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 Une nouvelle ère [Ketsueki only]

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Suna
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Message(#) Sujet: Une nouvelle ère [Ketsueki only] Ven 13 Nov 2015 - 15:32

Music ♫:
 

J'avais convié les membres de mon clan à cette journée solennelle : aujourd'hui, je reprenais la tête des nôtres. Ceux présents à Suna ne me connaissaient pas forcément hormis pour mon affiliation avec la lignée noble ou pour mon rôle de Cheffe du Kakumeigun au sein du village. J'étais la plus gradée parmi les nôtres et occupais le poste chargé de la sécurité du village. Douce ironie alors même que les Ketsueki étaient arrivés entre les murs du village par le biais d'un traître.

La vision sur notre clan avait quelque peu changé depuis que la Godaime Kazekage m'avait laissé ma chance en me proposant une place dans son équipe et m'avait prise sous son aile ainsi que par le Rokudaime qui avait su me faire confiance pour reprendre ses fonctions. Bien entendu, notre réputation était toujours ternie par l'essence même de notre maîtrise qui en effrayait plus d'un et par les actes meurtriers de nos ancêtres au cours de leur conquête de pouvoir.

Cela ne perturberait pas grandement leur vie de me savoir à la tête du clan : je n'allais pas leur imposer de vivre au manoir par exemple ni même de prendre part à mes projets pour redresser notre nom mais ils devaient savoir qu'ils auraient de nouveau une représentante et que si soucis ils devaient avoir, ils pourraient venir me trouver pour m'en faire part. Cela impliquait également qu'ils se tiennent bien au sein du village, sans quoi je me serais contraindre de les sanctionner avec le châtiment qu'ils méritent. Telle était la façon de fonctionner des nôtres. Tout allait bien lorsque tout le monde s'en tenait à ce qui était autorisé ou toléré mais la dissidence n'était pas permise...

Il n'y avait nulle décoration, aucune frivolité entre les murs de l'édifice m'appartenant et par extension, leur appartenant : on était bien loin de toute la poudre de perlimpinpin que j'avais pu observer lors de la consécration du même acabit chez les Kawaguchi. Il n'y aurait pas non plus d'hypocrite ne se sentant guère concernés par ce qui se déroulait mais bien uniquement ceux qui l'étaient.

Pour l'occasion simplement, une grande et longue table avait été dressée dans l'imposant hall d'entrée. Cette dernière était recouverte de victuailles et boissons en tout genre à boire dans un calice : symbole de notre clan.

J'avais pour ma part revêtue une robe victorienne à corset d'un rouge aussi écarlate que les yeux de mes semblables. Le monde s'accumulait de plus en plus dans le manoir : lui que je n'avais jamais vu si remplit... Une fierté certaine s'emparait de moi à voir tous ces manieurs de sang réunis. Toutefois, je restais sur mes gardes, il n'y avait pas plus fourbe qu'un Ketsueki et partageant le même sang ou non, la trahison n'était pas à exclure.

Mes félidés kuchiyose s'étaient postés à divers endroits du manoir pour avoir une vue d'ensemble, observant la scène et ses fluctuations grâce à leur dons sensoriels.
Je ne voyais pas cette réception comme une festivité mondaine justement mais bel et bien comme un rassemblement familial pour exposer et exporter notre grandeur.

Finalement, je dévalais les marches, descendant le premier escalier pour parvenir au pallier et descendre le seconde pour atteindre le hall où tout ce monde s'était rassemblé. Il y avait là des Ketsueki de Suna mais également de Kaze que j'avais déniché avec la participation de la Baronne Carmilia. Il en restait encore bien d'autres à l'extérieur, j'en étais persuadée. Puis je prenais la parole face aux miens.

« Je vous remercie de votre présence en ce lieu. Si je vous ai convié aujourd'hui, c'est pour vous faire part d'un événement important pour nous tous. Depuis la mort de notre prédécesseur lors du retour de Kyoshi Rei, notre clan est resté sans figure emblématique pour le représenter. »

J'entendais plusieurs d'entre eux, dont pour la plupart des exilés suite à la trahison de Rei, siffler de façon mauvaise à l'entente de son nom.

« C'est pourquoi moi, Ketsueki Yami, en tant que représentante de la lignée noble, fille de Ketsueki Eien et de Ketsueki Megami, eux même Comte et Comtesse et anciens dirigeants de notre clan et petite fille de Ketsueki Enma, fondateur de notre clan et notre nom, réclame le titre de Cheffe du clan Ketsueki. »

Moi même trouvais cela bien pompeux mais tout le monde dans l'assemblée ne connaissait mon affiliation qui légitimait ma demande et que je n'avais pas le choix d'énoncer.

« Je saurais protéger les nôtres et les guider vers la réussite et le pouvoir. Mon rôle de Cheffe de l'unité spéciale du village me permet d'authentifier notre place et notre réussite. Les Ketsueki ne doivent plus être vu en paria au sein même du village qui a concédé à les accueillir. »

A Suna cela était légitime mais à Kaze...

« A ce titre, je ne vous demanderais aucunement de me suivre dans mes objectifs : je n'ai besoin que de personnes cherchant à atteindre le même objectif que le mien à savoir la restauration de notre gloire d'antan. »

J'observais l'assemblée attentive à mes propos.

« Nous ne pouvions renier notre nature : le sang appel le sang ! Et si notre nom tombe aujourd'hui en désuétude c'est bien à cause de la perte de notre foi en celui qui a fait de nous ce que nous sommes. Jashin a subit malédiction et affliction afin de nous octroyer notre puissance et notre maîtrise de l'hémoglobine. Si nous souhaitons purifier nos rangs en ôtant toute trace de cette maladie clanique qui nous touche, et par laquelle j'ai été moi même affecté, nous devons faire don au Seigneur Noir des sacrifices que nous commettrons tout au long de notre vie pour qu'en retour il nous cède toute la puissance qu'il est capable de nous fournir. »

Nous entrions dans le vif du sujet. Certains ne voudraient pas prendre part à cet objectif et ils n'en seraient pas forcés : ils resteraient simplement des faibles. Des Ketsueki à demi complet, renonçant à une partie du pouvoir, plus grand encore, qu'ils pourraient obtenir en suivant la voie qui nous était offerte et que je voulais suivre.

J'avais devant moi des tueurs ou des personnes perdant totalement pieds face à la présence de sang, laissant ainsi révéler leur vraie nature : nous étions loin d'être des enfants de cœur et jamais nous ne pourrions renier nos origines et nos traits claniques. Les gentils Ketsueki n'existaient pas. Si d'apparence certains le prétendait et en était même convaincu, cela n'était que la face émergé de l'iceberg : notre soif était inextricable.

Mon regard se perdait dans les siens tandis que le mien demeurait froid et inflexible.

« Nous possédons tous différents objectifs : faisons en une quête commune. Plus nous atteindrons nos buts et plus notre puissance sera grande. »

Restaurer notre blason et recouvrer notre gloire d'antan...

« Le manoir appartient à ma lignée et donc à ma famille. En tant que Ketsueki, vous en faites partis et ce lieu est également vôtre si vous le souhaitez. »

La notion de famille différait cependant de celle que l'on avait l'habitude d'entendre. Ici, aucune place à la confiance, chacun d'entre nous était susceptible de se prendre un poignard dans le dos par l'un ses membres de sa « famille ». Notre propre intérêt passait avant l'intérêt commun : c'était en tout cas ainsi que fonctionnait la plupart des Ketsueki et personne n'était pas sans le savoir.

Je voyais des sourires beliqueux se dessiner sur certains visages projettant sans doute des projets nébuleux, ce qui me fit moi même esquisser un sourire malsain :

« Sachez également, même si cela n'est une surprise pour personne, qu'en tant que chef du clan, je me réserve le droit de vous acculer d'une sanction et d'un châtiment si jamais vous en veniez à faire preuve de dissidence ou salir notre nom au sein de Suna. Je ne tolérerais aucun écart de conduite. Ketsueki La, qui vit avec moi au manoir, peut en témoigner... »

Beaucoup était ceux qui le savait, les rumeurs couraient toujours très vite et les nôtres habitant au cœur de Suna n'était donc, en théorie, pas sans savoir que j'avais arraché la langue de ma cadette pour son insubordination. J'aurais même pu la tuer sans sourciller si le cœur m'en aurait dit...

« Inutile de préciser qu'au sein de mon travail quotidien au Kakumeigun, je fais passer des interrogatoires et m'occupe également de la torture des prisonniers. Je n'ai pas peur de me salir les mains. »

Et j'avais l'habitude des menteurs et des coups fourrés. Je terminais mon discours sur un sourire et une note toute positive :

« En d'autre terme, vous ne craignez absolument rien si vous vous tenez tranquille. Bien au contraire, je vous aiderais à atteindre vos objectifs et vous représenterais ici, à Suna. Dans le cas contraire, en revanche, il se pourrait bien que certains d'entre vous perdent la tête... littéralement. »

Je n'avais pas peur des mots. J'étais puissante. Je possédais aujourd'hui le cœur éternel et la vie de mes prédécesseurs pulsaient à travers mes veines, me baignant dans leurs histoires, leurs leçons et leurs conseils. Leur puissance m'était également octroyée et si je restais encore une jeune Ketsueki parmi la poignée de centenaire qui devait se trouver ici, j'avais justement la chance d'avoir en moi la répercussion de la vie de mes aïeuls.

Là dessus, j'annonçais la fin du discours et invitais ceux ayant envie de me faire part de certaines choses de le faire. S'ils souhaitaient faire remonter quelque chose au Kazekage par exemple, s'ils avaient des espérances particulières ou simplement s'ils voulaient me parler du but qu'ils cherchaient à atteindre. J'étais toute ouïe.



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Message(#) Sujet: Re: Une nouvelle ère [Ketsueki only] Lun 16 Nov 2015 - 18:48


-Des menaces en guise d'introduction? Vous semblez bien hésitante futur comtesse. Passer un rite est une chose, se voir affronter les siens en est une autre. Immortelle mais pas invincible. Par quoi commencer? L'opposition éclatante dans votre discours, vous n'êtes pas sereine. Et qui le serait, mais c'est un fait vous avez voulu ce post et ce n'est pas en criant à qui voudra l'entendre combien vous savez faire mal que le reste suivra. Vous ne semblez pas comprendre la différence entre respect et loyauté. Vous appelez à l'union mais en même temps vous indiquez ne vouloir que des suivants embrassant vos objectifs. Pensiez vous sincèrement commander durablement les nôtres? Entre un titre misérable et la réalité il y a un fossé. Un vide remplit du sang de ceux qui ont échoués. Vous êtes déconnecté de la réalité, nous sommes chacun d'entre nous notre propre chef de clan. Si nous nous réunissons ce n'est pas pour écouter des balivernes et des rêves idéalistes d'une femme marchant sur la route de son grand père.


-Vous semblez arborer le même discours dangereusement fanatique que vos ancêtres, un Dieu n'est rien de plus qu'une entité physiquement invisible. Je peux me rebaptiser Déesse du jour au lendemain et je vous prie de croire que des centaines de cloportes s'inclineront sous mes pieds. Ce manoir n'est rien de moins qu'une insulte pour notre nom. Vivre dans un village est une soumission qu'une minorité acceptera, vous poussez le bouchon trop loin sans même vous en rendre compte. Vous êtes jeune avec un don qui se transformera en fardeau avec le temps, vous parlez de perdre la tête vous croyez vous à ce point invincible? Carmilia ne m'avait pas décrit une femme imbue d'elle même et avec des ambitions frôlant la folie.

-Allons Sasha je te renvoie à tes souvenirs une centaine d'années plutôt. Il faut juste faire comprendre simplement mais fermement à la comtesse que plier l'échine n'est pas envisageable mais je suis sur qu'elle le sait déjà. Que menacer les siens est un manque de confiance, et que dans le même temps demander que ceux ci la rejoignent ici dans ce village maudit est une volonté de contrôle qui n'est pas recevable. En l'état comtesse vous n'êtes rien de moins qu'une prétendante avec un atout. Si vous voulez être reconnue alors faites mieux. On dirait une enfant qui manie sa plume avec une posture hésitante et qui cherche à impressionner ses petits camarades. Je suis du Triumvirat qui compose les anciens la moins réticente et la plus enclin à voter pour vous Ketsueki Yami, ne me faite pas regretter ma décision.


Sans appel les trois femmes anciennes étaient probablement les plus puissante des anciens. Carmilia pourtant était la plus faible des trois, son corps souffrant encore de son réveil trop frais. Les deux autres Sasha Naz'Gul surnommée 'Lust' et Poïa Drakul matriarche des Ketsuekis du nord étaient les deux bi-centenaires encore éveillées depuis la fin du premier comte. Et en aucun cas elles ne souhaitaient le retour d'une de ses descendantes.

Carmilia elle posa son regard vers La qui était absente, cette réunion l'oppressait si Yami voulait être chef d'un clan avec quatre péquenots et avoir des poignards dans le dos grand bien lui fasse. L'adolescente muette avait surtout envie de se détendre, sautant de sa fenêtre elle alla rejoindre Naga à la frontière du manoir. Cette nuit elle ferait un voyage dans ses songes, la drogue dur que Naga avait réussit à obtenir lui permettrait de faire une ellipse en douceur de cette nomination.
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Message(#) Sujet: Re: Une nouvelle ère [Ketsueki only] Ven 20 Nov 2015 - 14:54

Le discours des trois harpies me fit étirer un sourire. Je les laissais parler jusqu'au bout, écoutant attentivement ce qu'elles avaient à me dire à travers leurs mots acerbe et le cracha de leur venin à mon encontre avant de finalement reprendre la parole.

« Eh bien eh bien... Vous vous fourvoyez mes chères. Si vous ne percevez que des menaces dans mon discours c'est que vous avez des raisons de craindre les retombées et donc avez des objectifs peu louables. Toute communauté requiert son lot de règles pour vivre dans une communion parfaite et les miennes ne bride nullement quiconque. Il n'y a pas là une once d'hésitation dans mon discours. Ce n'est pas parce que j'énonce les règles du jeu que je me tapie derrière mes doutes. »

Je dévisageais dès lors la première qui avait parlé.

« Je n'ai jamais non plus dit vouloir chercher à vous rallier tous à ma cause, au contraire. Vos oreilles doivent contenir encore la poussière de votre momification ma chère. J'ai précisé justement que je ne voudrais que des alliés de notre sang s'intéressant à mon objectif, à savoir, relever le clan dans sa grandeur. Je ne force personne à me rejoindre si vos objectifs ne sont pas conjoints aux miens. Si certains d'entre vous préfère perdurer leur vie paisible à Suna ou ailleurs sans se mêler de la vie du clan et en restant dans leur faiblesse actuelle alors que la puissance nous tends les bras, c'est votre soucis, pas le mien. »

Il était hors de question que je m'entoure de personnes ralentissant notre montée en puissance à travers la non motivation ou la trahison.

« Contrairement à ce que vous dites, il ne peut y avoir qu'un seul chef à la tête du clan pour le guider vers une voie précise. Si chacun se comporte en guide alors personne ne pourra aller nul part. Là encore, si vos idéaux diffèrent des miens, vous pouvez toujours commander vos propres partisans en dehors de Suna pour suivre un objectif différent de celui que je cherche à emprunter. En revanche, tous les nôtres présents dans l'enceinte de Suna seront sous ma tutelle. Je les représenterais au sein du village, les guiderais et les rappellerais à l'ordre si cela s'avère nécessaire. Ceux qui vivent au quatre coins de Kaze no kuni peuvent également nous rejoindre au village et ainsi s'assurer protection, cohésion et puissance : chacun est libre de faire son choix. »

Je n'imposais absolument rien comme elles semblaient le croire.
Je me tournais finalement vers la deuxième :

« Quant à vous, je vous sommerais de faire preuve de respect à celui qui nous a octroyé notre maîtrise ou vous vous en trouverez bien vite dépossédez sans même en comprendre la raison. Le courroux de Jashin n'est plus à prouver : au moment même où nos aïeux ont cessé leur foi envers le Seigneur Noir notre clan a été sur le déclin et notre maladie clanique est apparue, touchant bons nombres des nôtres : cela n'est pas dû au hasard. Si nous rétablissons nos dogmes d'antan en faisant couler le sang alors peut-être que le Seigneur Noir nous octroiera de nouveau de sa puissance à nous, ses enfants, en plus d'éradiquer ce mal qui décime nos rangs. »

Là était la solution.

« Alors oui, jugez que j'arbore le même « fanatisme » que mes ancêtres si cela vous plaît mais sachez que le clan n'a jamais été plus puissant et étendu sur Kaze que lorsque ma lignée gouvernait : justement parce que le sang coulait à foison et que la soif de Jashin pouvait être étanché, rendant cet être omniscient et omnipotent plus puissant encore ce qui lui permettait d'octroyer une part de sa force aux nôtres à cette époque. Le déclin ne s'est opéré que lorsque nos ennemis se sont montrés plus nombreux et que nos convictions envers notre Père se sont ébranlées. »

Toute l'histoire des nôtres tournait autour de cet être déchu dont nous tirions notre pouvoir.

« Quant à ce manoir, il est notre rémission. Lorsque les nôtres se sont affaiblis et ont trouvé asile auprès du traître qu'était Kyoshi Rei, certains sont restés loyaux envers cet inconnu, d'autres se sont exilés loin d'ici et d'autres ont survécu et bravé la tempête de la trahison pour connaître une sérénité et une protection que lui à octroyé le village malgré la souillure infligée par celui nous ayant mené ici. En tant que Ketsueki vivant à Suna, j'ai dû faire face aux regards de peurs ou de haines des cloportes insignifiants nous regardant parfois de haut. Il a fallut s'acclimater à cet atmosphère pour gagner la confiance des hauts dirigeants. J'ai gravi les échelons dans le but de redorer le blason des nôtres. Regagner la confiance de ces individus pour gagner en marche de manœuvre. Cela a fonctionné. Les regards qui se posent sur les Ketsueki sont toujours mitigés mais la haine à disparu. J'ai reçu l'enseignement de la Godaime Kazekage et suis aujourd'hui la Cheffe de l'unité spéciale du village basée sur la sécurité. Le village nous fait désormais confiance. La confiance est le noyau centrale de toute invective... »

Elles pouvaient dire que j'étais faible, que je manquais d'assurance ou au contraire que j'en débordais, ce qu'elles n'avaient en revanche pas compris étaient que la manipulation était une part de moi même et que toute la confiance que m'octroyait désormais Suna me permettait de voir davantage les choses en grands. Qui de mieux placée que la cheffe du Kakumeigun pour manipuler les données récoltées au cours des enquêtes concernant des morts inexpliquées un peu partout dans le désert ? Ma position actuelle me permettait d'agir sous couvert du village et sans subir les conséquences de nos méfaits pour la gloire des nôtres.

Mon regard se posait alors sur Carmilia, celle avec laquelle je m'étais le plus entretenue. Je n'avais en revanche rien à lui dire puisque mon discours précédent répondait à ses reproches et soit disant constat. Je ne cherchais pas a prouver quoi que ce soit, je n'obligeais personne a me rejoindre ni à courber l'échine. J'avais seulement besoin d'alliés solides étant prêts à faire régner l'ordre et le massacre pour accroître notre puissance, nous débarrasser de la maladie qui terrassait les nôtres et goûter nous aussi au pouvoir sans limite dont disposaient autrefois nos ancêtres...

Le buffet était lancé, les petits fours trônaient sur les tables ainsi que le vin servi dans des calices. Diverses autres victuailles étaient présentes pour agrémenter la soirée et la satiété des convives.



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Message(#) Sujet: Des discours à n'en plus finir Lun 23 Nov 2015 - 19:02


S’il fallait avouer une chose, c’est que Kamakura ne sortait pas souvent. Il trouvait que c’était bien plus constructif de rester chez lui à faire du rien. Mais l’invitation de la nouvelle chef du clan des Ketsueki ne l’avait pas laissé indifférent. Après tout, c’était l’occasion de voir à quoi elle ressemblait. Et c’était l’occasion de voir le manoir aussi. Depuis le temps qu’il en entendait parler !

Oh, et enfin, c’était l’occasion d’en profiter pour manger à l’œil ! Parce que oui, Kamakura avait un plan d’action bien arrêté : il allait se placer près d’une des tables du buffet que l’on ne manquerait pas de servir pour s’empiffrer autant que possible, et il ne bougerait qu’à la fin de la cérémonie.


Sauf si la bouffe était dégueulasse, auquel cas il s’éclipserait rapidement et discrètement.



***




Quand on s‘attache à passer pour un ado blasé de la vie, il faut une contenance à toute épreuve, et Kamakura pensait s’en sortir plutôt bien. Cependant, malgré tout son entraînement, il ne put s’empêcher de laisser s’échapper une expression de surprise en entrant dans le manoir.

Le hall était rempli de Kestueki. Les membres de son clan. Kamakura n’imaginait pas qu’il puisse y en avoir autant. Tout en se dirigeant d’un pas assuré vers la table du centre, en prenant soin de ne dire bonjour à personne, le jeune genin se mit à les observer.

Ils avaient tous l’air âgé, mais ce n’était pas évident de déterminer l’âge exact d’une personne dans un clan où l’on pouvait aussi bien vivre éternellement qu’atteindre à peine la trentaine. Tous dégageaient un air de supériorité condescendante. Cependant, on sentait bien que chez la plupart, cette supériorité était largement tempérée par les luttes et les privations : nombre de Ketsueki présents avaient le visage émacié, parfois marqué de cicatrices. La survie dans le désert n’était pas une chose facile.



***



Kamakura en était à son troisième calice de vin, et il était bien disposé à en subtiliser un pour le ramener chez lui, quand on l’interpella :

« Tiens ! Mais c’est le petit Kamakura ! Comment vas-tu ? »

Le jeune homme se retourna, pour tomber nez-à-nez sur un Ketsueki à l’air plus jovial que les autres. Il le reconnu immédiatement : Ketsueki Muromachi. Son oncle. Ou arrière-arrière-grand-oncle, il n’était pas sûr. Kamakura se souvint qu’il était régulièrement invité chez ses parents, du vivant de ces derniers. Muromachi était ce qui se rapprochait le plus d’un Ketsueki raisonnable et amical, si l’on mettait à part sa tendance à raconter des blagues salaces quand il avait bu trop de sang.

« Oh, mon oncle ! Vous n’êtes toujours pas mort ? »

Muromachi décocha une puissante taloche amicale sur l’arrière du crâne de son neveu (ou arrière-arrière-petit-neveu, lui non plus n’était pas trop sûr) :

« Sale gosse ! Alors, toi aussi tu es venu pour l’intronisation de la comtesse Yami ? »

« Oui ! D’ailleurs, c’est qui ? »

« Regarde ! C’est elle, là-bas, en haut des escaliers ! »

« Oh. Elle se la joue un peu, non ? »

« Sans doute, mais elle peut se le permettre. Et puis, il faut bien impressionner la famille ! Et ça, c’est pas si facile tu sais ! Mais tais-toi, elle va parler… »


Et en effet, la comtesse parlait. Longtemps, même, si bien que Kamakura décrocha bien avant la fin. De toute façon, il avait compris que quand quelqu’un faisait un discours, ce n’était pas pour dire des choses intéressantes. En général, les personnes qui parlaient le faisaient juste pour montrer que c’était elles le chef, puisque c’était elles qui avaient le droit de s’exprimer. Et que c’était elles seules qui avaient le droit de pourrir la soirée des autres qui, eux, devaient écouter poliment.


Les autres Ketsueki, en revanche, semblaient être passionnés par ce que disait la comtesse Yami. Même s’ils semblaient trouver le discours un peu confus, ils comprenaient une chose : après tant d’années, leur heure était venue. Ils allaient à nouveau pouvoir exercer leur règne de terreur sur le pays du sable ! Nombre de sourire carnassier et de regards enflammés s’affichèrent tandis que les membres du clan se demandaient où ils avaient rangé leurs instruments de torture.


Malheureusement pour Kamakura, les discours étaient loin d’être finis. Trois femmes, parmi les plus puissantes et les plus méchantes (ce qui se savait au fait qu’elles étaient les plus moches), avaient décidé de rendre la vie dure à la nouvelle chef de clan. Et de manière étonnante, les autres Ketsueki n’avaient plus l’air d’être très convaincus par les paroles de cette dernière. Chacun d’eux avaient bruyamment exprimé leur accord avec les trois oratrices, à coup de « C’est vrai, ça ! » ; « oui, vous avez raison ! Pour qui elle se prend ?».


« Elle a pas l’air d’avoir beaucoup d’amis la comtesse… »

« C’est normal, les personnes qui ont parlé sont trois matriarches des Ketsueki. Regarde : elle c’est Sasha Naz’gul ; elle c’est Poïa Drakul, et la dernière c’est la baronne Camilla. Je la croyais morte. Mais bon, la plupart des Ketsueki ici présents viennent du désert… Et ce sont elles qui les commandent. Donc ils ont tout intérêt à montrer qu’ils sont de leur côté ! On ne sait jamais, des fois qu’elles auraient envie de les punir pour leur manque de soutien ! Tiens d’ailleurs, ça me fait penser… »

Muromachi reprit plus fort :

« C’est vrai ! Le fanatisme n’a jamais mené nulle part ! »



***



Mais la comtesse Yami avait repris la parole pour clouer le bec aux trois harpies. Beaucoup de membres du clan semblaient douter, à présent. La nouvelle chef avait du répondant. Et Camilla semblait de son côté. En fait, une question les taraudait : du parti des matriarches ou de celui de la comtesse, lequel serait plus profitable pour eux ?


Kamakura se posait, lui, une toute autre question : il fallait honorer Jashin à présent ? Il n’en avait entendu parler que de manière anecdotique. C’était juste le héros d’une histoire que l’on racontait, comme ça, pour montrer qu’on était cultivé... Il se promit d’aller creuser la question, quand Muromachi interrompit ses réflexions :

« Hum… Bon… Oui, on sait jamais… Allez ! Kamakura, lâche ce calice et viens ! Je vais essayer de te présenter à la comtesse .»

« Ah. Vous la connaissez ? »

« Absolument pas. Mais c’est l’occasion, non ? »


Kamakura glissa son calice dans son kimono et suivit son oncle. Il n’était qu’à moitié ravi. On dit quoi à une comtesse ? Ketsueki Muromachi navigua habilement au travers de la foule, pour aller se placer en embuscade non loin de Yami. Et, dès que celle-ci sembla avoir un moment de libre, il fondit dessus :

« Bonjour, Yami-sama, et toutes mes félicitations » dit-il d’un ton de respect hautain que Kamakura ne lui connaissait pas. Un Ketsueki déteste reconnaître que quelqu’un lui est supérieur, même quand il y est obligé. « Permettez-moi de vous présenter le petit Kamakura, fils de Ketsueki Yowâ et du baron Ketsueki Genryaku. Vous le connaissiez peut-être, c’est l’un des rares Ketsueki à avoir atteint le grade de jounin dans ce village… »


Habile, pensa Muromachi dans son esprit habitué à caresser les plus grands dans le sens du poil. La mention du baron-jounin Genryaku ferait sans doute son petit effet. Il ne restait plus qu’à… Soudain, il se raidit. Sous son kimono, Kamakura portait un T-shirt où il avait inscrit, bien visible : « Je suis un Ketsueki (et je mange les petits enfants) ».


Oh, non …
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Message(#) Sujet: Re: Une nouvelle ère [Ketsueki only] Mer 2 Déc 2015 - 15:11

Finalement, le « débat » semblait se clore de lui même, même si je savais pertinemment que certains avaient encore des choses à redire au moins les gardaient-ils pour eux. Aucun dirigeant ne pouvait plaire à tout le monde, cela n'était pas possible, alors autant s'assurer de s'entourer d'alliés fiables tout en restant vigilants sur ceux agissants dans l'ombre, près à vous faire tomber...
Je n'étais pas née de la dernière pluie.

Alors que j'observais l'assemblée qui se rassasiait gaiement sur les victuailles tout en agrémentant le manoir d'une vie qu'il avait perdu depuis longtemps à travers de longues discussions, je vis du coin de l’œil un homme s'approcher à vive allure de moi, accompagné d'un Ketsueki plus jeune. Il me présenta ses respects que je lui rendais dans un hochement de tête tout en l'écoutant parler. Il n'était pas chose aisé de reconnaître un supérieur parmi les siens et cet homme faisait clairement des efforts pour ne pas paraître impoli, ce qui me plaisait en même temps de me faire étirer un sourire.
Il me présentait alors le plus jeune comme étant le fils de l'un des nôtres ayant atteint le grade de Jonin : le baron Genryaku.

« Qui ne connaîtrait pas l'un des membres de notre famille ayant atteint les plus hauts grades du village. Peu de Ketsueki peuvent se vanter d'avoir accompli une telle prouesse : nous sommes pour la plupart bien trop instable pour obtenir les mérites du village. »

Cela dit je ne connaissais pas cet individu personnellement mais j'en avais toutefois entendu parler.

« Kamakura donc... et vous ? »

Demandais-je à l'autre homme m'ayant salué sans toutefois décliner son identité. Si je voulais pouvoir honorer mon titre de cheffe de clan, il me fallait déjà commencer par retenir l'identité des miens.

Mon regard se déporta ensuite sur Kamakura au goût vestimentaire très... spéciaux. Cela me faisait toutefois sourire.

« Je commence à comprendre pourquoi les regards noirs perdurent dans notre direction. Il faut croire que les externe à notre clan ne disposent pas du même humour que le notre... »

Je trouvais cela farfelu mais drôle. La vérité étant qu'il nous arrivait de « manger » les autres à travers l'aspiration de leur hémoglobine. En soit ce slogan n'était pas si dénué de sens.
J'adressais donc un regard belliqueux à l'attention du plus jeune avant de lui dire :

« Vous pourrez « manger » tous les non sunajins que vous voudrez si vous me rejoignez. Mais... en avez-vous simplement l'étoffe ? »

Les apparences pouvaient parfois être trompeuse mais il semblait assez gringalet et plus porté sur l'auto-dérision et la franche rigolade qu'au massacre bien que les deux pouvaient également être liés...

Mon regard se porta tour à tour sur les deux individus en attendant une réponse.

« Je n'oblige personne tu sais, mais en tant que shinobi de Suna et Ketsueki, tu seras sous ma tutelle. Il est naturel que je veuille en savoir plus sur toi afin de savoir si tu es du genre discret ou au contraire un peu trop mêlé à toute sorte de situation. Je dois faire régner l'ordre après tout... »

A cet instant, mon kuchiyose félidé : Méphisto, apparu comme par enchantement devant nous. A vrai dire il était posté à mes côtés depuis le début des festivités mais ses capacités de camouflage via son don sensoriel n'était plus à prouver. Il demeurait là, perché sur la rambarde d'escalier sur ma gauche, observant mes convives avec son éternel sourire carnassier aussi dérangeant que sa forme famélique. Il m'accompagnait partout et surtout au Kakumeigun lors des interrogatoires...

Mes dernières paroles avaient été dites pour connaître la réaction de Kamakura et me faire une idée du personnage. S'il était comme pouvait l'être La cela demandait une surveillance particulière voir des sanctions à appliquer en cas de récidives. S'il était un adepte du sens de l'humour il devait sans doute tenir à sa langue...



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Message(#) Sujet: Nan, mais, est-ce que je critique sa manière de s’habiller, moi, à la comtesse ? Jeu 3 Déc 2015 - 14:06



« Oui, Genryaku était un homme tenace ! » Répondit Muromachi à la volée. « Il pensait que, tant qu’à s’intégrer quelque part, autant le faire jusqu’au bout. Oh, et il pensait aussi qu’il ne servait à rien de pleurer sur les fantômes de notre puissance perdue… Et que c’était bien plus efficace d’aller chercher le pouvoir là où il se trouvait ! »


Le vieux Ketsueki arborait à présent un sourire franc et sincère, sa bonhomie naturelle prenant le pas sur la fierté guindée qu’il avait affecté au début de la conversation.


« D’ailleurs, d’une certaine manière… Vous lui auriez beaucoup plu, Yami-sama… »


Oh oui, elle lui aurait plu, la comtesse, pensa Muromachi, les yeux pétillants. Intégrer Suna. Se hisser aux postes à responsabilité. Et, un jour, le village se serait réveillé avec un Ketsueki contrôlant tous les postes-clés ! Tel était l’espoir secret de Genryaku. Il était mort trop tôt pour concrétiser son rêve, emporté par la maladie. Et de toute façon, les membres du clan lui avaient tourné le dos, l’accusant de collaborer de trop près avec le village ! Que pouvait faire un simple baron face à tout le clan ? Mais la petite, là, semblait être allée bien plus loin que ne l’avait rêvé l’ancien baron-jounin… Ah ça, elle lui aurait plu !


Muromachi se maudit de ne pas avoir prêté attention à cette jeune Yami plus tôt. Et se jura d’être plus attentif à l’avenir. Mais une nouvelle question de la comtesse l’enleva à ses réflexions :


« Mon nom ? Je suis Muromachi, des clans du nord. Tout le monde ne peut pas être un parfait ninja ! » Glissa-t-il, presque sur le ton de l’excuse. « Ceci dit, je reviendrai régulièrement voir le petit Kamakura. Si vous avez besoin de faire passer un message, ou… »

Muromachi pesa soigneusement ses mots. Jamais il n’aurait cru, en venant au manoir, qu’il prononcerait ces paroles. Puis il reprit d’un ton détaché :

« Si vous avez envie d’avoir des nouvelles des cousins du désert, je serai ravi de… heu… reprendre un peu de service ! »


Il posa ses deux mains sur son ventre et eut un sourire de contentement.

La proposition était lancée. A vrai dire, qu’elle soit acceptée ou non importait peu au vieux Ketsueki. Il avait prononcé ces dernières paroles presque sans arrière-pensée, car il avait appris depuis bien longtemps que tout le monde ne pouvait pas exercer le pouvoir. Et la passion que les autres membres du clan mettaient à être le plus puissant possible, lui l’avait consacrée aux intrigues de cour, à peaufiner son entregent, à l’espionnage. Il n’exerçait plus ses talents depuis longtemps et il avait abordé la comtesse autant pour le plaisir que pour assurer ses arrières (après tout, on ne sait jamais), mais elle avait piqué son intérêt… Alors, donner un petit coup de pouce de temps en temps, c’est ce qui se fait quand on est retraité, non ?



***




Si Muromachi était parfaitement dans son élément, Kamakura, lui, aurait largement préféré être ailleurs. D’abord parce qu’il n’avait rien suivi de la discussion des deux adultes. Oui, le paternel était un homme intelligent, et alors ? On le lui avait suffisamment répété ! D’ailleurs, tout le monde n’était pas de cet avis !


Ensuite, la réaction de la cheffe de clan face à ses goûts avait surpris le jeune Ketsueki. Ben oui, les gens n’ont aucun humour, tout le monde sait ça ! Et puis, regards noirs ou pas, il fallait avouer qu’au moins, on le laissait tranquille les jours où il mettait ce T-shirt. La crainte qu’inspiraient les Ketsueki était encore forte, et c’était bien comme ça.

Oh, et puis tant qu’on y était, est-ce que lui avait fait des commentaires sur la robe victorienne rouge flashy de la comtesse, hein ? Cette robe où tu peux pas passer une porte si elle ne fait pas 2m de large ? Cette robe au décolleté tellement plongeant que Kamakura n’avait pas osé regarder où il s’arrêtait, exactement ? Non ! Bon alors !

Mais à la réflexion, se dit Kamakura, il y avait quelque chose derrière cette intervention. Cette manière de le reprendre en réprimant un sourire et en faisant les gros yeux… Kamakura avait déjà vu cela chez la senseï des étudiants de première année, à l’académie. Celle qui faisait semblant d’être fâchée alors qu’intérieurement, elle était morte de rire. Celle qui parlait avec la voix suraiguë des femmes qui ne savent pas s’y prendre avec les enfants, quand elles tentent de dialoguer avec eux d’une manière qu’elles sont les seules à croire douce et affectueuse. Pour un peu, Kamakura s’attendait à entendre le classique « Ah non, non, non, c’est vraiment vilain ça, Kamakura ! C’est pas bien ! Tu comprends ? »


Le jeune Ketsueki décida donc d’ignorer superbement la première remarque de sa comtesse, assortissant son silence d’un grand sourire. Après tout, dans le brouhaha des conversations, il pourrait faire semblant de ne pas avoir entendu. Ou plaider la stupidité. Ca, en général, ça marchait très bien.



***




Mais pas le temps de digresser. Yami-sama revenait à la charge. « Manger » les non-sunajins ? Oui, c’était tentant. D’un geste purement instinctif, sans même avoir vraiment soif, Kamakura sortit un gobelet marqué d’un « O+ » de sa poche, puis le calice qu’il avait subtilisé, versa le contenu de l’un dans l’autre et commença à siroter doucement le liquide visqueux. C’est vrai que s’il pouvait avoir du sang chaud, ça serait pas mal… Pas comme ce sang refroidi qu’il chourait, heu, qu’il empruntait régulièrement à l’hôpital !

En revanche, pour ce qui était de la deuxième partie de la question…


« Si j’ai de l’étoffe ? Bien sûr ! J’ai des T-shirts de toutes les textures ! D’ailleurs, vous devriez voir ma collection, surtout celui où j’ai dessiné la cheffe du Kakumeigun av… »

Un éclair de lucidité troubla l’encéphalogramme habituellement parfaitement plat du jeune Ketsueki, et le fit se reprendre avant de commettre l’irréparable. Nan, mauvaise idée, songea-t-il. D’ailleurs, maintenant qu’il y pensait, elle lui disait quelque chose, la tête de la comtesse…


Puisqu’il était lancé, Kamakura reprit avec aplomb :


« Si j’ai de l’étoffe ? N’attendez pas que je vous dise ‘oui, faites-moi confiance, un jour je serai le meilleur ninja du monde ’ comme ferai le premier péquin venu face à ce genre de question, Yami-sama ! En fait, j’en sais rien ! Mettez-moi à l’épreuve et on sera fixés, vous… et moi. Aussi. »


Kamakura s’arrêta. Peut-être avait-il été trop loin ? De toute façon, c’était trop tard maintenant... Et puis, il n’était pas sorti de l’académie pour répondre encore et toujours aux mêmes questions idiote ! L’idée que sa réponse aurait pu être déterminante pour son avenir ne lui effleura même pas l’esprit.



***



Un mouvement attira l’œil du genin nouvellement promu. Un chat était apparu de nulle part et il se prélassait, perché sur la rambarde de l’escalier, comme si c’était lui le maître des lieux. Squelettique. Le sourire méchant. L’œil mauvais. L’air de lire dans les pensées des gens. Pour ce qu’en savait Kamakura, rien d’anormal à cela, tous les chats étaient comme ça. Mais il décida quand même qu’il collerait un bon coup de pied à celui-là dès que la comtesse aurait le dos tourné. Frappez votre chat : si vous ne savez pas pourquoi, lui est au courant.

Cette bonne résolution prise, Kamakura se concentra à nouveau. Il commençait à se prendre au jeu, à présent, et à voir où voulait en venir sa supérieure. Elle aussi, visiblement, qui était passée du vouvoiement au tutoiement à son égard.

Elle disait visiblement, en substance, « suis-moi, ou non, mais dans tous les cas je suis ta supérieure immédiate et tu ferais bien de t’en souvenir »… Dommage que Kamakura n’ai rien suivi du discours de Yami ou de l’intervention des trois mégères : il aurait alors compris exactement pourquoi celles-ci avaient réagi violemment aux propos de la première.


« On dirait que dans tous les cas, vous ne me laissez pas vraiment le choix en fait», dit le jeune ninja sur un ton posé qui contrastait violemment avec sa réponse précédente. « Rassurez-vous, je m’arrange pour me tenir loin des mauvais coups… »


« Ou plutôt, je m‘arrange pour ne pas me faire prendre », se dit Kamakura en son for intérieur. Un coup d’œil jeté au chat lui donna l’impression que ce dernier avait entendu cette dernière pensée. A la virgule près. « Je te jetterai au fond d’un puit et je balancerai des pierres dedans pour être sûr que tu crèves ! » Tenta silencieusement le Ketsueki en direction du félidé rachitique. Ce dernier ne parut pas s’en offusquer, aussi le ninja poursuivit en direction de sa supérieure.


« Heu… Bon, en tout cas, on m’a toujours appris que l’autorité suprême du clan, c’était le chef de clan. Mon oncle ne vous l’a pas dit, mais ma mère est morte aux côtés de Yaherô contre machin, là… Kyoshi. Et il était même pas comte, lui. Alors, ça ne va pas changer maintenant : si vous avez besoin de moi pour restaurer la grandeur des Ketsueki, je serai là. »

Et il ajouta d’un ton ingénu, parce qu’il ne voulait pas être le seul à répondre à des questions :

« D’ailleurs, vous allez commencer par quoi ? »


Il était sincère. Dans l'esprit de Kamakura, même si ça ne l'enchantait pas, la vie de ninja passait par la vie du clan, et le clan devait obéir au comte. Cependant il ajouta, pour lui-même : « Par contre, cette histoire de tutelle, ça me gonfle violemment »...


...

Nouveau regard vers Méphisto. « Et toi, tu répètes ça, et je me fais un tapis avec ta fourrure ! »




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Message(#) Sujet: Re: Une nouvelle ère [Ketsueki only] Mar 8 Déc 2015 - 17:23

Le père de ce garçon semblait être un homme admirable. Sa vision des choses semblaient proche de la mienne au vu de ce qui m'était décrit de lui. Je me demandais si son fils partageait le même idéal que son paternel... J'étirais un sourire sincère lorsque le vieil homme arguait même que je lui aurais plu.

« Et la réciproque aurait sans doute été vraie d'après ce que vous m'en dites. »

Car j'imaginais bien que ses intentions n'étaient pas non plus les plus louables et qu'il ne vouait pas une servitude infinie au village : je n'avais encore jamais rencontré de Ketsueki si honnête et si bien rangé...

Le vieil homme se présenta finalement sous le nom de Muromachi. Il vivait dans le nord de Kaze et s'excusait presque de ne pas suivre la voie du shinobi. Certains Ketsueki avaient préféré ne pas s'y mêler et je pouvais les comprendre : moi même si j'avais eu le choix et en âge de comprendre, j'aurais sûrement refusé de m'enfermer dans le règlement d'un village. Certes cela apportait des garanties et des postes potentiellement intéressants à pourvoir mais les contraintes corroborant mes plans étaient suffisamment nombreuses pour se montrer gênante. Heureusement, les Ketsueki étaient doués pour agir en douce et ne pas se faire prendre pour leurs méfaits, ne laissant aucune trace de leur passage derrière eux.

Cependant, Muromachi promettait de revenir régulièrement pour prendre des nouvelle du jeune Kamakura. Il me proposait d'ailleurs même ses services, même s'il semblait presque hésitant à en parler, ce qui me fit esquisser un sourire.

« Ne soyez pas gêné. Nous n'appartenons pas à la même branche familiale mais pour autant le même sang coule dans nos veines, inutile de marcher sur des œufs lorsque nous nous adressons entre nous. »

D'ailleurs je ne le faisais pas non plus avec les autres bien que je savais me montrer plus discrètes sur mes intentions.

« Je serais ravie de vous comptez parmi nous. »

Poursuivais-je, sincère.
Il n'était certes pas shinobi mais son âge reflétait son expérience et j'avais besoin d'élément tels que lui pour mener à bien mes projets concernant notre clan.

D'ailleurs parler de manger des individus semblaient avoir attiser la soif de Kamakura qui sortait de quoi siroter. Cette vision renforçait mon sourire : les jeunes Ketsueki avaient beaucoup de mal a refréner leur soif de sang jusqu'à parfois en perdre la raison lorsque l 'hémoglobine coulait non loin d'eux. J'étais ainsi il y avait encore quelques années mais les paroles de mon père sur le sujet et mon poste de médecin à l'hôpital de Suna qui me confrontait chaque jour au fluide écarlate avait eu tôt fait de me faire passer cette envie irrépressible.

Cela dit son discours était intéressant tout comme sa réflexion. Il jouait franc jeu et ne surévaluait pas ses capacités, il attendait d'être confronté à la situation pour savoir s'il en était capable. Pour autant il ne se dévalorisait pas non plus. C'était un trait rare mais nécessaire. Comme me l'avait dit mon père, l'erreur des nôtres auparavant avait été de croire qu'ils étaient tout puissants et que personne ne pouvaient les détrôner. Lorsque cela est finalement arrivé, ils s'en sont trouvés désemparés. Il ne fallait jamais sous estimer ses adversaires.

« En voilà des paroles sages. Surprenantes d'ailleurs pour quelqu'un disposant d'un humour qu'il faut savoir assumer. »

Et qui nécessite une confiance certaine en soit pour l'étaler à la vue de tous en connaissant la hantise voir l'aversion qu'éprouvaient certains Sunajins à notre encontre. C'était plutôt effronté mais cela me plaisait.

« Je te laisse le choix de bien te conduire ou non. Cette dernière option comportant des conséquences que tu dois être prêt à assumer. »

Lui assurais-je alors qu'il disait qu'il n'avait pas vraiment le choix et qu'il se tenait loin des mauvais coups.

« Tu peux très bien être impliquées dans de sales affaires : tant que cela ne se passe pas à Suna et que tu ne te fais pas prendre, je n'y vois aucun inconvénient. »

Ajoutais-je dans un demi sourire. Moi même j'agissais ainsi, sauf que je pouvais le faire sous couvert du Kakumeigun dont j'étais la dirigeante, et j'étais persuadée qu'en son fort intérieur, Kamakura voyait aussi les choses de cette manière : après tout nous n'étions pas Ketsueki pour rien.
Le jeune homme semblait être loyal ou en tout cas, s'arrangeait pour se trouver du bon côté de la balance. Sa mère était morte face à Kyoshi Rei comme notre ancien chef de clan. Il respectait cette autorité bien que Yaherô n'appartenait même pas à la branche principale des Comtes. Je ne pouvais pas dire que je pouvais compter sur lui véritablement, cela serait une erreur de l'affirmer à l'égard de l'un des membres du clan des buveurs de sang mais c'était ce qui s'y rapprochait.

« Le manoir est aussi ton foyer, passe y quand bon te semble. Il comporte bien assez de chambres pour nous tous. »

L'invitais-je.
Ce dernier reprenait en soulignant quelque chose d'important : par quoi allais-je commencer... Il y avait tant à faire, heureusement que l'immortalité me tendait les bras sans quoi une vie ne m'aurait sans doute pas suffit à tout accomplir.

« Réunir les nôtres était la première étape. La prochaine sera plus... sanglante. »

Lui répondais-je tout en portant mon calice à ma bouche pour en boire le contenu.
En effet, le pouvoir n'attendait pas et le Seigneur noir non plus. Si nous ne voulions pas que son courroux s'abatte une nouvelle fois sur le clan avec une maladie ou tout autre problème plus véhément encore nous rendant à l'état de larves inutiles, il nous fallait agir : et vite.

J'adressais un regard à Méphisto, toujours sur la rambarde d'escalier avec sa taille d'un chien moyen. Il fixait Kamakura avec son sourire carnassier comme s'il lisait en lui et qu'une conversation silencieuse se jouait. Le piaillements des chauve souris perchées à l'envers sur les poutres apparentes sur le haut plafond me fit lever le regard dans leurs directions. Ces Kuchiyoses là appartenaient à mon père qui devait épier toute la scène a travers elles. Etait-il fier ? J'étais certaine qu'il s'était débarrassé du cœur immortel pour une bonne raison... Ce n'était pas par altruisme ou pour me voir guérir qu'il avait agit de la sorte, ça non, cela ne lui ressemblait pas. Quelque chose me disait que j'allais bientôt avoir un aperçu du pouvoir de ce cadeau empoisonné...




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Message(#) Sujet: Du bon goût des Ketsueki Ven 1 Jan 2016 - 15:30



D’un mouvement discret, les yeux de Muromachi balayèrent le grand hall du manoir. Deux Ketsueki regardaient dans leur direction avec insistance. Le vieil homme les identifia sans peine : Sekiki et Jouhotaro. Rien à craindre de ces deux-là, ils devaient juste être jaloux. Toutefois, par mesure de sûreté, Muromachi reprit son expression de condescendance guindée alors qu’il s’apprêtait à répondre aux propos lénifiants de Yami.


« Et je serai ravi de vous servir, comtesse », répondit-il.


Puis, il reprit avec un sourire débonnaire :


« Bien sûr, pourquoi se cacher ? Après tout, nous faisons partie du même clan »



Alors que le regard de Muromachi scannait à nouveau la pièce, Méphisto feula devant un tel assaut de mauvaise foi. Bien sûr que si, pensait le vieux Ketsueki, il fallait parler à mot couverts !


Avec le temps, il avait appris à connaître ses « cousins ». La renaissance du clan, une croisade de sang, c’était tentant pour eux. Mais beaucoup avaient profité de la vacance à la tête du clan pour grappiller des parcelles de pouvoir, des morceaux d’importance : bien plus que ce qu’ils auraient pu espérer du temps des comtes. Laissez s’affaiblir le pouvoir central, et les petites puissances locales se renforcent ! Peu de Ketsueki seraient disposés à abandonner ces petits pouvoirs patiemment acquis et à laisser disparaître ce qu’ils considéraient paradoxalement comme un âge d’or. Au contraire, beaucoup seront prêts à se battre pour que rien ne change !


Muromachi avait l’habitude de dire que si le sang est l’argent de l’âme, le pouvoir est la drogue de l’esprit ! Et certains dans cette salle étaient de vrais junkies…



Si à la connaissance du vieux Ketsueki, aucun assassinat n’était à l’ordre du jour, il allait falloir surveiller de près une ou deux personnes. Après tout, les Ketsueki s’y entendaient pour faire disparaître des immortels.

Muromachi sourit une nouvelle fois. Ah, il aimait cette ambiance, celle des moments où l’Histoire s’écrit !



***



Kamakura avait entamé un mouvement circulaire autour des deux adultes pour se rapprocher du tas d’os que la comtesse semblait prendre pour un chat. Avec un peu de chance, il pourrait déverser le contenu de son calice sur la tête de l’immonde félidé, histoire de lui apprendre la vie. Et de faire des expériences tout à fait scientifiques, aussi : les chats n’aiment pas l’eau, ok, mais le sang ?


Malheureusement, tout le plan du plus jeune Ketsueki du trio s’écroula quand la comtesse se tourna vers lui pour lui adresser de nouveau la parole. Toujours avec son air de professeure de l’académie en début de carrière. Dans son for intérieur, Kamakura l’appelait déjà Yami-« senseï ».
Au moins, se dit-il, elle a pas l’air de s’offusquer de ma réponse : qui sait, finalement, ce serait peut-être intéressant de bosser sous ses ordres ?




D’ailleurs, visiblement, elle n’avait pas de problème avec le fait qu’il puisse être impliqué dans des trucs louches. Voire même… Le jeune ninja fit une pause dans sa réflexion. A partir de combien de fois il faut que quelqu’un répète « ça ne me dérange pas si tu fais ça», pour que l’on soit autorisé à comprendre, en lisant entre les lignes, « Nan mais vas-y, fais-le, t’attends quoi » ?

En réalité, Kamakura devait se l’avouer : pour l’instant, il ne trempait dans rien de vraiment répréhensible. Bon, il organisait de temps en temps des combats entre les élèves de l’académie, avec paris à la clé, mais rien de bien méchant selon lui. Or, visiblement, on l’encourageait à faire tous les sales coups qu’il voulait ! Il se promit de se dégotter une bonne mauvaise combine le plus vite possible. Comme ça. Juste pour le plaisir.

Mais il fallait répondre, sinon la comtesse allait finir par croire qu’il était narcoleptique. Ou sérieusement limité, à réfléchir pendant trois plombes avant de sortir le moindre mot :


« Bien reçu, Yami-sama », dit-il simplement.


Il n’allait quand même pas demander des éclaircissements, on ne sait jamais. Et puis, « hors de Suna » c’est vague, alors autant profiter de l’ambiguïté !



« Et puis, merci beaucoup pour l’invitation ! Je reviendrai avec plaisir ! Je… »



Kamakura marqua encore un temps d’arrêt. Il détestait se départir de son air profondément blasé qui passait pour le summum de la classe chez les genin de son âge. Après tout, à 13 ans, on a vu tout ce qu’il y avait d’important à voir dans le monde, donc rien ne doit plus surprendre. Si on est surpris, intéressé, ou pire, si on est curieux, c’est qu’on est un faible. Or, Kamakura avait l’impression qu’il avait été suffisamment faible comme ça pour aujourd’hui et qu’il était temps d’arrêter les frais. Mais bon, la tentation était trop forte. Il reprit :


« Je suis curieux de… »


Ah, damned !


« J’aimerai bien voir ce que ce manoir a à dire sur notre histoire ! Surtout s’il y a une bibliothèque dans le coin.»


Contrairement à ce que l’on pourrait croire au premier abord, Kamakura était vraiment intéressé par la bibliothèque des Ketsueki, et par le savoir qu’elle renfermait. Par simple curiosité. Pour le plaisir d’accumuler des connaissances sur son propre clan. Des évènements, des personnes, des lieux, des rites, des techniques : la plupart de ce qu’il trouverait lui serait complètement inutile, mais Kamakura s’en fichait : il avait érigé l’inutilité au rang d’art.

Bon, bien sûr, s’il y avait moyen dans l’intervalle de tomber sur un artefact antique et inutilisé, il ne dirait pas non. Il y a toujours moyen de s’amuser avec un bon gros artefact bien gothique et tunné avec des crânes, des calices et du rouge partout ! Là-dessus, le jeune Ketsueki savait pouvoir compter sur ses ancêtres : leur manque de goût n’avait d’égal que leur sens de la démesure !



Tiens, la preuve : Kamakura venait d’embrasser d’un regard la pièce où il se trouvait depuis maintenant une bonne heure. Ca ne l’avait pas marqué en rentrant, mais, là qu’il y faisait attention, ça sautait aux yeux : qui a pu avoir l’idée de construire une baraque de style victorien en plein désert ? Au milieu d’un village tout en sable et en rocher ? Les Ketsueki que Kamakura avait croisé reprochaient au village de mal les intégrer : ils auraient peut-être pu commencer par éviter de jouer la carte de la pollution visuelle version « ma maison, mon style et non, je ne suis pas comme vous » ?

Mais c’était dans les gênes de la famille de vouloir se distinguer de la masse pour mieux faire ressortir sa puissance, il fallait croire : en témoignait l’escalier monumental, les luminaires hors de prix, les tableaux épiques, tout autant d’indices d’une gloire passée, très passée, voire même un peu moisie.


Ceci dit, on allait pas tout détruire : il fallait fait avec. Kamakura espérait juste que la comtesse virerait les chauves-souris qui infestaient le plafond. C’est une vraie ménagerie ce manoir !



***


Le jeune Ketsueki répéta pour lui-même la dernière phrase de la comtesse :

« Plus… » Il exagéra le temps de silence « sanglante ?».

Mouais, pensa-t-il, ça, ça veut rien dire du tout. C’est des paroles faites pour motiver les gens, mais il y a rien derrière ! C’est du vent ! En fait, elle a pas de plan, c’est ça ?

Après une minute de réflexion, Kamakura convint du fait que, si la comtesse avait un plan, elle ne le déballerait sûrement pas devant le premier mioche de 13 ans venu. Tant pis. Une autre question l’intriguait :

« Justement, en parlant de sang… Si j’ai bien compris, il faut honorer Jashin maintenant ? C’est vraiment utile ? Enfin, je veux dire, il existe, ça y’a pas de doute, mais en quoi ça l’intéresse qu’on fasse… Heu… Oui tiens, il faut qu’on l’honore comment d’ailleurs ? »

Hrp:
 
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Une nouvelle ère [Ketsueki only]

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