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 3. La Rencontre

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Message(#) Sujet: 3. La Rencontre Dim 10 Jan 2016 - 21:28


Contexte du groupe
L’attaque sur la capitale de l’Empire, commandée par Seki Zennosuke, ne pouvait pas rester sans conséquence. Sans être formels, les membres de l’Empire avaient pu tenir de leurs gardes présents cette triste nuit que le principal responsable avait porté une tenue de Kumo. En l’absence des autres cadres, et étant surtout la personne la plus qualifiée – surtout avec la mort de Tôhatsu Kyu – c’était à Samui Yuki d’organiser une rencontre diplomatique avec Kumo.

A Kumo, en l’absence du Raïkage, de son Bras gauche Monjara Shinji et plus récemment du départ du Bras droit Bakushô Aomine pour Suna, c’était Hashiru qui était le plus qualifié pour traiter cette rencontre. Afin de s’assurer d’avoir un responsable réellement proche de Kaminari no Kuni, Kamikaze l’accompagna.

Evidemment loin d’imaginer ce qui allait se passer à Suna durant leur rencontre, chacune des délégations partit deux jours avant. Comme toute rencontre diplomatique digne de ce nom, elle fut établie non loin d’un pont réputé du nord de Ta no Kuni. Petit et sans réelle importance démographique, ce lieu était facile à reconnaître et ne risquait pas d’être peuplé.

Trois Shûkaijins sous l’autorité de Samui Yuki face à un duo commandé par Hashiru, qui retrouvai des terres familières, pour une rencontre diplomatique qui pouvait rapidement tourner à l’incident…

Règles générales
    Ø Respectez l'ordre de post, et privilégiez ce RP pour ne pas le faire traîner.
    Ø Résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible) à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide. N'hésitez pas à exporter le code de vos techniques via votre Fiche Technique dynamique.
    Ø Le premier tour est un tour d’introduction. L’utilisation de techniques n’est pas autorisée dès votre premier post.
    Ø Vous avez 36h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, vous aurez une seule et unique fois un joker de 12h supplémentaires (le Staff ne passera pas poster). Si vous n'avez toujours pas posté, vous serez exclu du groupe.
    Ø Chaque personnage a droit à un seul délai de 24h s'il poste dans le bureau de SNH (www).
    Ø N'hésitez pas à utiliser le Guide de Combat et l'Indicateur de Chakra pour vous aider en cas de combat.
    Ø En cas de soucis, vous pouvez faire une demande d’arbitrage.

Indications particulières
    Ø Les évènements se déroulent au lendemain du premier tour de la troisième épreuve de l'Examen Chûnin, alors que le premier combat du jour allait commencer, à 14h.
    Ø Contrairement à ce qui a pu être cru, pour l'instant le Shûkai ne sait pas encore que c'est Seki Zennosuke qui est derrière ce dernier, juste un Kumojin.

Ordre des participants

Samui Yuki
Hashiru
Mamoru Setsuko
Taisa Fuka

Kamikaze
???
, qui pourrait ne pas arriver durant le premier tour

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Dim 10 Jan 2016 - 22:34

La tristesse toujours visible avec ce qui s'était passé et le visage marqué par la fatigue, j'avais agi d'instinct pour la sauvegarde de la paix ou peut être pour la déclaration d'une guerre. Sans attendre de réponse de mes pairs qui étaient restés muet à mes demandes durant de longues heures, j'avais dû trancher pour une décision qui me semblait un bon compromis dans tout ce merdier.

J'avais organisé cette expédition, autrement dit ce rendez-vous avec Kumo.

Le message était parti par notre coursier le plus rapide. Une demande de rencontre diplomatique en un point neutre entre nos deux pays. C'est un pont sur la rivière Hanock qui avait été choisi par mon pair Kumojin, un endroit qui en soit me convenait bien, j'avais accepté et j'avais passé les maigres troupes à ma disposition en revue afin de choisir deux accompagnants. L'idée d'abandonner Shozaïshi en ces temps tragiques étaient pour moi inconcevable, mais j'avais des obligations auxquelles je ne pouvais déroger et je ne pouvais laisser la capitale sans défense. Je confiais le commandement à l'un des capitaines de ma garde personnelle.

Le lendemain matin trois chevaux étaient scellés et prêts à nous permettre de prendre la route malgré la courte nuit que nous avions passés. J'avais dormi moins d'une heure et c'est les paupières lourdes que j'étais montée en selle dans une tenue qui évoquait tout sauf la diplomatie. Pas de jolie robe ou de beaux froufrous pour une fois, justes une tenue de combat et un visage encore salle des évènements de la veille.

Je regardais mes deux coéquipiers et après nous être entendu, nous avons pris la route vers notre point de rendez-vous au galop.
Il nous fallut un peu plus de deux jours pour atteindre la frontière du pays de Ta et encore quelques heures avant de rallier le point de rendez vous.

Nous étions vraisemblablement les premiers sur place. La distance ralliant Kumo à ce point de rendez-vous étant beaucoup plus importante, nous n'avions plus qu'a patienter. Je restais en selle durant tout ce temps jusqu'à ce que l'un de mes compagnons de voyage me signalent l'arriver de la cohorte de Kumojin. J'attendais qu'il nous fasse face et je descendais finalement de ma monture avant de m'adresser à mes deux coéquipiers dans un murmure :


"Restez ici et soyez sur vos gardes ! N'intervenez en aucune façon ! Si la situation dégénère, je veux que vous rentriez en nos terres le plus rapidement possible pour prévenir d'une guerre imminente avec Kumo le capitaine à qui j'ai confié les rênes du Shukaï !"


Je frissonnais, mais je remettais à Setsuko les liens qui retenaient ma jument. Je n'avais pas peur, mais je restais néanmoins sur mes gardes alors que je m'avançais droite et fière vers le centre du pont, attendant n'y plus n'y moins mon homologue Kumojin. Je choisissais alors de me présenter la première :


"Bonjour, je suis Samui Yuki, Seigneur de guerre de Yuki no Kuni et actuellement en garde de la sécurité du Shukaï durant l'absence de l'empereur ! Je vous remercie d'avoir accepté ma proposition de rencontre devant l'urgence de la situation que cela représente ! Si vous le voulez bien, nous allons directement passer au point donné !"


Je tournais la tête discrètement vers mes coéquipiers et je faisais un geste d'apaisement à leur encontre avant de reprendre tout aussi calmement avec le dignitaire de Kumo :


"Rentrons directement dans le vif du sujet si vous le voulez bien !"


Je soufflais un coup avant de lâcher LA bombe :


"Notre capitale à subit il y a trois jours maintenant une attaque dévastatrice par un homme dont nous ignorons l'identité ! Hors, nos soldats ont pu identifier avec certitude qu'il s'agit d'un combattant Kumojin puisqu'il portait vos uniformes !"

Je regardais le dignitaire dans les yeux, essayant désormais de percevoir tout mensonge ou changement de comportement qui pourrait m'alerter.


"Cette rencontre à un but simple, loin de moi, l'idée de vous attaquer, car nous sommes ici sur un point neutre ou la diplomatie est de mise. Je vais donc poser simplement ma question : Kumo revendique-t-il oui ou non cet attentat ?"


N'y allons pas par quatre-chemins !

hrp:
 
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Lun 11 Jan 2016 - 2:08


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Quiconque par de bonnes actions couvre le mal fait, celui-là illumine le monde comme la lune hors des nuages.
Verset 13, paragraphe 173.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

A peine revenue d’entre les morts pour refaire partit pleinement de la vie de Kumo. Alors que l’examen chuunin au sein de Suna allait avoir lieu sous peut, Kumo reçu une missive extrêmement troublante venant tout droit du Shukai. Message de Samui Yuki voulant s’entretenir avec Kumo dans un cadre qui se voulait être diplomatique, sur un pont, approximativement entre les deux pays. Cependant, le moine de Kumo n’était pas un émissaire lambda pour le coup, car il connaissait très bien le nouvellement Empire et surtout ses dirigeants. Ayant vécu et travaillé la moitié de sa vie à Tsuchi no Kuni, il savait très bien à quoi s’attendre.

Ayant reçu la mission par délégation et préférence au vu des hauts gradés restant au village, il fut décidé qu’il soit accompagné par le Kamikaze de Kumo. Un homme bien que pas renfermé sur lui-même, reste un personnage bien particulier, disparaissant et étant l’homme le plus apte encore présent au village pour assurer un tel voyage. L’âge, l’expérience et l’endurance respective des deux hommes Kumojins fit qu’ils n’optèrent pas pour le moyen de voyage classique, à cheval. Tous deux maitres de leur corps, ils parcoururent l’immense distance à la course et profitant des nuits de sommeil pour récupérer le minimum. Ce ne fut que le dernier tronçon qui se fit à un rythme moins soutenue afin d’économiser au mieux leurs forces. Le duo arriva moins de deux heures après le premier groupe, à la marche. Les affaires personnelles des deux Kumojins ne se trouvaient pas avec eux apparemment, chaque groupe se plaçait pourtant par respect d’un protocole ancestrale diplomatique, de chaque côté du pont, dont le gouffre ne devait pas dépasser les trente mètres de largeur, mais la profondeur laissé à désirer car le fond n’était pas visible en surface. Le moine s’avança, les bras inhabituellement détendus le long de son corps. D’un pas léger comme l’air, la distance fut parcourut rapidement et légèrement. Une distance de quelques mètres fut quand même respectée entre les deux interlocuteurs et chaque accompagnant était resté à l’entrée du pont.


    « Enchanté, je me nomme Hashiru, je fus habitant de Tsuchi no Kuni durant plus de dix années. Ce qui c’est passé m’attriste donc particulièrement. Certaines personnes blessés ou décédés lors de cet acte odieux étaient surement des personnes que j’ai dû conseiller, soigner ou même simplement partagé un thé. Vous avez toute ma compassion. »


Le ton du moine était réellement dans la compassion. Ses yeux à moitié clos, regardant attentivement la jeune fille à peine plus âgé que le serait sa feu enfant et ayant vécu tellement de choses en étant si jeune. Le monde montre sa cruauté aux personnes parfois les plus fragiles ou n’ayant pas les moyens de s’en défendre. Chaque mot, chaque pas que le moine a fait en direction des envoyés du Shukai apaisé petit à petit leur fatigue et leur cœur. Ne pouvant pas éteindre le feu en chacun, mais pouvant au moins apaiser les flammes de leur cœur. La fatigue s’échappant de chacun d’entre eux comme aspiré par les paroles du moine.

    « Ne dit-on pas que l’habit ne fait pas le moine ? Cela s’applique particulièrement dans cette situation. Pour preuve, j’ai amené avec moi des copies du registre des départs ce jour-là. C’est un registre qui est tenu à jour afin d’éviter des ninjas d’aller et venir sans autorisations dans le village. Aucun départ n’est indiqué dans les alentours du jour précisé dans votre lettre, tout du moins, pas plus d’une journée. La raison première reste l’arrivée du récent Raikage ainsi que l’examen se passant à Suna qui mobilise certaines troupes de chaque village. Pour répondre à votre question, sachez que ce n’est nullement dans l’intérêt de Kumo de s’attaquer au Shukai. Un tel acte engendrerait que la guerre et donc des morts par centaines au sein de chaque camp. »


Il était temps de finaliser les propos prouvant l’innocence de Kumo dans cette affaire. Hashiru ne sourcillait pas mais sa peine pour le Shukai était réellement perceptible. Une légère pause, le temps de passer les documents qui étaient bien évidemment dans une sacoche placée dans le dos du moine. Les dossiers furent posés telle une offrande aux pieds d’une statue entre lui et la demoiselle.

    « Sachez donc, que non, Kumo n’aurait jamais orchestré une telle chose. Vu l’ampleur de l’attaque et le fait qu’aucun haut gradé de Kumo ne soit allez aux alentours du pays de la terre ces derniers jours prouve l’innocence de Kumo. A vous libre de donner votre avis. Néanmoins, sachez qu’à part pour créer une guerre ouverte, ce qui n’est pas notre cas, il n’y aurait aucune raison de s’aventurer dans un autre pays y faire un attentat avec sa tenue officielle. Cela paraîtrait d’un point de vue purement objectif que l’attentat provienne d’un commanditaire extérieur voulant qu’une guerre éclate entre nos deux pays. Si vous rentriez en guerre, déjà lourdement touché, cela n’affaiblirait que plus encore vos contrées, plutôt que de les renforcer et les réparer. Kumo n’est pas votre ennemi, trouvez qui pourrait bien vous en vouloir au point de mettre au point un stratagème aussi diabolique, nous ferons de notre côté des recherches également et vous communiquerons les moindres informations. »


Il ne restait plus qu’un dernier point à aborder, ce que pouvait apporter Kumo auprès du Shukai comme preuve de sa bonne volonté et de la sincérité de leur acte.

    « Pour prouver notre bonne foie et notre soutient envers le Shukai, il a été décidé dans l’urgence de fournir à l’Empire des pays neutres deux charrettes de médicaments ainsi que des hommes et des femmes volontaires prêt à venir en aide à votre pays en deuil. Ils arriveront à quelques kilomètres d’ici par un chemin praticable par des charrettes d’ici demain. Ils seront escortés par des Shinobis de Kumo afin d’assurer leur voyage et ces derniers ont la consigne de vous aider. Parmi ces personnes, il y a des ninjas médecins, des charpentiers, des cuisiniers et des bénévoles. Il y aura également un responsable diplomatique de Kumo, actuellement en déplacement pour l’examen de Chuunin, qui viendra expressément s’assurer de l’aide apporté par Kumo directement après l’examen. »


Cela était bien finit pour la prise de parole du moine. Il ne pouvait pas attendre qu'il y ait d'autres questions et d'autres réponses inutiles. Le temps était une denrée rare en ces temps agités. La bonne foie du moine, sa présence apaisant l'âme et ses paroles qui placent un baume autour du cœur de la personne qui l'écoute. Cela ne sembla aucunement long, tellement les paroles étaient fluides et que la voie du moine était sereine.


Spoiler:
 



Merci Ema pour le Kit !
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mar 12 Jan 2016 - 3:37


Il y a deux jours je n'aurais pas imaginé me retrouver dans cette situation. Je me demande encore pourquoi j'ai été désignée pour cette mission diplomatique alors que je suis aveugle Malgré toute ma bonne volonté j'ai été un fardeau pour mes compagnons durant le trajet jusqu'à ce pont. Et puis je ne suis guère douée pour communiquer avec mes semblables. D'autres candidats auraient sûrement été plus à même de satisfaire aux exigences de Samui Yuki. Mais c'est malgré tout sur moi que son choix s'est porté. Alors j'ai suivi en silence. Ou presque...
*L'un d'eux est sûrement un moine. Il a les cheveux rasés et les vêtements qui correspondent à ces imbéciles heureux!*
*Et l'autre?*
*Difficile à dire. Peut-être son conseiller ou quelque chose dans ce genre-là...*

Je me représente les deux personnages avec les maigres informations dont je dispose. Le premier à la voix apaisante et je l'imagine plutôt chaleureux. Et s'il est réellement un moine alors je ne suis guère étonnée du dédain du démon. Il ne les porte évidemment pas en très haute estime. De mon côté je me contente de les ignorer. Les Mamoru et la plupart des religieux ne s'entendent pas très bien. Disons que leurs domaines respectifs ne sont guère compatibles même s'ils ne sont pourtant pas totalement opposés.

Le second, lui, reste un mystère. Je me fie beaucoup à la voie des gens pour m'en faire une idée. Elle n'est pas un indicateur fiable, c'est vrai. Mais l'apparence peut également tromper ceux qui voient. Dès lors je ne crois pas que la Foudre soit derrière l'attaque sur le Shozaichi. Ce serait... stupide de leur part d'envoyer un homme portant leur signature. Mais peut-être que c'est exactement ce qu'ils tentent de nous faire croire. Ce serait même plutôt malin de leur part.
*Impossible de discerner la vérité du mensonge...*
*Cette rencontre ne rime à rien!*
*Si les kumojins sont responsables de l'attaque il aura été facile pour eux de modifier le registre. Il ne constitue pas une preuve en soi.*
*Tout comme l'uniforme porté par l'assaillant n'en est pas une.*
*Et si la Foudre n'est pas derrière tout ça, nous avons le même problème: pas le moindre élément comme preuve de leur bonne foi.*
*Exactement! Le Shûkai n'a rien de crédible à leur reprocher mais Kumo ne peut pas non plus prouver que ses shinobis sont innocents...*

En d'autres termes, nous sommes dans une impasse. Cette rencontre aura le sens que Samui Yuki voudra bien lui donner. Reviendra-t'elle au Shozaichi avec la conviction de la responsabilité de Kumo? Dans ce cas la guerre ne tardera sans doute pas. L'empereur n'est pas du genre à tolérer ce style de... provocations. Mais si la Gouverneur du Pays de la Neige plaide pour l'innocence de la Foudre alors cette dernière pourrait bien échapper à une punition justifiée. Tout repose sur les épaules de notre supérieur hiérarchique...

La main toujours levée dans le vide, en réalité glissée dans la sienne, je laisse vagabonder mon regard absent sans réel but précis. Je ne me soucis pas une seule seconde de l'image que je donne aux personnes proches. Je vais me contenter d'écouter puisque c'est ce qui me semble être le plus sage. Mais en gardant bien à l'esprit que cette rencontre n'est rien de plus qu'une mascarade...
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mar 12 Jan 2016 - 23:53

Le travail n’avait pas cessé d’affluer. Et plusieurs tâches diverses avaient attendues le Sabreur. Entre l’aide aux transports de blessés, pour déblayer des débris ou escorter un convoi : les Shukajins n’avaient pas chaumés. Et ça n’allait pas s’apaiser pour autant.

Alors qu’il venait de terminer une besogne aux murs, il retournait au centre de contrôle des opérations où on l’informa qu’il allait devoir remplir une mission toute particulière. Levant un sourcil interrogateur, on lui confia alors l’objet de sa nouvelle tâche qui serait d’accompagner Samui Yuki à une rencontre diplomatique avec des envoyés des Nuages.

Acceptant en tant que bon soldat, l’homme militaire ne put s’empêcher de se demander néanmoins pourquoi ils en étaient arrivés là. La reconstruction de la Capitale primait. D’autant plus que les Genins envoyés à Suna reviendraient à un moment avec leurs accompagnateurs. De nouveaux arrivants qui demanderont à être hébergés également et ce qui entraînerait de nouveaux problèmes. Il serait trois sur cette mission à ce qu’on lui avait dit. L’absence de trois shinobis ne devrait pas ralentir les travaux certes mais il ne fallait pas non plus commencer à disperser ainsi les troupes. C’est ce qui avait mené à tout ce grabuge. Mais la fibre militaire du Taisa le poussa à simplement se rendre où on lui demanda et à suivre la chef d’expédition.

Le voyage se fit dans le silence pour sa part, ses pensées étaient tournées vers l’avenir. Vers celui du Shozaichi naturellement, mais également vers le sien. Une telle tragédie avait remué en lui certains sentiments qu’il n’était pas parvenu à identifier tout de suite. Certains s’étaient distingués dans la masse. Il avait pu les reconnaître et les comprendre. Ce qui expliquait son mutisme. Samehada elle-même avait décidé de laisser son porteur à ses réflexions. D’un côté, elle voyait ce qu’il profilait et écoutait attentivement ses pensées personnelles. Le bretteur avait déjà parcouru du chemin avec elle, et il avait changé depuis leur première rencontre.

Mais il n’allait pas pouvoir continuer son introspection bien longtemps. Ils étaient finalement arrivés à destination. Et lorsque les Kumojins se présentèrent, les ordres de leur supérieur se mirent à fuser. Ecoutant sans vraiment y faire attention, le jeune homme se souvenait de sa précédente rencontre avec la femme qui se montrait toujours aussi autoritaire. Et sur ses directives, les deux Shukajins durent rester à leur place. Une rencontre au sommet idéale pour les deux jeunes pousses. Fuka ne connaissait pas la demoiselle avec qui il se retrouvait à compter les pâquerettes. Et l’heure n’était pas au blabla. Ne serait-ce que pour l’image que cela renverrait. Alors que des instances des deux nations discutaient, en arrière-plan les subalternes faisant la discussion sur leur passé ou leur rêve. Le Taisa préférait renvoyer l’image d’un Shûkai fier et toujours debout.

La situation n’était sûrement pas propice à ce genre de comportement. Mais il n’en faisait pas trop. Il restait neutre, le regard porté vers ce pont où se tenait Yuki et les Kumojins. Il y avait fort à parier qu’ils soient de même niveau qu’avec la Samui. Si la rencontre partait en affrontement. Difficile de dire qui pouvait l’emporter au vu de la puissance modeste de Fuka. Et il ne savait pas non plus ce que valait sa coéquipière. Les premiers échanges commencèrent. La cordialité et mondanités en tout genre étaient de rigueur. Ce qui amena à une sorte de consensus. En gros, un Shûkai demandant si Kumo commanditait cette attaque et un Kumo qui répondait par la négative. Si c’était là tout ce qui résultait de ce rendez-vous, une lettre aurait suffi. A moins que les envoyés des Nuages ne cachent autre chose. L’idée ne plaisait pas trop au Taisa qui prévoyait déjà de s’emparer de Samehada bien accrochée dans son dos. Cette dernière esquissa un sourire derrière ses bandages à l’idée d’un affrontement.

Mais pourtant, le calme régnait sur cette scène où les protagonistes semblaient figer.

Spoiler:
 


Dernière édition par Taisa Fuka le Jeu 14 Jan 2016 - 20:32, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 14 Jan 2016 - 10:19

Le Kamikaze avait été rappelé de Daitoshi exprès pour prendre part à une mission diplomatique. Une sombre affaire concernant le Shukai sur laquelle, il ne comprenait pas encore tout à fait pourquoi, pesait quelques soupçons sur Kumo. Sinon comment justifier que le moine Hashiru, Chef de la délégation, soit appelé, à cause de ses qualités de diplomate, à cette réunion devant la représentante annoncée du Shukai ? Une certaine Samui Yuki. Après quelques recherches, Yoite tomba sur l’information selon laquelle elle est le Gouverneur de la province impériale du pays de la Glace. Ses recherches, avant départ pour le point de rendez-vous, ne lui permirent pas d’avoir quantité d’information cependant quant à au bien-fondé des doutes pesants sur Kumo. Pour cela, il fallut qu’Hashiru en personne les lui dévoile. Du moins, pour le peu que lui-même en savait. Quoi qu’il en soit, le Shukai avait été attaqué. Une frappe en plein cœur de la capitale… Le décor était planté.

À la suite du voyage de Kumo à Ta no Kuni, le duo parvint au lieu de rendez-vous. Dans le nord du pays des célèbres moines de Maskine. Là où vivait un personnage intriguant dont le Kamikaze avait entendu parler ci et là : le Patriarche. Ce voyage cependant n’était point une promenade. Bien au contraire. De la bonne tenue des uns et des autres, de ce qui se dirait ici, pourrait surgir potentiellement une guerre entre deux pays diminués quoique l’Empire, de par ses nombreuses possessions dispose d’un plus grand potentiel de combattants à lever. L’avantage des conquêtes me direz-vous.

La Chef de la délégation Shukaijine était venue, accompagnée de deux gardes. Yoite, tout en gravant dans sa mémoire l’image de chacun des protagonistes, jaugea leur niveau et leur équipement. L’un des trois portait avec lui une bien curieuse arme, presque similaire à une massue à bouts tranchants. Les deux autres, n’avaient presque rien de spécifique hormis peut-être la mise, l’apparat et l’image qu’ils pouvaient renvoyer. À côté de la Cheftaine de délégation, disposant d’une certaine prestance et d’une beauté presque envoûtante, se tenait une sorte de petite fille crasseuse à l’odeur presque pestilentielle. Aucun commentaire. Une brise légère souffla dans la zone.

La Samui commença alors à expliquer les tenants et les aboutissants de cette affaire. Le Shukai a été attaqué. La chose est sue. L’assaillant, non identifié, est pourtant rattaché au village parce que portant l’uniforme de Kumo. Yoite resta impassible. La convocation de la partie kumojine vient de prendre tout son sens. Cependant les soupçons pesant sur le village des nuages demeurent sans fondements réels. Sauf bien sûr, si l’on met en lien les événements déroulés à Mizu et les affrontements entre les deux pays et cette récente attaque en plein cœur du Shukai.

C’est alors que le moine Hashiru intervint. Le Kamikaze put observer toute la classe et la grandeur d’âme de l’homme. Celui-ci semblait disposer d’une aptitude à apaiser les gens par les mots. Ses mots furent justes. Et aux menaces voilées de la Samui, il répondit par une parfaite compassion et une ouverture à l’autre. Excellent ! Et même surprenant, comme ce moment où il proposait l’aide kumojin sur cette affaire. Voilà une excellente opportunité de dépasser les conflits créés du temps du Godaime Raikage. Le Rokudaime lui, visiblement, voit le monde de toute autre manière. Gageons que Seki Zennosuke se serait probablement étranglé à l’idée de voir Kumo proposer de l’aide à l’Empire. La vie est espiègle et elle aime faire des pieds de nez aux uns et aux autres.

Yoite se rapprocha du moine et lui parla à voix basse. Nul autre ne pouvait l’entendre :

_ Hashiru San, peut-être pourrions-nous également leur proposer notre appui pour mener à bien l’enquête sur les lieux de l’attentat ? S’il s’agit véritablement d’éléments appartenant à Kumo, qui de mieux indiqué que nos hommes pour le certifier ?

Le Kamikaze s’inclina à l’intention du moine et attendit. Au moine de décider de la pertinence ou non de sa proposition. L’attitude du Jonin était loin d’être agressive. Et même lorsqu’il parla au moine, il le fit sans mettre mal à l’aise par sa seule posture ou par sa manière d’agir, la partie shukaijine. Après tout, un subalterne, même dans cette situation a le droit de se référer à son supérieur. Espérons que la partie shukaijine ne trouve guère prétexte, par ce moyen, à polémiquer.
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 14 Jan 2016 - 18:04

Durant tout mon échange avec le moine, je reste concentrée et engagée dans la conversation. Je suis attentive à la moindre de ses paroles et le moindre de ses gestes. J'écoute, j'entends, je me fais violence pour réfléchir à tout cela. La Fatigue est bel et bien présente depuis deux jours et j'ai du mal à passer outre aussi bien que l'ensemble de mes compagnons.

Pourtant, lorsque le moine se dit attrister par la nouvelle qu'il a apprise, je ne peux retenir un petit rictus nerveux qui fait se froncer mes sourcils, affichant une ride de haine durant moins d'une demi-seconde avant de redevenir à la normale :


"Je vous remercie pour votre complaisance et votre compassion, hors vous l'aurez comprit, je suis ici pour chercher des réponses à mes questions !"


Je coupe court au discours pour passer directement dans le vif du sujet. L'attaque et celui qui l'a mené. Mais bien au-delà que l'homme qui a fait cela, c'est le commanditaire de cet attentat que je souhaite traquer de toute mon âme et de toute ma volonté. Il va me falloir me montrer prudente avec cet homme, car bien que je sente l'aura du moine se dégager de lui et me pousser à la confiance, je ne pouvais que retenir ce qui avait fait de moi ce que j'étais aujourd'hui. Les prisons de Kumo devaient encore raisonner de mes cris de douleur comme elle le ferait toujours. Un soubresaut me traversa et je retrouvais figure impassible alors que les paroles du moine m'appelaient à la réflexion. Oui, j'étais d'accord avec lui, c'est pour cela que j'avais fait demander cet entretien d'urgence avec Kumo et que j'avais moi-même tenu à présenter cet entretien. L'homme que j'avais affronté, l'homme qui s'était tué devant moi, je le connaissais sans parvenir à mettre un visage, n'y même un nom sur sa personne. Je baissais les yeux et je me concentrais pour arriver à faire le point dans toutes les informations que j'avais :


"Vos paroles sont sages monseigneur Hashiru, cependant, si j'ai demandé à rencontré un dignitaire de Kumo, c'est que mes soupçons, ne sont pas sans fondement. Je connais la haine de Kumo envers l'empire de pays neutre ! Vous m'apportez un registre comme preuve de votre bonne foi, hors, les registres sont facilement falsifiables, bien que je vous remercie de cette intention qui je l'espère est un acte de paix et non de traîtrise. Hors vos paroles sont logiques."


Je m'avançais après qu'il eut reculé pour saisir le précieux document, que je pressais contre ma poitrine avant de revenir à ma position initiale.


"Je sais que je ne trouverais rien de probant là-dedans ou qui vous mette à défaut car vous avez du prendre soin de le vérifier, hors si vous me le permettez, j'aimerai consulter mes compagnons pour avoir leur avis sur cela."


J'attendais son accord, mais également ses dernières paroles proposant ainsi une aide humanitaire de la part de Kumo. Un acte noble de la part de ce pays. Un acte qui si il était vrai les innocentés complètement ou alors était la preuve d'une fourberie sans nom. Mes yeux cristallins se posèrent sur le visage du religieux cherchant quelques choses à travers ce dernier.


"Merci pour votre offre d'assistance. Je retiens cette dernière, hors, je vais aussi en discuter avec mes compagnons, car il ne serait pas prudent autant pour nous que pour vos hommes de laisser des personnes pénétrer dans notre territoire s'ils risquent le moindre danger... Comme vous l'avez si bien souligné, nous ne souhaitons pas de guerre ouverte qui ferait d'autant plus de victimes innocentes que ceux qui a déjà été le cas."


Je le saluais poliment et après avoir eut son accord, je m'en retournais vers mes compatriotes pour discuter avec eux à voix basse de façon à ne pas être entendu par les Kumojins. Mon premier acte fut de remettre le précieux registre à Fuka en le regardant d'un air entendu :


"Je te laisse le soin de garder ce document ! Cela pourra nous être intéressant ... Ensuite, que pensez-vous de leurs propositions ? Ils n'ont pas envoyé n'importe qui ... Un moine est une personne influente dans une société comme Kumo, de plus, il peut nous induire en erreur, nous pousser à penser calmement pour nous prendre au vice !"


Je parlais rapidement et à voix très basse de façon à ceux que seul un murmure passe au travers de mes lèvres alors que je ne quittais pas les deux représentants de Kumo des yeux. Juste au cas où :


"S'ils disent la vérité ... Nous avons tout intérêt à collaborer ! Il pourrait être de précieux alliés et d'une aide utile ... Hors, cela impliquerait que Kumo est des divergences dans ses rangs ... Ou alors, un ennemi caché qui souhaite voir une guerre imploser avec l'alliance pour l'affaiblir ?"


J'avais soulevé une interrogation pour le moins intéressante. Mes yeux se posèrent finalement sur mes deux compagnons. J'attendais leur avis, leurs réponses et aussi, leurs propositions.

hrp:
 
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 14 Jan 2016 - 19:55


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Ce n'est pas en se rasant la tête qu'un homme indocile qui profère des mensonges devient un ascète. Comment serait un ascète, lui qui est plein de désir et de convoitise ?
Verset 19, paragraphe 264.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le moine observait la jeune fille réfléchir à chacune des paroles du vieux moine. Cette jeune enfant avait vécue bien trop de choses affreuses dans sa vie pour donner sa confiance ou croire quelqu’un, peut importe qui il est. Car oui, Hashiru connaissait la plupart des membres du village, ayant lu et relu chacun des dossiers de ces ninjas mais il connaissait également la plupart des personnes ayant rencontrés la route de Kumo à un moment ou un autre, pour que dans des moments comme celui-ci, il puisse parler à des personnes dont il connait le nom et le passé. Même si pour le coup, ayant été à Tsuchi no Kuni il y a encore peut de temps, il savait très bien qui était cette jeune fille au sein de l’empire.

    « Sachez, mademoiselle, que le mensonge pour un moine de Maskine est quelque chose de proscrit. Bien entendu, vous vous diriez que comme je suis habitant de Kumo, je pourrais très bien vous mentir en ce moment-même, mais cela n’entre en aucun cas dans mes intérêts. Je suis de ceux qui ont combattus aux côtés du Shodaime Raikage avant l’apparition de Kumo et qui ont fait partit des pierres fondatrices de ce village. Chaque habitant de ce village et chaque habitant de Kaminari sont aussi précieux pour moi que ma propre vie. Croyez-vous vraiment que je souhaiterais que l’un d’entre eux risque quoi que ce soit ? La base d’une conversation diplomatique est placée sur l’honnêteté. Je conçois qu’avec ce que vous avez pu vivre par le passé, qu’il est difficile de me croire, d’autant plus quand je suis là au nom de Kumo, mais sachez que je suis d'abord un habitant du monde avant d'être un Kumojin. Chaque être vivant sur cette terre est précieuse pour moi. Si j'étais au courant de quoi que ce soit sur cette attaque, bon à vous de me croire ou non, mais je vous le dirais. Si cet acte est solitaire, j'espère que vous trouverez le coupable, mais s'il a été commandité, comptez sur moi pour aider l'Empire des pays neutres à trouver puis punir ces personnes. »


Le regard toujours posé sur la personne en face du moine, ce dernier se souvient de certains évènements du passé. Que ce soit sa descendance ou plus proche, ce qu’il a pu vivre à Tsuchi no Kuni. Une phrase fut dite pour couper un peut les discussions tournant autour de la diplomatie, quelque chose de plus personnel, comme pour détendre l’atmosphère.

    « Votre cheville vous fait-elle toujours souffrir d’ailleurs ? Cela doit bien faire… treize années de cela, déjà. Il doit être dur pour vous de vous souvenir de moi. »


Le moine se doutait bien qu’elle ne l’avait pas reconnu sur le coup. Ce fameux jour, la jeune fille était alors âgée de cinq ans. Elle c’était blessée à la cheville, les connaissances du moine ne suffirent pas, pour l’occasion, en voyage à Yuki no Kuni. Le moine, au fond de lui, s’en voulait terriblement de savoir que cette jeune fille de ce fameux jour était devenu une jeune femme avec un passé remplit de souffrance. Si seulement il était resté à ses côtés pour la protéger. Ce dernier stoppa net cette pensée. S’il pouvait sauver n’importe qui, cela se saurait. En commençant par sa propre famille. La Samui interpela le moine pour l’informer qu’elle souhaitait en discuter avec ses accompagnants. Sage décision que de faire cela.

    « Bien sûr, faites ce qu’il vous semblera bon de faire. »


Au moment même où Samui Yuki sortit du pont, ce fut l’accompagnant du moine, le Jonin du vent qui s’approcha pour l’informer de quelque chose qui semblait également intéressant. Mais le moine, ayant l’esprit apaisé et les pieds sur terre réfléchit à sa proposition et répliqua sans prendre plus de temps, en chuchotant mais en gardant tout de même la tête en direction du groupe Shukaijin.

    « Déjà qu’il semble difficile d’apporter un soutient humain pour réparer les dégâts causés à leur palais ainsi qu’un soutient médical, crois-tu réellement qu’ils accepteront des enquêteurs Kumojins sur leur territoire et qu’ils croiront surtout aux résultats fournis par ces derniers ? Leur méfiance est justifiée et c’est pour cela que je ne leur ferais pas une telle proposition. »


Le moine gardant la même position que précédemment, respirant calmement, le regard posé toujours en direction du groupe Shukaijin. Certes, cela ne devait pas être plaisant pour n’importe qui que de rester debout sans rien faire, mais la méditation Zen permet notamment aux moines de rester debout ou assit en tailleur pendant plusieurs heures. Hashiru pour l’occasion se récitait quelques passages du Dhammapada. Le moine attendait patiemment le retour de la jeune femme au point de rendez-vous, situé au milieu de ce pont vertigineux.


Spoiler:
 



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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 14 Jan 2016 - 21:30


Mon impression se confirme: cette rencontre est vouée à l'improductivité. La main toujours levée, glissée dans la sienne, je me contente d'écouter la discussion qui se déroule entre la Samui et les envoyés de Kumo. Je me demande ce que Fuka pense de tout ceci. Je ne le connais pas suffisamment pour pouvoir imaginer les pensées qui l'habitent. Mais la curiosité me pousse tout de même à me questionner sur le sujet. Je tourne légèrement la tête dans sa direction puis reporte mon attention sur le trio au centre du pont. Si nous ne sommes guère avancés, il y a un moins un avantage: la confrontation ne semble pas à l'ordre du jour.
*Tu sembles déçue...*
*Évidemment. Le Shûkai et ses citoyens veulent savoir qui se cache derrière cette attaque. Que ce soit une nation ou un shinobi, ils ont besoin de diriger leur rancœur contre quelque chose.*
*Il faut mettre un visage sur cette agresseur et ceux qui l'ont soutenu, oui.*
*Nous devons trouver un coupable. Rapidement. Quitte à ce qu'il soit innocent.*
*Et ainsi les gens se concentreront davantage sur cet ennemi que sur les failles qui lui ont permis d'entrer au Shozaichi puis d'attaquer avec autant de facilité le Palais et ses alentours.*

Nous sommes sur la même longueur d'onde. Je suis encore jeune mais Il m'a donné une image assez noire de mes semblables. Et d'après ce que j'ai vu depuis mon arrivée à la capitale puis à Taki, Il n'a pas réellement tort. La violence appelle la violence. C'est une évidence qui a marqué l'histoire de l'humanité. Et il y a toute une nation qui cri vengeance pour une attaque injustifiée visant le coeur de la puissance impériale. Nous devons lui donner satisfaction. Tant que le peuple est uni, rien ne pourra faire vaciller l'Empire...

Des bruits de pas légers m'indiquent que Yuki revient vers nous. Elle compte donc bien nous consulter. Je soupire doucement tout en tentant de garder un visage neutre. Elle remet ce qui doit être le registre à Fuka puis baisse la voix avant de récolter nos avis. Selon elle nous avons tout intérêt à collaborer pour peu qu'ils disent la vérité. Ce qui est impossible à définir pour l'instant. D'après ce que j'en sais, la diplomatie n'est pas un art qui ménage une place au hasard. Aussi lorsque la Samui nous laisse l'occasion de nous exprimer, je devance mon camarade:
"Il y a beaucoup trop de facteurs qui pourraient expliquer l'attaque sur le Shûkai. Nous ne pouvons pas incriminer Kumo sur la base des preuves que nous avons. Mais les leurs ne les innocentent pas pour autant. Tant que la lumière n'aura pas été faite sur cette affaire nous devrions éviter de permettre à des étrangers de nous fournir de l'aide ou de pénétrer sur notre territoire." je marque une pause. Est-ce qu'ils entendent? Peu importe dans le fond. "Spécialement lorsque cette aide est aussi dérisoire que celle proposée..."
Mon avis? Si ça ne tenait qu'à moi les frontières auraient été totalement fermées et cette rencontre n'aurait jamais eu lieu. Et ce n'est pas des paroles que nous échangerions sur ce pont mais bien des jutsus. Toujours est-il que c'est la Samui qui a les rennes de la diplomatie en main pour l'instant. Et qu'à ce titre la décision finale lui revient. Il me semblait juste important de lui exposer clairement mon point de vue.
"Dites-moi Seigneur Yuki..." mon regard nacré reste résolument fixé devant lui tandis que je m'adresse à elle. "Qu'attendez-vous réellement de cette rencontre? Kumo n'allait de toute façon pas nous annoncer qu'ils étaient derrière cette attaque. Seuls des lâches agiraient ainsi après avoir porté le premier coup. Et d'après ce que j'en sais, même les shinobis de la Foudre ne tomberaient pas si bas."
Je baisse à mon tour le ton sans même m'en rendre compte. Je répéterais ces mêmes paroles directement aux émissaires de Kumo si j'en avais l'occasion. Je n'ai pas honte d'avoir un avis tranché sur la question. Et ménager la susceptibilité de ces étrangers n'est en aucun cas l'une de mes priorités. Pas après ce qu'il s'est passé.
"L'Empereur rentrera certainement au plus vite de Suna pour prendre les choses en main. Et lorsque ce sera fait, il voudra connaître le résultat de votre enquête. La vraie question, au final, est la suivante: aurez-vous un coupable à lui fournir?"
Comprendra-t'elle ce que j'essaie de lui dire à demi-mots? Face à nous se trouvent deux hommes appartenant à une nation qui a déjà été en conflit avec le Shûkai. La rancune hante encore les cœurs de nos compatriotes. Et elle est tenace. S'il faut vraiment un coupable, la Foudre n'est-elle pas toute désignée? Les preuves, quant à elles, se fabriquent...
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 14 Jan 2016 - 22:56

Malgré sa profonde réflexion sur les évènements, le Taisa n’avait pas perdu une miette de la conversation. Ainsi, lorsque sa supérieure revint à eux, le duo Shukajins restés en retrait jusque-là bénéficiaient des mêmes éléments que cette dernière pour statuer. Même si au final, cette dernière aurait le dernier mot à vrai dire. Les deux subalternes pouvaient tout aussi bien s’abstenir de commentaires. Mais ce n’était pas dans la mentalité du sabreur de rester totalement impassible dans ce genre de situation. Un soldat dans l’âme certes, mais un shinobi avant tout.

La Samui s’en remettait à eux pour leur demander leur opinion sur ce qui s’était passé et dit. La jeune demoiselle aux côtés du Taisa avait enchaîné directement pour donner son avis alors que de son côté, il venait de recevoir le fameux registre innocentant les Nuages de cet attentat. Bien sûr il ne fallait pas être un génie stratégique pour se douter qu’il n’y aurait rien là-dedans. Kumo ne servirait pas un cahier où figure noir sur blanc l’identité du coupable. Encore plus s’ils l’avaient envoyé. Donc cet élément restait une impasse, à la fois pour la délégation de Kumo que pour le trio de l’Empire. Mise à part s’échanger des politesses, cela n’arrangeait rien. Mais le Taisa gardait tout de même ceci sur lui.

Son intérêt se portait maintenant sur les mots de la jeune fille. En apparence tout du moins car son discours éclairé faisait plus penser à celui d’une adulte. Et une adulte bigrement tordue. Yuki ayant suggéré d’accepter leur aide, la demoiselle réfuta cette option sur les arguments évidents que leur « preuve » n’en était pas une. Il s’agissait de boniment diplomatique. Le type à la toge de religieux avait beau savoir parler, c’était surtout de ceux-là dont il fallait se méfier. Ils pouvaient être bien plus redoutables qu’un gros lourd à l’épée massive. L’idée lui arracha un haussement de sourcil à peine perceptible. Il se focalisa sur la discussion.

Elle en venait finalement au plus intéressant et au plus habile de son discours. Elle mentionna l’Empereur, son prochain retour de l’Examen Chûnin et sa volonté à ce moment-là de savoir qui était l’auteur de tout cela. Si le trio revenait avec la brillante nouvelle que Kumo n’était pas impliqué, à qui incomber la faute ? Dans ces moments, le Kamui pouvait tout aussi bien se tourner vers les annonciateurs de cette médiocre enquête. Quoique. Il n’était pas assez irréfléchi pour ça. Mais son énervement pourrait alors le pousser à reporter sa colère sur autrui. Et les premiers sur la ligne de front seraient les trois concernés ici présent. Il fallait donc obtenir des résultats coûte que coûte. En soit, elle avait raison sur toute la ligne. Ce qui poussait à la réflexion et à considérer son option. Rien d’explicite. Que de savants sous-entendus. Mais très évocateurs. Chacun gardait un œil sur le duo en face. Ce qui n’empêcha pas le bretteur d’apporter à son tour son avis. Rebondissant sur les dires de la Samui, il entama :

- Si un tiers souhaitait affaiblir l’Empire, il a ce qu’il voulait. Même pas besoin d’une guerre avec Kumo. Un Seigneur de Guerre à Suna, l’autre ici et le reste disséminé on ne sait où, une Capitale affaiblie et à moitié en ruine. S’il existe un ennemi « caché », il aurait déjà tout ce qu’il souhaite pour agir.

Il laissa planer une seconde, histoire de marquer une ponctuation dans son discours avant de reprendre :

- Mais de toute évidence, un homme qui attaque le Shûkai seul porterait bien en vue un uniforme de Kumo ? Qui commettrait une erreur stratégique pareille ? Sachant qu’il avait pris le soin d’arriver masqué. Pourquoi Suna ou Konoha ne serait pas derrière cette histoire aussi ?

En résumé, ils étaient dans une impasse, comme le suggérait insidieusement son discours volontairement contradictoire. La manipulation pouvait aller très loin quand on raisonnait en ce sens. Kumo aurait pu tout aussi bien commanditer un tel acte en faisant exprès de se pointer vêtu d’un uniforme de leur propre village pour que cela passe pour une manipulation alors que ce n’en était pas une. Les politiciens étaient capables de bien des scénarios tordus et alambiqués depuis leurs tours d’ivoire. Le regard posé sur les deux Kumojins, Fuka restait toujours aussi neutre de visage, bras le long du corps. Il observait et réfléchissait en même temps à tout cela. Cet entretien méritait un avis de sa part. Par manque de temps ou même d’arguments, il ne pouvait véritablement trancher. Il devait se ranger à un des avis déjà exprimés.

- En clair, nous ne sommes guères avancés. Nous pourrions tout aussi bien commettre un impair en les attaquant tout comme en leur tournant le dos. Il est cependant évident qu’accepter leur aide est une folie. Accueillir des ressortissants de la première nation suspecte d’avoir détruit la capitale, pas sûr que cela plaise à l’Empereur. Autant que de revenir bredouille…

Sa main se serra sur le registre qu’il tenait. Un élément qu’il gardait sur lui, avait-il pensé. Ce carnet pouvait-il renfermer la clé de ce conflit ? Ou en être en tout cas l’outil majeur ?
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Sam 16 Jan 2016 - 1:38

C’est avec un sourire agrémenté d’un Wakata que le Jonin accueillit les paroles du moine suite à sa suggestion. Hashiru n'a pas jugé pertinente l'idée d'envoi d'enquêteurs au Shukai. Il avait probablement raison. Après tout, le moine était le Chef de cette délégation. A lui d’accepter ou de rejeter les propositions bonnes, fallacieuses ou tout bonnement mauvaises. Du moment qu'une proposition leur était faite quant à l’envoi de soutien matériel et humain, des enquêteurs encadrés par le camp shukaijin auraient pu être de la partie. Un bon moyen pour Kumo de se faire une précise idée de ce qui s’est réellement passé sur le terrain. Mais à l’heure qu’il est, le village des nuages tout comme l’Empire devraient se faire confiance l’un et l’autre sur la base de simples allégations. L'un pour accuser à demi-mots le camp d'en face, et l’autre pour rejeter une accusation bien entendue, non fondée et potentiellement sans bases réelles. La chose était tout de même risible. Des personnes déplacées pour une question de soupçons à lever.

Le Kamikaze garda donc un œil sur les pourparlers du camp d’en face. La Samui échangeait avec la fille dont l'odeur nauséabonde se faisait ressentir jusqu'au narines du Kamikaze. A en juger par leurs comportements, ses idées étaient négatives. Mais négatives par rapport à quoi ? Telle est la question. Probablement par rapport à la proposition du moine. L'homme armée de l'espèce de massue semblait abonder dans le sens de la fille à forte odeur. Sur quoi allait déboucher ces apartés ? Bien malin qui pourrait le deviner. Cependant, pour il ne savait quelle raison, il semblait à Yoite que cette rencontre était sur le point de prendre fin. La Samui annoncerait certainement le refus de l’aide ou du moins son ajournement, puis chaque camp s’en irait de son côté en attendant une potentielle évolution des choses. A l’heure qu’il est, il est peu probable que les choses évoluent négativement sauf événement inattendu apportant un élément nouveau permettant une prise de position plus franche de la part du Shukai. Les deux camps s’en iraient donc dos à dos. L’un suspectant l’autre et vice versa. Car à moins que le moine dans son rapport face état d’une situation réglée, il va sans dire que Kumo devra rester vigilant. Ne dit-on pas que qui veut la paix prépare la guerre ?

Une brise souffla à nouveau sur l’ensemble des protagonistes et Yoite garda en mémoire cet instant. La Samui semblait hésiter, douter. Probablement qu’en femme qu’elle est, suivre son instinct est ce que son cœur lui dicte. Mais dans une situation pareille, l’instinct serait de mauvais conseil. Il valait mieux raisonner et trouver matière à pouvoir garder la tête haute à l’avenir. Sur elle pèserait le poids de l’histoire s’il devait arriver en ce lieu quelque chose de dramatique ou si de leurs échanges devait surgir une guerre. Celle-ci a déjà été évitée dans un passé récent et nul camp n’en a besoin à l'heure qu'il est.

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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Sam 16 Jan 2016 - 17:24

Une légère brise s'est levée au niveau de notre point de rencontre. Une brise qui pourrait avoir comme effet de chasser tous mes tracas, pourtant, je suis toujours envahie plus que jamais par ses derniers. La charge que je porte sur mes épaules et définitivement lourde, très lourde. Une paix, une guerre, une balance déséquilibrée qui penche à la fois d'un côté, puis de l'autre. Dans tous les cas, j'ai le choix entre le sacrifice du corps et le sacrifice de l'âme. je soupire et j'écoute les paroles des deux shinobis qui m'accompagnent. Je suis venue chercher conseil de leur côté, car j'ai bien du mal à y voir clair dans ce brouillard et les paroles du moine concernant une partie révolue, mais surtout inconnue pour les personnes externes à mon entourage proche, me déroutent. Je lui jette plusieurs coups d'œil appuyés, presque légèrement effrayé par ce qu'il sait, mais mon esprit revient bien vite sur le sujet du jour. Nous ne sommes malheureusement pas là pour discuter de ma bonne santé physique, mais bel et bien de l'avenir de deux pays.

Mes pupilles aux reflets saphir se posent sur la jeune Mamoru dont la main tendue vers le vide me laisse présager qu'un esprit l'accompagne.

Ses paroles sont longues à venir, mais emprunt d'une certaine sagesse mais également d'une certaine reflexion. Elle ne peut sans doute pas me voir, mais j'approuve d'un hochement de tête ses premières répliques même si c'est plus par automatisme que réelle approbation de ses mots. Je suis d'accord sur un point néanmoins, les laisser pénétrer dans notre territoire serait une très mauvaise idée.

Je replonge pourtant dans ma réflexion et je n'en suis sortie que par l'interpellation suave de la jeune femme à mon encontre.
Je redresse la tête lorsque j'entends sont appel :


"Oui ?"


Sa question vient ensuite et me laisse une agréable surprise quant à la vivacité d'esprit de la jeune kunoïchi. Un léger sourire passe à travers mon visage lorsque je lui réponds :


"Je cherche surtout à voir leur réaction face à l'inattendu ! L'inexplicable ! Une réponse logique aurait été une attaque directement sur leur terre, hors, cette rencontre va peut-être éviter de nombreuses morts inutiles autant d'un coté que de l'autre ... Et puis ..."


J'avais toujours ce doute au fond de moi. Cet homme ... Je le connaissais, celui qui avait exécuté l'attaque sur Shozaïshi. Je n'arrivais pas à mettre un nom sur son visage. Toujours cette ombre, toujours ce doute. Je baissais les yeux et je me reprenais :


"Nous sommes des shinobis ! Le résultat, même s'il ne semble pas y en avoir à première vue, de cette rencontre nous sera déterminant pour la suite !"


Pourtant, la jeune femme ne s'arrêtait pas là dans son discours e une nouvelle fois, j'écoutais chacun de ses paroles avec une attention toute particulière, notant clairement ce qu'elle mettait en avant. Un mince rire passa sur mes lèvres :


"Ce que nous sommes venus chercher ici, ce n'est pas un coupable Setsuko ... Mais la raison de tout cela. Je suis ici dans ce seul but et je ne tarderais pas à l'obtenir. L'empereur est un homme suffisamment avisé pour savoir qu'il vaut parfois mieux avoir des raisons que des coupables."


Je terminais ainsi la première partie de ma discussion avec ma subalterne avant de me tourner cette fois-ci vers l'épéiste.
Ses réflexions allaient pour l'heure, dans le même sens que le mien et aussi, après l'avoir lui aussi longuement écouté, je passais une main dans mes cheveux sales et sur mon front marqué par la fatigue tout en m'appuyant contre l'un des chevaux pour qu'il me serve de soutien :


"Voilà toute la problématique à notre mission ... Plus nous avançons au travers du brouillard, plus tout ceci me semble un piège. Une vaste tromperie !"


Voilà la vraie raison de notre venue ici. Savoir qui en voudrait autant au Shukaï, mais également à Kumo, pour avoir fomenté un attentat de cette envergure en prenant des précautions particulières pour cacher son identité, mais pas son origine. Je baissais les yeux afin de réfléchir encore quelques minutes avant de redresser le visage et d'approuver silencieusement :


"J'approuve tes paroles ! Nous avons subi une attaque d'envergure, mais le Shukaï dispose de toutes façon de suffisamment de ressource pour se redresser de cela. Néanmoins, je vais les en remercier, car aussi futile soit-elle, c'est une preuve de bonne volonté si elle est réelle."


Je lançais un regard entendu au jeune homme tout en appuyant sur mes dernières paroles. Avait-il compris le message que je souhaitais faire passer par là ? Je n'en savais rien, mais pour l'heure, je me détournais finalement de mes deux coéquipiers pour revenir vers le centre du pont face à mes interlocuteurs alors que je savais que dans mon dos, le jeune homme m'accompagnant était en train de créer un clone.


"Je vous remercie de votre collaboration. Nous allons faire rapatrier le registre au plus vite dans notre pays afin de pouvoir analyser ce dernier ..."


Je fermais les yeux en faisant une petite courbette pour les remercier du mieux que je pouvais avant de me redresser :


"Avec mes coéquipiers, nous avons pu discuter et nous avons jugé nécessaire de refuser votre offre ! Comme vous, vous en doutez, cet attentat à mit nos pays en état d'alerte et il serait malvenu et vraiment dangereux pour vos équipes de pénétrer dans le pays de la Terre, même avec les autorisations nécessaires. Plus que jamais, la loi du talion prime en ces temps difficiles et je ne souhaite pas que des personnes innocentes soient les victimes de cela ! Nous vous remercions malgré tout pour l'acte qui en lui-même ne sera pas oublié !"


Une nouvelle fois, j'inclinais légèrement la tête en signe de remerciement. Puis, mon regard se tournait cette fois-ci vers le moine. Lui qui semblait me connaître de mon enfance :


"Je ne vais pas vous cachez la vérité plus longtemps ... L'homme qui a accompli cet acte odieux, je les moi-même affronté et ... Il m'a laissé une désagréable sensation de déjà vue. Hormis le fait qu'il portait effectivement les armes de Kumo, sont visage était dissimulé ! Cacher, son identité quand on porte pourtant les représentations d'un pays ... Je pense que nous avons affaire à une personne qui voit un grand intérêt à ce que nos deux nations rentrent en conflit ouvert ! Quelqu'un qui voit autant un intérêt dans la destruction de l'empire qu'en celle de Kumo !"


Je m'interrompais alors pour laisser le loisir aux deux protagonistes de réfléchir à mes paroles avant de finalement baisser la tête :


"Soyez sur vos gardes ! Je vais m'employer pour ma part à chercher dans ma mémoire les traces de cet homme, mais je pense que vous avez tout autant de chance que moi de découvrir son identité ..."


Sur ce, je m'inclinais une nouvelle fois poliment :


"Sur ce, je pense qu'il n'y a plus de raisons pour moi de vous retenir ici ! Je vous remercie d'avoir pris le temps nécessaire pour venir prouver votre bonne foi et je vous propose de continuer à entretenir une correspondance afin de tirer au clair toute cette histoire ! Pour l'heure, moi et mes compagnons allons reprendre la route sans plus attendre, car notre aide sera nécessaire dans les jours qui viennent. "


Et ... C'était tout. Je les saluais une dernière fois tout en gardant mes distances avant de m'en retourner vers mes coéquipiers, prête à reprendre la route.
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Lun 18 Jan 2016 - 22:26


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Si quelqu’un voit un homme sage qui, comme s'il indiquait un trésor, fait remarquer les fautes et les réprouve, qu'il s’associe avec une telle sage personne ; le meilleur sera, non le pire, pour celui qui suivra une telle personne.
Verset 6, paragraphe 76.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le moine observait attentivement la jeune femme parlementer avec ses collègues et quérir leurs avis respectifs. La preuve fut que lorsqu’elle prit sa décision et en fit part au vieux moine, elle prouva le partage et la discussion qui eu lieu quelques instants plus tôt entre elle et ses deux accompagnants. Le moine désirait souligner cela en particulier et préciser que l’innocence de Kumo était irrévocable pour le coup. La surveillance au sein même du village était prodigieusement efficace, à tel point, qu’il était impossible de disparaitre plus d’une journée sans être repéré, laissant malheureusement assez de temps à des déserteurs de partir loin, mais pas assez pour des terroristes dans un autre pays.

    « Lorsque l’on doute ou que l’on s’interroge, il faut parfois ne pas se surestimer et partager avec autrui. Cela est en soit, une preuve de sagesse de votre part. Il existe tout un tas d’organisations qui voudraient mettre à mal nos deux pays et seraient prêts à se donner la mort. Cependant, si cela a été réellement organisé par un habitant de Kaminari, vous pouvez être sur que nous retrouverons son identité et que nous le traquerons. Les registres sont la preuve que ce n’est pas un Kumojin, il ne nous reste plus qu’à fouiller plus loin, en dehors du village. »


C’était bel et bien le cas, le Kage aurait le rapport officiel dès que possible, déposé par le moine en personne. Et les recherches devraient commencer dès que possible également.

    « C’est nous qui vous remercions pour avoir organisé cette rencontre. Sachez que le Raikage sera mit au courant dès que possible et que nous engagerons les recherches dès notre retour. Soyez également sur vos gardes, peuple de l’empire des pays neutre. Bon retour à vous. »


Hashiru salua également la jeune femme en guise de politesse et de bienséance. Cette jeune femme portait bien de choses sur ses épaules pour son si jeune âge.

    « J’aimerais toutefois, avant de tourner les talons, vous confier une phrase qui vous correspond à merveille, surtout en ces temps difficiles… Il n'est pas juste celui qui juge faussement, l'homme sage doit rechercher, et le vrai, et le faux. »


Après l’avoir interpelé une dernière fois, il laissa la jeune femme tourner les talons en première et s’en aller avec ses camarades. Une fois fait, ce fut le moine qui rejoint Yoite à l’autre bout du pont avant de lui faire un signe de tête en direction de là où ils venaient et interpella ce dernier avant de subir une quelconque question.

    « Sachez, jeune Yoite, que nous avons eu affaire surement à la personne la plus sage de l’empire des pays neutre. Bien heureusement pour nous. Vos talents vont être mit à contribution pour retrouver le ou les coupables dans cette affaire. Les détails vous seront donnés une fois rentré au pays. Nous avons évité la guerre, de peut. Nous devons trouver qui a commit un acte de folie si destructeur. »


Le moine ne parla pas plus longtemps et plus du tout par la suite. Il prit son sac à dos, et prit les devants d’un pas nonchalant et tranquille afin de quitter les lieux avant de reprendre leur rythme de croisière de l’allée. Le moine avait également prévu de croiser l’escorte Kumojin envoyée afin d’aider le pays de la terre et de les raccompagner jusqu’au village.



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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mar 19 Jan 2016 - 9:34


Je suis soulagée que Fuka considère également que l'aide de Kumo doit être refusée par soucis de cohérence. Je l'exprime d'ailleurs par un léger sourire qui se perd dans le vide. Yuki-sama semble également accepter cette idée et je ne peux que m'en féliciter. Dans le cas ou la Foudre serait véritablement coupable, autoriser son matériel à entrer dans le territoire et ses hommes à fouler le sol de l'Empire ne pourrait que les conforter dans l'impression qu'ils ont réussi leur coup. Et dans le cas inverse ils comprendront certainement les impératifs que la prudence nous impose.

En revanche la Samui, si elle semble avoir compris mes sous-entendus, ne semble pas décidée à incriminer Kumo. Ce choix est sans aucun doute moral. Mais la moralité n'a que peu sa place dans le monde dans lequel nous vivons. Nous tenions là une occasion en or, un casus belli, d'envahir Kaminari et apporter un point final à la longue histoire entre nos deux nations. Je suis déçue, c'est vrai. Notre supérieure semble vouloir préserver les vies d'un côté comme de l'autre. Pourquoi faire? Après tout nous devons tous mourir un jour. N'est-ce pas le plus grand des honneurs que de perdre la vie pour sa nation? Et de donner ainsi un véritable sens à sa mort?
*Pourquoi ne saisit-elle pas cette occasion pour déclarer la guerre à Kumo? Les autres nations penseraient sûrement que nous sommes dans notre bon droit et que nous ne faisons que nous défendre d'une attaque injustifiée...*
*Elle veut simplement avoir toutes les cartes en main plutôt que de commettre une erreur. Tu en ferais sûrement autant si les mêmes responsabilités que les siennes pesaient sur tes épaules.*
*Si c'était le cas cette discussion n'aurait même pas eu lieu! Et ce seraient nos armées qui se presseraient sur ce pont à l'heure actuelle!*
*Penses-tu que Kumo soit coupable?*
*Bien sûr que non! Tout porte à croire que les responsables de l'attaque veulent monter Kumo et le Shûkai l'un contre l'autre!*
*Et tu ferais donc leur jeu?*
*Dans un premier temps! Je profiterais de l'opportunité qu'ils nous offrent pour annexer la Foudre! Les responsables de l'attaque penseraient alors que nous sommes tombés dans le panneau. Et en parallèle nous poursuivrions les investigations pour les débusquer!*
*D'une pierre, deux coups?*
*Si on veut, oui...*
*Que tu es naïve...*
*N'est-ce pas vous que m'avez appris qu'il fallait savoir saisir toutes les opportunités qui se présentent? Je préfère être naïve que faible...*

Son rire me fait frisonner et je n'arrive pas à dire s'il approuve ou non ma prise de position. Je suppose que ce n'est guère important. Je préfère plutôt me concentrer sur les paroles de Yuki jusqu'à ce que cette dernière retourne apporter sa décision aux deux émissaires de Kumo. Le moine en profite d'ailleurs pour féliciter la Samui pour sa sagesse. Est-ce qu'il le pense vraiment ou se contente-t'il de flatter l'ego de la demoiselle? Peut-être qu'il se permet ces compliments parce qu'il a compris qu'il n'a rien à craindre de notre supérieure dans l'immédiat. Quoi qu'il en soit ces remarques mielleuses m'énervent au plus au point. Qu'est-ce qu'elle attend pour le remettre à sa place, lui qui semble se considérer moralement tellement supérieur aux autres qu'il se permet d'approuver ou non leurs actes?
*Je commence à comprendre pourquoi vous n'appréciez pas les moines...*
*Ce ne sont que des arrogants qui croient détenir le monopole de la vérité!*
*Est-ce le cas?*
*Parfois! Mais ils ne valent pas mieux que les autres humains. J'aurais même tendance à dire qu'ils sont pires, à se cacher constamment derrière leurs versets et leur moralité dépassée.*

Je ne sais pas vraiment sur quoi Il se base pour parvenir à cette conclusion. Mais je lui accorde néanmoins plus de crédit qu'à ces inconnus dépêchés par Kumo. Ont-ils envoyé quelqu'un qui connait Yuki - ce qui est le cas si je me fie aux paroles du moine - pour endormir sa méfiance et la pousser à l'ouverture? Ou n'est-ce qu'un hasard? J'ai bien ma petite idée sur la question dans le mesure où je ne crois pas que les choses arrivent par mégarde. Quelques secondes plus tard, lorsque le moine annonce que le registre qu'il nous a remis fait office de preuve, je ne peux m'empêcher de lâcher un léger ricanement qui montre bien ce que je pense de cette affirmation. Croit-il sincèrement que nous n'avons pas envisagé un seul instant qu'ils aient pu le modifier à leur avantage? La seule... preuve que Kumo nous a apportée n'est rien de plus que de la poudre aux yeux. Même un enfant le comprendrait...

Cet échange inutile prend finalement fin en même temps que la nécessité de notre présence en ces lieux. La guerre semble évitée et les deux camps n'ont plus qu'à partager la teneur de cette discussion à leurs supérieurs respectifs. Je ne tiens pas à être là lorsque Yuki s'entretiendra avec l'Empereur. Et ça tombe bien car je doute qu'on m'invite à y participer. Il y a parfois des avantages à n'être qu'une Heishi parmi les Heishis. Lorsque la Samui revient vers nous je tente de masquer ma déception. Après tout ce qui est fait est fait. Inutile de me mettre à dos la jeune femme par un comportement qu'elle pourrait juger déplacé...
"Alors c'est... tout?" difficile, en revanche, de masquer mon scepticisme. "J'imagine que nous rentrons?"
Tout ce trajet pour rien...
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 21 Jan 2016 - 22:31

Le regard clair du Taisa s’était porté sur les deux envoyés Kumojins malgré le fait que sa supérieure lui répondait. Ce fut au dernier moment qu’il lui accorda un regard. Il comprit à cet instant ce qu’elle souhaitait, au-delà des mots qu’elle avait prononcé. Ce n’était pas une mauvaise idée après tout. Fuka n’éprouvait aucune confiance envers la nation qui s’était opposé au Shûkai lors de la conquête de Mizu. Et encore moins envers ses soldats. Il n’allait pas rechigner pour obéir à l’ordre de la Samui. Il effectua calmement quelques mudras alors qu’elle regagnait le pont pour faire apparaître un double de lui-même à ses côtés. Une copie à qui il remit le registre qu’il tenait en main. Dans un but bien précis.

Celui de duper l’ennemi. L’indication de la Seigneuresse de Guerre était implicite dans sa phrase. Elle lui avait fait comprendre qu’il serait bon de vérifier la véracité des propos de ces hommes. Leur soi-disant bonne volonté d’avoir fait amener un convoi de médicaments et de médecins. Le clone de Fuka avait cette mission. Et le registre qui lui avait été remis n’était là que pour tromper l’adversaire sur le but de cette manœuvre. En prétextant une occupation comme le fait de ramener ce cahier aux autorités Shukajins, ils ne se douteraient pas qu’ils vérifiaient pendant ce temps les renforts dont ils avaient parlés. Une manœuvre bien simpliste mais qui pouvait porter ses fruits. Quand bien même ils découvraient le poteau rose, il n’y avait pas de quoi déclencher un incident diplomatique pour si peu. Sauf s’ils se savaient coupables.

Fuka n’était pas fan de tout ce qu’il avait pu entendre ou entendait. Les beaux discours de ce moine lui rappelaient douloureusement ceux du vieux sage de son village. Lui qui avait adulé Samehada comme un don des dieux en avait fait une relique alors qu’il s’agissait d’une arme à sa volonté propre quémandant le chakra de ses proies. Les hommes de foi étaient pires que les politiciens. De plus, le bretteur n’était pas prêt d’oublier les mots prononcés ici. Aussi bien du côté de Kumo que de ceux des Shukajins l’accompagnant.

Le moine Kumojin se permit quelques paroles envers la Samui. C’était la seconde fois lors de cet entretien qu’ils échangeaient sur un plan un peu plus personnel que l’exigeait les circonstances. Même si cette deuxième prescription ressemblait plus à des paroles adressées à tous les défenseurs de l’Empire. Des mots qui ne servaient pas à grand-chose. Comme à peu près tout ce qui s’était passé au cours de cette réunion improvisée. Une inutilité déplorable qui menait le Shûkai à une impasse. Les dents serrées, le Taisa ne put qu’assister au retour bredouille de la chef d’expédition qui rejoint ses gardes du corps.

Alors qu’à quelques distances de là, son double se déplaçait rapidement à travers les arbres pour finalement retrouver le fameux convoi évoqué par les émissaires Kumojins. Il y avait en effet du matériel médical à première vue. Tapi dans la pénombre des arbres, le Taisa resta un instant mais il n’allait pas se présenter à découvert pour vérifier un peu plus la véracité de leurs propos. Une piste encore inexploitable. Une rencontre qui se soldait par une rentabilité négative. Les Shukajins devaient se contenter de ça ? Une cité détruite et de simples allégations appuyées par un carnet douteux ?
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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Sam 23 Jan 2016 - 22:25

Yoite observait d’un œil attentif tous les va et vient sur le pont. Après que le moine eut remit le registre à la Déléguée en chef du Shukai, celle-ci partit le remettre à ses subalternes. Ces derniers se trouvaient plus en retrait, au bout du pont. Ils se trouvaient tout juste au début de l'arc de bois, donc visibles dans la mesure où le duo kumojin se trouvait au beau milieu. Leurs propos, quoique rares, sauf en présence de la Samui, étaient impossibles à entendre pour les kumojins compte tenu de la distance les séparant. Mais leur attitude, leur comportement restait facile à décrypter. De la méfiance. Voilà le point central qui ressort de toute analyse quant fond de ces trois hommes. Pour eux, probablement, Kumo était le fautif tout désigné. Pour quelle raison ? Cachaient-ils une preuve ou un début de preuve qui pourrait faire basculer la balance dans le sens qu’ils souhaitent ? Car il faut bien le dire, leur méfiance est telle qu’elle est là palpable. Ces gens seraient ravis que Kumo soit officiellement désigné comme fautif. Peut-être espèrent-ils poursuivre ou commencer une guerre tuée dans l’œuf avec la nomination du Rokudaime Raikage ? A voir, quoi qu’il en soit, il apparaît à l’analyse que ni l’Empereur, ni le Raikage ne semblent intéressés par une perspective de guerre. Peut-être que l’avenir, proche ou lointain, les poussera à cette extrémité cependant.

Lorsque la Samui revient vers le duo, le Kamikaze a l’occasion de voir dans son dos, l’un de ses hommes se dédoubler. Le vent souffle dans cette zone. La Samui réaffirme que l’assaillant portant une armure kumojine, mais qu’il était masqué. Une incohérence de taille, voire même une erreur si grossière qu’elle pourrait clairement faire comprendre aux shukaijines que cet homme ou son commanditaire ne pouvaient appartenir à la nation de la Foudre. Mais, l’on dit que tout prétexte est bon quand on veut se débarrasser de quelqu’un n’est-ce pas ? Ici, l’on pourrait certainement avancer que tout prétexte est bon lorsqu’on veut guerroyer. Seulement en attendant de trouver le bon prétexte, la Samui tourne les talons et avec ses hommes s’en va.

Le moine la laisse s’en aller et confie à son garde du corps du jour quelques sages paroles. Il estime que la Samui se trouve être l’une des personnes les plus sages de l’Empire. Le Kamikaze acquiesça :

_ La plus sage ? Possiblement. Sa douleur est grande et je peux le comprendre. Mais c'est aussi cette douleur qui risque de lui faire biaiser son analyse. Il semblerait que le fautif tout désigné pour eux soit Kumo quelles que soient les preuves que nous pourrions apporter par ailleurs Hashiru San.

Il maintint son regard vers le trio qui disparaissait de leur vue. Le vent soufflait sur toute la zone, rien de violent, mais le genre de vent capable de soulever de fines pellicules de poussière. Yoite, tout en machouillant un brin d’herbe confia au moine :

_ Le double du ninja à la grosse arme… Son double est allé dans le sens de Kumo. Dois-je le rattraper ? Ou se pourrait-il que ce soit une manœuvre quelconque visant à vous isoler ou à nous piéger d’une manière ou d’une autre ?

Quoi qu’il en soit, le Kamikaze restait particulièrement attentif à tout ce qui pouvait se passer aux alentours et ce, le plus discrètement possible, car après tout, il n’en donnait nullement l’impression.
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Dim 24 Jan 2016 - 0:11

Lorsqu’il les avait vus, il n’avait pu s’empêcher d’hésiter. Fallait-il aller à leur rencontre, les terrasser sans équivoque ou simplement patienter ? Finalement, pour diverses raisons dont les principales furent le calme et la curiosité, il avait choisi cette dernière solution. Et c’est ainsi que malgré son importance, il s’était abrité au loin de la réunion entre les envoyés de Kumo et du Shûkai, patientant au sol. Ses deux poings liés, il avait ressenti leur énergie malgré le demi-kilomètre qui le séparait des étrangers. En faisant abstraction de tout ce qui l’entourait, il avait pu se concentrer sur l’essentiel : à savoir leur voix. Le reste n’était qu’une toile qu’il avait peinte avec l’encre du son.

Il était au courant pour l’attaque de la cité du Shozaichi, quiconque disposait de services de renseignements compétents était dans la même situation. Mais ce qu’il ignorait, c’est à quel point l’Empire avait remonté l’origine de son mal. Connaissaient-ils l’identité de l’assaillant ? Apparemment non, mais tout porterait à croire qu’il était Kumojin. La présence de Kumo était donc pleinement justifiée, sans pour autant qu’elle eut surprise l’homme qui ressentait la conversation.

Est-ce que Kumo était derrière cette affaire ? Il n’en savait rien. Il pouvait s’attribuer le mérite d’être de nombreuses choses, mais pas Jiseyama. Lui devait le savoir… Quoiqu’il en ait réellement été, l’homme continua d’écouter au loin. Les envoyés des Nuages voulaient afficher un visage pacifique et enclin à l’aide, mais la tension était de mise.

S’étant fait sa propre idée de ce qu’il devait faire, il écouta les shinobis parlaient jusqu’à arriver à une conclusion presque vide de sens. Forcément, le moine Hashiru avait été identifié par l’homme qui s’était relevé, mais qui avait campé sur ses positions à une moitié de kilomètres des étrangers. Malgré la distance, sa voix retentit très clairement à l’ouïe des cinq ninjas.
    « Deux troupeaux d’assassins immondes viennent se quereller ici, sur les terres sacrées… »
Hashiru pouvait déjà frémir. Les autres n’eurent pas le temps de s’en apercevoir. D’un bond qu’ils n’avaient pu pressentir, un homme retomba sur ses pieds avec une délicatesse aussi forte que l’énergie qu’il dégageait.
    « … car n’ayant jamais été choqués par les meurtres barbares qu’ils commettent chaque jour sur les peuples de ce monde, ils se refusent toutefois à accepter l’idée qu’ils puissent voir dans le cadavre d’un frère ou dans les cicatrices de leurs villes… le miroir de leurs innombrables pêchés. »
Qu’ils furent experts en illusions ou en Kaï, les cinq ninjas de l’Ordre ne rêvaient pas, bien au contraire. Le Patriarche leur faisait face. Et il était sans la moindre garde.
    « La barbarie des shinobis de votre Ordre n’a que trop duré. Et en tant que Père de Ta no Kuni et de mes frères, je vais appliquer une sentence qui surpasse toutes vos armes. Et si certains d’entre vous arrivent à y survivre, ils rapporteront la peur divine à leurs prochains barbares. »
Les vêtements du Patriarche se soulevèrent sous le souffle de sa déflagration de chakra. Il surpassait le commun des ninjas.
    « Mais rassurez-vous, cette peur divine, vous pourrez tous la ressentir. Car Ordre Shinobi, je vous déclare la guerre. »
Le fait qu’il soit seul, sans moine accompagnateur ou protecteur, pouvait symboliser un avantage pour ceux qui lui faisaient face… mais pas pour Hashiru. Car le Patriarche était un personnage bien plus complexe que la simplicité de leur religion, et chaque moine le savait, y compris ceux qui avaient quitté l’ordre des Maskine.

Alors lorsque le Patriarche était entouré de ses moines, élèves ou professeurs, il se devait de se retenir. Mais jamais ce dernier n’avait été seul depuis plusieurs années. Hormis ceux qu’il avait désignés comme ses ennemis, personne n’allait être témoin… du premier combat réel de l’homme qui était l’unique personnalité qu’Uchiwa comme Senju avaient redoutés durant la Grande Guerre depuis l’incident survenu au grand temple de Maskine.

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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Dim 24 Jan 2016 - 15:18

Je m'apprêtais à me remettre en selle lorsque toute la rencontre que nous venions de vivre bascula dans un penchant des plus inattendus. Le pied dans l'étrier, mon regard se figea lorsque j'entendis les premières paroles de l'homme. L'élocution raisonna à mes oreilles comme le couperet d'une guillotine qui menaçait depuis longtemps de s'abattre sur les terres de l'empire.

Mon regard se tourne dans la direction d'ou vient la voix, mon regard se fige et mon visage se tend alors que je suis comme paralysé par l'homme qui d'un bond souple et agile vient de faire son entrée en scène de la façon la plus improbable qu'il soit.

Cet homme ? Je n'en ai jamais entendu parler, mais ses paroles et sa prestance ne me laissent aucun doute quant à son identité. Le patriarche, le chef des moines Maskine et aussi le Daimyo du pays du Rizières.
Dès lors, je sens qu'il y a danger et les paroles de l'homme me laissent sous-entendre qu'il n'y a pas de demi-mesure à prendre avec lui. Il est clairement ici pour nous éliminer et faire de nous un exemple pour le monde shinobi dans son ensemble.

Nous qui étions pourtant venus chercher une porte de sortie, une paix relative, des explications, voilà que nous nous retrouvions en position de combat forcé.

Mes yeux se baladent sur le terrain, car bien que je sois paralysé par cet homme et sa prestance, je ne peux empêcher mon regard de se poser sur les Kumojins qui nous font fassent. Je sens la même tension chez eux que celle que je peux ressentir dans les battements de cœur de mes deux partenaires. Je frémis, et je cherche du regard le moine avec qui j'ai discuté quelques secondes auparavant pour voir son état d'esprit, sa force morale. A t'il peur ? Va-t-il laisser son ancien dirigeant le tuer pour la bonne cause ? J'essaye de lui faire passer un message, car je sens bien que seul, autant nous, qu'eux, n'avons aucune chance. Soit nous nous battons, soit nous fuyons.
Je reprends alors vivement conscience, mon esprit est comme libéré de la tension que je sentais grandir en moi quelques secondes auparavant.

Hors de questions que j'abandonne ou que je laisse cet homme faire du mal à mes coéquipiers.
D'un geste brutal et calculé au millimètre, je me saisis de l'une des rênes de ma jument que je fais claquer violemment sur sa croupe.

L'animale rue, s'ébroue, caracole et part au grand galop emportant avec elle les deux montures de mes coéquipiers qui n'auront aucun mal à se remettre de ces émotions.

Je ne parle pas pourtant, je reste de glace face à la situation et je m'entaille précipitamment les deux mains avant de les plaquer tout aussi rapidement au sol pour former une série de signe autour de mes dextres en sang.
Deux nuages de fumée se propagent alors devant notre petit trio et mes deux kuchiyoses s'ébrouent violemment. L'un blanc comme la neige, Falco, l'autre brune comme le chocolat, Sunilda.
Je m'avance alors entre les deux ours, posant une main sur leurs épaules tout en murmurant :


"Protégez Setsuko et Fuka !"


Puis, je passe devant eux et m'avance d'un ou deux pas de plus vers l'homme qui nous fait face :


"Patriarche ! Le combat n'a pas de raison d'être ! Nous ne sommes pas venus ici pour faire la guerre, mais bel et bien pour essayer de l'éviter !"


Je le regarde. J'ai peur de la suite de la discussion, mais je ne peux prendre aucun risque vue la menace qu'il vient de profaner et faire peser sur nous. Pourtant, j'essaye, malgré moi d'apaiser les tensions.


"Je sais que nos pays ont commis des fautes gravissimes ! Que de nombreux innocents souffrent de ses erreurs liés à la politique, mais nous sommes justement ici pour éviter cela ! Pour rompre la boucle drastique que la loi du Talion fait peser sur nous !"


J'ai posé ma main sur ma poitrine en disant cela pour symboliser le fait que je parle avec mon cœur :


"Vous êtes un homme qui est voué un culte à la paix universelle ! Vous avez choisi de guider les vôtres sur la voie de la paix et de la sagesse ! Ne vous rabaissez pas au niveau des shinobis ! Ne devenez pas comme ceux qui par le passé été des monstres dont la soif de sang et de pouvoir les à aveugler ! Ne menez pas le combat de la peur pour vaincre celui de l'horreur !"


Des paroles que je sors de mes tripes même si je ne sais pas vraiment si elles auront l'effet escompté.


"Patriarche ! Je vous en conjure ! Aidez-nous à changer tout cela ! Non, pas en tuant et en devenant vous-même l'un de ses barbares a qui vous vouez haines et disgrâces ! Les shinobis des villages cachés ne sont pas tous comme ça ! Il n'en tient qu'à nous de faire évoluer les choses pour aller vers un cycle plus sain et serein pour tous ! De grâce !"

hrp:
 


Dernière édition par Samui Yuki le Jeu 4 Fév 2016 - 20:23, édité 1 fois
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Dim 24 Jan 2016 - 19:03


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Ne dites à personne des paroles dures, ceux qui les reçoivent riposteront. Pleines de souffrances vraiment, sont les paroles coléreuses. L'échange de coups peut vous meurtrir.
Verset 10, paragraphe 113.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le moine et son compagnon étaient prêts à partir en surveillant ce clone qui venait de se diriger dans la direction de leur convoi, mais une présence à un demi kilomètre de là figea le duo ainsi que le trio Shukaijin de l’autre côté du pont. Un sentiment non ressentit depuis plusieurs décennies s’empara du corps de Hashiru. C’était la peur. Non sans reprendre ses esprits une fois l’apparition du Patriarche faites, le sang de Hashiru venait de se glacer et son esprit venait de s’assombrir. Il n’y avait que deux issues à cette situation et le moine de Kumo s’y était préparé avant même de revenir au village qu’il appréciait tant. La raison l'avait remporté sur la peur et même si il était conscient de la puissance d'un homme tel que lui, le moine ne pouvait abandonner.

    « Tous tremblent devant le châtiment, tous craignent la mort. Comparant les autres avec soi-même, on ne doit jamais tuer ou être cause de mort. »


Certes Hashiru avait surement le plus conscience de l’impossibilité à battre cet homme. Le cœur du moine c’était apaisé au fur et à mesure des secondes qui passaient. La phrase qu’il venait de dire retentissait à l’intention du Patriarche une fois qu’il avait finit son monologue.

    « Cher Patriarche, comme vient de le signifier cette homologue Shukaijin, vous avez en face de vous une nouvelle génération. Une génération qui veut la paix ! Une génération qui en a assez des sacrifices inutiles et des morts par centaines ! Si vous tuez ces jeunes gens ici-même, ce sera la guerre totale ! Est-ce donc cela que vous chérissez tant Patriarche, une guerre mondiale ? Je suis revenu à Kumo justement parce que l’homme qui se fait appeler la Loi a m’a confiance. Kumo peut changer, le monde peut changer, il faut juste lui donner l’opportunité de le faire. »


Une preuve de confiance en soi ? Non pas vraiment, le moine cherchait surtout à comprendre et à raisonner le Patriarche qui allait contre la voie des moines de Maskine. Il désirait avec une telle insistance être cause de mort, quand c’était-il tant détourné de la voie de Maskine ? Quand le monde c’était-il tellement assombrit qu’un homme aussi proche de la divinité c’était résolu à passer un pacte avec le démon ? Ce qui était sur, c’est que l’avenir des hommes et des femmes n’étaient pas encore joué, tout du moins ceux se trouvant ici-même. Il n’existait que deux possibilités à la fin de cet échange et cela allait être décidé sous peut. Un murmure fut tout de même prononcé à l’attention du Jonin à l’instant même où la jeune femme parlait.

    « Il doit y avoir au moins un messager qui rapporte les faits à Kumo. Et ce ne sera pas moi. Si ça dégénère, prépare-toi à saisir l’opportunité. »


Une décision était prise, au Patriarche d’empêcher cela ou de repenser à sa réflexion. Il n’y avait que deux possibilités présentement et le moine en était pleinement conscience.


Résumé:
 



Merci Ema pour le Kit !
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mer 27 Jan 2016 - 1:13


Il faut faire attention à ce que l'on souhaite... Cet échange d'amabilités m'a bien évidemment déçu et j'avais espéré qu'on puisse ramener la tête de ces deux kumojins à la capitale. Elles auraient alors été les catalyseurs de cette haine qui remplacera inévitablement la peur et la souffrance dans le coeur des shûkajins touchés par le tremblement de terre. Mais la Samui en a décidé autrement. Et la délégation de la Foudre s'en retournera indemne et rassurée sur les intentions de l'Empire. J'imagine sans peine les sourires qu'ils arboreront en passant les portes de Kumo, certains d'avoir préservé Kaminari d'une vengeance sans doute méritée.

Mais l'apparition de cet homme à l'aura écrasante vient tout changer. Le Patriarche? Ce nom ne me dit rien du tout. Pourtant quelque chose me dit que je ne l'oublierai pas. Je suis mal à l'aise, paralysée par la puissance qui se dégage de ce nouveau-venu. Et je prends conscience qu'il a certainement les moyens de ses ambitions. Hormis un feu, personne ne viendrait menacer ainsi cinq shinobis sans être certain d'avoir l'avantage. Et ce Patriarche ne me semble pas déséquilibré...
*Le combat semble inévitable...*
*Oui. Prépares-toi!*

Les paroles du moine et de Yuki, apaisantes, ne feront sûrement pas fléchir notre adversaire. Ses propos transpirent l'assurance mais également la détermination. Il a déjà pris sa décision. Et nous ne pouvons que faire face aux conséquences. Les raisons qui le poussent à s'en prendre à nous? Je m'en fiche! Quelle différence cela pourrait bien faire de toute façon? L'heure est à la survie, non aux questions. Je recule d'un pas tandis que le moine termine sa diatribe. Et c'est finalement un ricanement qui s'échappe de mes lèvres.
"Nous? Une génération qui veut la paix?" mon rire moqueur s'accentue. "Nous ne sommes pas différents de ceux qui nous ont précédés ou de ceux qui les ont précédés avant eux. La violence coule dans les veines de l'humanité depuis toujours. Et il en sera ainsi bien après notre mort! La paix n'est qu'une illusion dans laquelle certains se murent!"
Je désapprouve ouvertement le Moine et la Samui. Croient-ils véritablement ce qu'ils avancent? Ou se contentent-ils de négocier face à un redoutable adversaire? La diplomatie a déjà montré ses limites quelques instants plus tôt. Pourquoi miser à nouveau sur elle?
"Vous avez raison, Patriarche! Nous sommes des assassins!" je hausse les épaules. "Et contrairement à ce que ce Moine avance, le monde ne changera pas tant qu'il y aura des Hommes pour le parcourir! Seuls les naïfs croient que nous pouvons aller vers de meilleurs lendemains..."
Je me contente d'exposer un fait dont j'ai plusieurs fois fait la désagréable expérience. Il y a du bon en ce monde. Mais il y davantage de maux. La lutte est inégale... Ceux qui espèrent voir la paix et la fraternité dominer le monde font la seule chose qu'ils sont en mesure de faire: espérer. Les idéaux ne pèsent pas bien lourd face à la réalité. J'entends un reniflement à mes côtés tandis qu'une odeur de poil se fraie un passage jusqu'à mes narines. Sunilda je présume? C'est... sympathique de la part de Yuki de nous protéger avec ses kuchiyose. Je ne vais pas cracher sur un peu d'aide. Qu'il soit humain ou animal, un bouclier reste le bienvenu...
"Vous souhaitez combattre le mal par le mal, Patriarche?" je désigne l'endroit où j'imagine que les deux kumojins se trouvent. "Alors tuez ces deux-là! Kumo conclura que nous sommes responsables de leurs morts et sera forcé de déclarer la guerre au Shûkai. Shinobis contre shinobis... Ceux que vous haïssez s'annihileront mutuellement et vous n'aurez même pas à lever le petit doigt..."
Il désire la paix, j'en suis bien consciente. Mais on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs! Et cet homme en a également conscience puisqu'il semble déterminé à nous combattre pour sa fameuse Paix. J'apprécierais sans doute l'ironie de la situation si je ne tremblais pas autant d'excitation. D'excitation et de peur...
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mer 27 Jan 2016 - 23:38

Cette entrevue laissait au Taisa un amer souvenir qu’il ne serait pas prêt d’oublier. Il ne fallait pas espérer beaucoup en même temps. Qui se serait dénoncé face à de telles allégations ? Personne n’aurait eu le cran et la débilité de le faire. Mais va savoir. Fuka avait espéré au moins l’un ou l’autre. Un envoyé diplomatique un peu trop à vif qui aurait commis l’irréparable pour justifier une contre-attaque. Ils allaient prendre la route en sens inverse. Tous bredouille. Jusqu’à ce fameux instant.

Une voix. Tout commença par ça. Chacun fit volte-face au moment où s’écrasait celui qui avait proféré ses mots. C’était incroyable. Jamais Fuka n’avait ressenti cela. Lui qui s’était habitué à la présence constante de Samehada, physiquement ou même mentalement, il l’oublia l’espace d’un instant alors que cet homme continuait sa tirade. Son accoutrement laissait présager un autre moine. L’autre était-il dans le coup ? Typiquement le genre de question que le bretteur se serait posé, non sans une certaine gourmandise pour le combat que cela laissait envisager. Mais pour le coup, à ce moment précis, il n’eut même pas cette pensée.

L’homme dégageait une énergie impressionnante, perceptible par n’importe qui ici. Pas besoin d’être senseur pour deviner qu’un coup de cet homme terrasserait quiconque s’opposerait à lui. Mais même si le Sabreur l’avait voulu, c’était impossible. Il était comme figé sur place, surpassé par la volonté et la prestance d’un seul homme. Comment c’était possible ? Un simple moine pouvait être apte à ce genre de prouesse. C’était terrifiant. C’était impressionnant. Cela en devenait même…

…Fascinant. Le regard de Fuka n’avait pas quitté cette personne. Son discours, il l’entendait mais il n’avait aucune répercussion sur son mental. De simples mots restaient creux à ses oreilles. Pas tout le temps, mais aujourd’hui, ils avaient perdus toute valeur. Tout comme ils étaient dénués de sens lorsque la gradée Shukajin prit la parole face à lui. C’en était presque grossier à vrai dire. Si Taisa était maître de ses mouvements à cet instant, il aurait commencé par lui faire fermer son clapet. Comme si le silence n’était que la seule chose possible face à ce colosse de chakra. C’était une « réponse » naturelle de par sa seule présence.

Le moine Kumojin s’y mettait aussi. Ils s’étaient fait passé le mot ou quoi ? Entretemps, Fuka avait remarqué la bête qui avait apparu à ses côtés. Sans vraiment y faire attention cependant. Ses yeux restaient captivés par l’homme qui leur faisait face. Celui-là même qui venait de leur déclarer la guerre. Et c’était un instant où les envoyés de Kumo et du Shûkai rivalisaient d’ingéniosité pour ramper à ses pieds et quémander la paix. On en était réellement là ? Deux équipes envoyés pour régler un conflit prônant la pacification de ce monde ? L’Empire aurait-il prodigué la paix sur Kumo si ces derniers s’étaient désignés responsables du massacre ? Tous ces boniments n’étaient que du vent. Et si cet homme avait assez de jugeote pour accuser de la sorte les villages shinobis, il en aurait tout autant pour contrer leurs « arguments ».

Alors que la jeune fille accompagnant Fuka et Yuki prit également la parole, une nouvelle voix fit son apparition. Une voix familière qui n’avait jusque-là pas pipé mot, preuve que le jeune homme maîtrisait de mieux en mieux son lien. La voix si doucereuse et espiègle de Samehada n’était plus. A la place, raisonnait un son guttural d’une bête sauvage avide de la chair de sa proie. Un râle primaire qui cinglait dans l’esprit du jeune Fuka. Une voix qui susurrait avec difficulté :

- Tant de…chakra…Une ressssource…illimitée…

L’esprit d’ordinaire si ordonnée de l’épée n’était plus qu’un amas informe de pulsions et d’idées morbides. Une faim insatiable prenait vie en son sein et commençait à dégager une véritable aura néfaste autour de l’arme. Sans que Fuka ne contrôle quoique ce soit, les bandages entourant l’épée se déchirèrent. Les écailles s’hérissaient lentement comme se dressent les poils d’un avant-bras lors d’une chair de poule. On pouvait retransmettre ainsi le sentiment de Peau-de-Requin. Une chair-de-poule, non pas provoquée par la peur mais par la Faim.

Une soif de violence, un besoin irrépressible de se lancer à cœur perdu dans la bataille. La volonté de se frotter à un adversaire pareil. Il y a quelques temps, Fuka consultait le Kamui en personne à propos des Bijuus. Aujourd’hui, il faisait face à quelque chose de semblable. Une forme et une source de chakra tellement intense qu’elle irradiait de la personne. Le vent emportait les belles paroles de tout ce joli petit monde. Ce n’était que murmures pour le bretteur dont l’esprit était à la fois captivé et infesté de ce qui s’apparentait maintenant à la complainte de l’arme Peau-de-Requin. Des vociférations en écho à celle de la Samui tantôt :

- Fuka…je t’en supplie…je t’en conjure…je t’implore…DESCENDS CE MEC ! OFFRE MOI…

Le Taisa ne répondait plus de rien, sa main venait de se poser sur le pommeau de la lame attachée dans son dos. Les écailles furent parcourues d’un frisson à ce contact. Et alors qu’il tirait l’arme de sa place habituelle, sa voix fut empreinte de la même bestialité que celle de l’arme. Les deux âmes ne faisaient plus qu’un et ce fut le jeune homme qui termina la complainte de son épée :

- …SON CHAKRAAA !

Une voix d’outre-tombe tout droit sortie des entrailles même du garçon. Ses yeux devenus noirs n’avaient plus rien d’humain. Ils étaient le témoin de l’emprise primitive de la lame sur son porteur. Une volonté propre qui avait pris possession de celui censé la contrôler. Pour autant, l’union des deux êtres n’était pas néfaste. Tout aussi bestial qu’il était devenu, « l’ombre » de Fuka n’en était pas moins rusée et habile. Elle allait tout faire pour se délecter de ce chakra si alléchant. Mais elle le ferait à n’importe quel prix. La victoire était son seul objectif. Ce qui impliquait des précautions. D’où le regard insistant sur la cible, dont le moindre mouvement serait maintenant épié et analysé par les soins du Sabreur.


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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Lun 1 Fév 2016 - 21:10

Tout semblait aller de soi jusqu’à cette affaire de clone créé par l’homme à la grosse arme. Yoite sentait ce clone s’éloigner en attendant que le moine Hashiru daigne répondre à la suggestion faite par lui. Cette suggestion ne connaîtra jamais ne serait-ce qu'un début d'exécution car, comme sortie du néant, la puissance d’un nouvel arrivant occupait toute l’espace. Quelque chose d’irréel, d’inouïe ; quelque chose de si bestial que le Jonin en fut paralysé. De ses paupières aux contours si marqués, le kumojin porta son regard vers l'endroit à partir duquel provenait la source d'énergie qui à chaque seconde prenait plus d'ampleur, plus d'importance. S'il avait s'agit d'un épisode de Dragon Ball, l'on aurait pu, à travers les lunettes spéciales servant à mesurer la puissance, voir les chiffres défiler à la vitesse des tierces, sinon pire ! L’effet que ressentit le Kamikaze était pareil ce que l’on pourrait ressentir si nos jambes étaient subitement coulées dans le béton. Lui qui d’ordinaire était si réactif, lui qui savait si bien s’adapter à toutes les situations venait de perdre le contrôle de celle-ci. Yeux exorbités, mine déconfite, une fois n’est pas coutume, le Jonin venait d’assister à ce que beaucoup auraient appelé une démonstration de puissance pure et simple. Et ce curieux sentiment, il le ressentit en lui jusqu’au moment fatidique, ce moment où le Patriarche, après avoir rabaissé au stade de vermine tous les ninja devant lui, par sa seule aura, venait de déclarer la guerre à l’Ordre shinobi.

Le Yoite mit un pied en arrière et pivota de moitié sur lui-même histoire de garder en visuel le trio shukaijin et la nouvelle menace. Il était à présent de profil par rapport aux shukaijins et par rapport au Patriarche. C’est là que tour à tour, le moine, puis la Chef de délégation du Shukai et enfin la fille crasseuse prirent la parole. Les discours des uns et des autres semblaient tout aussi décalés que les propos du Patriarche. Le moine ainsi que la Samui appelaient à la paix, tandis que la fille crasseuse avançait des propos étonnant. Elle venait de suggérer au Patriarche d'attaquer les deux kumojins, ainsi la Foudre serait obligée de déclarer la guerre à l'Empire. Une suggestion qui certainement ne verrait jamais la moindre once d'exécution. S'il devait y avoir des morts, tous ici présent étaient visés : shukaijins comme kumojins. Et compte tenu des propos de la crasseuse, elle venait de perdre toute possibilité d'être secourure par le Kamikaze. Ce serait au pire des cas chaque camp pour le sien, au mieux, une appuis des uns aux autres et des assauts collectifs. Difficile d'en imaginer la mise en oeuvre ! Surtout dans le contexte actuel.

Yoite se mit à réfléchir tandis que le moine précisait que si l’un des kumojins devait mourir aujourd’hui ce serait bel et bien lui. C’était évidemment sans compter avec la volonté propre du Kamikaze. Quoi qu'il en soit, il faudra combattre dans un premier temps, en savoir un peu plus sur le Patriarche avant de devoir, malheureusement prendre la poudre d'escampette. Car plus le combat durerait, plus les chances seraient grandes pour les ninjas de l'Ordre de se faire écraser. En voilà une bien triste éventualité pour le Kamikaze, lui qui au fond est neutre...

Pour l’heure, aucune attaque de la part du Patriarche. Les shinobis de l’Ordre eux, s’activaient déjà. La Samui venait d’invoquer deux ours. Le moine semblait déjà prêt au combat. Sa posture en disait long pour quelqu'un qui comme Kamikaze est passé expert en arts martiaux. Non pas par mimétisme, mais plutôt parce que la situation l’exisegeait Yoite pris ses dispositions afin d'éviter toute mauvaise surprise. Le Patriarche frapperait le premier et tous ici riposteraient. Une simple question de survie.

_ Lorsque les grands hommes eux-même en viennent à de pareilles menaces, alors il n'y plus guère d'issues que combattre.

Puis tout bas à l'intention de son supérieur hiérarchique il souffla :

_ Aucun kumojin ne mourra ici. Cet homme ne vaut pas la peine que l'on perdre une vie contre lui. Il est pire que nous autres et pourtant il se croit meilleur.

Le Kamikaze était prêt, prêt à faire face cet homme qui risquait fortement de devenir une cible privilégiée. Car sa prise de position contre l'Ordre et donc en faveur de la Nation venait de bouleverser le Ying et le Yang.



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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 4 Fév 2016 - 19:46

Les invocations que la cheffe de l’unité du Shûkai avait fait apparaître montrait encore un point que le Patriarche n’approuvait pas dans les méthodes barbares de ces ninjas. Comment pouvait-on utiliser les animaux à des fins guerrières, quand bien même ces derniers auraient été entraînés pour cela ? Ces bêtes imageaient parfaitement à quel point l’Ordre avait instauré un rythme de guerre à tel point qu’ils faisaient guerriers ou morts tous ceux qui pouvaient les entourer. Horreur, abomination, péché : les qualitatifs ne manquaient pas à l’homme qui préféra rester silencieux.

Il avait de toute façon tout dit, et les réponses qu’on lui proposait sonnaient comme des idioties profondes et diaboliques. Une nouvelle génération qui voudrait la paix ? Blasphème ! Il suffisait de voir ce que leur réunion venait de donner ? Rien, hormis davantage de suspicion et d’arrogance. C’en était définitivement trop.

En réalité, celui qui dirigeait aux religieux de Ta no Kuni n’en avait pas encore fini. Entre le spectacle d’un Shûkaijin – qui proposait l’assassinat des Kumojins pour que l’Empire soit directement accusé – et les murmures desdits shinobis de Kumo, le spectacle que l’adversité offrait au ninja le plus redoutable de son époque lui paraissait pitoyable.

Et quoi de mieux pour les faire s’arrêter que de leur montrer l’étendue de ses pouvoirs ? En une fraction de seconde – et surtout sans le moindre signe incantatoire ou mouvement préliminaire – le maître moine de Maskine se retrouva au milieu de ses ennemis, équidistant à chacun d’entre eux. Son pied droit termina son cercle, et se traduisit par un énorme sceau circulaire qui recouvrait le sol de toute la zone. Ses bras s’étaient levés vers le ciel.
    « Chikyū kara no kunô (l’affliction venant de la terre)… »
Aussitôt le sceau apparu (dont les écritures symbolisaient le mot affliction), tout mouvement de ceux qui étaient à l’intérieur étaient impossibles. Tout ce qui touchait l’intérieur du Fûinjutsu était immobilisé. Mais est-ce que cela valait pour les jambes du Patriarche ? Dans tous les cas, ses paumes étaient toujours surélevées et… parallèles à des paumes de lumière bien plus imposantes qui étaient apparues à vingt mètres du sol.
    « Ten kara no batsu (sanction venant du ciel)… »
Deux paumes faites dans la Lumière de Maskine, qui s’écrasèrent violemment sur chacun des deux groupes.

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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Ven 5 Fév 2016 - 14:22

C'était comme ci mes paroles n'avaient été qu'une brise. Elles glissèrent sur le Patriarche sans l'atteindre, sans même qu'il ne les écoute. Je devais m'y attendre au fond de moi et c'était sans doute pour cela que j'avais fait appel à mes compagnons ours. Dès lors que j'avais vu le Patriarche s'avançait vers nous avec comme une aura de haine meurtrière que j'avais compris le combat comme inévitable, même si je m'étais un moment prise à espérer que nous pourrions l'éviter. Je l'observe, je suis prête à me battre jusqu'à entendre les paroles de ceux qui m'accompagnent. Celles de la jeune manieuse d'esprit me déstabilisent complètement. Contraire à mon état d'esprit, je suis presque prise d'une envie de lui faire bouffer sa main pour la faire taire alors qu'elle dégueule à n'en plus finir des paroles qui font monter en moi une colère sans nom. Méritais-je vraiment l'attention que je lui prêtais ? Avait-elle ne serait-ce qu'une seule seconde droit à ma protection ? Mes nerfs furent mis à dure épreuve alors que je sentais ployer sur moi plus d'inconvénients que d'avantages par la présence des deux shinobis m'accompagnant, le second ayant désormais pris un visage semblant habité par un démon. De grosses gouttes de sueur se formèrent sur mon front alors que je me demandais encore si nous pouvions avoir une issue diplomatique à cette rencontre.

Rien à faire, car nous voilà déjà pris de vitesse par l'homme qui se déplace avec vitesse parmi nous. Je vois ses pas, ses actions, je les suis du regard, mais je ne suis pas aussi vive par le corps que lui. Je vois alors le cercle qu'il trace au sol et j'en ressens immédiatement les effets qui nous affectent, nos membres sont incapables de bouger et ses mains se tendent alors.

Les ours sont plus rapides que moi pour nous défendre et nous recouvre entièrement, moi et mes deux coéquipiers de lourds et épais cocons de terre qui absorbe tous les dégâts que nous aurions dû recevoir par la paume de Maskine.

Devons-nous fléchir devant cette attaque frontale ? Je ne l'espérais pas le moins du monde, car je savais maintenant que c'est à cet instant précis que nous devrions montrer que nous étions vraiment des shinobis. J'étais une personne pratiquant le ninjutsu à haut niveau, mais je savais déjà une partie de mes forces altérer par l'invocation de mes kuchyoses et le sceau posé à même le sol pour nous retenir prisonnier requerrait une partie de ma puissance pour être levé. Je me retrouverais déjà fortement affaibli, mais cela permettrait à mes coéquipiers d'attaquer.

Pas le choix, je composait rapidement une série de mudras pour relacher le sceau anti fuinjutsu ancré sur ma peau, annulant celui de notre adversaire alors que les cocons des ours tombaient désormais en mille morceaux, détruit par la puissance de la technique du moine.
Je prenais alors immédiatement mes distances avec le reste du groupe, obligeant ainsi le moine à se déplacer s'il voulait m'atteindre :


"Dispersion !" Ordonnais-je alors à mes deux coéquipiers sans vraiment savoir s'il allait agir ou non, toujours étant que Sunilda attrapa violemment la jeune Setsuko par le col de sa tunique pour la projeter sur son dos avant de courir à l'opposé de ma position pendant que Falco gardait un œil sur le jeune Fuka devenu démon.

Il n'y avait plus de temps à perdre désormais, car nous devions clairement atteindre notre ennemi pour le mettre hors-jeu rapidement. J'espérais seulement que nous pourrions éviter de le tuer. Mes ours me regardèrent et je formais rapidement deux mudras pour former mon arc de glace que bandais immédiatement, tirant une dizaine de flèches sur mon ennemi. Une façon pour moi d'essayer de détourner son attention alors que je voyais déjà les deux ours passer à l'offensive. L'un par l'emprisonnement de l'ennemi, le second par une attaque plus directe, quelques secondes après son compagnon, Sunilda fit jaillir de sous les pieds du moine une multitude de pics rocheux.

hrp:
 


Dernière édition par Samui Yuki le Ven 12 Fév 2016 - 8:54, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Dim 7 Fév 2016 - 17:58


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Vraiment, de la méditation naît la compréhension, sans méditation la compréhension s'évanouit. Connaissant ce double sentier de perte et de gain, que l'on se conduise de façon à ce que la compréhension puisse croître.
Verset 20, paragraphe 282.
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Il n’y a vraiment plus aucune raison de rester sur une position passive. Le Patriarche avait bien décidé de mettre un terme à l’existence des personnes présentes. Ce qui faisait trembler l’âme du moine Kumojin n’était pas la présence de cet homme si puissant mais le fait que la folie de la guerre ait conduite ce dit homme à tuer au nom de Maskine et ainsi embarquer le reste du temple principal de Maskine au nom de sa personne. Pour cela, il devait être jugé et cela allait être le cas sous peut.

    « Le fou désire une réputation indue, priorité parmi les moines, autorité dans les demeures, honneurs parmi les autres clans. »


Le fou ne tarda pas à agir. Surestimant complètement ses compétences, le regard de Hashiru vit un escargot se déplacer avec vitesse vers chacun des deux groupes. Cependant, lorsqu’il prit la peine de vouloir venir à distance rapproché du duo, le moine fit un puissant bon en arrière, aidé par l’air qui le transportait aussi loin que possible de ce puissant homme. Faisant ainsi, il se séparait de son équipier d’un jour, partant tout deux dans un sens opposé. Le regard de Hashiru c’était apaisé et il regardait ce Patriarche avec une telle tristesse voyant son âme partir dans les abysses et se faisant dévorer par les ténèbres à mesure que le temps passe. Tout comme la zone de Fuinjutsu, les paumes célestes qui devaient s’écraser sur le groupe Kumojin n’atteint pas sa cible. Tant d’efforts et de chakra dépensés dans le vent.

Une contre attaque de la part du Kumojin se fit attendre car ce fut la force Shukaijin, notamment la jeune femme qui répondit la première, à distance. Nous devions patienter et agir lorsque le moment sera opportun quand ce sera notre tour. Une fois l’accalmie passée, le moine de Kumo, les deux bras joints dans les manches de chacun de nouveau, observa à bonne distance la réaction de ce déchu n’étant pas digne d’utiliser ainsi la puissance de Maskine. Il c’était égaré du droit chemin et il allait devoir en payer le prix.



Résumé:
 



Merci Ema pour le Kit !
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3. La Rencontre

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