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 3. La Rencontre

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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mer 10 Fév 2016 - 3:44


L'échange d'amabilités laisse rapidement place à l'échange de coups. Et toute discussion semble donc désormais inutile. Déçue que le patriarche n'ait pas pris en considération se demande, Setsuko ne peut que plonger à son tour dans un affrontement qui la dépasse. Les attaques de l'intrus sont rapides, précises et puissantes. Pourtant la Gouverneur de Yuki no Kuni et ses invocations réagissent avec tout autant d'aisance et évitent au groupe de sérieux problèmes. Et quelques secondes plus tard les Shûkaijins sont à nouveaux libres de leurs mouvements. Ce qui vu les circonstances est plutôt inespéré.

Mais cette mobilité retrouvée est de courte durée puisque Sunilda referme sa puissante mâchoire sur le col de l'adolescente pour ensuite la propulser sur son dos velu. Un acte se voulant certainement salvateur mais restant brutal. L'adolescente serre les dents et tire sa dague avec l'envie instinctive de l'enfoncer dans le cou du kuchiyose. Mais Il l'en empêche de sa poigne puissante et d'un regard évocateur.
*Ce n'est pas le moment de se battre entre alliés. Utilises tes forces pour survivre, pas pour ces futilités!*
Il a raison, évidemment. Et l'aveugle se laisse donc trimbaler comme un vulgaire sac jusqu'à ce que finalement l'ourse s'arrête. Setsuko se libère alors d'un mouvement brusque, regrettant de ne pas pouvoir fusiller du regard sa désagréable monture improvisée.
"La prochaine fois demandes-moi avant de me kidnapper!" soupire-t'elle. "Ou au moins avertis-moi!"
Mais Sunilda est bien le dernier des soucis de l'adolescente pour le moment. Même à cinq contre ce Patriarche, le combat semble inégal. Mais il est hors de question de baisser les bras et de se laisser abattre sans rien faire. Quitte à crever, autant que ce soit en vendant chèrement sa peau. L'aveugle insuffle du chakra à l'un des sceaux qui ornent son corps mais Il intervient une nouvelle fois pour la briser dans son élan.
*Économises ton chakra!*
*Je ne peux pas rester simple spectatrice!*
*Tu devras sans doute te battre à un moment ou à un autre. Puisque ce Kuchiyose a reçu l'ordre de te protéger, laisses-le faire. Restes en retrait jusqu'à ce que tu sois obligée d'intervenir.*
*Alors je ne dois... rien faire?*
*Précisément! Leur sang est moins précieux que le tien. Mieux vaut que ce soit le leur qui coule...*

Les épaules de l'aveugle s'affaissent tandis qu'un soupire quitte ses lèvres. Elle comprend la logique de cette démarche mais elle ne lui plait pas. Que se passera-t'il si le Patriarche élimine les deux kumojins et le reste de la délégation impériale? Seule face à cet homme, elle n'a aucune chance. Mais Il a opté pour la prudence et elle doit agir en conséquence. L'adolescente croise les doigts et vérifie que Sunilda est bien à ses côtés. L'ourse est bien fidèle au poste. Parfait.

Il n'y a plus qu'à attendre...
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mer 10 Fév 2016 - 22:28

La puissance émanant de cet être obsédait Samehada. Elle n’était devenue que pulsions alors que la partie encore consciente de Fuka l’intimait de se calmer. Ou en tout cas, il apportait la juste dose de retenue pour ne pas céder à ces instincts meurtriers qui pouvaient le mener à la mort. La part de tacticien qui était en lui en faisait un chasseur bien plus redoutable ainsi.

Le Patriarche n’avait pas perdu de temps pour passer à l’assaut. Conformément à sa précédente annonce, il n’était pas là pour discuter thé et vieilles blessures avec les shinobis. Un système qu’il critiquait alors qu’il en était lui-même un pratiquant. Une notion que le Taisa aurait exposé à voix haute s’il était un tant soit peu plus diplomate et du genre à polémiquer dans le vide. Seulement il n’était pas comme ce Kumojin ou sa responsable d’équipe. Les mots s’étaient avérés inutiles puisque sans même accorder de réponses, le moine passa à l’action. Et tout se déroula assez vite d’ailleurs.

Immobilisé au sol par un sceau, Fuka baissa rapidement sa tête mais fut vite rappelé à l’ordre lorsque des mains géantes se matérialisèrent au-dessus du groupe. Leur impact s’annonçait fatal. Mais Peau-de-Requin se réjouissait d’avance de cette dose d’énergie dont elle se délecterait. Une fausse joie qui n’eut pas le temps de perdurer lorsqu’il fut plongé dans le noir. La sensation de la fourrure à ses côtés lui indiquant que le Kuchiyose affecté à sa protection avait fait son office. Il aurait pu le remercier ou même lui témoigner de la gratitude, mais la frustration de n’avoir pas pu dégûster le chakra de l’adversaire arracha un simple grognement de bête féroce. Si la situation n’était pas aussi critique, Fuka se serait battu à mains nues avec cet animal. On ne retirait pas le pain de la bouche à un chasseur face à sa proie.

Lorsque le cocon de terre s’effrita, il laissa place à un spectacle plus radieux. Le Taisa ne fit même pas attention aux Kumojins sur le coup. Il se félicita seulement de pouvoir se déplacer à nouveau. Il ignorait à qui il devait ce miracle et il s’en moquait éperdument. L’essentiel était qu’il pouvait bouger à présent. Et il n’allait pas se faire prier.

Il devança son garde du corps animalier en se lançant à pleine vitesse sur la cible. Il profita de sa course pour cracher un projectile d’eau. Il remarqua que la Samui passait également à l’offensive. Sa charge par conséquent n’était pas en pleine périphérie de ses attaques. Il remarqua aussi les ours qui s’activaient à leur tour. Il allait devoir agir vite s’il ne voulait pas terminer dans la ligne de mire commune des attaques convergeant vers le Patriarche.

Sa course termina donc aux côtés de la cible qui avait déjà dû se dépêtrer de son projectile. L’objectif fut simple, tenter de porter un coup avec l’épée Samehada. Puis immédiatement après, il se recula de quelques bonds pour ne pas empêcher ceux qui le souhaitaient d’attaquer. Il ignorait s’il était suivi par beaucoup dans cette initiative mais si son coup avait touché l’adversaire, il serait déjà très légèrement handicapé pour le reste du combat.


Cette réflexion dura à peine une seconde dans l'esprit encore clair du combattant. Le cocon s'était désagrégé sous le coup du leader des moines. Son regard se faisait dur envers celui qui leur posait tant de problèmes. Mais sa puissance surpassait celle de tous les protagonistes réunis. Encore auraient-ils mis leur différents de côté, ils auraient pu envisager lui causer quelques dégâts. Mais les uns préféraient rester en retrait et sauver leurs pommes. Des moins que rien. Des paquets de merde. De la chiasse !

Son envie de combattre était réfrénée par ce sceau à ses pieds. Tant que cette chose le retenait, il n'était pas en mesure de faire quoique ce soit. Ce qui ne faisait que renforcer sa frustration. A nouveau lors de cet évènement, il se devait d'attendre patiemment son sort. Il serra les dents devenues pointues par la forte présence de son arme dans son esprit. Le goût cuivré du sang emplit légèrement sa bouche. S'il pouvait, il cracherait cette substance vermillon à la face de cet homme.


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Dernière édition par Taisa Fuka le Jeu 25 Fév 2016 - 23:28, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 11 Fév 2016 - 23:18

Le Kamikaze avait ralenti sa respiration. Focus, toute son attention était portée sur le Patriarche et sur l’environnement immédiat. Il fallait tout prendre en compte. Tout : l’air ambiant, le chakra des uns et des autres, la posture de l’adversaire auto proclamé. Etudier ses moindres mouvements et espérer en tirer des informations à même de lui permettre d’anticiper les prochains mouvements du Guide des moines de Maskine, telle était l’attitude du kumojin. Mais cette attitude, pourtant salvatrice, fut presque inutile face à la rapidité d’exécution du moine. Comme s’il eut s’agit d'événements se déroulant au ralenti, le kumojin prit une vive impulsion à l’instant même où le Patriarche disparu de sa vue pour apparaître au centre du cercle invisible dont les contours étaient matérialisés par la position de chacun des membres des délégations kumojines et shukaijines. Et quand le pied du moine se stabilisa en trouvant des appuis solides au sol, le tout dans une posture digne de shaolin, Yoite comprit qu’il devait énormément à son entrainement. Sans toutes ces années passées à se surpasser physiquement, jamais il n’aurait eu ce réflexe salvateur l’ayant poussé à esquiver une attaque à l’instinct !

Dans les airs, avant de retomber au sol quelques mètres plus loin, le Jonin pu remarquer la synchronisation diabolique doublée de la grande maîtrise du ninjutsu et du fuinjutsu dont faisait montre le Patriarche. Sans exécuter les moindres mudra, et avec une vitesse incroyable, le leader du Temple de Maskine venait de faire s’écraser deux paumes faites de lumière sur la position des deux groupes kumojins et shukaijins. Fort heureusement, le moine Hashiru, visiblement bien versés dans les arts taïjutsu venait d’effectuer le même mouvement de retrait que le Kamikaze. A n’en pas douter, le moine kumojin aussi savait anticiper, et ce, à haut niveau. Les deux hommes foulèrent le sol presque en même temps. Ils se trouvaient à distance respectable, de sorte qu’ils pouvaient encore s’entre-aider. Si l’on tentait de les attaquer tous les deux, alors c’est par le biais d’une attaque de zone qu’il faudrait s’y employer.

Tandis que les shukaijins sortaient d’un cocon protecteur, le sceau au sol se fit aspirer par la Samui tandis que ses ours protégeaient l’un des shukaijins, probablement le plus faible ou du moins celui qui était automatiquement rendu vulnérable à cause de la trop grande vitesse du Patriarche. Et tandis que la Samui se donnait les moyens d’attaquer, l’homme aux allures de combattant, avec sa grosse arme, se ruait vers le Patriarche. La chose était risquée. Très risquée et pourtant louable. Il faut du cran pour se jeter ainsi dans la mêlée face à un adversaire plus coriace et sur un terrain qu’il maîtrise mieux que soi. A ce jeu de vitesse, pas sûr que le Patriarche se fasse prendre. A moins d'avoir été empêché de bouger, chose peut-être rendue possible par ce jet téléguidés. Il faudrait profiter de toutes les ouvertures ! Yoite se mit à composer des mudra. Aucun assaut pour le moment, mais dans peu de temps tous les protagonistes ici présents risqueraient bien de ne plus avoir la vie facile. Autant que tout un chacun en profite allègrement pendant qu’il en est encore temps.

Une première bourrasque se fait ressentir. Mais quelque chose d’anodin pour la plupart des gens ici présents à coup sûr.


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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Sam 20 Fév 2016 - 12:35

Les invocations de celle qui dirigeait vraisemblablement l’unité du Shûkai réussirent à protéger ses compagnons. Quant aux Kumojins, ils utilisèrent des techniques d’esquive dont la vitesse était grande. L’un des Shûkaijins sortit de son cocon, mais dès qu’il mit un pied au sol, il se retrouva totalement immobilisé. Mais avaient-ils seulement réfléchi un instant ? Apparemment non. Car dès leurs premiers mouvements, ils avaient déjà perdu la partie.
    « Vous n’êtes que des idiots. »
Trop concentrés à se mouvoir, à tenter des esquives, ils en oublièrent totalement le sceau qui malheureusement pour eux ne s’était pas dissipé au bout de quelques instants. Non, ils avaient finalement tous posé un pied dessus, et ils étaient désormais tous immobilisés. Ah, apparemment la Samui avait réussi à se libérer momentanément de la chose.

Les Kuchiyoses quant à eux purent tout de même attaquer, leurs jambes étant immobiles mais ne leur privant pas d’utiliser des jutsus de nature Dôton. Si le Patriarche fut rapidement encerclé puis emprisonné par des piliers de terre, il en ressortit sans une égratignure même après l’assaut de la seconde invocation. Les moines de Maskine étaient réputés pour leur Taijutsu de nature défensive, et leur leader ne pouvait qu’être un expert en la matière.

Mais alors qu’il se préparait pour une technique expéditive pour châtier les cinq ninjas, il entendit une voix. C’était celle de l’Inconnu. Apparemment, tout était prêt.
    * J’ai obtenu la localisation du repaire. Je vous attendrai là-bas, au… *
Enfin, le Patriarche allait pouvoir assouvir l’un de ses plus grands désirs. Que faire de ces ninjas, désormais ? Il n’avait pas de temps à perdre, mais il ne pouvait pas non plus les laisser s’en tirer ainsi. Il fallait qu’ils comprennent leur impuissance face à Maskine, face à la Nation.
    « Je dois y aller. Je vais vous laisser la vie sauve, à une condition. Admettez maintenant et oralement votre totale impuissance face aux moines de Maskine. Si vous ne le faites pas, je vous tuerai, sur le champ. »
Seule Samui Yuki était encore capable de se mouvoir. Quant à Kamikaze, il était grièvement blessé. Pour les autres, ils étaient totalement immobilisés au niveau des jambes. Ils n’avaient qu’une solution pour survivre : admettre.

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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Sam 20 Fév 2016 - 16:18

Les yeux du Kamikaze venaient de s’écarquiller. Alors qu’il venait de terminer ses mudra et qu’il préparait un jutsu, sans grande envergure sur le plan offensif, il faut bien le reconnaître, il ressentit en lui quelque chose qu’il n’aurait jamais dû ressentir. Une vive douleur, quelque chose qui lui prenait les entrailles et même plus. Quelque chose qui lui prenait tout, les couilles tout ! Une douleur venue d’ailleurs mais aux effets terribles. L’image de la technique des paumes du moine lui revint en tête. C’était à ce moment-là. Même malgré le fait d’avoir esquivé physiquement ce jutsu, par on ne sait quelle magie les effets de cette technique s’étaient fait ressentir. Au delà de la technique visible, il devait y avoir un truc, quelque chose d’invisible, comme des ondes par exemples. Des ondes aux pouvoirs terriblement néfastes.

L’homme venait de poser un genou au sol. Et c’est là qu’il comprit, malgré l’intense douleur, la technique utilisée pour figer les uns et les autres étaient toujours active. En l’occurrence, Yoite venait de se faire piéger des deux pieds et d’un genou. Pour ne pas avoir à poser les main au sol, il du se résoudre à tomber à genou. Souffle court, respiration difficile, l’homme, dont la vision commençait à être floue regarda brièvement tout autour de lui. Le Patriarche était indemne et même mieux, il se payait le luxe de se la péter, d’insulter et de faire des sommations. Les autres, Hashiru, le moine kumojin et même les shukaijins, semblaient indemnes aussi.

*Pourquoi ? Et comment se fait-il que je sois le seul touché ?*

Probablement la volonté divine ou alors la volonté de Maskine ! En ces conditions, il n’y avait d’autre alternative que d’accepter le sort, d’accepter le jugement divin imposé par le Patriarche. Plus que jamais le kumojin se sentait impuissant. Il était loin d’être mort certes. Il lui restait tout de même une carte à jouer. Mais avant de tenter quoi que ce soit, autant satisfaire à l’ego de cet homme qui se sentait probablement comme le seul combattant valable ici. Tous ceux qui lui faisaient face n’étaient certainement à ses yeux que de vulgaires insectes.

_ Je m’incline devant votre grandeur Patriarche. Maskine et la Nation sont les plus puissants !

C’est ça qu’il souhaitait ? Que l’on se rabaisse, que l’on courbe l’échine devant lui ? Eh bien le voilà qui devait être satisfait. A genoux, blessé, presque mort, le kumojin venait d’abdiquer. Lui qui quelques secondes plus tôt s’apprêter à attaquer mortellement ce Patriarche qui partait littéralement en couilles, le voilà totalement brisé. Mais le vent venait de se lever. Et la poussière soulevée par la volonté de Kami Kaze commençait déjà à baisser la visibilité des uns et des autres. Il faudrait, dans quelques secondes, crier pour se faire entendre. Quoi qu’il en soit le Patriarche, pour son satisfecit personnel, pourrait se gausser d’avoir fait plier un homme. Cela lui suffirait-il ? La vanité et l’orgueil sont des défauts qui bien souvent perdent les grands. Et dès lors que l’on en vient à perdre l’humilité, l’on devient vulnérable. En vérité, le Patriarche était faible !

Le signe du tigre. Le combat pour Yoite était terminé.

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Why always me ?:
 
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Dim 21 Fév 2016 - 20:40


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Celui qui, comme un char roulant, contient sa colère qui s'élève, je l'appelle un vrai conducteur, les autres ne sont que des teneurs de rênes
Verset 222, paragraphe 17.
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Les déplacements ne suffirent pas à esquiver le Fuinjutsu. Apparemment son ampleur dépassait largement l’entendement. Comme si cela ne suffisait pas, son coéquipier, le Jonin, était gravement blessé, un genou au sol. Le combat était déjà finit pour lui alors qu’il n’avait même pas pu combattre réellement. Dans ces conditions, bloqué au sol et seul Kumojin capable de combattre, il se résolu à se soumettre à ce puissant ennemi.

    « Je me soumets également, Patriarche. »


Rien de plus, rien de moins. C’était bel et bien clos pour le Moine de Kumo. Aucune peur ne semblait pourtant l’atteindre, même si sans nul doute, le personnage en face était bien plus puissant que lui, il se devait d’être réaliste. Kumo avait besoin des deux Jonins et ses élèves ne devaient pas perdre espoir en perdant leur Sensei si tôt dans leur apprentissage. Un souffle léger s’échappa de nouveau de la bouche du moine tandis qu’il observait les yeux mi-clos la zone de combat. Quelle ironie de devoir se soumettre aux moines de Maskine, étant lui-même un de ces moines, mais ayant quitté le temple de Kaminari depuis bien longtemps déjà. Le fond d’un moine n’est pas de savoir s’il est pour ou contre la nation ou l’ordre, mais de savoir si sa foie en Maskine est toujours présente. Celle du Patriarche avait disparut lorsqu’il acquit les pouvoirs et la vanité qui va avec.

De nombreux souvenirs revenaient à l’esprit de Hashiru tandis qu’il mettait un genou à terre. On lui avait tant compté l’histoire du Patriarche. Cependant, quand il fut revenu vers la prière après le décès de sa famille, il c’était promit de se battre pour défendre les autres. Son retour à Kumo fut d’ailleurs facilité par l’arrivée du frère du Shodaime qui l’avait sauvé quelques temps auparavant. S’il survivait à cette rencontre, Hashiru se promettait de revenir en homme de poigne. Au vu de la perversion du culte de Maskine par son chef, Hashiru deviendrait un vengeur plutôt qu’un bouclier, avec la quête de faire tomber ce Patriarche blasphématoire. Observez gens de ce monde, l’avènement d’un puissant de ce monde.



Résumé:
 



Merci Ema pour le Kit !
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mer 24 Fév 2016 - 3:09


Se... soumettre? Setsuko hausse l'un de ses sourcils avec un scepticisme évident. Quelques secondes plus tôt le Patriarche semblait résolu à tuer les quintet de shinobis et le voilà maintenant prêt à les épargner pour peu qu'ils acceptent de courber l'échine. La proposition de ce puissant adversaire eut au moins l'avantage de ramener un semblant de calme après ce bref échange de jutsus. Comment expliquer ce revirement? Qu'est-ce qu'il cache? La Mamoru est encline à croire que cet ennemi se contente de jouer avec eux, qu'il tente de leur insuffler de l'espoir pour mieux l'étouffer ensuite. De la perversité? Peut-être...
*Ce Patriarche est décidément un homme étonnant...*
*Étonnant? C'est ce mot-là qu'il vous inspire?*

L'adolescente aurait sans doute opté pour un adjectif moins... valorisant. Toujours est-il qu'elle se contente de garder le silence avec l'espoir que ses partenaires et autres alliés de circonstance prennent les devants. Les kumojins se montrent les plus entreprenants et ne tardent pas à s'agenouiller face à notre adversaire. Ce qui arrache un reniflement moqueur à la Mamoru. Elle ne s'attendait pas à ça de la part des deux émissaires de la Foudre...
*Inutile de te préciser que tu ne t'agenouilleras pas face à cet homme je suppose?*
*Ce n'était pas dans mes intentions!*
*Je l'espère! Si tu dois mourir, tu mourras! C'est aussi simple que ça!*
*J'aimerais pouvoir considérer les choses avec le même détachement que vous...*

Setsuko s'autorise un léger sourire. Après tout la mort n'est rien de plus qu'un passage vers un autre monde. Un monde plus subtil dans laquelle la matière s'efface au profit de l'essence même de l'âme. Quand on sait cela les choses deviennent tout de suite plus acceptables. Une Mamoru ne craint pas la mort: elle s'y prépare comme le ferait un pèlerin en prévision de son voyage. Et dans le cas d'une adolescente sous l'emprise d'un démon depuis sa plus tendre enfance, elle devient carrément une forme de délivrance.
"Quand j'ai rejoint les rangs du Shûkai j'ai dû prêter un serment... Un serment qui stipule clairement que mon allégeance va à l'Empire, à son peuple et à son Kamui. Vous n'êtes pas un citoyen impérial et encore moins mon Kamui, Patriarche! Vous n'êtes rien de plus que l'ennemi de la nation que j'ai juré sur l'honneur de servir et de protéger!" indiqua-t'elle d'une voix mesurée. "Alors dites-moi... Pourquoi accepterais-je de plier ne serait-ce qu'un seul genoux face à vous?"
Le visage de l'adolescente se tourne vers l'endroit où elle estime que les kumojins se trouvent en se basant sur l'origine du bruit de leur dernières paroles. N'ont-ils pas prêté serment, eux aussi? Comment osent-ils sacrifier ainsi leur honneur sur l'autel de leurs peurs? La mort est la conséquence logique d'une vie de shinobi. Et, plus simplement, de la vie en elle-même. Pourquoi se sont-ils engagés si c'est pour courber l'échine lorsque ce genre de difficultés se présentent?
"Il vaut mieux mourir debout que vivre à genoux..."
Un sourire s'installe à nouveau au coin des lèvres de la Mamoru tandis qu'elle scelle enfin cette décision et sûrement son destin. Elle se demande alors quel choix feront ses partenaires. Elle espère évidemment qu'ils la suivront. Que leur trio puisse montrer à ce Patriarche et à Kumo la détermination des shinobis du Shûkai. Estimant qu'ajouter le moindre mot serait inutile, elle s'enfonce à nouveau dans le silence pour attendre la décision de ses camarades et la sentence de leur adversaire.´
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 25 Fév 2016 - 13:25

La situation me semblait dramatique, mais pas perdue pour autant. J'essayais d'avoir confiance en moi, comme je tentais de conserver foi en mes coéquipiers, même si cette dernière était légèrement altérée par l'insubordination de la Mamoru. Il était cependant de mon devoir de ne pas perdre de vue mes objectifs, mais aussi ce en quoi je croyais le plus. Mes hommes ... Mon regard se porta sur la jeune fille, puis sur Fuka et son impressionnante épée, c'était moi qui les avais mis dans une telle situation.

De même pour les Kumojins, même si j'avouais qu'intérieurement, j'aurais très peu de scrupules à les voir périr. C'était moi qui avais commandité cette rencontre diplomatique au pays du riz et je commençais à regretter cela, vu à quoi elle nous menait. Je ne pourrais pas accepter de perdre des coéquipiers dans de telles circonstances, même s'ils n'étaient pas parfaits tous les deux. Le Patriarche semblait comme surhumain, esquivant nos attaques sans le moindre problème, ne faisant démonstration d'aucun signe de fatigue ?

J'avais ... Peur ? Non, j'étais perdue, je me sentais comme déboussolé dans cet univers étrange ou cet homme, restaient comme insensible à la moindre de nos actions.

Mes mains s'affaissèrent lorsque je compris que nous avions très peu de chance de nous en sortir, pourtant la chance sembla tourner. Il nous proposer un marché ? Ployer devant lui ! Nous soumettre à sa puissance.
De mémoire de Samui, jamais un seul membre de notre clan ne s'était incliné devant une étranger, aussi fort soit-il. Nous étions fiers et purs dans notre tête. Pourtant, la vie de mes coéquipiers me revint en mémoire et je sentis mes jambes flageller sous le coup de l'hésitation.

Je ne pouvais pas prendre le risque de mettre leur vie en danger. Je devais me soumettre à sa volonté divine même si je savais que cela me coûterait bien plus que ma simple fierté.
Mes jambes tremblèrent d'avantages et j'allais amorcer un mouvement pour courber l'échine quand soudain, la Mamoru prit ... Encore la parole. Je ne bougeais plus ... Non, je restais de marbre face à ses paroles, ses dernières me redonnant vigueur et force, même si elle m'agaçait légèrement.

C'était pour une merdeuse pareille que j'étais prête à abandonner toute dignité ? Plutôt mourir en effet ! Il était hors de question que je piétine la plus grosse qualité de mon clan, sa fierté, pour une gamine qui n'avait que faire de la vie, même si elle défendait de bien beaux arguments.

J'observais alors mes Kuchyoses, d'abord sans rien dire, puis d'un regard insistant pour qu'ils se tiennent prêt, juste ou cas ou. Mon regard se porta alors sur le chef des moines de Maskine auquel je m'adressais directement :


"Comment osez-vous ! Vous qui avez tourné votre vie vers la lumière et sa pureté ! Vers les lois divines, vers la sagesse et le recueillement, demander à des hommes de se soumettre à votre courroux ! Vous êtes, vous donc tellement éloigné de la lumière de Maskine et de l'enseignement de vos ancêtres au point d'en devenir un être aussi abject qu'irrespectueux !"


Le tout était dit d'un ton hautement dédaigneux, emprunt d'une haine et d'une rage indéfinissable alors que je lui crachais littéralement à la figure :


"Vous ne méritez plus votre rang de Patriarche et si vous nous ôtez la vie en ce jour, sachez que vos paroles et ses actes seront répétés par-delà les plaines et les vallées qui nous entourent ! Vos actes ignobles traverseront les contrer pour raconter à tout le monde, que le grand Patriarche, guide symbolique des moines de Maskine, originellement guide de paix, est venu délibérément massacrer des shinobis de l'empire et du pays des nuages dont le seul but était de conclure à un acte diplomatique afin d'éviter une guerre !"


Mes yeux lançaient des éclairs.


"Votre courroux ne nous fait pas peur ! Aucun homme ! Aucune femme de mon clan n'a jamais baissé la tête devant un ennemi ! Je ne compte pas déroger à cette tradition et cela peut importe mon attachement ou mon rôle dans l'empire ! Si je dois mourir, ça sera avec fierté en protégeant mes hommes et en me battant pour ce que je crois juste ! Non parce qu'un vulgaire moine qui se pense atteint d'une mission divine me l'aura imposée !"


hrp:
 
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Ven 26 Fév 2016 - 0:31

La frustration du Taisa ne faisait qu’augmenter à mesure que les secondes passaient. La parfaite impassibilité d’un adversaire se sachant plus fort que ses cibles. Et pire : le fait de faire partie de ces cibles. Pour Fuka, qui s’était toujours habitué à avoir la place du chasseur, il se retrouvait là pris à son propre jeu. Mais ici, le jeu pouvait s’avérer dangereux. Il s’avérait même mortel pour quiconque relâchait sa vigilance.

Alors que rien ne semblait l’atteindre, le fameux Patriarche s’affligea de l’impuissance de ses adversaires. Une réaction qui s’accompagna d’un commentaire mental de l’épée à l’attention exclusive de son porteur :

- Qu’il me laisse seulement approcher et on verra qui sera le plus idiot des deux.

La rage guerrière du bretteur s’était apaisée. Le fait de ne pouvoir bouger et ne pas pouvoir assouvir ses pulsions combattives l’avaient ramenés au calme. Il n’accorda pas la moindre attention à ce commentaire mental. Il y a quelques minutes, il aurait pu mettre le feu au poudre. Mais là en l’occurrence il ne faisait que glisser sur lui comme l’eau sur un rocher. Avec le temps, l’érosion pouvait faire son office. Mais cet affrontement n’allait pas durer une éternité. Il semblait même s’écourter selon les mots du moine.

Mais il n’allait pas partir comme ça. Maintenant il fallait faire mousser son égo monacal. Même si la furie du combat était retombée, elle ne manqua pas de le titiller légèrement à ses paroles. Mais il ne fut pas mécontent de voir toute la splendeur Kumojin se manifester dans leurs actes de soumission totale. Ça faisait peine à voir. Il était hors de question pour Fuka d’en arriver là. Quand bien même l’idée lui serait venue, le simple fait d’assister à ce triste spectacle de la part de ceux qu’il considérait comme ses ennemis, aurait fini de le convaincre.

Avant même qu’il n’ouvre la bouche, il fut devancé encore une fois par la jeune fille. De tels mots faisaient plaisir à entendre. S’il avait pu bouger, il serait venu se positionner face à elle pour la protéger et lui apporter son soutien. Chose impossible pour l’heure. Son regard pivota également vers la responsable de l’équipe. Les jambes flageolantes, elle sembla s’arrêter. Encore heureux pour elle. Car dans l’hypothèse où Fuka et elle s’en sortiraient, et si elle s’était agenouillée, il se serait personnellement occupé de son cas. Mais elle rejoignait l’avis de la jeune fille. Par des paroles bien plus maladroites et plus infantiles que sa cadette, mais au moins se rebellait-elle un minimum. Les yeux du Sabreur en revinrent à leur interlocuteur principal. Celui qui semblait disposer de leur sort entre ses mains. Maintenant plus calme, Fuka s’exprima d’une voix redevenue normale :

- Vous semblez avoir votre réponse. Et cela vous étonne-t-il ? Vous qui nous considérez comme la gangrène de ce monde, une vermine sans foi ni loi. Nous avons nos valeurs et nous les défendons. Et si vous devez nous tuer pour ça, c’est que, comme vous le signaliez tout à l’heure, votre place est plus du côté de « l’Ordre » que de la Nation.

Fuka avait retrouvé tout son sérieux. La frustration avait laissé place à un nouveau sentiment moins hargneux. Mais il ne perdait pas pour autant son envie de terrasser cet adversaire. Son esprit était plus clair que jamais, ses sens en éveil, prêts à l’aider selon les circonstances.


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Dernière édition par Taisa Fuka le Dim 28 Fév 2016 - 22:42, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Ven 26 Fév 2016 - 14:26

Le Patriarche pouvait recevoir tous les qualitatifs du monde, il ne pouvait pas être qualifié d’idiot. Pourtant, il ne semblait pas broncher face au ton forcément ironique ou agacé des Kumojins qui avaient finalement fait le choix de survivre et de se soumettre à la supériorité de l’ordre de Maskine. Un homme religieux qui tuait ses opposants, cela pouvait être aberrant, mais les moines de Ta no Kuni étaient aussi des combattants. Malheureusement, ce n’était pas seulement ses titres et pratiques religieuses qui avaient fait du Patriarche l’un des hommes les plus craints de la planète. Non, c’était à cause de son manque total de pitié face à ceux qui allaient à l’encontre de son objectif suprême : la purification du Yuukan.

Le Yuukan, à savoir le monde ninja tout entier, était peuplé de gens qui le rongeaient. L’Ordre ninja en était le tout premier exemple. Eux qui avaient donné naissance à ces immondices de Furyou, ces créatures devenues infâmes et capables de repousser la mort. Ces mêmes shinobis qui comptaient dans leurs rangs nécromants et Mamoru, tout simplement écoeurant.

Et surtout, cet Ordre qui avait poursuivi la Grande Guerre malgré la création de leurs villages ninjas. C’était logique que l’homme qui était devenu l’égal et le premier opposant à la fois des Uchiwa et des Senju soit devenu l’ennemi des villages cachés et des grandes puissances.
    « Shûkaijins, regardez là-haut… »
Le Patriarche ne leva quant à lui pas la tête, sachant bien ce qu’il s’y trouvait. Presque au niveau de certains nuages, le Grand Temple de Maskine était littéralement en train de flotter. Sur la cour et sans doute dans tout le temps, on pouvait même y voir des silhouettes similaires et nombreuses.

Le Patriarche colla ses deux paumes. Sous sa large tunique blanche, une lumière semblait être apparue sur son dos.
    « … votre sentence divine viendra des cieux. »
Du Grand Temple descendirent alors trois lumières aussi rapides qu’impressionnantes dont les cibles semblaient toutes évidentes. La Lumière de Maskine divisée en trois rayons qui vinrent s’écraser sur les trois shinobis de l’Empire.

Le Patriarche quant à lui avait déjà fait volte-face, et marchait en direction de la côte du Grand Continent. Le Temple ne tarda pas à le suivre depuis les airs…

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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Sam 27 Fév 2016 - 12:22

La rage au ventre, je me sens prête à accueillir l'attaque du Patriarche sans me douter une seule seconde de la provenance de cette dernière. Il nous désigne alors le ciel et mes yeux se portent sur ce dernier avec précaution. Je reste alors ébahit par ce que je vois. Le temple Maskine dans son ensemble flotte au-dessus de nos tête, loin dans le ciel.


"Qu'est-ce ..."


Je ne parviens pas à comprendre, pourtant, soudain, du temple même s'élève trois lumières qui semble, comme des lasers, remontés, puis soudain, redescendre avec nous avec puissance alors que la voix du Patriarche résonne à nous, annonçant notre sentence.

D'instinct, j'agis sans même me laisser de temps de penser à autre chose qu'à ma propre personne. Mes doigts se croisent et se recroisent à une vitesse insoupçonnée alors que mes lèvres murmuraient le nom de deux techniques à la chaîne en levant mes mains au-dessus de ma tête :


"Aisu Mayu !"


Formant deux coupoles de glace que je referme en une sphère parfaite, épaississant une nouvelle fois cette dernière au maximum. Soudain, la glace elle-même se voit recouvrir d'une épaisse couche de terre et mon regard se tourne vers la direction ou se trouvait Sunilda en même temps que je m'accroupis, prête à subir le choc de l'attaque des moines, prête à subir le sort que ce dernier à jeté sur nous. Je ferme les yeux et j'accueille une nouvelle fois, une lointaine, une très lointaine amie ...

Sunilda et Falco eux de leur côté on sentit l'attaque et de même que moi, ils ont réagis comme des animaux. En moins de deux, Setsuko et Fuka se retrouvèrent encercler par une puissante sphère de terre en même temps qu'ils entouraient les deux jeunes gens de leurs épaisses fourrures, se couchant au centre de la sphère et les gardant entre leur patte puissante pour les protéger de ce qui arrivait sur nous.

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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Dim 28 Fév 2016 - 23:37

Le Patriarche était fort. Mais il avait beau être fort, il n’en était pas pour autant plus malin qu’un autre. Alors qu’il signalait à ses cibles d’où proviendrait leur mort, il perdait tout l’effet de surprise qui pouvait lui permettre d’en finir. Car sans sa remarque, jamais Fuka n’aurait songé à lever les yeux au ciel dans un tel moment. Le comportement des autres aurait pu le pousser à un tel acte par exaspération en réalité mais il était tellement obnubilé par cette nouvelle cible qu’il n’était pas aussi alerte. Heureusement donc que le chef des moines avait fait cette erreur.

Mais même avec ça, le Taisa était suffisamment choqué de la vision qu’offrait ce spectacle. Un temple religieux lévitant dans les cieux, arraché à ses fondations : le genre de choses qu’on ne voit pas tous les jours. Pire encore, un bâtiment volant tirant des rayons. La réaction fut immédiate chez Fuka à la vue de cet évènement incongru :

- Oooh..

- Ravie de t’avoir connu petit.

L’attaque semblait aussi puissante qu’impressionnante. Et sans possibilité de mouvement, Fuka n’en allait pas avoir pour longtemps. Ce serait rapide et douloureux, l’espace d’une milliseconde. Une fin bien triste. Pour un Sabreur aux projets divers, il terminerait comme un simple bretteur n’ayant accompli que peu de choses. Ce ne serait pas ce final qu’il laisserait derrière lui. Sa poigne sur la garde de l’épée se resserra à en faire blanchir ses phalanges. La volonté de Samehada coulait dans ses veines. Il ne terminerait pas ici.

Son regard jusque-là résigné changea du tout au tout, affrontant la lumière incandescente tombant du ciel, comme s’il la défiait de s’abattre sur lui. Instinctivement, il leva son bras armé de la lame Peau-de-Requin. Les écailles s’hérissèrent légèrement alors que la bouche s’écartant en ce qui ressemblait à un large sourire. Commençait alors son travail d’absorption. Le chakra composant cette technique allait servir de repas à l’épée du Taisa. C’était son seul espoir de s’en sortir indemne. Diminuer suffisamment la quantité de chakra concentrée dans ce rayon pour minimiser les dégâts. Le rayon était maintenant proche. Samehada faisait déjà au mieux pour aspirer le chakra approchant. L’impact était imminent et pourtant il ne bougeait pas. Même sans être immobilisé, il n’aurait pas esquissé un geste. Il serait resté aussi calmement à attendre son destin. Lorsque soudain le noir se fit.

Etait-ce ça la Mort ? Une masse de poils velue ?! Non. Il reconnaissait alors l’invocation de la Samui qui l’avait déjà épaulé quelques temps avant. Il remarqua également la sphère les entourant tous deux. Une dernière manœuvre de la part de la responsable de l’équipe pour tenter de protéger les hommes sous sa garde. Même s’il semblait difficile de dire que cela suffirait. La gangue de terre les entourant commençait à se fissurer et à laisser passer la lumière. Serait-ce là sa fin ?


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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Lun 29 Fév 2016 - 14:49


Elle ne leva pas les yeux au ciel malgré l'avertissement du Patriarche. L'utilité d'un tel acte aurait été plus que relative de toute façon. Le regard toujours fixé devant elle, observant un point qui n'a nul autre intérêt que celui qu'elle imagine, Setsuko est tout de même consciente de ce qu'il se passe. Notamment car le démon, lui, n'a pas résisté à la curiosité. Le souffle rauque qui quitte sa silhouette sinueuse ne laisse que peu de place au doute. De la résignation? Alors c'est que c'est la fin... La fin de cette existence du moins.
*Un temple volant, hein?*
Le sourire fugace qui éclaire les traits de l'adolescente à la peau sale semble détendu. Elle aimerait beaucoup voir un bâtiment flotter au milieu de nuages et projeter son ombre alentours. Est-ce d'ailleurs pour ça que la température a baissé?
*C'est le moment de se faire nos adieux?*
*Tout au plus de se dire au revoir...*

Est-ce un clin d'oeil que le Oni lui a adressé? C'est étrange d'arriver à la fin de son existence. Et davantage encore de le réaliser. L'air s'alourdit considérablement et les poumons de la Mamoru semblent écrasés par une pression invisible qui rend chaque respiration difficile. Sa gorge et ses lèvres sont sèches. La peur mais aussi l'excitation ou encore l'adrénaline font vibrer chaque parcelle de son être tandis qu'Il s'évapore et laisse la jeune femme dans l'obscurité la plus complète. Oui, il n'a pas à rester ici pour la voir mourir...
*Maintenant!*
La voix de l'entité résonne brièvement avant d'être éclipsée par les bruits ambiants. Setsuko émerge de sa passivité et active les sceaux placés sur ses omoplates. Des ailes sombrent déchirent alors ses vêtements et se déploient de toute leur envergure avant de se replier l'instant d'après pour envelopper leur propriétaire. Cette dernière se retrouve ensuite projetée au sol et recouverte d'une masse poilue chatouillant les maigres parcelles de peau nue de son corps. Sunilda? Ce pot de colle aura peut-être une utilité finalement...
"Tu meurs pour que je vive?"
L'étonnement est perceptible dans la voix de la Mamoru tandis qu'elle s'adresse à l'invocation de la Samui. Elle commence à balbutier un vague remerciement qu'elle étouffe bien rapidement. L'ours a fait son choix. C'est tout. Le temps semble se distorde tandis que la tempête approche. Les bruits étouffés par le dôme de protection qui les entoure ne font qu'accentuer la perversité de l'attente. L'épilogue, quant à elle, ne saurait tarder...

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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mer 2 Mar 2016 - 0:21


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Les êtres connaissant le faux comme faux et ce qui est juste comme juste, embrassent des vues justes et vont vers l'état heureux.
Verset 319, paragraphe 22.
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Quel acte détestable, autant par sa propre impuissance que par l’acte en lui-même dit comme étant au nom de Maskine. Un tel être, une telle secte ne devait pas exister. La foie emmène les êtres dans le questionnement vers la paix et non vers la mort. Ces hommes sont pires que ceux qu’ils critiquent. Des âmes, certes pas pures, tout comme notre protagoniste se retrouvaient injustement destinés à une punition divine. Le moine de Kumo observait depuis sa position immobile, le jugement arrivé vers ces êtres du Shukai. L’impuissance de Hashiru se faisait ressentir dans cette situation bien précise. Etant un pratiquant du taijutsu avant tout et de la défense personnelle absolue, il ne pouvait en rien les sauver ou même les aider d’une quelconque façon que ce soit.

*Maskine… Les aurais-tu abandonné ? Serais-tu réellement du côté du Patriarche ? Aurais-tu abandonné ce peuple et ai préféré leur disparition plutôt que de leur laisser une chance de se repentir ? Je n’ose y croire… *

Une dernière pensée vers la divinité du moine de Kumo. Observant les ninja du Shukai, il s’attendait à les voir disparaitre mais espérait que non. Qu’arriverait-il à ces jeunes gens ? Est-ce qu’il obtiendra un jour une réponse de Maskine à ses questionnements ? Des souvenirs du petit temple lui vint à l’esprit, il irait à cet endroit en premier à son retour à Kumo et y resterait plusieurs heures surement. Qu’allait-il donc pouvoir dire à ses élèves ? Que la fin de leur existence arriverait sans doute des mains d’un moine pronant la paix. En tout cas, il était sur d’une chose vis-à-vis de la nouvelle génération. Leur inculquer toutes les connaissances qui lui étaient propres et surtout, les pousser à se protéger entre elles pour elles. Peut importe ce qui allait se passer, Hashiru se sacrifierait sans problèmes pour ses trois élèves qu’il commençait grandement à chérir.



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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Dim 6 Mar 2016 - 14:04

Le monde est fait de curiosités. Toutes les choses ne sont pas aussi simples que l’on pourrait le penser. Toutes les choses ne sont probablement pas telles qu’elles devraient l’être. C’est là le verdict, la conclusion simpliste qu’un observateur quelconque pourrait relever de ce bref face à face entre shukaijins et kumojins. Un face à face conclu d’une façon inattendue par la cause de l'arrivée impromptue d’un élément perturbateur d’une puissance incommensurable : le Patriarche. Alors que d’aucuns auraient pu s’attendre à une intervention pouvant aller dans le sens de concilier la position des deux groupes shukaijins et kumojins, il en avait été tout autrement. Des réprimandes, des menaces et des coups. En trois assauts, le Patriarche avait réussi à faire plier les représentants de Kumo et à faire ployer ceux du Shukai. Face à cette démonstration pure de puissance, sans la moindre once de pitié envers ceux qui ne se soumettaient pas -quel qu’en soit l’angle de soumission par ailleurs- le Patriarche venait de réduire à néant l’image que les shukaijins et les kumojins pouvaient avoir de Maskine, de l’ordre des moines et du Temple. Le Temple de Maskine en réalité, jusqu'ici était neutre et était considéré comme tel par les kumojins. Désormais, il venait de prendre position pour la Nation et donc contre la majeur partie des villages shinobis.

La seconde attaque n’avait finalement pas eu lieu, du moins par sur Yoite au sol, à genou malgré lui, et pas non plus sur le moine Hashiru. S'épargnait-on entre moines et anciens moines de Maskine ? Quoi qu'il en soit, le résultat était le même. Le Patriarche avait tenu parole envers les kumojins : il leur avait gracieusement accordé la vie ou tout au moins, quelques difficultés en moins. Pour certains, les kumojins, avaient vendu leur honneur, en l’échange de la possibilité de vivre. Pour d’autres ils n’avaient fait que ce qu’ils avaient à faire : tout mettre en œuvre pour réussir leur mission et revenir vivants au village. Quoi qu’il en soit, tout comme la façon avec laquelle une partie du monde ninja considérerait désormais Maskine, importait peu au Patriarche au fond, il en allait de même pour chacun des kumojins qui, n’avaient au final fait que réagir en âme et conscience pour divers motifs cependant.

Yoite maintint le signe du tigre, mais ne laissa pas son chakra produire la technique attendue. Non. Voyant que le second assaut du Patriarche n’avait pas eu lieu, voyant que cette attaque au final venait de s’abattre avec force et fracas sur la position que semblait tenir le trio shukaijin, le kumojin, vision floue et oreilles bourdonnantes, s’efforça d’essayer d’y voir un peu plus clair. Sans grand succès visiblement. La poussière gênait la vue et cette poussière s’était étendue sur tout le champ de combat, amplifiée par la récente attaque du Patriarche dont les formes s’évanouissaient là-bas au loin. Il s’en allait, probablement fier d’avoir dominé un combat qui n’en était pas un en réalité.

Deux signes tout de suite enchaîné par de nouveaux. La main du shinobi se posa sur son ventre, puis tour à tour sa poitrine, le bras gauche, les jambes et pour finir la tête. Le vent était retombé et la visibilité était devenue meilleure. Tout un chacun pouvait à présent voir convenablement l’aire de combat. Le Patriarche avait disparu, mais il semblait qu’il laissait derrière lui des cœurs meurtris, d’autres endurcis et d'autres encore parfaitement intacts.


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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 17 Mar 2016 - 20:57

Les trois paumes de chakra furent de plus en plus impressionnantes à mesure qu’elles chutaient. Si les shinobis tentèrent de se protéger comme ils le pouvaient, ce furent bien les invocations de Samui Yuki qui se montrèrent les plus habiles et rapides… mais est-ce que l’ensemble des actions de ces ninjas et de leurs animaux allait suffire ?

Tout le monde s’attendait à ce que le choc soit violent, mais il fut bien plus. Que ce soit sur le plan sonore – où les bruits stridents avaient sans doute dû se faire entendre à des centaines de mètres à la ronde – ou bien sur celui du visuel avec d’immenses nuages opaques de poussière, le spectacle avait été terrifiant.

Mais le pire était encore à venir…

Les deux animaux avaient été écrasés et presque totalement transpercés, empêchant toute méprise sur leur sort : ils étaient bel et bien morts. En dessous, les deux Shûkaijins avaient été écrasés par des poids forcément lourds, mais étaient bel et bien vivants. Néanmoins, dès qu’ils voulurent se redresser et pousser les cadavres des ours, ils firent connaissance avec de nombreuses petites fractures. Leurs corps étaient fragiles, mais ils pourraient marcher après quelques minutes de repos.

Pour Samui Yuki, le bilan était néanmoins bien plus lourd. Elle avait été écrasée par toutes les protections qu’elle avait mise autour d’elle. Sa jambe gauche était totalement étalée, si elle ne la sentait tout simplement plus au début, elle put se rendre compte qu’elle allait véritablement souffrir le martyr au moindre mouvement de son membre. Son pied gauche était retourné, de nombreux os étaient écrasés et ce spectacle horrible plus la douleur eurent raison de la conscience de la Shûkaijin, qui s’évanouit.

L’état de la kunoïchi était critique. Quant aux deux autres, ils restaient fragiles. Au moins deux d’entre eux allaient pouvoir s’en tirer, mais pour la troisième, rien n’était moins sûr…

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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Jeu 17 Mar 2016 - 22:37

Cette rencontre avait un but diplomatique à la base. Qui aurait pu se douter que ça finisse ainsi ? Certainement pas moi, car alors que je sens la vague m'envelopper, puis me broyer, je vois tout le fil de ma vie se retracer devant moi.
Je suis née et j'ai grandi en tant que shinobi et voici mon histoire ...

Mon père est forgeron, un civil issu d'une famille de shinobi, héritier du clan Kojima, un clan puissant de Yuki no Kuni qui avait un talent pour l'utilisation des sceaux. Ma mère, elle est une fille du clan Samui, issus de l'union caché encore l'empereur et ma grand-mère. Elle aurait pu être une grande kunoichi, pourtant, elle a choisi de mener une vie de civil et d'élever sa fille dans l'amour et la joie.

Je n'ai pas grandi en connaissant comme beaucoup, la tristesse, la peur. Non, j'étais une enfant choyée et aimée.
J'ai connu l'époque de Mizu no Kuni, cette époque où elle était encore une grande et puissante nation crainte de tous. J'ai affronté un furyou un jour, une enfant qui avait détruit un hôpital. Je m'en souviens encore comme-ci c'était hier.

Puis j'ai grandi, j'ai découvert les joies et les peines de la vie. Je suis tombée amoureuse ... Deux fois. J'ai aimé comme jamais personne n'aurait pu le faire. Prêtre à sacrifier ma nation, ma dignité, j'ai tout donné, mais j'ai aussi tout perdue.

Je suis devenue quelqu'un d'important alors que pourtant, je n'avais vraisemblablement rien fait pour. J'ai mis toute mon ardeur dans ce qu'on m'a confié.

De ma vie, je ne garderai que trois grands regrets. Celle de ne pas avoir porté mes nouveaux élèves aux sommets, de ne pas avoir fait grandir Yuki no Kuni, par-delà les frontières comme je le souhaitais et surtout, de ne pas avoir réussi à fonder une famille ... Cela restera, mon plus grand regret ...

Nous naissons et nous mourrons shinobi. C'est ainsi que je suis morte ...

Samui Yuki
Printemps -5, Printemps 13


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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Ven 18 Mar 2016 - 5:02


La Mamoru bouge un doigt puis un autre avant de serrer mollement le poing. Le sang chaud qui lui coule dessus et l'absence d'une respiration adjacente lui indiquent rapidement que le Kuchiyose n'est plus. Le sacrifice de l'ours aura été noble et courageux. Mais la noiraude ne s'attarde pas plus longtemps sur le sort de Sunilda: un animal - fut-il une invocation - avec le sens du sacrifice était de toute façon voué à crever un jour ou l'autre. Ce genre de sentiment ne peut mener qu'à la mort. Que ce soit dans le règne animal ou le monde des humains...

La lourde carcasse de l'ours est finalement rejetée sur le côté et Il aide sa protégée à s'extirper de ce piège de chair. L'atmosphère est lourde, marquée par la destruction environnante. Mais l'adolescente se préoccupe davantage des multiples douleurs qui la clouent au sol et limitent ses mouvements. Après avoir rampé sur quelques mètres et découvert un cadavre sur le sol, elle décide de s'arrêter. Plus par nécessité que curiosité d'ailleurs. La respiration haletante, de multiples blessures - visibles ou non - parcourant son corps, la Mamoru découvre de ses doigts recouverts de sang le visage du corps sans vie. Ou plutôt ce qu'il en reste...
*Yuki?*
*Ironique pas vrai? Elle vous sauve de la mort mais ne parvient pas à éviter la sienne...*
*C'est... parfait! Cette idiote au grand cœur a fini par se montrer utile elle aussi!*
*Et elle le sera davantage encore à l'avenir!*
*Ha?*
*C'était une Seigneur de Guerre. L'Empereur voudra une explication quant à sa mort. Et qui est mieux placé pour la lui fournir que les deux survivants de l'attaque injustifiée de Kumo sur cette adorable Yuki-sama?*
*Faire porter le chapeau à Kumo?*
*Qui l'Empereur préférera croire? Ceux qui ont affrontés la mort pour ne pas renier leur serment envers lui ou les lâches qui ont abandonné leur honneur pour survivre? S'il estime qu'une guerre est dans son intérêt, il bondira sur n'importe quel prétexte. Et toi et moi savons que Kakeshuou n'est pas un homme de paix!*

Oui... Ça pourrait fonctionner. Il faudrait fournir une version de l'histoire crédible et déjouer les senseurs qui assisteront inévitablement aux récits de ces exploits. Et pour ça il faut d'abord convaincre Fuka. Le démon a laissé supposé qu'il était vivant. Et Il n'aurait aucun intérêt à mentir.
*Dans quel état est Fuka?*
*Aussi vivant que toi...*

Dans un sale état, donc. Setsuko repose sa tête sur le sol fracturé et laisse les secondes s'écouler. Elle navigue entre la conscience et l'inconscience tandis qu'une faible brise commence à lui caresser son visage tuméfier avant de la hisser vers la réalité. Fort heureusement elle a économisé suffisamment de chakra pour sceller le cadavre de Yuki. Ce qu'elle s'emploie à faire non sans difficultés. Quant à son âme... Non, elle n'a aucun intérêt...
*Emballé c'est pesé!*
Son cynisme ne l'effleure même pas. Tout ce qui compte pour l'instant, c'est survivre. Et si le Patriarche s'en est allé il reste toujours deux lâches de l'autre côté du pont. Ces derniers profiteront-ils de l'occasion? Elle ne se gênerait pas, elle. L'adolescente puise dans ses maigres forces pour se traîner jusqu'à un tas de roche que le démon lui indique. Elle s'y adosse ensuite avec difficulté et reprends sa respiration tandis que des nuances de douleurs émigrent d'un bout à l'autre de son corps meurtri.
"Fuka?"
Inutile de lui demander comment il se porte. Si le Taisa répond ce sera déjà une victoire en soi...
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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Ven 18 Mar 2016 - 20:40


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Ce n'est pas un sage simplement parce qu'il parle beaucoup. Celui qui est sûr, sans haine et sans peur est appelé‚ un sage.
Verset 258, paragraphe 19.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

L’homme se voit parfois faire face à une prise de décision bien difficile. Les dégâts provoqués par le temple volant étaient sans égal. Contrairement aux pensées du moine, surement dû à sa sensibilité sensorielle, il vit clairement ce qui venait de se passer. Le sacrifice de la Samui, la seule ayant de l’importance réellement pour le moine de Kumo. Les deux invocations ours vinrent à disparaitre après vraisemblablement leur mort. La jeune femme, seule chance pour Kumo d’être en paix avec le Shukai venait d’offrir son dernier souffle au monde en même temps que le moine venait de prendre une terrible décision.

Ce qui suivit ne prit réellement pas beaucoup de temps. Hashiru se déplaça très rapidement là où se trouvait l’un des deux autres Shinobis de l’empire des pays neutres. Analysant très rapidement ses constantes, il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour voir qu’il allait s’en sortir avec des soins rapides. Etant proche du manieur d’épée, s’assurant que cette dernière n’était pas à portée du ninja, le moine lui chuchota quelques mots.

    « Je vais te soigner, ne t’inquiètes pas. Tu vas t’en sortir. »


Les premiers soins lui furent délivrés. Tandis que son chakra imprégné le jeune garçon, sa douleur disparaissait en même temps que sa conscience. Quelques secondes suffirent pour endormir le jeune homme. Juste à temps, car la jeune compagne qui plus tôt avait ouvertement demandé au Patriarche de donner la mort aux shinobis de Kumo appelée son compagnon. Seulement, elle arrivait trop tard, le garçon était déjà profondément endormit et elle venait de donner précisément sa position aux deux Kumojins. Se relevant, Hashiru prit le garçon sur son dos et bondit soulevé par le vent vers son coéquipier.

    « Pas besoin d’avoir plus d’un survivant. Sois discret. Il ne faut pas que l’on nous soupçonne. Récupères l’épée après que tu ais finis, je t’attendrais un peut plus loin. »


Voici la véritable nature d’un Shinobi. Hashiru, son ultime devoir étant de protéger Kumo, il ne pouvait pas garder un être qui détestait son village en vie. Cependant, le Dhammapada lui interdisait de donner la mort de ses propres mains. Son équipier gardait assez de chakra en lui pour finir cette affaire et ils pourraient rentrer enfin à Kumo faire leur rapport et notamment la position du Patriarche contre les villages Shinobis. Presque trente ans d’existence en tant que combattant, apprenant chaque jour la difficulté de la vie et sa dangerosité. Il ne pouvait pas se permettre d’être clément, car il y avait trop de risque pour que cela nuise à Kumo.


Résumé:
 



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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Sam 19 Mar 2016 - 1:45

La lourde masse de poils n’avait en rien amélioré le confort du Taichou. En même temps qui pouvait parler de confort dans la situation actuelle. Un rayon s’abattant en plein sur la face, il y avait mieux. C’était là le quotidien d’un shinobi. Encore plus lorsque l’on défend le premier Empire shinobi.

Les yeux clos, Fuka reprenait peu à peu conscience. Le décor alentour lui apprit une chose essentielle. Il n’était pas mort. Du moins pas encore. Ayant une parfaite connaissance de son corps et de son organisme, il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qu’il allait morfler à chaque mouvement. Néanmoins il devait essayer. Le premier essai ne fut pas concluant. Il resta cloué sur place. La seconde tentative fut plus concluante. Même si ses bras étaient endoloris, il parvint à mobiliser les quelques muscles encore viables qu’il pouvait avoir. Avec difficulté, il repoussa le corps gisant de l’animal invoqué. Fort heureusement, ce dernier s’en retourna dans son univers, dégageant un nuage de fumée blanchâtre à sa disparition.

Le poids de son corps n’accablant plus la poitrine déjà meurtrie, il eut le droit à un instant de soulagement. Mais il fut rapidement éclipsé par une nouvelle vague de douleurs multiples. Il serra ses dents. Son second réflexe fut de chercher la présence de sa fidèle compagne. Il la repéra à même pas quelques centimètres de là. En rampant il pouvait l’attendre. Mais il fut interrompu dans son mouvement par l’intervention d’un des Kumojins. Le moine se tenait à ses côtés et lui murmura quelques paroles rassurantes. Fuka ne se sentait pas à l’aise du tout. Pas sans son épée. Mais il n’eut même pas le temps de retrouver le contact avec son outil de prédilection. L’inconscience le gagnait.

Des voix lointaines lui parvenaient. De beaucoup trop loin, à tel point qu’elles en étaient étouffés et inaudibles. Il ne chercha pas à les décrypter, s’interrogeant plus sur leur origine. Etait-ce ça la Mort ? Les divinités quelconques régissant ce monde débattaient de son sort ? L’éternel jugement de la Fin définissant si notre repos s’effectuerait au Paradis ou dans les Enfers. C’était une sensation pour le moins étrange. Il n’avait jamais ressenti cela auparavant. Comme une forme de bien-être. Plus aucune douleur et un sentiment de paix. Puis un brusque changement vint perturber cet équilibre. L’absence d’une voix plus particulièrement qui jamais ne l’avait quitté depuis quelques années qu’ils se connaissaient. Fuka était éperdument à la recherche spirituelle de Samehada. Elle qui avait l’habitude de le targuer d’un commentaire ou deux, il se retrouvait seul pour la première fois depuis bien longtemps. Et cette solitude le rongea progressivement jusqu’à le faire sombrer plus profondément dans sa torpeur. Face à ce sentiment, il s’abandonna au sommeil.


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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Sam 19 Mar 2016 - 17:02

Le sceau perdait de sa consistance. Était-ce le départ du Patriarche qui en était la cause ? Un peu encore et Yoite fut libre de ses mouvements. Il put décoller son genou du sol. Un bon signe. Un signe positif, tout de suite atténuée par une douleur qu’il ressentit un peu partout dans son corps. Même s’il s’était soigné à plusieurs reprises, il le ressentait, il était encore loin de sa forme optimale. Une main au sol. Tout aussi douloureuse. Puis un genou qui se détachait du sol. Yoite se trouvait désormais en station verticale. Il put encore plus constater l’étendue des dégâts en lui. S’il y avait quelque chose à estimer, l’on pourrait affirmer que sa situation était proche d’être correcte. Un sourire, tout de suite accompagné d’un rire nerveux. A vrai dire, il avait été tout proche de la mort. Tout ça pour une question de reconnaissance de supériorité ou non. Dans quel état aurait-il pu être s’il avait osé braver bêtement ce démon ? Inutile d’y penser. Il serait réduit à l’état de microbe à n’en pas douter. Il est certain aujourd’hui que le Patriarche serait dans le viseur de l’Organisation. Mais, pour l’avoir affronté, pour avoir constaté de près la puissance du moine de Maskine, il va sans dire que les meilleures Lames ne suffiraient pas à venir à bout de cet être qui apportait un déséquilibre inimaginable dans le Yin et le Yang.

Une voix se fit entendre là-bas plus en avant, après le corps de la kunoichi du Shukai, celle qui semblait diriger ce groupe. La vue sur le champ de bataille se dégageait. Yoite put voir venir vers lui, Hashiru portant sur son dos le combattant à l’arme énorme. Ce dernier semblait dans les vapes et pour une fois, il se trouvait sans son arme. Le moine glissa quelques mots au Kamikaze. Le regard de celui-ci s’endurcit. Les souvenirs lui remontaient à l’esprit et avec ça, l’ensemble des informations justifiant la décision du moine. Yoite passa une main sous son nez, pour essuyer une goutte de sang sortant de ses narines. Oui. Le moine avait parfaitement raison. Ce shukaijin à lui seul représentait une menace pour Kumo. Un regard de part et d’autres, le Kamikaze s’avança vers l’endroit d’où provenait la voix. Les formes semblaient se distinguer au loin, malgré la poussière qui retombait lentement. Mais quelque chose arrivait sur droite. Un coup d’œil sur le côté, un mouvement plutôt douloureux afin de faire face, et Kamikaze pu remarquer que c’était son clone qui en réalité fonçait droit sur lui. Il ne fallut guère longtemps au personnage réel de comprendre ce qui s’était passé. Si son double à lui était revenu sur ses pas, visiblement indemne, c’est que le double du combattant à la grosse épée avait tout simple disparu. Depop. Une situation qui venait renforcer le constat de l’évanouissement du shukaijin en ce moment dans les bras du moine. Kamikaze parla à voix basse à son double :

_ Le combattant à la grosse arme est dans les vapes… Il fallait que son clone et lui soit sur la même longueur d'ondes. Nous avons combattu le Patriarche, le leader de Maskine. Il a foutu un bordel inimaginable. La Samui est morte d’après ce que j’ai compris des propos du moine. Mais il reste un shukaijin. Celui qui souhaitait notre mort Hashiru et moi. Il faut le liquider… Le Patriarche...

Kamikaze, l’original pointa du doigt l’endroit où se trouvait le dernier Shukaijin encore vivant dans les environs. Sa silhouette se dessinait mieux à travers la poussière. Le double acquiesça. Sa mission était on ne peut plus claire et il n'y avait guère matière à perdre plus de temps qu'il n'en fallait. Le double s’avança vers sa cible tout en prenant l’apparence du Patriarche. L’original, lui, se contenta de générer un nouveau vent, plus puissant afin de masquer la suite. Lorsqu’un meurtre est sur le point de se réaliser, il est toujours préférable de le masquer au mieux. La poussière se levait à nouveau et Yoite, le vrai se rapprochait afin de ne rien perdre de la suite. Si le double venait à manquer son coup, lui, terminerait le travail. Il n'y a pas d'échappatoire possible.

Tel l’ange de la mort rôdant auprès de sa cible, le Patriarche s’avança. Il se trouvait désormais à 5 mètres de sa cible. Il parvenait à le voir plutôt distinctement, à présent, malgré le sale temps. Mimant l’allure du Patriarche ce dernier, encore à distance respectable du shukaijin, lui lança :

« Un shinobi devrait savoir où va son intérêt. Tu es à deux doigts de perdre la vie pour une question d’orgueil mal placé… Réalises-tu ? »

Et dans la paume du Patriarche telle une sanction divine, les vents semblaient s’y rassembler tourbillonnant au-dessus et se matérialisant sous la forme d’un orbe de petite taille.

« Meurs à présent. »

Et d’un déplacement qui ne pouvait qu’être rapide, compte tenu des distances, le Patriarche écrasa sa technique sur la poitrine du shukaijin près de la zone du cœur. La poitrine serait creusée par la technique et en l’état, nul chance pour le bonhomme de s’en sortir. A moins que…



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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mer 23 Mar 2016 - 12:29


Et voilà, c'est l'heure. Setsuko en est parfaitement consciente. On dit que les animaux on un sixième sens qui les averti du danger ou de leur mort. Certains d'entre eux se regroupent même à un endroit spécifique lorsqu'ils sentent que la vie les abandonne. C'est... fascinant. La noiraude se demande un instant si ça fait mal tandis que les bruits de pas s'approchent. L'orgueil lui commande de lutter mais son corps le lui interdit. Mais dans tous les cas il ne sert pas à grand chose de combattre l'inéluctable. On peut fuir son destin ou lui faire face. On ne choisit pas l'heure de sa mort mais il appartient à chacun de l'affronter avec autant de dignité que possible.

Les yeux de l'adolescente se teintent de noir et la luminosité ambiante ne tarde pas à lui verser des larmes de sang. La vision d'un démon n'est guère adaptée à l'environnement de ce monde. Mais elle suffira pour les quelques secondes qu'il lui reste à vivre. Elle cherche du regard l'homme qui va lui ôter la vie et l'observe avec neutralité. La rancune serait un sentiment déplacé en cet instant. La Mamoru a joué à un jeu dangereux et elle a perdu. Lorsque l'on s'en prend à la vie des autres il faut considérer la possibilité de perdre la sienne en retour. Ce n'est pas injuste. C'est... logique.

Elle écoute les propos du kumojin. Ce dernier parle d'intérêt et d'orgueil mal placé. Sans doute a-t'il raison après tout. Elle comprend ce qu'il veut dire. Mais certaines personnes n'ont tout simplement pas la force de s'agenouiller devant autrui. Certains sont faits pour vivre debout et non pour ramper. Entre vivre et survivre, Setsuko a fait son choix depuis longtemps.
"Je croyais qu'un shinobi devait penser à l'intérêt des autres avant le sien..." corrige-t'elle d'une voix lasse. "Remarquez... Je croyais aussi que les kumojins étaient de fiers combattants ou encore que les moines ne devaient pas donner la mort ou être à son origine. J'aurais pu me coucher moins bête ce soir..."
Elle répète simplement ce qui est stipulé dans le code du shinobi mais n'y adhère pas. C'est son propre intérêt qu'elle a fait passer tout au long de cette rencontre. Celui du Shûkai s'accordait quelque peu avec le sien, c'est vrai. Mais c'est avant tout par égoïsme qu'elle a agi. Mais il est souvent difficile de dompter son esprit de contradiction n'est-ce pas?

Un jutsu se forme dans la paume de son interlocuteur. L'adolescente l'observe brièvement et sent sa gorge se nouer. Ce n'est pas si facile que ça de mourir, finalement. L'attaque du Patriarche était subite, violente. Il a à peine laissé le temps au Shûkaijins de réagir. Lorsque on voit la mort rôder puis se faufiler sournoisement vers vous, la sensation est tout autre. C'est bien un frisson de peur qui remonte le long de l'échine de la Mamoru. Le seul réconfort dans tout ceci? L'assurance que sa mort ne sera pas vaine. Kumo paiera. Et les pinces qui se referment dans sa nuque puis un bruit semblable à une bouteille de champagne que l'on débouche lui en donnent l'assurance.
"Fais ce que tu as à faire..."
Ce qu'il ne tarde pas à faire. Une pression écrasante laboure la poitrine de l'adolescente qui ne tarde pas à céder dans un sinistre craquement. Elle a conscience du sang qui éclabousse son visage et de sa chaleur autrefois réconfortante. Un cri de souffrance écartèle ses lèvres et surgit furieusement dans le vent avant de disparaître en même temps que ses poumons. Le morsure brûlante de la vie est peu à peu remplacée par l'étreinte glacée de la mort. Le visage déformée par les vestiges de la douleur, les yeux figés vers le ciel, Setsuko n'est plus...

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Message(#) Sujet: Re: 3. La Rencontre Mer 23 Mar 2016 - 13:59

Le faux Patriarche, après avoir effectué son forfait, disparu du regard, à fond blanc, du shukaijin. Ce dernier avait visiblement eu une dernière image de la personne lui ayant porté le coup fatal. C’est tout ce qui comptait, car le plan de Kamikaze était de présenter les choses comme telles. Nul ne sait quels pouvaient être les pouvoirs de cette petite fille crasseuse. Et dans le doute, il valait mieux éviter toute erreur qui pourrait porter ce crime sur le compte de Kumo. Ce serait le Patriarche qui serait accusé et personne d’autre. Quand bien même une enquête neutre serait déroulée sur les lieux du crime, la probabilité que les conclusions soient défavorables à Kumo était faible. Kamikaze allait s’employer à accroître les chances du village.

Alors que son clone avait disparu de la zone où se trouvait le shukaijin en se fondant dans la tempête de vent, Kamikaze prit le parti de patienter. Il attendit. Il laissa passer plusieurs minutes, le temps que le vent se calme et que la visibilité se fit meilleure. Passé ce délai, le bonhomme pu constater ce que ses sens lui avaient révélé tantôt, l’extinction de la source de chakra visée tantôt par son bunshin. En clair, la mort du dernier shukaijin vivant. Le corps de ce dernier était à terre, plus crasseux que jamais. Un large trou dans la poitrine, les effets du Rasengan. A ses côtés, un colis pour le moins improbable. Comme sorti de nulle part, le corps de la Gouverneur de Yuki no Kuni. Sanglant… Ce corps était au dessus d'un parchemin. Du fuinjutsu. C'était probablement l'autre shukaijin qui l'avait scellé. Décidément. Quoi qu'il en soit, le Patriarche aurait sur le dos deux meurtres aujourd’hui, pour peu que le Shukai accepte cette version des faits. Encore faudrait-il ne leur laisser aucune autre possibilité.

Kamikaze porta son regard sur la zone de combat. Il fut attiré par l’arme auprès de laquelle il se rendit. Il s’agissait de la masse du shukaijin fougeux. Le seul qui avait osé s’en prendre directement au Patriarche, au corps à corps ; le shukaijin que le moine Hashiru emmenait désormais au village. A portée de l’arme, le kumojin l’observa sans la toucher. Quelque chose de spécial émanait de cette arme, en dehors du fait qu’elle était, sur le seul plan visuel, particulière. Cette chose spéciale, c’est un chakra, le chakra de celui que les deux groupes venait d’affronter. Le chakra du Patriarche. Kamikaze le percevait nettement. Cette arme en était pleine. Intéressant. Kamikaze pencha légèrement la tête, tout de suite pris d’intérêt pour cette arme. Fascinant. Alors qu’il tentait de s’en emparer, celle-ci hérissa des piquants. Drus, aiguisés tel un porc-épic. Il n’y avait guère de doute que tenter de s’emparer de cette arme se ferait au prix de blessures supplémentaires, sinon pire. Une information cependant venait de s’imposer à l’esprit du kumojin. Un raisonnement tout simple et pourtant imparable. Si cette arme était capable d’absorber le chakra du Patriarche, si elle était dotée d’une volonté propre, compte tenu de sa réaction pour le moins épidermique en présence de Kamikaze, alors, c’est qu’il s’agit d’une épée à pouvoir tout simplement. Intéressant.

_ Je veux tout simplement te porter à ton propriétaire. Il est blessé et nous allons le soigner au village.

Une nouvelle tentative du kumojin pour s’en emparer. A nouveau l’arme hérissa ses défenses impénétrables. Kamikaze comprit. Sans autre forme de procès, le ninja se leva et alla s’intéresser au deux décédés. Un rapide calcul se fit dans l’esprit du kumojin, mais l’équation principale demeurait. Fallait-il poursuivre le travail et faire disparaître le corps du dernier shukaijin tué ? L’enterrer ? Le bruler ? Le découper en morceaux ? Ou le laisser tel quel à la merci de la nature ? Quoi qu’il en soit, il va sans dire que le corps de la Samui, eut égard à son importance, devrait être rapportée au Shukai. Ce serait une preuve supplémentaire de la bonne foi kumojin. L’autre corps n’avait, il faut le reconnaître, aucune espèce d’intérêt particulier. Un moment de réflexion et la chose était décidé. Son bunshin allait chercher dans les environs une pelle, l’emprunter ou la subtiliser à un civil tout près. Après quelques longues minutes d’attentes, pour ne pas dire près d’une heure d’attente, le clone revint. Il avait déjà trouvé un coin où enterrer le shukaijin gênant. Un endroit reculé de toute cette zone, au pied de la montagne d’où le fleuve Hanock prend sa source. Masquer la tombe dans ce type d’endroit était aisé. Il serait difficile de trouver l’emplacement de cette tombe. C’est ce qui fut réalisé. Mamoru Setsuko mort au combat et enterré dans un lieu inconnu. Belle fin pour un Mamoru quoi qu’on en dise, ce pourrait être pire.

Quant au corps de la Samui, Kamikaze la rapporterait au village tant bien que mal. Mais, il est probable que ce ne soit pas le seul colis qu’il ramènerait de cette expédition.



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