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 Une odeur qui ressort du lot [PV Sho]

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Message(#) Sujet: Une odeur qui ressort du lot [PV Sho] Mer 14 Oct 2015 - 21:05

Avec le changement de couleur des feuilles caractéristique de l’automne venait également un rafraîchissement de la température que je ne parvenais jamais à vraiment saisir. S’il pouvait faire d’un froid à hiberner les ours prématurément, il y avait également d’autre journées où la chaleur me rappelait celles d’été. Une saison de fou, je vous le dis! Ce n’était toutefois pas cela qui m’empêchait de vaquer à mes occupations aujourd’hui, mais tout simplement une paresse phénoménale. Je ne savais pas ce que j’avais fait ces derniers jours, mais je me sentais complètement vidé de toute énergie. Ce n’était pas le repos qui manquait, cela faisait quelques jours que j’étais revenu de ma dernière mission et on ne m’avait toujours attribué aucune tâche depuis. Enfin, ce n’était pas moi qui allais m’en plaindre, comment pouvait-on refuser une journée de congé?

Si JE n’étais pas d’humeur à sortir le nez dehors, on ne pouvait pas en dire de même pour mes ninkens. Au contraire, ces derniers semblaient plus qu’emballer à l’idée d’aller à l’extérieur. Depuis l’arrivée de Seimori, Aka était beaucoup moins feignasse qu’il ne l’était. Certes, il restait toujours le même Akamori, mais le nouveau, plus jeune ninken avait comme eu un effet énergisant sur le plus vieux. Il fallait admettre que l’énergie du jeune ninken était contagieuse et avec la grosseur qu’il avait il était difficile de ne pas le remarquer. Au final, même moi me laissai convaincre et me lassai de ne rien faire dans mon appartement. Vérifiant la température par la fenêtre, j’ajustai mon accoutrement pour le temps et je partis dans la ville pour une marche, ninkens bondissant sur mes talons. Les gens du voisinage qui étaient habitués de nous voir, Aka et moi, détournèrent le regard lorsqu’ils virent que j’étais désormais accompagné d’une deuxième bête et celle-ci s’empressa de les charmer avec sa bonhommie et cette sorte d’innocence juvénile qu’il avait toujours. Malgré sa taille, il faisait fureur auprès des Konohajins à même titre qu’Aka auquel nos voisins s’étaient habitués.

Après notre voisinage, ce fut au tour des autres quartiers adjacents au quartier Inuzuka de faire la connaissance de Sei jusqu’à ce que nous atterrissions dans la grande rue du Centre-Ville. Je ne m’étais pas rendu compte de toute la distance que nous avions parcouru! Cela valait bien une petite collation, histoire de reprendre ses énergies. Malheureusement, je n’avais pas prévu le coup et me retrouvais donc sans rien sous la main; il faudrait que je m’en remette à l’un des délicieux établissements qui peuplaient le Centre-Ville du village. Rapidement, j’aperçus au loin un stand de ramen que je savais en servait un excellent. Un…deux… trois… Adjugé! J’allai m’installer sur un banc directement au comptoir, mes deux compagnons s’assoyant à mes pieds, et commandai le spécial du jour. Quand il était question de ramen, je n’étais guère difficile.

En attendant mon repas, je me mis à détailler mes alentours immédiats. L’aspect visuel, la déco, les gens présents dans la petite échoppe et l’ambiance qui s’en dégageait, mais également l’aspect olfactif. Les odeurs du Centre-Ville, des différents commerces qu’on y trouvait, du restaurant avec ses effluves de viandes, légumes et herbes fraichement hachées, et aussi des gens. Ça va paraître répugnant pour certains, renifler les odeurs des autres, mais c’était devenu inconscient pour moi et c’était également une façon de reconnaître les gens autour de moi. M’attendant à la même chose que d’habitude, je tressaillis imperceptiblement lorsque je réalisai qu’une odeur étrangère s’était glissée dans l’échoppe. Jetant un regard furtif sur les gens dans l’établissement, je réalisai que celui qui dégageait cette odeur étrangère était nul autre l’homme juste à côté de moi.


- Excusez-moi, mais je ne crois pas vous avoir vu auparavant. Êtes-vous de passage à Konoha?

J’aurais également pu dire que je ne l’avais jamais senti auparavant – ce qui était tout autant véridique – mais je trouvais que ça se glissait un peu moins bien dans une conversation, quand bien même qu’il voit mes ninken et fasse la connexion avec le clan Inuzuka. Même là, il y avait fort à parier qu’il était un étranger à Konoha et à ses clans et qu’il n’aurait donc aucune idée que les Inuzuka existaient, même si notre réputation d’homme-bête s’étendait loin sur le continent. Je ne voulais pas l’importuner avec trop de questions d’un seul coup, mais restait ensuite à savoir ce que cet étranger faisait dans le village caché de la Feuille. Pas qu’il était inaccessible, mais on n’y entrait pas simplement pour faire le touriste et ignorer la raison de sa présence dans nos murs titillait ma curiosité. Espérons que l’homme parviendrait à la satisfaire.


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Message(#) Sujet: Re: Une odeur qui ressort du lot [PV Sho] Sam 17 Oct 2015 - 22:30



Toujours rien.

Depuis son arrivée au village de Konoha, où le Kadoria avait été accepté en tant que genin n'avait toujours pas pu sortir des environs du villages et découvrir les environs. Son tuteur était partit au Pays du Bois qui avait été secoué par des tremblements de terre d'après les dernières nouvelles, il ne pouvait donc que s’entraîner seul chaque jours de plus en plus pour revenir au maximum de sa forme avant son mois d'amnésie qui lui avait coûter sa place à Kumogakure. Voilà donc pourquoi il passait entre trois et cinq heures chaque jours au terrain d’entraînement du village, il avait d'abord perfectionné ses techniques taijutsu grâce à l'aide de Kaori Hayashi avec qui il avait sympathisé et organisé quelques combats pour le fun. Ensuite, Sho avait commencer à reprendre ses exercices de fuinjutsu et plus particulièrement ceux propres à son clan qui avaient intrigué bien d'autres habitués des terrains d’entraînement, pour la plupart genins, il fallait dire qu'un de ces essais avait complètement retourné un terrain en morceau. Et lui avait causer ennuis, certains le craignaient pour être quelqu'un venu d'ailleurs aux techniques étranges, puis il y avait ceux qui étaient déçu de voir leur terrain retourné, au moins cela entraînait les manipulateurs du doton, tout le monde était gagnant.

Voilà donc que l’entraînement de Sho était terminé, il avait bien travaillé et était assez content de ce qu'il avait réussi à faire, son niveau revenait de plus en plus rapidement et il pourrait bientôt surpasser celui qu'il était avant. Mais en attendant il avait faim, l'exercice ça creuse et les gargouillements qui s'extirpaient de son ventre le lui rappelait voilà donc pourquoi il se dirigea au plus vite vers un restaurant de ramens qu'il avait découvert peu de temps auparavant et qu'il avait fortement apprécié.

Il entra dans l'échoppe et salua le patron avec qui il avait bien sympathisé pendant son premier repas sur place. Les deux hommes discutèrent un peu de tout et de rien après que l'ancien kumojin s'asseyait au comptoir puis commandait la spéciale du chef. Ou comment appeler le plus gros/grand bol de ramens qu'il n'avait vu de sa vie. Une perle !

Alors qu'il commençait à déguster avec bonheur les nouilles, le Kadoria se rendit compte que les chiens d'un homme mangeant à quelques places de lui le reniflaient, il n'avaient pas fait attention à la présence de l'homme jusque là mais lui aussi les ramens.  Le type devait appartenir du clan combattant avec chiens dont le Kadoria avait observé quelques individus, comment s'appelait ce clan déjà ? Les Onozuke ? Inozaka ?

Inuzuka !

Voilà il avait retrouvé le nom qui lui échappait entre deux nouilles, le rouquin qui faisait à peu près la même taille et corpulence que lui devait être un membre de ce clan donc. C'est pendant que Sho finissait de réfléchir  à cela que l'inconnu l'aborda en lui demandant si il était de passage  à Konoha puisqu'il ne l'avait jamais vu.

- Hmmm

Le Kadoria finit ses nouilles qui avaient été capturées par ces baguettes avant de s'suyer la bouche et de prendre la parole :

- Bonsoir ! Et non je suis un nouveau genin du village, comme le prouve ce bandeau, il sortit son bandeau au couleur du village de la Feuille de sa poche, Et vous, vous appartenez à ce célèbre clan de combattants avec des chiens ?

Le manipulateur de la gravité comprenait l'interrogation du jeune homme, si il appartenait au clan Inuzuka, logiquement il avait analysé son odeur ou alors il promenait juste ses chiens et s’était intrigué dans la tête inconnue de Sho.
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Message(#) Sujet: Re: Une odeur qui ressort du lot [PV Sho] Mar 20 Oct 2015 - 21:20

Mauvais timing. Sans m’en rendre compte, je lui avais posé une question au moment même où il prenait une bouchée. Je lui laissai le temps de terminer ce qu’il avait dans la bouche avant de répondre – prenant tout de même comme un bon signe qu’il veuille bien me répondre – puis j’appris qu’il était un nouveau Genin du village. Ah bon? Je ne pouvais pas dire que je n’étais pas étonné vu l’âge qu’il semblait avoir, mais je n’en laissai rien paraître et m’abstint de tout commentaire. Tout de même, il avait beau être Genin avec son âge cela n’expliquait pas que son odeur me soit plus que peu familière, elle m’était inconnue, étrangère. Enfin, personne ne semblait en faire un plat, je n’avais aucune raison de m’en faire. Je n’étais simplement pas amener tous les jours à rencontrer une nouvelle odeur au cœur même de mon village. En tout cas, je le saurai de qui il s’agit si jamais je sens son odeur particulière. Ne pas avoir été au courant je peux vous dire que j’aurais fait le saut et serait probablement venu investiguer sans attendre.

Attendez une minute. Maintenant que j’y pensais, il y avait bien une rumeur à travers l’ANBU comme quoi une nouvelle addition dans nos rangs viendrait tout droit de Kumo. Ces motivations semblaient avoir convaincu la Nanadaime, mais certains parmi l’ANBU n’avaient été aussi facilement convaincu et voulait le suivre de façon préventive. C’était étrange comme lorsqu’on savait que rien ne pouvait sortir d’ici certains en profitaient pour s’ouvrir la trappe. J’avais gardé l’information en tête et j’avais bien fait car celui à mes côtés avait de fortes chances d’être cette nouvelle addition. La question qu’il me renvoya ne fit que confirmer le tout, car même si rhétorique elle restait une question tout de même, ce qui montrait qu’il n’était pas encore tout à fait familier avec nos clans. Mais une question pour une question, c’était équitable. Me demandant ce qui avait bien pu vendre la mèche, je vis que je n’étais pas le seul à avoir repérer une odeur hors de l’ordinaire. Mes deux ninkens n’étaient plus assis à mes pieds, mais bien à ses pieds en train de les renifler. Je ne pus retenir un petit rire tout en émettant un léger sifflement pour attirer leur attention. Voyant qu’ils étaient devenus le centre de l’attention, ils s’arrêtèrent et revinrent à mes côtés.


- C’est exact, je me demande bien comment vous avez fait pour deviner, dis-je avec un sourire. Excusez leur comportement… particulier, votre odeur n’est pas comme les autres.

Je lui expliquais simplement, sans trop de détails, que mes ninkens ne faisaient pas ça d’habitude. Certains y verront peut-être une légère menace, qu’il n’était mieux de ne pas se jouer de moi, mais loin de moi était cette intention bien que je ne pouvais pas ignorer que je savais qu’il n’était pas originaire de Konoha. Mes chiens étaient assez suffisant pour en intimider plus d’un, je n’avais pas besoin de m’y mettre moi aussi! J’essayai donc d’être un peu plus chaleureux et changer la direction que pourrait prendre la discussion.

- En passant, je te présente mes chiens-ninjas, Akamori et Seimori. Les gars…

J’avais pointé tour à tour le ninken rouge suivi de celui grisâtre puis les enjoignit à saluer l’inconnu. Chacun d’eux émit un grognement qui aurait pu ressembler à de la surprise, mais qui était en réalité était un signe de salutation.

- Et moi Takeo, avant que j’en oublie mes bonnes manières.

Ça aurait été étrange que je prenne la peine de présenter mes chiens-ninjas mais que je ne me présente même pas moi-même. J’avais donc rapidement rectifié le tir et avais complété les présentations. Je reportai momentanément mon attention sur mon bol de ramen et brassai les nouilles pour réchauffer le mélange. Avant que tout ne refroidisse pour de bon, je pris à mon tour une bouchée de nouilles.


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Message(#) Sujet: Re: Une odeur qui ressort du lot [PV Sho] Jeu 22 Oct 2015 - 16:19



Sho avait vu juste, même si cela n'était pas très difficile son interlocuteur était bien un membre du célèbre clan Inuzuka. Il s'excusa d'ailleurs du comportement de ses deux compagnons à quatre pattes qui réagissait à son odeur différente. Cela le fit sourire que ces chiens aient pu remarquer comme cela qu'il était nouveau à Konoha, les sens animaux seront donc toujours les plus fiables, il comprenait mieux pourquoi ces canins étaient utilisés dans diverses taches ninjas.

Puis l'homme se présenta rapidement,  ou plutôt présenta-t-il d'abord ses deux chiens ninjas qui émirent un petit grognement, sûrement en guise de salutation, et ensuite il se présenta comme étant Takeo. Sho approcha sa main des deux bêtes sans les toucher avant de s'adresser  à son interlocuteur :

- Je dois dire que vous avez là de très beaux compagnons, mais si je comprend bien je ne dois pas les toucher si je veux garder une main ou un avant bras complet haha

Puis il se redressa et prit une gorgée du sake qu'avait déposé entre temps le tenant du bar avec son bol de ramens. La boisson était bonne mais il n'était pas pour boire jusqu'à ne plus se rappeler ce qu'il avait fait ou dit. Il se tourna vers Takeo, le sourire aux lèvres :

- Enchanté en tout cas Takeo, j'ai oublié de me présenter mais cela va peut être expliqué pourquoi vos chiens m'ont reniflés, je suis Kadoria Sho genin du village.

Mais alors qu'il attendait de voir la réaction du rouquin, ce fut le patron de l'échoppe ; qui écoutait la conversation entre les deux hommes d'une oreille, qui se mit à crier :

- C'est toi le sale traître dont certains, tirent toi de là sale vermine ! Il lui cracha à la figure avant de renverser son bol de nouilles.

Sho savait qu'il ne pouvait pas riposter, ou l'homme aurait depuis bien longtemps fini dans le coma, il n'était pas venu ici pour chercher la bagarre mais seulement manger et voilà qu'on l'agressait à cause de son passé. Et lui qui croyait s'être intégré, il se rendait encore compte que beaucoup de personnes avaient une image négative et fausse de lui. Il se redressa donc en essayant sa joue puis il se tourna vers l'Inuzuka :

- Excusez moi de ce dérangement.

Puis il commença à sortir de l'échoppe, mais cela ne devait pas être assez pour le patron qui venait d'apprendre son identité, lui qui pensait nourrir un konohajin il découvrait que ce n'était juste que le traitre.

- Casses toi connard et ne reviens pas !

Il balança un bol avec un crachat en direction du dos du manipulateur de la gravité qui sentit le coup arriver et se retourna rapidement en fracassant l'objet. Le regard du Kadoria en disait long, il avait fortement envie de faire taire ce gros porc et de lui envoyer sa tête pour l'imprimer sur le bar à ramens. Mais voilà, il ne pouvait pas faire ça, tout ces efforts ne méritaient pas d’être brisés pour un seul débile.

Cependant, le débile seul faisait éclater sa rage envers le jeune homme :

- Qu'est ce que tu vas faire sale merde, t'es rien et si tu me touches on te tue alors bouche pas sale traître.

La première planche de bois qui composait le mur ou s'était accoudé le Kadoria explosa  sous la pression de la main de Sho qui libérait sa colère, au moins cela lui évitait de frapper l'homme mais cela allait sans doute faire peur aux compagnons de son interlocuteur.

- N'essayez pas de me suivre, je m'en vais alors retournez travailler.

Sho se tourna alors et s'avança dans la rue mais le patron ne l'entendait pas de cette oreille et commença à vouloir suivre le Kadoria, cette fois avec un couteau dans la main...
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Message(#) Sujet: Re: Une odeur qui ressort du lot [PV Sho] Lun 26 Oct 2015 - 20:19

Pourquoi tout le monde partait avec l’impression que mes ninkens étaient des bêtes féroces sans aucune considération pour la vie? Parce qu’un simple regard suffisait à emplir les gens de crainte et un bruit pour qu’ils aient la peur de leur vie? Parce qu’ils étaient anormalement énorme et que s’ils se mettaient sur leurs pattes postérieurs ils étaient plus grand que n’importe qui? Sans doute un mélange de tout cela et pourtant je ne connaissais aucun être humain aussi sociable et aussi enclin aux amitiés qu’eux. Je ris avec mon interlocuteur, sans en mettre trop non plus, avant de justement lui expliquer qu’au contraire si on ne faisait les imbéciles à leur détriment les chiens-ninjas étaient des amis affectueux et loyaux. Il n’y avait cependant aucun reproche dans le ton que j’avais avec le nouveau genin, j’étais au contraire heureux de parler de mes ninken et de répandre la bonne nouvelle… euh, je veux dire de faire cesser cette idée préconçue qu’on se faisait de nos compagnons.

Comme je m’étais présenté, il en profita également pour retourner la politesse et tout en m’expliquant que je comprendrais pourquoi son odeur nous avait paru si particulière, il se révéla être Kadoria Sho. Je retournai le nom dans ma tête quelques secondes avant de faire le lien avec le village caché des Nuages. Ensuite de cela vint l’annonce que j’avais vu passé dans le QG de l’ANBU comme quoi un ancien Kumojin aurait intégré nos rangs. On nous disait de surveiller ses actions si jamais nous venions à le rencontrer dans le village afin de s’assurer de sa fidélité au village et aussitôt je regardai l’homme d’une autre façon. De la façon dont il buvait son sake et mangeait ses ramen au comptoir même du restaurant, il semblait s’être bien adapté à la vie à Konoha. Les gens ne semblaient pas non plus se formaliser de son passé.

Enfin, c’était ce que je pensais. J’aurais dû me douter que ce dernier n’avait pas crié sur tous les toits son passé à Kaminari no Kuni; ce n’était pas de l’acceptation, mais bien de l’ignorance. Dès que Kadoria-san donna son nom complet, une odeur âcre et nauséabonde me frappa de plein fouet. Je reconnus rapidement cette odeur pour l’avoir souvent senti : la colère. Un regard furtif dans la salle m’apprit que le détenteur de toute cette colère était nul autre que le chef. Ce dernier se mit alors à vociférer des insultes à l’égard du nouveau genin et renversa même son bol qui était encore à moitié plein. Mon regard s’enflamma lorsqu’il alla jusqu’à lui cracher au visage. Je me redressai d’un même mouvement que le Kadoria, attirant le regard des autres clients, mais contrairement à ce que j’aurais cru l’ex-Kumojin se retourna vers moi et s’excusa du dérangement qu’il avait causé.


- Mais… euh… c’est-à-dire que…

Je ne savais comment interpréter les excuses du Kadoria, je ne voyais pas pourquoi il s’adressait à moi. Qu’en était-il du chef? Sans un mot de plus il se dirigea vers la sortie, conscient qu’il n’était plus la bienvenue dans cet établissement. Redoublant d’insultes, le propriétaire alla même jusqu’à lancer un bol en direction du shinobi, un geste totalement puéril en plus d’être sournois. Heureusement qu’il avait affaire à un shinobi, ce dernier se retourna habilement et fracassa le bol en plein vol. Une nouvelle vague âcre me frappa et pressentit que les choses étaient sur le point de dégénérer. Ce n’était toutefois pas du nouveau Konohajin que je m’inquiétais, ce dernier faisant preuve d’un calme olympien malgré l’injure dont il était en ce moment victime. Personne ne pouvait lui reprocher d’être en colère et il contenait sa colère avec brio. Si ça avait été moi cela n’aurait pas été long que cette histoire aurait été réglée, mais sa situation était beaucoup plus délicate que la mienne. Il se contenta d’un simple conseil d’où la menace était pleinement perceptible avant de se retourner, bien décidé à quitter cet endroit une bonne fois pour toute. Dos à lui, il ne vit pas le cuisiner se diriger vers lui, couteau à la main, mais moi je le vis. Mon opinion s’étant maintenant confirmé sur le jeune homme, il était temps d’intervenir.

D’un bond habile, je me retrouvai derrière l’homme et empoignai sans préambule le poignet de son bras armé. Je sentis aussitôt l’homme se raidir sous ma poigne, mais je ne flanchai pas et continuai à serre jusqu’à ce qu’il couine et lâche son arme de fortune, qui tinta sur le sol. Maintenant désarmé – et donc plus dangereux – j’amenai son poignet dans son dos et le maintins dans une clé de bras pendant plusieurs secondes. Le chef se tortillait de douleur devant moi, mais cela me rendait indifférent et le retenait fermement immobile. J’avançai alors la tête pour que ma bouche se retrouve à côté de son oreille et lui chuchotai quelques mots à l’oreille.


- Que je ne te revois plus agir de la sorte envers un autre Konohajin, c’est compris? Ce qu’était cet homme dans le passé n’a pas d’importance, en autant que Miko-dono le juge digne de vivre parmi nous. J'espère que le message est clair.

Sans plus attendre je pivotai sur moi-même et envoyai l’homme valser vers le comptoir. Ce dernier s’y agrippa avec peine et me regarda avec de grands yeux où se mélangeaient la surprise et la colère. Un grognement de mes ninkens le fit sursauter et il ne prit même pas la peine de contourner le comptoir pour retourner à sa cuisine, passant par-dessus le comptoir. D’un pas rapide, je rejoignis Kadoria-san à l’entrée du restaurant avant de me retourner vers les autres clients su restaurant.

- Passez une belle fin de journée, leur dis-je en inclinant la tête avant de prendre le Kadoria par l’épaule et l’amener vers l’extérieur.

J’étais soudainement familier avec le jeune homme, car je sentais qu’avec cet épisode j’avais été capable de voir qui il était réellement. N’importe qui aurait pété les plombs et ce serait jeté sur le cuisinier, mais il ne voulait pas qu’on ne l’ostracise plus longtemps et voulait tout faire pour être accepté par les Konohajins. Mon nez non plus n’avait rien décelé de sournois ou de malicieux de la part du Kumojin, je savais donc qu’il pouvait être un homme de confiance. Qui plus est, cela n’avait sans doute pas échappé à la Nanadaime qu’il pouvait nous donner des informations précieuses sur le Kumogakure. Une fois dans la rue je relâchai mon étreinte et nous marchâmes pendant quelques mètres en silence.


- Désolé pour cet incident, Kadoria-san, j’espère que cela ne vous laisse pas une mauvaise impression des nous autres Konohajins.

J’allais le rassurer que ce n’était qu’un cas isolé, mais l’était-ce vraiment? Je n’avais aucune idée de savoir comment réagissait la population civile à l’intégration d’un membre d’un autre village ninja dans nos rangs. Ils avaient pourtant plutôt bien réagi au retour des membres du Shôraizen. Parce que c’étaient d’anciens Konohajins? Ils avaient tout de même trahis l’Hokage, c’était idéologiquement comme s’ils juraient allégeance à un autre Kage. En marchant, je me demandai ce que nous pouvions bien faire, cet épisode avait sans doute coupé l’appétit du Kadoria. Il en était toutefois autrement pour moi que la faim tenaillait encore. J’étais toutefois sous l’impression que l’ancien Kumojin ne voudrait pas spécialement sortir de nouveau pour la soirée.

- Je ne sais pas si vous aviez encore un petit creux, mais avec tout ça je n’ai pas eu le temps de terminer mon bol! Si cela vous intéresse, je dois bien avoir quelque chose chez moi qui sera encore meilleur que les ramens de ce grossier personnage.

J’éclatai d’un rire libérateur à l’insulte gratuite envers le restaurateur, essayant d’éliminer toutes les parcelles de tension qui restaient de l’événement. J’étais bien décidé à passer une agréable soirée en compagnie de Kadoria-san, lui montrer comment les Konohajins accueillaient les leurs, et ce n’était pas cet homme qui viendrait assombrir notre humeur plus longtemps.


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Dernière édition par Inuzuka Takeo le Dim 6 Déc 2015 - 18:12, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Une odeur qui ressort du lot [PV Sho] Dim 6 Déc 2015 - 18:08



Le Kadoria sentit de l'agitation dans son dos, le cuisiner revenait à la charge, il allait devoir le calmer un bon coup. Mais Takeo avait agit avant lui en désarmant l'assaillant, sa lame tintait contre le sol, tandis que l'Inuzuka maintenant sa clé de bras et chuchotait, assez fort pour que Sho l'entende. Il expliqua qu'il ne voulait plus voir le cuisiner agir de cette façon puisque Sho avait la confiance de Miko.

Puis il balança magistralement le cuistot dans son propre comptoir, le tout dans un vacarme très puissant. L'assaillant prit alors ses jambes à son cou sans demander le reste, voilà au moins un qui s'était calmé mais à l'avenir le Kadoria éviterait ce restaurant.

Takeo le prit par l'épaule pour l'emmener dans la rue après avoir salué les gens qui étaient présent dans l'échoppe et avaient assisté à toute cette mascarade.  Une fois arrivés dans la rue, l'Inuzuka s'excusa du comportement du cuisiner.

- Merci de votre aide surtout Takeo, et non ne vous inquiétez pas ; je sais que vous n’êtes pas tous comme ça et qu'il ne s'agit que d'un cas extrême.

Sho n'avait encore jamais ressentit une telle haine envers de sa personne d'un parfait inconnu, mais bon il comprenait bien la méfiance de certaines personnes à son égard, lui qui avait juré allégeance à un autre kage après une désertion. M’enfin il ne fallait pas justifier de trop la bêtise humaine.

Les deux hommes continuaient de marcher avec les chiens tournant autour d'eux et alors qu'un blanc gênant allait s'installer, Takeo propose au manipulateur de la gravité d'aller manger quelque chose chez lui.

- Haha on peut se tutoyer tu sais, et oui c'est très sympa, c'est vrai que je n'ai pas fini mon bol moi aussi !

Leurs rires étaient de la même intensité après tout ce qui venait de se passer, qui était en fin de compte assez drôle, voir quelqu'un finir par terre avec pour chapeau un bol de nouille renversé était assez fun.

- Mais dis moi, tu as d'autres compagnons à quatre pattes chez toi ? Je ne suis allé que de rares fois dans ton quartier donc n'hésites pas à me le présenter.
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Message(#) Sujet: Re: Une odeur qui ressort du lot [PV Sho] Lun 14 Déc 2015 - 20:55

À mon contentement, le Kadoria ne tint pas rigueur de l’incident et me rassura qu’il savait qu’il n’y avait là qu’un cas hors normes, que le restant des Konohajins étaient plus compréhensifs et accueillants avec lui. Après tout, avant d’être ninjas nous étions tous des êtres humains et s’aider mutuellement était naturel à Konoha. Si on y pensait, il avait quitté tous ses proches, ses amis, car ceux-ci s’étaient lentement retournés contre lui – enfin si on en jugeait le mémo de l’ANBU qui avait été distribué – il fallait être doté d’aucune humanité pour garder une haine envers lui. Son serment envers l’Hokage n’était-il pas suffisant? Peu importe ce qu’on dirait ou ferait, il va toujours rester quelques personnes pour douter de son allégeance, mais tant qu’elles restaient une petite minorité cela était gérable.

Pensant à des solutions afin d’intégrer l’ancien Kumojin à ceux qui restaient encore réticents lorsque mon estomac me suggéra un autre ordre des choses. Avant de savoir ce que je disais, j’invitai le jeune homme à mon appartement, question de terminer ce repas en beauté. Un sourire étira les lèvres du Kadoria qui accepta volontiers l’offre, proposant un tutoiement auquel je me pliai sans difficulté. Nous rîmes tous les deux pendant quelques secondes alors que nous prenions une autre direction, notre destination étant maintenant confirmée, avant que Sho-san ne me demande si d’autre ninkens nous attendaient sur les lieux. Il me révéla également être passé peu souvent dans mon quartier, j’étais donc libre de lui montrer tout ce qui valait la peine d’être vu. Malheureusement, cela ne remontait pas à grand-chose, mis à part le chenil et le parc à ninkens bien que parc ne serait peut-être pas le meilleur terme pour le décrire.


- Très bien, j’ai effectivement un petit détour en tête avant d’aller terminer notre repas, mais sinon Akamori et Seimori sont mes seuls frères.

J’ignorais vraiment pourquoi – c’était peut-être une loi non-écrite ou simplement une question de capacités, mais les Inuzukas capables de se lier à plus d’un ninken ne pouvaient en général se lier qu’à un seul autre chien-ninjas. J’avais entendu des histoires comme tout le monde de gens pouvant cohabiter avec trois ninkens, mais c’était le plus haut que j’avais entendu; la seule exception que je connaissais était Yoshiro-sama qui avait grandi avec une meute de ninkens. Réfléchissant intérieurement à la question, nous entrâmes finalement dans le quartier Inuzuka, déambulant dans plusieurs rues, avant de finalement se retrouver devant un immense espace vert de quelques centaines de mètres carré avec d’immenses clôtures sur les pourtours. Au loin, une grande bâtisse était visible. C’était une journée avec la température idéale pour se promener à l’extérieur et je n’étais pas le seul Inuzuka dont le ninken voulait prendre l’air. Dans le terrain, une foule impressionnante de ninkens jouaient, divisés en plusieurs petits groupes instinctivement créés, à plusieurs jeux différents. Certains avaient des balles ou des ballons, d’autres de gros morceaux de corde tressée et il y en avait même qui ne s’embarrassaient d’aucun accessoire et se battait amicalement.

- Ça, Sho-san, c’est le parc à ninkens. Comme tu peux le constater, c’est un espace qui leur est dédié et où ils peuvent courir et jouer sans réserve; c’est parfait lorsque mes frères ont un petit surplus d’énergie. Au loin, là-bas, dis-je en pointant la bâtisse, c’est le chenil Inuzuka, là où les membres du clan dans le village élèvent leur ninken. Si tu veux aller jeter un coup d’œil, je connais bien les gens en charge du chenil.

Je lui offris un clin d’œil complice, signe que nous pourrions sans doute avoir une petite visite personnalisée des lieux si jamais il en avait envie. Pour ma part je connaissais déjà tout ce qu’il y avait à savoir, mais le Kadoria semblait être curieux à propos de mon clan et je pouvais savoir ce que c’était de vouloir en savoir sur quelque chose : on ne voulait pas arrêter tant que nous n’avions plus de questions. Entretemps, nous nous rapprochâmes de la clôture alors que mes ninkens à nos côtés étaient plus qu’agités, voulant plus que rejoindre les ninkens déjà présents.


Let the hunt begin

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Une odeur qui ressort du lot [PV Sho]

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