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 Agrandir la famille

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Konoha
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Message(#) Sujet: Agrandir la famille Lun 5 Oct 2015 - 21:54

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Les allers et venus dans le village étaient devenus plus rares ces temps-ci suite aux désertions qu’avait causé la fameuse Marque des Furyous, mais j’avais réussi à avoir une permission afin de quitter Konoha pour aller visiter ma famille dans le village Inuzuka. Cela faisait longtemps que je ne les avais pas vus et, pour être honnête, j’avais bien besoin d’un peu de réconfort après les derniers événements qui s’étaient déroulés. Depuis… ce que vous savez, je me sentais un peu enfermé dans le village et c’était donc une bonne raison pour moi de faire d’une pierre deux coups; j’allais voir ma famille et je me défaisais de cette atmosphère oppressante que je sentais parfois dans le village. J’avais eu de la chance cette fois-ci, mais je devrai me trouver des raisons valables les prochaines fois que je ne serai plus capable de le supporter. Enfin, je devais arrêter de penser à ce genre de choses, c’était justement pour les éviter que je quittais l’enceinte de Konoha.

Une fois arrivé au village, je cachai tous mes soucis derrière un grand sourire et allai rejoindre ma famille. De longs enlacements plein d’émotion furent échangés et après être rentrés j’appris qu’ils avaient tous déjà prévu l’horaire pour la journée et pas n’importe quoi : au programme, un bon vieux piquenique en forêt comme dans le bon vieux temps. Si ce n’était pas magnifique tout ça! Évidemment, ce n’était pas un piquenique traditionnel si nous ne le faisions pas tous ensemble c’est donc là-dessus que nous nous mîmes dès mon arrivée. S’ordonnant comme une armée de petits cuistots, nous prîmes chacun notre poste que nous avions adopté avec les années et notre festin fut prêt en un temps record. Nous voulions également tous profiter de la journée de plus possible, je crois que ça nous a également motivé à nous dépêcher. Ramassant tous dans un grand panier, nous nous enfonçâmes sans plus attendre dans les forêts auxquels nous étions tous autant habitués.

Cela prit presque une heure, mais nous trouvâmes finalement un endroit idéal pour notre piquenique. Nous nous installâmes tous en rond tandis que ma mère sortait les victuailles que nous avions apportées. Tous les meilleurs plats de mon enfance étaient tous là et nous avions tous participés à la confection de ce repas; cela les rendait encore plus savoureux. Sérieusement, je ne pouvais demander mieux. Nous nous passâmes les couverts puis les plats et rapidement nous étions tous dans notre assiette. Au début, personne ne parla tant tout le monde était absorbé par son repas – notre marche nous avait quand même ouvert l’appétit – mais une fois les premières minutes écoulées nous reprîmes un rythme plus normal et la conversation arriva sous forme de plusieurs questions quant à mon avancement. Que devenais-je? Que faisais-je de mes journées ces derniers temps? Avais-je beaucoup de mission? Personne ne parla des Furyous, mais je voyais dans leur regard la petite crainte que ces créatures inspiraient ces derniers temps.

La discussion allait bon train, quand je remarquai soudain que cela faisait un certain temps que nous n’avions pas vu les ninkens. J’appelai Akamori à plusieurs reprises, mais à chaque fois je ne reçus aucune réponse. Intriguant, ce n’était pas seulement le mien, mais également celui des autres membres de la famille. Rapidement, nous en vînmes à la conclusion qu’ils devaient tous être partis quelque part ensemble et je me mis en quête de les retrouver. Heureusement que j’étais habitué à son odeur, je le retrouvai donc rapidement en compagnie des autres ninken qui était attroupé autour de quelque chose que la masse de fourrure m’empêchait de voir. Ce que je trouvais étrangement, cependant, était leur comportement. Jamais je n’avais vu autant de ninken aussi tranquille autour d’un même objet. Ce n’est qu’en m’approchant que je vois finalement de quoi il s’agit.


- Eh bien, qu’avez-vous trouvé là?

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Il s’agissait bien sûr d’une question rhétorique, car je reconnaissais évidemment ce qu’ils avaient déniché au beau milieu de la forêt. Au centre du cercle de ninkens Inuzuka se trouvait un petit chiot-ninja, à la grosseur qu’il avait il devait à peine avoir un an. Dès que je posai les yeux sur lui, je sus que ninken ne serait pas comme les autre ninkens. Il était encore qu’un jeune chiot, mais son pelage avait une complexité que l’on voit normalement que rendu à la maturité. Mis à part le blanc qui lui couvrait le torse, le ventre et le bout des pattes, le restant était un mélange difficile à expliquer; c’était un gris très foncé, mais qui avec la lumière du soleil avait des reflets verts très subtils. Ce qui retint le plus attention, malgré tout, était la marque étrange qu’il avait sur le front. Partie intégrante de son pelage, un losange avec un point au centre entièrement en poil blanc trônait sur son front. Deux petites marques ressemblant étrangement à des sourcils passaient également au-dessus de ses yeux d’un bleu azur. Comment ils l’avaient trouvé je n’en avais aucune idée, non plus savais-je pourquoi ce petit s’était retrouvé tout seul. Sûrement sa famille devait-elle être proche et qu’il était simplement parti s’amuser. Pourtant, je ne sentais rien autour de nous qui pourrait ressemble de près ou de loin à une famille de ninken.

Je restai avec les ninken et le petit chiot pendant plusieurs minutes avant de réaliser que le restant de ma propre famille devait se demander où nous devions tous nous trouver. J’eu alors la brillante idée d’amener le ninken avec moi pour aller voir ma famille. Enfin, je ne l’aurais pas amené contre son gré, je l’aurais invité à nous suivre vers les autres. Après tout, il était tellement mignon que je ne pouvais pas ne pas le leur montrer. Je ne sais pas ce qui me pris ni pourquoi je pensai à cette idée, mais je me retournai vers le petit chiot et tentai de communiquer avec lui un peu comme je le faisais lorsque je voulais parler avec Aka. Étendant ma conscience vers l’avant, je cherchai à rejoindre celle du petit ninken, mais tout ce que je pouvais ressentir était les immenses présences des autres ninkens de ma famille. Je me concentrai encore plus afin de pouvoir ressentir la petite présence du chiot-ninjas et après quelques secondes j’eu finalement l’impression de le trouver. Sauf qu’au moment où j’allais essayer d’entrer en contact avec lui, il sauta vers l’arrière et s’éloigna de quelques pas. Revenant aussitôt à la réalité, je fixai le petit animal. Je devais l’avoir effrayé à vouloir me lier avec lui. J’étais en train de me lever tranquillement pour le rejoindre lorsqu’il tourna la tête vers un point à l’opposé de moi et sans attendre une seconde de plus s’enfuit dans la forêt. Peut-être avait-il entendu sa famille l’appeler? Un peu déçu de ne pas avoir été capable de montrer à ma famille ce qu’ils avaient trouvé dans la forêt, nous reprîmes la direction du piquenique.

Tout le monde fut content de nous revoir et on me bombarda aussitôt de question à savoir où ils étaient et ce qui m’avait pris autant de temps. Avec une certaine gêne, je leur expliquai que je les avais momentanément oubliés lorsque j’avais vu ce qui avait retenu l’attention de nos chiens-ninjas. Shita s’exclama aussitôt qu’elle voulait le voir et en avoir un pareil alors que Shippo, eh bien, je ne savais pas trop. Il ne disait rien et semblait perdu dans ses pensées, sûrement en train de s’imagine avec ce petit chiot. Le sujet resta un sujet chaud pendant tout le restant du piquenique jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de ce que nous avions amené. Mine de rien, nous avions passé tout l’après-midi ensemble et avec l’automne qui avançait de plus en plus les journées devenaient de plus en plus courtes alors nous devions y aller incessamment si nous ne voulions pas être pris dans la noirceur.

Heureusement pour nous, nous arrivâmes au village avant qu’il ne fasse totalement noir au grand plaisir de mes parents qui ne voulaient pas avoir à gérer des enfants dans le noir. Évidemment, leur odorat n’était pas encore assez développé pour leur permettre de se repérer malgré le peu de luminosité, mais je ne doutais pas que cela viendrait tôt ou tard comme tous les Inuzukas. Le retour au village familial sonna également mon départ pour la Feuille, car je devais moi aussi être rentré avant la tombée de la nuit. Je ne voulais surtout pas attirer d’attention inutile sur ma personne étant donné ma condition alors une fois sur le chemin du retour je filai à toute allure vers les Remparts afin de pouvoir rentrer avant qu’ils ne les ferment complètement pour la nuit. Si jamais je me retrouvais encore dehors après la fermeture, qui sait quel genre d’idées ils pourraient se faire. Non, je devais décidemment arrivé à temps. Au final, je m’inquiétais pour rien puisque lorsque j’arrivai le Soleil commençait à disparaître derrière la cime des arbres.
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Message(#) Sujet: Re: Agrandir la famille Lun 5 Oct 2015 - 21:56

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Et voilà. J’étais maintenant Jônin. Je ne me serais jamais attendu à ce que cela se passe de cette façon, mais au final j’étais heureux de bien avoir performé. Si j’étais monté en grade, c’était sûrement parce que les évaluateurs avaient jugés que j’avais bien fait mon travail. Malgré tout, je gardais une légère amertume dans la bouche en me rappelant de la façon dont tout s’était terminé. Enfin, il ne servait à rien d’y repenser, ce qui était fait ne pouvait pas être changé; tout ce que je devais garder en tête étaient les leçons que cette épreuve m’avait apporté et continué de m’améliorer. C’était justement pour cette raison que je me promenais dans les forêts de Hi no Kuni en cette belle journée d’été. Venant de prendre un peu plus d’importance au sein du village, je sentais qu’une petite mise en forme supplémentaire ne serait pas de trop. Après tout, ce n’était pas en gardant le même entraînement que je répondrais aux exigences d’être Jônin j’avais donc décidé de quitter le village pour aller trouver un coin pour faire quelques entraînements avec Aka. Lui non plus ne devait pas tirer de la patte! À l’époque j’ignorais encore que referais quelque chose de similaire à peine quelques mois plus tard.

Aujourd’hui, j’avais trouvé une petite clairière non loin de l’Anshin, qui traverse Konoha jusqu’au Lac Tatsu pour ensuite devenir le Nemuru. J’avais choisi ce coin spécialement parce qu’il était proche du cours d’eau, nous pourrions nous rafraîchir une fois notre entraînement terminé. Je sentais déjà l’odeur de l’eau à plein nez, ce qui me torturait encore plus pendant mon entraînement. Cela ne me donnait le goût que d’une chose : tout laisser tomber et aller sauter dans l’eau! J’avais toutefois un meilleur contrôle sur mon corps que sur mon esprit, contrairement à plus tôt dans l’année, ainsi j’arrivai à garder mon corps concentré sur la tâche actuelle pendant tout le long de l’entraînement. Un accomplissement en soit, car je savais mieux que quiconque comment il pouvait être parfois difficile de me garder sur quelque chose quand la tête n’y est plus. J’avais toutefois réussis à me motiver en me disant que la baignade n’en serait que meilleure si je continuais à m’entraîner. Gardant cette idée fermement encrée dans ma tête alors que je continuais de m’essouffler à la chaleur de l’été, je poursuivis mon entraînement jusqu’à ce qu’autant mon corps que mon esprit n’en soit plus capable.


- Bon, assez souffert… À l’eau!

Aka, qui était tout aussi content, voire plus que moi, d’en arrêter-là avec notre mise en forme, s’élança avec moi tandis que nous utilisions nos dernières énergies pour nous rendre jusqu’à l’Anshin. Nous avions tous deux hâtes de plonger dans l’eau rafraîchissante de la rivière, nous ne mîmes donc que peu de temps avant d’arriver au bord de l’eau. Enlevant mes vêtements en moins de deux – tout en gardant mes sous-vêtements, quand même – je me jetai à l’eau sans prendre compte du courant, qui de toute façon n’avait rien de puissant. Aka m’avait aussitôt suivit et pendant plusieurs minutes, nous nous contentèrent de rester immobile tout en profitant de la fraîcheur de l’eau pour refroidir nos corps. Ensuite, je pataugeai tranquillement sur le bord de la rivière pour me détendre. C’était bien pour ça que j’étais venu, pas pour rajouter la natation à mon programme d’entraînement. Quoique maintenant que j’y pensais ça serait définitivement à ajouter, mais ça serait pour un autre entraînement. Non, aujourd’hui j’en avais fait assez pour considérer mon entraînement de la journée terminé.

Maintenant étendu sur mes vêtements qui faisaient office de serviette de fortune, je me baignais cette fois-ci dans le soleil. Non seulement la caresse chaude du soleil était agréable après l’eau fraîche, mais cela me permettait également de me sécher sans avoir apportés de serviette de bain avec moi. Ça n’avait pas fait partie des choses que j’avais cru nécessaire d’apporter lors de notre départ, mais je retiendrais la leçon lors de mes prochains entraînements extérieurs. Cela ne faisait pas si souvent que ça que je sortais du village afin de varier mes types d’entraînement, je ne savais pas encore totalement ce qui était un
must quand on faisait ce genre d’excursion. Les yeux fermés pour ne pas être aveuglés par le soleil, je fus tout de même distrait par une odeur qui se rapprochait de nous. J’aurais juré déjà l’avoir senti quelque part, mais à un certain point il devenait difficile de se rappeler quelle odeur avait été sentie à quel endroit. Intrigué, je me relevai et ouvris les yeux, clignant des yeux à plusieurs reprises pour m’ajuster à la soudaine luminosité. Je scrutais la forêt à la recherche de l’odeur familière lorsqu’il apparut d’entre les branchages. Il avait beaucoup changé depuis la dernière année, mais je l’aurais reconnu entre mille.

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Beaucoup changé était peut-être un peu léger, il avait carrément explosé. Je me rappelais le petit chiot que j’avais rencontré l’automne passé et voilà que l’été d’après il avait au moins doublé de taille! J’ignorais ce qui lui était arrivé dans la dernière année, mais je n’avais jamais vu un ninken grandir autant en si peu de temps. En plus de sa croissance surréel, son pelage s’était également complexifié avec quelques traces de blond çà-et-là où le blanc et le noir se rejoignaient. Il devenait de plus en plus élégant avec le temps et l’impression que j’avais eue l’an passé comme quoi il n’était pas comme les autres ne faisait qu’être renforcé. Je ne savais pas lequel encore, mais j’avais le pressentiment qu’il avait un rôle important à jouer.

Dès que nos regards se croisèrent, je sus qu’il m’avait reconnu. Il y avait eu une lueur de reconnaissance dans ses yeux et je confirmai le tout lorsque je m’approchai doucement vers lui. Je me rappelais comment l’année dernière il avait reculé devant ma main tendu vers lui, mais cette fois-ci il n’y avait plus rien de la timidité craintive des chiots. Au contraire, ce fut lui qui fit les derniers pas vers ma main tendu et il la renifla pendant quelques secondes avant de donner un coup de langue. Cela me convainquit qu’il m’avait bel et bien reconnu et qu’il ne me voyait plus comme une menace, je tentai donc de nouveau l’expérience de l’an passé. J’étendis ma conscience autour de moi et aussitôt sa conscience apparut devant moi. Maintenant que je n’avais plus un bataillon de ninken autour de moi, il m’était beaucoup plus facile de retrouver la sienne. Cette fois-ci, contrairement à la dernière fois, il ne recula pas devant moi et nos consciences parvinrent à se toucher. Juste avec cela, j’eu l’intime conviction que le jeune ninken nous avait apprivoisés, Aka et moi, avec une certitude que je ressentais au plus profond de moi et avec raison puisque c’était ma conscience elle-même qui me le disait. Pendant quelques instants je me demandai comment allait réagir Akamori, mais la différence d’âge faisait qu’il le voyait un peu comme un petit frère. J’étais néanmoins sous l’impression qu’il ne resterait pas le « petit » frère très longtemps s’il continuait de grandir comme cela. Mettant cette pensée dans le fond de ma conscience, je décidai plutôt de profiter du moment présent et m’engageai avec eux dans une fausse lutte.

Après les chamailleries ce fut un autre tour dans l’eau, cette fois-ci accompagné de notre nouvel ami. Peut-être fut-ce juste moi, mais j’avais eu l’impression que notre compagnon s’était beaucoup plus amusé dans l’eau que sur la terre ferme. Il n’y avait qu’à voir son regard toujours aussi azur pétillé et voir comment il n’arrêtait pas de jouer avec les vaguelettes qu’il créait lui-même – même s’il n’avait pas l’air de s’en rendre compte – pour le comprendre. Nous passâmes beaucoup de temps les trois ensemble jusqu’à ce que je remarque le soleil commençant à descendre. Nous avions encore du temps avant le couché, mais il fallait tout de même prendre en compte le trajet d’ici jusqu’à Konoha; ce n’était pas exactement à côté. Notre nouvel ami comprit que quelque chose se passait lorsqu’il nous vit sortir de l’eau et il accompagna même cela d’un petit cri plaintif.


- Ne t’inquiètes pas, petit, je suis sûr que nous nous reverrons un jour. Tu as ta famille à aller rejoindre, j’en suis certain, et j’ai la mienne à aller retrouver également.

L’intelligence des ninken me surprendra toujours, car même si j’étais persuadé qu’il était sauvage comme il n’y avait pas j’eus l’intime conviction qu’il comprit ce que j’avais dit. Je disais cela puisqu’après lui avoir parlé ce dernier s’était contenté de venir me lécher la main à nouveau, d’aller renifler Aka quelques secondes en échangeant quelques grognements et de s’en aller tranquillement vers la forêt, disparaissant dans les branchages parmi lesquels il était apparu. Quant à nous, nous ne restâmes pas plus longtemps et entreprîmes notre voyage de retour. Une journée rentable, sommes toute.
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Message(#) Sujet: Re: Agrandir la famille Lun 5 Oct 2015 - 21:57

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Une soudaine démangeaison me réveilla et d’un coup sec, je claquai le moustique qui venait me piquer. Le salaud, il en avait profité pendant que je m’étais endormi! Je devrais plutôt dire la salope vu que ce ne sont que les femelles qui piquent, mais je n’étais pas vraiment d’humeur pour me reprendre. Je levai doucement la main afin de m’assurer que je l’avais bien eu et un sourire apparut sur mon visage. Cela t’apprendra! Malgré tout, c’était toujours elle qui s’en tirait le mieux, ce n’était pas elle qui se retrouvait avec la désagréable démangeaison indéfiniment. Je commençai inconsciemment à me gratter, mais m’arrêtai aussitôt lorsque je m’en rendis compte. Tout ce que je devais faire, c’était l’oublier et je me rendormirais aussitôt. Malheureusement, c’était plus facile à dire qu’à faire. Vous savez quand plus vous voulez arrêter quelque chose plus vous y pensez? Voilà ce qui m’arrivait. Renonçant au sommeil après ce qui me parut comme une éternité, je commençai par jeter un coup d’œil autour de moi pour voir Akamori endormi pas très loin de moi. Il avait encore quelques heures de sommeil, aussi décidai-je de ne pas le réveiller tout de suite et je partis en reconnaissant pour me dégourdir un peu les jambes.

Parcourant quelques mètres pour m’échauffer, je laissai mes sens se réveiller à leur tour et les laissai sonder les alentours. Ce n’était pas mon sens le plus développé, mais je laissai les bruits de la forêt envahir mes oreilles, retrouvant la trame sonore qui m’avait accompagné pendant de nombreuses années, à la recherche d’un bruit suspect. Il y avait là quelque chose de réconfortant d’entendre la forêt autour de moi tandis qu’un élan de nostalgie me prenait. Mêlés aux odeurs que mes narines percevaient, j’avais presque l’impression de faire un voyage dans le temps. Évidemment, j’avais autres choses à penser que mes souvenirs d’enfance. Si mes sens me remémoraient de vieux souvenirs, je n’oubliais pas que j’étais là avant tout pour le village et pour le Pays du Feu. Si je percevais quelque chose d’anormal, je devais évaluer rapidement le niveau de la menace et agir si besoin est. On s’entend qu’Aka et moi pouvions très bien nous occuper d’une petite troupe de bandits, mais si nous tombions sur… je ne sais pas moi… un Furyou ou autre monstruosité du genre et bien c’était différent. Mais pour l’instant, rien ne me disait que je courais un quelconque danger.

Je m’apprêtais à revenir sur mes pas, retourner vers Aka afin de continuer notre ronde comme il le fallait, lorsqu’une odeur vint me chatouiller les narines. Aussitôt, je m’arrêtai sur mes pas et me concentrai à identifier cette odeur. Ma mémoire me faisait défaut pour l’instant, mais j’étais persuadé d’en connaître la provenance. C’était quelque chose que j’avais déjà senti auparavant, mais j’étais incapable de me rappeler les circonstances où je l’avais senti. C’était quelque chose d’intrépide, de curieux mais aussi de réellement imposant. Il y avait également un petit je-ne-sais-quoi qui m’attirait à voir de quoi il s’agissait. Je mis quelque chose avant de me rendre compte de ce dont il s’agissait : c’était ce sentiment de familiarité, comme si j’étais supposé savoir à qui appartenait cette odeur. J’avais bien assez rapidement établi qu’il s’agissait d’un quelqu’un et non d’un quelque chose, je ne devrais donc pas avoir de difficulté à le replacer. Et pourtant j’en étais incapable. Je devais savoir qui c’était, Aka pouvant bien encore dormir quelques minutes. Bifurquant vers l’odeur, j’avançai semi-rapidement dans sa direction jusqu’à ce que je voie finalement à qui appartenait cette odeur familière. J’en eu le souffle coupé.


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C’était encore lui, ce ninken sauvage que j’avais rencontré à plusieurs reprises à travers Hi no Kuni. La plupart du temps c’était lors de mes déplacements à travers le pays pour diverses missions – je ne sortais pas vraiment de Konoha pour autre chose à bien y penser – mais il m’était arrivé de le rencontrer à quelques autres reprises. Notre dernière rencontre ne remontait pas à si longtemps que cela, je me rappelais l’avoir rencontré pas plus tard que l’été dernier, mais je ne pouvais qu’être estomaqué à nouveau par la taille qu’il avait. Il était beaucoup, beaucoup plus jeune qu’Aka et pourtant il était sans doute plus gros que lui. Comment pouvait-il avoir autant grossi en si peu de temps? Je n’étais pas expert en zoologie ninken, mais sans doute qu’il s’agissait sûrement de l’une des dernières meutes de ninken complètement sauvages; ils atteignaient peut-être leur taille adulte plus rapidement que celle d’Aka. Peu importe, j’étais heureux de le rencontrer. Probablement l’un des seuls humains qu’il ait eu la chance de voir, il s’était rapidement adapté à ma présence et celle d’Aka. À chacune de nos rencontres, j’avais toujours eu l’impression qu’il me reconnaissait et cette fois-ci ne fit pas défaut.

Qu’il m’ait entendu venir ou m’ait senti arriver, il se retourna vers moi et me fixa de son regard qui était maintenant éclairé par une intelligence brut que seuls les ninken avaient; cette vivacité d’esprit qui leur avait leur réputation. Dès qu’il me vit, il quitta sa position et se dirigea lentement vers moi, empreint d’une noblesse qui allait bien avec son allure. Une fourrure touffue recouvrait son corps, qui devait être aussi douce qu’elle en avait l’air, toujours de ce gris tirant sur le ver forêt et de blanc, parcourue par des traces blondes presque dorées avec la maturité. Maintenant à côté de moi, je lui tendis la main en référence à la dernière fois qu’il s’était approché de moi et ce dernier n’hésita pas une seconde avant de lécher ma main avec affection. Nous célébrâmes nos retrouvailles quelques minutes avant que je ne lui fasse signe de me suivre. Ce dernier comprit sûrement que nous allions rejoindre l’autre ninken qui était toujours avec moi, à savoir Akamori, et me suivit donc sans hésitation et quelques minutes plus tard nous étions de retour là où nous étions arrêtés pour la nuit.


- Aka, regarde qui j’ai trouvé!

J’avais à peine posé la question que je réalisais qu’elle n’était pas nécessaire. Aka, lui, avait sans l’ombre d’un doute senti notre ami venir puisqu’il était déjà bien réveillé quand nous arrivâmes et les deux ninken se mirent aussitôt à se sentir l’un l’autre, un genre de rituel de salutation pour les chiens-ninjas et autres chiens en général de ce que j’avais pu comprendre. Cela ne prit que quelques secondes et aussitôt ils bondissaient d’une branche à l’autre, jouant à une variante du chat et de la souris où je ne comprenais jamais vraiment qui était le chat et qui était la souris. Il y avait toujours entre eux ce sens de fraternité, mais comme j’étais plus lié à Aka je pouvais savoir que lui ne voyais plus l’autre comme un petit frère, mais bien comme un frère d’arme avec qui il pouvait autant jouer que combattre. Je les laissai s’amuser un peu pendant que je prenais un léger repas, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu Aka s’amuser autant. Certes, nous ne manquions pas de façons de nous amuser, mais c’était certainement une expérience pour lui de s’amuser avec quelqu’un de réellement comme lui. Nous avions beau être frère et partager une connexion unique en son genre, le fait restait que j’étais humain et lui ninken.

Une fois qu’ils furent tous les deux trop essoufflés pour continuer, ils revinrent et après quelques gorgées d’eau je fis remarquer à Aka que nous devrions faire un bout de chemin. C’était bien beau s’amuser et même si moi aussi j’étais content de le retrouver, nous étions ici pour une raison. Évidemment, j’avais raison donc je rassemblai mes affaires et m’apprêtais à saluer notre compagnon lorsque je vis que ce dernier semblait prêt à nous suivre. D’abord surpris, je fus ensuite ravi qu’il veuille faire une partie du chemin avec nous. Nous n’attendîmes donc pas plus longtemps et partîmes en reconnaissance, ou plutôt en surveillance. Maintenant que j’y pensais, un nez de plus ne serait sûrement pas de trop; d’autant plus qu’il devait être beaucoup plus familier que nous avec les odeurs des environs. Nous avions peut-être grandi dans des forêts comme celle-ci, mais cela faisait quoi… sept ans que j’étais à Konoha? Même moi devais l’admettre, mon nez n’était plus aussi affuté avec la nature qu’il l’était auparavant. Par contre, je ne pouvais nier que ce dernier s’était beaucoup développé pendant ces sept années, donc au final est-ce que ça ne finissait pas par s’équivaloir? J’y repenserais une autre fois, quand je ne serai pas en pleine ronde de surveillance des forêts. J’allais également rapidement réaliser que je n’aurais plus le loisir d’y repenser.
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Message(#) Sujet: Re: Agrandir la famille Lun 5 Oct 2015 - 21:58

C’était pour l’instant bien tranquille dans les forêts dans les alentours de Konoha, à croire que plus personne ne voulait s’attaquer à nous. Le renforcement de nos défenses avait de toute évidence porté leurs fruits. Je me rappelais qu’il n’y avait pas si longtemps j’avais moi-même trouvé, cachés dans la forêt comme s’ils pensaient qu’ils y étaient à l’abri, des ninjas errants qui nous préparaient une mauvaise surprise. Si ce n’avait pas été de Miko-dono et de son instauration de rondes de garde autour du village, nous aurions peut-être trouvé ces zigotos qu’une fois qu’il aurait été trop tard. D’une certaine façon, nous pouvions presque dire que c’était une bonne chose que les environs soient aussi tranquilles, car cela voulait dire qu’aucune menace ne se dirigeait vers nous. Comme disait le dicton : Pas de nouvelles, bonnes nouvelles.

Bien évidemment, c’était parlé… euh, pensé trop vite puisqu’au moment où j’avais cette réflexion je sentis le ninken sauvage se raidir tandis que son regard allait aussitôt fixer quelque chose légèrement à notre gauche. Je ne sentais rien d’anormal qui pourrait trahir quelque chose, mais tout son corps me disait que lui avait trouvé quelque chose qui ne faisait pas son affaire. Je réfléchis quelques secondes sur la marche à suivre et me dis qu’il valait mieux ne pas prendre de chance et d’aller vérifier ce qui pouvait bien l’alerter à ce point, surtout que rien d’autre d’intéressant ne semblait se passer. Je déviai légèrement notre trajectoire vers la gauche et laissai ensuite le ninken me guider vers ce qui le troublait. Nous parcourûmes quelques centaines de mètre avant qu’il ne s’arrête subitement. Stoppant ma course à ses côtés, je jetai un coup d’œil vers le bas afin de voir si c’était là que se trouvait les problèmes. Comme de fait, il s’agissait bien d’un problème, mais pas de shinobis. Non, cette fois-ci c’était presque… personnel.

Sous mes yeux, je voyais des bandits en train d’harceler une famille de renard. Une troupe d’une demi-douzaine de bandits encerclait leur terrier alors que deux autres tentaient de capturer ce qui devait sans doute être la mère alors qu’elle se démenait corps et âme à protéger sa demeure et ses petits. J’ignorais d’où venaient ces truands, mais ils avaient sans doute oublié que pour n’importe quelle personne du pays du Feu, le renard était un animal symbolique presque sacré. Sauf que c’était un peu plus qu’à cause de l’image du renard dans la culture de Hi, c’était aussi parce que je voyais des êtres barbares s’en prendre gratuitement à des bêtes de la forêt que je prenais cela comme un affront personnel. Il devait sans doute penser à la même chose que moi, car le ninken et moi sautâmes en même temps pour descendre de notre perchoir, Aka nous imitant un quart de seconde plus tard. Nous atterrîmes les trois dans un bruit sourd, faisant tourner les têtes de quelques bandits. À notre vue, je vis leur visage blêmir même s’ils essayaient de ne pas le faire paraître. Ne m’embarrassant même pas de rester discret devant de net désavantage numérique, je me lançai.


- Eh bien, qu’avons-nous là? Vous n’avez pas honte d’harceler cette pauvre famille de renards? Au nombre que vous êtes, en plus… Vous pensiez rencontrer quoi, des loups-garous? Je fis mine de réfléchir quelques instants afin de faire grimper le mécontentement du côté des bandits. Au final, ce n’est pas si loin que ça de la réalité.

Puis, sans attendre une seconde de plus, je laissai mon chakra travers mon corps alors que mes griffes et mes canines s’allongeaient légèrement et m’élançai vers eux, suivi aussitôt par les deux chiens-ninjas. Ils eurent à peine le temps de sortir leur lame que nous étions sur eux. Laissant sortir toute ma rage et ma colère dans mes poings, je bombardai le premier assaillant que je rencontrai de plusieurs coups puissants qui eurent tôt fait de le coucher au sol. Je ne m’attardai pas plus longtemps sur lui et regardai qui serait le prochain sur ma liste. Il y avait tellement de gens autour de moi qu’il me fut aisé de trouver une autre cible je lui sautai dessus toujours avec la même intensité. Je devais être trop pris dans le combat et avais dû arrêter de faire attention à mes alentours puisque je sentis un peu trop tard la présence de quelqu’un derrière moi. J’étais en plein combat, je savais que je ne pourrais pas éviter le coup et encore moins me retourner pour essayer de le bloquer, je me préparais donc à la blessure qui allait arriver tout en donnant les derniers coups à mon adversaire. Si j’étais pour me blesser, autant s’en prendre à l’ennemi en même temps. J’avais peut-être un peu trop ambitionné avec dix adversaires d’un coup finalement.

Sauf que le coup ne vint jamais et entendis au lieu un rugissement féroce derrière moi. Une fois mon opposant vaincu, je me retournai pour voir le ninken sauvage couché de tout son poids sur un bandit, sûrement celui qui avait voulu m’attaquer de dos. Je n’oublierai pas de le remercier quand tout ceci sera fini, car pour l’instant je devais m’assurer que tous les bandits aient le même sort. Reniflant l’air, je sentis justement deux odeurs qui puaient la peur s’éloigner de nous. N’en demandant pas plus, je chargeai mon chakra dans toutes les fibres de mon corps et m’élançai vers eux afin de les rattraper le plus vite possible. Cela ne fut pas très long que j’étais dans leur dos et leur faisais regretter de me l’avoir montré. Lorsque je retournai voir les chiens-ninjas, ces derniers s’étaient occupés de ceux qui restaient. La plupart étaient inconscients grâce à Aka et moi qui voulions simplement leur donner une leçon dont ils se rappelleraient, mais je ne pouvais garantir le sort que notre nouveau compagnon avait réservé à ses adversaires. Comme je me l’étais dit, j’allai aussitôt remercier le ninken pour m’avoir sauvé la mise et je fus étonne de voir que ce dernier semblait tout de même heureux de l’affection que je lui donnais malgré sa taille imposante. Il était peut-être le ninken le plus robuste et fort que j’avais rencontré – sans offense, Aka – mais il restait tout de même la petite bête que j’avais rencontré plusieurs années auparavant.

Après ce petit échauffement qui avait mis du piquant dans ma ronde, nous fîmes le restant de notre trajet de ronde qui ne fut malheureusement plus dérangé. Enfin, c’était peut-être une bonne chose aussi, mais nous ne reprendrons pas ce débat. À mesure que nous retournions vers Konoha, je sentais que quelque chose avait changé en moi, qu’il y avait quelque chose différent. Je méditai quelques minutes là-dessus avant de réaliser que c’était parce que je sentais une nouvelle présence à mes côtés. En plus de celle d’Akamori, je sentais maintenant celle du ninken sauvage, que je devrais arrêter d’appeler de la sorte puisque je réalisais maintenant qu’il nous avait choisi comme frères et qu’ils resteraient à nos côtés jusqu’à la toute fin. Ainsi, au lieu de l’appeler le ninken sauvage, je commençai à l’appeler Seimori , l’esprit protecteur.
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Agrandir la famille

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