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 Il était temps (Yami)

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Il était temps (Yami) Ven 25 Sep - 21:57

Que pouvais-je bien faire ? Que devais-je faire ? Ces questions n'avaient même pas lieu d'être et ce, parce que je connaissais les réponses à ces interrogations. Cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas rendu visite à Yami. Dans tous les cas, cela me manquait, cette ambiance paisible et sereine que je pouvais avoir à ses côtés. Si son caractère n'était pas simple, si le mien ne l'était pas non plus, il y avait cette chose entre-nous qui faisait que je me sentais bien à ses côtés. Elle se présentait comme une pilier dans ma vie actuelle, je savais pertinemment que sans elle cela en serait autrement. Il se trouvait d'ailleurs que c'était la seule personne que je considérais de la sorte, ma défunte sœur m'avait déjà procuré ce sentiment de bien-être dans le passé mais n'étant plus là-.. Je considérais non pas Yami comme une remplaçante mais comme une grande-sœur. Je n'avais pas à développer, des fois je n'avais pas à m'exprimer qu'elle me comprenait. Il pouvait arriver aussi qu'elle me comprenne mieux que moi, ces choses formaient un tout et ce tout m'était nécessaire.

De temps en temps, j'imaginais allongé sur mon canapé à la perte de mes proches. Récemment j'avais perdu une personne de mon entourage nommée Lina. Cette fille était si joyeuse et si bête que sa disparition m'avait tout de même remué. À l'époque, cette triste nouvelle ne m'aurait pas autant affecté. Mais c'était différent, je revoyais la mission à ses côtés et aux péripéties que nous avions vécu côte à côte. Tout comme une partie de mon cercle d'ami, son caractère n'était pas vraiment « normal ». Si la normalité ne pouvait être définie, elle était tout de même bien amusante.

C'était pour cette raison que j'avais peur, si une amie pouvait m'affecter alors je n'imaginais pas réagir à la mort de ma sœur, à la mort de mon maître. Qu'est-ce que cela pourrait bien provoquer chez moi ? De la haine ? La vengeance ? Vraiment, tout ceci m'était difficile. Ces questions qui me tourmentaient, elles ne pouvaient avoir réponse et cela me rendait perplexe.

Pour l'occasion, je portais une tenue plutôt typique. Un kimono noir laissait apparaître un tissu gris collé à mon corps, mon écharpe n'était par contre pas à mes côtés. Elle avait bien besoin d'être lavée et puis entre temps j'avais décidé de rejoindre le manoir Ketsueki. Sur la route, je pus voir le quartier général des Midorhato qui d'ailleurs n'était plus. L'organisation avait été officiellement dissoute pour être officieusement recrée. Le concept avait beau être prenant, je n'avais pas eu de nouvelle de l'organisation secrète. Le maître ne m'avait pas non plus parlé de celle-ci. Notre relation n'était plus comme avant, il fallait d'ailleurs y remédier. Je pensais à expier mes possibles fautes en parlant avec lui ou alors en combattant. Je préférai de loin la deuxième solution, cela faisait un moment que je n'avais pas eu l'occasion de croiser le fer avec l'ancien rêveur. C'était dans mes projets de le battre et je n'avais pas changé d'avis à ce sujet.

J'arrivai donc devant le portail en fer, je posai ma main dessus pour l'ouvrir. Malgré la chaleur du désert, je ne trouvais pas le fer si brûlant. L'extérieur du manoir Ketsueki donnait une apparence froide à cette parcelle du terrain. Je ne doutais pas qu'elle remarque ma présence à la seconde où je pénétrerai dans son habitation. J'en étais même certain, elle était dotée de Kuchyose ayant des dons sensoriels. Aastet nous avait d'ailleurs été très utile à Ki no Kuni. Son affinité Fûton nous avait évité une mort stupide et tragique, ses dons sensoriels nous avaient aussi permis de survivre. Finalement, même loin de moi la dirigeante du Kakumeigun avait réussi à me protéger. Celle-là alors-..

Nous allions d'ailleurs peut-être parler un peu du Kakumeigun. Le travail était prenant, je m'attelai à répondre à ses exigences. Le rythme avait été difficile à prendre au début mais je m'étais habitué aux règles. L'examen d'entré n'avait pas été facile mais j'avais été très heureux d'être accepté. J'avais mérité ma place, celle-ci allait pouvoir m'apporter plus d'expérience, plus de puissance. En regardant en arrière, je me revoyais au quartier général du Midorhato à quémander Kibo. Je me revoyais en mission avec Yami, je me revoyais au bar avec Shinji. Je me revoyais aussi sur les terrains d'entraînements à tenter de m'améliorer. Peu à peu, j'avais réussi à devenir plus fort. Mes muscles s'étaient sculptés, ma puissance s'était libérée. Des techniques j'en disposais, allant de la plus simple à la plus mortelle-.. Ma façon de voir les choses avait elle aussi changé. Je n'étais plus qu'à quelques années de mes objectifs, je m'étais promis d'y parvenir.

Je poussai la porte pour finalement apercevoir le hall, il n'avait pas vraiment changé et je voyais le beau piano à queue qui donnait à la pièce spacieuse un soupçon supplémentaire d’élégance. Aussitôt j'avais envie de m’asseoir sur la tabouret mais je retenais, chaque chose en son temps... Yami se montrait enfin, je l’accueillis avec un grand sourire. Il y avait une différence entre notre vie professionnelle et notre vie privée, ici même si on pouvait discuter de la professionnelle, nous étions nous mêmes.

«  Yami, comment ça va petite sœur ? Je n'avais rien à faire, je m'embêtais alors je suis venu pour que tu sois embêtée à ton tour. C'est une bonne idée je trouve, qu'en penses-tu ? »

J'arborai cet air si sérieux qui me caractérisait en laissant se dessiner sur mon visage, l'esquisse d'un sourire.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Sam 26 Sep - 12:07

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La était sortie : il ne fallait plus qu'elle reste cloîtrée dans sa chambre et moi à l'inverse je m'enfermais au manoir lors de mes jours de repos car je ne fréquentais que trop l'extérieur et ne parvenais pas à penser suffisamment à moi. Postée dans ma chambre depuis déjà près d'une heure, j'étais perdue dans mes réflexions tout en me balançant dans le rocking-chair. Ma robe victorienne rouge et noire ne me donnait pas une aisance de confort mais c'était bien le dernier de mes soucis.

Mes yeux étaient clos, je me concentrais sur ma respiration et sur la douleur qui vrillait mes veines comme autant de sensations de crampes et d'étreintes éreintantes me coupant le souffle. Je reprenais ce dernier par saccade et avec difficulté parce que l'oxygène se faisait rare dans mon sang vicié. Quelques grimaces d'affliction déformais mes traits tandis que je parvenais désormais à en faire abstraction en partie.

Un nouveau toussotement me prenait, venant entaché de carmin un peu plus le mouchoir blanc en tissu que je tenais au creux de l'une de mes mains. Voir mon élixir écarlate, l'essence même de mon pouvoir, me tuer à petit feu me faisait sourire. Pourquoi cette maladie s'en était pris aux miens ? Pourquoi devions nous subir le courroux de notre propre maîtrise depuis déjà plusieurs années alors que visiblement elle n'était pas apparue depuis la nuit des temps ? Qu'avions nous fait de mal ou de moins bien ? Mon père m'avait évoqué Jashin et notre puissance qui découlait de cet être dont j'ignorais tout. Et s'il se vengeait de notre passivité d'aujourd'hui ? Peut-être ne nous jugeait-il plus apte et méritant de nous voir octroyer cette puissance de jouer avec la vie et la mort d'autrui...

Mon sourire s'intensifiait malgré les tressautements de mon corps. La vie était cruelle. Que faisait mon père ? Il était parti rassembler les éléments pour me débarrasser définitivement de ce mal qui me rongeait. M'avait-il lui aussi abandonné à mon triste sort ? Ou bien le rituel était peut-être fictif, un moyen de me raccrocher à la vie jusqu'à mes derniers instants avant qu'il ne revienne lui même me l'ôter alors même qu'il était celui qui me l'avait donné...

Alors qu'il approchait à pas de félin dans mon dos, je pouvais sentir sa présence. Mes yeux s'ouvraient et se tournait dans la direction de Méphisto.

« L'associé mais aussi le frère foule le domaine. »

Je maintenais mon sourire et me relevais quittant la chambre en direction du hall sans priver mon félidé d'une caresse sur sa tête décharnée. Je dévalais les marches dans ma robe lorsque la grande porte s'ouvra pour laisser apparaître celui dont je connaissais désormais la venue: Ogami.

Mon visage s'illumina malgré mes quelques cernes et mon teint blême. Je le rejoignais bien vite dans le hall tandis que lui même m'adressait un sourire. Notre escapade à Ki no kuni nous avait laissé indemne mais ce n'était pas le cas de certains de nos camarades, nous aussi nous aurions pu être séparé par la mort... Mais fort heureusement nous demeurions toujours en vie : c'était là le plus important.

Je ricanais à ses paroles et venais l'enlacer fortement. Il faisait parti de ceux auxquels je tenais et que j'allais indéniablement perdre prochainement, je le savais. Si la maladie n'avait pas raison de moi, c'était ce rituel bien mystérieux qui me changerait.
J'enserrais le mouchoir ensanglanté dans ma main pour ne pas qu'il le voit et ne s'inquiète davantage. Alors que mon menton reposait sur son épaule, je lui répondais :

« Je vais bien. Et toi comment te sens-tu ? Je trouve en effet que c'est une bonne idée. Je commençais à m'ennuyer, si tu viens m'embêter, cela me distrait. »

Et je ne pense plus à la douleur... Je ne mentais pas vraiment sur mon état : j'étais encore en vie non ? Je pouvais donc considérer que cela allait.

« Pourquoi cet air si sérieux ? »

L'observais-je en souriant tout en lui ébouriffant les cheveux.

« Je peux t'offrir quelque chose à boire ou à manger ? »

Tout en le lui demandant, je me dirigeais vers le salon en passant la grande porte se trouvant entre le piano a queue et sa statue de cristal que j'avais toujours, ce qui me faisait toucher par réflexe le petit croc fait de la même matière par la même personne, qui trônait en pendentif autour de mon cou.

Je lui désignais ensuite l'un des canapés rouge s'il voulait s'installer tandis que j'en faisais de même.

« Aastet m'a prévenu de votre retour à Suna et je suis rentrée peu après. Je ne t'ai pas vu de suite... Tu avais été dépêché pour une autre mission ailleurs ? »

Je tentais coûte que coûte de dévier la conversation sur un autre sujet que moi même, sans quoi, surtout face à quelqu'un d'aussi proche qu'Ogami, je risquais de perdre pied et de laisser éclater mon désespoir alors que cela ne me ressemblait aucunement.



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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Dim 27 Sep - 13:49



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À peine après avoir pénétré en cette demeure, je me sentais déjà bien. J'étais comme chez moi même si ce ne l'était pas vraiment. Je la vis finalement me rejoindre, vêtue d'une très belle robe rouge. Cela allait très bien à Yami qui se trouvait être une belle femme, le teint de sa peau, l'ambiance du manoir, tout était comme accordé et c'était sûrement voulu. J'avais beau ne pas connaître beaucoup de Ketsueki, je connaissais leur histoire sanglante et leurs pratiques ; Étrangement, de génération en génération, certains traits restaient. Une noblesse évidence, une soif de pouvoir, de l'ambition, ils étaient conçus avec ceci dans leurs gènes. Je me retrouvais peut-être un peu en eux, j'étais aussi ambitieux, la noblesse je ne m'en inquiétais pas non plus.

Enfin, je pus tout de même voir que son état n'était pas toujours au meilleur. Elle s'essayait à cacher sa maladie bien qu'inquiétante. Je n'étais pas dupe, je pouvais voir qu'elle était toujours plus touchée par ce calvaire. Il y avait eu des moments où je n'avais fait que penser à cela. Penser à sa maladie qui pesait lourdement sur ma sœur, le pire était que je n'y pouvais rien. Cette faiblesse, cette incapacité était difficile pour moi à supporter. En étant objectif, je savais que je n'y pouvais absolument rien mais mon caractère faisait que ça me rongeait jour après jour. S'il existait une possibilité d'offrir ma vie pour la sienne, je le ferai avec plaisir et sans remords mais bien sûr ça ne serait pas accepté de son côté à elle.

Il existait une solution, je ne la connaissais pas vraiment et je n'avais eu que quelques informations sur elle. Cette arme pouvait détruire son maux et comme toute « opération », elle comportait des risques. Dans tous les cas, je n'allais pas l'abandonner à son sort. Jusqu'à ma mort, je serais à ses côtés et non le contraire, je l’espère. Mes prières, mes offrandes aux divinités étaient toutes liées à cette femme comptant beaucoup pour moi. Après avoir ri à mes mots, elle vint dans mes bras. Je posai ma tête sur son épaule en la serrant contre moi. Cette affection m'avait elle aussi manqué. Elle allait bien selon ses mots-.. Sans être malhonnête elle n'était pas non plus honnête avec moi. Être au Kakumeigun m'avait appris à être bien plus observateur que je n'avais pu l'être auparavant. Dans une de ses mains serrées, elle cachait quelque chose. Je ne mis pas longtemps à comprendre ce que c'était. Quelques petites traces de sang, presque imperceptible se trouvaient sur ses doigts. Je détournai le regard rapidement pour répondre à Yami.

«  Oui, je vais bien aussi. Peut-être un peu fatigué entre Ki no Kuni, Yuki no Kuni.. J'ai l'impression d'avoir récupéré mais mon corps n'est pas encore au meilleur de sa forme. »

Elle s'ennuyait, tant mieux pour moi je pouvais peut-être vaincre cet ennui. Elle ébouriffa les cheveux comme si je n'étais qu'un enfant. Un petit sourire de travers après, elle se comporta comme une très bonne hôte en me proposant de la nourriture ou une boisson. De par mon éducation, j'aurais peut-être à une hôte normale refusé toutes ces subtilités mais c'était différent avec elle, je n'avais pas à être gêné par quoi que ce soit.

«  Je veux bien quelque chose à manger.. Je ne sais pas trop, quelque chose avec de la viande ? »

Dis-je en prenant place à l'endroit indiqué. La dirigeante du Kakumeigun prit à nouveau la parole en parlant de Aastet et de notre mission. J'étais en effet rentré à Suna plus rapidement que prévu, quémandant à la félidé de prévenir sa maîtresse de notre départ. Une missive m'était parvenue et j'étais donc allé de ce pas déposer les membres de l'équipe à l'avant-poste le plus proche en notre territoire. Il s'en était suivi d'une longue route aux côtés du Kazekage, Yamada Kioshi. J'avais appris à connaître cet homme, je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de le faire. Le nomade se différenciait tellement de Yami que j'avais peine à comprendre pourquoi elle était attirée par lui. Peut-être justement car la différence attire ? J'avais déjà entendu des choses à ce sujet mais ce n'était pas très intéressant. Dans tous les cas, j'avais affronté à plusieurs reprises l'homme et je pouvais être certain que à ses côtés, Yami n'avait à craindre nul danger.

« En effet, une missive m'est parvenue et j'ai donc du quitter le territoire pour rejoindre Kaze no Kuni. J'ai fait en sorte de ramener à bon port l'équipe que tu m'avais confié mais-.. »

Le côté professionnel de nos vies m'intéressait pas vraiment, j'avais des questions et je souhaitais des réponses à celles-ci.

«  Je vais te reposer la question et cette fois-ci, je veux une vraie réponse. Comment vas-tu Yami ? »

Je voulais tout savoir et j’espérais qu'elle ne m'en veuille pas. Dans le passé, je m'étais exécuté de façon à lui faire oublier cet handicap. Je m'étais mis dans la tête de l'amuser, de la faire rire et même de lui apporter l'affection nécessaire pour que l'espace d'un instant, ces idées lui sortent de la tête. Je souhaitais continuer dans cette optique, je ne souhaitais que du bon pour elle mais pour l'heure ce que je souhaitais réellement c'était « Obtenir des réponses ». Mon expression en disait long sur la réponse que j'attendais.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Lun 28 Sep - 10:53

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Il était honnête... Il l'était toujours. Il était vrai que ces derniers temps nous n'avions pas été épargnés par les événements riches en émotions et en adversité... Son corps était fatigué.

Puisqu'il voulait quelque chose je m'empressais de prévenir Hotep depuis le canapé dans la langue des Anciens pour l'enquérir de la préparation de repas dont il avait le secret. Ce langage millénaire c'était avéré bien utile à plusieurs reprises... Tant de mystères subsistaient encore à travers cette population disparue et pourtant férue d'intelligence et de technologie bien avancée pour leur époque. Oniri en était fascinée.

Mon frère m'apprenait qu'il avait effectivement été envoyé en mission après Ki no Kuni, sans entrer dans le détail de cette missive. J'aurais voulu savoir où il avait été dépêché en pleine autre mission par le Kazekage. Cependant, ce ne semblait pas être sa priorité de parole, il s'inquiétait davantage de mon état en me posant une question déjà formulée d'un air plus sérieux. Ce n'était plus la politesse d'une conversation que de demander l'état de santé de son interlocuteur : il voulait une vraie réponse.

Je baissais mon regard vers mes mains jointes et esquissais un sourire.

« Je vois que ton entraînement au sein du Kakumeigun porte ses fruits... »

Il avait un sens de l'analyse et de l'observation bien plus poussé qu'auparavant, c'était un point que je lui avais souvent souligné et demandé d'amélioré par le passé : il était devenu indéniablement plus fort car son attention s'était accrue. La puissance n'était pas qu'une question de force : bons nombres de facteurs entraient en ligne de compte.

Hotep venait déposer de la viande de chameau ainsi qu'un accompagnement de ramen sur la table, devant Ogami. Il semblait ailleurs et comptait à voie haute :

« 38, 39, 40 ! »

Il s'exprimait dans notre langue et à ce dernier chiffre prononcé, son visage se déforma dans un imposant sourire de satisfaction, dévoilant ses quenottes aiguisées. Je me contentais de le regarder de côté tout en souriant légèrement à mon tour :

« Bravo. »

Le félicitais-je avant de le voir repartir en direction de la cuisine, visiblement très heureux de sa prouesse.

Mon chat m'avait offert une bonne distraction et une porte de sortie concernant les interrogations d'Ogami, néanmoins, il n'était pas question de fuir : après tout nous étions ainsi, honnêtes et nous mêmes entre nous.

« Tu m'as dit que ton corps n'était pas au meilleur de sa forme. Es-tu aller consulter ? Laisse moi voir. »

Je me redressais de mon canapé et m'asseyais à ses côtés tout en abaissant avec douceur le haut de son kimono noir et le drapé grisâtre qui dissimulait son buste. Son bras était blessé et quelques cicatrices y apparaissaient bien que faiblement. La chair semblait reconstituée mais, en apposant ma main dessus tout en baignant la plaie dans une aura verdâtre chaleureuse propre à l'iroujutsu, je me rendais compte que certains de ses muscles n'étaient pas encore totalement remis et qu'il devait encore en souffrir. J'usais donc de mon chakra pour reconstruire les tissus tout en lui répondant.

« Je suis toujours en vie... Je suppose que je vais donc bien. »

En effet, j'aurais pu être dans un état plus critique encore...

« La douleur ne parvient plus à me faire souffrir, je m'y suis habituée mais mon corps continue d'en ressentir les méfaits. »

L'une de mes mains se posa sur ses abdominaux tandis que l'autre passait dans son dos. Je sondais l'intérieur de son corps pour voir si tout fonctionnait parfaitement et s'il n'existait pas de lésions encore présente. Son débit sanguin était bon, ses organes fonctionnaient parfaitement sans accroche, encore une fois certains muscles demeuraient abîmés et je m'empressais de les reconstituer tout en poursuivant mon explication.

« Ma porte de sortie ne devrait plus tarder à arriver... Si toutefois elle arrive... »

Nouveau sourire un peu amer cette fois. Peut-être que mon père ne reviendrait pas et que je me reposais trop sur ses épaules alors que la solution ne m’apparaîtrait pas aussi facilement... Je ne savais plus.

« Rien ne sert de le cacher ou de te mentir. Si la solution n'arrive pas bientôt, c'est la mort qui sera la première arrivée. »

Je marquais un temps d'arrêt dans mon opération de soin. Mes mains étaient toujours là où elles étaient disposées toutefois leur pression se faisaient moins forte tandis que mon front se posait contre son épaule à découvert.
C'était difficile à admettre mais...

« Peut-être qu'il s'agit de la dernière fois où l'on se voit... »

Tout était incertains et c'était avec le sourire mais les yeux embués de larmes retenues que je l'observais désormais.

« Je n'ai pas peur de la mort. J'ai peur de vous perdre. »

Mourir ne m'effrayait pas, bien que j'estimais avoir encore bons nombres de choses à accomplir avant de me résigner à quitter cette planète. Les laisser, les abandonner au chagrin de mon absence en revanche, bien que me faisant plaisir d'un côté car cela prouvait leur attachement à mon égard, me laissait un sentiment de profonde culpabilité.

Mes mains remontèrent pour se rejoindre sur son autre épaule tandis que je reposais ma tête sur la première, scrutant devant moi, le regard perdu. Mes larmes s'écoulèrent d'elles mêmes sans que je ne puisse même plus avoir la force de les retenir.

« C'est risible tu ne trouves pas ? Etre meurtrie et mourir peu à peu à cause de sa propre maîtrise... C'est comme si elle était au dessus de nous même. Que nous ne pouvions pas totalement la contrôler et que finalement c'est elle qui nous contrôle... Ce qui n'est pas forcément faux... »

La soif de sang, cet appel irascible que j'avais peu à peu appris à dompter mais qui rongeait encore mes veines lorsque son appel était trop fort...

« Pardonne moi... Petit frère. »

De t'avoir guidé, de t'avoir appris certaines choses que j'avais découverte moi même peu avant de te rencontrer et de finalement probablement te laisser après avoir construit ce lien si fort qu'il n'en sera que plus douloureux de constater l'effroyable vérité et fatalité.



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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Mer 30 Sep - 23:27


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Hotep s'en était allé à la demande de sa maîtresse, j'avais demandé quelque chose de consistant ayant un tantinet faim. Ce n'était pas sans me rappeler notre première rencontre, nous étions tombés nez à nez et l'air effrayé le félidé s'était éclipsé. Yami me parla alors du Kakumeigun et de mon entraînement, si j'avais utilisé mes capacités d'observation, de son côté elle avait remarqué mes regards furtifs sur ses mains et surtout sur celle contenant un morceau de tissu imbibé de sang. Je fis un signe de la tête comme pour acquiescer. Cela avait un double sens, je voulais une réponse immédiate à ma question. Je l'attendais, c'était comme si dans mon esprit je m'étais préparé au pire. J'avais envisagé le pire et même si à chaque fois cela me noué l'estomac jusqu'à me crisper le corps tout entier, je voulais l'entendre.

Ce que j'attendais ne vint pas de suite, Hotep avait rapidement ramener quelques spécialités pour combler ma demande. Je remerciais à voix haute l'invocation, il s'était habitué à notre langue et arrivait même à compter. Ayant déjà entendu de nombreuses fois le langage des anciens, j'avais toujours autant de mal à m'y retrouver mais le cuisinier devait posséder certaines capacités adaptatives que je n'avais pas. Nous étions alors à nouveau tous les deux, je détournai mon regard sans même déguster les bonnes victuailles présentées face à moi. Mes yeux étaient plantés dans les siens, je l'incitai, je la priai à me répondre. Le plus puissant des pouvoirs, les plus belles richesses de ce monde avec le plus grand des efforts ne pouvaient pas détourner mon regard obstiné. Ma sœur revint sur une de mes paroles, je m'étais prononcé sur mon état de fatigue. Elle se mit à mes côtés pour vérifier l'état de mon corps.

«  Yami... »

Dis-je étant impatient, c'était peut-être maladroit. Les choses douloureuses, certains les évitaient comme la peste pour ne pas avoir à se confronter à elles, ce n'était pas mon cas. Avec elle, dans ma vie de Shinobi, je ne me dérobai jamais face à une épreuve. Si ma vie était en jeu, ce n'était rien comparé à mon honneur et à mes convictions. Je ne sentis presque pas Yami me ôter le haut de mon Kimono et mon tissu collé au corps. Du coin de l’œil, je l'observai soigner mon bras droit. Quelques marques étaient encore présentes. Les événements à Yuki no Kuni étaient gravés en moi et sur moi. Je n'arrivais pas à expliquer tout de même une cicatrisation rapide, mes blessures ne laissaient qu'une piètre marque sur mon corps mais au final, en quelques heures elles se refermaient. Je m'essayai à établir des théories, pour moi la plus probable était celle liée au cristaux. Une énergie était enfermée en eux et il devait rester des résidus de cette puissance en moi. Il ne fallait pas compter sur « cette aide », ce n'était que temporaire selon moi.

Comme je l'attendais, Yami commença à me répondre petit à peu. Je l'écoutai mais cette fois-ci, comme si finalement je doutai de mes propres valeurs, je me dérobai réellement en posant mon regard sur mes genoux l'air très sérieux. Je m'étais préparé au pire mais je redoutais finalement le moment où elle allait me l'annoncer. Sa douleur était telle qu'elle ne la sentait même plus, seul son corps subissait cette affreuse maladie. Je n'avais même pas besoin d'un entraînement du Kakumeigun pour faire des remarques quant à son physique, son visage était marqué et son corps laissait exprimer une certaine faiblesse. Chose qu'elle devait remarquer, son esprit devait d'ailleurs être ravagé à cette seule idée. La faiblesse n'avait pas lieu d'être en ce clan et pourtant, elle était bien présente quoi qu'on puisse dire. Ma sœur se mouva pour cette fois-ci poser une main sur mon ventre et l'autre dans mon dos. Je la laissai faire, j'en avais eu l'habitude après la blessure que m'avait infligé Noa, si gentiment.

La porte de sortie, l'espoir ? À l'entente de ces seuls mots, comme si cela était une surprise attendue, je tentai de croiser les pupilles de ma sœur. Mon visage laissait transparaître une joie soudaine qui fut totalement effacée par la suite de ses paroles. « Si toutefois elle arrive ». Mon cœur comme mon esprit était bouleversé par ses mots, le coup de grâce avait asséné quelques secondes plus tard. Sans cette solution miracle, elle était vouée à mourir. Voilà ma réponse, je la voulais, je la priais et je l'avais enfin. Finalement je n'en voulais plus, je ne voulais plus qu'elle me le dise. Pouvais-je retourner en arrière et parler d'autre chose ? Non ce n'était pas possible. Mon corps avait soudainement grimpé en température, j'avais l'impression de transpirer tant je n'arrivais pas à encaisser cette idée là. Ces instants étaient peut-être les derniers, je le pouvais pas le supporter. Cela m'était impossible. Mes yeux donnaient l'impression de trembler tout en étant humide, je me retenais pour elle, je résistais. Je m’essayais à prendre la parole, tout étant en sanglot.

«  Ne dis pas ça.. Ce n'est pas sûr, ne pense pas à ça, s'il te plaît.  »

Les larmes de ma sœur ne faisaient qu'attirer d'autant plus ma tristesse, sans que je ne puisse me retenir plus longtemps, des larmes glissaient le long de mes joues. Mes muscles se détendirent comme si mon corps avait du mal à rester en place. Je passai une main à son dos comme pour la rapprocher de moi et la rassurer. J'étais là moi et je comptais l'être jusqu'au bout, je ne pouvais pas et je ne comptais pas l'abandonner. Même si le monde était contre elle, je ne pourrai l'être. Elle était ma priorité en ce monde, nul ne l'égalait. C'était pour cette raison que c'était bien trop dur pour moi, ces sentiments s'étaient éveillés il y a un peu plus d'un an et cela suite à notre rencontre. Et elle s'en excusait, sans même préciser dans ses paroles je savais que c'était pour cette raison. Je serrai alors mon étreinte.

J'écartai les gouttes sur mon visage en un seul trait avec ma main libre pour tenter d'esquisser un sourire tout en la regardant.

«  Il ne faut pas s'excuser, je suis au contraire heureux d'avoir découvert ces choses-là. C'est grâce à toi et à mon maître que je suis devenu comme je suis aujourd'hui. Tu m'as changé Yami et ceci en bien, même si ça peut faire peur aux premiers abords.. Je n'ai pas envie de retourner en arrière, malgré ce que nous attend. Tu as été et continue à être formidable. »

Je marquai une pause de quelques secondes tout en en balayant de la main libre les larmes qui se trouvaient cette fois-ci sur le visage à ma sœur.

«  Tu n'es pas seule, je suis là et ce jusqu'à que la vie ne me le permette plus. Je te le promets à nouveau, mais tu le savais déjà n'est-ce pas ? »

Cette mine triste que je pouvais voir sur son visage, cette ambiance plutôt triste même si fraternelle, je voulais les remplacer par quelque chose d'autre. J'avais eu cette réponse, j'en savais plus, j'avais besoin de l'entendre pour mieux profiter du moment présent. Je savais que chaque seconde à ses côtés était importante, je devais réaliser cette chance dont je disposais. La chance d'être avec la femme que j'affectionne le plus au monde. La main qui avait précédemment ôté les larmes de son visage, je l'utilisai pour lui frotter la tête afin de la décoiffer quelque peu.

«  Allez, allez.. On parle d'autre chose sinon on va finir par inonder ton manoir, je pense réellement que c'est possible si on continue dans cette voie. T'es une pleurnicheuse franchement. »

C'était la fatalité de notre lien, celui que nos cœurs avaient crée sans notre consentement. Si j'avais utilisé un peu d'humour pour remplacer nos pleurs, c'était seulement pour voir un sourire se dessiner sur son visage fatigué. C'était bien plus joli, bien plus apaisant pour moi de la voir autrement même si j'avais honteusement provoqué cette situation. Je m'en voulais même d'en avoir parlé plus sérieusement, j'avais peut-être fait une erreur-..

«  D'ailleurs, je te dis que tu n'es pas seule, que je suis là mais je ne suis pas l'unique personne à tes côtés n'est-ce pas ? Tu m'en avais parlé il y a un moment déjà, est-ce tu t'entends bien avec le Kazekage ? J’espère qu'il s'occupe bien de toi car peu importe la personne, celui qui te causera du tort deviendra aussitôt mon ennemi.  »

En effet, ça pourrait être difficile d'être l'ennemi d'un dirigeant mais je disais ça d'une façon plus générale.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Jeu 1 Oct - 19:10

Music ♫:
 

Je voyais la retenue de ses larmes ce qui avait le don de laisser s'écouler les miennes plus facilement encore. Avais-je déjà vu Ogami pleurer ? Non... Il avait finalement appris à montrer ce sentiment de tristesse alors même qu'il était comme moi : quelqu'un d'hermétique à ce genre de choses, ne les laissant pas s'exprimer simplement. Cette démonstration de nous deux en train de laisser s'écouler nos larmes n'avaient que plus de portée encore lorsque l'on savait cela : rien ne pouvait être plus sincère que notre démonstration de tristesse et de tendresse envers l'autre.

Le voir ainsi me noua l'estomac et m'enserrait le cœur tout comme ses paroles. Sa main passa dans mon dos tandis que je suivais son mouvement pour me rapprocher plus encore de lui, enserrant sa nuque avec mes bras tandis que mon visage se perdait un instant contre son buste avant d'affronter son regard larmoyant de nouveau. Je voulais voir tout ce qu'il voulait dire. L'essence même de ses sentiments, je me devais de le graver dans ma mémoire si jamais je venais à survivre mais changer. Mes yeux rubis plantés dans les siens, azurés, se perdaient dans leur éclat alors que les perles salines continuaient à s'écouler. Les miennes se teintaient même parfois d'un peu de carmin comme pour attester de ma tristesse infinie.

Il essuyait ses larmes d'un revers de main tout en souriant pour retrouver contenance, cette attitude me fit esquisser à mon tour un fin sourire. Il était toujours empreint par la peine mais tentait vainement d'afficher le contraire pour me remonter le moral. Ses paroles aussi étaient pleines de réconfort tandis qu'il ôtait mes propres larmes de mon visage alors que je le lovais contre sa main tout en souriant, les yeux rivés sur les siens.

« Moi aussi des personnes m'ont guidé pour que je sois celle que je suis aujourd'hui. Je sais les épreuves que tu as traversé concernant la sociabilisation pour y être moi même passée. Je n'ai fait qu'être guide à mon tour, tu n'as pas à me remercier... L'important est que tu te plaises bien mieux dans ta vie actuelle que celle d'autrefois. »

Ton bonheur, c'est tout ce qui compte à mes yeux.

« Moi je suis fière de celui que tu es aujourd'hui. »

Lui disais-je avec toute la sincérité du monde dans la voix et le regard.
Je ne savais pas si mon avis avait de l'importance pour lui mais je présumais que c'était le cas alors je le lui partageais en profitant de ce moment émotionnel pour laisser s'exprimer pleinement ce que je ressentais. Nous n'avions pas besoin de nous mentir ou de nous préserver l'un et l'autre, il en avait toujours été ainsi : être nous même sans crainte aucune de l'interprétation de nos propos et sans précaution particulière.

Il me promettait d'être là pour moi jusqu'à son dernier souffle. Oui je le savais mais l'entendre une nouvelle fois de sa bouche me mettait du baume au cœur. Même s'il ne pouvait rien faire pour m'aider il était présent et j'étais certaine que cette présence serait utile tôt ou tard et qu'elle saurait renverser les choses...

« Moi aussi je serais toujours là pour toi. Et... si la vie devait nous séparer, nos esprits ne se délieront jamais... Je ne serais peut-être plus là physiquement mais garde à l'esprit qu'une part de moi sera toujours présente. »

C'était dans le pire des cas, si je ne venais pas à bout de mes maux. Mais nous ne devions pas y penser comme en attestait ses propos et son geste affectueux et un brin joueur. Le simple fait qu'il s'amuse à me décoiffer me fit esquisser un sourire plus franc encore : j'aimais notre insouciance.

« Moi ?! J'ai vu ton regard se tordre pour retenir tes larmes avant de les laisser s'écouler en véritable cascade ! C'est toi le pleurnicheur ! »

Lui disais-je en me prenant à son jeu, imitant l'abondant ruissellement de ses yeux en laissant glisser mes index sur mes joues.
Le Kakumeigun, nos responsabilités, nos rôles même de shinobis, tout cela était bien loin et cela faisait un bien fou. Je m'acharnais dans mon travail pour ne plus songer à la fatalité et mieux le supporter en ayant l'esprit occupé. J'étais consignée au village, n'ayant plus le droit d'effectuer des missions tant que je demeurais ainsi : les journées étaient longues tout comme mon agonie mais je n'avais pas le droit de m'en plaindre. C'était voir la réaction des personnes qui m'étaient chères comme celle d'Ogami qui m'y confortait : j'avais voulu plus d'une fois abandonner, cela m'était passer par la tête, en finir pour ne plus souffrir. Mais je n'en avais guère le droit, je devais me battre, montrer ma puissance et affirmer ma position malgré la maladie.

Je demeurais une Chef du Kakumeigun inflexible et intransigeante n'éprouvant guère de compassion pour les fauteurs de troubles et les criminels. Tant qu'il subsistait un souffle de vie en moi c'était ainsi que j'agirais. Bientôt, tout serait fini d'une façon où d'une autre et qu'importe ce qu'il se passerait, cela sonnerait comme ma délivrance.

« En effet, je ne suis pas toute seule. C'est ce qui fait ma force et qui me permet de tenir bon. »

Il évoquait ensuite ma relation avec Kioshi et je ne pus empêcher un léger ricanement amer tout en baissant subitement le regard.

« C'est compliqué... Il a connu ses propres traumatismes et il a perdu il y a peu celle qu'il aimait. Je ne peux lui en vouloir de se montrer réticent à construire quoi que ce soit avec une mourante... »

Il m'était impossible de le lui reprocher. Ses sentiments avaient évolué, je le savais désormais et je l'avais ressenti à travers l'écho de son sang, toutefois il ne pouvait s'y abandonner, n'en prenant pas conscience lui même, comme se bridant volontairement pour ne pas souffrir de nouveau.

« Je l'aime Ogami... Je ne pensais pas pouvoir éprouver un sentiment si fort envers quelqu'un... Je ne peux te le décrire, sache seulement que toi aussi tu sauras le reconnaître lorsque tu y seras confronté... »

J'étais toutefois heureuse d'avoir connu ce sentiment même si je ne pouvais pas pleinement le partager avec la personne concernée. Kioshi et moi étions vraiment le jour et la nuit tant au niveau de nos principes qu'au niveau de nos caractères mais cet attachement était indicible et ne pouvait s'expliquer.

« Nous sommes des êtres extraordinaire toi et moi Ogami... Parce que les émotions ne nous sommes pas naturelles, lorsque nous les ressentons et les exprimons, elles sont d'une sincérité absolue. L'essence même du sentiment en question... »

Je soupirais avant de me décaler et de réajuster ses vêtements.

« Tu devrais souffrir nettement moins désormais. Cela n'empêche cependant pas la prudence. »

Le mettais-je en garde avant de poser ma tête contre la sienne et de fermer les yeux.

« Tu devrais manger, ça va refroidir. »

J'étais bien ainsi contre lui et sereine par sa simple présence si bien qu'il m'était difficile de ne pas céder place au sommeil...
J'ouvrais un œil pour ajouter sur le ton du chantage :

« Si tu manges toute ton assiette nous irons jouer du piano. »

Comme autrefois...



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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Sam 3 Oct - 17:41


Je pouvais le dire, l'amour m'avait changé. Cette jeune femme m'avait tant apporté que je ne savais pas vraiment le quantifier. Et puis elle avait un don, celui de me toucher directement au cœur. Si des choses étaient déjà arrivées, m'avaient déjà bouleversé, ce n'était rien comparé à ça. Rien ne pouvait être comparé à notre relation même, j'y voyais simplement une relation si fraternelle, si soudée que même le poids du monde ne saurait défaire. Yami avait raison, cette vie actuelle me plaisait. Je pouvais suivre d'une façon précise mon évolution. La première étape avait été de m'introduire dans l'organisation du Midorhato. Kibo m'avait alors parlé de ses idées, de son concept. Créer un groupe permettant à chacun de réaliser ses rêves, divaguait-il ? C'est ce que j'avais pensé au début de notre conversation puis au fur à mesure il inséra le mot « famille ». Les yeux écarquillés, je n'osais même pas l'imaginer comme un membre de ma famille, c'était pour moi impossible. Il n'était pas de mon sang, il n'était même rien pour moi à la base. Comment, comment osait-il penser ça ? Un combat m'avait mené à penser autrement mais ce n'était pas tout.

Vint ensuite Yami, celle qui avait réussi à me faire comprendre là où voulait en venir Kibo. Si notre première rencontre avait été un peu froide voir même spéciale, la suite s'annonçait bien meilleure. Rien ne présageait une si bonne entente, le hasard avait bien fait les choses en nous réunissant de la sorte. En soit, elle était ce qui m'était arrivé de mieux à Suna. Nos caractères respectifs nous avaient permis de nous comprendre, elle m'avait premièrement compris pour ensuite m'inciter à faire de même. Cela n'avait pas été difficile tellement nous étions similaires, elle avait déjà une longueur d'avance sur moi niveau social et avait utilisé cet avantage afin de me faire progresser à mon tour. Son expérience avait été utile, obligatoire à mon évolution. Je ne pensais pas être malade, mon ancien caractère ne faisait pas non plus de moi un monstre-.. Mais comme elle le disait si bien, nos vies étaient meilleures aujourd'hui. On balayait le superflu pour ne retenir que le meilleur, nous en étions la preuve. Elle était fière de moi, comme un petit frère j'étais content de l'entendre, vraiment. J'affichai sourire radieux avant de répondre.

«  Merci. »

Dis-je simplement, je n'avais pas besoin d'ajouter quoi que ce soit, elle seule pouvait comprendre ce qu'il y avait derrière ce seul mot. En quelque sorte, elle promettait à son tour d'être à mes côtés et pour toujours. Je l'avais fait, elle l'avait fait, c'était comme une promesse finalement. Malgré moi je devais voir la vérité en face et imaginer le pire des scénarios, la vie pouvait nous séparer, c'était évident ; Étrangement et même dans cette morbide éventualité, ma sœur se disait être toujours à mes côtés. Je croyais en chacun de ses mots alors pendant un instant, je pensais à ma famille. Est-ce qu'ils étaient aussi à mes côtés comme le disait Yami ? Les images défilaient dans mon esprit et je me revoyais aux côtés de ma sœur, allongée dans un couchage au sol. Sa mine fatiguée n'était pas différente de celle de ma grande-sœur. Un moment après, je me revoyais devant une et seule image de ma mère. Cette image avait été dessiné par un membre de notre clan, la peinture même sublimait son si beau visage. Vint ensuite le moment où mon père m'initia au piano, ces souvenirs je les avais presque, oublié, refoulé. Une seule personne pouvait les faire surgir de la sorte et cette personne était à mes côtés. Je repris mes esprits en écoutant la réponse à mon petit pic, visant à amener une ambiance joyeuse entre nous.

Une cascade disait-elle, je souris un petit peu avant de le pousser légèrement de l'épaule droite. Après un petit soupir, j'écoutais attentivement la suite de ses paroles. Elle me confirmait le fait de ne pas être seule, nous étions d'ailleurs sa force. J'imaginais les personnes derrière cette force, le lien étonnant entre elle et Oniri, l'affection entretenue par le dirigeant du village et d'autres sûrement. Cela formait un tout nécessaire à sa survie, il fallait que ça le reste.

Le Kazekage m'intéressait, je connaissais cet homme un petit peu. Il était gentil, brave et un peu simple. Cette simplicité avait peut-être amené Yami à apprécier sa compagnie. Je connaissais aussi l'amour qu'éprouvait cet homme pour la Godaime Kazekage. Chose qui m'avait tout d'abord fait écarquiller grandement les yeux, je pensais qu'il était dangereux pour Yami de se lancer dans une aventure comme celle-ci. Je n'avais pas imaginé pour autant que la défunte Godaime s'attaque à elle mais c'était plus sûr de s'écarter de ces deux personnes. Elle était trop têtue, je n'avais même pas proposé cette idée, elle l'aurait rejeté si facilement. Selon ses dires, il avait des difficultés à vivre depuis la mort de son ancienne compagne.

«  Dans quelle histoire tu t'es lancée-.. En plus d'être une idiote, tu aimes le risque et la difficulté n'est-ce pas ? »

Yami l'aimait, ce sentiment que je n'avais pas réussi à comprendre, elle l'avait. Il était vrai que je n'y avais jamais été confronté et je ne voulais pas l'être. J'avais entendu que cette chose, on ne pouvait le contrôler. Seulement, je n'avais pas le temps d'être encombré par une femme. Le temps je ne l'avais pas et je ne souhaitais pas causer du tort à une personne. Je ne me sentais même pas prêt à être aux côtés d'une compagne, je ne possédais ni la maturité ni l'envie pour ça. Un frein à mes objectifs, je ne pouvais cautionner cela.

Elle n'avait pas tort cela dit, le fait que ces émotions ne soient pas naturelles peut prouver de la sincérité des nôtres. Si on avait perçu cela comme une faiblesse auparavant, c'était une force maintenant.

«  Je suppose que tu dis vrai ! »

Les soins étaient terminés, elle plaçait correctement mes vêtements avant de m'inciter à être prudent. Ce mot, j'en avais presque oublié la signification. Mon travail et mon devoir de Shinobi était si difficile que la prudence n'était -des fois- pas de mise. Après un geste affectif et selon ses dires je me mis à profiter des victuailles proposées par son félidé. Je ne pouvais que la remercier elle pour cet accueil et remercier son invocation pour le repas. Voilà qu'elle commençait à faire sa petite fille bête en me disant qu'une fois et seulement une fois l’assiette finie, on allait rejoindre le piano sublimant son hall. Je m'écartai alors pour taper son front avec mon index tout en souriant. Mon corps n'allait peut-être pas supporter un rythme rapide, je pris donc mon temps même si j'imaginais déjà dans ma tête les mélodies.

« D'ailleurs, tu sais que j'ai pris à ma charge une équipe n'est-ce pas ? Saibogu Takanashi, Yamada Asuka et Saibogu Red. Ils sont intéressants, j’éprouve une certaine satisfaction d'être leur supérieur. Je vais pouvoir transmettre à ces genins le savoir qu'on m'a déjà transmis. Je suppose que ça doit être comme cela que ça doit se passer. »

Je finissais les quelques mets présentés avant de reprendre la parole.

« Et je vais sûrement avoir besoin de toi pour un entraînement, enfin on en parlera un peu plus tard. J'ai fini donc.. Direction le piano ? »

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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Lun 5 Oct - 13:53

Fidèle à lui même, Ogami se montrait sérieux puis l'instant d'après il repartait en boutades et âneries... Remarque, je me comportais de la même façon avec lui car tout était si limpide ! Il était tellement simple de comprendre réellement ce qu'il ressent alors même qu'il n'était pourtant pas du même sang que moi : je ne pouvais guère en dire autant pour ma relation avec La...

Les propos du Toshiro me firent sourirent lorsqu'il évoqua pourtant le tourment de Kioshi et la situation difficile dans laquelle je m'étais aventurée.

« Ce n'est pas moi qu'il faut blâmer mais mon cœur... Car oui figure toi que j'en ai un. »

Lui disais-je sur le ton de la plaisanterie. Il m'arrivait en effet de le laisser s'exprimer celui là même s'il n'avait pas souvent l'occasion de le voir dans nos fonctions respectives au sein du Kakumeigun.

« Tout ce qui est facile à obtenir est beaucoup moins intéressant que ce qui ne l'est pas... »

Répondais-je en souriant lorsqu'il évoquait mon amour pour le risque et les situations peu aisées.
Ogami ne pouvait que supposer que je disais vrai sur la question de nos sentiments sincères, l'essence même qui découlait des émotions. S'il pouvait le vérifier en bien des domaines, il n'avait encore jamais connu l'amour pour juger de l'incommensurable écart entre ce sentiment et les autres.
Je pouvais lire dans son regard que cela ne l'intéressait pas et qu'il ne voulait pas s'en encombrer : voilà encore un point commun entre nous...

« Je t'assure que tu n'y pourras rien lorsque cela te tombera dessus. Moi même je ne voyais l'amour que comme une futilité, un embarra supplémentaire dans mes projets mais finalement, lorsque je me suis rendue compte de sa présence, je ne pouvais m'en défaire, malgré la difficulté et la douleur qu'il apporte également. Pire encore, s'en est presque comme un besoin vital supplémentaire sans parvenir à comprendre pourquoi une telle proportion... Toi non plus tu ne pourras le repousser lorsqu'il s'installera en toi, tu verras. »

C'était étrange comme sensation mais emplie de véracité.
Après ce discours, Ogami me reprenait sur ma plaisanterie du chantage, poussant ma tête avec son index tout en souriant. Ces moments d’insouciances m'avaient manqué et me faisaient beaucoup de bien.
Il évoqua ensuite son équipe dont il était désormais le sensei, m'expliquant qu'il lui trouvait une bonne dynamique et qu'en plus de pouvoir transférer son savoir cela lui permettait également d'apprendre pour lui même à travers cette expérience.

« Deux Saibogu et un Yamada donc... La cohabitation n'est pas trop difficile ? Ce sont des clans drastiquement opposés en terme de mode de vie et de « croyance ». »

Les uns très scientifiques et ne jurant que par la science et d'autres bien loin de tout cela, vivant dans le minimalisme du fait de leurs origines de nomades. Il n'y avait qu'à voir les réunions du conseil... Les avis entre Oniri et Kioshi étaient souvent drastiquement différentes...

Personnellement, je n'avais guère le temps de m'encombrer d'une team : entre mon rôle au Kakumeigun, mes engagements à l'hôpital et puis mon état de santé, il m'était aucunement envisageable d'y songer : je me demandais même si j'aurais la patience nécessaire pour exercer ce rôle...

« J'ai entendu dire que le Midorhato avait été dissous... J'imagine que Kibo est débordé lui aussi. Son QG est toujours ouvert pour ses élèves y ayant élus domicile ? Et toi ? Tu te plais dans l'appartement ? »

Je lui avais en effet légué l'appartement neuf et luxueux que j'avais hérité à la mort de Shinji mais dont je n'avais pas l'utilité vivant au manoir. De plus, je n'étais pas certaine de vouloir vivre dans un lieu où l'Akuzu avait passé son temps... Son décès remontait à quelque temps mais je l'avais appris d'une manière bien étrange et avais eu du mal à passer outre....

« C'est d'accord pour l'entraînement. Mais comme tu dois le savoir, je vais leur mener la vie dure à tes pauvres élèves... »

Ce n'était pas parce que j'étais malade que j'étais impotente au combat bien au contraire, tout cela me donnait envie de me dépasser même si je ne pouvais abuser de mes techniques claniques. Qu'il me propose donc de prendre part à cet entraînement me faisait grandement plaisir : pour lui je n'étais pas que faiblesse comme je le voyais dans le reflet de bons nombres de regard, ce qui m'exaspérait au plus haut point. J'avais besoin de garder la tête haute par fierté.

Puisqu'il avait fini de manger, j'acquiesçais à ses paroles et me relevais, réajustant les pans de ma robe carmin, pour me diriger dans le hall.
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas pianoter, par manque de temps et d'envie aussi, comme l'attestait la poussière présente sur ce dernier. Je m'installais sur le tabouret rectangulaire, laissant une place pour le Toshiro, et soufflais sur l'instrument pour le débarrasser des marques de son inutilisation.

Music:
 

J'entremêlais mes mains et les étiraient pour m'échauffer et commençais à laisser mes doigts courir sur les touches. Je n'avais rien perdu, grâce à Megami, cela s'avérait être un vrai don. Durant toute mon enfance je n'avais jamais eu l'occasion de toucher ou même d'apprendre à jouer d'un instrument, c'était les connaissances de la Comtesse qui m'avaient été directement transmises lorsque son esprit s'était lié au mien.

Je jouais un morceau, sans partition, que j'avais appris à Ogami auparavant, ce rythme était un brin mélancolique mais surtout enjoué, reflétant l'espoir. Je ne savais pas s'il allait s'en souvenir si bien que je le voyais tâtonner au début avant de trouver son rythme. Notre harmonie fut bientôt de nouveau parfaite alors que nos accords se complétaient pour donner toute sa profondeur au morceau. Je l'observais tout en jouant, souriant, profitant, me délectant de chacun de ces moments salvateurs.
La symbiose de la mélodie était sublime et fascinantes : jamais, seuls, nous pourrions obtenir pareil résultat. Lorsque nous jouions finalement les dernières notes du morceaux, le silence regagnait ses droits tandis que nous nous toisions du regard, emplis de satisfaction.



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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Jeu 15 Oct - 22:39

Musique:
 

Bien, oui je l'étais et je ne pouvais le nier. C'était même je pense le meilleur endroit avec la meilleure personne qui me procurait cette sensation, je n'avais besoin de rien d'autre à ce moment-là, le reste n'était que superflu. J'avais grandement apprécié les victuailles proposées par mon hôte et préparés par le cuisiner de la demeure : Hotep. Yami me reprit en me disant avoir un cœur, je souriais à mon tour à l'entente de ces mots. On ne pouvait le discerner aux premiers abords mais il était vrai qu'avec le temps, avec l'envie et selon le désir de la Ketsueki on pouvait y accéder si enfoui qu'il soit. J'y étais parvenu, à vrai dire je ne l'avais même pas cherché comme elle ne l'avait pas fait non plus. Cela s'était crée tout seul, ce n'était pas artificiel, ni superficiel, je qualifierai plutôt notre relation de naturelle.

On se ressemblait sur plusieurs points, j'étais comme elle et je n'appréciais pas d'avoir les choses trop facilement. Un peu de résistance ne fait de mal à personne, cette philosophie je l'avais en mission comme dans la vie de tous les jours. Si on peut acquérir de l'expérience on ne peut acquérir de la force en se confrontant à plus faible que soi, j'étais toujours en quête de force malgré mes changements niveau caractère. Je n'y avais pas renoncé, les entraînements contre des membres imminents du village, je les acceptais avec plaisir. Le dernier en date était celui où j'étais aux côtés de Kanpeki pour combattre le Kazekage -ou l'amant à ma sœur-.

Maintenant je souhaitais me confronter à deux personnes, la première se trouvait être la Furyou dévoreuse de chakra. Lorsque j'étais encore genin et débutant, je l'avais affronté et j'avais échoué même avec l'aide de grandes Kunoïchis de Konoha. C'était pour cette raison que je voulais la combattre mais au nom de Suna seulement et non au nom de ma vengeance ; La mort ne me faisait pas peur, ce qui me faisait peur était de disparaître et avec mon départ de rompre les liens que j'avais tissé si difficilement. La deuxième personne se trouvait être Kibô, mon senseî. Lors de mon premier combat contre lui, j'avais pu voir l'étendue de ses pouvoirs et avec ceux actuels, je pouvais clairement dire ne plus en avoir peur. Je m'étais promis d'arriver à son niveau, de le surpasser même. C'était chose faite, j'avais aussi rejoint le Kakumeigun, j'avais été même promu. Toutes ces satisfactions me comblaient réellement mais rien ne pouvait plus me combler que cet instant présent avec Yami.

Mes yeux rubis me disaient alors que l'amour se trouvait être quelque chose d'incontrôlable, je l'avais déjà entendu quelque part en effet et pourtant je n'en avais pas peur. Je ne pensais pas pouvoir vivre quelque chose de plus fort à l'heure actuelle, je ne le souhaitais pas. Je préférai penser pouvoir tout contrôler, même ces émotions, au fond de moi je savais pertinemment que c'était faux. Selon elle je n'aurais pas la force de le repousser, j'avais peine à y croire honnêtement mais je ne pouvais remettre en cause ses dires. Je laissai tomber ma tête en arrière pour observer le plafond quelques secondes.

«  Si tu le dis je te crois.. Mais bon tu me connais, je ne trouve ça pas intéressant. J'en ai rien à faire des femmes actuellement, je ne pense pas à les utiliser comme des objets ou à avoir du plaisir comme certains peuvent le faire. Le moment venu, j'en choisirai une moi même, mon cœur ne me le dictera pas.  »

Je replaçai à ma tête à sa position initiale pour continuer la discussion, j'avais parlé de mon équipe, Yunitto. Il était vrai qu'avoir des Saibogus et une Yamada dans la même équipe n'était pas évident à première vu. Seulement malgré les différences, je n'y faisais pas cas. Ils pouvaient en effet avoir des avis différents mais ils devaient premièrement penser en équipe, j'imposai cette état d'esprit à mes élèves.

«  Pour l'instant ce n'est pas trop difficile... Par contre une membre, Takanashi est plutôt spéciale-.. Je ne sais pas, on discute avec elle et elle arrive à déformer nos phrases pour les pervertir. Je t'avoue que je n'ai jamais rencontré une fille comme elle auparavant, c'est plutôt spécial mais je m'y ferai. J'aime bien cette position de senseï et vu mon âge, je trouve ça beaucoup plus intéressant. »

La discussion dériva sur le Midorhato, je n'y avais plus mis les pieds depuis la dernière réunion secrète. L'organisation était dissoute officiellement mais était toujours établie officieusement, j'avais même reçu un nom de code et des équipements. Je ne pouvais malheureusement pas en parler, un sceau m'en empêchait et je ne voulais pas m'essayer à prendre le revers de la marque. Je ne souhaitais pas lui mentir et puis il n'y avait rien eu de très important jusqu'à maintenant. Je n'avais rien à cacher donc je ne mentais pas selon moi.

«  Oui l'organisation n'est plus, je ne connais pas la situation des membres restants à vrai dire. Avec le travail, je n'ai plus trop le temps pour m'occuper de ces choses-là. L'appartement est parfait, je m'y sens vraiment bien.. Je t'avoue que c'est bien plus confortable que mon précèdent logement. Tu l'avais vu de toute façon.  »

Yami était d'accord pour un entraînement, elle pensait même mener la vie dure à mes élèves. Je souriais quelques instants à cette remarque, c'était bien ce que j’espérais. Je ne voulais pas qu'elle les ménage, bien au contraire. Je n'en attendais pas moins de Yami, j'aurais même pu le deviner. Le repas étant fini, nous nous dirigions vers le piano. J'étais pressé comme un enfant, j'avais un piano à ma disposition mais jouer à deux était bien plus intéressant. En voyant l'état, je pouvais dire qu'il n'avait pas grandement servi ces derniers-temps. Elle était peut-être trop occupée pour cela.

«  Sérieusement, tu peux pas t'occuper un peu plus de ce piano ? Peut-être que tu m'attends un peu trop pour jouer ! »

Et pourtant elle avait quand même ce don inné, qu'on ne pouvait acquérir. Ses oreilles étaient développées et avec l'aide de celles-ci, les partitions ne lui étaient pas nécessaire. Après quelques notes, on reprenait un morceau qu'elle m'avait déjà appris il y a de ça un certain temps. C'était toujours aussi bien d'être à ses côtés et de profiter du piano. Après avoir fini, je lançais un sourire à celle-ci pour ensuite me lever et m'adosser au piano.

«  Tu n'es pas mauvaise, heureusement que je t'ai appris ce morceau... »

Je marquai une pause de quelques secondes, c'était juste pour l'embêter un peu comme à mon habitude. Si elle était la plus âgée, j'avais l'impression d'être de temps en temps le grand-frère.

« Tu sais.. J'ai l'impression en ce moment de stagner, de ne plus arriver à me dépasser. J'ai l'impression d'avoir atteint mes limites et je ne supporte pas cette idée. Je veux devenir quelqu'un de fort non pas pour mon m'en vanter mais pour parvenir à mes objectifs. »

J'avais aussi cette envie, celle de devenir le dirigeant de ma famille. Je ne savais pas comment y parvenir, la force, la ruse ?

«  Je ne sais pas aussi comment faire, peut-être pourrais-tu m'aider ? Je veux devenir le futur des Toshiro mais comme je n'en suis plus, la situation est plutôt délicate. L'autre jour, j'ai revu les dirigeants de la famille et je peux te dire que j'ai eu du mal à me contrôler. Je veux attendre le bon moment, la bonne occasion mais cela risque de durer. »

Elle était la seule à qui je pouvais en parler et à qui je voulais en parler, ses conseils m'étaient bien précieux, bien plus que ceux des autres personnes.

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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Lun 19 Oct - 10:43

Music ♫:
 

Comme à son habitude avec moi : il faisait le pitre. Me faisant une réflexion sur la poussière résidant sur le piano que je n'avais pas eu le cœur à utiliser depuis un moment, puis me félicitant pour le morceau joué, clamant que je n'étais pas mauvaise et inversant les rôles de professeur et d'élèves. J'esquissais un fin sourire tout en l'observant à ses paroles. Tout était si simple avec lui. Il y avait des personnes auxquelles je tenais avec lesquelles jamais cela ne serait aussi évident quoique je fasse. Ogami et moi étions similaires sur plusieurs points et si nous parvenions aisément à nous comprendre, nous étions aussi souvent sur la même longueur d'onde.

« Oui heureusement... D'ailleurs il faudrait que tu m'en apprennes d'autres ! »

Me contentais-je de lui répondre, le sourire aux lèvres, pour m'amuser de sa propre bêtise. Toutefois je me reprenais assez vite alors que son air devint plus sérieux : tout comme ses propos. Il avait la sensation de stagner et de ne plus réussir à progresser. Je me relevais à mon tour pour me tenir face à lui tout en le regardant dans les yeux pour capter son attention.

« Cela est normal. Ton ascension était progressive jusque là parce que tu avais encore bon nombre de choses à apprendre. Toutefois plus tu voudras atteindre un sommet plus grand et plus il sera difficile de l'atteindre. D'où cette impression de ne plus avancer. Les obstacles que tu croiserons seront de plus en plus difficile à franchir et tes choix seront plus décisifs aussi. »

Et plus fâcheux aussi... S'il voulait se dépasser et affirmer sa position et sa puissance il devrait faire des concessions et prendre des choix drastiques qui ne lui plairont pas forcément : c'était aussi pour cela que certaines personnes ne progressaient plus car elles avaient fait le choix de ne plus avancer pour ne pas emprunter des chemins trop escarpés dont les choix se révéleraient trop difficiles à porter...

Puis il me fit part de son envie de prendre la tête de son clan au sein du quel il ne gravitait plus, rendant la situation plus délicate encore. Il avait eu envie de remettre les dirigeants actuels à leur place. Un nouveau sourire s'esquissa sur mes lèvres tandis que dans mon regard, brillait une lueur malsaine.

« Cela dépend de jusqu'où tu es prêt à aller pour atteindre ton objectif... S'ils ne sont qu'une gêne et une nuisance pour le clan Toshiro selon toi alors autant te débarrasser de ces parasites qui t'empêchent te régner en maître sur les tiens pour leur donner une direction nouvelle à suivre. »

Je marquais une pause avant de reprendre.

« Gravir le sommet n'est pas toujours rose et il faut savoir ce que l'on veut vraiment et faire des choix. Certains sacrifices sont nécessaires pour atteindre notre but. »

Le comprenait-il ? J'imaginais que oui.

« Mon clan est décimé et j'en suis la représentante légitime puisque je suis la plus haute gradée parmi ceux restants mais si cela n'avait pas été le cas je me serais moi aussi créer ma place en haut. »

Les Ketsueki avaient soif de pouvoir, nous ne pouvions nous contenter des miettes des autres : nous aspirions à la grandeur. Pour l'heure, ma position de chef de l'unité spéciale m'allait parfaitement mais peut-être viendrait-il un jour où j'en voudrais plus encore... Je l'ignorais mes choix dépendraient beaucoup de mon entourage parce que j'en avais un contrairement à la plupart des autres membres de mon clan, solitaires.

« Toi seul peut décider de ce que tu es prêt à accomplir pour atteindre tes objectifs. Si tu veux un avis cependant, moi à ta place je n'hésiterais pas à me débarrasser des gêneurs souillant ton nom... »

C'était hors la loi mais... j'étais une part de la loi au sein du village.

« Si tu le veux. Je peux t'y aider sous couvert de l'unité spéciale... »

Il ne risquerait rien d'un point de vue légal : il n'y aurait qu'à façonner des preuves contre ses dirigeants pour justifier de leur exécution ou de déplorer un assassinat comme un autre : exactement comme l'avait procédé cette bande de renégats pour l'attentat envers la Godaime. Eux couraient toujours dans la nature pour un crime infiniment plus grand : Ogami s'en sortirait largement...



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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Mer 21 Oct - 21:03


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La modestie n'était pas vraiment mon genre, je pouvais dire être le frère idéal. Comme elle le disait, tout était naturel chez moi je n'ajoutais rien de superficiel à nos relations. Faire sourire un membre de sa famille est aussi en quelque sorte une tâche qui incombe aux aînés comme aux plus jeunes, si je le faisais actuellement c'était juste pour faire oublier à Yami son désespoir. Arrivais-je à mes fins ? Évidemment que j'y arrivais, c'était indéniable. Pour seule et unique preuve, je voyais sourire celle qui comptait à mes yeux. L'état dans lequel elle se trouve, ses tracas du quotidien, elle n'avait plus à s'en faire à mes côtés. Il fallait juste tout oublier et s'amuser le temps d'une soirée pour reprendre ensuite notre place dans le monde Shinobi. Elle officiait en tant que fière dirigeante du Kakumeigun et moi j'officiais en tant que membre de celui-ci, c'était un honneur de pouvoir servir mon village et servir sous ses ordres.

La voyant se lever, je me demandais bien ce qu'elle avait derrière la tête ; La réponse avait été apporté rapidement, elle m'expliquait son point de vu que je comprenais parfaitement. Cela fait mal à avouer mais à la base j'étais faible combler une faiblesse est assez facile mais améliorer une force est à contrario difficile en tout point. À mon humble avis, j'étais devenu fort en deux ans et grâce à mes expériences. Dans les expériences, je comptais les entraînements, les missions, les rencontres. Tout ceci m'avait permis d'acquérir une certaine puissance mais ce n'était toujours pas suffisant, il me fallait quelque chose que je n'arrivais pas à définir.

Je croisai les bras, scrutant les yeux de mon interlocutrice avant de reprendre la parole.

«  En effet, je sais qu'il est plus difficile à mon niveau d'évoluer ; Cela dit, faire des choix ne me fait pas peur. Si je dois en faire, demain pour acquérir ce que je souhaite, je le ferai sans hésiter. Au bout d'un certain temps je pense que pour avoir quelque chose, il faut en sacrifier une autre.  »

C'était comme une formule mathématique d'après moi même ça ne s'apparentait pas vraiment à de la science. Pour obtenir quelque chose d'important, il faudrait sacrifier quelque chose d'important. Son humanité ? Ses proches ? Je n'avais aucune réponse pour l'heure à ces interrogations, seulement j'étais sûr que ce j'avançais se trouvait être véridique. À l'esprit me revint un rituel dont m'avait parlé Yami il y a quelques temps, une solution, elle était restée très vague sur le sujet d'après mes souvenirs. Je me doutais que pour sauver sa vie, il était obligatoire de sacrifier quelque chose, une autre vie ? Une partie d'elle ? Il y a un an et demi, je n'aurais sûrement pas compris la notion de sacrifice mais plus je m'aventurais dans le monde Shinobi, plus cela me semblait évident. Je m'étais ensuite exprimé sur un sujet sensible pour moi, le clan Toshiro. Il s'était développé pendant les dernières années, le fait de ne pas disposer d'un talent Shinobi n'entachait en rien leur sens des affaires. Économiquement parlant, ils s'étaient améliorés ; Leur mentalité elle, n'avait pas changé malheureusement, j'en avais fait les frais il y a quelques mois.

Ma sœur m'expliquait alors que pour atteindre mon objectif, il fallait connaître mes limites. Savoir jusqu'où j'étais prêt à aller pour les atteindre. C'était une bonne question, de temps en temps malgré mes promesses Shinobis je pensais à égorger les trois dirigeants de la famille. De temps en temps je pensais à récupérer la famille de façon légale mais je n'avais trouvé aucun moyen pour y parvenir. Mes yeux s'écarquillaient alors je l'entendis que je devrais peut-être éliminer les parasites. Je connaissais Yami, je connaissais sa puissance et son clan ; Ce n'était pas étonnant d'entendre ça, je ne m'y attendais juste pas. J'y avais déjà pensé, je me voyais les atteindre en plein cœur mais ce n'était que des envies passagères, de la folie.

Elle disait tout haut ce que je pensais tout bas, simplement. On en revenait alors au sacrifice, tout tournait autour de ça finalement. Ma sœur me confia alors que s'il elle n'avait pas été la seule haute gradée, elle aurait fait le nécessaire pour prendre une place importante dans le clan Ketsueki.

«  Je vois là où tu veux en venir et honnêtement, je ne suis pas étonné d'entendre cela. Je connais l'histoire de ton clan, je connais ton caractère. J'aime quand tu parles sans retenue, vraiment. »

Les membres de ce clan voulaient obtenir du pouvoir. Yami avait réussi en devenant la dirigeante du Kakumeigun et je ne pensais pas que ce poste soit l'apogée de ses ambitions. Elle devait viser bien plus haut, j'en étais presque sûr. À ma place, elle se débarrasserait des gêneurs, c'était en effet une solution plausible.

«  J'apprécie ton aide ma sœur ; Seulement je ne souhaite amener personne avec moi dans cette histoire qui n'est pour l'instant pas écrite. Je ne veux pas mais pour être honnête j'ai pensé des dizaines de fois à les exterminer.  »

Je marquai une pause de quelques secondes en soupirant.

«  Mais ce n'est pas en corrélation avec mes devoirs, mes promesses. Ton clan comprendrait mais mon père non, ma mère également.. Je vis avec une noirceur depuis tout petit en moi mais je ne veux pas l'utiliser, ils seraient déçus de voir ça. Tu ne penses pas ? »

J'avais beau dire ça, je n'avais encore pris aucune décision. Le temps allait peut-être m'apporter une réponse sage et juste, peut-être pas-.. 
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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Jeu 22 Oct - 18:06

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Il semblait surpris par ma suggestion alors même que je voyais qu'elle lui brûlait les lèvres. Il ne pouvait le nier il y avait lui même penser. Seuls la morale et l'éthique le retenait de faire le pas. Se briderait-il toujours pour cette raison ?

« Bon nombre de facteurs peuvent nous faire hésiter dans nos choix pour autant je n'ai cependant guère de freins à cause des convenances. J'en aurais bien davantage si cela y mêlait l'affectif. »

Mon regard était toujours aussi sérieux. Je ne souriais pas. Nul raison d'afficher un émoi perfide alors que je ne faisais que lui exposer la chose comme il pouvait choisir de la prendre. Ce n'était pas par plaisir de faire des sacrifices mais pour leur utilité.

Pour autant, même s'il partageait mon avis sans pour autant s'y laisser tenter, Ogami souligna qu'il appréciait ma franchise. Devait-il en être autrement ? Avions nous fonctionné un jour d'une manière différente ensemble ? Je pourrais sans doute lui confier mes secrets les plus noirs sans peur de représailles, sachant pertinemment qu'il n'était pas de ce genre de colporteur qui se souciait de ce genre de détails. Il serait sans doute surpris et un brin partagé mais jamais il ne m'accablerait par ses reproches : nous ne fonctionnions pas ainsi.

Il avait déjà songé a cette alternative funeste sans jamais s'y laisser tenter je ne comprenais pas vraiment ce qui le retenait, outre le fait de ne vouloir impliquer quiconque dans cette affaire qui était la sienne. Ses paroles me firent sourire : il était fier et digne, des traits que nous avions également en commun.

Finalement, il finissait par expliquer la raison de son refus pourtant mugit par tellement d'aspect qui le poussait, au fond, à céder à cette pulsion meurtrière... Non pas pour laisser des cadavres dans son sillage ni par vengeance mais pour prendre leur place et guider les siens vers un avenir qui lui semblait plus juste.
Ce qui le retenait était le souvenir de ses parents dont les convictions n'étaient pas similaires : il craignait de les décevoir.
Je posais ma main sur son épaule et cherchait son regard.

« Je sais ce qu'est ce sentiment de déshonneur émanant de nos géniteurs. J'ai moi même agis, à l'inverse de toi, de façon peu reluisante pour satisfaire mon père et pour le rendre fier de ma personne. Je ne regrette aucunement ma façon d'agir, tous ces corps tombant sous le poids des flammes et de l'agonie, face à moi, dans une mare de sang dantesque comme je n'en avais jamais vu »

Je marquais une pause avant de reprendre.

« Je comprends donc ton envie de les préserver et de suivre leur propre volonté. Fais ce qui te semble le plus juste. Choisi entre tes propres motivations ou la vision des choses de tes parents... Dans certains cas plus rare, il n'est pas non plus impossible de lier les deux... »

Il pouvait très bien atteindre son objectif en respectant la philosophie de ses pairs : cela serait sans doute en revanche bien plus long. Etait-il prêt à attendre ? L'enjeu était-il seulement lui ou également les Toshiro menés par ces dirigeants incompétents ? Qu'adviendraient-ils des membres de sa fratrie s'il n'intervenait pas et laissait le temps au temps, plongeant les siens dans une possible détresse ?

« Cette noirceur dont tu parles : il t'appartient de la garder sceller au fond de toi où de la laisser s'exprimer par facilité. Ce qui est en revanche plus noble et plus complexe c'est de parvenir à l'utilisé simplement ponctuellement, lorsque tu le décides. Sans que tes instincts prédominent sur ta raison, camouflée par ces derniers. »

J'étais moi même parvenue à me détacher de ma soif de sang. Ma maîtrise était plus fine et aboutie, je savais me maîtriser et ne ressentais plus forcément une euphorie sans nom en présence du vin divin.

« Je ne suis pas là pour influencer tes choix : toi seul peut décider quelle voie tu dois emprunter. Il en existe plusieurs et je ne saurais te dire si l'une d'entre elle est la bonne. Plusieurs solutions s'offrent à toi mais peut-être qu'aucune n'est satisfaisante. »

Même s'il choisissait de ne rien faire et de rester dans la situation telle qu'elle était aujourd'hui, rien ne disait qu'il n'aurait pas un jour de regret d'avoir fait ce choix. Il n'y avait pas de bonne ou de mauvaise décision : c'était à lui de peser le pour et le contre.

« Pourtant tu dois bien avoir une petite idée de ce que tu choisiras finalement n'est-ce pas ? »

Mes yeux rubis étaient plus pénétrants que jamais.

« Tu suis ton senseï et est un fervent défenseur de sa cause qui consiste a prôner une paix mondiale. Voudrais-tu alors, malgré tes engagements, faire couler le sang pour parvenir à tes fins ? »

La réponse semblait évidente...




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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Lun 26 Oct - 10:54


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Son regard dans le mien et une main sur mon épaule, elle me dévoilait une chose à laquelle je ne m'attendais pas vraiment. Sous la demande de son paternel et pour le rendre fier, elle avait délibérément fait un massacre. Les yeux écarquillés, au fur et à mesure qu'elle s'exprimait j'imaginais la scène troublante. J'arrivais à imaginer le cri des victimes même si finalement je n'avais que très peu d'informations, j'étais parvenu à voir pendant un instant ses actes. Yami parlait d'une mare de sang, il était donc évident à mes yeux que ce n'était pas une poignée de personne mais bien plus. Je la connaissais, vraiment et pourtant j'étais tout de même étonné d'apprendre ça. Je n'y avais jamais pensé. Immobile, quelques perles de sueurs coulaient le long de mon visage ; Pour être honnête, je ne savais que répondre à ce moment-là.

Ironiquement, nous nous battions tous deux pour notre village. Nous voulions tous deux rendre justice au nom de Suna et pourtant nous pensions à bafouer les valeurs et les règles de notre patrie pour réaliser nos propres objectifs. Notre égoïsme était donc si prononcé pour penser à de telles choses ? En faisant cela, on risquait de se mettre à dos notre entourage, le village. Pour ma part, je ne risquais pas encore ceci mais c'était tout à fait différent pour elle. Si je comprenais correctement ses mots, c'était sous la demande de son père et non des autorités qu'elle avait ôté la vie de certaines personnes. Si jamais ça venait à se savoir, risquait-elle une peine ? Une dirigeante du Kakumeigun était suffisamment intelligente pour que cela n'arrive pas, j'en étais sûr. D'un côté ça me rassurait et de l'autre ça m'effrayait, j'aurais sûrement préféré ne pas savoir pour ne pas m'inquiéter par la suite. Étrangement, elle n'avait pas l'air, pour sa part, inquiète-.. Je me doutais alors qu'elle avait pris les dispositions nécessaire ne pas qu'on découvre le massacre.

Je soupirai en esquissant un sourire, laissant mon corps se refroidir doucement. Elle ne me ménageait pas, même si le sujet était plutôt morbide je ne m'attendais pas à entendre de telles choses. Notre lien faisait que je ne pouvais agir contre elle, je n'y songeais même pas et pourtant-.. S'il s’agissait d'une autre personne, je l'aurais amené devant les autorités compétentes pour qu'elle réponde de ses actes. Yami m'ôtait donc ces pensées en me disant de faire un choix entre suivre ma propre volonté ou celle de mes parents. Le choix était difficile, très difficile à mon sens et je ne savais pas pour l'heure choisir. Concilier les deux était possible selon elle mais pour ma part j'avais du mal à l'imaginer. Notre expérience, notre vécu était différent et en même temps si similaire. Notre existence en ce monde n'était pas chose facile, tous nos choix étaient mûrement réfléchis et étaient sûrement mal compris par autrui.

La noirceur pouvait être utilisée noblement ? J'apprenais encore quelque chose à ses côtés, j'étais même étonné de l'apprendre. Elle se trouvait être en avance sur moi, elle avait appris beaucoup plus de choses que moi et elle m'était très utile. Je n'avais aucune raison de douter de ses paroles, je ne les remettais pas en cause. Je plaçai mes mains derrière ma tête en soupirant, cette discussion était devenue très sérieuse et morbide. Ça ne me déplaisait pas.

«  Le choix, il est vrai que je dois le faire. Je peux choisir alors entre le chemin ensanglanté ou le chemin paisible ; Pour le moment, je ne pense pas emprunter celui qui mènera des hommes à la mort même si mes pulsions m'y poussent. »

Finalement disait-elle, la conclusion n'est-ce pas ? Même si mes paroles disaient le contraire, je pensais en effet à ce que je pouvais faire des dirigeants des Toshiro. Ils salissaient la mémoire de mon père et m'avait jeté dehors comme un malpropre. De ce fait, je pensais à égorger les trois personnes à la tête de mon clan pour ensuite les faire disparaître du monde. J'avais à ma disposition le Kakumeigun ou plutôt sa couverture sous les ordres de Yami. C'était donc quelque de ne pas trop risqué, l'institution pouvait me servir à accomplir mes objectifs. Au fond de moi j'avais déjà pensé à utiliser mon rang pour éviter qu'on découvre mes actes. Par contre, je n'aurais jamais pensé à mêler Yami à cette affaire. Pourtant, nous avions pensé à la même chose et ceci n'était pas le fait du simple hasard. Biologiquement nous n'étions pas frère et sœur, certes, mais notre lien surpassait celui du sang. Ma sœur se trouvait être la seule personne en ce monde avec qui je pouvais avoir des discussions de la sorte.

Kibo était en effet un homme de paix. Il y aspirait depuis sa jeunesse et avait même fondé le Midorhato pour réussir à répondre à cette attente. Même si ce n'était pour le moment pas concluant, il espérait toujours y parvenir. En tant qu'élève, j'héritais de sa volonté. Le temps avait passé et je comprenais où il voulait en venir. Ce n'était plus à mes yeux quelque chose d'aussi utopique que cela. Yami une question qui résumait finalement toute cette discussion, voulais-je malgré mes engagements faire couler le sang. Son regard pénétrant m'empêchait de détourner le mien. J'esquissai un sourire tout en mettant à mon tour une main sur son épaule.

«  Peut-être, peut-être pas ? »

Ma main glissa sur sa nuque pour la pousser dans mes bras, je l'enlaçai alors quelques secondes avant de m'écarter pour faire cette fois un sourire plus complet. Je mis fin à cette discussion de cette façon, il n'y avait rien à ajouter selon moi. Je ne voulais pas non plus avoir de détails sur son passé.

«  Même si la discussion se mariait avec l'ambiance de ton manoir-.. Parlons d'autre chose si tu le veux bien. »

Je marquai une pause de quelques secondes avant de reprendre la parole.

« Que va-t-il se passer pour l'examen Chûnin ? Quel va être mon rôle en tant que membre de l'unité spéciale ? »

J’espérai ne pas déranger en amenant le travail en sa demeure.
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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Mar 27 Oct - 10:42

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Je souriais devant ces révélations qui n'en étaient pas vraiment. J'avais volontairement mené Ogami sur cette pente ardue, n'hésitant pas à lui faire part de ma propre expérience et des méfaits que j'avais pu causé, pour lui faire une idée du choix qui s'offrait à lui et ce qu'il comptait retenir. Pourtant, je savais au fond qu'il n'était pas un meurtrier et c'était ce que je voulais lui faire remarquer. Il ne devait pas arpenter une voie qui n'était pas la sienne car même s'il était près à s'y résigner, cela je n'en doutais pas, les remords l’assailliraient ensuite toujours. Il n'était pas fait ou en tout cas pas prêt à emprunter une telle voie.

« Je pense également que tu n'es pas prêt. Peut-être ne le seras-tu jamais... En tout cas ne prend jamais de décision hâtive car certaines d'entre elles pourraient bien changer à tout jamais le cours de ton existence et modifier ta perception du monde... »

Qu'il s'en sente capable ou non quelle importance au fond ? Il lui faudrait prendre une décision et maintenant que nous en avions discuté et qu'il avait les cartes en mains pour le faire, son choix se ferait de lui même.

Il m'enlaçait finalement tendrement tandis que je plaçais mes mains sur ses omoplates et posais mon front contre son épaule. Par ce geste d'affection il me remerciait pour les réponses que je lui avais apporté et la franchise dont j'avais fait preuve, comme toujours : nous n'avions pas besoin de mot pour exprimer tout cela. Il m'intimait également que le sujet était clos et il le confirma par la parole en déviant sur tout autre chose.

Il était question de l'examen Chuunin et de son déroulement, notamment sur les dispositions prises à ce moment là par le Kakumeigun. L'insouciance était terminée, voilà que nous abordions des sujets plus sérieux liés à nos fonctions.

« Je ne peux vraiment t'en dire plus sur le contenu de l'examen car je n'en ai aucune idée. Kibo a préparé les épreuves en corrélation avec le bras droit du Hokage et elles sont tenues secrètes jusqu'à leur déroulement. Concernant le rôle du Kakumeigun il faut que j'aborde certains points avec la Conseillère à la Défense afin que nous décidions ensemble de la marche à suivre. La sécurité sera renforcée cela est indéniable. Nous accueillons des hôtes mais il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit de nations étrangères et que certaines pourraient bien profiter de notre hospitalité pour commettre du grabuge... »

Il ne fallait guère leur octroyer plus de confiance qu'ils ne méritaient. Personnellement je serais en alerte constante en la présence de tous ces étrangers... Les journées allaient être sacrément longues et éreintantes mais le Kakumeigun et les hommes déployés par la Conseillère à la Défense seraient constamment sur le qui vif et près à intervenir en cas du moindre soucis.

« Notre priorité est de garantir la sécurité entre nos murs et pour nos civils. La moindre frasque devra nous être rapportée pour que l'on puisse prendre des mesures. Chaque Kage sera responsable des actes des membres de sa nation et devra répondre de leur mauvais comportement : autant dire que cela risque de déraper indéniablement mais nous serons là pour amoindrir les dégâts et intervenir rapidement. »

Je marquais une pause avant de reprendre :

« Des hommes seront également postés sur la zone d'examen pour surveiller son bon déroulement sans tricherie, bien que des arbitres seront également là pour l'encadrer. Je resterais non loin du Kazekage assurant sa protection également. Comme tu peux le voir : nous aurons beaucoup de travail. »

Quelle serait la situation à ce moment là ? Serais-je toujours aussi mal en point ou guérie ? Je ne pouvais le prédire.
Après ce qui était arrivé à la Godaime Kazekage, il était inconcevable que je ne veille pas ardemment à la sécurité de Kioshi...
Je soupirais.

« Il y a également ce groupuscule d'assassins qui court toujours... S'ils ont tué Habashi Zanshi ils tenteront peut-être de nuire également aux autorités des diverses nations... Cela pourrait mener à un conflit politique et diplomatique envers notre nation. Il n'est pas question que cela se produise. Tout le secteur sera finement quadrillé pour ne pas laisser la moindre chance possible à ceux là de s'organiser dans leur attentat. »

Un événement d'une telle envergure comportait forcément son lot de problèmes et de failles et c'était ce que nous devions éviter à tout prix.

« J'ai moi aussi une question à te poser... »

Et qui me turlupinait depuis un moment...

« Comment te sens-tu depuis Yuki no kuni ? Cette forme d'Akuma qui a pris possession de toi via l'influence néfaste de Chura... s'est-elle manifestée depuis ? J'imagine que si tel est le cas tu es allée en parler à Oniri ? Elle sera la plus à même de t'aider sur ce point... »

L'inquiétude se lisait aisément à travers mon regard.



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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Jeu 29 Oct - 15:34


Peut-être que je n'étais pas prêt en effet, prêt à franchir le pas et devenir quelqu'un d'autre. Peut-être aussi selon ses dires que je ne le serai jamais ? C'était une éventualité, dans tous les cas elle me conseillait de réfléchir mûrement à ma décision. Celle-ci pouvait changer ma vie à tout jamais, c'était indéniable et pourtant paradoxal. J'avais fait coulé le sang quelques fois lors de mes missions, j'avais ôté la vie à des personnes. C'était même étonnant facile de prendre la vie à quelqu'un, ça en était presque consternant. Je faisais ça au nom de Suna et c'était vu comme la justice, une justice dont le village du sable avait dicté les règles. Pouvais-je créer ma propre justice, c'était là la question importante. Au nom des Toshiro, au nom de mon père, il me semblait évident que je pouvais prendre les dispositions nécessaire pour rétablir ma famille et laver mon clan. Cette justice n'était pas en corrélation avec celle de Suna et de ce fait, il m'était impossible de m'attaquer pour le moment aux dirigeants des Toshiro.

Finalement, j'en étais venu à poser quelques questions sur l'examen internationale. J'étais à même de poser ces questions étant un membre du Kakumeigun. La sécurité se trouvait être notre domaine et je voulais connaître en détail les taches qui nous étaient attribuées. Un peu en avance certes, j'aurais pu attendre une réunion officielle mais je voulais entendre son avis. J'étais content d'apprendre que c'était mon senseï et une intervenante de Konoha qui avaient organisé le contenu de l'examen Chûnin. Je ne doutais pas de la créativité de mon maître pour parvenir à nous créer des épreuves intéressantes. Je n'allais pas y participer, je serai même sûrement occupé à la sécurité mais j'y jetterai au possible quelques coups d’œils pour voir le résultat de son travail. En parlant d'encadrement, des formalités devaient être réglées entre Yami et la conseillère à la défense. C'était en effet de Oniri dont elle parlait.

«  Je comprends, Suna va être vulnérable pendant l'examen Chûnin et dans cette optique, nous allons tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité des résidents.  »

En tant que membre de l'unité spéciale, j'étais complètement dévoué à mon village et à cette mission. Des hommes auront pour charge aussi de surveiller les zones d'examen, il n'y avait pas qu'à l'enceinte du village à surveiller. Beaucoup de travail attendait les forces Shinobis de Suna, le Kakumeigun allait être mis en avant mais nous n'étions pas assez pour couvrir le tout. Je me doutais facilement d'une coordination entre plusieurs services, plusieurs équipes. Je n'avais rien à prouver aux autres mais plutôt à moi même, j'étais impatient de pouvoir accomplir mes charges du Kakumeigun tout en essayant de m'améliorer. Chaque entraînement, chaque travail, chaque expérience.. Tout ceci était bon à prendre pour pouvoir atteindre les sommets. Quelque chose était dérangeant tout de même, les commanditaires de l'assassinat de la Godaime n'étaient toujours pas emprisonnés ni même découvert. C'était plutôt gênant pour notre unité, peut-être que c'était même une pression supplémentaire pour Yami ? Je ne l’espérais pas, elle n'était pas à mon sens en état de tout encaisser. Sa maladie l'affaiblissait et je me demandais même comment elle pouvait encore prétendre accomplir ses devoirs Shinobis.

Son expression changea tout à coup, je lis une certaine inquiétude sur son visage. Je penchai la tête légèrement sur le côté, interrogatif. Qu'est-ce qui pouvait bien faire changer son état en si peu de temps ? C'était par rapport à Yuki no Kuni, je souris alors à ma sœur pour la rassurer. Il n'y avait pas à s'inquiéter, c'était du passé selon moi.

«  Mis à part quelques problèmes musculaires comme tu as pu le voir-.. Rien d'intéressant. Chura n'est plus, je veux dire qu'il n'est plus en moi. Et puis tu n'as pas à t'en faire pour moi, je suis bien plus solide que toi. Tu ne tiens même pas debout, inquiète toi pour toi plutôt que pour moi, idiote.  »

Je faisais le fier car je n'avais eu encore aucun signe m'indiquant la présence de Chura. Je me rappelais par contre de la sensation, cette sensation très spéciale quand il était en moi. Mon corps avait changé et je me sentais capable de faire des choses totalement absurdes. Cette force qui m'était survenue subitement, elle m'avait donné la possibilité de tout détruire. Je m'étais attaqué aux miens et la personne qui était arrivée à me sortir de ma torpeur était Kioshi. J'avais une sorte de dette envers lui même si ça me faisait mal de l'avouer. Je payais toujours mes dettes, c'était une question d'honneur et je n'allais pas déroger à cette règle. Je plaçai ma main droite sur la tête à Yami en souriant.

«  Je ne me suis pas excusé d'ailleurs par rapport à tout ça ? Je peux finalement te le dire, désolé Yami.  »

Je marquai une pause de quelques secondes avant de reprendre.

« Je m'étais décidé à répondre à l'invitation de Hélios pour tuer celui m'ayant fait cette cicatrice. » Dis-je en pointant d'un doigt mon épaule d'autre. «  Seulement Oniri se trouvait être finalement un objectif plus intéressant et par ma faiblesse, Chura m'a possédé. Je ne veux plus que ça se reproduise, je préfère encore y laisser ma vie que plutôt de mettre en danger celle des autres. »

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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Sam 31 Oct - 11:47

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Il avait beau dire que tout allait bien hormis des problèmes musculaires et en usant de son humour habituel, je savais bien qu'il me cachait quelque chose : je le connaissais par cœur.

« Depuis quand l'honnêteté et la franchise n'est plus au goût du jour entre nous ? »

Laissais-je planer de façon quelque peu agacée.

« Chura était un être puissant et même si tu n'as pas eu a subir de nouveau son emprise, rien ne nous dit que cela ne sera plus jamais le cas... En fait je sais même que c'est bien le contraire... »

Je baissais le regard un instant avant de le redresser pour le fixer intensément.

« Lorsque j'ai soigné ta blessure tout à l'heure, j'ai perçu en toi une certaine noirceur souillant ton organisme et ton sang. Lorsque tu m'as annoncé pour ton clan j'ai cru d'abord que cela était dû à cette envie d'agir mais nous le savons tout deux désormais : si cette idée t'a traversé l'esprit, tu n'es pas pour autant capable de la mettre en application. Cette noirceur vient donc d'autre chose... »

Ce n'était pas une masse ténébreuse intense mais rien ne disait qu'elle n'allait pas s'étendre au fil du temps.

« Peux-tu m'assurer que tu n'as pas perçu sa présence de nouveau ? Rien qui pourrait te le faire dire ? Tu n'es pas plus facilement irritable ces derniers temps par exemple ? »

Si Chura avait bel et bien un contrôle sur son corps alors il faudrait pouvoir l'arrêter tant que cela restait minime sinon la situation risquait de devenir bien vite compliqué et Ogami allait en souffrir : ce que je ne permettrais pas.

« Mon état est certes plus préoccupant que le tien mais bientôt la tendance pourrait tendre à s'inverser... »

Finalement il s'excusa. J'arrivais toujours à le suivre : sauf en ce moment.

« Pourquoi ? »

Me contentais-je de lui demander avant qu'il ne me réponde par lui même. Il était désolé d'être venu a Yuki no Kuni dans le but de se venger puis d'avoir mis les autres en danger.

« Ce que moi je ne te pardonne pas c'est de t'être toi même mis en danger... »

Il avait beau me dire que plus jamais il ne voulait risquer de faire du mal a quiconque, je ne pensais en revanche qu'au fait que lui même y avait été exposé.

« Dans ce cas je devrais moi même m'excuser pour ne pas être parvenu à l'empêcher... »

Tout comme je m'en voulais pour le bras de Kioshi qu'il avait perdu sans même que je sois là et en mesure d'intervenir et même si ce dernier disait qu'il avait fait son choix qui lui avait apporté cette conséquence : celle de faire confiance à une doublure d'Oniri...

« Votre vie est bien trop précieuse pour que vous risquiez autant de la mettre en danger ! Nous sommes des shinobis et devons déjà constamment faire face à la mort. Inutile de s'y précipiter. Je n'ai pas peur de la mort mais j'ai peur de ce qu'elle peut me prendre... »

A savoir ceux à qui je tenais.
La détermination se lisait dans mon regard tout comme le flot d'émotions que faisait naître en moi cette simple pensée.

« Vous êtes mon équilibre. Si je vous perds d'une quelconque façon, je ne parviendrais plus à être moi même... »

Je ne pouvais décemment pas me douter que ces paroles auraient leur importance à l'avenir...

Je me blottissais alors dans ses bras sans retenus, comme si chaque instant que nous avions l'occasion de passer ensemble s’apprêtait à être le dernier...



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Message(#) Sujet: Re: Il était temps (Yami) Mar 3 Nov - 19:00


L'honnêteté et la franchise ? Que disait-elle, elle me prenait au dépourvu. Les yeux écarquillés et quelque peu étonné, je l'écoutais pour en savoir davantage. Je l'avais toujours été envers elle et même si un jour je serai amené à mentir, ça serait seulement et uniquement pour elle. Un mensonge n'était rien comparé à ce que je pourrai faire pour elle, elle ne s'en doutait peut-être pas mais pour son bonheur j'étais prêt à bien plus que ça.

Je pouvais lire sur son visage que la situation lui déplaisait, tout à coup. Elle disait que Chura n'avait peut-être pas disparu, que je pouvais encore subir. Bien sûr, elle n'avait pas tort mais ce n'était pas non plus sûr qu'il se manifeste. Pour une fois, je me montrais optimiste sur cette situation, je ne voulais pas revivre ces choses-là, ces choses qui me hantaient mes nuits.

«  Je comprends ce que tu veux dire mais non, Chura ne sera plus. Je n'ai rien ressenti qui m'amène à penser qu'il est encore en moi, je ne sens plus cette chose oppressante, cette puissance-.. Enfin, rien qui m'amène à penser une telle chose. »

Yami avait précédemment soigné mes douleurs musculaires et me disait avoir perçu en moi une noirceur-.. Une noirceur ? Ce n'était pas celle dont j'avais parlé un peu plus tôt, elle parlait d'une chose présente dans mon organisme. Cette constatation voulait-elle dire que Chura était toujours, d'une certaine façon, terré en moi ? Non je ne pouvais l'accepter, c'était impossible. Pas à Suna, pas ici, si jamais cette hypothèse était vérifiée, elle mettrait en danger des vies, mon entourage. Ma sœur me demanda alors si j'avais ressenti sa présence ou quoi que ce soit de nouveau ces derniers temps, je réfléchissais quelques secondes à ses mots. Il est vrai que j'étais un peu plus nerveux dans mon quotidien mais je pensais que c'était plutôt lié à mes mauvaises nuits. Je bougeai la tête de droite à gauche pour donner une réponse négative à Yami.

«  Non, j'ai en effet été quelque peu nerveux ces derniers temps mais rien d'inquiétant. Laissons Chura à Yuki no Kuni si tu le veux bien. »

Je ne voulais pas l'inquiéter et je ne voyais aucune raison de m'inquiéter pour moi-même. À ses côtés, je ne voulais que voir des rires ou des larmes de joie, c'était ce dont j'avais besoin pour me rendre heureux au niveau affectif. L'autre chose qui me comblait actuellement se trouvait être mon travail en tant que Shinobi de Suna. Plus qu'une charge, c'était une passion pour moi de servir ma patrie. Si j'avais besoin de quelqu'un je pouvais trouver Yami, si j'avais besoin de sensation, de passion, je pouvais trouver mon rôle de Shinobi. Je ne cherchais nullement autre chose à l'heure actuelle pour me combler.

Je pouvais mourir à tout moment lors d'une mission, lors d'un déplacement et dans cette optique on m'avait déjà reproché le fait d'être seul. Seul dans le sens de ne pas avoir de compagne ou même de ne jamais avoir eu une relation avec une femme. Je peinais à comprendre ces raisonnements, je préférai mourir en ayant suivi ma propre voie et avoir vécu comme je l'entendais que plutôt m'accrocher à « des règles ». Je passais souvent pour quelqu'un d’intrigant, à part et pour être honnête, je me fichais totalement de l'avis des autres.

Pour en revenir à ma sœur, elle avait raison. Je m'étais mis en danger inutilement au début-.. Puis dans sa réponse, elle disait elle aussi avoir à s'excuser auprès de moi pour n'avoir pu empêcher ma transformation. Malgré le sérieux de la situation, je la trouvais bête. Elle n'avait rien à se reprocher mais vraiment rien, quelle idiote-..

«  Je ne suis pas prêt à mourir, ne t'en fais pas. J'ai encore des choses à accomplir et je ne veux pas te laisser seule. Une fille assez bête comme toi pourrait facilement avoir des problèmes et si je ne suis pas là.. Qui le sera ? »

Je marquai une pause de quelques secondes avant de reprendre la parole avec le sourire.

«  Ah oui, j'oubliais le Kazekage ! »

Elle était maintenant dans mes bras, je la serrai contre moi pour profiter de cet instant à ces côtés. Ces gestes affectifs étaient fait naturellement, nous n'avions pas besoin de nous forcer. Nous avions des points communs, ils avaient sûrement renforcé notre relation dans un sens mais c'était bien au-dessus que de simples points communs. Je caressai son dos de ma main pour la rassurer, mes précédentes paroles étaient teintées d'humour mais je n'en pensais pas moi. Yami était une de mes raisons de vivre après tout. Je lui fis un baiser sur le front avant de m'écarter.

«  Si nous sommes ton équilibre alors on restera à tes côtés et ça je peux te le promettre, tu n'as pas à t'en faire. Rien ne pourra me défaire de toi, sache-le. »

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Il était temps (Yami)

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