N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.
Partagez | 
 

 Fatigue ... [Feat Yogan Seitô]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 3963
Rang : S

Message(#) Sujet: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Mer 24 Fév 2016 - 14:53

Deux jours plus tard … Je sortais de l'hôpital. Ou plutôt, comme il fallait s'y attendre, on me traînait hors de ce dernier sous bonne escorte. La raison de l'escorte ? Pas vraiment une protection, mais une façon de m'empêcher d'aller fournir encore quelques heures de travail. Une nouvelle fois, l'ensemble du corps médical s'étaient mis d'accord, j'avais besoin de repos. Je ne pouvais pas rester indéfiniment éveillé malgré mon jeune âge et ma fougue, cela commencerait à devenir dangereux pour les patients et nous n'avions pas vraiment besoin de nouveaux mort sur le tapis.

Mes gardes me conduisaient finalement à l'entrée de la caserne où il avait fait demander Seitô, mon garde du corps, afin qu'il me retrouve et … s'occupe de moi. Un seul ordre, du repos, de la détente et surtout, pas de travail. Bon, ok :


"Je peux quand même cuisiner ?"


J'avais promis après tout, mais cela me valut un regard noir de la part d'un des gardes. Ok, j'étais peut-être chef de guerres, tout ça tout ça, mais il y avait certains moments ou leurs autorités dépassées la mienne. Cela avait souvent un rapport avec ma propre santé, étrange.

Finalement, Seitô arriva et pu me trouver avec une apparence bien différente de celle dans laquelle il me voyait habituellement. Je portais encore ma blouse blanche de médecin et cette dernière était couverte de sang. Mes cheveux étaient attachés en un chignon serré, mais qui commençait à laisser entrevoir quelques mèches folles. Mon visage était terne et fatigué, mais cela n'altérait en rien ma beauté naturelle. Lorsque je le vis arriver, je lui souriais, ce qui illuminait en partie mon visage alors que je m'échappais finalement de l'étreinte des gardes pour m'avancer vers lui. J'étais entre de bonne-main et le rôle de Seîto prenait désormais tout son sens. Il reçut ses ordres des autres gardes et je lui lançais alors un regard suppliant même si je savais au fond de moi, qu'il ne me laisserait pas retourner travailler. Je soupirais et je m'avançais vers lui :


"Très bien… Allons dans mes appartements alors …"


Du moins, mon nouveau chez moi, puisque l'ancien avait été détruit en même temps que la capitale. Pour l'heure, je logeais désormais dans un tout petit appartement de la vieille ville. Le plus éloigné possible de l'hôpital, mais proche malgré tout des centres de contrôles de l'armée et surtout de l'entrée des souterrains secrets du ShukaÏ.
Plus nous avancions, plus je sentais qu'effectivement, la fatigue était bien présente. Bien trop présente d'ailleurs. Je laissais finalement Seitô s'occuper d'ouvrir la porte et tout ce qui allait avec.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 777
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Mer 24 Fév 2016 - 15:30

"Sortez-la d'ici !

-On fait ce qu'on peut !"

Seito prit la petite fille en larme dans ses bras, malgré ses coups de pieds contre ses côtes. De son bras libre, il se masqua la bouche. Il fallait encore sortir des décombres pour s'estimer en sécurité.

"Hé, calme-toi ... Ca va aller, maintenant."

Il lui avait murmuré ces paroles de réconfort à l'oreille, comme si lui-même avait voulu se les entendre dire. D'un bond agile, il se retrouva sur une cloison écroulée. Des tombées de poussière lui barraient la vue, si bien qu'il avait du mal à prévoir ses actions. L'enfant, malgré la tentative de Seito, ne s'était pas calmée le moins du monde. Evidemment ... Il faudrait plus que quelques mots pour lui faire oublier qu'elle était sur le point de mourir encore quelques instants auparavant. Encore quelques sauts, et Seito atterrit sur la terre ferme, laissant derrière lui les ruines de ce qui avait été une banale maison familiale, et qui se résumait maintenant à un tas de pierre menaçant de s'effondrer à tout moment.

La petite fille sauta immédiatement des bras du soldat à ceux de son père. Seito, pris d'une quinte de toux, s'éloigna de cette scène si touchante, qui le laissait pourtant de marbre. Il avait perdu le goût de ce genre de réjouissances. Peut être était-ce à cause du souvenir des dizaines de personnes qu'il n'avait pas pu sauver qui lui revenait en mémoire, comme chaque fois. Sa toux passée, il se laissa tomber sur le pavé. Une main amicale lui tendit une gourde. Il ne se posa pas une question, et but à longues gorgées l'eau bienfaisante.

Désaltéré, il observa l'homme inconnu. Il portait une tenue de soldat, mais contrairement à ceux que Seito avait pu croiser ou côtoyer, il était d'une propreté exemplaire.

"Qui êtes-vous ?

-Un garde de l'hôpital. Samui Yuki m'envoie vous chercher."

La perspective de revoir sa maîtresse égaya instantanément Seito. Il sauta sur ses deux pieds, et suivit son acolyte.

"J'ai vu votre sauvetage. Belle opération, quoi que périlleuse."

Seito se garda bien de lui faire remarquer qu'il aurait bien apprécié un peu d'aide. Une touche de positivisme dans son esprit le retenait d'être cynique. "Pourquoi se gâcher l'humeur maintenant que la journée promet d'être réjouissante ?", se dit-il.

Bien vite, les deux hommes arrivèrent devant l'hôpital. A ses portes, dans une blouse sans doute blanche à l'origine mais maintenant maculée de sang, Samui Yuki était entourée de deux gardes. A la voir, Seito aurait d'abord dit qu'elle ressemblait plus à une prisonnière qu'à un Seigneur de l'Empire. Mais malgré sa mine fatiguée, sa coiffure légèrement désordonnée et sa tenue qui la faisait étrangement ressembler à un savant fou, elle gardait un charme formidable. L'affection si agréable que Seito portait à la dame lui enserra immédiatement le coeur dans une étreinte douloureuse.

"Vous la laissez se reposer, et vous prenez soin d'elle. Elle a failli tuer deux patients ce matin en faisant une fausse manip'. On ne peut pas la laisser pratiquer dans un tel état. D'ailleurs ..."

Le garde regarda Seito de haut en bas. Lui non plus, à vrai dire, n'avait pas l'air très frais. Ses vêtements étaient maculés de poussière, comme ses cheveux, sa figure était du même teint que la pierre et des cernes commençaient à se voir sous ses yeux. Un haussement de sourcil du jeune homme suffit cependant à faire taire le garde. Seito s'en retourna auprès de sa maîtresse, lui proposant son bras le temps d'une marche. Elle sembla le supplier, un instant, de la laisser retourner à la médecine, mais le regard sévère du jeune homme parut suffisant pour enrayer cette tentative.

"Prêt quand vous le serez."

Seito semblait faire l'objet d'un changement d'état radical en compagnie de la dame. Sa figure reprenait des expressions humaines, et ses yeux pétillaient à nouveau de cette malice qu'il avait tendance à perdre, ces derniers jours. Samui Yuki agissait sur lui comme un remède à la mélancolie des journées au Shozaichi.

Bien vite, trop vite aux yeux de Seito, ils arrivèrent devant la résidence de la dame.

"Bon, maintenant je prends les choses en main. Apparemment vous avez besoin de repos. Alors, reposez-vous."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 3963
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Mer 24 Fév 2016 - 16:48

Reposez-vous … Les mots étaient si bien dit, mais sonnaient comme faux dans mon esprit. Je pénétrais dans l'appartement juste après que Seitô est ouvert la porte en murmurant une petite phrase d'un air mauvais :


"Se reposer alors qu'il y a plein de gens qui souffrent pendant que je me repose … "


Plus de la bouderie qu'autre chose. Toujours étant que j'annonçais aux jeunes hommes que :


"Je vais prendre une douche …"


J'avais dit ça en commençant à déboutonner ma chemise jusqu'en bas laissant entrevoir mes sous-vêtements sous cette dernière. Oui effectivement, je ne portais rien d'autre qu'une culotte sous ma blouse et alors. Je m'en foutais et j'étais trop fatiguée pour faire grand fis du peu de pudeur que je pouvais avoir en de pareilles circonstances. Pour l'heure, je ne souhaitais qu'une chose, me noyer dans ma baignoire pour essayer d'oublier le fait que je ne pouvais aller aider d'autres personnes. Fermant la porte du pied sans que cette dernière ne claque, je mettais l'eau à couler dans l'imposante baignoire-jacuzzi de l'appartement. Peut être le seul avantage qu'offrait ce dernier. Versant à peut prêt tous les produits de bains que je pouvais dans ce dernier, je finissais par prendre une douche rapide pour enlever la plupart du sang qui couvrait mon corps avant de m'engouffrer dans la baignoire et fermer les yeux en rassemblant mes genoux contre ma poitrine.

Mes pensées étaient sombres, mauvaises, peut être un peu trop même, car finalement, je me laissais couler dans le bain avant de me rappeler qu'il y avait bien d'autre moyen de se détendre et que j'avais justement, tout à disposition pour cela. Aussitôt, cette pensée me traversa l'esprit, aussitôt, je devenais écrevisse en observant néanmoins, la porte à demi ouverte de la salle de bain tout en trifouillant banalement mes mains. Le pauvre, s'occuper de moi ne devait pas franchement être facile et il avait lui aussi droit à un peu de bon temps.


"Non mais franchement Yuki … Tu t'entends penser parfois…" Murmurais-je la tête à moitié plongée dans l'eau avant de fermer les yeux et de rougir d'autant plus.


Je n'avais franchement pas grand-chose à faire pendant les huit heures qui allaient suivre et je n'avais pas envie de dormir. Du moins, je savais qu'il me serait difficile de trouver le sommeil.
Je soupirais, reprenant mes esprits. Il ne fallait pas que je me laisse aller à de pareilles pensées même si c'était délicieusement tentant. Peut-être un peu trop… Beaucoup trop en fait. Finalement, les mots sortirent de ma bouche sans que je ne puisse les retenir.


"Seitô ?!"


J'attendais qu'il s'approche, à moitié enfoui sous la mousse pour finalement l'apercevoir et lui demander d'une petite voix suppliante :


"Tu veux bien me frotter le dos s'il te plait ?"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 777
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Mer 24 Fév 2016 - 17:30

Seito laissa sa maîtresse alors qu'elle se dirigeait vers la salle de bain. Il avait bien saisi sa déception de ne pas pouvoir apporter un plus grand soutien aux nécessiteux dans pareille situation. Contrairement à lui, sauver des vies était encore une forme de satisfaction pour elle. Seito avait depuis quelques jours cessé d'éprouver tout sentiment après avoir sorti des décombres une famille entière, ou des habitants lambda. C'était triste à dire, mais c'était devenu pour lui une sorte de routine, un travail machinal, mais non moins horriblement éprouvant, qu'il devait produire presque à la chaîne, passant de ruine en ruine sans jamais s'arrêter de porter secours à ceux qui en avaient besoin. La misère était tellement visible qu'il en avait perdu tout goût pour le sauvetage lui-même. C'était presque par obligation, seulement, qu'il continuait inlassablement sa dure tâche de ... soldat ? sauveteur ? Lui-même n'aurait su le dire.

Il se perdit un peu dans le dédale des couloirs de la résidence, décidément plus grande que son modeste appartement. Il finit finalement, au terme d'un périple étrangement long, par trouver le lieu de sa convoitise: la cuisine. Selon les enseignements de son clan, le meilleur remède à la fatigue du corps et de l'esprit était un bon bouillon. Sa maîtresse comme lui en avaient bien besoin. Il fouilla dans une myriade de tiroirs, ouvrit plusieurs placards, avant de trouver quelques légumes. D'une main experte, il les découpa en tranches fines, qu'il plongea dans de l'eau bouillonnante. Au loin, résonnant en écho dans le labyrinthe de la maison, le bruit de la douche se faisait entendre.

Seito s'appuya contre une table, et poussa un long soupir. C'était un soupir de soulagement, de repos. Seito avait la sensation d'être en repos, malgré le fait qu'il soit à la charge de sa maîtresse. Mais en sa présence, il se sentait comme chez lui. Une étrange complicité semblait le lier à la dame. Pourtant, ils ne se connaissaient pas depuis longtemps. Etait-ce seulement une impression de Seito, ou ressentait-t-elle la même chose ? Il aurait été impossible de le deviner et de le demander. Ce genre de question, le jeune homme était bien trop timide et pudique pour les poser.

Un cri, un appel, franchit les couloirs pour parvenir jusqu'aux oreilles du garde du corps. Liant cet écho de requête à un danger, instinctivement, Seito accourt au secours de sa maîtresse. Il se perd, encore une fois, dans les couloirs. Tourne à gauche, à droite, ne tourne pas, revient sur ses pas, finit par se guider au son dans ce piège à rats. Pour lui, qui a vécu toute sa vie dans la jungle, son milieu naturel lui semble cent fois moins hostiles que cette maison. Il finit par trouver la porte -entrouverte- de la salle de bain. Sans réfléchir, il l'ouvre, l'oeil aux aguets, pour la refermer aussi sec.

"Aaaaah ! Désolé !"

Il rougit, et se sent par la même occasion un peu idiot. Voir sa maîtresse nue dans son bain était ... une première. Le souvenir de leur rencontre dans le conseil Samui lui revint en mémoire. Il se souvint qu'à ce moment, il avait été dans une situation similaire à celle-ci.

Il fut coupé court dans ses pensées par la requête de la dame. Que faire ? Entrer ? De toute évidence, il le fallait. Mais dans un soucis de pudeur et de timidité, Seito se refusait à pénétrer dans la salle de bain. Finalement, il se plaqua une main sur les deux yeux, trouva la porte à taton, l'ouvrit, et rentra dans la pièce. Il avait franchement l'air idiot.

"Euh ... Avec joie. Mais ... Vous êtes où ?"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 3963
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Mer 24 Fév 2016 - 22:57

Lorsque je le vis entrer une première fois dans la salle de bain, l'air inquiet, je rougis d'autant plus à la situation que j'allais lui imposer. Mais en le voyant ressortir tout aussi gêné, puis finalement revenir avec la main sur les yeux. Je ne pus retenir un fou rire que j'essayais d'étouffer en plongeant mon nez sous l'eau. C'était tellement puritain de sa part que cela dure une bonne minute avant que je ne parviennes à me calmer avant de lui attraper doucement la main restante, pour le forcer à s'accroupir contre la baignoire. Non visage son proche, mon haleine se mêle à la sienne, mais je souris tout en réussissant à reprendre mon calme. Puis, tout doucement, je lui retire la main de devant les yeux avant de le regarder de façon bienveillante :


"Si un jour je suis en train de me noyer dans mon bain, tu vas te cacher les yeux afin de protéger ma pudeur ?"


La question était sincère, mais aussi destinée à le faire réfléchir au ridicule de la situation. Je n'étais pas spécialement complexée par mon corps depuis que j'avais reprit du poids. Je me trouvais même plutôt bien. Je lui souriais avant de repartir dans un fou rire qui je l'espérais serait compulsif.
Finalement, je lui badigeonnais un peu de mousse dans les cheveux pour l'embêter avant de lui tendre une fleur de bain pour qu'il fasse office, espérant ainsi, détendre un peu l'atmosphère, cependant, je ne tardais pas à remarquer qu'il semblait lui aussi exténué aussi, me retournant légèrement pour le regarder alors que je me frottais moi même les jambes je lui demandais :


"Tu veux prendre un bain aussi ? Ça te fera du bien je pense ! Tu as l'air aussi fatigué que moi !"


Je continuais alors à frotter mes jambes, puis le stoppant dans son geste, je me retournais légèrement, m'appuyant sur le rebord de la baignoire et le regardant en posant ma tête entre mes mains :


"Ça te gêne tant que ça de me voir toute nue ?"


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 777
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Jeu 25 Fév 2016 - 15:56

Quand la dame retira la main de Seito de devant ses yeux, ce ne fut que pour trouver ceux-ci fermés avec détermination. Cependant, la question de sa maîtresse interpella le garçon.

"J'espère que je n'aurais jamais à vous trouver en train de vous noyer dans votre bain ..."

Il avait dit ça comme une manière d'échapper au véritable sens de la question, au sous entendu qu'il avait pourtant parfaitement décelé. Bien évidemment, il ne se cacherait pas les yeux si jamais il voyait sa maîtresse en proie à la plus grande détresse, qu'elle soit nue ou non. D'ailleurs, en arrivant dans la salle de bain, alors qu'il pensait encore trouver la dame en danger, il était tous yeux ouverts, aux aguets. En cas de danger, il serait prêt à intervenir, de ça il était sûr. De toute façon, le péril monopoliserait trop son attention pour qu'il puisse la porter sur ... le reste.

"Evidemment, si vous étiez en danger de mort, j'aurais les yeux ouverts. Mais la situation est différente, là. Quand vous m'avez proposé de devenir votre homme de main, vous avez dit vouloir quelqu'un qui devienne votre "ombre". J'imagine que cet aspect du métier s'applique à ce genre de situation ... Bon."

Timidement, il ouvrit les yeux, l'un après l'autre. Il se focalisa sur le visage de la dame, bien que le reste de son corps soit enfoui sous une épaisse couche de mousse. Dès qu'il la vit, Seito se demanda pourquoi il s'était refusé à ce spectacle. La pudeur, la timidité lui apparaissaient comme tout à fait superflues lorsqu'on s'adressait à une beauté pareille. Dans une position lascive comme celle-ci, la dame ressemblait à une Vénus, un personnage mythique sculpté dans la plus pure des roches. Se priver d'une vision comme celle-ci aurait été une perte. Seito sentait se resserrer un peu plus l'étau de ses passions.

Il attrapa un peu distraitement l'objet que lui tendait sa maîtresse, et au bout d'un instant hébétude se rappela le pourquoi de sa présence. Il se plaça dans le dos de la dame, se remonta les manches, et commença à lui frotter activement le dos. Par la même occasion, il admirait la blancheur de sa peau, son unicité sans défaut. Pas une tâche de naissance, pas une tare ne venaient ternir la blancheur immaculée de ce derme, semblable à un voile. C'était une peau bien différente de celle de Seito, rugueuse, plutôt bronzée et couverte de cicatrices en tous genres.

Le jeune homme s'interrogea soudainement sur l'âge de la dame. A la voir dans son plus simple apparat, elle ne semblait pas plus vieille que lui. Il aurait même pu dire qu'ils avaient le même âge. Lui qui l'avait trouvée jusque-là plus âgée que lui se demanda subitement pourquoi. Etait-ce l'autorité innée qui émanait d'elle ? Sa prestance et son charisme qui la faisaient passer pour plus mature ? Ou bien était-ce le fait qu'elle dirige non seulement un clan, mais aussi un pays ? Il n'aurait su dire laquelle de ces raisons était dans le juste.

"Je suis fatigué, c'est vrai. Mais ça ira, ne vous inquiétez pas pour moi. Aujourd'hui, je m'occupe de vous. N'inversons pas les rôles: vous êtes ma protégée, pas l'inverse."

Cette dernière phrase sonnait étrangement paternaliste.

Quand la dame se retourna, Seito se focalisa de nouveau sur son visage, malgré la vue plongeante qu'il avait sur sa poitrine.

"Euh ... Ca doit être une question de pudeur, je crois. Je ne suis pas vraiment habitué au contact féminin. Ca doit venir de là. Encore que je n'en sois pas bien sûr ..."

Ses pensées s'embrouillaient dans son esprit. La logique disparaissait de ses raisonnements. Il était de nouveau perdu dans un dédale, mais il s'agissait cette fois de celui de son cerveau. Cette femme avait décidément un effet étrange sur lui ...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 3963
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Ven 26 Fév 2016 - 0:13

La situation était compliquée et elle pouvait même déraper à n'importer quel moment, restait encore à savoir si je voulais franchir le pas et me laisser aller, s'il serait réceptif à la chose ou si je restais dans une timidité et une pudeur toute relative vis-à-vis de mes désirs cachés. Je rougissais lorsqu'il refusait mon offre, pourtant, je remarquais sans aucune difficulté son ton hésitant, sa respiration saccadée, son visage légèrement rougi. Ma main sortie de la mousse et se posa doucement sur son visage, caressant délicatement ce dernier jusqu'à se poser sur ses lèvres :


"Vraiment ?"


C'était tellement mignon de sa part et je me sentais un peu, non pas dérangée, mais légèrement gênée par cette révélation. Il avait quelques mois de plus que mois tout au plus et je connaissais déjà bien des choses sur les relations amoureuses et ce que cela entraînait. Qu'il soit vierge de tous cela, me fit sourire, je trouvais ça tellement mignon. Peut-être était-ce inconscient, mais mon visage se rapprocha doucement du sien, et comme-ci, je l'intimidais et qu'il n'osait pas bouger, je déposais doucement mes lèvres sur les siennes.

Le contact était doux, légèrement humide, mais terriblement chaud. Juste un léger contact entre ses lèvres et les miennes dans toute la simplicité que cela pouvait amener. Je m'éloignais alors un peu, juste assez pour qu'il continue à sentir ma respiration contre ses lèvres avant de murmurer :


"On va essayer d'arranger ça alors ..."


Le ton était doux et léger à la fois. Je lui volais un nouveau baiser avant de plonger la tête dans l'eau pour me débarrasser de la mousse qui se trouvait dans mes cheveux avant de me retourner et de sortir du bain, lui offrant une vision agréable de mon postérieur avant de me saisir d'un peignoir dans lequel je m'enveloppais avant de vider la baignoire, la rincer et là re remplir :


"Prends un bain, détends-toi un peu ! Je te sens ... Stressé !" Ajoutais-je avec une pointe d'humour dans la voix avant de me rapprocher un peu de lui à nouveau et une nouvelle fois de lui caresser le visage.


Pour l'heure, je préférais le laisser prendre un peu de temps pour lui, alors que j'allais m'allonger sur le canapé et pourquoi pas ? Dormir un petit peu ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 777
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Ven 26 Fév 2016 - 14:34

Seito resta immobile, comme paralysé. Sa tête était en fait en proie à un mouvement significatif. A l'intérieur de la boîte crânienne, une vague d'émotions diverses et variées se déversait sans pitié sur les quelques restes de raison qui subsistaient dans l'esprit du jeune homme. Un tsunami de sentiments détruisait littéralement les derniers piliers de réflexion de Seito. Son âme n'était plus qu'émotions. Seul subsistait le centre névralgique de toutes ces agitations. Un torrent d'adrénaline se déversait dans ses veines, et une passion sans limite prenait possession de son corps, agissant comme un poison. Immobile, Seito garda le regard dans le vague alors que la dame sortait de son bain pour quitter la salle de bain. Il resta ainsi jusqu'à ce que le bruit sec de la porte ne le ramène à la réalité.

Dans un léger sursaut, Seito revint brutalement à lui. Avait-il rêvé ? La fatigue avait-elle endommagé son cerveau au point de la faire halluciner ? Avait-il projeté, le temps d'un instant, ses envies les plus folles dans la réalité ? Avait-il bien vécu ce qu'il pensait avoir vécu ? En un mot : Samui Yuki venait-elle de l'embrasser ? C'était certain. Il le fallait. Le contraire aurait été un choc bien trop cruel.

Seito se leva, jeta ses vêtements au sol, et se plongea dans le bain. Là, recroquevillé sur lui-même, il reprit possession de ses moyens. Mais seules des interrogations lui venaient à l'esprit. Que pouvait-il faire dans une telle situation ? Comment réagir ? Pouvait-il simplement retourner auprès de la dame et faire comme si de rien n'était ? Ou, au contraire, devait-il prendre les devants ? Devaient-ils en parler ? Agir ? C'était une situation compliquée pour Seito, puisque tout à fait nouvelle. Il n'avait jamais vécu quoi que ce soit comparable à ça. Une cascade de sentiments pareille à celle-ci, il n'en avait pas connue. Cette femme, Samui Yuki, le poussait dans ses derniers retranchements. A vrai dire … Non, c'était faux. Elle avait déjà repoussé cette ultime limite. Il était, maintenant, tout exposé à sa volonté ? Elle pouvait faire de lui ce qu'elle désirait.

Comme un venin, le besoin de se retrouver aux côtés de cette personne s'insinua, plus fort que jamais, dans les pensées de Seito. C'était une force contre laquelle il ne pouvait pas lutter, puisqu'elle venait de lui-même. Que faire, dans ce cas, sinon renoncer ? Renoncer à lutter contre un phénomène de toute façon trop important, et succomber au plaisir. Seito sortit du bain, se sécha vigoureusement, et remit ses vêtements, encore maculés de poussière. La fatigue avait presque entièrement disparu de son visage, laissant place à une détermination sans pareil.

Il ouvrit la porte de la salle de bain, et se retrouva immédiatement dans la salle principale, jouxtant la cuisine. Là, étendue sur un divan, il la trouva. Et pourtant, il ne pur bouger ni dire mot. Il se contenta de l'observer, d'un regard protecteur et affectueux. Qu'aurait-il pu faire d'autre ? Après tout, il aimait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 3963
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Sam 27 Fév 2016 - 19:25

Je m'étais assoupie sur le divan et je ne sais dire combien cet état dura. Sans doute, un moment, car je ne m'étais pas sentie autant fatiguée depuis belles lurettes et cela allait sans doute devoir durer un moment encore, car je devais bientôt prendre la route. Le lendemain en fait, je devais rejoindre Ta no Kuni pour y rencontrer des émissaires Kumojins. Dans mon sommeil, je restais simple, épanouie, telle une enfant.

Le visage en cœur, les paupières fermées avec douceur, ma respiration était calme, lente et reposée. Je bougeais légèrement dans mon sommeil, parfois frémissant, parfois bougeant légèrement les mains pour au final trouver une position plus confortable.

Dans la réalité, cela dura un peu plus d'une heure quand enfin, je sortais légèrement de ma torpeur. Ouvrant doucement les yeux, je restais un moment dans le brouillard avant de finalement repérer le jeune homme à mes côtés, il m'observait et immédiatement, je rougissais un peu avant d'agir avec pudeur en me laissant aller dans l'oreiller, tout en poussant un petit gémissement de sommeil :


"Je ... Je me suis endormie combien de temps ?"


Je me redressais alors et je regardais la pièce autour de moi. Quelque peu perdu dans mes idées, mon regard se porta une nouvelle fois sur le jeune homme, duquel je me rapprochais subtilement en me glissant jusqu'à lui à quatre pattes sur le divan. Quelques secondes me suffirent à remarquer qu'il s'était lavé et je finissais par me lover contre son épaule sans aucune gêne apparente, allant même jusqu'à poser ma main sur son torse et mon visage au niveau de son cou.

Je n'avais pas envie de penser à grand chose pour l'instant et surtout pas à tout ce qui se passait dehors. C'était peut-être mal d'une certaine façon, mais j'avais un réel besoin de m'éloigner de tout cela. De me vider l'esprit et de penser à autre chose.

Ma main sur son torse remonta doucement jusqu'à son visage et doucement, sans prononcer le moindre mot, elle se glissa dans ses cheveux alors que je l'attirais à moi, pour lui voler un nouveau baiser.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 777
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Dim 28 Fév 2016 - 11:48

Seito resta assis un long moment, sur le bras du canapé, immobile. Il avait bu une partie du bouillon qu'il avait préparé, et réservé le reste pour sa maîtresse, pour quand elle se réveillerait. Maintenant, restauré, lavé, relativement reposé, il se sentait bien mieux. Il se sentait bien. Les soucis de la ville, laissés derrière lui en passant la porte de la résidence, il les avait oubliés. Sa seule préoccupation n'était désormais plus que le bien-être de celle qu'il était chargé de protéger, qu'il faisait même passer avant le sien. Dans ce long moment de quiétude, la dame endormie à son côté, Seito avait tout le loisir de profiter de la tranquillité de cette après-midi, loin des soucis de la citadelle. Qu'elle soit plongée dans le chaos le plus total importait maintenant peu à Seito. La présence de sa maîtresse à ses côtés suffisait à dissiper ses troubles, et à lui faire oublier les affres de la vie.

Etrange effet, qu'elle avait sur lui. Cette question ne cessait de remuer dans l'esprit du jeune homme, sans qu'il ne puisse jamais y trouver de réponse. Qu'est-ce qui produisait ce sentiment d'attirance ? Quel sortilège, poison ou autre maléfice le poussait à désirer si ardemment le contact avec cette femme ? L'avait-elle mis sous l'emprise d'un obscur pouvoir dont elle seule aurait le secret ? Seules des interrogations se bousculaient dans l'esprit au demeurant si tranquille de Seito. Il était plongé dans la plus grande confusion, avec seulement deux voies de sortie. Lutter contre cette force, et se priver du plaisir, ou succomber, et profiter des douceurs de l'amour. Rude décision pour un esprit encore si candide et si ignorant comme celui de Seito.

La dame finit par se réveiller, doucement. Elle avait de toute évidence bien eu besoin de ce moment de sommeil. Étonnamment, elle sembla gênée d'être observée dans une position de faiblesse comme celle-ci. Après l'avoir vue entièrement nue, Seito ne pouvait cependant plus s'étonner de quoi que ce soit venant de sa part. Du moins, il le pensait.

"Vous avez dormi à peu près une heure. J'ai préparé du bouillon, et ..."

Il fut interrompu dans son élan par le mouvement de la dame, qui se rapprochait de lui jusqu'à poser sa tête contre son épaule. Ce contact fut d'un réconfort sans pareil, pour Seito. Il se sentit immédiatement apaisé, calmé. Les questionnements qui se bousculaient dans sa tête disparaissaient peu à peu. Ses ultimes barrières tombaient, sans qu'il s'en rende compte.

Il appuya sa tête contre celle de la dame. Un mutuel soutien unissait les deux êtres. Seito pouvait sentir les cheveux de sa maîtresse caresser la peau de son visage, leur odeur douce chatouiller ses narines. Il ferma les yeux, pour profiter autant que possible de l'instant. Suspendu dans le temps, cet instant aurait pu durer des éternités sans qu'il s'en lasse jamais. La dame attira sa tête vers la sienne, et lui déroba un nouveau baiser. Cette fois, Seito n'était pas surpris. Il profita de ce témoignage d'affection avec le même plaisir que sa maîtresse, sans doute. C'était, en quelque sorte, un moment d'osmose. Un instant d'union parfaite. Le dernier rempart de volonté de Seito fut détruit instantanément. Il était tout entier livré au bon désir de la dame.

Y avait-il besoin de dire quoi que ce soit ? Peut être pas. Mais il parla, quand même, comme pour confirmer ce qui était déjà du domaine du connu :

"Je n'en suis pas si sûr, mais … Je crois bien que vous m'avez ensorcelé."

Paroles naïves dignes d'un enfant, mais qui allaient bien à cet esprit décidément trop innocent pour son âge.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 3963
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Lun 29 Fév 2016 - 11:08

Sans pour autant m'éloigner beaucoup de lui, mes lèvres encore trop proches des siennes, j'entendais ses paroles et mon regard se redressa vers ses pupilles, le dévisageant alors qu'un sourire venait se nicher aux coins de mes lèvres :


"Je n'ai pourtant rien d'une sorcière ..." Murmurais-je d'une voix suave alors que je sentais les vibrations dans ma poitrine s'accentuaient en même temps que ma main sur sa poitrine se faisait un peu plus pressante.


Mes lèvres effleurèrent une nouvelle fois les siennes d'une façon plus aguicheuse, plus sensuelle. Cherchais-je à éveiller chez lui quelque chose ? Une ardente fureur de désir m'envahissait et j'aurais tout aussi bien pu lui arracher l'ensemble des vêtements qu'il avait cru bon de remettre avant de me jeter sur lui pour afin m'apaiser, mais non, je préférais la délicatesse, la patience (oui oui la patience). Je ne l'embrassais pas cette fois-ci, le laissant sur sa faim, avant de m'éloigner un peu de lui, me redressant du canapé pour aller me servir un bol du bouillon qu'il avait pris soin de préparer. Ce dernier était encore tiède et c'était parfais. La Température me convenait bien. Je faisais glisser le liquide dans un bol tout en continuant à observer de loin, mon garde du corps. Le peignoir légèrement entrouvert par une ceinture laissée à l'abandon sur le rebord du canapé permettait explicitement voir la naissance de ma poitrine. Je portais le bol de bouillon à mes lèvres sans pour autant le quitter du regard, dégustant le précieux breuvage avant de reposer le bol bruyamment sur le plan de travail.

Ce n'était pas tout ça, mais j'avais que huit heures pour me reposer, et profiter de ses instants de détente. Je m'avançais désormais vers le jeune homme d'un air conquérant et surtout avec un regard qui pouvait laisser beaucoup de place à l'imagination sur ce qui allait suivre. Je déambulais gracieusement jusqu'à lui avant de me positionner face à lui.

Me mordillant légèrement la lèvre de la façon la moins subtile qu'il soit, je l'observais un moment, sans rien dire, un sourire se dessinant doucement sur mes lèvres avant de finalement, m'avancer vers lui et m'asseoir à moitié sur lui, à moitié sur le canapé. Glissant l'un de mes bras autour de son cou, je me collais contre son torse avant de rapprocher mon visage du sien :


"Et maintenant que j'ai bu ton délicieux bouillon ... Que faisons-nous ?"


Boum Boum ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 777
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Lun 29 Fév 2016 - 15:54

"Et pourtant, j'ai l'impression d'être sous l'effet d'un charme ..."

Il avait dit ces mots dans un soupir, dans une respiration, alors que les lèvres de la dame venaient caresser les siennes dans un frôlement. Dans ce moment de désir mutuel, ses yeux se fermèrent presque involontairement, laissant tout le loisir à ses autres sens de s'exprimer. Il sentait plus que jamais le parfum envoûtant s'infiltrer dans ses narines, engourdir ses pensées et étreindre d'une main de fer sa raison, la réduire en poussière. Ce parfum indéfinissable -s'agissait-il d'une senteur fruitée, boisée, forte ?- s'insinuait dans l'être de Seito. Par ce simple lien olfactif, il avait déjà l'impression de ne faire qu'un avec la dame. Et pourtant, ses autres sens lui criaient aussi une union parfaite. Il sentait encore dans sa bouche le goût délicat qu'elle y avait laissé, cette saveur d'amour, aussi abstrait cela puisse-t-il paraître. Sa peau touchait la peau aimée, ses lèvres sèches, fines, sentaient les lèvres charnues, douces. L'ouïe engourdie ne percevait plus que le bruissement des étoffes les unes contre les autres, la cascade silencieuse des cheveux de la dame, leurs respirations nouées dans un élan amoureux.

Cet instant d'idylle s'évanouit alors qu'elle se levait. Une ombre de regret sembla passer sur le visage de Seito, tandis que la dame se dirigeait vers la cuisine. Il n'avait toujours pas ouvert les yeux, mais devinait ses déplacements par le bruit de ses pas sur le parquet. La douce caresse de ses pieds sur les planches de bois sonnait comme témoin d'une grâce immense, à ses oreilles attentives. Il entendit le bruit d'écoulement du bouillon, le son sec du bol reposé. Il soupira de plaisir. La situation était parfaite. Il aurait voulu qu'elle dure une éternité. Plusieurs, même. Rien ne semblait pouvoir arrêter la tempête des sentiments qui affluait, une fois encore, dans son esprit. Et pourtant, il se sentait calme, serein. Cette sérénité propre aux instants, précieux, de perfection. Rien n'aurait pu changer, le sentiment serait resté le même. Plus de pulsions de désir, plus d'élans du coeur. Simplement la passion, pareille à elle-même.

Les pas se rapprochèrent de lui. Un léger sourire passa sur les lèvres de Seito. Il ne pouvait que deviner la suite des événements. Puis, il sentit le doux contact de la peau contre la sienne, le souffle chaud glisser contre son cou. Doucement, il ouvrit les yeux. La dame, assise à ses côtés, baignait la pièce d'une atmosphère rayonnante. Toute la lumière paraissait converger vers elle. Dans cette pose lascive, son vêtement entrouvert par endroits, laissant deviner des morceaux de hanche, ou le début d'un sein généreux, elle était semblable à une Vénus. Intemporelle, échappant aux lois humaines, elle surpassait le reste de la création par sa seule beauté. Une précieuse sculpture, une oeuvre d'art qu'il fallait préserver.

D'un geste précautionneux, comme s'il avait peur de la briser ou d'abîmer le corps taillé dans le marbre, Seito passa un bras autour des épaules à moitié dénudées. Son souffle s'était accéléré, les palpitations de son coeur reprenaient de plus belle. Un flot d'adrénaline coulait de nouveau dans ses veines. Mais c'était un flux bienfaisant, cette fois. Le flux des passions découvertes.

"Vous devriez vous reposer, dit-il en un murmure. Ce n'est pas raisonnable ..."

Les lèvres se caressaient, semblaient se chercher, se provoquer. Le contact était engagé, évité, véritable jeu.

"Mais après tout ... C'est vous qui décidez ..."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 3963
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Lun 29 Fév 2016 - 18:31

"Hum …"

Je poussais un léger soupir non sans quitter ses lèvres du regard. Un regard qui commençait à prendre un tout nouvel aspect. Rongé par le désir et l'appétit sexuel qui m'envahissait, je lui mordillais légèrement la lèvre avant de l'embrasser dans un baiser qui n'avait plus rien de chaste à présent. Je laissais aller mes sens et contrôler mon esprit en même temps que je sentais le contact se faire plus intimes entre nos deux corps. En deux-deux, voilà que je me retrouvais perchée sur ses cuisses, les épaules dénudés, les mains en coupoles sous son visage et surtout, cette même hargne, ce même désir dans chacun de mes mouvements alors que finalement, je m'éloignais un peu de lui, juste assez pour rompre notre échange et me laisser aller contre son torse dans un léger mouvement de balancier.

J'étais bien là, contre lui, à écouter son rythme cardiaque s'affoler par moment pour revenir tout aussi vite à la normale. Je souriais puis finalement, je soupirais d'aisance :


"Qui a dit que j'étais raisonnable ?"


Je jouais avec mes doigts sur son torse, descendant doucement pour soulever ce dernier, tenter une approche plus poussée alors qu'enfin, ma main se glisser sous le tissu, se posant sur son ventre et remontant tout doucement alors que j'affichais désormais une moue boudeuse à l'intention du jeune homme. Avais-je l'intention d'arrêter ainsi mon petit jeu de femme fatale en quête d'un homme pour la nuit ? Peut-être pas :


"Et si pour une fois, c'était toi le maître et toi qui décidé de la suite des évènements ?"


Le tout avec un ton légèrement cajoleur alors que je le regardais avec ardeur. La respiration rapide, les joues rouges. Je rigolais alors faiblement et je me collais à lui tout en lui saisissant la main pour la poser sous mon peignoir au creux de mon bassin. La douce chaleur que ce contact me procura me fit frissonner et loin de m'apaiser, redoubla encore mes ardeurs. Soudain, pourtant, je me coupais dans mon élan et m'éloignant un peu de lui, je l'observais pensive :


"Est-ce que ça va mieux ta toux au passage ?"


Yuki, ou l'art et le don de coupé une situation plaisante en revenant au travail.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 777
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Lun 29 Fév 2016 - 21:59

Seito resta figé, coupé dans les élans de la passion par les derniers mots de la dame. Comme si elle-même était freinée dans les gestes amoureux, elle s' etait éloignée de Seito. La main du jeune homme glissa le long de la hanche de la dame, perdit le contact avec la peau si douce. Déçu, interloqué, Seito ne comprit d'abord pas vraiment. Pourquoi une question comme celle-là dans un moment pareil ? Une sorte de froid s'installa, manifesté par un silence net. La mention de sa toux finit par faire monter le dit-symptôme dans la gorge du soldat. Il réprima difficilement ce mal, dans une grimace qui déforma un instant ses traits.

"On s'en fiche de ma toux. Elle va très bien, mentit-il."

Il ponctua cette phrase d'un sourire qui se voulait rassurant. Il ne voulait pas gâcher ce moment d'amour partagé, pas pour quelque chose comme sa toux. Pour rien, d'ailleurs, il n'aurait voulu gâcher ce moment. Une seule chose avait dirigé ses pensées et ses actes pendant les derniers instants, et il n'était prêt pour rien au monde à y renoncer. Il avait goûté à un sentiment nouveau, inédit. Comme un enfant trop gourmand, il ne voulait pas s'arrêter là. Le flot délicieux de la passion, quoiqu'amoindri, coulait encore dans ses veines. Il voulait de nouveau sentir la proximité avec ce corps si parfait, mélanger son souffle à celui de sa dame. Le contact des lèvres lui manquait déjà.

"Si je suis le chef, alors je décide de ne pas parler de ma toux. Pas maintenant, en tous cas ..."

L'attrapant de nouveau par les hanches, Seito attira à lui la dame, passa ses mains sous le vêtement pour caresser de ses mains aimantes la peau douce du dos. La sentant collée à lui, leurs deux êtres liés, Seito se sentit de nouveau plongé dans les profondeurs de l'amour pur. Le parfum des cheveux, la blancheur et la douceur de la peau, le ramenèrent à la réalité qu'il préférait. Sa tête posée dans le creux des épaules de sa maîtresse, il se laissait bercer par le rythme lancinant de ses mouvements de poitrine. Lui-même sentait son rythme cardiaque se calmer. La frénésie première s'apaisait, laissait place à un sentiment plus doux, moins brut.

Il aurait pu rester de longs moments comme ça, dans le tendre repos de l'étreinte amoureuse, si quelque mouvement de la dame ne l'avait fait réagir. Il parcourut du bout de ses lèvres le coup de sa maîtresse, y déposant ça et là un baiser délicat. Il sourit. Il avait l'impression qu'elle ne pesait rien, perchée sur ses genoux comme elle l'était. Comme s' ils formaient tous deux un seul être, prodige d'union. Voilà, ils étaient devenus une seule et unique entité, que rien sinon la violence ne pourrait séparer.

Seito ferma de nouveau les yeux, fit jouer ses doigts le long de l'échine de la dame. Aucune aspérité ne ressortait de la lisseur parfaite, de la courbure régulière du dos. Un soupir de satisfaction s'échappa lentement des lèvres du jeune homme.

"Je crois bien que je vous aime ..."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 3963
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Mer 2 Mar 2016 - 15:31

Voilà que le jeune Yogan semblait enfin sortir de sa torpeur et chasser sa timidité d'un coup. Je sentais ses mains possessives et massives étreindre mon dos et tracer d'un geste simple, mais efficace la ligne le long de ma colonne vertébrale. Agréable étaient les sensations qui me parcouraient alors que je le regardais, que je le ressentais lascivement se laisser entraîner vers là où je voulais. Je restais patiente, le souffle légèrement emballé par toutes les émotions que procurent ce rapprochement entre un homme et une femme. Mon cœur battait vite et fort et mon esprit était comme embrumé par les effluves délicieuses que procuraient se rapprochement. J'avais faim de lui, mais … C'était avant que je retombe sur le plancher des vaches.

Sept petits mots, une phrase et voilà que je sentais mon cœur se rendurcir d'une épaisse couche protectrice alors que mon esprit voyait à présent clair. Sept mots qui venaient de faire basculer ma soirée à un nouveau tournant que j'aurais préféré éviter.

Mon regard s'assombrit de façon nette et je le regardais à présent. D'un regard noir et effrayant. D'un regard sans vie. D'une façon qu'il ne pouvait certainement pas comprendre. Je m'éloignais de lui. Revenant en position debout et faisant deux pas en arrière, tout en refermant les pans de mon peignoir, je ne cessais de le dévisager. Puis soudain, les mots sortirent seuls de ma bouche :


"Retire ce que tu viens de dire !"


Le ton était froid et impératif. C'était un ordre que je lui donnais, n'y plus n'y moins. Ces mots qu'il avait prononcé, il n'était pas le premier à me les dire et nul doute qu'il ne serait pas le dernier. Sauf que c'était des mots que je ne pouvais plus accepter de la part d'un homme. Plus maintenant ! Plus après tout ce qui s'était passé. Cela nécessité peut-être des explications.


"Deux hommes avant toi ont prononcé ces mots ! J'avais faim de lui, mais … Deux hommes qui ont promis de ne jamais m'abandonner malgré les épreuves que nous aurions à franchir !"


Mon regard se planta dans celui du manieur de lave. Malgré mon visage mauvais, je restais belle, mais d'une froideur à faire pâlir tous les plus grands criminels de notre univers. Ces mots qu'il avait prononcés étaient pour moi comme un poignard que l'on enfonce et retire d'une plaie avant de le remettre à l'intérieur de la blessure pour le tourner dans tous les sens pour réduire la chair en bouillit.


"Sais-tu ce qui est advenu de ses deux hommes ? Le premier s'appelait Katano Yusuke et c'est la personne qui a trahi le Shukaï et tué des millions de civils de notre pays sans raison, juste parce qu'il était obsédé par la noirceur de son cœur !"


Je m'étais mise à marcher lentement vers l'une des fenêtres de l'appartement :


"Aujourd'hui, il est mort !"


Je me retournais alors vers lui. Yusuke était une blessure que j'avais réussie à refermé une blessure qui pourtant était redevenue béante il y a quelques mois de cela, lors que :


"Le deuxième, s'appelle Kibo et c'est le bras droit du Kazekage ! Nous étions fiancés et il a mis deux ans avant d'obtenir de moi, ne serait-ce qu'un baiser, et un an de plus avant qu'enfin, j'accepte ses avances en toute-bonne foi !"


C'était une nuit… Dans le désert, dans une petite auberge balayé par les vents. Une nuit que je ne pourrais oublier. Chambre 106 … Ce numéro résonnait encore dans mon esprit, fort et puissant, mais également destructeur. Je m'étais offerte à lui, mais pourquoi donc ?

Je tendais alors la main, révélant un sceau sur le dos de cette dernière, un sceau auparavant caché, un sceau dont le symbole signifiait "amour". Ma deuxième main effleura cette dernière et une boite parut en sortir. Une boite dont je me saisissais avant de m'avancer vers mon garde du corps et de lui déposer dans les mains. C'était une boite toute simple en bois de rose. Une boite qui contenait deux bagues. Des alliances. La mienne, incrustée de petites pierres en tout point similaire à des diamants, sauf que c'était des cristaux de glace conservait dans cet état grâce à un sceau. La sienne, plus simple, mais gravée d'une date à l'intérieur, une date symbolique, notre rencontre.

Je baissais les yeux sans exprimer la moindre émotion, car j'avais compris depuis longtemps que nos pires ennemis étaient parfois, nos propres sentiments.


"Je ne crois plus en l'amour ! Ce sentiment n'est rien d'autre que le fruit de notre imagination ! Un sentiment destiné à nous détruire, un sentiment qui n'a pas sa place dans le monde shinobi !"


Mon regard s'assombrissait de seconde en seconde alors que je refermais la boite d'un geste sec après lui avoir repris des mains. Aussitôt, je la renfermais dans son sceau comme pour me rappeler jours après jour ce qui s'était passé et ce qui m'avait détruite. J'étais comme un cadavre sans âme dont les paroles, dénuées de tous sentiments, n'étaient que le reflet extérieur du trou béant que j'avais à l'intérieur. Pourquoi ce besoin si pressant de me sentir vivante à travers toute la luxure et le désir corporel que je pouvais exprimer.
Comment me voyait-il maintenant que je lui avais avoué la vérité. Auparavant, j'étais une fleur épanouie et au summum de sa beauté. Désormais, j'étais en train de me flétrir à mesure que le temps passé, je n'étais plus que l'ombre de moi-même.


"Accepte l'amitié, supporte la compassion, comprend la bienveillance, partage le désir, l'amour … Ne lui prête jamais aucune attention n'y confiance, ce sentiment est destiné à nous mener à notre perte."


Mes derniers mots, alors que j'attendais, immobile face à lui, une réaction, un signe de compréhension à ce que je venais de dire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 777
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Jeu 3 Mar 2016 - 14:17

Quel autre étrange phénomène aurait pu provoquer cette réaction ? Quelle caresse, quels mots doux du jeune homme auraient pu irriter la dame à ce point ? Alors que les voiles de la passion et du désir se déposaient sur les deux amants, une brutale main avait bridé, une fois de plus, cette union. Pourtant, cette fois, Seito sentait qu'il n'était pas étranger à la réaction de sa maîtresse. Il avait senti sa chair s'arracher à ses doigts, son corps s'éloigner, s'écarter du sien brusquement. Une question résonna en écho dans l'esprit du soldat, alors qu'il sentait la douce aura de la dame se séparer de lui: qu'avait-il fait ? D'un oeil inquiet, il regarda, cette fois sans désir mais avec interrogation, Samui Yuki faire quelques pas devant lui. Il aurait voulu dire quelque chose, mais que dire ? Dans une pareille situation, que dire ? Mieux valait se taire, sans doute.

Mais était-ce véritablement ses derniers mots qui avaient offensé la dame ? Seito ne pouvait se résoudre à le croire. Ces mots, il avait toujours pensé qu'il s'agissait de mots d'amour, de bienveillance. Comment pouvaient-ils apporter autre chose que la satisfaction et le bonheur ? Il avait entendu les gens du Shûkai les dire, ces mots. Sous toutes les formes. Les hommes comme les femmes les chantaient, les déclamaient, en faisaient une ode à l'autre. Pourquoi, dans sa bouche, avaient-ils sonné comme blessants, pour la dame ? Ne l'aimait-il pas ? Ses sentiments étaient-ils faux ? Lui ne le pensait pas. Dans ce cas, quelle était la raison de ce refus ?

D'une oreille attentive, il écouta les paroles de la dame. D'une main curieuse de savoir, il prit dans ses mains maintenant timides l'écrin, et de ses yeux tristes il observa les alliances. C'est sans broncher qu'il reçut les récits des amours passés de sa maîtresse. Aurait-il dû être jaloux ? Mais la jalousie implique la propriété. S'accordait-il, donc, un droit quelconque sur la dame ? En aucune façon. Dans son esprit, la situation était même plutôt inverse à celle-ci. Lui, il lui appartenait. Corps et âme, il lui appartenait. C'était le signe de sa dévotion. En tant que soldat, et en tant qu'homme.

Aussi, c'est avec tristesse qu'il vit cette femme se décomposer sous son regard. Elle qu'il avait connue forte, puissante, il la voyait maintenant à nu, exposée à tous les dangers. Elle s'était livrée à lui, lui révélant des éléments de son passé qu'il ne lui avait pas demandé. S'il était mal intentionné, il pourrait s'en servir contre elle, plus tard. Après tout, c'était une arme de destruction massive sur sa personne qu'elle lui avait donné.

Seito posa ses mains sur les épaules de la dame. Il n'était maintenant plus question de caresse, ni de baisers. C'étaient des mains de bienveillance et de compréhension qu'il avait, plus des mains de désir et guidées par la passion. Il s'efforça tant bien que mal de poser son regard dans celui de la dame, et de soutenir cet effort qui lui semblait, alors, bien inhumain.

"Je suis désolé, pour ce qui vous est arrivé ..."

Il fit une pause, chercha les mots exacts. Elle était à fleur de peau, il était maintenant question de ne pas la blesser plus que de raison. Mais en même temps, il n'y avait pas lieu de mentir.

"Je ne peux pas retirer ce que j'ai dit."

Il avait parlé d'une voix assuré, avec le ton de l'homme décidé, sûr de lui.

"Vous m'en avez dit plus qu'assez, je crois. Maintenant, laissez-moi parler à mon tour, hum ?"

Il reboutonna sa tunique, avant de reprendre la parole.

"A vrai dire, je n'ai pas grand chose à vous répondre. Est-ce que je devrais vous répondre, d'ailleurs ? Disons plutôt que je n'ai que peu de choses à exprimer, maintenant. Vous ne voulez probablement pas que je m'épande en plaintes et en témoignages de compassion, et moi non plus. Votre vie passée vous regarde, et que vous la regrettiez ou non vous intéresse vous, et seulement vous. Je n'ai pas à m'en mêler, comme vous n'avez pas à vous mêler de mon propre passé. Ma tâche, en tant que garde du corps mais avant tout en tant qu'être humain, est de vous aider au mieux à vivre le moment présent, quoi que cela implique."

Il fit une pause, mit de l'ordre dans son esprit.

"Mais tout ça ne résout pas le problème qui nous intéresse. Même après vous avoir écoutée, même après avoir vu ces alliances, je ne peux, ni ne veux, revenir sur mes mots. Ce serait mentir, je crois. Si la vie vous a donné de fausses illusions, je ne peux pas réparer son oeuvre. Encore moins vous faire des promesses, des serments que d'autres ont déjà prêté à ma place. Je ne sais même pas si je peux vous redonner foi en l'amour ! Mais croyez bien que s'il y avait un moyen de le faire, je le ferais.

"Est-ce que ces mots sont ceux d'un jeune homme sous l'emprise des sentiments ? Bien sûr. Est-ce qu'ils sont objectifs ? Certainement pas. Mais, après tout, quelle importance ..."

Immobile, le regard comme perdu dans le lointain, il avait fini par se taire. Qu'y avait-il à dire de plus ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 3963
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Jeu 3 Mar 2016 - 18:06

Je l'écoutais à présent, mais sans vraiment l'entendre. Il ne voulait pas retirer ce qu'il avait dit, allant même jusqu'à me montrer une certaine force morale quant au regard assassin que je lui lançais à l'instant présent. Étais-je si faible que cela que je me laissais dominer par une Heishi de mon village ? La raison en était tout autre. Je lui avais confié ma vie en même temps que je l'avais nommé garde du corps pour ma propre personne. Je sentais qu'il essayait de me réconforter, de me rassurer, mais j'étais malgré tout blessée par ce que j'avais entendu. La souffrance était muette et presque invisible, du moins c'est que je pensais. Il en était pourtant tout autre, car bien que je les retienne, je pleurais intérieurement alors que dans la réalité, je n'étais que visage fermée. Ses paroles, pourtant, m'apaisèrent et mon visage légèrement empourpré par la colère parut s'apaiser durant quelques secondes alors que je cherchais à fixer mon regard sur autre chose que son visage. Une phrase m'interpella cependant, et bientôt, mon regard, bien que toujours assombri chercha dans les prunelles du jeune homme, un signe quelconque :


"Tu … Tu souhaites vraiment à mieux m'aider à vivre le moment présent ?"


J'avais donné un pas en avant en disant cela, me rapprochant imperceptiblement de lui alors que mes yeux, retrouvaient petit à petit une teinte normale, retournant vers le bleu clair auquel ils étaient habituellement. Un soupir s'échappa d'entre mes lèvres et finalement, je m'avançais encore vers le jeune homme jusqu'à pouvoir le saisir de mes mains. Mon visage croisa le sien. Nous étions pratiquement de la même taille et mes yeux à hauteur des siens plongèrent une nouvelle fois dans les méandres de sa voie lactée. Je fermais les yeux et je baissais la tête tout en saisissant une de ses mains avant de la remonter jusqu'à mon visage et de la poser sur l'une de mes joues. Sa main était fraîche alors que mon visage lui était encore bouillant de toutes ses émotions. Je n'avais pas pleuré, mais j'étais encore pleine de souvenirs, tout à la fois heureux, mais également, mélancoliques. J'attrapais alors son autre main, et aussi curieux que cela puisse paraître, je la glissais sous mon peignoir, la posant sur ma hanche alors que mon visage se redressait alors vers lui :


"Juste … Des sensations ! C'est ça que je veux ! Ça qui me changera les idées ! Ça qui me fera être un peu égoïste et penser à cela avant toutes autres choses."


Je disais cela en ponctuant mes paroles d'un geste qui dans tout autre situation aurait pu paraître anodin. Ma main s'était retirée de la sienne après l'avoir laissé sur mes fesses et à présent, je la faisais remonter lentement sous le vêtement du jeune homme. J'effleurais une nouvelle fois le ventre du jeune homme avant de le regarder, voir sa réaction et lui demander :


"Si tu veux vraiment m'aider, alors changes moi les idées ! J'ai besoin de m'amuser, de me sentir vivante ! Fais-moi plaisir Seïto …"


Ma voix ? Plus qu'une souffle alors que doucement, je rapprochais mes lèvres des siennes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 777
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Ven 4 Mar 2016 - 17:07

"Evidemment que je le veux. Je le veux, et je le dois. C'est mon travail, non ?"

Seito s'était levé, et sa maîtresse et lui étaient maintenant plongés dans la mutuelle contemplation du visage de l'autre. Il ne se lassait pas de redécouvrir les traits et les teints de cette tête seigneuriale. Sous l'effet de la colère, sans doute, le pourpre s'était emparé des joues de la dame. Ce rougeoiement des pommettes plut assez à Seito, qui n'avait pas encore eu l'occasion de voir Samui Yuki sous l'emprise de la colère. Avec ce nouveau visage, elle avait l'air plus féroce, plus farouche, et en même temps plus naturelle. Le jeune homme sentait bien que les émotions de la dame étaient maintenant tout à fait sincères. Doutait-il qu'elles l'aient été avant ? Peut être. Quoi qu'il en soit, il en venait à se demander quel secrets de beauté elle pouvait encore lui cacher.

Les doigts fins de Seito furent posés sur ces joues si vivantes, maintenant, tandis que son autre main glissait jusqu'aux hanches déjà si familières. D'une part, il ressentait la chaleur des sentiments en pleine effusion, la vivacité du courroux, d'autre part il rencontrait à nouveau la douceur et la perfection des courbes si gracieuses. Ses yeux n'étaient plus fermés, mais profitaient maintenant pleinement du chatoiement de couleurs dans ceux de la dame. Quel dommage de s'être privé, jusque là, d'un tel spectacle ... Seito pouvait voir dans ce regard toutes les nuances de l'émotion qui dansaient dans une valse effrénée. Comment autant de sentiments pouvaient se refléter dans quelque chose d'aussi simple qu'un regard ? C'était terrifiant, et en même temps hypnotisant.

Alors que sa main parcourait plus en avant les formes du corps de son aimée, Seito sentit des doigts, pas les siens, cette fois, remonter le long de son propre buste et caresser sa peau. Il frissonna, sous l'effet de la fraîcheur de ces doigts aventureux, contrastant avec la chaleur de son corps. Mais le contact n'était pas désagréable, bien au contraire, il était pour lui un réconfort. Il avait craint, l'espace d'un instant, qu'à cause des mots qui s'étaient échangés ce moment de passions se termine dans la tension. Retrouver la proximité rassurante du corps de l'autre lui procurait une douce sensation de sérénité. Il avait l'impression que tous les problèmes disparaissaient de son esprit. De quoi aurait-il pu se soucier, encore ? Seul lui importait le plaisir de l'instant.

Il retira doucement sa main du visage de la dame, et la fit glisser jusqu'à saisir celle, encore libre, de sa maîtresse. Dans le même moment, leurs lèvres se croisaient à nouveau, s'effleuraient, se rencontraient finalement.

"Je vous ai juste dit que je vous aimais. Je ne vous demande pas de m'aimer en retour ..."

Sa voix aussi s'était faite murmure. Y'avait-il besoin de parler, dans un tel moment ? Sans doute pas. Les soupirs et les gestes en disaient plus long que tous les mots du monde.

"Alors, soyons vivants, hum ?"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nukenin
avatar
Informations
Grade : Nukenin de rang S
Messages : 3963
Rang : S

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Lun 7 Mar 2016 - 1:35

Le fredonnement doucereux de nos corps et de nos cœurs battant à l'unisson, puis finalement, son souffle contre le mien et nos lèvres qui se joignent à nouveau après qu'il est prononcé ces quelques mots. La chaleur monte soudainement alors que ma main, doucement, remonte par-delà sa tunique, lui ôtant cette dernière et me laissant enfin tout le loisir d'admirer son torse nu de tout artifice. J'inspire profondément et nos corps se rapprochent, s'enlacent et s'entrelacent alors que doucement, nous avançons vers la chambre pour mettre fin à ce piteux débat qui avait lieu quelques instants plus tôt encore.

Quelques heures plus tard, je dors profondément, le visage enfouit contre l'oreiller et ma tête reposant contre le torse du jeune homme. Je suis exténuée, mais bizarrement, j'ai le sourire aux lèvres et bien du mal à sortir de mon sommeil malgré que je saches pertinemment que le temps de repos qui m'a été accordé est passé. Une grimace se profile sur mon visage quand j'entends malgré tout quelqu'un tambouriner à la porte. Je bouge légèrement dans mon sommeil et je gémis pitoyablement tant me sortir du sommeil dans lequel j'étais plongée reste une épreuve. Dans un ultime effort, je parviens à ouvrir une paupière, puis difficilement l'autre. Je m'extrais des draps blancs et c'est presque ventre à terre que je me dirige vers la porte d'entrée, en enfilant rapidement un peignoir avant d'ouvrir cette dernière :


"Mouii ..."


Je suis à moitié affalée contre la porte et j'ai bien du mal à me faire à l'idée que je vais devoir, retourner bosser. Pourtant, le garde qui est là semble tendu, voir même dépitée :


"Madame ... Nous avons besoin de vous à l'hôpital ! Un accouchement se passe mal et les médecins m'ont envoyés vous quérir ! La patiente à une très grosse hémorragie interne et ils ne parviennent pas à la stopper !"


L'air de rien, cela a au moins le don de me réveiller entièrement. Seito dort encore et je n'ai pas de temps à perdre pour le prévenir, alors, j'ouvre la porte pour laisser le garde entrée et sans me soucier du fait qu'il me regarde, voir qu'il me mate, je me débarrasse de mon peignoir et j'enfile les premières fringues que je trouve dans l'appartement avant de partir aussi sec, le devoir m'appelant ailleurs. Seitô comprendrait pourquoi je m'étais sauvé aussi vite quand je lui raconterai.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iwa
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 777
Rang : C

Message(#) Sujet: Re: Fatigue ... [Feat Yogan Seitô] Lun 7 Mar 2016 - 18:07

Quand Seito sortit du sommeil, il était déjà tard. Enfin, tard pour quelqu'un habitué à être levé aux aurores. Il resta un moment les yeux fermés, sans se lever, écoutant simplement les bruits de la ville qui filtraient à travers les fenêtres de la chambre. Le brouhaha, les fracas, tout devenait murmure en passant cette barrière de verre. Même les cris d'agonie paraissaient moins affligeants, moins pathétiques. Profiter de cet instant de suspens fit du bien au jeune homme. Lorsqu'il décida de se lever, il était aux environs de dix heures.

Il remarqua d'abord que le lit qu'il occupait était vide. Personne ne dormait à côté de lui. Et pourtant il se souvenait très bien l'avoir occupé en compagnie de sa maîtresse. Il reprit ses vêtements ternis par la poussière, les enfila sans trop se presser, et déambula dans l'appartement sans trop savoir quoi faire. De toute évidence, il était seul. Le Shozaichi avait-il donc besoin de la dame pour ne pas s'en passer plus des huit heures qui lui étaient imparties ? Mais il fallait être indulgent. Seito n'était que trop bon témoin des blessures et des maladies qui apparaissaient dans un environnement aussi mortifère. Un médecin était toujours utile, et un médecin de la trempe de sa maîtresse devait être une ressource indispensable, même. Il ne s'inquiétait pas. Si elle-même n'arrivait pas à trouver ses limites, ses collègues le feraient et la renverraient vers lui. Même s'il n'était plus très sûr d'être un facteur de repos pour elle ...

Par dépit plutôt que pour une autre raison, il finit par se diriger vers la cuisine. Il avait faim. Distraitement, il mangea quelque chose sans trop savoir quoi. Peut être du riz ... A vrai dire, la nature de sa nourriture lui importait peu. Le souvenir de la nuit passée avec sa maîtresse revenait à se mémoire. Les caresses, les baisers, et le désir se rappelaient à lui comme tant de formidables sensations. Se rappeler ces instants de passion lui fit aussitôt ressentir un vide, comme si la présence d'un être aimé manquait à son côté. Pourquoi n'y avait-il personne pour partager son repas ? Pourquoi n'y avait-il personne dans le même lit que lui quand il s'était éveillé ? Le plaisir se changea en étau, et ses sentiments revinrent à leur nature première de douleur. S'il avait écouté, en cet instant, son coeur, en oubliant la raison, il serait parti en direction de l'hôpital et en aurait tiré la dame. Mais son esprit le rappela bien vite à l'ordre. Chaque plaisir en son temps. Pour l'instant, il devrait souffrir de l'attente d'une nouvelle rencontre.

Dès qu'il eut fini de manger, Seito sortit de l'appartement, qu'il ne ferma pas à clé par faute d'en posséder une. Même s'il avait pu s'accoutumer aux lieux, il dut se rappeler qu'il ne vivait pas ici. Que faire, maintenant ? Reprendre une activité normale, autant que possible en tous cas dans la citadelle dévastée. D'un pas leste, le jeune homme remonta les rues éventrées. Il avait l'impression d'avoir changé, sans pour autant arriver à définir ce changement. Peut être qu'il se sentait plus adulte ... Mais qu'est-ce que ça voulait dire, "être adulte" ? Aucune idée.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Fatigue ... [Feat Yogan Seitô]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Archives :: SnH Legacy :: Pays de la Roche :: Iwagakure no Satô :: Quartiers Résidentiels-