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 1. Le Secret

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Message(#) Sujet: 1. Le Secret Dim 10 Jan 2016, 17:18


Contexte du groupe
Du sommet du Palais du Kazekage, l’Inconnu contemplait la guerre civile à l’échelle mondiale qu’il avait déclenchée. Après s’être occupé du cas du Raïkage, il savait qu’il n’avait désormais qu’à attendre ici pour recevoir un accueil digne de ce nom. Et qui de mieux que Yamada Kioshi comme premier arrivant pour satisfaire les volontés de l’homme au masque ?

Rejoint rapidement par Nara Natsuki, qui avait survécu face à Ichibi et qui était sans doute le plus puissant Konohajin encore présent dans le village caché du Sable, le leader du Kaihô-sha avait d’ores et déjà face à lui un fort parti.

Mais deux autres shinobis s’invitèrent dans la ronde. Tout d’abord, Aedran, l’un des deux Nukenin qui avaient entouré Seki Zennosuke lors de l’attaque sur le Shozaichi et qui n’avait pas pu manquer le rendez-vous donné par l’Inconnu quelques jours plus tôt. Puis Seki Hattan, l’un des rares examinateurs de Kumo qui avait su se frayer un chemin jusqu’ici.

Quatre shinobis face à celui qui était sans doute le plus inquiétant des ennemis de l’Ordre ninja. Et pourtant, ce dernier ne tremblait pas, sachant que plus qu’une Révolution, ce jour serait également celui des… Révélations.

Règles générales
    Ø Respectez l'ordre de post, et privilégiez ce RP pour ne pas le faire traîner.
    Ø Résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible) à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide. N'hésitez pas à exporter le code de vos techniques via votre Fiche Technique dynamique.
    Ø Le premier tour est un tour d’introduction. L’utilisation de techniques n’est pas autorisée dès votre premier post.
    Ø Vous avez 36h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, vous aurez une seule et unique fois un joker de 12h supplémentaires (le Staff ne passera pas poster). Si vous n'avez toujours pas posté, vous serez exclu du groupe.
    Ø Chaque personnage a droit à un seul délai de 24h s'il poste dans le bureau de SNH (www).
    Ø N'hésitez pas à utiliser le Guide de Combat et l'Indicateur de Chakra pour vous aider en cas de combat.
    Ø En cas de soucis, vous pouvez faire une demande d’arbitrage.

Indications particulières
    Ø Les évènements se déroulent au lendemain du premier tour de la troisième épreuve de l'Examen Chûnin, alors que le premier combat du jour allait commencer, à 14h.
    Ø Que ce soit par crainte de l'Inconnu ou pour d'autres raisons, il n'y a aucun ninja ou civil dans les alentours du palais.

Ordre des participants

L'Inconnu
Yamada Kioshi
Nara Natsuki
Aedran
Seki Hattan


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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Mer 13 Jan 2016, 19:27

Le cas du Rokudaime Raïkage étant réglé comme prévu, l’Inconnu ne s’était pas attardé sur le problème qu’il avait laissé à ce dernier. Il aurait de toute façon parié que ce dernier ferait le mauvais choix. Tout comme il aurait parié sur la venue du Kazekage, qui ne tarda pas à le rejoindre au sommet de son palais. L’Inconn lui tournait le dos, et derrière son masque, ses yeux scrutaient le paysage chaotique que son unité avait entamé. Bien entendu, il ne se jugeait que très peu responsable de cette guerre… C’était l’Ordre qui l’avait provoqué.

Leader de cette unité d’élite qui avait frappé en plein cœur d’un village pourtant hautement sécurisé et au milieu des shinobis parmi les plus puissants de ce monde, il n’en était pas moins responsable et confiant. On pouvait dire qu’il avait fait et refait le schéma de cet évènement encore et encore. Si les ninjas pensaient avoir à faire à une unité d’élite comptant des Jônin… ils seraient agréablement surpris.

Nara Natsuki, celui qui avait affronté Ichibi, et qui était accessoirement le leader de l’unité secrète de Konoha était présent. Aedran qui semblait être le seul des deux Nukenins au Shozaichi à avoir pleinement répondu à l’invitation était là aussi. Enfin, Seki Hattan, Kumojin que le hasard semblait avoir amené ici.
    « Ce spectacle, certes fascinant psychologiquement parlant, m’est aussi horrible que pour vous. Mais vous êtes entièrement responsables de ce qui arrive. »
Pour la première fois depuis que le quatuor s’était montré, l’Inconnu se retourna. Son large habit noir – commun à tous les membres de son unité – cachait un corps qui dégageait un chakra commun. C’était d’ailleurs étrange, car tous les grands noms de ce monde, et surtout pour les chefs, disposaient toujours d’un énorme chakra. Pour l’Inconnu, ce n’était pas le cas. Le cachait-il ?

Sous sa capuche, les traits métalliques de son masque reluisaient sous les rayons du soleil impérial de Kaze no Kuni. Les mains dans les poches, l’Inconnu avait finalement moins de prestance que lors de son discours. Le contexte était différent, il n’était plus entouré d’une incroyable équipe dont il était le centre et le chef. Là, il était seul et ni son physique ni son énergie ne semblaient avoir de quoi faire peur aux shinobis qu’il avait en face de lui, particulièrement pour le Kazekage ou le Konohajin.
    « Laissez-moi vous apprendre quelque-chose. La plupart des membres de mon unité – pour les meilleurs – ont une marque qui imagent leur différence de puissance. Néanmoins, cet indice marche de façon décroissante. Ainsi, le numéro un sera bien entendu le plus puissant. »
Il y avait une raison particulière à ce partage d’informations. Sans avoir besoin de l’expliquer à ses interlocuteurs, le shinobi le plus redouté du Kaihô-sha poursuivit.
    « Néanmoins, cela n’a que peu d’importance, pour deux raisons très précises. La première, c’est que ce numéro ne s’applique que pour l’état commun de ces personnes. Quant à la seconde… »
Ses mains sortirent de ses poches. L’Inconnu avait finalement levé les bras à hauteur de corps, comme pour embrasser la nouvelle qu’il s’apprêtait à annoncer.
    « Tous les membres du Kaihô-sha qui m’ont accompagnés, à partir du rang cinq, surpassent le niveau d’un Kage ! »
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Jeu 14 Jan 2016, 18:15

    Le soir d’avant, nous reçûmes la terrible nouvelle de l’apparition d’Ichibi dans le désert. J’avais déjà pris les mesures adéquates, si tant est qu’il puisse y en avoir, et j’avais renforcé la protection du Seigneur de Kaze, bonne excuse pour le surveiller en même temps. La population n’était pas encore mise au courant pour éviter de créer un mouvement de panique alors que toutes les grandes forces étaient représentées chez nous. J’avais prévu d’attendre la fin de l’examen pour les mettre tous au courant. Soit lorsqu’il y aura des mouvements dans tout le pays, tout le monde retournant chez soi et risquant de croiser la route de la bête. Il était inutile qu’ils le sachent tous avant. Seuls les hauts gradés étaient au courant.

    C’était donc avec ce problème en tête, qui avait placé l’interrogatoire d’Oniri en second plan, que j’avais assisté au combat. En tenue de Kazekage, et portant mon katana et un éventail spécial dans le cas où on me rapporterait qu’Ichibi se dirige vers dangereusement vers nous. Mais je ne m’attendais pas à faire face à ce problème là. Du moins, pas de manière aussi directe et subite. Ainsi, le fait que la Corporation ne soit plus secrète était donc bien de leur propre fait : ils n’avaient plus besoin d’agir dans l’ombre.

    Sauf qu’ils étaient également au courant de ce que nous avions parlé lors d’une réunion secrète entre les différentes Ombres et Empereur. Comment ? Avais-je vu juste en suspectant l’Ombre de la Foudre ? Ce dernier tenta d’ailleurs de suivre l’orateur du déluge. Mais il se fit berné. A moins qu’il ne s’agisse d’une mise en scène ? Je laissais le Genin chargé d’observer ses faits et gestes vérifier. Pendant ce temps, ma poursuite me mena jusqu’au Palais du Conseil Souverain. Mon unique main posée sur le pommeau de ma lame, l’éventail caché dans mon dos sous la cape des Ombres.

    « Encore un homme masqué qui attaque Suna… »

    Pour ne pas changer. Comme s’ils avaient peur qu’on se moque de leur visage. Il n’était ni le premier, ni le dernier. Mais jusqu’à présent, ils finirent tous de la même façon, et Suna perdurait. Sauf qu'ils causaient des victimes inutiles dans nos rangs, et parfois même au sein de la population innocente. La température augmentait légèrement à l'idée de devoir recenser les morts après l'affrontement. Les hommes et femmes, les Sunajins, les Yamada... Je ne répondis pas lorsqu’il nous rejeta la responsabilité de cet affrontement. C’était le mode de pensée de tout criminel. Si on vole quelqu’un, mais parce qu’il possède quelque chose de valeur. S’il n’avait rien, on ne le volerait pas, non ? Donc c’est de sa faute.

    Bien qu’aucune grande force n’émanait de l’individu, je demeurais sur mes gardes. Mais également envers les autres invités à cette réunion. Dans l’arène, j’avais vu des Sunajins se retournaient contre les leurs. Dans ce cas, comment savoir qui se trouve de quel côté ? Du moins, avant qu’il ne se trahisse en attaquant.

    « Et quel est ton numéro ? Je suppose que vous avez affronté plusieurs Ombres pour vérifier tes dires ? »

    Sinon, comment savoir que l’on est plus fort sans avoir essayé ? Mais nous aurons sans doute très vite la réponse à cette question. Je ne fis pas l’effort de le vouvoyer, ne le faisant pas pour mes confrères non plus. Mais il y avait une question plus importante encore :

    « Quelle est la suite du programme ? »

    Pourquoi cette question ? Simple. Après avoir fait son discours, il n’avait pas participé au combat dans l’arène, et il n’était pas parti se mettre à l’abri en attendant de connaître le résultat de son action. Ainsi, pour s’être mis dans un lieu aussi voyant, c’est que son plan comporte d’autres étapes encore. Peut-être qu’il attendait car les conditions à la prochaine étape n’étaient pas encore réunies ? Et bien, je ne comptais pas attendre patiemment que cela arrive. Qui plus est, il va devoir payer une amende pour intrusion dans un lieu d’intérêt publique et aussi important que l’est le Palais.

    Soit il était vraiment faible, mais pas con, donc il devait avoir prévu un piège. Soit il cachait son jeu. Dans les deux cas, la méfiance était de mise.
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Jeu 14 Jan 2016, 18:35

Alors qu'il observait le Village de Suna depuis la fenêtre de sa chambre d'hôpital, très inconfortablement installé sur son fauteuil roulant, deux détails vinrent avertir les sens de Natsuki que tout ne se passait pas comme prévu. Le premier était la fumée qui s'échappaient abondamment de l'arène des sables en différents endroits. Beaucoup trop dense, et beaucoup trop d'éclats pour croire qu'elle provenait uniquement des combats de la troisième épreuve de l'examen Chûnin. Le second était la vision de nombreuses personnes en train de s'entretuer hors de l'arène, le flot de combattants se déversant depuis les différentes entrées jusqu'à dans les rues.

A l'abri derrière sa vitre de verre, il soupira. Que se passait-il encore ? Suna était-il jaloux de l'Embrasement Vert de Konoha, et avait voulu avoir sa propre festivité ? Les spectateurs contestaient-ils une décision de l'arbitre en virant à l'émeute ? Les Hunger Game commençaient plus tôt cette année ? Le Nara tatoué en doutait. Il devait y avoir autre chose derrière tout cela. Autre chose, comme un homme en noir qu'il aperçu sur la rue d'en face au sommet du Palais du Kazekage, contemplant seul le désastre qui sinistrait Suna. Rares étaient les individus qui pouvaient se permettre d'être dans les quartiers d'un Kage sans la présence de ce dernier, et observer de façon si passive un carnage dans les rues. Un peu comme si cette guerre civile était attendue, espérée, et qu'il n'y avait rien de surprenant au spectacle qui se déroulait plus bas. Indubitablement, ce mystérieux inconnu devait avoir un lien avec le reste. Natsuki décida donc de lui rendre une petite visite.

Il commença par quitter sa chambre à l'aide de son fauteuil roulant, dont la mécanique lui permettait de faire avancer les deux roues en même temps vu qu'il avait un bras dans le plâtre. Un choix qui s'avéra plutôt judicieux lorsqu'une poignée de secondes plus tard, après qu'il ai refermé la porte sur son passage, cette dernier vola hors de ses gonds suite à une violente explosion qui détona : l'hôpital était attaqué, naturellement...

Il dévala les escaliers sur quatre étages - préférant ne pas prendre le risque d'utiliser les ascenseurs compte tenu de ce qu'il se passait dehors - rata le dernier virage de peu à cause de la vitesse et des rebonds, et se défenestra purement et simplement du premier. Cramponné à sa chaise roulante, sa réception fut toutefois amorti à l'entrée de l'hôpital par le corps d'un homme d'âge moyen dont la nuque émit un curieux * crac * sous ses roues qui n'avait rien de naturel. Il se retrouva alors presque nez à nez avec Nozomi – ou plus exactement, nez à poitrine, à cause de sa position.


« J'ai repéré un suspect, je vais aller voir. »
se contenta-t-il de lâcher sans se soucier du cadavre sur lequel il était juché. « M'est avis que l'hôpital va être prit d'assaut, alors faîtes attention à vous. Les morts ne soignent personne. »

Si l'hôpital allait être attaqué, c'était déjà le cas des rues, où les combats faisaient rages, et notamment celle que Natsuki avait à traverser pour rejoindre le Palais du Kazekage. Un problème relativement mineur pour quelqu'un qui avait vaincu l'animal légendaire qu'était Ichibi : il se contenta d'un léger détour en empruntant les ruelles pour arriver au pied du palais, étonnement désert. La voix d'Iji choisit cette instant pour résonner dans sa tête.


« Oh putain Natsuki tu fous quoi ? C'est la misère y a des combats partout ! J'viens de passer devant la grande place et la statue de Kioshi elle est totalement niquée ! »
« Je sais, je suis dans la rue. Je m'occupe du problème. Reste avec ton chaperon en attendant, je n'ai pas envie que tu te fasse tuer. »


La liaison mentale coupa sur ces paroles, en même tant qu'une explosion résonna au loin. Retour à la réalité pour le Nara tatoué.

Seul face au bâtiment, se posait alors une question existentielle, à savoir comment allait-il atteindre le sommet ? Il envisagea d'entrer par la porte principale, mais Oniri lui avait dit une fois qu'il n'y avait pas d’ascenseur à l'intérieur du bâtiment. Et comme il se voyait mal gravir avec son fauteuil un paquet d'étages par les escaliers sans vraiment connaître le chemin exact, il avisa le problème sous un autre angle.

Sa main s'agita si rapidement sur la roue de son fauteuil que les deux pneus patinèrent pendant quelques secondes sur le sol en soulevant de la terre, avant de propulser le châssis vers l'avant, non pas en direction de la porte d'entrée, mais du mur. Imprégné du chakra de son chauffeur, le véhicule fit un bond en avant, et adhéra sur la parois verticale. Le mécanisme de pulsion toujours alimenté vivement par l'huile de coude de Natsuki, le shinobi gravit alors en une vingtaine de secondes les étages qui le séparaient du sommet. La réception fut acrobatique, et après quelques rotations sur lui-même au sol, s'acheva aux côtés de Kioshi Yamada dans une position qui suggérait qu'il avait toujours été là, si l'on oubliait les cinq dernières secondes.

Face à eux, le mystérieux inconnu, et une tension palpable un peu mise à mal par l'arrivée du Nara tatoué. Il ne fut toutefois pas le seul à débarquer, car deux autres arrivèrent, sans que Natsuki puisse les identifier comme allié ou ennemi. Dans l'immédiat, le problème était surtout de savoir ce qu'il se passait.

Les premières paroles de l'homme en noir ressemblaient à une accusation, même si Natsuki ignorait encore de quoi il était réellement question. Il en attendit donc davantage, mais la seule information qui en ressortit fut que ce brave homme – ou femme ? - était à la tête d'une charmante unité, dont il en avait marqué le bétail en fonction de leur niveau de puissance – et accessoirement, qu'au moins cinq d'entre eux dépasseraient le niveau moyen attendu d'un individu pour devenir Kage.


« Et donc ? »
se risqua à demander Natsuki en haussant un sourcil perplexe.

Il avait du mal à comprendre en quoi cette pseudo révélation nécessitait tant d'emphase de la part de son interlocuteur. Quelques part, l'homme masqué lui rappelait ce Patriarche, qui à part casser le sol de son temple avec son énergie pour montrer qu'il en avait une grosse, n'avait pas fait grand chose. Il fallait dire les choses telles qu'elles l'étaient après tout. Les Démons à Queue avaient largement le dessus en terme de puissance sur un Kage, et pourtant Natsuki n'était pas le premier humain de l'Histoire à en avoir étalé un tout seul, sans effort – même s'il devait être le seul à avoir glissé dans les escaliers peu de temps après... De la même façon, les dirigeants des Villages n'étaient jamais que des mortels : ils avaient beau être forts, trois ou quatre shinobis de rang moindre pouvaient suffire à en arrêter un. Le Nara tatoué avait bien lamentablement perdu dans un contre un face à une genin, rappelons-le. Tête de Masque avait beau avoir sa petite troupe d'élite lâchée dans le Village, il n'en restaient pas moins qu'il s'agissait d'un Village Shinobi, et donc qu'éventuellement, il devrait y avoir de la résistance en face.

Malgré tout, Natsuki sentait qu'il lui manquait de nombreuses cartes en mains pour parvenir à comprendre où tout ceci allait. L'expérience heureusement lui avait apprit qu'il existait des solutions simples dans ce genre de situation : il suffisait bien souvent de juste poser la question.


« Dans quel but tout ceci ? »


Au moins il sera fixé. Car même si arrêter l'homme qui leur faisait face s'imposait de plus en plus comme une évidence, il n'était pas encore certain que ce combat le concernait : il avait déjà assez donné gratuitement de sa personne la veille pour Suna – même si pour le coup, c'était pour des intérêts personnels.
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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Sam 16 Jan 2016, 06:47

Quelques jours plus tôt… L’inconnue continuait de m’intriguer au plus haut point. Je ne pouvais me permettre de le perdre de vue, c’est pour cela que je continuais inlassablement de le suivre accompagné de mon partenaire du moment. Toutefois, il s’arrêta net, et nous donna rendez-vous à un endroit bien précis, avant de disparaître. Avec mon niveau actuel, je ne pouvais le suivre : il était bien trop rapide. Je ne m’avouais néanmoins pas battu puisque je serais présent au rendez-vous qu’il avait fixé. Je serrais mon poing, regardant avec détermination la direction qu’il avait pris. Je serais présent, et je me dresserais devant lui ! Il avait l’air d’être un combattant d’exception. J’espérais ne pas être déçu.



Le jour J était enfin arrivé. J’étais bien évidemment présent à Suna. La chaleur me rendait dingue : ce n’était pas mon élément bien au contraire. En digne Samui que j’étais, je ne pouvais supporter une telle température. Cela ajoutait un handicap, mais j’aimais être désavantagé pour prouver ma véritable valeur ! La suite des événements était très intéressante… La présence de deux autres Shinobi ne pouvait qu’interpeller mon attention… Le Kazekage… Pff… Je serais donc pas le seul à m’amuser… Sauf si je me range aux côtés de l’Inconnue… Après tout… Il était tout de même l’un des principaux responsables de la chute du Shûkai… Hmm… Une décision que je prendrais bien plus tard. Pour le moment, je devais me concentrer sur le présent.

Son discours avec cette voix faisait froid dans le dos ! J’aimais ça ! J’aimais ce qui se passait : un chaos sans précédent, du sang, de la violence… Malheureusement… Personne autour de nous et donc aucun plaisir pour les yeux… Comme il l’avait dit, psychologiquement c’était fascinant. Mais visuellement, aucune jouissance à la vue d’hémoglobine… Bref ! Je n’étais pas là pour parler donc je continuais d’écouter l’homme au masque. Ainsi, son unité aurait donc tous un numéro à l’image de sa puissance : le 1 étant le plus puissant… Mais quel numéro avait-il, lui ? C’était ça qui était intéressant ! Sauf si les cinq autres dont il parlait étaient présent à ces côtés ? Auquel cas, nous serions des hommes morts… Mais – à l’heure actuelle – trois contre un… Peu probable que l’Inconnu puisse s’en sortir indemne… Sauf peut-être s’il était le numéro 1 !

Mes pseudo confrères posaient des questions… Dans quel but faire cela ? Pourquoi ? Comment ? Bande d’imbécile ! Le mec vous déclare la guerre, et vous êtes encore là à vous poser des questions ? Certes bien plus faible qu’eux, je me positionnai devant eux, et d’un geste vif du bras afin de les écarter du combat, je pris la parole.

« Si vous voulez parler, votre place n’est pas ici ! »

En effet, nous étions ici pour nous mesurer à l’Inconnu. Pas pour déblatérer des merde comme « Mais pourquoi es-tu méchant l’Inconnu ? »… Seul son numéro était intéressant… Et son numéro sera visible dès lors que nos attaques l’auront touché ! Fini de parler, nous allons nous battre !
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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Sam 16 Jan 2016, 22:02

Un jour comme les autres, le Seki croyait que c'était un jour comme les autres dans un pays étranger... Il se trompait lourdement, c'était le début d'un énorme chaos que certaines personnes n'arrivaient pas encore à imaginer dont lui y compris. Un groupe nommé Kaihô-sha a fait leur apparition pour exterminer l'Ordre. Ce groupe avait l'air sérieux et très rapidement des combats s'engageaient de partout. Le Fantassin était neutre en voyant des Sunajins s'entre-tuer.Il avait décidé d'affronter le cœur de ce groupe, car même si nous, l'Ordre battait les subordonnés de la Nation... Elle renaîtra encore et encore et cette bataille ne se finira jamais.

Le Fantassin s'est mis en route vers le palais du Kazekage, car c'était là que le mystérieux homme portant un masque à gaz regardait ces combats. Il se dirigeait très discrètement sans vouloir se repérer par qui que ce soit, car même un Kumojin pouvait être un de ses ennemis. Il continuait sa course vers le palais jusqu'à arriver devant le palais du Kaezekage mais il fallait encore être au sommet. Le palais était vide, il n'y avait aucun bruit, il semblerait que tout le monde avait rejoint la bataille.

Il arrivait enfin au sommet, il voyait le Kazekage accompagné d'un homme assis sur un fauteuil, et un autre homme inconnu aux cheveux courts. L'inconnu commença son discours comme s'il nous attendait, il se retourna, il était habillé sobrement toujours avec ce masque à gaz. Il disait que ce paysage était fascinant psychologiquement parlant, et que c'était nous qui en étions responsables. Il décida de nous donner une information, c'est que chacun a un nombre qui définit leur différence de puissance. C'était le numéro qui est le plus puissant.

Pour anéantir nos chances de survie, il reprit en disant que tous les membres du Kaihô-sha qui l'ont accompagnés à partir du rang cinq, surpassent le rang de Kage. Le Fantassin s'intéressait à son information et essayait de faire une liaison avec son chakra qui se montrait faible, ne faisait-il pas partis des cinq qui surpassent le niveau des Kages ?

Le Fantassin regardait d'abord toutes les personnes autour de lui puis se tourna en dernier vers l'Inconnu. Le Chûnin de Kumo attendait que l'Inconnu répondît à la première question du Kazekage. De toute façon, les questions ne faisaient que ralentir le début du combat. Seki Hattan attendait patiemment la réponse de cet homme...
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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Dim 24 Jan 2016, 00:39

Sous les orifices de son masque, qui cachaient presque les verres teintés de ce dernier, il observait. Il avait tellement l’impression de vivre cette scène pour la centième fois qu’il se demandait s’il devait perdre son temps ici. Pourtant, c’était nécessaire. Qu’il l’eut voulu ou non, l’Inconnu était devenu le visage ou plutôt le masque à faire tomber du Kaihô-sha. Même s’il n’était qu’un des piliers de cette guerre en plein cœur de Suna, il était le nom qu’il fallait rayer. Et il en avait pleinement conscience, tout comme ceux qu’il avait en face de lui.

Les questions du Kazekage prouvaient son impertinence et surtout… son incapacité apparemment totale à rentrer dans la psychologie de son titre et de tout ce qui y était lié. Sans être surpris par les interrogations posées, l’inclinaison de la tête encapuchonnée du leader du Kaihô-sha témoigna d’une perplexité certaine.
    « Vous me comparez à Kyoshi Rei ? Comme c’est… idiot. Ni la Nation ni moi-même n’avons le moindre point commun avec cet aliéné. Et oui, rassurez-vous, j’ai déjà combattu nombre de Kages… toi compris, Kazekage. »
Son masque bascula de l’autre côté, comme pour marquer son intérêt pour Nara Natsuki. Il n’avait pas non plus manqué l’intervention plus directe du Nukenin. Mais le Konohajin était sans doute la personne la plus réfléchie à faire front sur le toit. Et dans une imperfection qu’il s’attribuait lui-même, l’Inconnu ne put s’empêcher de répondre au chef de la Racine.
    « Pour un monde juste, qui suivrait un idéal et des règles communs. Tu sais mieux que quiconque, Nara, que toute guerre implique des dommages collatéraux. Mais l’Ordre ninja dont tu fais partie a dépassé cette fatalité pour en faire un critère banal. Qu’importe les innocents qu’il peut y avoir, qu’importe les terres que vous foulez tant que ce ne sont pas les vôtres, vous agissez toujours pour vous épargnez et tout ça pour quoi ? Pour rester supérieur à votre prochain ? Promis à être les piliers de la paix après la Grande Guerre, vos villages ont été les institutions des batailles généralisées partout. Cela doit cesser. »
Il avait attrapé quelque-chose qu’il avait lancé par terre sans laisser à quiconque le temps de réagir.
    « Et que ce soit pour connaître mon numéro ou pour m’empêcher de guider la révolte… »
Des explosions retentirent, et libérèrent un nuage de fumée opaque. Par réflexe, tous les shinobis firent au moins un bond pour esquiver une quelconque nuée de l’explosion au sol… mais il n’y eut rien.

Lorsque la fumée se dissipa, les cinq personnes formaient comme un pentagone sur le toit. Presque équidistants les uns des autres, ils se regardèrent mutuellement, avant de comprendre la terrible technique de l’Inconnu.

Chacun des cinq ninjas pouvait voir les quatre autres… avec l’apparence de l’Inconnu. S’ils regardaient leurs mains, ils pouvaient voir les mêmes gants noirs que ceux que le chef du Kaihô-sha portait. Et s’ils tentaient de retirer leur masque, ils pourraient se rendre compte que c’était impossible. C’est ainsi que les cinq Inconnus finirent la phrase de l’original à l’unisson.
    « … il faudra m’atteindre. »
Parmi les cinq, un seul était l’ennemi.

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Suna
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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Dim 24 Jan 2016, 12:51

    « Quand ? »

    Nous avions déjà combattu ? Le problème quand on est ninja, c’est qu’en participant à diverses missions, batailles et guerres, on arrête de compter nos adversaires, et on oublie même plusieurs de leurs visages. Essayer de se souvenir d’un homme masqué était une perte de temps et d’énergie. Je me devais de rester focaliser sur l’instant présent.

    Toujours et encore le même discours. Ne pas le comparer à Kyoshi Rei ? Il présentait exactement les mêmes arguments… Tous deux oublient les bienfaits dont sont capables les ninjas, toutes les missions accomplies, les personnes aidées. Nos luttes sont peut-être un rang au-dessus des autres, mais les civils sont-ils tout blancs pour autant ? N’existe-t-il ni voleur, ni violeur, ni criminel parmi eux ?

    Réglez l’échelle de l’Ordre et vous remarquerez alors les vices de la Nation également. Un vice en cachant un autre. Personne n’est blanc ou noir. Il n’y a que du gris. Mais ces moralisateurs sont tous daltoniens…

    Cinq inconnus donc. Chouette, du genjutsu… Preuve incontestée d’un esprit aiguisé. Et évidemment, ça n’était pas des Sunajins avec moi… Hormis le Nara, je ne connaissais pas vraiment les autres. Aucun code, aucun signe de reconnaissance donc. Je pourrais demander à Natsuki de nous faire la démonstration d’une technique de son clan, mais pour ce qui est des autres… Ne connaissant pas leurs capacités, ni celles de l’inconnu, il sera compliqué de les identifier par ce biais…

    « Le premier qui avance vers moi, je le considère comme un ennemi. »

    Que ce soit bien clair ! N'oublions pas que les autres ne sont pas forcément tous partisans de l'Ordre... J’observais un instant mes mains… C’était étrange d’en voir deux, bien qu’elles ne m’appartenaient pas… D’ailleurs, ils étaient tous debout. Le Nara aussi ? Etions-nous dans la même illusion, ou bien avions-nous notre propre illusion chacun ? Etions-nous dans un monde entièrement illusoire, ou bien seules nos apparences étaient imaginaires ? Impossible d’ôter le masque couvrant nos visages… C’était bien notre veine.

    J’ignorais si l’usage du faux bras droit fonctionnerait, aussi j’utiliserais mon unique bras gauche pour tenir quatre shurikens que j’envoyais à l’intention des pieds de chacun.

    « Petit test… »

    Si ces armes les traverseraient, il s’agira d’une illusion entière. S’ils les pareront, dévieront leurs trajectoires, ils seraient matériels, comme mes armes, ce qui accentuerait la thèse du déguisement et non du monde factice. A moins que tout ça ne fut planifié dès le lancement de la technique ? L’ennemi semblant me connaître, ne sait-on jamais… Mais j’observais attentivement chacune de ces jambes. Le Nara, même s’il avait retrouvé ses facultés physiques, bougera étrangement ses jambes par habitude de la chaise roulante et se trahira ainsi.

    Si le projectile les toucherait, ça ne les handicaperait pas pour autant, vu la zone visée. Ils n’auront qu’une légère douleur. Comprenaient-ils la raison de ce test ? J’étais un utilisateur des illusions moi aussi, et je venais donc même de trouver une parade à l’hypothèse du déguisement commun. Je commençais par invoquer un clone à mes côtés. Aura-t-il mon apparence, ou bien celle de l’inconnu ? Je m’attendais à ce que la notre ne soit pas modifiable, aussi j’octroyais un henge sur mon double afin de m’assurer qu’il ait bien la forme du véritable Kioshi.

    « Faites pareil. Un clone chacun qui prendra votre apparence originale. »

    Ainsi, l’inconnu devra prendre l’apparence de l’un d’entre nous pour nous duper, et on aura donc deux personnes identiques, diminuant le choix des possibilités de quatre à deux. Et suivant la personne choisie, il y aura une question ou une démonstration clanique qui pourra probablement nous permettre de faire la distinction entre les deux… Et si personne ne m'écoute, cela signifie qu'ils sont tous l'inconnu et que nous sommes pris dans une illusion à part, chacun.

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Dim 24 Jan 2016, 17:41

La seule chose dont l'on devrait encore s'étonner
C'est de pouvoir encore s'étonner.



Natsuki étudia avec intérêt ce bras qui lui fut dressé sous le nez, en se demandant quelle force il aura besoin de déployer pour l'arracher à son propriétaire avec les dents. Son regard remonta le long de la brochette de viande jusqu'à la tête du jeune fougueux, à qui il n'adressa finalement qu'un haussement d'épaules.


« Allez'y, je vous regarde. »


Les gens étaient toujours trop pressés de se faire la guerre. Certes, le combat était probablement inévitable, mais c'était toujours mieux de savoir pourquoi l'on se battait : cela évitait de mourir pathétiquement dans une lutte qui n'était pas la sienne. Au moins le frère jumeau de Kibõ avec des cheveux noirs resta silencieux lui, à écouter ce qu'il se passe pour savoir quoi faire de la situation plutôt que de brasser du vent. En écoutant, il apprit donc que ce brave homme masquàgazé avait déjà affronté Kioshi par le passé, et que sa mère l'avait plutôt mal élevé, pour qu'il se permette de tutoyer ainsi ses invités. Pas de quoi fâcher le Konohajin toutefois, car même s'il détestait que l'on se permette des familiarités avec lui, il était plus tolérant envers ceux dont il allait frapper la bouche incessamment sous peu. Il soupira bruyamment par le nez.


« Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne sont pas en torts. C'est facile de nous jeter la pierre, mais je ne vous ai pas beaucoup vu quand les Furyou ont refait surface, et exhiber ce qu'il y avait de pire chez l'Homme. »


Mettez une date de fin sur l'humanité, et celle-ci se désinhibera complètement avant la fin du compteur. La vie est trop courte après tout. N'importe comment, cela ne servait à rien de discuter davantage, Kioshi avait tout résumé mentalement. Chacun était persuadé du bien fondé de sa cause, et surtout, de l'intérêt d'éliminer l'autre : couper des têtes ne rendait pas le tout que plus petit, il empêchait aussi l'organisme de penser. Il suffisait de voir comment avait fini le Shoraizen sans Seitô. Probablement mieux que s'il était resté...

Tuer Kioshi avancerait donc les plans de l'Inconnu. Éliminer Natsuki demandera peut-être à Miko de faire son deuil le temps d'un soupire, car elle devra se trouver un autre chef des larbins, mais c'était le seul impact stratégique que son décès aurait. Pour le reste, il n'était qu'un simple soldat. Mais l'un dans l'autre, le grand méchant de l'histoire voulait réformer le monde, et cela passait par des cadavres. Comme le Nara tatoué ne tenait pas à faire partie des corps refroidit, qu'il faisait clairement partie des cibles à abattre, et que les parlementaires ne mèneront à rien au vu de ce qu'il se passait un peu partout en ville, le temps était venu d'en venir à ce que l'humain savait faire de mieux : meurtrir son prochain.

L'Inconnu devait en être arrivé lui aussi aux mêmes conclusions – ou avait prévu de le faire depuis le début -, puisqu'il lança quelque chose au sol qui leva beaucoup de fumée. Natsuki tenta de faire marche arrière si vite avec son fauteuil que ce dernier fit un bond, mais sans succès : la nuée opaque l'avala comme les autres après une dernière bouffée d'air frais. Toutefois, grâce à l'altitude et un coup de vent providentiel, la fumée se dissipa rapidement. Mais pour faire la lumière sur un tout nouveau problème.


« Oh. »
lâcha Natsuki en avisant la situation.

Plus qu’impressionné par la présence de quatre Inconnus en face de lui, ou que lui-même avait été changé plus vite que Arturo Brachetti, c'était surtout le fait d'avoir retrouvé pleinement l'usage de ses bras et jambes qui lui fit effet. Une guérison un peu trop providentielle et facile, qui ne devait probablement rien à la générosité du masqué pour qu'elle soit véritable. Surtout qu'en plus, on lui avait volé son fauteuil. L'hôpital n'allait pas être content.


« Cela, ce n'est pas mon corps. »
lâcha-t-il en ouvrant et fermant ses poings pour tester la souplesse de ses doigts.

Il faisait vraiment chaud là en-dessous, l'Inconnu était inconscient pour se promener dans une tenue pareil dans le désert. Heureusement que Natsuki s'était entrainé pour supporter les températures d'ici depuis son arrivé à Suna, car faute de pouvoir arracher ce masque greffé à même sa peau, il aurait étouffé. A la place, il allait se noyer dans sa sueur. Formidable.

Ce petit jeu n'avait aucun sens. Si c'était une illusion, ce que cela avait le plus de chance d'être, cela ne servait à rien de se fier à ses sens, vu que le lanceur avait les plus pouvoirs ici. Ce qu'il fallait, plutôt que de chercher où était l’intrus qui s'il attendait de se faire débusquer, cela ne pouvait être qu'à dessein, c'était relier leurs sens à leurs corps. Et s'il ne s'agissait pas d'un genjutsu... eh bien Natsuki avait apprit longtemps à ne plus s'étonner de quoi que ce soit : les choses étaient ce qu'elles étaient, que l'on les comprenne ou non.

Premier réflexe pour tenter de se sortir de là était le Kaï. Une pratique toutefois que Natsuki était réticent à employer, car ces techniques avaient tendance à le rendre très agressif, ce qu'il préférait éviter pour le moment : la situation exigeait qu'il garde la tête froide encore un peu. Un des inconnus proposa de se laisser planter dans le pied un projectile, pour voir si cela chatouillait ou non. Le Nara tatoué repoussa l'étoile d'un coup de pied de rang équivalent.


« Super test, en effet. Je peux essayer à mon tour ? »
répondit-il sur un ton de reproche.

Le même masqué avait suggéré que chacun fasse un clone à son image, mais en l'absence de pouvoir vérifier si c'était possible ou non – et vu que l'un avait déjà fait le sien -, Natsuki trouvait inutile que chacun gaspille du chakra pour cela. Aussi, il opta pour une autre stratégie qui sera . Il tint son engagement auprès du premier, et fit jaillir hors du sol cinq pieux d'ombre chargés de gifler chacun. Sauf pour celui qui l'avait attaqué, qui en reçu deux pour la forme.


« Ou alors j'aurai peut-être dû faire cela en premier. »
dit-il en tenter de se métamorphoser en lui-même.

C'était inutile de chercher à prouver quoi que ce soit passivement. Si le narrateur disait vrai, et que l'Inconnu était bien parmi eux, s'attaquer mutuellement les uns les autres ne leur causera que du tort. Il fallait donc soit que le plan de Kioshi ou Natsuki fonctionne – et que les autres le suivent ensuite – soit qu'ils prennent tous de la distance les uns par rapport aux autres. N'importe comment le Nara tatoué pressentait que perdre trop de temps ici pouvait s'avérer dangereux. Mieux valait le perdre ailleurs.


« Vous, venez avec moi sur le toit d'en face. »
désigna-t-il du doigt l'un des protagoniste présent au hasard. « Ici est en plein soleil, et j'ai chaud. »

De là-bas, s'il était suivit, il pourra garder un œil sur le second Inconnu tranquillement, et l'autre sur ce qu'il se passe avec le trio restant sur le toit du Palais du Kazekage. Et si le désigné volontaire préférait se dorer le masque au soleil, grand bien lui fasse : cela ne l'empêchera pas lui de s'écarter de la zone à problème d'un puissant bond en arrière après avoir estimé la distance.

Se déplacer par les toits étaient très malpoli, en témoignait qu'il lynchait tous ceux qui tentaient de poser le pied sur les tuiles de sa maison, mais aujourd'hui était une situation d'urgence : il pouvait faire une entorse à la règle.

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Mar 26 Jan 2016, 06:25

Un nuage de fumée… Une légère brise dissipa celle-ci mais l’atmosphère était toujours très tendue. Ce fumigène nous força à faire un bond en arrière dans le but d’éviter une quelconque technique. C’était sans compter sur une fourberie de l’Inconnu qui, une fois que l’épais nuage disparut, a réussi une prouesse que je n’aurais su possible. Nous étions tous tomber dans le panneau. Ma vue s’était légèrement noirci comme s’il y avait un voile sur mes pupilles. Instinctivement, je regardais mes mains et pu apercevoir qu’ils étaient gantés… Celles-ci se posèrent ensuite sur mon visage… Un masque… Au touché, il ressemblait parfaitement à celui de notre ennemi commun. Je saisis fortement ce masque qui ne m’appartenait pas tandis que je pouvais constater qu’il était impossible à enlever. Des frissons me parcoururent tout le long de mon corps… Je me sentais prisonnier… Je suffoquais.

Avec un certain effort, je parvins à reprendre mon calme. Je me retournais et mes pseudo collègues avaient, eux aussi, l’apparence de l’Inconnu. Il voulait semer la zizanie… Cela était fort problématique pour moi. Après tout, je les considérais tous comme des ennemis : au pire j’en tuais un et je serais content, au mieux je tuerais l’Inconnu et ce sera tant mieux pour tout le monde… Humpf… Voilà une belle preuve d’excès de confiance ! L’un des Inconnu lança un Shuriken au pied de chaque individu… Je reculais le mien instinctivement pour éviter ce dernier qui se planta au sol. Mon regard se posa sur lui. Etait-il le vrai ? Une simple fourberie de plus pour semer le trouble contre ses assaillants ? Ou était-ce une technique d’un pseudo allié dans le but de se prouver quelque chose ? Je n’aimais pas la tournure des choses…

Quoi qu’il en soit, nous étions encore dans le noir concernant le numéro de l’Inconnu. Si nous avions son apparence, peut-être que nous aurions aussi son numéro quelque part sur notre corps ? Je jetais cette idée. Je n’étais pas là pour enquêter sur le numéro d’un bouffon. J’étais là pour me battre avec l’Inconnu : n’importe lequel ! Aussi, je fis un bond de plusieurs mètres au point de pouvoir jeter un œil sur les autres Inconnus. L’imitation était parfaite, et il était clair que nous étions plongés dans une illusion. Il n’y avait aucun doute : une telle technique – sans être une illusion – ne pouvait être possible ! A moins que… Je me redressais, et observai mes ennemis…

« Un Dôjutsu… »

Je pus m’empêcher de le dire à haute voix… Cela devait forcément être l’œuvre d’un Dôjutsu ! J’en étais persuadé ! Une simple illusion capable de ça ? J’avais un doute… Bon… Aussi, je devais l’avouer qu’en Genjutsu j’étais une brêle… Je n’aimais pas ça… Agir sur les sens comme ça, je trouvais ça contre-nature… Je réfléchissais à ce que je pouvais faire pour me sortir de là… Je l’écris ici, mais même un « Kaï »… Un simple « Kaï », je ne pensais même pas à le faire ! Je préférais attendre pour le moment… Je ne pouvais faire autre chose qu’attendre et de voir si quelque chose allait se passer… L’un des Inconnu fit un clone et proposa aux autres de faire de même avec une petite stratégie derrière. Juste une question : je te connais ? Non. Alors ton idée, tu te la gardes. Je devais réfléchir, et ta voix de chef me tape sur les nerfs… Me dis-je à moi-même tandis que je continuais d’analyser la situation…

Prêt à toute éventualité, je continuais de bien analyser la situation, et mes ennemis du jour dans l’espoir que ce sortilège se termine au plus vite…


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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Mar 26 Jan 2016, 19:23

Le Fantassin était toujours silencieux, avec lui ou non dans la pièce, rien ne changeait pour l'instant, il se montrait pas comme un héros pouvant vaincre L'Inconnu à lui seul. Il écoutait et observait faisant ses propres analyses. Pour dire la vérité, sa curiosité ne se manifesta que lorsque l'Inconnu avait parlé des membres du Kaiô-sha dépassant la force des Kages. Peut-être était ce un mensonge ou la vérité ? On le saura sûrement très bientôt. Toutes les " belles " paroles prononçaient par l'Inconnu n'était que vent pour le Chûnin de Kumo. Il était sûrement un philosophe qui croira toujours au changement de ce monde... Ils se nient toute la vérité.

Le Seki était un ninja qui savait garder les pieds sur terre, ses objectifs et ses idéaux étaient toujours réalistes, il se montrait toujours réaliste. L'Inconnu dégageait une aura qui veut changer le monde... Le Seki ne pouvait pas pour l'instant dire si c'était possible d'arrêter ses envies surréalistes. Le Fantassin écoutait toutes les personnes étant dans la même pièce que lui sans rien dire. Soudainement, l'Inconnu créa plusieurs explosions qui créèrent une fumée épaisse. Seki Hattan n'eut même pas le temps de faire un bond que la fumée l'avala. Soudainement, l'Inconnu créa plusieurs explosions qui créèrent une fumée épaisse.

Il n'arrivait pas à y croire.

Il y avait à présent quatre Inconnu, mais il comprit rapidement que c'était ses alliés qui était maintenant dans la peau de l'Inconnu dû à la suffocation de l'homme aux cheveux bleu et les paroles rapides d'un homme qui menaçait déjà tout le monde. Il était confiant de sa force, il lança un shuriken sur chacun d'entre eux. Le Seki l'évita sans grande difficulté, car ses idées de blessures pour savoir si c'est une illusion pour savoir si c'est notre vrai corps, cela ne l'intéresse pas du tout. Il n'y avait pas besoin de se fatiguer tellement pour une illusion pareille.

Il savait à présent qu'il était lui aussi l'Inconnu. Le masque, les gants, il s'en contrefichait, après avoir vu l'homme aux cheveux de nuits qui tentait d'enlever son masque en obtenant aucun résultat. Plus la peine de se fatiguer. Il s'éloigna des autres très lentement, il pouvait paraître suspect à ce moment-là. Il s'assied en tailleur.

« Cela ne sert à rien de s'exciter. L'Inconnu est parmi nous, c'est lui qui utilise cette technique, donc forcément, c'est lui qui s'épuise. Il ne va pas garder son Genjustu très longtemps, Même si son chakra dépasse celui des Kages, il se videra quand même. »

Il fit une courte pause puis repris.

« La seule chose à faire, c'est de patienter. »

Il avait dit ça d'un ton complètement neutre, il avait dit ces paroles pour qu ça puisse entrer en mémoire, mais après chacun était libre de faire ce qu'il veut.
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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Lun 15 Fév 2016, 19:51

Qu’ils ne se méprennent pas, l’Inconnu était bien parmi les cinq personnes. Mais ce qu’ils ignoraient, c’était à quel point l’illusion dans laquelle ils s’étaient vus plongés était puissante et profonde. Ils essayèrent des astuces, sans jamais rencontrer le succès. Le Kazekage vit ses kunaïs être repoussés ou esquivés par chacune de ses cibles. Les petites baffes des ombres n’eurent aucun effet hormis peut-être l’agacement de ceux qui la reçurent et concernant les clones tout comme les henge… ils finirent tous par prendre l’apparence de l’homme au masque et à la capuche. Même Nara Natsuki dont l’invitation semblait cordiale essuya un échec. Personne ne bougeait, et personne ne réussissait à trouver une once de solution. Mais en existait-il une ?

Certains proposèrent de simplement patienter, s’imaginant que l’illusion ne pourrait être maintenue très longtemps. C’était sans doute la chose la moins idiote à laquelle l’Inconnu put assister… Et d’ailleurs, les shinobis qui appliquèrent cette « patience » purent un instant se demander s’ils avaient réussi…

… car oui, l’illusion était brisée. Tous avaient retrouvés leur apparence.
    « Pourtant j’étais là, face aux Furyous, Nara Natsuki. J’ai œuvré de façon souterraine pour faciliter la victoire mondiale. D’ailleurs, vous ne tarderez pas à voir à quel point j’ai œuvré sur eux. »
Au même instant, tous purent se rendre compte qu’ils n’étaient plus cinq, mais six. Une silhouette était apparue aux côtés du chef du Kaihô-sha. L’illusion n’avait servi qu’à laisser du temps à cette nouvelle personnalité pour faire ce qui lui avait été demandé par l’Inconnu.
    « Brrrr… il s’est mis en route…
    ─ Bien. Je vais chercher dans ton esprit le repaire d’Obli.
    Oui messire…
    »
Deux secondes après, l’Inconnu claqua des doigts, immobilisant alors le quatuor de shinobis de l’Ordre. Il resta focalisé sur le mystérieux être qui était à ses côtés.
    « C’est donc là qu’il se trouvait ? Pour te remercier, tu vas pouvoir utiliser les pouvoirs que je t’ai promis. Et si tel est ton souhait, tu peux prendre l’apparence de ton ancien maître. »
Il ouvrit son bras gauche pour montrer la silhouette qui peu à peu changea. Sa peau auparavant noire redevint pâle, et des vêtements majestueux se formèrent par-dessus. Les quatre ninjas purent rapidement reconnaître Monwa.
    « Je vous présente Zo, l’un des derniers soldats de l’armée Furyou de Monwa. Sous ses ordres, il était capable de prendre l’apparence de n’importe qui et par la même occasion de copier tous ses pouvoirs. Mais grâce aux cellules que je lui ai implantées, il est capable de le faire avec vous quatre, simultanément. »
L’Inconnu recula, et rangea son bras sous son large habit noir. Il ne manqua pas d’adresser un dernier mot à ses rapides adversaires.
    « Je suis désolé mais je dois m’éclipser pour régler différentes choses. Inutile de me remercier de vous avoir donné l’un des derniers Furyous de ce monde, c’est un plaisir. Messieurs. »
Zo, alias Monwa pour le moment, interpella son nouveau maître.
    « Que… dois-je… faire d’eux…
    ─ Tue-les.
    »
Sur quoi le leader du Kaihô-sha fit volte-face. Et ce n’est qu’au moment où il se laissa tomber du haut du palais pour disparaître que les shinobis retrouvèrent leur liberté de mouvements.

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Lun 15 Fév 2016, 21:09

    Aucune astuce ne fonctionna, et pourtant l’illusion se leva. Pourquoi ? Ne pouvait-il pas nous égorger dans la réalité ? Peut-être ne pouvait-il pas se mouvoir, au même cas que nous ? D’ailleurs, combien de temps s’était écoulé en réalité par rapport au monde factice ? Le combat faisait encore rage dans les différentes rues.

    Un nouveau protagoniste nous avait rejoint qui fut bien vite présenté. Zo, capable d’enfiler la peau d’autrui… Il faisait partie du trio qui avait suffi à détruire Kiri, sous la peau d’une ancienne Ombre de l’Eau je crois. Et d’après les explications, le voilà plus puissant encore ? Mais l’inconnu se trahit également. Chercher dans l’esprit et spécialiste des illusions ? Serait-ce un Yamanaka ?

    Le grand chef s’en alla en nous rendant notre mobilité, nous abandonnant aux services de son sbire. Ce dernier avait déjà servi dans une armée, mais pourquoi celle-ci ? Uniquement pour le pouvoir qu’il venait d’obtenir ? Pour prendre sa revanche ? Il parlait étrangement, hachant ses mots, un peu comme une marionnette… Peut-être en était-il une ?

    Ma préoccupation première était tournée vers la personne qui venait de s’enfuir alors que j’invoquais déjà cinq clones à mes côtés : seul moyen d’user de mes pleines capacités avec un bras manquant. Il ne nous avait finalement rien dit, juste présenté un ancien Furyou. Il aurait pu envoyer son sbire nous chasser plutôt que de nous attendre… Ce n’était donc pas nous qu’il attendait. Uniquement son soldat qui devait venir lui faire un rapport quand une certaine personne se mettait en route… Mais le plus étrange est qu’il n’a pas demandé l’information à son homme de main, il sonda son esprit pour ça. Zo n’aurait-il pas conscience lui-même de ce savoir ? Une ruse de l’esprit d’un Yamanaka encore ?

    Il fallait l’affronter rapidement afin de pouvoir rattraper l’instigateur de cette bataille, si tant est qu’il le soit, le cerveau de l’opération. Cependant, j’avais beau chercher, je ne trouvais aucune faille. Je connais les parades à mes propres techniques, et s’il est comme moi, il les connaît également. Ca ne pourra pas se jouer en un combat éclair mais à l’usure. Quatre contre un, sachant qu’il ne possède sans doute plus sa grande réserve de chakra qu’auparavant. Combattre en attendant qu’il vide ses batteries… Nous n’avons pas assez de temps !

    Alors, j’abandonnais quatre de mes sosies, quittant le toit du palais accompagné d’un double. Avec lui, je pus former les signes de ma technique de sensorialité la plus puissante dans l’espoir de traquer le chef ennemi. Il cherchait le repaire d’Obli… Ce dernier se trouverait-il à Kaze no Kuni ? Voire à Suna ?

    Sur le toit, les clones présents se mirent à l’œuvre immédiatement. Ils devaient vérifier une hypothèse, et sinon laisser la main aux autres combattants. Vu le lieu, un affrontement avec un Furyou éveillera forcément l’attention de renforts potentiels. Et s’ils détruisent le palais, qu’importe. Ce n’est qu’un bâtiment après tout, et une tente se répare plus vite.

    Zo sera contenu, je n’en avais aucun doute. Mais au bout de combien de temps ? Je l’ignorais. L’hypothèse donc. D’abord, deux clones rejoignirent leur bras unique afin d’user d’une technique d’immobilisation par la chaleur, visant l’ennemi. Il avait nos capacités, mais peut-être pas notre mode de pensée, alors peut-être ne connaît-il pas encore la faille se trouvant dans mes possibilités ? Ce temps devra être exploité à bon escient. Le troisième clone du quatuor provoqua un pic Dôton sous Zo, afin de tester s’il demeure immobile ou s’il avait tout de suite trouvé la solution. Et dans le même temps, le quatrième fonçait droit sur lui, bras tendu pour le toucher. Uniquement le toucher, et lui insuffler une bonne dose de chakra.

    Pourquoi ? Partons du principe que le chef est un Yamanaka. Zo ne pouvait lui donner l’information qu’il souhaitait, mais son esprit si. Sans doute avait-on déjà joué avec ses souvenirs. Peut-être au point de le manipuler pour le forcer à obéir ? L’illusion d’une histoire. Après tout, il est aisé d’influencer un amnésique. Le clone attaquant devait le libérer d’une potentielle illusion pour qu’il retrouve son libre arbitre.

    « Il est probablement lui-même sous une illusion ! »

    Au cas où il disparaîtrait sans pouvoir accomplir son action, que les autres soient au courant…

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Mar 16 Fév 2016, 19:37

Chacun tenta sa cuisine personnelle pour se sortir de l'illusion, mais au final, rien ne fonctionna vraiment. Kioshi ne produisit rien d'autre que plus d'Inconnus, Natsuki fut incapable de faire le saut espéré. Il jeta un regard derrière lui par acquit de conscience, des fois qu'il apercevrait son corps inconscient avec l'Inconnu dessinant des moustaches dessus, mais au final, il se résolu à la seule option viable : laisser leur adversaire gagner encore du temps pour que s'enclenche la suite du scénario.

Et dans le calme général, c'est ce qui se produisit : l'illusion se leva comme elle était arrivée, la fumée en moins, et laissa tout le monde reprendre contact avec leur corps d'origine. Aucun ne semblait abimé d'ailleurs, ce que constata Natsuki en faisant son check-up. Kioshi possédait le même nombre de bras qu'en arrivant, les deux autres n'arboraient pas d'inscription obscène sur le front écrit au marqueur indélébile, et lui-même avait retrouvé son fauteuil roulant. La seule différence pré et post illusion tenait que le Kazekage allait maintenant avoir besoin que quelqu'un lui prête une main s'il désirait compter sur ses doigts le nombre d'individus présents sur le sommet du Palais : de cinq, ils étaient passés à six.

Heureusement, l'Inconnu ne tarda pas à faire les présentations une fois son claquement de doigts effectué. Natsuki regarda à gauche et à droite les shinobis soudainement immobilisés, puis haussa les épaules : là encore, il connaissait la chanson, aussi il ne tenta rien. Les freins de son fauteuil étaient de toute façon probablement bloqués par la technique aussi. Ce qui attira davantage son attention fut le dialogue qu'eurent les deux indésirés : il était question de Furyou, d'Obli, et de trouver les réponses dans l'esprit de l'interrogé. Le nombre de personne ayant le monopole sur une capacité similaire étant très limité depuis leur récent génocide, le Nara tatoué fut assez contrarié – bien qu'il n'en montra rien – de devoir déduire que le chef de la troupe nationaliste était un Yamanaka. Cela la faisait toujours mal dans la réputation d'un Village Caché et d'un clan, et si c'était vraiment le cas, alors le combat d'allure inévitable allait être très long, très pénible, et très douloureux.

En cela, Natsuki fut presque soulagé que l'homme masquàgazé annonce qu'il partait : il n'avait aucune envie de se frotter à un présupposé membre de ce clan. Alors certes, entre affronter un Yamanacheat et combattre un Furyou en étant à moitié cassé sur un fauteuil roulant, c'était un peu comme choisir entre la peste et le choléra, mais quand même.

N'importe comment, ce qu'il convenait de faire était vite décidé. Avec l'infirme qui préférait poursuivre l'Inconnu – une très sage décision - , il valait mieux que le reste de l'équipe hasardeuse tente de contenir le Furyou survitaminé. Personne en effet n'ignorait ce qu'un de ces monstres était capable de faire comme dégâts au cœur d'un Village – sauf les Kirijin, qui en étaient morts. L'idée de se battre contre quelque chose qui était capable de copier les capacités qu'il gardait honteusement cachées au fond de lui ne l'inspirait pas trop, mais peut-être que ce n'était possible que si le Furyou en était témoin. Et sinon tant pis, il suffira de mentir un peu.

Ainsi, Kioshi partit ce furent ses clones qui entamèrent les hostilités en l'immobilisant et en révélant le but de sa manœuvre. Natsuki ne voyait pas trop l'intérêt de libérer le Furyou de la supposée emprise qui l'asservissait, dans la mesure où ce dernier libre ferait probablement ce qui lui chante ensuite – à savoir les tuer -, mais d'un autre côté, il admettait que cela se tentait. Après tout, si avant de s'en prendre à eux ou au Village de Suna, il voulait se venger de l'Inconnu, ce serait toujours cela de prit.

Aussi, Natsuki tapa simplement dans la surenchère en y ajoutant sa propre technique clanique pour immobiliser la bête, et permettre à Kioshi 4 de mener à bien sa stratégie. Inutile d'en faire plus tant qu'il ne savait pas à quoi s'en tenir avec le Furyou, ce ne serait rien d'autre que de l'énergie gâchée.

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Sam 20 Fév 2016, 03:17

Quelques secondes s’étaient écoulées, pourtant une éternité s’était déroulée devant nos yeux. En tout cas, c’est ce que je pensais. En un laps de temps fortement réduit, il s’était passé tant de chose… L’illusion fut brisée, nous avions retrouvé notre apparence… Mais dans le même temps et en un claquement de doigt, nous étions tous immobilisés, sans ne rien pouvoir faire. Seules mes pupilles avaient cette capacité… Néanmoins, elles s’étaient focalisées sur le spectacle devant moi. Un nouvel individu prit place et commença une discussion avec l’Inconnu. Nous étions toujours paralysés, dans l’impossibilité de bouger le moindre petit doigt. D’après l’Inconnu, ce subterfuge n’était pas fait à but offensif, mais simplement dans l’espoir de gagner du temps… Et il avait réussi ! L’un des derniers Furyous se dressa donc face à nous, munit de notre palette de technique grâce à des cellules implantées… Bref, un charabia hors de ma portée !

L’ordre fut donné. Il devait simplement nous tuer, tandis que l’Inconnu nous quitta comme si de rien était. Nous n’avions eu aucune réponse à nos questions… Néanmoins, je n’avais aucune envie de me battre contre eux – malgré mon tempérament. Au contraire, j’adhérais à leurs idées, et c’est un peu grâce à lui que le Shûkai put se faire atteindre de la sorte ! Plus qu’un combat, c’est d’une conversation que j’avais besoin à ce moment précis ! Lorsque nous fûmes tous libre de nos mouvements, je jetais un œil à ceux présents à mes côtés. Un était en chaise roulante tandis que l’autre avait un bras en moins… Une belle équipe, rapidement dissoute lorsque celui avec le bras en moins décida de quitter les lieux laissant que des clones… Enfin, c’était en tout cas ce que je pensais puisque deux d’entre eux venaient de se faire la malle. Je n’en tenais pas rigueur. Je regardais l’autre partenaire. Il semblait moins expérimenté que les autres, mais il paraissait pour quelqu’un de confiance – plus que les autres en tout cas…

J’en avais des frissons. J’avais réellement un monstre en face de moi. Même si je pouvais bouger, le charisme dont faisait preuve ce nouvel ennemi me glaçait le sang. C’était la seconde fois que je ressentais cela. La première fois étant avec un Nukenin rencontré à Kiri munit d’une faux… Je restais de marbre, je guettais l’environnement, j’étais sur mes gardes. En aucun cas je ne voulais engager un combat perdu d’avance contre quelqu’un qui a l’audace d’utiliser des techniques venant de mon propre répertoire ! Se faire battre est déjà humiliant, mais se faire battre par ses propres jutsus est une humiliation puissance 1000 !

Deux des camarades du jour lancèrent leurs offensives tandis que j’étais immobile observant leurs techniques arrivaient à destination. Je me posais des questions… Que faire ? Comment le faire ? Je voulais tant me mesurer à lui, mais la différence se ressentait clairement, et je savais pertinemment que la mort m’attendait… Une autre possibilité : laissait les autres fatiguer Zo, et l’achever lorsque je le pourrais s’il n’a plus de force ? Je n’en savais rien… Il fallait que je prenne du recul. Je reculais de quelques pas avant d’effectuer un saut pour augmenter le distance. Une longue distance nous séparait tous désormais. Je me mis accroupie, et commençais à réfléchir… J’allais trouver une solution, mais il me fallait encore un peu de temps !

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Mar 23 Fév 2016, 19:29

Le Fantassin les regardait en train de bavarder inutilement, il savait que cette illusion disparaîtrait, mais il ne savait pas quand. Il avait fermé les yeux et réfléchissait lentement en analysant la situation, ils étaient tous pris dans un piège dont l'Inconnu connaît le secret pour desceller cette illusion. Tout compte fait, réfléchir ne servait à rien, il fallait attendre... Mais il y avait toujours cette même question qui se posait dans la tête : jusqu'à quand ? Le Fantassin avait rencontré pour la première fois une réelle difficulté, il était content d'enfin trouver un adversaire à une force sûrement incommensurable...

L'illusion s'était enfin brisée, le Chûnin de Kumo regardait ses mains puis se toucha légèrement le contour du visage, il avait compris après quelques secondes que le déguisement de l'Inconnu avait disparu, il avait repris sa vraie forme. Il regarda autour de lui et il avait remarqué que les autres aussi avait repris leurs vraies formes. Ce qui tapait l'œil du Fantassion, c'était la sixième personne qui est entré en scène au côté de l'Inconnu. Il disait à Nara Natsuki qu'il avait œuvrée de façon souterraine et qu'il était là quand les Furyous sont apparus...

Il parlait quelques minutes avec cette nouvelle personne qui nommait l'Inconnu Messire. Qui était cette personne ? Rapidement, l'Inconnu claqua les doigts et d'un seul coup, je n'arrivais plus à bouger, il continuait de dire quelques phrases dont je ne voyais pas le rapport, mais ça ne concernait pas le quatuor, mais plutôt à son " l'allié ". Cette personne qui était légèrement cachée se montrait peu à peu grâce à l'ouverture du bras gauche de l'Inconnu, son apparence commençait à se "transformer... Jusqu'au moment où l'Inconnu nous le présente.

C'était Zo, l'un des derniers soldats de l'armée de Furyou de Monwa, il nous expliquait son pouvoir, il pouvait prendre l'apparence de n'importe qui donc aussi copier ses pouvoirs. Pendant qu'on était dans l'illusion, il lui avait implanté nos cellules dans ce Furyou... Le Fantassin continuait d'écouter avec un regard complètement neutre.

Il s'enfuyait en donnant l'Ordre à Zo de nous tuer. Le Chûnin de Kumo était enfin libre de ses mouvements, le Kazekage suivait l'Inconnu, le Fantassin considérait cela comme une fuite, il laissait tout de même quelques clones, les deux plus haut gradés lança leurs offensives. Pour commencer, le Kumojin décida de lancer deux kunais explosifs puis patienta en attendant la contre-attaque du Furyou.

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Dim 13 Mar 2016, 15:33

Le furyou haussa un sourcil. Quelle bande de misérables insectes. Deux de ses adversaires s’enfuyaient ou ne faisaient rien, tandis que les autres n’avaient pas dû être conscients de la personne qu’il avait en face de lui. Une immobilisation, puis deux, puis trois. Et un clone qui fonçait sans prendre la peine de faire une technique. Zo ne suivait pas Jiseyama par contrainte, il le faisait par volonté. Et ces pauvres ninjas de seconde zone allaient le découvrir par eux-mêmes. Laissant les « attaques » glisser sur lui, il attendit. Puis, une fois le clone du Kazekage ayant déchargé tout son chakra en lui, et les ombres l’entourant complètement, il fixa le Konohajin et le Sunajin.

    - C’est bon ? Vous avez terminé ?

Un sourire carnassier se dessina sur le visage du ninja copieur. En un rien de temps, il avait analysé, assimilé et appris l’ensemble du panel de techniques de ses adversaires. Intéressantes : jamais il n’avait eu accès à autant de techniques de haut niveau. Jamais il n’avait pu utiliser son pouvoir avec tant d’efficacité. Il prit une grande inspiration, se sentant de nouveau revivre. Aujourd’hui, il allait tuer. Et aujourd’hui, il n’allait pas tuer n’importe qui. D’abord ce démon vert, puis les deux oisillons qui l’accompagnaient. Et enfin, il se mettrait à la poursuite de ce méprisant Kazekage qui n’avait pas daigné rester face à lui. Pour qui le prenait-il ?

Les ombres n’étaient qu’une formalité. Malaxant son chakra sans avoir besoin de bouger les bras, la technique du Céruléen se dissipa d’elle-même : Zo se chargea de prendre sur lui pour contrer les douleurs lancinantes que l'étreinte des ombres lui faisait sur tout le corps. Après tout, ce n'était que temporaire : le Kazekage, qui avait pourtant prit la fuite, lui offrait tout un panel de techniques lui permettant de soigner ces blessures qui ne seront bientôt qu'un mauvais souvenir. Quant à la double immobilisation du Kazekage, formalité. Là encore, aucun mudra ne fut nécessaire : la rage démoniaque du Nara en face de lui suffira à augmenter sa puissance de sorte à ce qu’il puisse être libéré. Et en un rien de temps, le Furyou se trouva devant ses quatre adversaires. Il prit tout de même le temps d’intercepter les deux parchemins explosifs, qu’il lança en contrebas du palais, regardant l’auteur de cette diffamation d’un regard interloqué : il pensait vraiment pouvoir le toucher avec cette technique de bas étage ? Il était temps de leur montrer qui Zo était.

Quelques mudras lui suffirent pour sa première attaque. Le Yamada avait sobrement dénommé ses techniques en fonction de Dieux anciens : Zo allait lui montrer que même eux ne valaient rien face à sa puissance. Poséidon allait leur tomber dessus. Voyons voir ce que le Kazekage pouvait faire en combat. Zo en était tout excité… Mais il n’était pas stupide. Même s’ils étaient de seconde zone, il savait que leur nombre pouvait faire la différence. Ainsi, juste au cas où, il activa une anticipation. Bien qu’il soit sûr qu’il n’en aurait pas besoin…



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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Dim 13 Mar 2016, 18:30

Frapper non stop
est la meilleure des défenses



Natsuki admit au moins une qualité à Zo. Il avait peut-être un niveau risible en punch-line, mais au moins, il était fair-play. En effet, à sa place, Natsuki aurait considéré que les explosifs auraient détruit les clones qui le retenaient – et éventuellement en interprétant les dégâts comme proche de zéro vu que ce n'était pas vraiment une technique et qu'il était un PNJ -, ce qui aurait réduit considérablement sa consommation de chakra. En lieu et place, le Furyou s'était lacéré le corps pour rompre les liens d'ombres qui l'entravaient, avait envoyé se faire voir les clones en puisant dans une rage ardente que le Nara tatoué pouvait ressentir jusqu'ici, et finalement avait considéré avec bien plus d'égard une attaque que ce qu'elle méritait réellement. Si tout le monde pouvait être comme lui, ce serait fantastique.

Malheureusement, fair-play ou non, et aussi agréable pour les joueurs que ce combat pourra être, Zo était un ennemi dangereux, et à ce titre, il devait être éliminé. Pas pour la justice, ni par devoir. Certainement pas pour Suna, mais parce que l'individu en question en avait après la vie de Natsuki, et que le concerné n'était pas spécialement en accord avec le concept de se laisser faire massacrer. Ç’aurait pu se passer tellement mieux, si Zo ne l'avait pas agressé. S'il s'en serait prit à l'artificier ou au fuyard en premier, le Nara tatoué se serait contenté de partir, aurait retrouvé les autres Konohajin, et aurait sonné le départ de ce Village bombardé de tous les côtés. Il était responsable de ces genin quelque part, et aucun d'entre eux n'était réellement prêt à se tenir au cœur d'un conflit comme celui-ci.

Au lieu de cela, il se retrouvait en fauteuil roulant sous une pluie battante, en forme de petits tridents qui menaçaient de l'embrocher de toute part, à se battre juste pour sa vie. Une bataille qui n'était même pas la sienne, et pour laquelle il ne sera pas payé. Kioshi étant un gitan dormant dans une tente, et Miko l'individu le plus près de ses sous qu'il ai connu, il ne s'attendait ni à une récompense, ni à la gloire.

Tant pis. Il était temps de se motiver un peu. En arrêtant Zo, il l'empêchera de menacer les plus jeunes shinobi. Voilà ce qu'il se dit : Konoha avait besoin d'un héros.

L'éclat de vie qui brillait dans ses yeux s'éteignit brutalement, comme la flammèche d'une bougie soufflée. Natsuki s'était enfin décidé à prendre cette histoire et ce combat très au sérieux. Il était hors de question de laisser une créature capable d'imiter ce dont il avait le plus honte, et ce d'un simple regard, dans la nature. En effet, s'il avait d'abord subodoré que Zo pouvait copier les techniques de ses adversaires, il fut forcé de constater qu'il était loin du compte lorsque le Furyou commença à puiser dans l'éventail de talent de chacun sans que ces derniers n'aient été révélés.

Ainsi, il avisa la mort venu du ciel, son fauteuil, son poing, et renonça à se servir des cales-pieds pour parer les tridents. Bougeant plus vite que ne l'aurait laissé croire son état général, il se cramponna à son siège et frappa avec son bras plâtré tous les projectiles qui menaçaient de s'abattre sur lui. L'eau sous pression s'éclata sur le plâtre et le perfora sans problème, mais ce qui l'attendait en-dessous était bien plus dense. Grâce à une peau d'écailles à l'épreuve des traumatismes, Natsuki dévia l'ensemble des dents pointues qui le guettait, sans s'inquiéter le moins du monde pour les autres. Depuis le début, ce combat avait clairement définit les équipes : il ne s'agissait pas d'un quatre contre un, mais d'un affrontement où quatre adversaires en avaient après la même tête. Pas d'équipe, encore moins de cohésion. Il n'y avait peut-être qu'un seul ennemi, mais c'était chacun pour soi.

Tandis qu'il se battait contre la pluie en attendant le beau temps, Natsuki réfléchissait aussi vite que ses synapses fatigués le lui permettaient. Le problème n'était pas que Zo parvenait à copier toutes les techniques. Il n'avait que deux jambes et deux bras – voire plus éventuellement, mais cela ne changeait pas la finalité – aussi tôt ou tard, il finira par crouler sous ses adversaires s'il était assaillit de toutes parts. Ce n'était pas parce qu'il avait accès à un large panel de techniques qu'il allait forcément en faire un usage optimal : chacun connaissait mieux sa fiche de techniques individuelle que Zo, ainsi que les subtilités qui en découlaient. Il suffisait de voir comment les ombres avaient creusé sa chair lorsqu'il avait tenté de se libérer par la force de leur emprise.

En cela, Zo ne méritait pas le titre de Ninja Copieur. Le seul vrai Ninja Copieur, celui de la légende, en connaissait plus de mille, mais s'acharnait à n'en n'utiliser qu'une seule tout au long de la série. Le Furyou n'était rien d'autre qu'un pâle imitateur. Et c'est ce constat qui fit germer une idée dans l'esprit de Natsuki : il allait le bombarder de techniques, et ce jusqu'à ce que Zo ai tellement d'options de contre-attaque qu'il oublie d'en sélectionner une.

Deux mouvements des doigts, et des éclats de roches en suspension suite aux impacts des tridents foncèrent sur le Furyou. Une succession d'autres, sans attendre le résultat, et ce furent les ombres qui prirent vie à nouveau, se déployant en pieux hors du sol pour lui labourer avidement les chaires de toutes parts. Aucune interruption, Natsuki déploya ses ailes inutiles, et fit s'abattre sa propre tempête en ajoutant le vent à l'averse.

Le déluge pouvait commencer.

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Dim 13 Mar 2016, 23:38

    Restèrent quatre duplicata de l’Ombre du Vent, tandis que l’original traquait encore l’Inconnu avec un frère jumeau, quelque part dans le village. Des quatre, un sauta en contrebas suite au renvoi de Zo des parchemins explosifs. Il tint les parchemins contre lui avant qu’ils n’explosent afin d’atténuer le souffle pour protéger de potentiels innocents.

    Trois clones donc. Mais Zo semblait déjà avoir assimilé correctement leurs techniques, et il n’était finalement pas sous l’emprise d’une illusion. Une bête sanguinaire demeurait une bête sanguinaire, avec ou sans affection mentale. Le déluge arriva, et les trois jumeaux savaient très bien à quoi s’en tenir. Le palais allait être détruit au passage. Mais l’événement attirerait très probablement suffisamment de renfort pour contenir l’ennemi ensuite. D’ailleurs, le Nara semblait prendre les choses en main. Alors, il fallait leur laisser le premier rôle sur ce coup-ci. Après tout, il vaut mieux que Kioshi possède encore quelques réserves au cas où il rattraperait finalement l’Inconnu.

    Ainsi, deux des trois clones disparurent les premiers, en protégeant le dernier suffisamment longtemps pour qu’il puisse lancer une ultime technique. Certes Zo connaissait toutes leurs techniques, mais il ne les avait pas forcément toute à l’esprit, ainsi que leurs effets immédiats. Après tout, il venait sans doute d’intégrer un grand nombre d’informations d’un coup, et son cerveau restait celui d’un homme normal.

    Alors, tandis que l’ensemble des représentants de l’Ombre du Vent disparurent, plusieurs clones firent irruption autour de Zo et l’assaillirent à des points très précis avant de disparaître de nouveau. Ces derniers n’étaient pas réels. Ils étaient là pour duper l’esprit de l’ennemi qui ne pourra plus utiliser une de ses affinités. En espérant que ce soit celle sur laquelle il comptait pour se défendre de l’assaut du Nara…

    Kioshi leur laissa la main, bien obligé à devoir placer correctement ses priorités. En l’occurrence : l’instigateur de tout ça importait plus qu’un ancien soldat d’une bataille passée.

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Jeu 17 Mar 2016, 10:10

@Aedran est exclu, à @Seki Hattan

N'hésite pas à m'envoyer un MP (Aburame Miko) si tu veux néanmoins poster avant le prochain post de Zo
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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Ven 18 Mar 2016, 21:19

Ce combat allait vraiment être compliqué pour le Fantassin, ce combat serait d'une intensité énorme pour lui, pour une seconde fois, il ressent cette envie de s'approcher, de l'effleurer : la mort. Pour lui, un ninja ne devait pas avoir peur de la mort. Zo était un furyous qui peut l'éliminer sans aucun problème en un contre un, mais à deux, ils pouvaient y arriver, même si le Kazekage avait laissé quelques vulgaires clones, c'était son dernier cadeau pour prendre la fuite, voilà la réelle raison. Le Seki n'allait pas s'enfuir devant cette chose, il comptait y faire face jusqu'à la fin. Il avait laissé quelques kunais qui était inutile, il a pu les bloquer sans aucun problème...

Il fallait passer aux choses sérieuses désormais, et utiliser le chakra qu'il possédait. Le Furyou ne tarda pas à lancer une offensive assez puissante, il nous attaque en lançant des gouttes sous la forme de tridents qui semblait dangereuse. Le Fantassin créa rapidement sa cage thoracique de chakra brut pour se protéger, mais malheureusement, ça ne couvre pas toute la technique. Il ne pouvait pas l'éviter, mais, il a réussi quand même à se protéger un minimum. Le Seki fit un léger sourire, qui montrait qu'il était inquiet de la fin de ce combat et de son futur... Le Seki se releva tant bien que mal, avec une douleur au bras à cause de l'attaque de Zo. Il décida d'enlever son armure de chakra brut puis créa une nouvelle fois une armure... Mais celle-ci était de chakra foudre.

Il utilisa une technique qui allait améliorer sa force de frappe. Son armure de foudre était à présent activée, il savait que s'il s'approcher un peu trop du Furyou, il allait subir les conséquences. Il dégaina son sabre puis couru vers le Furyou et décide de le trancher... Quelle sera la réponse du Furyou ?

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Sam 19 Mar 2016, 10:47

Zo les regarda s’empaler les uns après les autres sur lui, en se moquant intérieurement de cet immonde lâche qui venait de fuir. Pendant que chacun se protégeait de son assaut, il en avait profité pour se soigner. Sa chair ruisselante retrouva son éclat d’il y a quelques minutes, sa respiration saccadée par la douleur revint à la normale. Jamais il ne perdra. Pas ici, et pas devant eux. Il était puissant, peut-être l’être le plus puissant qui puisse exister sur cette planète. Il était un Furyou, et il n’avait en face de lui qu’un Kage minable incapable de protéger les siens et deux ninjas de seconde zone.

Alors pourquoi sentait-il ce qui lui servait de cœur battre aussi rapidement ?

Se protégeant de son avant-bras pour parer les cinq éclats de pierre qui lui ouvrit de nouveau quelques plaies, il vit l’ombre du Nara se diriger vers lui. De nouveau, il analysa les innombrables techniques qui lui étaient proposées, serrant les dents. Où était cette foutue technique ? Il parvint tout de même à s’envoler pour éviter l’entrelacement des ombres, mais le temps qu’il prit à se souvenir de la bonne technique ne lui permit pas d’esquiver efficacement les lames de vent qui fusèrent vers lui de la part du Konohajin. Ayant mis ses bras en croix pour protéger son visage, le sang de Zo coula une fois de plus lorsqu’il fut propulsé plusieurs mètres en arrière. Cette fois, il n’avait pas encaissé volontairement. Oh bien sûr, il savait que sa réserve de chakra était bien supérieure à celle des trois autres, mais elle n’était pas infinie. Et se soigner lui prenait du temps.

Il n’eut pas le temps de se demander ce qui lui arrivait qu’il dût agir pour se protéger de l’attaque du Kazekage. Il n’arrivait plus à se concentrer et sur les attaques rapides et successives des trois ninjas, et sur le panel de techniques qu’il avait à sa disposition et qu’il découvrait. Le sourire du visage de Zo avait disparu. Il encaissa, pour la deuxième fois d’affilé, une attaque frontale, qui ne lui fit aucun dégâts mais qui sembla lui interdire les techniques Dôton. Le Furyou sourit. Le Kazekage venait de lui offrir la victoire sur un plateau d’argent en effaçant de sa mémoire sélective toutes les techniques de l’affinité terre que le Nara et le Yamada possèdent.

Il laissa le faible Kumojin se rapprocher de lui. Ultime erreur. Il reproduisit la défense sommaire du Seki pour se protéger du coup de sabre, bien qu’il lui faille encaisser un nouveau coup moindre. Puis il attrapa la lame, empêchant Hattan de repartir immédiatement. Et avant même qu’il ne comprenne ce qui lui arrivait, le Furyou utilisa une des techniques du Yamada pour immobiliser le Seki. Tout proche, il lui susurra :

    - Quelle ironie de mourir sous ses propres coups.

Les deux autres ninjas n’usaient que de techniques à distance, si bien qu’ils n’étaient pas tous proches lors de cette attaque sur leur allié d’un jour.

Un sourire carnassier et un bras chargé en chakra plus tard, Hattan se prit sa propre technique dans le cou. Mais Zo n’avait pas terminé. Son cœur remit à battre : il aurait pensé que ces deux shinobis avaient plus de techniques Dôton que ça. Le choix restait trop grand. Il ne devait pas perdre. Alors il devait se dépêcher avant qu’il n’arrive plus à distinguer le bon du mauvais.

    - Tu m’as assez diverti. Il est temps d’en finir.


Cette fois-ci, l’attaque ultime sera celle de Natsuki. Le vent se lève. Et cela ne présage rien de bon.

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Sam 19 Mar 2016, 20:14

Ce ne sont pas les causes de la colère qui sont graves
Mais leurs conséquences.


Les attaques s'enchainèrent, certaines portèrent, d'autres non, et pas forcément dans l'ordre désiré, mais qu'importait. Natsuki ne ratait rien du résultat, ni des réactions de Zo. Sa stratégie semblait avoir frappé dans le mille, mais ce n'était pas une raison pour relâcher son attention. Bien au contraire, ils devaient continuer de mettre la pression à son adversaire. Enfin, il. Car tout ne se passait pas non plus de la meilleure manière pour eux...

Il n'attendait en effet pas grand chose de la part du dernier clone survivant de Kioshi, dont l'original était partit dans la vaine quête de courir après un PNJ essentiel à tout un scénario. Quant au mangeur de popcorn au loin, il s'était étouffé avec, pour ne pas dire qu'en fait il n'a pas eu le temps de poster dans un délais convenable pour dire qu'il s'enfuyait vraiment. Le Kumojin enfin lui n'avait pas eu de chance. Il avait tenté le corps à corps pour compléter les attaques à distance de Natsuki, mais s'était retrouvé immobilisé et frappé - peut-être même mit hors de combat - avant que quiconque ne puisse profiter de cette ouverture pour s'en prendre à Zo. En d'autres termes, le Nara tatoué était le seul encore en état de tenir tête au Furyou. L'espoir de Suna reposait sur un type à demi plâtre et cloîtré sur un fauteuil roulant.

Fantastique.

Le vent se leva, préquelle d'une tempête que Natsuki connaissait très bien : Zo n'aura jamais l'avantage de la surprise sur lui en se servant dans son propre registre de techniques. Il ne chercha donc même pas à comprendre davantage. Ses pieds s'ancrèrent dans le sol en explosant les plâtres qui les recouvraient, fermement maintenu en position par des griffes au niveau des orteils et des talons. Une main sur le fauteuil pour le retenir, il déploya autour de lui une version plus concentrée de l'attaque qu'il essuyait. Le dôme de vent était le même, si ce n'était qu'étant plus petit, il n'avait pas pour but de nuire, seulement de protéger. Les rafales opposées hurlèrent telles des lames frappées l'une contre l'autre, mais au terme de la tempête, aucune n'était parvenu à prendre le dessus. La quiétude revint alors sur le sommet d'un Palais en ruine. Il n'y restait que deux hommes, Natsuki et Zo se tenant l'un face à l'autre. Ni allié, ni doute, ni témoin.

Le bâtiment s'écroulait sur lui-même, mais le Nara tatoué n'y prêtait plus la moindre considération : il avait renoncé à se battre. Ichibi le lui avait apprit la veille, succomber à la rage était la meilleure manière d'y résister. Alors pourquoi résister davantage ? Son corps ne le laissera jamais mourir de toute façon. Au seuil du néant, son sang se rappelait toujours à lui, et libérait l'instinct du tueur. Ce n'était guère une opportunité qu'il comptait laisser au Furyou aujourd'hui.

Alors il cessa de lutter, et s'abandonna partiellement à sa rage. Elle était un outil, il était temps qu'il s'en rende compte, qu'il l'accepte et qu'il l'exploite plutôt que de simplement la subir et se perdre dans des accès frénétiques incontrôlés. Depuis trop longtemps, il lui était resté soumit, ne menant qu'un combat illusoire jusqu'au point de rupture. Aujourd'hui, il n'était plus question de supporter, mais de dominer. Le chemin de sa convalescence était pavé de sang, mais celui de Zo marquera une marche décisive. Celle à partir de laquelle sa démence ne dictera plus jamais sa conduite.

Ses yeux injectés de sang ne voyaient que le Furyou, son organisme ne comprenait plus la douleur, seulement qu'une distance devait être franchit. Alors Natsuki se leva, insensible à ses propres os ressoudés la veille, et au milieu des effondrements mit la machine en marche.

D'un geste, il arracha sans difficulté une roue à son fauteuil et la projeta d'un tour sur lui-même en direction de Zo tel un disque. Sa jambe suivit l'élan, et libéra dans le mouvement un immense arc de vent horizontal. Une feinte, une frappe, un classique. Sauf que le résultat lui importait peu : il attendait déjà derrière son attaque, prêt à frapper sans laisser de répit à son adversaire. La carcasse de son fauteuil dans sa main libre, il l'abattit d'une volée circulaire dans le visage de Zo, appuyant avec toute la force de rotation de son bassin. Il entendit un * crac *, mais ce n'était peut-être que son dos qui se plaignit quand dans la foulée, Natsuki bloqua tout l'élan de son coup, et frappa une deuxième fois en revers. Nouvelle rotation du corps, et le fauteuil à demi-brisé s'écrasa sur un crâne. Il éclata toutefois totalement lors de l'ultime coup d'enchainement, où il cueillit le menton de Zo pour le projeter dans les airs, loin du Palais.

Pas question de laisser au Furyou le temps de récupérer. L'étage acheva de s'écrouler complètement lorsque Natsuki percuta d'un bond son adversaire avec la force d'un bœuf sous stéroïdes, et le ceintura bras contre le corps. Il avait un dernier voyage à lui offrir, un plongeon tête la première depuis l'équivalent d'un quatrième étage. Et il s'assura que le trajet soit aussi court que intense : ses pieds les propulsèrent tous deux vers l'impact de leur vie.

Natsuki allait se fracasser le crâne avec lui, c'était un fait. Autant depuis une hauteur raisonnable, il avait apprit à mobiliser tous ses muscles pour limiter les dégâts, autant là... Peut-être qu'en le lâchant au dernier instant pour redresser son vol ?

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Sam 19 Mar 2016, 22:21


Fûton. Raiton. Suiton. Dôton. Katon. Nara. Yamada. Médecine. Démon. Seki. Samui. Tout s’emmêlait, tout se mélangeait. Zo lança un regard autour de lui. Sa dernière technique avait ravagé une bonne partie de l’endroit où il se trouvait. D’où lui venait cette douleur au fond de la poitrine ? Pourquoi, alors qu’il était au cœur des combats, alors qu’il avait obtenu la puissance qu’il avait tant recherché, alors qu’il savait que rien ne pouvait lui résister, se mettait-il soudainement à douter ? Il devait se rendre à l’évidence. Au fond de lui, il le savait : il avait perdu.

Les techniques s’étaient embrouillées. Zo n’avait pas réussi à gérer tout à la fois : la puissance, la force, la résistance, l’attaque, la défense. Il se croyait invincible. Il croyait qu’avoir l’avantage en connaissant tout du répertoire de l’adversaire lui permettrait de vaincre quiconque. L’ultime leçon d’une vie de cauchemars incessants. L’ultime leçon que le Nara venait de lui inculquer : la puissance que l’on obtient en travaillant dur et avec acharnement ne sera jamais dépassée par les artifices dont Zo faisait preuve. Il parvint de justesse à éviter la roue qui volait à tout allure, mais il ne parvint pas à contrer la suite.

Premier coup.

Cela pouvait paraître prétentieux, mais il était persuadé qu’il aurait pu participer à l’élaboration d’un monde de paix et d’harmonie. Il était sûr qu’il aurait pu faire en sorte qu’il n’y ait en ce monde pas plus de noirceur qu’il n’y a de soleil à minuit. Tel qu’il était, là, Zo était honnête. Il croyait à la vertu, à la grandeur humaine, comme un martyr peut croire à son Dieu. Dans sa jeunesse, il a versé plus de larmes sur ce pitoyable monde que Niobé sur ses filles. Zo Uchiwa. L’un des plus prometteurs de son clan, l’un de ceux en qui les Uchiwa croyaient le plus. Un bel homme, intelligent et puissant. Sa jeunesse fut pure comme l’or et, pourtant, la Grande Guerre éclata. Et un jour où il était assis sur son lit, il jura que l’obscurité de ce monde, elle-même qui avait plongé son clan dans une guerre sans merci, périrait de sa main.

Deuxième coup.

Il vivait dans un rêve, avant la guerre. Il était heureux. Il avait le cœur sur la main et les mains tranquilles : sa mère était hautement placée dans le clan, et son sang l’appelait à lui succéder. Il n’avait qu’à laisser le soleil se lever et se coucher pour voir fleurir autour de lui toutes les espérances humaines. Mais tout cela avait changé. Les Hommes ne lui avaient fait ni bien, ni mal, mais il était bon, et, pour son plus grand malheur, il a voulu être grand.

Troisième coup.

Zo se mit alors au travail, tentant de sublimer son pouvoir si puissant et redouté. A force d’abnégation et d’échecs, il était devenu, pour contrer ceux qu’il combattait, un objet de cruauté et de souffrance. Il menait des expériences, il tentait de pousser ses yeux encore plus loin, mais chaque essai entraînait le sacrifice de l’un des siens. Chaque victime lui procurait un peu plus de puissance mais, alors qu’il allait en atteindre le paroxysme, on l’arrêta, et on le tua… Pour mieux le faire revenir. Lorsque Monwa fit ressusciter de grands shinobis, Zo fut l’un de ceux qui fut rappelé. Ce qui lui manquait pour obtenir la puissance qu’il recherchait lui fut accordé lorsqu’il devint un Edo Tenseï. Mais ressuscité pour servir d’arme, on l’avait persuadé que son pouvoir ne lui appartenait plus : revenu des morts, Zo appartenait à son nécromancien. Et le nouveau Furyou accepta son sort sans broncher : qu’était-il d’autre, après tout ? Il n’était qu’une technique utilisée par un autre.

Quatrième coup.

Il gisait, sur le sol, respirant lentement. Ses yeux se posèrent sur le démon qui venait de lui ôter pour la deuxième fois la vie. Un sourire se dessina sur ses lèvres desquelles sortait un mince filet de sang.

    - Suis-je un démon ?

Les mots résonnèrent dans un silence lugubre, et ne s’adressait qu’à ceux qui voudraient bien l’entendre. Natsuki Nara. Il ne l’avait croisé que quelques minutes, et pourtant, il avait été le seul à pouvoir le vaincre. Et même s’il ne comprendra peut-être jamais, il lui avait appris bien plus en dix minutes que tous les hommes qu’il avait pu croiser en dix ans. Lors de sa première vie, Zo avait, dans un but sublime, emprunté une route hideuse. Sa deuxième vie n’avait été faite que de chaos et désolation. Pourtant, aujourd’hui, il avait été touché. Touché de voir des dizaines de ninjas se battre pour protéger les leurs. Touché de voir des mères et des pères se sacrifier pour sauver leurs enfants. Touché de voir des vieillards se dresser fièrement face à la noirceur du Kaiho-Shâ. Touché de voir des shinobis de tout pays s’allier pour vaincre ceux qui les persécutaient. Touché de voir Natsuki Nara se démener malgré tout pour protéger un village qui n’était pas le sien alors que le Kazekage avait pris la fuite.

Touché de voir qu’il avait été à côté de la plaque. On lui avait rendu la vie, et il n’en avait pas profité.
    - Je comprends, maintenant, que les circonstances de la naissance ou de la renaissance ne signifient rien. C’est ce que l’on fait du cadeau de la vie qui détermine qui nous sommes.

Et ça, Zo l’avait compris beaucoup trop tard. Et dans son ultime souffle, un murmure s’éleva au-dessus des décombres du palais.

    - Merci… Natsuki Nara…

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Message(#) Sujet: Re: 1. Le Secret Dim 20 Mar 2016, 02:15

Étalé sur le dos, Natsuki inspirait avec difficulté. L'adrénaline redescendait doucement, la tension aussi. La douleur, elle, remontait en flèche. Il avait forcé sur son corps encore fragile, et maintenant ses os et ses muscles faisaient la queue pour se plaindre. Autour de lui, il n'y avait que des décombres, et de la poussière. Un corps aussi. Et des mots suspendu dans le temps.

« Je suis censé le savoir ? »
parvint-il à articuler en tournant sa tête vers Zo, la bouche pleine de poussière.

Ses yeux croisèrent ceux du Furyou. C'était étrange, à quel point ils semblaient différents vu de près. Si semblable aux siens, si semblable à ceux de n'importe qui. Des yeux éteint, froids, usés, comme tous ceux croisés de loin au cours d'une vie de combat. Mais alors qu'il se tenait à côté sur le seuil, il y voyait ce qu'il y avait vraiment à y voir. Des espoirs, des attentes, des rêves et des regrets. Une étincelle au fin fond du regard qui rappelait qu'avant d'être soldat, qu'avant d'être des monstres ou des outils, ils étaient des humains. Ils n'étaient rien d'autres que des êtres aspirants à une vie et à un monde meilleur, retrouvés opposés pour des conflits et des intérêts qui souvent n'étaient pas les leurs.

Mais c'était sans importance. Ils ne s'étaient pas connu avant, et ne se connaîtront pas davantage ensuite. Il n'y avait eu que l'instant présent, l'opposition de deux intérêts autour d'une même question, résultant sur la mort de l'un, la poursuite du combat pour l'autre. Il est dit que l'on reconnaît la véritable valeur de quelqu'un que dans ses derniers instants. C'était peut-être vrai, mais Natsuki n'avait pas le temps de s'attendrir là-dessus. Suna était toujours plongé dans le chaos le plus complet, et la bataille faisait rage. Les derniers mots de Zo pourtant le frappèrent avec force. Il les avait déjà entendu par le passé, et cela n'avait été rien d'autre à ses oreilles qu'une mélodie creuse. Pourquoi les voyait-il autrement aujourd'hui ? Avaient-ils davantage de poids parce qu'ils venaient de la bouche d'un homme qui en avait comprit le réel sens ? Il ne pu lui poser la question, et doutait de toute façon de l'intérêt d'une quelconque réponse. Zo était arrivé dans ses derniers instants.


« Merci à vous. »
lui répondra Natsuki bien des semaines plus tard, en réalisant l'étape qu'il avait franchit à travers ce contact.

Le corps lourd, il trouva finalement la force de se relever après un moment. La poitrine de Zo s'était arrêtée de se soulever depuis longtemps, et les rues semblaient plus calmes. Que s'était-il passé ? Moins d'un quart d'heure s'était écoulé depuis l’effondrement du Palais. C'était un peu court pour mater une rébellion, mais d'un autre côté, c'était à peu près le temps nécessaire pour une attaque éclair de porter ses fruits. Il était seul, au milieu du chaos, sans savoir ce qu'il se passait autour de lui. Qui l'avait emporté ? Etait-il en danger ? Il fallait qu'il rejoigne l'hôpital, Nozomi se trouvait là-bas. C'était une cible de choix, mais si les attaques avaient cessé, c'était le meilleur endroit où aller peu importe l'issu qu'il y ai eu : l’écho des combats s'étant tut, il ne devait y avoir là-bas plus de combattants, uniquement des blessés.

Toutefois, avant de partir, il lui restait une dernière œuvre à accomplir : le corps de Zo ne pouvait pas rester ici. Il arracha un morceau de sa chemise d'hôpital, et le plaça sur l'abdomen du Furyou. De la paume, il fit pression dessus, et un sceau commença à s'y dessiner, débordant largement des contours du tissu pour se répandre sur le cadavre. Une nouvelle pression, et Zo disparut entièrement, scellé dans un sceau d'isolement qu'il récupéra. Il ne doutait pas un seul instant que Miko appréciera le cadeau : il le lui fourrera dans la bouche quand elle commencera sa liste interminable de reproches.

Ses yeux se portèrent ensuite vers les décombres du palais, où quelque chose attira son attention. Péniblement, il avança au milieu des gravats, manqua de se prendre les pieds dans un vieux morceau de toile coincé entre deux blocs – une tente ? - et atteignit finalement les ruines. C'est là qu'il trouva à demi enseveli le corps du Kumojin présent avec lui au sommet. Et juste à côté, une roue de fauteuil amochée supportant étonnement bien le poids des décombres qu'elle retenait. Le jeune homme avait vraiment eu de la chance : c'est elle qui lui avait sauvé la vie. Suna était devenu un enfer, et plus personne n'avait d'uniforme, ni de couleur : Natsuki entreprit de dégager le jeune homme avec précaution. Il respirait encore, et n'avait pas l'air en trop mauvais état, mais le coup qu'il avait reçu à la nuque avait peut-être un tout autre avis sur la question. Il se garda donc de le bouger dans un premier temps, et s'intéressa à son environnement proche. Le palais avait été construit à l'ancienne, et de nombreuses barres en métal à demi rouillées dépassaient des gros blocs ayant jadis formés des murs. Inutile de chercher plus loin, le Nara tatoué avait trouvé tout ce qu'il lui fallait. En prélevant des tiges et découpant une partie du pantalon du Kumojin, il lui bricola une pseudo minerve pour immobiliser sa nuque dans l'axe du corps. Cela devrait faire l'affaire le temps du transport jusqu'à une zone de soin.


« Hey, vous m'entendez ? Si vous dites à qui que ce soit que je vous ai sauvé, je vous retrouverai et je finirai le travail à la machette dans votre sommeil, comprit ? »


Le racisme avait beau s'effacer devant la solidarité des hommes s'unissant devant une épreuve commune, c'était bien plus que le corps d'un Furyou à offrir dont Natsuki aura besoin si Miko apprenait cette histoire...

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1. Le Secret

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