui « dérangeaient », et ses yeux ne l’affirmaient que davantage aujourd’hui. La raison de sa « mort », de sa présence à Kumo, de ses plans … Elle les trouvera. Par elle-même. Elle n’était plus la petite gamine insouciante et hardie, qui ne prenait pas en compte le danger, et s’aventurer dans mille et une lieux pour trouver un indice.

Ignorant tant bien que mal sa migraine, elle se concentra à l’instant présent, à nouveau.

« Vous venez de donner l’information à la mauvaise personne, Godaime » ne put s’empêcher de penser Tsukiko en lançant un simple regard à Kira, dénué de tout sentiment ou jugement. Elle qui pensait qu’il ne représenterait nullement un problème avant qu’il ne prenne du « gallon » ou de la puissance au sein du clan, il pouvait finalement être une véritable épine au pied en déséquilibrant considérablement l’équilibre au sein de Suna. Sa migraine ne revint qu’avec plus de force.

« Pourquoi protéger Suna, rongé de l’intérieur par tant et tant d’intrigues ? » Peut-être que Kira avait raison, qu’il fallait que le clan quitte Suna et ses dirigeants joueurs et corrompus. A quoi bon mettre aux mains de « grands enfants » une force militaire tel que les Kawaguchi ? Hormis perdre de bons soldats pour des caprices, elle n’allait rien récolter.

« Mais les Kawaguchi ne quitteront jamais Suna, surtout pour vivre en déserteur … ». Une question qui allait la préoccuper dans les prochains jours ou semaines si Kira, enflammé soudainement et détenteur d’une information capitale, commençait à semer les graines de la discorde.

« Pourquoi ne pas nous imposer le sceau ? ». Peut-être ne feront ils pas réellement partie de l’Unité, et qu’elle les testait réellement notamment leur silence ou discrétion. Ou cherchait-elle à obtenir quelque chose, comme la loyauté ? Si c’était le cas, Tsukiko ne pouvait que s’en offusquer. Avait-elle oublié que la Kawaguchi avait été une fidèle shinobi à la cause de la Godaime ? A bien y réfléchir, si elle osait proclamer haut et fort les informations d’aujourd’hui, ne risquait-on pas de la prendre pour une folle ?

Non, la véritable question n’était pas « faire partie de l’Unité ou pas ? » mais la suivante :

- Quelles sont vos ordres, Godaime ?

La Godaime avait feint sa mort. Tsukiko avait appris à feindre sa loyauté et le fond de sa pensée. Hormis "A vos ordres chefs", on n'attendait rien d'un soldat. Oui, elle récupérerait l'ordre mais ce qu'elle allait en faire ... elle préférait prendre le temps de réfléchir, calmement, et prendre les bonnes mesures. Le bon parti. Oui, elle avait défendu les paroles d'une morte face à la Hokage pour une alliance suite au décès de la Godaime, mais aujourd'hui, la morte parlait. Plus important, elle parlait d'une autre langue ... D'un autre ton ... D'un autre regard.

Les choses changeaient. Et allaient encore changer.
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Dim 11 Oct 2015 - 1:30


Les deux Sunajins avaient de nombreuses interrogations quant à ce qui se profilait devant eux, c'était compréhensible et parfaitement logique. Je n'allais pas les laisser dans le flou, du moins pas complétement.
    - "J'avoue que j'ai de la peine à comprendre pourquoi [...] jeu auquel tu es en train de jouer."
    - "Lorsqu'on veut obtenir la confiance de quelqu'un, il faut déjà lui accorder la sienne; je fais un premier pas vers vous, qu'il vous satisfasse ou pas... Mais tout ceci est loin d'être un jeu, Kira. Lorsqu'on veut que les choses changent, il faut s'en donner les moyens. Lui répondis-je simplement."
    - "J'apprécie le fait que tu nous laisses le choix, vraiment. [...] Les Hommes ne sont jamais aussi efficaces que lorsqu'ils ont les mains libres..."
    - "Vous aurez les mains libres, certes. Mais vous n'êtes pas les seuls à connaître la vérité. Les autres membres sont là pour veiller, eux aussi, sur ces secrets. Arguais-je à la remarque de Kira."
    - "Je te remercie pour la confiance que tu nous a témoignée même si je ne sais pas ce qui t'a poussée à agir ainsi [...] Je rejoindrai donc l'Unité pour peu que ton offre de ne pas nous imposer de sceau tienne toujours..."
    - "Tu auras compris que ce seul sceau ne constitue ma garantie quant à votre silence ? Zanshi est morte, et enterrée; l'unité n'a aucune existence et ses autres membres peuvent mourir de leur trahison. Vous avez ma confiance, si vous la trahissez; vous la payerez d'une façon ou d'une autre. Je les observai l'un et l'autre, je supposai qu'ils avaient bien compris les tenants de leur engagement. Quant aux aboutissants, ils les apprendraient rapidement."
Tsukiko aussi se posait des questions. Cependant, elle parlait beaucoup moins que Kira et semblait bien plus pensive. Je me demandais ce qui pouvait bien trotter dans son esprit. J'espérais seulement qu'elle ne retourne pas sa veste une fois de retour à Suna. Quand bien même, je serai mise au courant, encore une fois, d'une façon ou d'une autre.
    - "Qui fait partie de l’Unité, au sein des Kawaguchi ?"
    - "Hum... Je peux vous le dire maintenant, puisque vous serez amenés à rencontrer vos futurs coéquipiers. Keijiro, c'est le seul Kawaguchi faisant partie de l'unité, pour le moment."
    - "Quelles sont vos ordres, Godaime ?"
    - "Et bien, vous pouvez rentrer à Suna; ou faire ce que vous avez à faire. Une fois sur place vous, rencontrerez Keijiro; et lui remettrez ce message. Leur dis-je en tendant un pli surmonté d'un sceau. Il vous fera part de son contenu. Attention, Keijiro est la seule personne de l'unité à laquelle vous devrez vous adresser, jusqu'à ce que vous lui ayez remis... ce message. Il sait ce qui doit être fait. Enfin, d'ici quelques mois, je reviendrai à Kaze no Kuni. Si vous n'avez pas d'autres contacts de ma part, ne cherchez pas à en avoir mais on sera amené à échanger dans peu de temps, je pense."
C'était à peu prés tout ce que j'avais à leur dire pour le moment. Bien que...
    - "Surtout, comportez vous normalement; faites votre rapport sur la situation de ma mission et tout ira bien. Hum, si on vous pose la question; officiellement j'ai été envoyée en repérage dans le Yuukan afin d'identifier les potentielles menaces. Si vous avez d'autres questions avant que votre retour, n'hésitez pas. J'y répondrai peut-être. Finis-je en les fixant. Je doutais que toutes leur soif d'informations soit étanchée, cependant je ne voyais pas ce qu'ils pourraient me demander d'autre. D'autant plus que Keijiro pourrait facilement répondre, lui aussi, à toutes leurs questions."
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Dim 11 Oct 2015 - 18:40

♫:
 

Cette liberté que Zanshi nous a offerte est à double tranchant. Certes, nous n'avons pas les mains liées et il nous appartient de faire ce que nous désirons de la précieuse information qu'elle nous a confiée. Mais je garde à l'esprit que le prix d'une trahison sera sans doute élevé et qu'elle signifiera vraisemblablement la fin de notre existence. La Godaime nous a accordé sa confiance pour une raison qui m'échappe encore mais que je compte bien découvrir au plus vite. Vois-t'elle en nous l'avenir? Des personnes qui partagent son point de vue? Ou simplement des pions dont elle a besoin pour gagner la partie mais qu'elle n'hésitera pas à sacrifier si le besoin venait à s'en faire sentir?

Je me fends d'un léger sourire quand notre nouvelle supérieure nous annonce que Kaijirô fait partie de l'unité. Je ne le connais pas plus que n'importe quel autre Kawaguchi et je regrette désormais que notre relation se soit limitée au respect dû entre membres d'un même clan. Mais je me rassure en me disant que nous allons rapidement entretenir des contacts bien plus développés dès à présent même s'ils seront à nouveau placés sous le sceau du secret.

Je suis curieux de connaître son opinion sur l'unité, pressé de savoir comment il perçoit Zanshi ou notre incorporation dans l'Unité. Sera-t'il content de pouvoir compter sur des membres de sa famille ou alors indigné de ne pas avoir été consulté avant que cette proposition nous soit faite? D'un autre côté la Godaime s'attendait à le voir lui et non nous. Elle a du s'adapter à la situation tout comme lui devra le faire. Et puis c'est bien l'ancienne Kazekage qui dirige et je doute qu'elle ait besoin de son approbation pour agir comme elle l'entend.
*Néanmoins elle semble le respecter! Était-ce de la déception dans son regard quand elle a prit conscience qu'il n'a pas pu venir la rencontrer en personne?*
Dans ce contexte il sera important de faire bonne impression à Kaijirô et de gagner sa confiance. Nous ne sommes rien de plus que les petits nouveaux pour l'instant et il faut avant toute chose que nous renforcions notre position au sein de l'unité avant que je puisse espérer l'utiliser à mon avantage. Zanshi a ses objectifs et j'ai les miens. Pour l'instant ils s'accordent mais qui sait jusqu'à quand? Je lui ai promis ma fidélité et je n'ai pas pour habitude de renier ma parole. Mais les promesses peuvent s'interpréter de bien des manières...

En attendant le retour de la Godaime à Suna il nous appartient donc de se faire une place au sein de ce groupe secret et de répondre à ses attentes. Une alliée telle qu'elle n'est pas à prendre à la légère et je ne m'attirerai ses foudres que lorsque ce sera absolument nécessaire. Je pose le regard sur le document scellé qu'elle nous tend et une idée aussi saugrenue qu'inquiétante me traverse la tête.
*Et si c'est notre propre condamnation à mort qu'elle nous remet? Peut-être qu'elle demande à notre cousin de nous éliminer dans cette lettre...*
Non, ce serait bien trop étrange. Après tout elle pourrait le faire ici-même, tout de suite. Pourquoi attendre? À moins qu'elle veuille se dédouaner de notre mort en laissant à d'autres le sale travail? Non, impossible... Ce pli était déjà écrit avant qu'elle nous rencontre. La curiosité me submerge et je suis pressé de rentrer à Suna - fait assez rare pour être souligné! - pour découvrir de quoi il en retourne exactement. Je suppose que seul Kaijirô est capable de briser ce sceau, la Godaime étant prudente au possible...
- "Nous lui remettrons ce document dès notre retour à Suna!" je tourne le regard vers Tsukiko, l'invitant à prendre possession du message. "Et nous agirons en accord avec tes instructions jusqu'à ce que tu foules à nouveau le sol de Kaze!"
Je remarque finalement que j'en suis resté au tutoiement mais que ça ne semble pas outre-mesure déranger Zanshi. Peut-être qu'elle est comme moi, qu'elle comprends qu'un tutoiement respectueux vaut bien plus qu'un vouvoiement hypocrite. Si ça l'ennuie elle ne se privera de toute façon pas de me le faire remarquer...

Est-ce que nous avons d'autres questions? Pour l'instant je n'en vois aucune. Tout me semble clair même si je me doute qu'après une longue réflexion sur la teneur de cette rencontre nous aurons bien d'autres interrogations. Mais pour l'instant il nous faut méditer sur le sujet, comprendre ses tenants et aboutissants. Et nous pourrons toujours demander un complément d'informations à Kaijirô lors de notre future rencontre.
- "Ne tarde pas trop à revenir, d'accord?" c'est plus une supplique qu'une demande. "Les choses risquent encore d'empirer à Suna en ton absence..."
Je m'allume une nouvelle cigarette et tourne à nouveau mon regard vers ma cousine. Est-ce qu'elle désire savoir autre chose? Ce qui est certain c'est que j'aurai beaucoup de questions à lui poser en rejoignant Kaze. Il reste encore certaines zones d'ombre que j'aimerais éclaircir. Ce qui est certain c'est que le retour sera nettement plus passionnant que l'aller. Je soulève ma jarre, la glisse dans mon dos et ajuste la sangle qui la maintient en place. Il est temps de changer le futur...
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Message(#) Sujet: Re: [B] Dites-moi que je rêve! [Tsukiko - Ji] Mer 14 Oct 2015 - 21:51

- A vos ordres, Godaime, se contenta-t-elle de dire, en prenant possession de la mystérieuse missive.

Tsukiko ne put s’empêcher de lancer un regard soupçonneux à l’égard de cette dernière. Qu’avait bien pu écrire Umi Ji pour son « fidèle » compagnon Kawaguchi Kajiro ? Signalait-elle uniquement sa position, ou alors donnait-elle des ordres spécifiques ? Dans le premier cas, il n’y avait rien « à craindre », dans le second cas en revanche, c’était plus délicat. Etait-ce un ordre d’attentat envers Suna ? Un ordre de meurtre à leur encontre ? Ou tout autre chose ?

« Pourquoi nous révélera-t-elle son identité si c’était pour nous tuer immédiatement après ? » s’interrogea-t-elle, évinçant ainsi l’option de la mort. Oui, optimiste, elle espérait sortir de cette énième affaire nébuleuse sans trop se brûler les ailes.

- Nous devons rentrer à Suna.

La véritable question maintenant était de savoir quand « tourner le dos ». Il faut dire qu’elle n’avait toujours pas confiance en cette « Godaime », et elle ne voulait nullement exiger son point mort pour un quelconque coup traître et bas.

- Une dernière question, Godaime, est-ce que Yamada Kioshi est au courant ?

Elle n’eut guère besoin de réponse au simple regard de celle qu’on nommait jadis l’Ecarlate. Il semblerait que ce n’était que Kioshi qui s’était bercé d’une illusion d’un grand amour aveugle. La priorité de la Godaime – et maintenant, Tsukiko le comprenait – avait toujours été sa mission, soit celle de protéger Suna, nullement ses propres intérêts … Une mentalité en parfaite contradiction avec celle de Kioshi.

« Peut-être que, finalement, c’est elle la plus lucide de tous et de toutes » considéra-t-elle, comparant sa situation misérable à celle de cette femme forte. Peut-être que si elle avait été ainsi, elle aurait pu éviter beaucoup d’erreurs, et sauver bien plus… Sur cette pensée, elle finit par oser à tourner le dos afin de retourner à Suna. Si en temps ordinaire, cette perspective l’enchantait, ce n’était guère plus le cas en cette belle journée. Elle était lasse de toutes ces intrigues, et de tous ces mensonges, de tous ces secrets …

« Mais duper est nécessaire, dans la Voie du Shinobi ».

Et elle comprit dès lors qu’il était temps qu’elle dupe à son tour pour obtenir ce qu’elle désirait, et non être celle qui était sans cesse une pauvre victime parmi tant d’autres. Il était, peut-être, temps de commencer à jouer dans la cour des Grands et des Ombres.

- Nous ne parlerons de rien, jusqu’à ce que l’on rentre à Suna, ordonna-t-elle à Kira. Nous avons un interrogatoire, pour le retour, et l’ignorance est notre meilleure défense, conclut-elle.

Autant dire, durant tout le voyage, elle gardait le silence, et réfléchit intensément à chaque seconde de cette étrange rencontre, balançant d’une main à l’autre la missive donnée. Comment pouvait-elle utiliser cette information ? Comment pouvait-elle garantir sa sécurité ? Comment pouvait-elle maintenir tout ceci « secret » ?

« Heureusement, le sujet de la mort de la Godaime s’oublie et que l’enquête est interrompue ».

Oui, heureusement, Suna était au calme. Du moins, en apparence.
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