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 Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen)

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Konoha
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Message(#) Sujet: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Ven 18 Sep 2015 - 19:10

Je ne sais plus trop quand c'était mais il était tard, à l'heure où le monde sombre dans la torpeur et où les minutes sont des heures. J'étais vautrée sur mon lit comme une otarie insomniaque, dans l’impossibilité de dormir à cause de l’humidité ahurissante de cette chambre. Sans déconner, en fait j’étais dans une baignoire remplie, mais avec des draps, « on sait jamais si t’as froid ». Bref, comme un phoque disais-je (ou une otarie, c’est la même chose, frère), quand j’ai surpris un débat tout pourri sur le pont du dessus entre un expert des lois (qui était sur ce bateau par je ne sais quel miracle, hein) et un shinobi de je ne sais quel pays obscur. Ça pose déjà le décor de ouf, tu vas me dire, mais il restait quand même mieux que celui de trois membres de l’équipage qui faisaient le guet sur les maladies infectieuses en milieu carcéral, un moyen subtil de te dire « 4H17, l'heure parfaite pour se suicider ». Dans ce débat donc, il était question de guerre (et à la fin ya le shinobi qui s’est mis à chanter… Le lien est difficile à établir mais à 4H17 ça te choque pas plus que ça). Et c'est au cours de ce débat que j'ai appris avec stupeur qu'il existait un droit de la guerre. Moi je pensais que la guerre c'était complètement anarchique, on attaque l’ennemi, on évite de se faire tuer et si y’a un mec qui s'appelle John Rambo on essaie de rester avec lui, mais non. Ya des règles.

Entre autres : « la cause de la guerre doit être justifiée et argumentée ». Par exemple, on ne peut pas faire la guerre à Suna juste parce qu'on n’aime pas leurs spécialités étranges, même si c'est vraiment dégueulasse. Par contre, on peut faire la guerre à Kumo pour trouver des armes de destruction massive qui n'existent plus depuis l’an 2, « Ouais mais on voudrait être sûrs, on va quand même vérifier au fond des puits de pétrole si ça vous emmerde pas ». Par contre personne n'a jamais eu envie de faire la guerre au pays du cassoulet, probablement parce que personne ne sait où c'est. Une autre règle consiste à donner un ultimatum avant d'attaquer - ultimatum souvent inutile puisque chacun campe sur ses positions et refuse d'abdiquer. D'un côté heureusement que la guerre est réglementée, sinon ce serait trop facile. Konoha créerait une armée faite exclusivement de clones de Miko et de Suguato, qui anéantiraient 350 hommes avec un lance pierre et une main en moins. Et tout le monde envahirait le pays des palmiers dont l'armée est composée au total de trois mecs en tongs.

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui était un pas de géant pour la paix (et je ne vous ai parlé que de guerre, mais faut dire que la paix c’est beaucoup moins marrant. Surtout écrit comme ça. Les plus grivois d’entre vous seraient contents de dire que « Olala, la paix c’est marrant, surtout quand on l’entend fort, MOUARF MOUARF, t’as compris ? ». Oui René-Tanguy, rendors toi). Kibo avait apparemment fait bien les choses. Un Sunajin nous attendait au port pour nous accueillir, nous saluant chaleureusement à coup de « Aburame Mizuki-Senpaï ». Pfolala. Ya pas à dire, hein, un rien habille mon nom. C’est tellement classe. Je mets 17/20. Le « -sama » aurait pu s’imposer. Mais bon, on ne va pas faire la fine bouche. J’avais juste envie d’arriver à Suna pour me reposer dans un vrai lit. J’avais le dos en compote de pomme, les yeux qui brûlaient (mais ça je suis pas encore sûre que ce n’était pas le soleil qui faisait ça, avec le jet lag et tout j’avais un peu les idées embrumées. ‘fin, les globe-trotters me comprennent, j’en suis certaine), les jambes lourdes et les cheveux en pagaille. En permanence en contact avec tout l’équipage du bateau, les passagers et ma garde rapprochée, je n’avais pas voulu faire ma princesse à me coiffer, me laver pendant des heures dans des bains moussants et autres trucs du genre (et ce n’est pas parce qu’il n’y avait ni miroir ni salle de bain dans le bateau, c’était par pure conviction personnelle).

Le voyage jusque Suna dura quelques heures de plus, et l’on a même dû faire une pause pour la nuit. Et vous saviez que le climat, dans le désert, la nuit, c’est genre glacial ? Je vous jure, je pleurais des stalactites. L’horreur. Et le matin, pif paf pouf, grosse chaleur de nouveau. Alors autant je connais la technique de « Une jambe sur la couette, une jambe sous la couette » quand le soir t’as trop chaud dans ton lit mais trop froid en dehors, autant là… Je vous avoue que pour la première fois de sa vie, mon manteau a rencontré mon short. Ambiance de fifou dans la valise après ça, hein. Des fêtes en veux-tu en voilà, des soirées mousses et tutti cuanti. Mais on arriva finalement à bon port (enfin… A bon village……….Hum). La lettre de Kibo dans la main, je m’avançai d’un air assuré devant les gardes, Natsuki et Senwashi derrière moi, et, en présentant la lettre à l’homme qui semblait s’occuper de l’entrée aujourd’hui, je lui souris tout en lui montrant mes jolies dents, je lui diiiiiis (Je lui dis d’aller siffler là-haut sur la colline ♫) :

    - Bonjour ! Aburame Mizuki, Chûnin de Konoha, chargée d’organiser l’examen Chûnin aux côtés de Kibo-Kun. Je suis accompagnée, comme convenu, de Natsuki Nara et Senwashi Gekei.

Spoiler:
 




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Dim 20 Sep 2015 - 13:49

Le trio de Konoha en était arrivé à la deuxième partie de leur voyage, qui correspondait au trajet maritime jusqu'à Odaichi, l'un des ports du Pays de Vent. La traversée en bateau ne fut pas marquée par une foule d'événements majeurs, aussi il avait été convenu avec Mizuki – et peut-être Senwashi aussi ? - que ces derniers seront narrés ailleurs, et surtout plus tard. Probablement dans un flashback, afin de ne pas ralentir trop l'intrigue. L'examen Chûnin international était attendu de tous, et avait déjà prit assez de retard comme cela. Inutile d'en rajouter avec une série de post qui n'intéressaient que les deux ou trois concernés : la communauté primait sur l'individualité.

Natsuki avait donc gardé à l'oeil Mizuki, comme l'exigeait son devoir de la protéger, tout au long des quatre jours de trajet en mer. Et contrairement à ce qu'il pensait, cette dernière n'eu pas vraiment l'occasion de profiter du transport pour se reposer. Non pas qu'il eu l'opportunité d'en découvrir et de remédier à la cause – pour peu qu'il le puisse – mais il suffisait de voir avec quelle tête elle se levait chaque matin pour comprendre que ses nuits n'étaient toujours pas très reposantes. Le Nara Tatoué éprouva presque de la sympathie pour elle. Elle lui ressemblait quelques part, et si elle continuait sur cette bonne lancée, elle aurait bientôt des cernes aussi bien marquées que les siennes. Et pour rattraper en une semaine ses trois ans d'entretiens réguliers, il fallait le vouloir. Il fit toutefois de son mieux pour lui apporter un peu de baume au cœur. Elle n'avait qu'à tenir le rythme encore un mois ou deux, et la pression des préparatifs de l'examen – ainsi que de l'examen lui-même – sera derrière elle : elle pourra décompresser, jusqu'à la prochaine tâche fastidieuse que lui confira Miko du moins.

Le plus impressionnant, lorsqu'ils arrivèrent au Pays du Vent, fut le changement drastique de climat qui s'était opéré en seulement quatre jours. Ici, l'automne n'existait pas, et ce principalement parce qu'il n'y avait pas d'arbre pour perdre leurs feuilles. Le jour, il faisait une chaleur digne des canicules de l'été les plus intense du Pays du Feu, que le sable se faisait un plaisir de stocker et d'accumuler afin d'assurer la cuisson des autochtones autant par le ciel que par la terre. Ceux qui n'avait pas vécu ainsi depuis leur prime jeunesse en tout cas.

La topographie était différente aussi. Ici, pas de végétation luxuriante, pas de plaine herbeuse et de champs de fleurs dans lesquels gambader. Seulement du sable en dunes à perte de vue, et quelques cactus perdu entre deux cailloux. Un paysage en constante évolution, mais qui restait globalement toujours le même, le même qu'il avait vu quatre ans plus tôt, en venant ici pour passer son propre examen Chûnin – depuis la fenêtre de sa chambre d'hôpital après que le futur Mizukage ai tenté de le tuer. - puis l'année dernière, lorsqu'il avait empêché l'Académie Shinobi de Suna d'exploser.

Le temps n'était cependant ni à la contemplation, ni à la nostalgie : un Sunajin les attendait sur le quai. Porteur d'une grosse moustache et d'un turban assorti, il était vêtu à la manière des voyageurs des sables : une ample tunique unicolore couvrait l'ensemble de son corps, si bien que seul son visage était visible. Natsuki l'avait imité, enfilant un chapeau marron à large rebord et sa cape de voyage destinée à le protéger de la morsure du soleil. Des présentations et une paire de lunettes plus tard, et le trio devenu quatuor reprit sa route pour la dernière partie du voyage : la direction de Suna, qui se fit en deux fois.

Le Village se tenait là, en plein milieu du désert, mais n'avait été visible que soudainement une fois devant l'entrée, suite aux indications de leur guide. Ce dernier avait affirmé en riant que Suna ne pouvait être trouvé que par ceux qui savaient déjà où il se trouve. Une défense naturelle des plus efficaces qui soit... Placé juste derrière Mizuki qui tenait leur lettre de laisser-passer, il se présenta à sa suite aux individus qui régulaient les entrées :


« Biscor... Natsuki Nara, Jônin d'élite de Konoha. »


Il n'était plus chez lui, les plaisanteries n'étaient plus à faire, surtout ici, à l'entrée, où il valait mieux ne pas la ramener : l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Mer 23 Sep 2015 - 17:52



Kibō arriva juste à temps. Il était en train de marcher dans l’immense ouverture de la Voie Illusionnée pour se rendre au poste de garde juste à l’entrée. Notre jeune héros remarqua que l’agitation, il y avait donc du monde et il devait s’agir des Konohajins. Ces derniers n’avaient pas de retard, comme l’avait indiqué Mizuki, il leur avait fallu vingt jours pour se rendre au Village caché du Sable. Les bruits des pas du bras droit du Kazekage résonnèrent dans cette allée sans fin et sa silhouette pouvait désormais être perçu. Son ouïe lui permit d’entendre les premières paroles des Shinobis de la Feuille et l’Aburame parla de Kibō comme s’il se connaissait, ce « Kibō-kun » resta imprégné dans sa mémoire l’espace d’un instant.

      " Je m’en charge. "

Dit-il posant une main sur l’épaule du garde.

      " Bonjour à vous, je me présente, Kibō, bras droit du Rokudaime Kazekage, enchanté. "

Il s’inclina légèrement et se redressa aussitôt.

      " Je vois que le voyage s’est bien déroulé, mise à part un manque de repos évident. "

Ajouta-t-il après avoir examiné la mine des trois invités. Un des Konohajins avaient déjà vu notre jeune héros, mais s’en rappelait-il ? En effet, Nara Natsuki avait sauvé l’académie de Suna en compagnie de Kibō, qui alors, n’était qu’un Chûnin. Un an plus tard, le voilà seconder Kioshi et il avait même failli endosser le rôle d’Ombre du Vent. Ça pouvait signifier deux choses, soit que le Shinobi au regard de glace était quelqu’un de prometteur, soit que le Village était au plus mal… La lettre que le garde lui avait remise était bien la sienne. Cependant, il allait quand même devoir contrôler les identités des Konohajins.

      " Avant de pénétrer dans l’enceinte du Village, je vous demanderai de passer un petit contrôle d’identité. Le protocole standard ne sera pas appliqué, mais une petite vérification s’impose, j’espère que vous me comprenez. "

L’élève du Yamada invita les Konohajins à se rendre auprès d’un ninja déjà présent sur le poste de contrôle, sous une tente. Ce dernier allait simplement poser une main sur le front du visiteur et contrôler que ses réponses étaient sincères.

      " Veuillez simplement indiquer votre nom, prénom, grade et but du séjour. Ensuite, je vous emmènerai à vos quartiers et vous aurez tout le loisir de déguster de succulent céréales Captain Ukulélé pour certain, alors que d’autres jouiront d'un autre cadeau de bienvenue. "

Kibō patienta que les trois ninjas du Feu passent devant le senseur avant de les amener leurs appartements individuels.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Jeu 24 Sep 2015 - 4:13

Nous partîmes comme prévu de Kihan alors que le Soleil était pratiquement à son plus haut. Cette journée avait été la première de quatres chaudes journées à se faire plombé par le soleil. J’avais passé la majeure partie de celles-ci à planer au-dessus du bateau, n’ayant pratiquement pas vu Mizuki-chan et ce, malgré les coups d’œil constant que je jettai sur le pont du navire. Natsuki-senpai c’était lui aussi fait discret lors de ce voyage. Puis, après quatre jours passés en mer, la terre ferme fut enfin à l’horizon et nous atteignîmes le port de Odaichi. Il fut convenu que nous dormirons au port et que nous reprendrions la route le lendemain matin dès l’aube. Nous nous rendîmes tous à nos chambres respectives puis je me couchai sur le dos dans mon lit, fixant le plafond.

J’avais décidé de monter dans ma chambre, comme les autres, mais je n’avais pas encore sommeil. Je me levai finalement du lit puis je commençai à tourner en rond, me demandant que faire. Je serais bien allé faire un tour dans le désert et profiter de la fraîcheur de la nuit, mais je n’étais plus chez moi ici. Je n’avais plus la liberté à laquelle j’étais pourtant si habitué. Ne sachant pas quoi faire d’autre, je me décidai finalement à aller me coucher et profiter du lit pendant que j’en avais encore un. Je fus réveillé par quelqu’un qui cognait à ma porte, signale qu’il était temps de se bouger. Je rejoignis rapidement les autres en bas et nous avalâmes quelque chose de léger avant de prendre la route, accompagné d’un Sunajin civile qui était chargé de nous guidé jusqu’au village.

Si le trajet sur mer avait paru long, celui à pied avait été pire. Étant accompagné d’un civile et non d’un shinobi, nous dûmes marchés notre route jusqu’au village caché. Je m’étais proposé pour faire le guet du haut des airs, revenant toutefois fréquemment vers mes coéquipiers. Le jour, il faisait une température encore plus intense que les canicules d’été du Pays du Feu et le soleil était encore plus aveuglant de par la réfraction de celui-ci sur le sable pratiquement blanc. Nous arrivâmes finalement à destination lorsque le village se matérialisa de nulle part devant nous. C’était donc la fameuse Voie Illusionée de Sunagakure. Il s’agissait probablement d’une sorte de mirage qui dissimulait le village aux étrangers. Nous avions toutefois le Sunajin avec nous, et avec chance sinon nous n’aurions rien trouvé. Nous marchâmes alors dans en silence jusqu’à finalement atteindre le village, où Mizuki-chan prit la parole pour nous présenter.


- Je suis Senwashi Gekei, moi aussi Chûnin de la Feuille.

Un jeune homme à la chevelure blanche immaculée fit son apparition, ou plutôt son intervention. Il indiqua au garde qu’il s’occupait de nous, puis il se présenta à nous. Simplement Kibo? Je n’avais pas vu ça souvent, un simple prénom. Et la bras-droit en personne pour nous accueillir. Je répondis à ses salutations en m’inclinant légèrement à mon tour. Puis, après quelques courtoisies, le Bras-droit nous demanda de bien vouloir passer un petit contrôle d’identité, bien que plus sommaire que le protocole standard. Nous en aurions fait de même à Konoha, alors je ne m’y objectai pas. Nous suivîmes le Sunajin vers un autre Sunajin qui se trouvait sous une tente un peu plus loin. Kibo-san prit alors la main de son confrère puis il la posa sur son front, alors qu’il nous demandait de citer nom, prénom, grade et notre but de visite. Je pris cette fois les devant puis m’approchai des deux Sunajins. Une fois la main posé sur mon front, j’énonçai mes informations pour eux.

- Gekei Senwashi, Chûnin. J’accompagne Aburame Mizuki pour l’Examen Chûnin.

Hrp:
 
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Jeu 24 Sep 2015 - 18:32

Après les salutations d'usage et une présentation en règle, Mizuki, Senwashi et Natsuki furent accueillit par Kibõ en personne. Et ce n'est qu'en le voyant que le Nara tatoué parvint à situer le visage de ce dernier, jusqu'à présent dissocié du nom. Ils s'étaient déjà rencontrés par le passé, de cela il en était certain, mais de là à dire où et quand... N'importe comment, il avait l'impression que les souvenirs étaient plus vifs pour son homologue à la chevelure immaculée, aussi il fit comme s'il en était de même pour lui.

Kibõ les accueillit donc avec le sourire, et tenta d'alléger la fatigue de voyage avérée de Mizuki et supposée de Natsuki par quelques paroles. Le Nara tatoué savait que ce n'était qu'une plaisanterie, mais pour autant, les mots qui lui furent adressés – ou plus exactement, qui le visèrent – ne passèrent pas autrement qu'en travers de sa gorge. Difficile de savoir si c'était le ton, la manière, ou même tout simplement un soudain changement d'humeur, et qu'importe au final, l'allusion ne fit que récolter au Bras Droit du Rokudaime Kazekage un regard noir de la part du concerné. Ce dernier mit d'ailleurs plusieurs secondes à réaliser que s'il disposait de canons à magma à la place des pupilles, il aurait déjà réduit en cendres leur hôte, ainsi que tout ce qui se trouvait derrière. Il se ressaisit alors, abaissant son chapeau pour dissimuler sous le rebord ses yeux assassins.


« Ce ne sera pas de refus, la lumière du soleil est si intense ici avec la réverbération que j'en ai les yeux agressés. »


Malheureusement, il y avait avant d'entrer dans le Village Caché de Suna une série de questions à répondre sous un doigt inquisiteur, un moment que Natsuki redoutait. Mizuki lui avait confié qu'ils échapperaient de par leur statut d'invité à la vérification standard, mais cela n'ôtait pas le risque complètement... Coup de chance, ce n'était qu'une procédure d'identification basique : il pouvait espérer s'en sortir sans incident majeur.

Professionnel et impénétrable, il était resté imperturbable de l'annonce au début de son entretien dans la tente, où il n'avait au final rien à cacher sur les questions posées. Au contraire, il valait mieux laisser couler les émotions à ce moment là, elles ne faisaient que renforcer la véracité de ses propos. Il s'installa donc face à son détecteur de sincérité sur pieds, et posa son chapeau à côté de lui.


« Bonjour, je m'appelle Natsuki. »
annonça-t-il d'une voix sympathique avec un signe de la main.

Le Sunajin lui fit un sourire, puis se présenta aussi. Au moins il n'était pas austère, même s'il lui demanda de s'introduire à nouveau une fois qu'il lui aurait collé sa main sur le front. Nom, prénom, grade, et motif de la visite donc...


« Je me nomme Natsuki, du clan Nara. Au sein de la hiérarchie militaire de Konoha, je suis gradé Jônin . Quant au but de mon séjour à Suna... »


Il aurait aimé répondre qu'il était venu pour escorter Mizuki jusqu'au Village, mais cela ne répondait pas à la question. Il pouvait tout aussi bien dire qu'il n'avait du coup plus aucun but autre que celui de se tourner les pouces à Suna jusqu'à ce que sa protégée décide de rentrer à Konoha, mais il craignait que par conséquence, l'on le laisse dehors, au milieu du sable et des coyotes des steppes arides. Du coup, il ne lui restait que le prétexte en or que lui avait offert – comprendre '' imposé '' - Miko pour profiter de quelques jours de quiétude aux frais de la princesse.


« ...outre le fait d'avoir escorté Mizuki Aburame jusqu'ici, je suis venu récupérer la prothèse de main que mon Hokage a commandé au clan Saibogu. Et si demande de la part de la jeune demoiselle à mes côtés, pour donner de ma personne à la préparation et au bon déroulement de l'examen Chûnin qui aura lieu bientôt. »


Mensonge par omission, cela comptait ?

En sortant de la tente, il croisa Kibõ là où il l'avait laissé en entrant.


« Sir Kibõ... »
commença-t-il maintenant que toute trace d'animosité avait déserté son regard. « … j'ignore quel cadeau de bienvenue vous réservez à mes camarades, mais j'ai moi-même une surprise à votre attention, en remerciement pour votre accueil, ainsi que pour celui du peuple du Sable. Une surprise qui devra cependant attendre, aussi j'aimerai savoir : aurons-nous l'honneur de partager votre table ce soir ? »

Les bonnes relations – tout comme les empoisonnements – se faisaient autour d'un bon repas.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Sam 26 Sep 2015 - 10:05

Suna se profilait devant nous. Je m’étais faite une image sans doute erronée du village puisque dans mon esprit, Suna possédait ses ruelles médiévales pavées et étroites, des murs baignés de soleil et du linge bariolé suspendu à chaque fenêtre. Première fausse impression déjà, j’étais persuadée que le village était construit sur des collines, et qu’il n’était fait que de montées et de descentes. J’aurais sans doute esquinté 20 paires de chaussures, j’aurais sans doute eu une insuffisance pulmonaire au bout d’une semaine, mais au moins je me serais fait un fessier en béton. Mais non, apparemment Suna était plat. Première déception.

Mes deux compatriotes se plièrent aux volontés de l’homme qui se présenta sous le nom de Kibō. C’était donc lui, le bras-droit du Kazekage. Je ne l’imaginais pas du tout comme ça. Allez savoir pourquoi, j’imaginais un homme grand, hyper bronzé, torse-nu et aux muscles saillants. Kibō n’avait pas de muscles partout, n’était pas si grand et était habillé, arborant une chevelure blanc nacré qui était étrange pour un homme qui vivait dans le désert. Enfin, après tout, l’équivalent de cet homme à Konoha, c’était moi. On ne peut pas dire que je suis celle qui impressionne le plus – même si ma réputation de bourreau d’enfants me poursuit depuis que j’ai dit à l’un qu’il avait été adopté… En même temps fallait pas finir le paquet de bonbons alors que j’en voulais encore.

    - Mizuki Aburame, Chûnin de Konoha et assistante d’Hokage-Sama. Je suis envoyée pour préparer aux côtés de Kibō-kun l’examen Chûnin à venir.

Adressant un sourire à la personne qui avait posé sa main sur moi, je le laissai vérifier que je ne mentais pas. Un signe de tête à son supérieur indiqua que j’étais bien celle que je prétendais. Beaucoup de précautions étaient prises ici. Je ne doute pas qu’à Konoha, ce serait pareil, mais il aurait fallu un plan génial pour réussir à prendre nos trois identités, d’arriver pile au moment que j’avais désigné, avec la lettre qui me servait de laisser-passer… Et le tout à trois gradés de Konoha, dont une qui passe son temps avec l’Hokage. Le renforcement des sécurités aux portes du village ne signale rien qui vaille. Si le monde était réellement en paix comme il prétend l’être, pourquoi avons-nous tous besoin de se préparer de la sorte ?

Natsuki n’était pas mon meilleur ami, on ne se connaissait que depuis peu, mais j’avais un peu appris à le connaître depuis tout ce temps. C’était un excellent shinobi, l’un des plus éminents de Konoha, mais il avait un défaut conséquent : ses yeux étaient bien trop expressifs. En un coup d’œil, j’ai pu remarquer qu’il fustigeait notre hôte du regard, pour une raison qui m’échappait puisque j’avais trouvé Kibō très poli, répondant même à la demande que le Nara avait spécifiquement faite. Puis il me rappela au bon souvenir des sauterelles que j’avais dû nourrir à chaque arrêt. Quel doux souvenir. Je me demandai avec le recul si ce cadeau en était vraiment un ou si Natsuki voulait se payer la tête des Sunajins. Et Senwashi était fidèle à lui-même : calme et posé, sans un mot plus haut que l’autre, dans le respect le plus total de ses interlocuteurs et du protocole. Un exemple, en somme.

    - Je n’aurais personnelle qu’une seule requête : commencer le travail demain. Je dois avouer que je suis exténuée et affamée, et que je n’ai qu’une hâte : me retrouver devant un bon plat, sous une bonne douche et dans mon lit. Si tout pouvait se faire en même temps ce serait encore mieux.

J’avais vraiment dit ça ? A haute voix ? Je viens un peu de raconter ma vie, là. Dur.




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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Lun 28 Sep 2015 - 16:29



Les trois ninjas de la Feuille se plièrent à la demande de notre jeune héros, qui était en train de patienter en dehors de la tente, alors que ses invités passaient le contrôle d’identification. Le regard du Nara laissa perplexe Kibō, qui ne comprenait pas pourquoi Natsuki lui avait lancé un tel regard. Les céréales était une mauvaise farce de Mizuki, peut-être qu’il détestait ce produit ? Cette histoire devait être clarifiée, le bras droit du Kazekage ne voulait pas que la relation avec Konoha se dégrade pour des céréales, cela serait vraiment… stupide.

Un à un, les Konohajins sortirent de la tente et à voir, il n’y avait pas de problème – peut-être qu’ils avaient éliminé le contrôleur ? – le Nara fut le premier à adresser la parole à l’élève de Kioshi et sa haine disparu, comme s’il n’avait jamais jeté ce regard noir à notre jeune héros. Drôle de personne. Heureusement, le Chef du Midorhato avait gardé sa soirée de libre pour servir ses invités du mieux qu’il pouvait, il allait donc accepter l’invitation du Jônin.

      " Si ma présence ne vous pose aucun problème, j’accepte votre invitation. "

Cette réponse faisait allusion au regard lancé par le Konohajin, son invitation était peut-être une simple forme d’éducation, peut-être qu’il ne désirait pas partager sa table avec Kibō. Si Kioshi avait été là, il lui aurait répondu : comment désirez-vous partager la table, avec une scie ? Le bras droit du Kazekage fut tiré de ses pensées lorsque Mizuki cita quelque chose de plutôt étrange… manger, se doucher et dormir au même moment ? Le regard de notre jeune héros se leva, comme pour montrer qu’il était en train de s’imaginer la scène. Une Mizuki nue, mouillée, en train de mâcher dans son sommeil. Effectivement, c’était étrange.

      " Si vous trouvez une solution à cette idée Mizuki-chan, n’hésitez pas à m’en informer, je suis preneur ! "

Dit-il avant d’emboîter le pas vers un restaurant servant des plats typiques de la région.

      " Je me permets de choisir le restaurant, j’espère que nos spécialités combleront votre palais. Voulez-vous me donner vos affaires ? "

Ajouta-t-il, avant de jeter un regard par-dessus son épaule au trio, qui devait en avoir marre de transporter leurs affaires.  
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Mar 29 Sep 2015 - 19:47

Je fixai le shinobi chargé de l’interrogatoire droit dans les yeux, répondant clairement aux questions qui m’étaient posées. Celui-ci ne décela rien d’alarmant dans mes paroles ou ni même dans mon esprit puisqu’il me donna son approbation. Je retournai vers mes compagnons, à l’extérieur de la tente, croisant Natsuki-senpai à la sortie de celle-ci. J’attendis en compagnie de Mizuki-chan ainsi que de Kibō-san. N’Étant pas très bavard de nature, le silence régna sur notre trio en attendant le retour du Nara. Je ne pus m’empêcher de me demander quel genre de technique le shinobi du sable avait bien put user pour lire mes intentions. De ce que je savais, il fallait un contact physique avec la personne pour pouvoir établir le contact, mais ce qu’il lisait, comment il y parvenait, restaient tous deux un mystère. Il pouvait s’agir d’un équivalent Yamanaka, mais du Pays du Vent. Je n’avais jamais entendu de chose pareille, mais cela ne rendait pas la chose impossible. Il y avait au moins des dizaines de clans shinobis et la majeure partie d’entre eux m’étaient inconnus. Un mouvement à mes côtés me tira de mes pensées. C’était Mizuku-chan qui s’en allait elle aussi passé le petit interrogatoire.

Lorsque le Nara se joignit de nouveau à nous, il s’adressa aussitôt à notre hôte. Il avait lui aussi une certaine surprise pour lui, faisant probablement allusion aux céréales Captain Ukulélé mentionné tout à l’heure. Je me demandai de quoi il pouvait bien s’agir, autant les céréales que la surprise de Natsuki-senpai. Le Bras Droit accepta poliment l’invitation indirecte du Nara à se joindre à nous pour le repas du soir. L’Aburame profita de l’occasion pour formuler elle aussi une requête qui ne serait probablement un luxe. Un peu comme elle, j’avais moi aussi le voyage dans le corps. Je me vis allongé dans un bain d’eau tiède, les yeux fermé et la tête reposant sur une serviette repliée et un plateau d’amuse-gueule à portée de main. J’allais justement en fourrer un dans ma bouche lorsque le ton moqueur de Kibō-san me tira de mes rêveries, ajoutant qu’il serait lui aussi preneur pour une telle solution. Il se mit alors tranquillement en route vers ce que nous apprîmes être un restaurant, notre prochaine destination. J’avais justement une faim de loup.


- Avec plaisir, répondis-je au Sunajin. J’espère que vous avez de la bonne viande à Sunagakure no Satô, Kibō-san, ajoutai-je avec enthousiasme.

S’il y avait autre chose que j’aimais dans la vie, c’était bien la viande. Et le saké aussi. Auparavant, j’aimais la viande parce que c’était tout ce que je mangeais. Depuis mon arrivé à Konoha, toute fois, j’avais appris à apprêter ma viande de d’autres façon et avec autre chose aussi. On vint rapidement chercher nos bagages, qui étaient légères pour ma part ne se constituant d’un large sac de voyage ainsi que d’un grand sac à dos de voyage. Nous reprîmes finalement la route une fois toutes les bagages parties. Suivant le groupe du coin de l’œil, je passai la majeure partie du chemin à admirer l’architecture du village. Tous les bâtiments semblaient fait de sable, mais j’ignorais comment il pouvait prendre une telle consistance pour en faire des murs. À ma connaissance, le sable chauffé ne pouvait faire du verre, mais pas des murs, de toits et même des escaliers. Les villageois, contrairement à notre hôte, étaient en majorité de peau foncée, bronzé par le soleil quasi-permanent du désert. J’étais plutôt étonné de ne pas voir la totalité de la population avec la peau basanée. Kibō-san était une telle exception et il y en avait d’autres qui croisèrent notre route alors que nous nous dirigions sans doute vers le Centre-Ville de Sunagakure.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Mar 29 Sep 2015 - 22:01

Natsuki haussa un sourcil. Il était certain d'avoir dit '' aurons-nous l'honneur de partager votre table ? '' et non '' nous ferez vous l'honneur de partager notre table ? ''. Ce n'était pas vraiment une invitation qu'il avait proposé à Kibõ – plutôt l'inverse en réalité - , mais au moins cela lui révéla que rien de particulier n'était prévu pur eux ce soir initialement. Ce qui n'était pas plus mal, bien au contraire : il savait à quoi il aurait à s'en tenir. Et puis au final, l'important était surtout qu'ils dînent tous ensemble.

Il considéra l'offre d'avoir son bagage porté par un tiers, puis tapota son sac en bandoulière du plat de la main.


« Cela ira merci, il n'y a pas grand chose là-dedans. »


Vin ensuite la proposition d'être guidé au restaurant de spécialités du coin pour le repas du soir. Natsuki consulta sa montre, puis ses deux compagnons de route. Il fit le calcul en une poignée de secondes songeuses, et prit les devants.


« Peut-être pas tout de suite tout de suite, Sir Kibõ. Mes amis et moi avons fait une longue route, et comme vous pouvez le voir, le voyage ne nous a pas vraiment épargné : la crasse et la fatigue ne nous rendent pas présentables. Le mieux serait peut-être de légèrement décaler notre dîner tous ensemble. Conduisez-nous si vous le voulez bien à nos quartiers, de sorte à ce que nous puissions au moins déposer nos affaires, et nous débarrasser des affres du trajet sous une bonne douche – ou tout autre moyen destiné à laver le corps que vous avez mit à notre disposition. Comptons environ deux heures par égard pour la jeune fleur parmi nous, ce qui nous amènerait aux environs de... 21 heures 30. Est-ce que cela ne chamboule pas trop votre emploi du temps ? »
s'enquit-il.

Cela faisait très serré comme délais, mais il pensait pouvoir s'en sortir. L'ensemble se goupillait de façon peu naturelle, c'était dommage, mais Kibõ devait bien se douter de pourquoi : Natsuki avait besoin d'un peu de temps pour finir les préparatifs de son cadeau. Enfin finir, il fallait d'abord qu'il les commence...

Ils prirent donc la direction de leur logement pour le séjour, Kibõ à leur tête puisqu'il connaissait le chemin. Natsuki avait conscience qu'il infligeait à Mizuki un lourd supplice en la privant d'un repas immédiat, mais il compensait en lui offrant l'opportunité d'une douche et d'un lit, même si c'était pour peu de temps, et pas dans l'ordre souhaité. Il espérait que ce soit suffisant pour qu'elle prenne sur elle. C'était ce qu'elle faisait depuis une semaine, alors elle ne devait probablement plus être à cela près. Un peu plus un peu moins...

Comme annoncé dans le courrier, les trois habitations étaient accolées, mais les lieux de vie séparés : chacun avait son domaine sans communication directe avec celui des autres. Ils eurent droit à une rapide visite des locaux, suite à quoi Natsuki remercia Kibõ d'une poignée de main dont même le soleil ardent de Suna n'était pas parvenu à réchauffer les doigts glacés.


« Très bien, merci encore Sir Kibõ. Nous nous retrouverons donc vers 21 heures 30 au restaurant ? Je vais juste prendre les indications pour nous y rendre tout à l'heure, histoire de vous éviter d'avoir à faire un crochet par ici. »


Il mémorisa les coordonnées fournies, puis se tourna vers Mizuki tandis que leur hôte s'en allait.


« Si vous préférez plutôt vous reposer ce soir Mizuki, ne vous forcez pas à venir : je vous déposerai un plat emporté de là-bas. J'irai juste avec Senwashi, nous n'allons de toute façon pas nous éterniser. Puis-je récupérer cependant l’ingrédient que je vous avais demandé avant de vous laisser ? »


Bon nombre '' d’ingrédients '' s'agitaient dans le bocal qui avait servit à leur transport. Il les observa un instant à travers le récipient, satisfait de voir que la jeune femme s'en était bien occupée pendant le voyage, puis les rangea dans son sac le temps de gagner son propre domicile.


« Merci bien Mizuki. Senwashi, peut-être à ce soir ? »


La question s'adressait aux deux. Natsuki ne perdit pas de temps à découvrir son logement, puisque ce dernier était très similaire à celui de l'Aburame – et probablement du représentant des Gekei aussi – et gagna directement la cuisine, où tout le nécessaire était installé : gazinière, évier, réfrigérateur et mobiliers. Parfait. Il déposa sur la table tout ce que contenait son sac, c'est à dire un large classeur, un bocal, et la paperasse que lui avait donné Mizuki à Konoha. Il ouvrit le classeur, et en parcourra rapidement les différentes pochettes qu'il contenait. Chacune des pages était en réalité un sceau dans lequel il avait rangé toutes ses affaires pour les prochaines semaines. Certaines contenaient des vêtements, d'autres du matériel personnel comme des serviettes ou sa brosse à dent au cas où, et une poignée le nécessaire dont il allait avoir besoin pour la cuisine. Un coup d’œil à l'horloge murale lui rappela que le temps jouait contre lui. Il remonta les manches qu'il n'avait pas, se lava les mains jusqu'aux coudes, et se mit aussitôt au travail.

En moins de dix minutes, un visiteur impromptu aurait pu croire que cette cuisine était occupée depuis toujours par le Nara tatoué. Ce dernier avait en effet déjà prit ses aises, et éparpillé le matériel tiré de ses sceaux un peu partout où il en avait besoin. Le four allumé chauffait tranquillement pendant du lait importé de Konoha commençait à bouillir sur la gazinière. Natsuki gardait un œil circonspect dessus depuis son plan de travail, alors qu'il battait dans un saladier des œufs pour leur donner un texture crémeuse. Et sitôt que la première bulle éclata hors de sa casserole, il versa le lait dans le saladier, et ajouta du sucre dosé à l'oeil avec quelques gouttes de jus de vanille avant de mélanger le tout. Le fouet tournait à rompre le poignet d'un cuisinier aguerri, et agença le tout en une texture lisse et uniforme en moins de temps qu'il ne le fallait pour le dire. Natsuki tira alors d'un autre sceau une dizaine de ramequins, qu'il entreprit de remplir en y versant sa préparation. Il aligna les récipients sur un bain marine, et les enfourna sur thermostat six, tel que l'indiquait le livre de recette aux flans qu'il avait emporté.

Il s'essuya le front de l'avant-bras, et soupira. Cela faisait vraiment longtemps qu'il n'avait plus cuisiné, les gestes lui revenaient difficilement. Il pensait même qu'il n'aurait plus jamais à le faire, mais puisque Kibõ s'était plié en quatre pour répondre à leur demande – assez ridicule -, il valait bien la peine qu'il fasse l'effort. Il consulta à nouveau l'horloge, qui avait avalé trois quart d'heures depuis son dernier coup d’œil. Il était dans les temps, mais il ne devait pas trainer. Il enchaina.

Il fit expulser de son classeur une grosse casserole, qu'il remplit d'une huile de la même provenance, avant de la mettre sur le feu. Un autre saladier retrouva des composantes communes à son jumeau précédemment utilisé, à savoir du sucre et des œufs battu avec toute la violence qu'il s'efforçait de contenir en lui. Dans le mélange ainsi obtenu, il ajouta de la farine, de la levure chimique, et du lait – celui que Kibõ lui avait mit à disposition cette fois-ci. A ses côtés, l'huile commença à bouillir. Il était temps... Se tournant alors vers la table, Natsuki attrapa le bocal, et adressa une dernière paroles à ses occupants.


« Il est temps d'accomplir l’œuvre pour laquelle vous avez été grassement nourrit. »


Les sauterelles, probablement inconscientes du sort qui les attendait, se contentèrent de vaquer à leurs occupations habituelles. Natsuki plongea une main dans le bocal, et attrapa par le corps l'un des insectes qu'il enfouit aussitôt dans une boule de la pâte qu'il avait préparé. Le Tettigoniidae tenta de lutter contre son inhumation précoce, mais en vain : son fossoyeur était sans pitié. Une fois le sarcophage bien ajusté, il fut déposé avec une cuillère dans l'huile pour frire. Et petit à petit, la quantité de sauterelles diminua au profit d'une assiette de plus en plus remplit.

Au bout d'un moment, Natsuki créa un double de lui-même, à qui il donna quelques consignes. Ces dernières n'étaient pas vraiment nécessaire, puisque le clone sortait de l'esprit de son créateur, et savait donc déjà ce qui était attendu de lui, mais cela permettait aux lecteurs de savoir ce qu'il avait dans la tête.


« Bon, je te laisse la cuisine Natsuki bis, il faut que j'aille me doucher maintenant si je veux être à l'heure au rendez-vous, et je ne veux pas porter l'odeur de friture sur les vêtements de ce soir. Termine les beignets de sauterelles, et garde aussi à l’œil les flans que j'ai mit au congélateur pour accélérer leur refroidissement. A tout à l'heure. »


Le passage sur la toilette de Natsuki étant bien moins intéressant que celui de ses efforts investit en cuisine, il ne sera que cité sa déception en ayant découvert la salle de bain. Lui qui s'attendait à quelque chose de très ingénieux et avant-gardiste, il n'avait trouvé qu'une bête douche. Il se fit la remarque qu'il en attendait peut-être beaucoup trop de la part des Saibogu implantés en ville, et que ces derniers avaient peut-être mieux à fabriquer qu'une capsule de lavage corporel par ultrasons – par exemple.

Puisqu'il était à l'étranger, et surtout en vacances, Natsuki avait opté pour une tenue plus décontractée qu'à l'habituelle, lesquelles se résumaient jusqu'à présent à un ensemble T-shirt et pantalon unicolore sombres, sans motif ni logo. Pour ce soir, il avait enfilée celle que l'on voyait sur son avatar, à savoir un juste-au-corps d'un jaune terne sans manche complété par un veston noir tout aussi court et maintenu fermé par une ceinture bleuté. Son pantalon ocre un peu bouffant lui laissant une grande liberté de mouvement, et révélait le bas de ses mollets eux aussi tatoués. Il avait par contre laissé tomber les gants et la cape, mais gardé le chapeau et les bracelets histoire de rester dans le ton. Ce n'était pas typique de Suna, pour ce qu'il avait pu en voir, mais puisqu'il était ici en tant que touriste, autant assumer.

Spoiler:
 
Lorsqu'il retourna dans la cuisine, son double laissé aux fourneaux avait achevé de tout préparer. Les flans étaient disposés sur un plateau, et les beignets dans un panier. Il entreprenait de s'atteler à la vaisselle. L'original n'osa même pas imaginer la fatigue mentale accumulée lorsque son clone tombera à court de chakra, à plus forte raison qu'il avait besoin de l'aide d'un troisième lui-même pour la dernière phase de son plan. Le troisième en question se manifesta comme le second, dans un * pouf * sonore.


« Je vais partir dès maintenant pour le restaurant. Mieux vaut que j'y sois en avance pour m'arranger avec le cuisinier et déposer cela avant que Kibõ les voit, vu que ce ne sera plus vraiment une surprise le cas échéant. J'aimerai que tu préviennes Senwashi et Mizuki, si elle se sent le courage de venir aussi, et que tu les conduises au lieu de rendez-vous, vu que nous trois sommes les seuls à savoir où c'est vaguement. Ils nous reste une trentaine de minutes, cela devrait aller. »


Il recouvrit avec deux serviettes brodées avec l'emblème de Konoha ses plats, et quitta sa chambre d'hôte. Il déambula un peu dans le centre ville de Suna, demandant son chemin au besoin, puis trouva finalement le restaurant où Kibõ les attendra sous peu, si ce n'était pas déjà le cas. Il entra rapidement dans l'établissement, où il fut accueillit d'un froncement de sourcil par un serveur. Forcément, c'était très mal vu d'apporter de la nourriture dans un restaurant... Mais après quelques explications, lesquelles incluaient surtout le nom de Kibõ et sa réputation comme justificatifs, il parvint à faire passer son plateau et ses beignets du côté des cuisines.

Il ne lui restait plus qu'à ressortir, et attendre tout le monde.

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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Dim 4 Oct 2015 - 10:16

    - Je serais là, merci.

Je tendis à Natsuki ces merveilleuses petites sauterelles qui m’avaient accompagné chaleureusement et amicalement tout au long du voyage, heureuse d’enfin m’en débarrasser. J’ignorais ce que le Nara avait en tête, mais je crois que je ne voulais pas le savoir. J’avais d’autres préoccupations en tête, comme passer le seuil de la porte de ce qui allait être mes appartements. Je n’arrivais pas à comprendre comment il réussissait à être encore en forme. Personnellement, j’avais mal à des muscles que je ne connaissais même pas, mais lui ça va, il va s’amuser avec des sauterelles au calme. Même Senwashi semblait à l’aise (enfin, lui il triche, il vole. Moi aussi, hein, avec des plumes et un bec je ferais la même chose, ça va). Mais bon, je relativise. La vie est faite de hasards, ça pourrait toujours être pire. A quelques secondes près, ma vie aurait pu être complètement différente. Il s’en est peut-être fallu de peu pour que j’ai une oreille sur le front, que je sois manchot ou que je sois un poulpe. Ou les trois en même temps, vu que je suis de nature chanceuse (et là, je suis sûre et certaine que vous essayez de vous représenter le poulpe manchot avec une oreille sur le front, et la question pertinente qui émerge : « Mais comment un poulpe peut être manchot nom de Dieu ? » : c’est pertinent comme question, et il paraît que les gens sont frustrés quand ils n’obtiennent pas les réponses qu’ils attendent. C’est comme quand la fin des phrases ne se terminent pas comme ils le patate).

Genre par exemple : j’aurais pu être un éphémère. Tu sais, ces espèce de petits moucherons tous pourris qui vivent deux jours, voire moins s’ils éclatent dans les dents des ninjas qui passent de branche en branche en souriant comme des débiles (parce que certains, apparemment, kiffent sauter de branche en branche) ou s’ils rencontrent ces gens avec les techniques de Sioux : « L’approche silencieuse par derrière avec un magazine roulé en cornet ». C’est super triste. Surtout que ça fait des super traces sur la tapisserie. J’aurais pu aussi être rédactrice de blagues pour un bonbon célèbre (pas de pub, le CSA va être après moi après... Olala moi aussi je brise le quatrième mur, Natsuki-senpaï !), obligée de vivre la nuit pour éviter qu’on me lance des cailloux le jour, parce que j’aurais soûlé tout le monde à base de « Tu préfères quoi, manger des flageolets par les narines ou creuser une piscine avec tes dents ?’. J’aurais pu être un rouleau de papier toilette (non, je ne développerais pas), le sosie officiel de Miko Aburame, une femme à barbe, le neurone de certains ninjas bien trop célèbres à mon goût (pièce de collection), le troisième roi mage dont personne ne se souvient jamais du nom… Bref, finalement, ma vie de cassée en deux est pas si mal.

Surtout que la chambre était somptueuse. Trois pièces distinctes : une immense pièce à vivre, avec un coin cuisine équipée, un immense salon avec des fauteuils ; une salle de bain plus grande que ma maison, remplie de produits de soins apparemment créés sur place ; et une grande chambre spacieuse avec un lit qui aurait pu en contenir cinq comme moi, et qui m’appelait de toutes ses forces de ses draps blancs et soyeux. Raisonnable, je me dis d’abord que non, si je m’y mettais maintenant, on ne me reverrait plus pendant environ trois jours et demi, et que dans l’état où j’étais, les draps blancs n’allaient pas le rester longtemps. Je descellai mes affaires, sortant une robe blanche (comme ça. Et retenez cette image parce que je vais me faire la même coupe de cheveux) pour m’acclimater aux températures chaudes du villages (même si, maintenant que j’y pense, la température de la chambre était tout à fait convenable), et je me dirigeai vers la salle de bain, passant devant la table et y remarquant un joli bouquet de fleurs des sables, offert par le village, et du café, sur lequel un mot était inscrit et m’informant que j’en aurais besoin. J’eus un rire jaune, me disant que rien ne pourrait être pire que ce que j’accomplissais depuis un mois, et me dirigeai enfin vers la tant convoitée douche.

J’y suis restée, en toute honnêtement, plus d’une demi-heure, profitant de l’eau chaude sur mon corps, ‘m’endormant à moitié, bercée par les effluves des produits fruités Sunajins. J’aurais pu encore y rester des heures, mais quand même, hein, hé, oh, bon, voilà. M’informant de l’heure, je remarquai qu’il était déjà très tard et que je vous ai un peu mentis en disant « une demi-heure ». je viens de péter le budget « eau » de Suna, mais tout va bien. On dira que c’est pas moi. Je me coiffai (rappel : comme sur la photo) rapidement, et sortis de mon appartement (pfolala, ça fait tellement classe dit comme ça. « Mes appartements ». Lady Mizuki, quoi. Je l’ai toujours dit : je suis sûre à 99.9% d’être une princesse. Mais une vraie, hein, pas ces simulacres qui se disent princesse mais parce que ça fait cool et qu’on s’invente fille de seigneur du jour au lendemain), pour y retrouver le Nara qui m’attendait (enfin, un de ces clones, puisqu’il s’évapora en arrivant au restaurant, élégant). J’adressai un grand sourire aux trois garçons en arrivant : c’était ma première « réunion », officieuse certes, avec Kibo. Mieux valait que je ne foire pas tout dès la première soirée…




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Lun 5 Oct 2015 - 21:33

J’avais plus que hâte de goûter aux spécialités gastronomiques de Suna. Depuis que j’étais à Konoha, j’avais développé un intérêt pour la cuisine et c’était cette même passion qui m’avait poussé à répondre à la hâte au Bras Droit. Natsuki-senpai avait toutefois autre chose de prévu à son horaire semblait-il et déclina ainsi poliment l’invitation du Sunajin. Les points qu’il soulevait étaient tout aussi justes : j’avais les dernières semaines de voyages dans le corps et une bonne douche ne fera sûrement pas de tort. Kibō-san changea alors de direction et nous mena donc tous vers nos logements respectifs, convenant en chemin d’une heure de rendez-vous qui fut finalement fixé pour environ vingt-et-une heures trente.

Nous arrivâmes finalement aux logements, qui se trouvaient tous les uns à côtés des autres. Le Sunajin nous fit brièvement visiter les lieux : des appartements relativement chics, avec toutes les commodités ainsi qu’un petit balcon au deuxième étage qui donnait sur la rue avant et sur une partie du village. UN bel endroit, probalement réservé à la visite vu la propreté des lieux et le souci du détail qu’ils présentaient. Après s’être de nouveau retrouver devant les trois habitations, Kibō-san laissa les coordonnées du restaurant avant de nous laisser nous installer. Une fois le Sunajin disparut, le Nara récupéra aussitôt les fameuses sauterelles mentionné au début du voyage. Ce n’était donc pas une blague. Le terme « ingrédient » me laissa deviner ce qu’il comptait en faire et j’étais même plutôt curieux de voir ce qu’il allait en faire.


- À tout à l’heure, répondis-je au Nara qui me questionnait quant à me présence pour le dîner.

Il s’éclipsa alors rapidement dans son logement et je l’imitai rapidement après avoir salué l’Aburame, ignorant si j’allais la revoir d’ici demain. Lorsque je fus à l’intérieur, je commençai tout d’abord par installer mes bagages dans l’appartement. Je rangeai mes plusieurs vêtements de rechanges dans les diverses armoire et penderies de la chambre à coucher, laissant mes outils ninja dans mon sac de voyage. J’avais aussi amener avec moi quelques parchemins longs et courts avec mon encirer et ma plume, si jamais j’avais à écrire un quelconque rapport pour l’Hokage. Il me restait aussiu un petit peu de rations que j’entreposai aussitôt dans un petit réfrigérateur, gracieuseté des Saibogu. Je me rendis finalement vers la salle de bain, où je plaçai mes divers objets de toilettes. Une fois installé, il était de passer à la douche.

Me trouvant déjà dans la salle de bain, je fis aussitôt couler l’eau chaude puis sautai sous les jets d’eau quasi-bouillante qui recouvrit mon corps tout entier de frissons. Je voyais l’eau brune au fond de la douche alors que je ne faisais que passer mes mains sur mon visage. Elle prit une couleur encore plus foncer lorsque je j’agitai ma tignasse sous l’eau, démêlant de mes doigts les mèches de cheveux qui était collées les unes aux autres. Je saisi finalement mon savon puis commençai à me laver. Lorsque les robinets s’éteignirent, quelques dizaines de minutes plus tard, j’étais propre comme un sous neuf. Je m’essuyai avec une serviette agréablement douce puis, la passant autour de ma taille, je me dirigeai vers la chambre à coucher ou j’entrepris de m’habiller pour la soirée.

J’ouvris d’abord la penderie où je pigeai un pantalon beige, une chemise jaune crème ainsi que ma longue veste verte Chûnin qui s’empilèrent tous sur mon bras libre. Faisant un détour pour déposer le tout sur le lit, je passai par la commode de linge puis, ouvrant un des tiroirs, je pris une paire de bas long et de sous-vêtements que j’enfilai aussitôt. Je me rendis ensuite vers le lit puis enfilait mes vêtements les uns après les autres. Maintenant presque prêt, je fis un dernier détour vers la commode pour cette fois ouvrir un deuxième tiroir, qui lui contenait mes ceintures ainsi que mon bandeau de tête. Je saisi d’abord la longue bandelette qui me servait de bandeau puis fis plusieurs tours autour de ma tête pour dégagez mon visage de mes cheveux. Je pris ensuite ma ceinture rouge que j’attachai à ma taille puis je passai mon ceinturon en cuire par-dessus. Je ne pris toutefois pas la peine de prendre ma dague, n’y voyant pas d’utilité pour ce soir. Je n’étais pas démunie sans elle non plus.

Spoiler:
 

Je sortis finalement de la salle à coucher puis me dirigeai vers le salon, où je m’assis quelques instants et décompresser. Je fus toutefois déranger quelques secondes à peine après m’être installé par quelqu’un qui cognait à ma porte. Je me levai un peu à contre cœur, me doutant déjà un peu de qui il pouvait s’agir. Il s’agissait bel et bien du Nara, me saluant tout d’abord puis me demandant ensuite si j’étais prêt à partir.


- Je vous suis, répondis-je après un hochement de tête à l’affirmative.

J'enfilai donc mes bottes puis, une fois la porte fermé derrière moi, il me guida donc vers le restaurant en question, marchant dans les rues devenus sombres de Sunagakure. Après plusieurs minutes de marches, nous nous arrêtâmes finalement devant un drôle d’établissement que je déduis être le restaurant. Cet alors que la Nara tatoué qui se trouvait à mes côtés se dissipa soudainement, me laissant maintenant seul dans la rue. J’entrai alors sans plus attendre puis fut accueillis par un serveur qui me demanda aussitôt de le suivre. Je le suivis donc et tombai finalement sur Natsuki-senpai ainsi que Kibō-san, assis à une table en attendant patiemment. Nous fûmes finalement rejoints par l’Aburame quelques minutes à peine plus tard, complétant la tablée pour la soirée.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Mar 6 Oct 2015 - 10:50



Kibō profita de rentrer également chez lui pour se rafraichir et se reposer un instant. Il avait rarement l’occasion de profiter d’un peu de répit, jamais il n’aurait imaginé qu’un bête examen puisse prendre autant de temps et d’énergie. Tout compte fait, il prit carrément une douche. Cette soirée était une occasion rêvé pour renforcer des liens superflues entre les deux villages et il se devait d’être présentable, afin de mettre toutes ses chances de son côté. La relation entre Konoha et Suna était étrange, ils étaient en bon terme, mais il y avait très peu d’interaction entre les deux villages, c’était comme si aucune alliance n’existait et que cet accord était en place uniquement pour s’assurer que ni l’un, ni l’autre n’attaque. Un lien inutile en somme.

Notre jeune héros ressortit de sa demeure en endossant sa tenue traditionnelle, il ne voyait pas cette soirée comme une sortie entre amis, mais comme un repas professionnel. Le restaurant n'était pas très loin de ses appartements, mais il avait tout de même pris de la marge pour ne pas arriver en retard. En tant que hôte, il se devait d'arriver en premier sur les lieux et attendre ses invités. Le bras droit du Kazekage avait fait le nécessaire pour disposer d'une salle à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes, il ne voulait pas que l'animosité de la salle principal vienne perturber leur discussion. Le Chef du Midorhato arriva avant tout le monde et alla directement s'installer, il voulait s'assurer que tout soit correctement préparé. Une table ronde avec plusieurs services, serviettes, verres et bougies résidaient sur la table munit d'une belle nappe blanche. L'eau était déjà disposé sur le meuble, il était très important de s'hydrater, surtout à Suna.

Les trois Konohajins débarquèrent dans la salle privée, Kibo se leva et congédia le serveur. Il pria ses invités de s’asseoir avant de reprendre place sur son siège. Les menus étaient déjà présent sur chaque place, le trio était libre de prendre ce dont ils voulaient.

      " Avez-vous appréciez vos logements et leurs conforts ? "

Demanda-t-il.

      " Si vous avez une quelconque réclamation, n'hésitez pas à m'en faire part. "

Le second du Yamada referma la carte et la déposa sur la table, il avait fait son choix.

      " Quelles sont vos premières impressions de Suna ? "

Questionna-t-il, il était important d'avoir un retour sur ce type d'information, le village pouvait être amélioré et c'était l'occasion rêvé d'avoir un avis externe.

HRP:
 
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Mer 7 Oct 2015 - 17:22

Le serveur avait à peine disparut avec ce que lui avait donné Natsuki que Kibõ sortit d'une salle du fond du restaurant. Il le dévisagea alors un instant avec naturel, puis sourit.

« Il semblerait que nous soyons deux à être venu en avance. »


Et c'est ensemble qu'ils gagnèrent la salle privée que le Conseiller avait réservé pour eux. L'établissement était en vogue, la pièce principale plutôt remplit, mais malgré leur décision tardive de manger tous ensemble, le Bras Droit du Kazekage avait pu leur avoir cette table personnelle à l'écart. Il n'y avait pas à dire, le pouvoir, c'était franchement pratique lorsque l'on savait en profiter. Néanmoins, ce n'est pas la première chose que Natsuki remarqua. En passant à côté de son hôte vêtu à la tradition de Suna – il supposa -, il ne pu s'empêcher d'humer l'air un instant : Kibõ sentait bon. Il avait dû prendre carrément une douche, la base de tout pour renforcer des liens superflues entre deux Villages Cachés. Le jeune homme avait décidément pensé à tout, il n'avait clairement pas volé son poste de Conseiller.


« Il y a de l'encens ? »
questionna simplement Natsuki pour se couvrir.

Il prit place sur la chaise qui lui fut indiquée, et constata que même au niveau du service, les petits plats avaient été mit dans les grands. Outre les bougies qui feraient se poser de nombreuses questions à un visiteur impromptu qui découvrait par mégarde Kibõ et Natsuki à table en tête à tête autour de chandelles, la tables disposait de nombreuses serviettes aux pliages aussi esthétique qu'improbable et complexe présentées à chaque place assise. Un ensemble de verres de taille et de forme différente laissait supposer que chacun était conçu pour accueillir un type de liquide particulier, et qu'il serait probablement très mal vu de verser de l'eau dans celui à pied par exemple. Formé aux règles de la bienséance, mais très rarement utilisées, Natsuki se disait qu'il s'en sortira très bien en commandant une limonade plus tard, qui lui sera servit directement dans le verre approprié. Un motif finement ouvragé ornait le cœur des assiettes, et ces dernières étaient individuellement entourées par davantage de couverts que n'en possédait la mère du Nara tatoué dans son placard. Et enfin, la nappe blanche qui recouvrait la table ronde assura assurément la compétition entre les futurs attablés, à savoir qui aura la portion restée la plus propre à la fin du repas.

Natsuki, qui n'était pas habitué à être reçu comme un invité de marque, se demandait si autant était nécessaire. Après tout, Mizuki, Senwashi et lui n'étaient pas des ambassadeurs, juste des collaborateurs pour un événement international... Et puisque l'on parlait des loups, deux flash d'informations mentales lui apprirent suite à la disparition de ses doubles que les deux derniers invités arrivaient. Le Gekei ailé fut le premier à entrer, dans une tenue qui alliait l'élégance militaire à la rigueur vestimentaire mondaine. Et pour peu que les yeux des spectateurs ne soient pas attirés par les ailes, ils tombaient invariablement sur l'arrogante poitrine toute en muscles mise en valeur par sa chemise ouverte. Et le Volatile n'avait clairement pas à en rougir.

Mizuki à l'inverse avait abandonné tout l'aspect shinobi de sa garde robe. Que ce soit par sa coiffure, ses vêtements, ou les principes actifs magiques de l'eau de douche de Suna, la demoiselle était méconnaissable. Lui qui ne l'avait jamais connu autrement que comme une larbin surexploitée, Natsuki la découvrait aujourd'hui en tant que femme. Sa robe immaculée épousait à la perfection ses courbes, et à l'instar de son avatar, ne révélait pas grand chose mais laissait beaucoup supposer.

Le quatuor maintenant complet, chacun prit sa place, puis son menu. Natsuki pour sa part ne perdit pas vraiment de temps, puisque tous les plats étaient les mêmes pour lui. Il sélectionna donc au hasard un menu pas trop cher, qu'il apprit plus tard être hautement toxique si mal préparé par le maître cuisinier. Avec sa limonade notée dans un coin de la tête, il avait l'esprit libre pour répondre aux questions de Kibõ.


« J'avoue ne pas avoir eu le temps d'éprouver réellement le confort de l'appartement que vous avez mit à notre disposition, mais je ne pense pas que je m'y sentirai à l'étroit durant les prochaines semaines. »


Il n'allait de toute façon pas se plaindre, c'était le rôle de Mizuki cela.


« Quant à vous donner nos premières impressions sur Suna, eh bien... »


Que pouvait-il répondre ? Il avait vu la porte d'entrée, du sable, des rues, son logement, d'autres rues et un restaurant. S'il était possible qu'il en fasse un descriptif complet, il doutait en revanche que cela soit intéressant à entendre, surtout pour quelqu'un qui voyait cela au quotidien.


« Je pense que Mizuki sera la plus à même de vous le rapporter. C'est elle qui a le plus profité du voyage jusqu'à ici après tout. Mais pour ma part, même si ce n'est pas ma première visite ici, Suna est très loin d'être une déception. L'accueil des shinobis alliés y est toujours aussi chaleureux... »


Même si c'est le soleil qui fait la plus grosse part de l'effort.


« … et même si le Village a un peu évolué depuis la dernière fois - l'immense trou dans la muraille que vous avez comblé par exemple -, il a conservé cette architecture unique qui le caractérise et qui fait son charme. Après, j'y porte un intérêt particulier probablement uniquement car je n'ai pas souvent l'occasion de venir. J'imagine que pour vous, la beauté du Sable est diluée par l'habitude. Le même effet se ressent à Konoha. »


Qui voyage témoigne autant d'intérêt pour l'endroit qu'il visite que de désintérêt pour celui qu'il quitte.


« Cela dit, en souvenir à emporter de mon séjour, j'apprécierai avoir l'occasion de visiter l'un des oasis célèbres du Pays du Vent. Je me doute bien qu'ils ne sont pas aussi beau que ceux que l'on trouve retouchés sur les cartes postales, mais je n'ai encore jamais eu l'opportunité d'en voir un véritable. Mais cela attendra probablement la toute fin de l'examen Chûnin. Mizuki et votre équipe allez avoir beaucoup de travail dans les temps à venir, et moi je ne compte pas quitter le Village : je tiens à rester disponible à tout instant dans l'hypothèse où les savoirs de mon clan pourraient vous être utiles. »


Il n'insista pas davantage sur le sujet de l'examen : il se doutait bien que c'était confidentiel, et n'importe comment, sa fiche de paye ne comprenait pas de mention '' extra '' pour tout ce qu'il pourrait bien faire entre le moment où il livrait Mizuki à Suna et celui où il la redéposait à Konoha.

Un serveur s'annonça pour prendre les commandes.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Sam 10 Oct 2015 - 4:03

Lorsque j’entrai dans la salle privée loué par le Bras Droit, le serveur s’éclipsa aussitôt. Je salai les deux shinobis puis pris place à mon tour à la table. Une tablée à l’apparence très sophistiquée m’attendait sur la nappe blanche immaculée. Plusieurs cuillères et fourchettes accompagnait deux assiettes de dimension différente. J’espérai que ma confusion ne parut pas trop, mais je n’avais jamais rien vu de telle. Mon attention fut toutefois attirée ailleurs lorsque je vis du coin de l’œil l’Aburame entrée à son tour. Après une brève tournée de salutations, elle prit elle aussi place à table et nous pûmes finalement consulter le menu. Je feuilletai rapidement le menu pour voir ce qu’il avait à offrir et j’y trouvai en général les mêmes types de mets qu’à Konoha. Il semblait aussi y avoir une bonne sélection de saké, certaines que je ne connaissais pas et qui avait aussitôt piqué ma curiosité. Je consultai finalement le menu plus en détail pour me rendre compte que beaucoup des plats du menu m’étaient inconnus.

Je m’attardai plus particulièrement à la carte des sushis, mais fus rapidement interpellé par Kibõ-san qui nous demandait comment nous trouvions nos logements, ainsi que Suna en général par le fait même. Pour ma part, l’appartement qui m’était attribué me convenait amplement. L’intérieur était chic et la vue du balcon avait l’air bien. Ce fut le Nara qui prit la parole le premier après quelques instants à peine de réflexion. Il avait probablement déjà tout analysé en une simple promenade. Tout comme moi, son logement semblait lui plaire. Quant au village, il sembla hésité quelques instants pour au final habilement dévié la question sur Mizuki-chan, assurant au Sunajin qu’elle serait bien plus apte à répondre à cette question. Je sentais toutefois un peu de sarcasme dans sa voie. Consultant toujours le menu, j’écoutai en arrière-plan le Nara expliqué s vision du village caché du sable. Une fois mon choix fait, je consultai ensuite la carte des alcools. Tout bon repas qui se respectait s’accompagnait d’alcool, c’était une devise personnelle. Le serveur intervint pile au bon moment avant le silence malaisant. Il prit alors nos commandes chacun notre tour.


- Pour moi, ce sera un plateau de nigiri et de sashimi comme repas et les brochettes de crevettes sautés à la thaï épicé en entré, s’il vous plait. Serait-il possible aussi d’avoir une bouteille de saké Hayabusa ainsi que quatre tasses?

Le serveur m’assura qu’il en serait fait ainsi puis s’en alla une fois toute les commandes prises. Je pris une gorgée d’eau qui nous était offert d’office, surtout avec la chaleur permanente puis pris alors la parole.

- L’appartement est effectivement très spacieux. J’aime particulièrement le balcon du deuxième étage. Ça me fait d’ailleurs penser que je voulais vous demander, Kibõ-san, s’il me serait permis de pouvoir voler librement sans avoir à m’expliquer à tout coup à gardes Sunajins.

Le serveur revint de nouveau, avec les commandes de breuvages de tout le monde. Il attribua à chacun une petite tasse de saké puis trempa la bouteille décapsulée dans un seau d’eau bouillante sur une petite table apportée spécifiquement à cet effet. Il repartit aussitôt les verres déposés devant chacun avec une brève révérence. J’attendis quelques minutes le temps de le réchauffer puis je me servis une tasse à moi-même d’abord puis en offrant aux autres.

- C’est un très bon cépage, reconnu à travers Yuukan, insistai-je.

Ce fut ensuite le tour des entrés d’être servis, pour ceux qui en avait commandés bien sûr. J’avais pour ma part une assiette avec trois petites brochettes de quatre crevettes chacune. J’avalai ma première crevette avec appétit, savourant la sauce thaï épicé à souhait. La discussion fut légère, racontant chacun une petites histoire de voyage ou alors débattant sur l’affinité la plus efficace selon chacun. Le saké coula évidemment assez abondement, ayant déjà traversé environ la moitié de la bouteille lorsque les plats principaux arrivèrent. Une planche de bois apparut alors devant moi, recouverte jusqu’au dernier centimètre des nigiri et de sashimi. Il y en avait au saumon cru et fumé, au thon rose et rouge, au crevette et bien d’autre. Certains d’entre m’étaient totalement inconnue et était donc une découverte pour moi. Se souhaitant alors tous bon appétit, je saisi mes baguette puis m’attaquai aussitôt à mon plateau.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Mer 21 Oct 2015 - 20:40

En arrivant et en m’asseyant autour de la table, j’ai pu remarquer que j’étais la seule fille autour de trois autres garçons (pertinente comme remarque, et tu notes aussi judicieusement que j’ai attendu le soir pour me rendre compte de l’absence de femelle dans mon entourage Sunajin – on remercie mon cerveau). Je frôle le Comatus Suifatigus, alors en les écoutant parler et histoire de pas décéder entre le poisson et le fromage, je réfléchis – mais rien à voir avec leur conversation, l’examen, ou même un quelconque sujet philosophique, il faut pas déconner. J’ai réfléchi aux avantages d’être une fille dans la vie, et finalement, je me suis rendue compte que c’est tout aussi chiant que d’être un garçon. Par exemple, si t’es une fille, et bien t’as le droit d’être nulle en sports. De toute façon, on te fera tout le temps jouer sous-défenseuse, un poste clé dans la réussite d’un match qui consiste à rester à trois mètres du but, debout, à contempler le gazon. Si t’es un garçon, t’as le droit de faire pipi debout et de te mettre torse nu quand t’as chaud. Et ça, ça n’a pas de prix : parce que t’as aussi le droit de le faire en étant une fille mais c’est quand même vachement plus dangereux. Le garçon a le droit de porter le même pull pendant deux semaines puisque jamais personne ne fait attention à tes vêtements. Et en plus tu peux tenir quatre mois sans shampooing, juste avec un pot de gel. Par contre si t’es une fille, tu peux être chiante au moins cinq jours par mois sans qu’on ne te dise rien, et t’as même le droit de t’extasier devant tout et n’importe quoi, du dernier artiste à la mode à un trombone, personne ne trouve ça flippant. Si t’es un garçon t’as la chance de pouvoir voir un pote sans avoir peur qu’il te prenne la tête avec ses histoires d’amour passionnantes ou sa dernière paire de ballerines « trop mignonnes ». Et si t’es ni une fille, ni un garçon, tu peux porter plainte contre tes parents.

Enfin, comme vous pouvez le voir, des réflexions pertinentes et passionnantes qui changeront sans doute la façon du monde et de l’humanité. Ghandi, prends garde à toi (Mais si je t'aime, si je t'aime, prends garde à toi ♫… Hum je divague – vague MOUARF MOUARF). Il fallait tout de même que je m’intéresse à la conversation qui se déroulait devant moi. Malgré la tête qui tournait et la pâleur de mon visage, je remis mes cheveux en place et souris à notre hôte, répondant à mon tour une fois que Natsuki et Senwashi avaient terminé leur propre discours.

    - Il fait chaud, et c’est différent de ce dont j’ai l’habitude. Mais je suppose que ce n’est qu’une question de temps avant de s’habituer. Le village a beaucoup de charme.

En m’entendant parler, je me rendis compte que je n’avais pas réellement fait de compliments. En gros, je disais « Ton village manque de fraîcheur et je préfère Konoha, mais j’ai vu des abribus super funs ». Mais loin de moi l’idée de vexer qui que ce soit : la fatigue me fait un peu dire n’importe quoi. Suna était très sympa. Mais je me voyais mal partir dans une longue tirade dramatique du genre : « Suna, cette glorieuse cité cosmopolite, regarde ! Carrefour des civilisations, hôtesse orgueilleuse de peuplades fascinées, regarde ! ». Ca ferait trop poétesse et surtout faux. Puis je trouve que c’est malpoli de poéter en public (je m’excuse auprès de toutes les personnes venant de lire cette blague, et je promets de rembourser tous les frais d’ophtalmologiste liés au saignement des yeux qui s’en est suivi).

    - Quant à la chambre, je ne pouvais rêver mieux. Elle dispose de tout ce dont on a besoin et même plus encore. D’ailleurs, merci pour les fleurs, elles sont splendides.

Un peu trop de bonne humeur pour la chambre, cela dit. Il faut dire que cette coquine me faisait de l’œil, et que je n’avais qu’une hâte : la retrouver. Mais je devais faire honneur au rôle qui m’étais ce soir incombée. Accueillant mon thé glacé avec bonheur, je bus une grosse gorgée fraîche qui me réveilla un tant soit peu. Je commandai mon plat : une simple viande rouge accompagnée de légumes et de pommes de terre (on oubliera les spécialités locales pour ce soir), qui arriva plutôt rapidement : avoir le bras-droit du Kazekage en notre compagnie pouvait s’avérer utile, parfois. Plus vite mangé, plus vite rentré.

Je me rendis tout de même compte (pas bête la mouette (PUTAIN MAIS ARRÊTEZ MOI)) du fait que je n’avais pas beaucoup parlé lors de ce repas, laissant les hommes discuter entre eux tels des mâles virils laissant de côté la pureté féminine que je représentais. Une fois qu’un petit blanc s’installa, j’en profitai pour m’engouffrer dans la brèche et lancer un sujet de conversation à propos de ce qui nous amenait ici : l’examen Chûnin.

    - Et sans entrer dans les détails fastidieux qu’on réglera à partir de demain, vous pouvez déjà nous dire ce qui est prévu en termes d’organisation pour l’examen ? J’entends par là : les moyens mis en œuvre, les effectifs, comment Suna va gérer le flux de personnes qui vont être attirées par l’examen, les infrastructures…

Je pense sincèrement que, pour le coup, ce sont des « détails » qui intéressent Natsuki et Senwashi… Et la sécurité du village dans lequel nous nous trouvons est un de ces détails primordial qui permet de jauger du sérieux de l’hôte.




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Lun 2 Nov 2015 - 18:15



Les sujets de discussion étaient différents des personnes. Natsuki demandait une visite touristique des Oasis, Senwashi voulait une autorisation pour… voler et Mizuki parla directement de l’examen, comme si cet évènement n’allait pas les occuper durant les prochains jours. Et Kibō, de quoi voulait-il parler ? Travail, hobby, météo, sexe ? Son regard se porta sur la jeune demoiselle qui abordait une toute nouvelle apparence comparé à celle de son arrivée à la Voie Illusionnée. Notre jeune héros devait être le plus jeune autour de cette table ou peut-être que l’Aburame l’était, il avait un doute, mais une chose était sûre, les deux autres étaient plus vieux.
      - Quel âge avez-vous Mizuki ?
Non pas que l’âge des hommes ne l’intéressait pas, mais il n’arrivait pas à déterminer celui de la jeune fille et cela l’agaçait. Et puis bon, ils allaient travailler en étroite collaboration, alors autant en apprendre plus sur celle qui le secondera durant ces prochains jours. Son regard se détacha de la demoiselle et se porta sur le Nara, qui souhaitait voir une oasis et vraisemblablement prendre du bon temps.
      - Je peux vous organiser une sortie pour une de nos fameuses oasis, mais comme je serais très occupé, quelqu’un d’autre vous accompagnera, j’espère que cela ne vous dérangera pas.
Voulait-il être accompagné par une fille ? Il y en avait passablement au village et elles étaient particulièrement belles, malgré des caractères plutôt forts. Oniri, Yami, Tsukiko, etc. Il y en avait des femmes, il avait l’embarras du choix, même si un de ces choix pouvaient contrarier l’élève de Kioshi, nous parlons évidemment de la Saibogu. Enfin bref, au tour du Gekei à présent, mais le second du Yamada prit la parole uniquement après avoir bu une gorgée du breuvage proposé par le Konohajin.
      - Vous pouvez sans autre voler, les villageois sont habitués à voir des choses étranges à Suna, mais tachez tout de même à préserver la vie privé des habitants, c’est tout ce que je vous demande.
Les plats arrivèrent et le repas pu réellement commencer. Cependant, le Sunajin n’avait toujours pas répondu à l’unique femme présente entre eux et il aurait dû commencer par elle, sa réputation de gentleman allait en prendre un coup.
      - Mizuki, nous parlerons de l’examen dès demain, profitez de la soirée, car vous n’aurez probablement plus de temps libre jusqu’à la fin de l’examen, voyez cette soirée comme votre dernière avant bien longtemps.
Quelle sera sa réaction ? Sa conscience professionnelle prendra le dessus ou son jeune âge cédera à la tentation, dans un cas comme dans l’autre il y avait des points positifs et négatifs que notre jeune héros prendra en compte pour leur futur coopération.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Mer 4 Nov 2015 - 19:49

La discussion allait bon train, et Kibõ se débrouillait plutôt bien pour répartir son attention et assurer le dialogue avec ses trois invités. Il devait avoir l'habitude en même temps, entre les réunions et les exposés qui incombait à son statut. Il questionnait et répondait tour à tour à ses interlocuteurs au fur et à mesure que les sujets s'amenaient. Il parvint même à poser à Mizuki le genre de question qui en soulève beaucoup d'autres muettes dans l'esprit de ceux qui l'entendent, qu'ils soient le destinataire ou non. Des regards aussi entendu et amusés que l'on pouvait se le permettre avec le Bras Droit d'un Kage s'échangèrent entre les convives originaires de la Feuille – surtout ceux avec des organes servant à la production de testostérone.

Natsuki avait terminé son assiette, se demandant s'il aurait apprécier ce qu'il venait de manger s'il possédait encore son sens du goût. Pour l'heure, il devait se contenter de la texture... Le serveur passa entre deux sujets de conversation – la visite touristique d'un oasis avec un guide pas trop bavard et la hausse des parts de marcher des entreprises productrices de crème solaire depuis l'annonce de l'examen Chûnin international – et commença à débarrasser. C'est à cet instant que le Nara Tatoué lui demanda de garder la carte des desserts qu'il avait déjà préparé dans un coin, et de leur apporter ceux qui étaient convenu avec le chef de la cuisine. Natsuki tourna ensuite son attention vers Kibõ, et s'expliqua.


« Il s'agit du fameux '' présent '' pas encore présentable dont je vous avais fait mention lors de notre arrivée à Suna plus tôt cette journée. Mizuki m'avait fait part du contenu de votre dernière lettre, dans laquelle vous exprimiez ne pas savoir quelle spécialité du Pays du Feu vous pourriez demander que l'on vous ramène – plus ou moins. Cela aurait d'ailleurs été plutôt difficile d'exporter un plat de chez nous encore comestible après avoir franchi la distance qui sépare nos deux Villages, j'en conviens. C'est pourquoi je me suis permit d'emporter avec moi le nécessaire pour les confectionner ici-même, au Pays du Vent. Vous l'aurez comprit, j'ai mit à profit notre temps de repos avant ce rendez-vous pour préparer deux desserts typiques de Konoha. »


L'aspect '' typique de nos régions '' tenait davantage des ingrédients utilisés plutôt que de la façon de les préparer, mais personne ne s'intéressait à ce genre de détails.


« Je remercie d'ailleurs votre attention de nous avoir logés dans des studios munit d'une cuisine, vous m'avez fait gagner un temps précieux et évité bien des efforts à courir à la recherche d'un four fonctionnel. »


Il avait emmené beaucoup de matériel dans son sac, mais pas de mini-four portatif... Le serveur arriva avec un large plateau tenu à deux mains, sur lequel reposait la dizaine de ramequins répartit en deux lignes, et le déposa au centre de la table avant d'y ajouter le panier d'osier qui pendait à son bras. La disposition fait par la maison était du plus bel effet.


« Voici donc notre cadeau de remerciement à tous les trois. »


Il s'engageait un peu vite dans l'affaire, puisque c'était surtout son idée, et qu'accessoirement, les deux autres n'étaient pas au courant. Après tout, ils n'avaient présentement sous le nez que du flan, et des beignets. Un peu chiche, comme dirait l'autre. Peut-être qu'un exposé les enrobera mieux.


« Sur ce plateau, vous avez du flan. Ce n'est pas un dessert typique de Konoha, mais je l'ai fait à partir de lait de cerf, un ingrédient particulier très utilisé par mon clan. Il donne un goût sauvage très singulier au plat, ce qui peut être déstabilisant au palais lorsque l'on a pas été élevé avec cela. »


Mit conjointement avec l'aspect, la couleur et la forme du breuvage, c'était surtout son nom qui déstabilisait le premier venu – ou qui donnait lieu à une série de blagues de mauvais goût tournant toujours autour du même thème. Pour les Nara, qui savaient qu'il s'agissait juste de lait de biche biologiquement parlant, c'était surtout le plaisir de donner à leur boisson un ton plus... cornu auprès des étrangers.


« Concernant les beignets, il s'agit d'une recette traditionnelle à base de sauterelles cuisinée d'une façon dont même à Konoha, vous n'aurez plus l'occasion d'en manger aujourd'hui : cette méthode a été interdite il y a huit ans, lors du Grand Conflit du clan Aburame. En effet, la technique originale veut que les sauterelles y soient cuit vivantes, de sortent à libérer un goût bien plus intense à chaque bouchée – un fait avéré. Cependant, la branche dissidente du clan Aburame a obtenu gain de cause pour que les insectes utilisés dans leurs recettes soient tués dans le respect et la dignité d'un être vivant. »


La présence de Mizuki dans les parages lors de son aveux ne fut même pas relevé : lui non plus ne s'intéressait pas à ce genre de détails.


« Profitez-en donc, c'est une occasion unique. Bon appétit. »


L'honneur revenait à l'hôte de se servir le premier.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Mar 10 Nov 2015 - 18:36



Le présent, ici, au plein milieu du souper ? Mais les explications arrivèrent bien assez rapidement pour éviter que notre jeune héros fasse un scandale, car on venait de lui retirer son dessert. Le cadeau des Konohajins était donc un plat typique de chez eux, enfin, le premier dessert était un flan et le deuxième était un plat interdit ? Voilà qui devenait intéressant. La manière de réaliser ce dessert posait problème, notamment aux Aburame et là, le regard du Sunajin se tourna vers Mizuki pour voir sa réaction.

Après les explications de Natsuki, il était tant pour le bras droit du Kazekage de goûter à ces mets spéciaux. Il n’en avait jamais mangé, même pas lorsqu’il était à Konoha pour rendre visite à… Enfin bref, passons. L’élève de Kioshi découpa soigneusement quatre part de flan et inséra des beignets dans chaque plat, il n’allait tout de même pas manger tout ça seul, si ?

      - Je me lance, j’espère qu’il n’y ait pas de poison.
Dit-il ironiquement. Cependant, ils auraient très bien pu mettre un produit spécial dans le gâteau pour tuer le bras droit du Kazekage, mais dans quel but ? Les Shinobis de la feuille n’avait aucune raison de faire cela ou du moins, c’était ce que pensait Kibō. Notre jeune héros planta sa petite cuillère dans le flan et l’apporta à sa bouche pour en découvrir le goût. Cet aspect sauvage dont faisait référence le Nara ressortait plutôt bien, ce n’était pas ce que préférait le Sunajin, mais étonnamment ce dessert se mangeait facilement.

Vint ensuite le tour des insectes, le Chasseur de Chimères avait déjà eu l’occasion d’en manger par le passé, mais jamais de cette façon. Kibō s’empara d’un beignet et croqua dedans, prêtant attention à bien mordre sur le corps de l’insecte. Il n’y avait rien à dire, c’était nettement meilleur cuisiner comme ça.

      - C’est délicieux, les deux plats, mais je dois avouer avoir un faible pour les beignets. Je ne savais pas que vous cuisiniez durant votre temps libre, je dois dire que vous êtes plutôt doué en la matière.
Il marqua une pause et se tourna vers les autres.

      - Et vous, que faites-vous hors de votre vie de Shinobi ?
Voilà une question intéressante, mais qui pouvait être dangereuse si on la retournait contre Kibō, car lui, il avait tendance à s’envoyer en l’air…
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Mar 10 Nov 2015 - 21:45

Comme tout bon hôte qui se devait, il portait attention à chacun de nous et répondais à chacun d’entre au fur et à mesure qu’elles venaient. Il fut toutefois attirer tout d’abord par Mizuki-chan, à qui il posa une question on ne pouvait plus directe. Portant à ce moment ma tasse à mes lèvres, je failli en recracher ma gorgée. Il accorda ensuite son attention au Nara avant de répondre à ma requête. Il acceptait, sous condition que je respecte la vie privée des habitants. Mais pour qui me prenait-il? Pensait-il que j’irais entrée chez les gens à l’improviste sous ma forme d’aigle? Que j’irais passez au-dessus des bains des femmes, tant que nous y étions? Je pris alors une gorgée de saké, me sentant m’emporter intérieurement. L’alcool me rendait plus à vif mais m’aidait aussi à me détendre, drôle de paradoxe.

Puis les repas arrivèrent, et je m’attaquai au miens aussitôt. C’était tout simplement délicieux. Kibo-san reprit la parole entre deux bouchées pour répondre à Mizuki, lui suggérant de laisser les préparatifs pour demain et de profiter de cette soirée comme la dernière avant la fin des examens. Je soulevai ma coupe à cette déclaration, la buvant à grande gorgée pour la remplir aussitôt, offrant par le fait même une consommation à compagnons de tables. Je mangeai mes sushis tout en prenant part activement dans les conversations, un côté de moi qu’on ne voyait que rarement. Il n’y avait que le saké pour me délier ainsi la langue. Le serveur passa ramasser les assiettes terminés. Natsuki-senpai appela donc à ce qu’on amène ce qui avait été convenu avec le chef cuisinier lorsqu’il vit le serveur arriver avec la carte des desserts. Ma curiosité piquée, j’attendis qu’on amène le fameux présent du Sunajin. Je me doutais que ça avait un lien quelconque avec les sauterelles, mais je n’en savais pas plus. Je vis alors des dessert arrivés des cuisines, pour chacun de nous quatre, que le Nara tatoué nous décrivit aussitôt comme étant un flan de lait de cerf ainsi que des beignets aux sauterelles. Les premiers s’agissait d’une version familiale d’un dessert effectivement assez répandu à Konoha, peu importe le restaurant. Le second portait toutefois une lourde histoire qui rendait la chose, comme il le disait lui-même, unique.

Ce fut au Sunajin de se servir en premier, le tout lui étant destiné après tout. Il alla plus loin que cela et servit tout le monde, découpant quatre part de flan tout en les insérant dans une petit soucoupe, accompagnant chaque petite assiette d’un beignet. Il nous remit alors chacun une assiette puis il attaqua la sienne sans plus attendre. Il commença par le flan alors que je commençai par le beignet, dont je mangeai le tiers d’une seule bouchée. Le beignet lui-même était très bon, les sauterelles croustillantes étaient quant à elles surprenamment sucrés. Je devais admettre que je ne m’attendais pas à un tel délice. Pas que je m’attendais à ce que ce soit mauvais, mais cela dépassait mes meilleurs attentes.


- Je suis avec toi, Kibo-san, ces beignets sont délicieux!, dis-je en prenant une deuxième bouché de beignet.

Je mangeai rapidement le dernier tiers de beignet puis m’attaquai au flan, prenant le soin de bien faire descendre le beignet avec quelques gorgées de saké. Je n’étais pas particulièrement fan de la texture molle, mais le goût prononcé qu’apportait le lait de cerf donnait un bon goût. Le Bras Droit complimenta alors le Nara sur ses talents de cuisinier, que nous pouvions tous constater. Il se tourna alors vers nous puis nous demanda ce que nous faisions d’autres à l’extérieur du cadre de shinobi. Je terminai ma bouchée de flan avant de lui répondre.


- Je préfère ne pas trop m’impliquer ailleurs pour rester disponible aux missions. J’aime toutefois prendre de longues heures à planer pour ponctuer mes sessions d’entraînements.

Souvent, cette pensée m’était passée par la tête. La vie de shinobi était toutefois tout ce que j’avais. Je ne savais pourquoi, je ressentis une espèce de ressentiment de ne pas avoir cherché à faire autre chose. Je pris une grande gorgée de saké pour oublier ces idées sombres puis rapportai mon attention au groupe, attendant la réponse de Mizuki et peut-être de Natsuki-senpai aussi, qui pouvait avoir plus que la cuisine à son répertoire de hobby. Je pensai demander à Kibo-san ce qu’il faisait, lui, mais je préférai laisser Mizuki-chan lui répondre avant de le questionner à son tour.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Ven 20 Nov 2015 - 13:05

    - J’ai 22 ans.

J’avais dit ça d’un ton détaché : au fond, quel but y avait-il à cette question ? Et pourquoi mon âge, et pas celui de Senwashi ou de Natsuki ? Ma tête me faisait horriblement mal. Mais fort heureusement, j’ai pu échapper au reste de la conversation grâce au Nara et au Gekei, qui semblaient bien plus à l’aise dans ce dîner que moi. Je n’étais pas d’un naturel timide, et j’étais généralement plutôt sociable : mais la fatigue me prenait, si bien que je ne suivais pas toutes les conversations, et restais parfois de longues minutes silencieuses, jouant avec mon plat ou avec ma boisson. Je lançais parfois un sourire, espérant qu’on n’attendait pas de moi une réponse quelconque ou… Autre chose.

Le bien-être de ce dîner fut accentué grâce au Nara. Non je déconne. L’arrivée des beignets de sauterelles me donna des envies de meurtre. J’ai horreur de ça. Et comble du mal à l’aise : il raconta une histoire à propos de mon clan dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Un Grand Conflit pour la manière de cuire des sauterelles ? Sérieusement ? Soit il inventait, soit mon clan était encore plus timbré que je ne le pensais (et moi bien plus inculte que je ne l’imaginais). Kibo se servit, puis Senwashi : les deux semblants apprécier le met. Je cherchai un moyen d’échapper à ça, mais j’avais encore assez de lucidité pour me dire que crier « OH REGARDEZ, DES BANANES ! » et partir en courant allait être suspect, pas fonctionner et puis bon, par-dessus-tout : pourquoi il y aurait des bananes dans un restaurant chic de Suna ? Non puis après Kibo pourrait penser que je les insulte de singe et tout : trop de risques dans ce plan. Avorté.

Du coup, je pris un beignet de sauterelle, qui semblait donc succulents au possible selon les dires des deux autres convives. A voir la tête circonspecte de Natsuki, je pouvais en déduire que ça l’étonnait tout autant que moi. Je pris quand même le courage de le mettre dans ma bouche et de croquer. Et là…. Et là, mon Dieu ! Quelle surprise ! C’était… Encore pire que tout ce que j’avais imaginé. J’arrêtai de mâcher immédiatement parce que sinon, j’allais tout recracher dans un spectacle de raffinement et de féminité ultime. En fait, je vous avoue que je ne savais pas quoi faire, là. Ils étaient trois à me regarder, ça faisait déjà deux-trois secondes que j’avais mâchées et que je devais arborer une tête assez étrange. Je plissai les yeux pour ne pas pleurer, mon nez hurlait la mort à cause du goût qui montait. Puis, zut. Je pris ma serviette et je recrachai dedans, le plus sobrement possible, tout en prenant deux grandes gorgées du nectar qu’on m’avait servi.

    - Désolée Natsuki, c’est vraiment… pas mon truc.

J’ai évité de dire « dégueulasse », parce que ça aurait été impoli et en plus loin du compte. Ce truc était tout bonnement immangeable. Ca devrait être interdit par les lois internationales de créer ce genre de beignets. D’ailleurs, il faudrait que je me renseigne pour savoir si ce n’est effectivement pas interdit. Vas-y Natsuki, à toi de savourer ton repas.




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Ven 20 Nov 2015 - 18:22

Kibõ assura personnellement le service des desserts entre les convives, ce qui empêcha chacun de faire sa sélection et d'identifier où était la part empoisonnée – si part empoisonnée il y avait eu, bien évidemment.

« Je vous aurais inoculé le poison en vous serrant la main à l'entrée de Suna si j'y avais tenu. Vous seriez mort sous votre douche et étant loin, cela m'aurait lavé de pas mal de soupçons je pense. »
répondit Natsuki sur un ton de légèreté rafraîchissante.

Fait surprenant, les deux hommes attablés trouvèrent le flan à leur goût, bien que le lait de cerf était un peu comme le tabac : les premières tentatives d'en consommer incluaient souvent de s'étouffer, voir d'y trouver une certaine répugnance. Kibõ et Senwashi sortaient de la norme de ce côté-là, mais Natsuki trouvera trois semaines plus tard une explication parfaitement rationnelle à tout cela. Au final, il n'y eu que Mizuki qui montra une réaction naturelle parmi les testeurs, même si elle commença à vomir le mauvais plat...


« Ce n'est pas grave, merci d'avoir essayé. »
la rassura-t-il.

Il aurait pu blaguer, soupirer en constatant à voix haute que c'était finalement la jeune demoiselle qui avait écopé de la part empoisonnée, mais il avait déjà fait un trait similaire à celui-ci : mieux valait ne pas trop tirer cette corde au risque de l'abîmer. Surtout quand elle concernait un haut dirigeant d'une nation. Et de sa mort provoquée. Et de celle qu'il
pouvait provoquer.

Sur ces bonnes pensées, et chacun avec sa cuillère en main ou son beignet en bouche, le dialogue reprit sur le sujet des loisirs. Mizuki répondit aux abonnés absents, comme à peu près sur une bonne partie de la soirée. Elle avait beau tenter de le masquer, Natsuki l'avait assez vu au cours du voyage pour deviner qu'elle commençait à fatiguer sérieusement. Senwashi aussi avait dû s'en rendre compte, c'est pourquoi ils s'étaient plus ou moins arrangés pour partager l'attention, et laisser leur... amie ? sans rien de plus à faire que sourire et hocher la tête de temps à autre. A moins que leur accord tacite avait pour but de l'empêcher de révéler qu'à par servir de larbin à Miko et se plaindre, elle n'avait aucune occupation dans la vie?


« Je trouve qu'il est assez malsain de ne vivre que pour sa carrière militaire. Tout être pensant a besoin de moments récréatifs pour s'aérer l'esprit, ou d'un hobby pour se changer les idées. Une partie des membres de mon clan travaille à la ferme cervidée par exemple, où des cerfs en semi-liberté sont étudiés de la même manière que les biches y sont traies ou soignées. Pour ma part, comme vous avez effectivement pu le voir, je me suis plutôt tourné vers la cuisine grâce à ma Tante. Mais cela fait un moment que je n'avais pas eu le temps de préparer quelque chose de correct. »


Environ six ans, depuis que je suis devenu un monstre sanguinaire.


« Du coup j'avais peur d'avoir un peu rouillé. Mais avec deux palais satisfaits sur trois, je considère que mes desserts sont plutôt une bonne réussite. »


Étant incapable de goûter ce qu'il préparait, il ne pouvait que constater les résultats en direct...


« Je m'en sors mieux avec une poêle à frire qu'avec une guitare en tout cas. Je ne vous propose donc pas de vous faire écouter mes sérénades, Mizuki. »


Une sourire chargé de sous-entendu apparu sur ses lèvres, mais pas forcément ceux que l'on pouvait imaginer. Il hésita un instant, entre achever la bête mourante ou l'extirper de ce guêpier en lui proposant de la raccompagner, puis opta finalement pour reporter son attention sur le Chasseur.


« Dites-moi Kibõ, comment s'amuse-t-on à Suna, quand aucun devoir ne vient ternir la promesse d'un lendemain matin sans responsabilité ? »
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Lun 23 Nov 2015 - 15:28



Voler… Silence… Cuisiner. Senwashi prenait à cœur sa voie de Shinobi, Mizuki était hors-sujet et Natsuki pensait que l’homme devait s’épanouir au travers d’activités multiples. Il était étonnant de voir comme trois personnes provenant du même village pouvait avoir des points de vue aussi différents. Kibo appréciait cela, la diversité, le monde serait si ennuyeux si tout le monde pensait de la même manière, il n’y aurait aucun plaisir à communiquer et puis bon, sans cette divergence, il n’y aurait pas de conflit…
      - Moi ?
En voilà une question bien embêtante.
      - J’apprécie également la cuisine, mais je préfère me procurer du plaisir au travers de différentes activités. Nous, les Shinobis, vivons dans le monde des morts, de la souffrance et de la haine. Je profite de mon temps libre pour savourer d’autres sensations auxquelles nous n’avons pas droit lors de nos heures de services. J’aime prendre du plaisir et profiter de la vie en dehors de ma fonction. Voilà ce que je fais.
Rigoler, aller aux bains thermaux, boire un verre de vin, coucher avec de belles femmes, etc. Kibo adorait vivre ces moments, même si son poste de bras droit le limitait passablement dans certaines activités, il devait souvent faire très attention. Sa fonction était toujours présente dans la vie privée et cette dernière pouvait avoir une influence sur sa profession. Heureusement pour lui, son jeune âge jouait en sa faveur, même si peu de personne était au courant pour ses activités extraprofessionnelle. On le pardonnait facilement, tant que son travail était bien fait.
      - Comment avez-vous trouvé le repas, était-il à votre goût ?
La soirée touchait à sa fin. L’Aburame dormait sur la table et les deux autres ne le montraient pas, mais ils devaient être fatigué et ne voyaient pas leur de rejoindre leur lit. Le Chasseur de Chimères se leva, signalant à ses hôtes qu’ils pouvaient sans autre rejoindre leurs appartements. Kibo se dirigea à la caisse et paya le repas. Les quatre Shinobis se retrouvèrent dehors, devant le restaurant et désormais plus rien ne les retenait, chacun était libre d’aller où il le souhaitait et peut-être que notre jeune héros allait faire un tour avant de rejoindre sa demeure.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Ven 18 Déc 2015 - 11:14

Ah ! Kibo se levait ! Je ne me priai pas pour l’imiter, vite accompagnée de mes deux concitoyens. Je rêvais depuis plusieurs heures maintenant de ce grand lit moelleux qui m’attendait dans la chambre que Suna m’avait donnée. Mon cerveau tambourinait dans ma boîte crânienne, et même mon dos commençait à me faire souffrir. Mais je tentais de garder un petit sourire, qui était étrangement triste (alors qu’il était juste fatigué, même mes lèvres avaient décidé de s’endormir).

    - Très bien, merci encore. Et désolée de ma pauvre conversation de ce soir, le voyage fut rude.

Je serrai la main à Kibo, le remerciant une nouvelle fois de son hospitalité et de son invitation (parce que oui : on m’a invité). L’air au dehors était plus frais que lorsque l’on était rentré mais toujours chaud. La nuit banale de Suna ressemblait presque à une belle journée d’été de Konoha. L’occasion pour moi de me demander comment ces habitants réussissaient à vivre constamment sous ce soleil de plomb. Enfin, peu importait. Echangeant les dernières banalités avec le Sunajin, où l’on décida de commencer aux alentours de 10H les préparatifs de l’examen le lendemain, je me dirigeai dans la rue aux côtés des deux autres Konohajins. Une fois qu’on était assez éloignés pour ne pas être entendus, je me tournais vers eux, ma fatigue ayant soudainement disparu. Oui, j’étais ici en tant qu’alliée, en tant que soutien à Suna et en quelque sorte, ambassadrice de Konoha. Mais je n’en oubliais pas le contexte géopolitique général. Mon air était devenu un peu plus sérieux, le vent faisant légèrement voler mes cheveux.

    - Votre avis sur le second du village ?

Leurs avis m’intéressaient, parce que c’est non seulement la personne avec qui j’allais passer le plus clair de mon temps sous peu, et parce qu’il était celui qui représentait le mieux le village juste après le Kazekage. Il me laissait perplexe, pour être honnête, et j’avais envie d’en connaître davantage.

La conversation fut courte, car l’hôtel ne se trouvait pas si loin que ça du restaurant. Je rentrai dans ma chambre en saluant et remerciant mes deux compagnons, fermant la porte derrière-moi, peu rassurée de me retrouver au beau milieu d’un village ennemi avec seulement deux des miens, aussi talentueux soient-ils. Je déposai mon sac à l’entrée, enlevant mes chaussures pour fouler la douce moquette de la chambre. Je détachai mes cheveux et me dirigeai vers la fenêtre, regardant le village s’étendre sous mes yeux. Malgré la soirée bien avancée, des lumières illuminaient la plupart des fenêtres visibles. Ça allait être mon terrain de jeu pendant plusieurs semaines. Et il faudra bien m’y habituer…

Je n’avais même pas enlevé ma robe que je me mis dans le lit moelleux, décidant que me changer prendrait trop de temps. Quelques secondes plus tard, je me retrouvais à Konoha, aux côtés de Miko, en réunion avec un gradé que je ne connaissais pas. Et, croyez-le ou non : être aux côtés de mon Hokage n’avait, au fond, rien d’un cauchemar.




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Dim 27 Déc 2015 - 18:03

Alors Kibo-san et moi-même dégustâmes les beignets, Mizuki-chan, elle, n’en raffola pas tout à fait. En y pensant, ce n’était pas un peu cruel de faire manger des insectes à une Aburame? C’était comme me servir de la volaille. Je plains la personne qui s’y essaierait. Natsuki-senpai de tint pas rigueur à celle-ci, s’attendant probablement à au moins un rejet parmi nous trois. La discussion reprit alors sans en faire d’histoire avec le Sunajin qui nous demandait à quoi nous occupions nos vies en dehors du monde Shinobi. Je n’avais toutefois pas même besoin d’y réfléchir pour lui répondre. C’était très simple, puisque je ne faisais rien d’autres. Je passais le plus clair mon temps soit en mission, soit à l’entraînement. Le temps que je ne dédiais pas à ces deux activités, je le passais à voler, chasser et dormir. J’ignorais si c’était pareille pour tous les Gekei, mais moi c’était ainsi que j’avais été élevé. Mon père m’avait enseigné de constamment m’entraîner pour ainsi parfaire mes techniques. Dans la situation dans laquelle nous vivions, c’était ce qu’il fallait. Je n’entrai toutefois pas ces détails lorsque je répondis au Bras Droit, je m’étais contenté de l’essentiel.

Je prenais une longue gorgée de saké lorsque Natsuki-senpai prit la parole. Ce qu’il avait dit n’était toutefois pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Avait-il raison? Vivais-je un style de vie malsain? L’alcool faisait naître dans mon esprit toute sorte de questions et d’incertitudes qui ne me préoccupait pas normalement. Je n’écoutai plus le Nara, trop concentré sur mes propres interrogations. Lorsque je décidai finalement de noyés ces interrogations sous le saké, c’était Kibo-san qui avait maintenant la parole, répondant à sa propre question avec on ne pouvait pas moins de précision. La façon dont il était intentionnellement resté vague avec les légers sous-entendus ne laissait rien présager de bien catholique, peu importe ce que le catholicisme est. Je profitai du silence pour me resservir une coupole, en offrant aussi à mes convives. Le Sunajin reprit alors la parole, nous demandant nos impressions sur le repas. Le saké faisant effet, je perdais ma nature réservé pour prendre la parole en premier.


- Tout était vraiment délicieux! Mes félicitations au chef!

Je m’étais exprimé un petit peu plus fort que je pensais, me disant alors qu’il s’agissait de ma dernière tasse de saké après quoi je tomberai dans le thé. Je n’eu toutefois pas ce loisir, puisque peu de temps plus tard, nous étions tous debout et prêt à quitter les lieux. Après avoir remercié notre hôte, nous quittâmes tous les trois le restaurant pour nous diriger vers nos « quartiers ». Après quelques minutes de marches, l’Aburame à mes côtés sembla pratiquement reprendre vie. Reprenant un peu d’aplomb, elle nous demanda à tous les deux ce que nous avions pensé du Bras Droit. Prenant exemple sur elle, je me forçai à reprendre un peu de lucidité pour pondérer la question. Après quelques instants de réflexions, je m’adressai à la seconde de notre Hokage.

- Il a l’air d’un type bien. Il y avait toutefois quelque chose dans son amabilité qui me rendait un peu inconfortable, comme s’il cachait quelque chose.

Il pouvait tout aussi bien être un type sympathique et professionnel, mais le shinobi en moi me disait de me méfier si ce n’était qu’un tout petit peu. En le côtoyant plus qu’une soirée, je pourrais sans doute me faire une meilleure idée de lui. Nous arrivâmes devant nos trois appartements au moment où Natsuki-senpai terminait de parler. Mizuki-chan fut la première à nous quitter, définitivement la plus fatigué de nous trois. Nous nous saluâmes, Natsuki-senpai et moi, puis entrâmes dans chambre respective. J’effectuai les mudras pour cacher mes ailes puis je m’étalai sur mon lit, la tête qui tournait encore un peu. Je devais me souvenir de ce restaurant, il était délicieux et à deux pas d’ici. Puis je sombrai dans le sommeil, gagné par la fatigue et l’ivresse.
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Message(#) Sujet: Re: Dis-moi beau navire, pour qui tu navigues, et quel est ton pavillon ? ♫ (Examen) Lun 28 Déc 2015 - 0:00

Natsuki écouta, imperturbable. Il avait demandé à Kibõ comment peut-on s'amuser à Suna, et ce dernier lui avait répondu ce qu'il aimait se faire plaisir hors de son temps de travail. Le Nara tatoué lui avait demandé à mots couverts où était les bars à alcools, les bars à tapas, et les bars à prostitués, et le Bras Droit lui avait répondu que sa barre était couverte quand il sortait s'amuser. Super, merci pour les indications.

Néanmoins, il n'était pas le seul à coté de la plaque, car la médaille d'or revenait à Mizuki, laquelle dormait presque entre son assiette et sa petite cuillère. Beaucoup la taxeraient de faible résistance à la fatigue, mais seulement parce qu'ils ignoraient dans quelles conditions elle travaillait au quotidien : Natsuki lui restait persuadé que Miko l'exploitait jusqu'à dans son sommeil.

Le camp fut donc levé une fois les dernières consommations terminées, et le quatuor de shinobi se retrouva à l'entrée du restaurant. Trois d'entres eux remercièrent leur hôte pour l'accueil, le repas, et la soirée, le dernier quant à lui accepta les remerciements. Des poignées de mains s'échangèrent en guise de salutations, puis les chemins bifurquèrent. Konoha retourna vers ses quartiers, et Kibõ parti dans l'autre sens.


« Cela va allez, Mizuki ? »
questionna Natsuki en se penchant à sa hauteur.

Intérieurement, il se voyait déjà la soulever pour la porter dignement à l'épaule, tel un sac de pommes de terre, mais il s'avéra que malgré sa fatigue, la jeune femme était encore en état d'exécuter sans se tromper la bonne combinaison de mouvements pour mettre un pied devant l'autre – et tenir dessus. Et à en croire ce qu'il voyait, l'air presque frais des nuits Sunajin sembla même lui faire du bien : toute trace d'épuisement déserta les traits de Mizuki, révélant l'allure militaire qui se cachait derrière la demoiselle ivre de sommeil.

Une question tomba, et le premier à y répondre fut Senwashi. Natsuki avait déjà son avis sur la question, et même si son coéquipier à plumes mit de longues secondes pour séparer les bons grains de réponses de l'ivraiesse, il préféra respecter l'ordre de post et le laisser commencer.


« Moui. En même temps, il est shinobi tout comme nous, et Bras Droit du Kazekage : cela me paraît normal qu'il nous cache des choses. Et puis, nous n'allons pas lui jeter la pierre. Nous sommes des représentants de Konoha, cela fait partie de son travail de nous accueillir convenablement. A sa place nous aurions fait pareil, à être excessivement aimable et caresser dans le sens du poil. Difficile de se faire un avis en une seule soirée qui plus est, sur quelqu'un qui ne nous a montré que ce qu'il voulait nous montrer. J'espère juste sincèrement pour lui qu'il détourne les questions avec plus de subtilité au bureau qu'avec nous. »


Il donna une petite tape amicale dans le dos de Mizuki en arrivant devant le nouveau chez eux temporaire.


« Il n'a pas l'air méchant en tout cas, je ne pense pas que vous risquez grand chose avec lui : tout le monde à peur des Aburame à cause des rumeurs qui circulent sur votre clan, personne ne se risquerait à des relations trop profondes avec vous. »


Et au cas où sa subtilité de pachyderme aurait échappé à quelqu'un, il se sentit le besoin de corriger son offense.


« Physiquement parlant j'entends. En tant qu'individu, vous êtes très intéressante. Je suis même sûr que nous deviendrons ami un jour. Bon, sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une bonne nuit, pour ce qu'il en reste. »


Chacun regagna ses appartements, et Natsuki fut probablement le seul à ne pas rejoindre son lit. Non pas que cela le dérangeait de se faire espionner en train de se brosser les dents à poils dans sa salle de bain le matin, mais il avait prit pour habitude de fouiller son environnement de vie lorsqu'il arrivait en territoire inconnu. L'on ne savait jamais où les micros, les caméras et les explosifs adoraient se cacher. N'importe comment, il n'était pas très pressé : il ne dormait jamais vraiment.

Et la nuit, c'est une journée en plus.
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