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 Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki

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Konoha
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Message(#) Sujet: Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki Lun 22 Fév 2016 - 17:35

Le duvet froissé, les yeux encore embrumés, le rouquin venait de sortir de son lit et sortait de la chambre d’un pas digne d’un zombie en quête de nourriture. Tout en se grattant le ventre, encore en training et t-shirt, Kihran observait un peu les alentours comme s’il était en quête de vie. Maoh n’était pas encore très réveillé lui non plus, il suivait ainsi son maître d’un pas maladroit tout en baillant de plus belle. Apparemment sa mère et sa sœur était de sortie… Il allait pouvoir donc passer une matinée au calme, dans la tranquillité… Naïf.

Assis sur les planches de bois, pieds dans l’étang qui bordait la demeure de sa famille, il s’apprêtait à croquer dans une tranche de pain quand soudain…

« KIHRAN ! »


Le concerné s’arrêta net. Cessant tout mouvement alors qu’il connaissait trop bien la voix qui venait de retentir. Prenant une expression las, ce dernier espérait avoir quelques hallucination mais… une scandale vint rapidement rencontrer son visage pour lui prouver le contraire.

« BAKA MAGO-MUSUKO ! »


Ainsi la sandale glissa le long de son visage pour laisser finalement apparaître sa grand-mère situé juste un peu plus loin le long de la demeure. Kihran n’avait pas encore bougé, presque comme trop habitué à ce genre de situation. Sa grand-mère Chiasa était une femme … excentrique à grand caractère… étrangement, cette dernière avait la tête remplie de bigoudis. A quoi jouait-elle ?

« Lève-toi ! Tu m’accompagne en ville ! »


L’Hayashi cligna des yeux avant de froncer les soucis.


« Ha ?! Pourquoi je devr.. »

La vieille et petite femme s’était rapprochée de lui, jusqu’à se pencher vers lui avec un regard qui lui faisait comprendre que la soumission était sa seule option.

« Mhhhh ? Faut-il une raison pour accompagner sa pauvre grand-mère en ville ? »

Kihran soupira intérieurement avant de répondre par la négative et de se lever. Il alla se préparer sans broncher, disant adieux à sa journée de tranquillité. Pour la peine, ce dernier enfila un simple kimono, sobre dans lequel il se sentait à l’aise. La température était douce et le ciel dégagé. Il rejoignit sans trop tarder sa grand-mère, la boule de poile rousse sur son épaule.

« Hum… »

« Quoi ? »

Demanda l’Hayashi sous le long regard perplexe de la vieille femme qui le fixait. Puis soudain celle-ci s’approcha avant de tirer d’un coup sec sur les cheveux de son petit-fils pour lui murmurer à son oreille.

« Avoue tout, tu es gay ? »

Le rouquin écarquilla les yeux… wha… Avait-il bien entendu ? Sa réponse fut immédiate, bien sûr que non ! Qu’est-ce qu…. Il s’apprêtait à répondre plus longuement, mais cette dernière s’était déjà mise à marcher tout en ricanant. Kihran eut d’autre choix que de la suivre dans un long soupire. Ce n’était de loin pas la première fois que sa grand-mère lui faisait le coup au final. Plus jeune on le prenait régulièrement.. bon d’accord tout le temps pour une fille… ensuite en grandissant, certains le prenait pour une personne transgenre… Heureusement, les choses se sont plutôt calmées lorsque, à l’adolescence, il s’était coupé les cheveux. Cependant, au final, sa chevelure avait repoussé et… maintenant il était passé de transgenre à gay.. Peut-être devrait-il commencer à soulever des haltères pour se faire un peu plus de muscles ? Boarf… au pire, il s’en fichait et il avait la flemme.

Ainsi les deux Hayashi étaient en ville à faire les boutiques. Chiasa semblait vouloir faire le dîner de ce soir. C’était-elle sentie seule ces derniers temps ? Peut-être commençait-elle à se sentir nostalgique… ? Ou alors elle préparait un sale tour, tout était possible…

« Bien, plus que les palourdes et.. »

Portant les différents sacs en plastique remplir de légumes et autres ingrédients, Kihran cessa d’avancer en voyant sa grand-mère s’immobilisé. Il arqua un sourcil puis suivit son regard avant de voir :

« Ho, Mizuki ! »

Lança-t-il agréablement supris avant de remarquer une autre vieille femme à ses côtés. Il inclina alors respectueusement la tête pour la saluer.

« Domo … »

« Hisashiburi, Chooo-chan ~ »

Kihran titla sur le ton que venait d’employer Chiasa. Cho-chan ? Se connaissaient-elles ?

« Ho, n’est-ce pas Mizuki-chan ? Merci de prendre soin de mon petit-fils. »

Fit-elle plus poliment en s’inclinant. Elle parlait bien entendu de l’équipe. Mais tout cela sonnait très faux à l’oreille du jeune rouquin. C’était rare, exceptionnel même que la vieille femme se montre aussi… normale et respectueuse… trop calme, tout cela n’annonçait rien de bon à ses yeux.

Spoiler:
 








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Message(#) Sujet: Re: Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki Mar 23 Fév 2016 - 22:01

N’empêche, je me rends compte que je suis soumise à plus d’angoisse que je ne le pensais. Par exemple : Konoha, c’était mon chez moi, ma première et seconde famille, ce pour quoi je vivais. J’avais trouvé un appartement puissamment cool et largement dans mes moyens en plein centre du village, au quatrième étage d’un immeuble à cinq étages, et dans lequel nous étions que cinq locataires. Dans l’appartement au-dessus de moi, un jeune homme d’environ mon âge, shinobi lui aussi, qui avait la particularité de se battre avec un arc, qui m’avait aidé à monter mes meubles. En dessous de moi, un vieillard qui vivait seul depuis le décès de sa femme, quelqu’un de très charmant et très chic, toujours apprêté, portant parfois un monocle et un nœud papillon sous une épaisse moustache, lui aussi m’ayant été d’un grand secours lors de mon emménagement. Mais bref, tout ça pour dire que je regardais par la fenêtre de mon salon, enroulé dans mon robe de chambre, une boisson chaude à la main. La ville illuminée s’étalait sous mes yeux et contrastée horriblement avec, au loin, la forêt sombre et ténébreuse. Et c’est cela qui m’angoissait : ces ténèbres, cette noirceur. Plus je fixai les arbres qui oscillaient légèrement, puis je me projetai dans la forêt, seule. J’avais froid, je frissonnais, j’avais peur. Et la ville me rassurait : être en son centre était un privilège incroyable. Je tournais légèrement la tête vers la droite : le palais dominait, comme une mère protectrice, Konoha. J’eus un léger sourire, me rendant compte de ma stupidité : si j’étais réellement esseulée au milieu d’une forêt sombre, je m’en sortirais très bien : Miko s’en était assurée.


    - Tu as bien grandi, Mizuki.

J’eus un sourire gêné. Chō Aburame, ma grand-mère, mon exemple, celle qui a tout appris à tous ceux de mon clan, Miko comprise. Pour être franche, les années ne l’ont pas épargnée, mais je pense qu’elle serait celle qui donnerait le plus de fil à retordre à l’Hokage. Elle était maintenant plus petite que moi, et je me revoyais déjà courir dans ses jupons pour tout et n’importe quoi, à hurler dans ses oreilles dès que je voyais un insecte. La chef du clan des insectes a toujours été douce avec moi, et j’avoue, encore aujourd’hui, à avoir du mal à comprendre d’où vient toute cette frayeur qu’ont les anciens à la prononciation de son nom. Elle a dû être une kunoïchi incroyable dans sa jeunesse, mais depuis que je la connaissais, elle n’avait fait que dispenser sa sagesse et son savoir. Une femme de valeur, comme il n’en existe que très peu en ce monde.

    - Et ça ne me rajeunit pas. Mais je suis contente de ce que tu es devenue. Une jeune femme fière et forte. Miko a fait un travail formidable sur toi.

J’avoue, j’ai rougi. J’avais envie de faire « Oooh, you ! » en secouant légèrement ma main vers elle. J’me contentais juste d’un « merci » légèrement gêné alors qu’on continuait à marcher dans la rue en direction d’un magasin où elle m’avait demandé de l’accompagner (et Miko n’avait, pour le coup, pas rechigné du tout à me laisser mon après-midi, au contraire… Je devrais prendre Chō comme excuse plus souvent), d’un pas assez énergique malgré l’âge de la vieille dame. A vrai dire, je crois qu’à cette allure, on irait plus vite que le poney de certains à faire Konoha – Suna. Sans déconner, hein, moi je connais des gens qui, à cheval, font moins de 10km par jour. Et mamie Aburame là elle te mange 100km sans grincer des dents.

Une voix familière m’interpella. Kihran, lui aussi avec sa grand-mère, médecin à l’hôpital si ma mémoire était bonne. Je l’avais déjà rencontré lorsque j’avais dû le ramener à la suite d’un entraînement. Je me demandais si elle aussi s’amusait à jouer à Tetris avec les organes de ses patients. Non mais ne rigolez pas, je connais des médecins qui font ça. « Alors, alors, alors… La rate va là, là je tourne à droite l’estomac et il passe… Hey pas mal ! »…

    - Salut Kihran. Et bonjour Chiasa-Senpaï.

Je lui fis un grand sourire, le même que d’habitude (mais si, allons, vous savez lequel. Celui de petite fille de quatorze ans qui adore les cœurs, les licornes et les leprechauns). Chō fut interpellée par la grand-mère Hayashi. Chō-chan ? Ah oui, quand même.

    - Chiasa-Chan ! Ravie de te voir, je ne m’imaginais pas que tu sortais de ta forêt enchantée ! Comment tu vas, depuis le temps ?

Mon sourire resta figé. Je savais que les sarcasmes étaient quelque chose de propre aux Aburame, mais je ne pensais pas qu’on avait le droit de le faire avec les anciens. Mais maintenant que j’y pense, Chiasa et Chō devaient avoir sensiblement le même âge… Donc bon, le respect des anciens, je pense qu’ils s’en foutent autant que Konoha va se foutre des maladies, bactéries, virus et microbes qui se pointeront aux portes du pays après que Nozomi ait terminé de faire tout ce qu’elle voulait pour l’hôpîtal. Avec tous les médecins de renom au village, les scientifiques génétiques et un hôpital qui sera le centre mondial de la santé, peu de chance que quoique ce soit nous résiste.

    - Kihran-Kun, Chiasa-Chan : vous voulez prendre le thé avec Mizuki-Chan et moi ?

J’aime pas trop le thé, moi. Mais je continuais à me taire, pour le moment. On va pas déranger deux anciennes amies, hein…




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Message(#) Sujet: Re: Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki Jeu 25 Fév 2016 - 12:06

La promenade en ville avait pris une tournure des plus… inattendue. La conversation des deux anciennes donnait des sueurs froides au jeune Hayashi qui se contentait de maintenir son sourire. Mhh… quelle était leur relation exactement ? Il n’en avait aucune idée… de mémoire sa grand-mère ne lui avait jamais parlé de cette dernière.

« Hohohohoho…. Et bien, des parasites se sont introduits dans ma serre… Je suis donc sortie acheter le nécessaire. »

Dit-elle en sortant un insecticide d’un des sacs en plastique tout en ricanant. Whaa.. ! Kihran écarquilla les yeux. Depuis quand l’avait-elle acheté et surtout… est-ce vraiment une bonne idée de l’agitée ainsi devant de membre du clan Aburame ?! Il souriait nerveusement, l’atmosphère devenant pesante alors qu’ils se mirent à se diriger vers un petit salon de thé du coin. Parfois, il aurait bien aimé que sa légendaire grand-mère soit réellement la déesse sublime aux yeux remplis de sagesse que certains aimaient à croire… mais… la réalité était tout autre. Au final, elle était même réputée dans le clan pour son excentricité, en clair, elle était folle ! Rare sont les fois où respecte réellement les coutumes, les règles du clan et du village... Faisant ce qu’elle voulait quand elle voulait…

Finalement assis, face à face, un petit silence avait pris place. Tendu, le jeune rouquin observa les deux femmes avant de jeter un regard d’interrogation vers Mizuki. Était-elle plus informée de la situation que lui ? Ça n’en avait pas l’air…

« Que deviens-tu, Chō-chan ? »

Demanda Chiasa en coupant le silence qui s’était installé. L’espace d’un instant, cette question avait presque semblée amicale… l’Hayashi avait presque pensé que peut-être les deux femmes étaient comme les sœurs dans Princesse des Neiges… genre à se disputer mais au fina..

« Tu dois être fière ! Qui aurait pensé que la petite Miko devienne un jour Hokage ! Hahahaha »

La…quoi ?! Kihran ce paralysa. La petite Miko… certes elle était peut-être jeune à leurs yeux mais… Enfin, le thé, les boissons commandés à l’arrivé venait d’être servi. L’occasion parfaite pour s’occuper à boire afin de se détendre un peu. Quoique…l’espace d’un instant, Kihran observa le thé se disant qu’elles semblaient capables d’avoir caché un virus mortel dedans…

« Dommage qu’à l’époque les Aburame n’ait pas eu une dirigeante de sa trempe ! Oh, peut-être est-il d’ailleurs temps de prendre ta retraite, Chō-chan ? »

Chiasa continua de garder un visage serein malgré ses propos. Elle faisait bien entendu allusion aux incidents durant la guerre, où plutôt à l’absence du clan Aburame sous l’ordre de Chō. Cela, Kihran en avait déjà entendu vaguement parlé durant son enfance. Il avait également entendu des rumeurs, en y repensant… S’il se rappelait bien, l’un des sages du clan, lui avait raconté que l’actuelle cheffe du clan avait été courtisée par un Senju… et aurait pu donc faire partie de la famille mais, aurait malheureusement refusée la proposition. Ses yeux verts se posèrent donc plus longuement sur la vieille femme en face de lui. Cette femme devait être quelque chose pour que les Senju se soient intéressées à elle à l’époque. Ou alors peut-être avait-elle usée de stratagème pour les courtiser ?! Comme porter des sous-vêtements blancs mouillés avec une tenue transparente ?! Cette idée, au vue l’état de la femme aujourd’hui, lui donna la nausée… L’image était si violente qu’il se senti violé de l’intérieur… sans doute que s’il serait une femme, il aurait eu envie de s’acheter une nouvelle virginité pour effacer cette image de sa mémoire…









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Message(#) Sujet: Re: Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki Ven 26 Fév 2016 - 13:58

C’était comme si un match de tennis se déroulait devant moi. A peine Cho avait-elle parlé de forêt enchantée que Chiasa dégaina une bombe d’insecticide. Pour être honnête, c’était un peu surréaliste, comme si l’on assistait à une scène de théâtre entre deux comédiennes qui travaillaient leurs textes depuis des années. Même les accessoires semblaient prévus de longue date, c’est dire. On se retrouva rapidement dans un salon de thé guindé, un peu trop froufrou à mon goût, et surtout bien trop silencieux et calme pour les deux furies qui accompagnaient Kihran et moi aujourd’hui. J’avais comme le sentiment qu’elles ne comptaient pas rester aussi sereines que ce salon le réclamait.

Bon, ok, je dois admettre que « La petite Miko » m’a décroché un sourire. Ca changeait un peu des discours préfabriqués dont elle avait eu le droit plusieurs mois après son investiture. Miko, la méchante mercenaire tyrannique qui n’est pas faite pour être Kage, qui contrôle les insectes, qui déserte et revient briguer ce poste prestigieux. Là au moins on avait quelque chose d’inédit. C’était fin, ça se mangeait sans faim. Malgré tout, la fin de son discours me fit hausser un sourcil. J’avais décidé de rester neutre dans tout cela, mais j’avoue que lui dire de but en blanc cette vacherie, c’était osé. Je me fis toute petite, limite gênée, souhaitant avoir une sœur ou un frère jumeau (aussi dark que moi, hein, je vois pas pourquoi certains y auraient le droit et pas moi) pour pouvoir me substituer à lui. Pourtant, Cho continuait de sourire, portant sa tasse de thé à ses lèvres avant de répondre d’un ton calme.

    - On aura au moins réussi à sortir quelques bons éléments du clan, ce qui n’est pas le cas de tous les clans. Bien qu’enfin vous ayez réussi à avoir un jeune garçon dynamique. Qu’en dis-tu, Kihran ? Tu penses pouvoir devenir le premier Hayashi à compter à Konoha ?

La vie, finalement, c’est comme un grand huit avec des hauts, des bas, du rythme, des passages à vide, et surtout des moments où tu te dis « Putain pourquoi je suis là ? ». C'est précisément de ça que je veux parler. Des moments où t'échangerait bien ta vie pour une autre, même si c'est la vie d’une personne saugrenue qui fantasme sur Kibo, tu t’en fous tu prends. Parce que ma mamie, elle ne s’arrêta pas en si bon chemin, non, non, non !

    - Enfin non, désolée mon garçon. Miyu Hayashi a compté pour ton clan. Pendant quelques mois. Et après elle a décidé de laisser sa place à notre Nidaime Hokage, notre maîtresse à tous. Vous avez toujours su choisir pertinemment au sein de ton clan, n’est-ce pas Chiasa-Chan ? D’ailleurs, vous qui êtes descendants des Senju, vous avez pris leur partie à la Grande Guerre, n’est-ce pas ?

Elle porta de nouveau sa tasse de thé à ses lèvres, puis, après avoir dégluti, reprit de plus belle.

    - Ah non, excuse-moi. Ma mémoire me joue des tours. A mon âge… J’avais oublié que vous n’avez pas pris part non plus à la guerre… puisque personne ne vous l’a demandé.

Je le savais que j’aurais dû la tuer il y a trois ans, et prendre sa place. Moi, chef de clan à 18 ans, Aburame entomophobe, dépressive chronique : la personne idéale. Mais peut-être que j’aurais pu éviter cet entretien un peu gênant pour ceux qui le vivaient de l’extérieur. Enfin, gênant. Avec du recul, je me dis que certaines personnes sont bien plus gênantes que ce qu’il se passe sous mes yeux. Au moins ont-ils la décence de ne pas raconter la fois où ils ont perdu leur virginité dans une écurie. Sisi, je vous jure. Certains le font sans gêne. Il est beau le monde shinobi, vous trouvez pas ?




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Message(#) Sujet: Re: Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki Sam 27 Fév 2016 - 10:03

- On aura au moins réussi à sortir quelques bons éléments du clan, ce qui n’est pas le cas de tous les clans. Bien qu’enfin vous ayez réussi à avoir un jeune garçon dynamique. Qu’en dis-tu, Kihran ? Tu penses pouvoir devenir le premier Hayashi à compter à Konoha ?

Kihran venait de s’étouffer en buvant son thé de travers. Il toussa un moment, avant de se reprendre et de regarder surpris la cheffe Aburame. Pardon ? Il devait avoir mal… Ha.. et la femme en ajouta encore une couche… et encore une… jusqu’à ce que Kihran se transforme en pierre. Cette pression, tension, situation n’est définitivement pas bon pour son cœur… D’ailleurs, cela lui refaisait penser au journal qui parlait d’une fille qui aimait manger les poils de ses chats… peut-être avait-elle subi également une pression trop forte pour en arriver là ? Devrait-il penser à faire la même chose ? Kihran jeta un œil à Maoh. Non, impossible, même s’il avait de la chantilly sur tout le corps, c’était hors de question… D’ailleurs Maoh était resté… bien calme. Peut-être lui aussi avait-il conscience de la situation et ne préférait pas se faire remarquer ?

Il était installé sur les genoux de Kihran, sa tête posée sur la table, il reniflait et observait tranquillement ce qu’il se passait autour de lui. Ce qu’il était agréable de le voir aussi… .sage ! Calme ! Parfait ! C’était dans ces rares moments qu’on pouvait réellement profiter de sa compagnie en toute tranquillité. Il se laissait caressé, ne cassait, bref… génial quoi ! D’ailleurs, ce dernier était tout propre… et oui, la veille avait été une bataille acharnée contre la bestiole pour lui faire prendre un bain. En effet, lorsque Kihran était rentré de sa garde en forêt…. Et bien tout le monde le regardait et non pas pour son apparence. Il se souvenait même de sa sœur qui avait crié dès son arrivée, demandant ce qu’était cette odeur infecte… ce à quoi le rouquin avait répondu « mon odeur de pot pourri ? ». Il était vite allé prendre une douche, un bain, un désinfectant… ! Mais rien à faire… Au final, ils se rendirent compte que cela ne venait pas de lui, mais bien de l’animal à ces côtés. Trois heures pour laver ce petit truc… trois heures ! Bref…

« Hahahahaha ! »


Le rire de Chiasa ramena vite Kihran à la réalité, non sans un sursaut. Cette dernière avait, vous savez, ce genre de vieux rire où on pourrait presque croire qu’il serait le dernier avant de succomber.

« Non, on a préféré nous demander de fonder ce village ! »

Le sourire continuait à avoir lieu sur les lèvres de la grand-mère Hayashi. Kihran l’observa du coin de l’œil, remarquant une pointe de nostalgie dans ses yeux. En y repensant, ces femmes avaient sans doute connu l’ère la plus difficile de ce pays… L’époque de la Grande-Guerre, la construction du village, les traiter… Kihran imaginait facilement cette ère comme une époque de barbare, vous savez avec des hommes dont la romance est « si je te défonce, je t’épouse ».

« Quant à Kihran… »

Le jeune Hayashi tilta et posa son regard interrogateur, inquiet sur sa grand-mère… Le ton qu’elle avait pris n’annonçait rien de bon pour lui. qu’est-ce qu’elle… Elle soupira.

« A ce rythme, sa pauvre mère ne deviendra jamais grand-mère… Regardez-le... Si seulement, il pouvait se rendre compte qu’un rectum n’est pas fait pour accueillir le moindre fruit… »

Hahaha..il… il avait mal entendu n’est-ce pas ? Ou alors mal compris… Totalement figé, yeux écarquillés, Kihran n’arrivait pas à prononcer le moindre son… qu’est-ce que sa grand-mère venait de ?!

« C’est pourquoi, j’ai commencé à lui enseigner l’art de la médecine ! »

Un démon, sa grand-mère était définitivement diabolique… Comment pouvait-elle inventer ce genre d’histoire, mieux, prononcer des paroles ici et maintenant. Les anciens avaient raisons, cette femme était totalement folle !

« J’ose espérer qu’il sera aussi bon élève que Mizuki-chan. »

Dit-elle avant de boire tranquillement son thé. Pourquoi et comment, cette guerre des clans avaient fini par se retourner contre lui ? Croyez-le ou non, ce n’était pas du thé qu’avait besoin de boire Kihran à ce moment-là.









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Message(#) Sujet: Re: Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki Lun 29 Fév 2016 - 17:01

Je crois que la pièce maîtresse de cet après-midi, c’était que Kihran en prenait plein la gueule pour pas un rond. Qu’on se le dise, hein, je ne vis que pour une chose : l’amour. Comme toutes les jeunes filles, je suis contre la haine, contre la violence et pour un monde en paix où chacun est libre de faire ce qu’il le souhaite. Si mes parents ont envie de me prendre pour un éléphant et de me chevaucher jusqu’au bout de la nuit, en tout bien tout honneur, libre à eux. Mais bon. C’était quand même marrant de voir sa propre grand-mère parler de la probable homosexualité du jeune garçon. Je me délectai de cette conversation, en faisant tournicoter mes cheveux dans mes doigts en fixant Kihran, un grand sourire aux lèvres.

    - Ne te méprends pas, Chiasa-Chan, Mizuki n’est pas aussi parfaite qu’elle le fait croire
    - Hep, hep, hep, on peut repartir sur Kihran ?

Ouais alors, ok pour en mettre plein la tronche, mais aux autres s’il te plaît mamie. Je m’étais redressée, regardant d’un air méfiant ma grand-mère. Mais apparemment insensible à mes revendications, elle finit sa tasse et repartit de plus belle.

    - Mizuki a attendu un peu plus de dix-huit ans pour se débarrasser d’une phobie chronique des insectes. Fière représentante du clan Aburame. C’est comme si Kihran avait peur des fleurs.
    - En fait, ça n’a rien à voir, parce que les fleurs n’ont pas de…

Elle tourna lentement sa tête vers moi, m’intimant au silence sans le demander. Un frisson parcourut mon dos. A tout bien y réfléchir, je ne sais pas si je ne préférais pas une grand-mère excentrique comme Chiasa qu’une terreur bien cachée comme Cho. Bon, si elle se cantonne à ma peur des insectes, ça va. Ce n’était pas à proprement parler un secret d’état. Mais pensez-vous que ma chère grand-mère allait s’arrêter en si bon chemin ? Que nenni !

    - Elle s’inventait des personnages, aussi, étant petite. Elle se prenait tour à tour agent secret, Hokage, institutrice, chef cuisinière : et chacun de ses personnages avait un caractère propre qu’elle jouait. Et pendant plusieurs jours, on subissait sa schizophrénie…

Mais j’avais fait quoi de mal pendant ce thé pour me prendre ce tacle au niveau des genoux ? Mais c’était assez honteux, en plus, parce que je rentrais dans des personnages complètement teubés. Genre une fois, j’étais une espèce de femme fatale amnésique qui était à la recherche de son passé. Je devais avoir genre cinq ans. Mon lapin est mort dans ces eaux-là, et je m’en suis complètement foutue. Depuis j’ai une réputation de tueuse d’animaux au sang-froid qui me poursuit, mais c’est une autre histoire. Il m’arrivait même de pleurer dans ma chambre (oui, oui, vous me lisez bien : moi je suis assez saine d’esprit pour pleurer dans un endroit privé pour ce genre de choses) quand je perdais un de mes personnages parce qu’il était mort dans mes histoires imaginaires. Moque-toi, vas-y, sauf que j’ai gardé cette manie de me faire des films à chaque moment de ma vie pendant longtemps. Chanteuse à succès, agent secrète, actrice célèbres… Bref, ma vie est bien plus intéressante dans ma tête.

    - Enfin, cela dit, Miko est devenue Hokage après avoir retiré une grosse épine du pied de Konoha, Mizuki est devenue instructrice et bras droit de Konoha. En d’autres termes, Chiasa-Chan, les deux postes les plus prestigieux du village sont occupés par des Aburame. On trouvera à leur redire, forcément. Miko est austère, sévère et peut s’avérer être cruelle pour se battre pour ce en quoi elle croit. Mizuki est une gamine immature qui ne parvient pas à rester concentrée plus de cinq minutes sur la même chose si elle ne se trouve pas en situation d’urgence.

Je ne suis plus là. Je suis partie mener une double vie en Norvège et à mes heures perdues je visite des hôtels. Mais ne comptez pas sur moi. J’étais en position latérale de sécurité sous la table.

    - Néanmoins, je crois en elles deux plus que j’ai cru en quiconque dans mon clan.

Elle haussa les épaules.

    - Alors avec Mizuki en coéquipière et Miko en senseï, nul doute que Kihran deviendra enfin l’enfant prodige que tout ton clan attend, Chiasa.

Ne vous y méprenez pas, hein. Cho avait croisé les bras, baissant un peu la tête et opinant du chef, comme une vieille qui vient de s’endormir. Elle pensait peut-être tout ce qu’elle a dit, mais la vérité était toute autre : toute cette tirade avait comme unique but de lancer sa dernière vacherie…




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Message(#) Sujet: Re: Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki Dim 6 Mar 2016 - 16:17

La situation était critique et Kihran le savait. Sa grand-mère perdait patience quant à voir naître ses arrière-petits-enfants et il ne serait pas étonnant que son grand-père soit en train de parler mariage dans son dos. Oui, si les choses n’évolueraient pas rapidement, il allait devoir épouser la princesse du désert ou la princesse de glace… voir tout autre noble digne du clan, selon les anciens. D’un autre côté, on ne forçait pas les sentiments, m’enfin. D’un autre côté, il préférait devoir se marier avec une femme noble qu’une fille starlette facile du genre « prend moi violemment mais avec classe et raffinement ». Cette histoire lui donnait déjà la migraine, mais heureusement la conversation tourna.

Il était question désormais de Mizuki qui avait eu apparemment ses petites difficultés. L’histoire, ou plutôt les anecdotes arrachèrent un sourire à Kihran. En fait, s’ils n’étaient pas en présence de leur vénérable grand-mère, alors il serait sans doute en train d’éclater de rire en imaginant la scène. Et puis bon, pour une fois que ce n’était pas lui le sujet des moqueries ! Immobilisée, Mizuki ne semblait plus avoir de bras pour boire son thé, figée telle une statue grec !

- Alors avec Mizuki en coéquipière et Miko en senseï, nul doute que Kihran deviendra enfin l’enfant prodige que tout ton clan attend, Chiasa.


Le jeune rouquin écarquilla les yeux avant de s’apprêter à répondre mécontent du manque de respect de cette dernière vis-à-vis des anciens chefs du clan. Néanmoins, Chiasa le stoppa net en posant sa tasse sur la table d’un geste assuré. Elle lança un regard vers son petit-fils avant de regarder les deux femmes puis de reprendre la parole.

« Oui, nous sommes reconnaissants. Et avec le sang qui coule dans ses veines, nul doute qu’il finisse par dépasser son maître. »

… Ha ? Une blague, n’est-ce pas ? Chiasa n’avait pas sincèrement dit cela n’est-ce pas ? Non, en fait, c’était impossible qu’elle le pense sincèrement mais pas fierté elle allait sans doute tout faire pour que cela se produise… Le rouquin soupira intérieurement sachant qu’il allait devoir se confronter aux entraînements de sa vieille grand-mère.

La fierté était un sentiment dangereux aux yeux de Kihran. Faisant parti d’un clan noble, il savait de quoi il parlait, et ne pouvait nier le ressentir également. Néanmoins, il détestait tous ces jeunes qui vantaient les atrocités faites par leurs parents au temps de la guerre ou lors d’une mission importante. « Mes parents sont les meilleures même s’ils tuent des gens ! » Ce n’était pas très convainquant… Tout comme ces politiciens dont l’arrogance n’avait pas de limite, jusqu’au point de trahir leur allié. Oui, la guerre, c’est mieux de la faire contre des gens qui font vivre notre village, logique…. M’enfin bref.

« D’ailleurs, j’ai entendu dire que malgré la position de Miko-chan et Mizuki-chan, les villageois n’osent toujours pas s’aventurer dans vos quartiers… »

Chiasa marqua une pause tout en affichant un sourire qui ne prévoyait rien de bon.

« Chooo-chan… Je t’avais prévenu que tu regretterais de ne pas m’avoir écouté. Tu aurais dû me laisser m’occuper de ton visage à l’époque… peut-être ainsi que tu arrêterais de les faire fuir… mh ? »

La vieille recommença à ricaner telle une vieille folle alors que Kihran se demanda comme les deux femmes ne s’étaient pas encore entretuer pendant toutes ces années. Ho, en y réfléchissant, il y avait des chances qu’elles se soient combattu… tout comme l’inverse mais… Pour le moment, Kihran avait du mal à imaginer les deux femmes collaborer lors d’une mission.

« Haa.. Malheureusement, mon amie, il est trop tard désormais. Je ne peux plus rien faire pour t’aider. »

Ajouta dans un faux soupire désolé la vieille Hayashi tout en haussant les épaules. Puis, elle continua à boire son thé l’air de rien.








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Message(#) Sujet: Re: Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki Lun 28 Mar 2016 - 21:43

Chō eut un rire franc qui fit retourner pas mal de personnes aux alentours. Moi, je m’enfonçais toujours un peu plus dans mon siège, tournant ma mèche de cheveux d’un air absent comme si mes ours en peluches venaient de mourir. J’avais le regard vide, comme si je venais de pleurer non-stop depuis deux jours. Mais non, j’assistai juste à une guerre froide entre deux personnes qui semblaient se connaître et semblaient… adorer se lancer des horreurs dans la tronche.

    - Chiasa-Chan, je suis heureuse que tu n’aies pas touché à mon visage. Si c’était pour ressembler à… ça.

Elle fit une petit grimace en regardant son homologue Hayashi, prenant un dernier gâteau dans l’assiette qui avait accompagné l’arrivée du thé, et se leva, moi sur ses chevilles : enfin cette mascarade s’arrêtait !

    - Tu m’excuseras Chiasa-Chan, je vais arrêter de manger, sinon mon pantalon risque de craquer quand dès que je vais m’abaisser. Tu te souviens de ce que c’est, s’abaisser, n’est-ce pas ?

Ayant un léger sourire, elle s’inclina devant Kihran, regarda vaguement Chiasa d’un air « euh, allo, j’t’unfollow t’es pas intéressante » et sortit dans la rue, moi la suivant. Elle avait retrouvé cet air paisible qu’elle avait eu juste avant de retrouver Chiasa. Avec du recul, j’avais vu une Chō revigorée, bien loin de la vieille dame que j’avais l’habitude de voir. Les mains derrière le dos, elle avança dans les rues bondées. Silencieusement, je la ramenai chez elle, au cœur du quartier Aburame. Je finis par rompre ce silence à l’entrée du quartier.

    - Hey Chō-Obachan, tu m’expliques ce qu’il vient de se passer durant cette heure au salon de thé ?

Elle m’ignora un instant, continuant de marcher. J’étais sur le point de pleurer, genre « ouin ouin personne ne m’aime », mais elle finit toit de même par me répondre, levant la tête vers les nuages, un léger sourire aux lèvres.

    - Je connais Chiasa Hayashi depuis bien avant la création de Konoha. C’est mon amie, et l’on a fait d’innombrables missions ensemble, et même après que Konoha ait été créé. C’est un médecin hors du commun – même si je ne lui avouerais jamais. Elle avait le talent pour s’élever très, très, très haut dans sa carrière d’eisennin. J’ignore pourquoi elle n’est jamais voulue atteindre les hautes sphères. Les rumeurs disent qu’elle n’a pas voulu prendre de responsabilités parce qu’elle a toujours préféré s’occuper des siens. Enfin… Il y a toujours eu une espèce de rivalité entre nous. J’étais l’attaquante du groupe, et je me plaisais à dire que nos missions n’ont été réussies que parce que j’étais là. Elle se défendait en disant que sans moi, je serais morte des dizaines de fois. Ce qui est effectivement le cas, mais je préfère qu’elle croit que je m’en serais très bien sortie toute seule. Ca m’a fait du bien de la revoir, tiens.

Chō ria, montant les escaliers de son pas de porte. J’eus un petit sourire, tournant légèrement les talons.

    - On se revoit bientôt, Mizuki.
    - Ouais ! Je repasse bientôt, t’en fais pas.

Quand j’étais jeune, je disais que plus tard, je voulais être kunoïchi. J’avais qu’à moitié raison. Moi, plus tard, je veux être Chō Aburame.




Bien sûr que ça se passe dans ta tête... Mais pourquoi donc faudrait il en conclure que ce n'est pas réel ?
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Message(#) Sujet: Re: Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki Dim 3 Avr 2016 - 18:39

Vous savez, ce genre de situation, de tensions avec deux vieilles femmes et de jeunes forcés à supporter la conversation lui rappelait ce qu’était que les rendez-vous, mariage arrangé. Au final, d’après ce qu’il avait vu et compris, ça devait ressembler un peu à ça… sans doute qu’il aurait le droit dans un futur plus ou moins proche à cette même confrontation… sauf qu’il y avait peu de chance que l’élue, pour lui, soit Mizuki… vu l’entendre entre les clans.. Il n’osait même pas imaginer quelle genre de femme il aurait alors à ce moment-là en face de lui. Serait-ce une inconnue ? Etrangère et jeune noble d’une contrée lointaine ? Ou alors un membre du clan ? Mais qui ? Katu ? Leika ? Non, cette dernière n’était pas encore intégrée au village et Katu… Katu a trop de talent, c’est fabuleux d’ailleurs… et donc n’accepterait, et ne se laisserait jamais faire de la sorte.

- Chiasa-Chan, je suis heureuse que tu n’aies pas touché à mon visage. Si c’était pour ressembler à… ça.

Ha oui, revenons au sujet principal… Kihran ne put retenir un petit rire face à cette vanne bien sortie de la part de l’Aburame. Et pour le coup, il eut droit à un bon coup de pied dans le tibia. Haaa, les grand-mères shinobis ! Que du bonheur n’est-ce pas ?! Le jeune Hayashi se demanda si l’une ou l’autre n’avait pas ressentie une jalousie totale un jour pour finir dans cette situation mais lorsque les deux femmes se séparèrent et que ce dernier vit le sourire de Chiasa, il comprit bien que ce n’était pas le cas. Les yeux de la vieille Hayashi observait le départ des Aburame d’un regard bien mélancolique qui en disant long.

« Kihran ? »

Il jeta son regard sur Chiasa alors que les deux étaient également sur le chemin du retour. Il arqua un sourcil, méfiant.

« Oui.. ? »

« Tu es entre de bonnes mains. Sois en conscient et tâche d’en être digne. »

Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas entendu la voix sérieuse de sa grand-mère. Il écarquilla les yeux surpris avant de sourire doucement. Qui aurait pensé que les deux femmes étaient si proches ? Les deux avaient sans doute vécues dans les temps les plus troubles de l’Ordre Shinobi et avaient réussis à les surmonter ensemble malgré toute leur différence. Cela le rappelait à quel point il en avait encore des choses à apprendre de sa part, un peu comme la joueuse derrière l’écran qui devait encore bien bosser pour réussir son examen de médiamaticien, mais bref.


« Je sais. »

Dit-il simplement avant de rentrer en compagnie de cette dernière. Peut-être qu’un jour, sa relation avec Mizuki deviendra une espèce de plagiat pure et dure de la relation des deux anciennes ? L’idée lui plaisait en tout cas, pouvoir se disputer, sortir des vannes l’un l’autre à leur vieil âge… Pourquoi pas, cela signifierait en tout cas que les deux seraient encore vivants… Il secoua la tête pour chasser les mauvaises ondes : chaque chose en son temps.








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Heureuses retrouvailles | Aburame Mizuki

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