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 Du sang et des armes [Pv Hak]

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Du sang et des armes [Pv Hak] Mer 9 Mar 2016 - 9:54

J’avais donc réussi à embarquer Hak dans ma mission. Tous les trois, nous partîmes immédiatement en direction des portes du village pour aller vers le Nord. Comme Karyuudo n’était plus un secret pour grand monde, je pouvais désormais voyager à nouveau avec lui même lorsque j’étais accompagné. Évidement, ma partenaire allait me ralentir, mais puisque je lui avais demandé de venir, je ne pouvais pas vraiment m’en plaindre. J’étais tout de même content d’avoir mon aigle avec moi, même si j’appréciais Hak, l’idée de passer toute la nuit à voyager tout seul avec elle ne me semblait pas être très bonne.

- Bon, leur quartier général se situe entre Raiun et le mont Raijin. Si nous voyageons à un rythme correct, nous pourrons l’atteindre avant l’aube ce qui pourrait être une bonne chose.

Je réfléchissais toujours à un meilleur plan d’action, ce qui n’était pas vraiment mon fort. Hak le savait bien, j’agissais principalement en suivant mon instinct, ce n’était pas mon genre de faire des plans et encore moins de les suivre. C’était un peu ridicule de ma part, mais comme d’habitude, cela risquait fort de se terminer en affrontement chaotique où une trainée de cadavre en sortira. Si tuer ne me dérangeait pas, ce n’était pas non plus ma passion, je préférais largement terminer une mission proprement, après n’avoir éliminé que la cible et s’être éclipsé discrètement. Malheureusement, je ne pouvais pas toujours avoir ce que je voulais et mes méthodes, malgré leurs défauts indéniables, restaient assez efficaces.

- Si voyager tout la nuit juste avant de commencer l’assaut te semble un peu risqué, il y a le village de Raigeki au milieu de notre itinéraire. On pourrait aussi s’y reposer pendant la journée et repartir à la tombée de la nuit, ce qui nous ferait perdre une journée, mais qui nous permettrait d’avoir une marge de temps plus grande pour agir.

Je réfléchissais en même temps que je parlais, sans arriver à me décider. Je savais que nous étions tous les deux capables d’enchaîner le voyage et la mission, mais je ne voulais pas faire cela de jour. Perdre une journée pouvait également être risqué, mais c’était moins probable. J’hésitais donc, attendant de connaître son opinion. Karyuudo, lui, ne semblait pas vraiment préoccupé par ce genre de chose, il avait tellement prit l’habitude de rester loin derrière lorsqu’il me suivait en mission qu’il ne volait même plus à mes côtés, préférant voler bien plus haut pour couvrir une plus grande zone avec sa vision.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Jeu 10 Mar 2016 - 15:18

L’obscurité nous enveloppe tous les trois tandis que nous avançons, telles des ombres qui fendent la nuit, vers notre destination. Au fur et à mesure des explications d’Otoke, la compréhension me frappe, montrant exactement d’où l’on part et où l’on cherche à arriver. Il manquait réellement beaucoup de renseignement, c’était bien plus tragique que ce à quoi je m’attendais en acceptant. D’un autre côté, ce sera bien plus amusant, je le sais déjà – le petit sauvage y avait certainement pensé également. Que nous nous arrêtions ? C’est un risque considérable qu’il voulait prendre. A moins que….

« Tu n’as pas de plan. »

Ce n’est pas une question que je lui adresse, c’est une certitude. Il n’a jamais rencontré la cible pour avoir une signature ce qui l’empêche de l’embusquer, de surcroît au problème du groupe de mercenaire de base. A l’heure actuelle où nous avançons, il doit faire défiler les différentes approches dans sa tête – ce qui en soit est un effort le connaissant, il est trop habitué à rester dans sa zone de confort sans essayer de nouvelles choses. Désolant. Plus rien dans mon ton ne présage des petits jeux auxquels j’aime m’adonner avec lui, mon sérieux amorphe refaisant surface de façon systématique en quittant le village. Je suis en mission – ou dans un équivalent du moins – la place n’est à rien d’autre que la réussite de celle-ci.

« Tu dis que nous allons au quartier général, mais tu n’as pas la certitude absolue qu’il y sera. Si nous rentrons alors qu’il est absent, la poursuite sera probablement impossible. Rien que ce fait doit justifier que nous nous arrêtions, ne serait-ce que pour une ou deux heures. Il nous faut des renseignements. »

Mon regarde se porte systématiquement sur lui, à essayer de déchiffrer ces émotions qu’il cache habilement derrière un masque – cependant, il doit s’en rendre compte lui aussi à force : pour récolter des informations de façon discrète, ce n’est pas l’idéal. Est-ce pour cette raison qu’il m’a prise avec lui depuis le tout début ? Vil Otoke.

« Avec un peu de chance, on pourrait l’attirer à nous – combattre loin du quartier général de façon presque déloyale en tendant une embuscade, mais cela va dépendre des informations que je récolterai si tu choisis cette option. L’alternative évidente est de parier qu’il y est de jouer le tout pour le tout, et là nous aurions intérêt à frapper au petit matin quand la vigilance est la plus diminuée après une nuit calme. Décide. »

C’est son travail, je ne suis que là pour l’aider. A me spécialiser dans les illusions, je dois être capable d’établir rapidement plusieurs scénarios afin de m’adapter à mes adversaires – quelque chose qu’un rustre sensoriel n’est pas forcément habitué à faire.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Sam 12 Mar 2016 - 11:43

Alors que je venais d’exposer mon plan à Hak, enfin, la façon dont j’avais l’intention de procéder, puisque ce n’était pas vraiment une stratégie très réfléchie, elle me fit une remarque assez compréhensible. En me disant que je n’avais pas de plan, elle ne se trompait pas vraiment. Elle continua alors, m’expliquant en quoi ce que j’avais prévu ne convenait pas à la situation. Insistant sur le fait que je ne possédais pas suffisament d’informations pour agir ainsi et qu’il était un peu stupide de risquer notre vie en attaquant un bâtiment potentiellement lourdement gardé alors que la proie pouvait très bien ne pas y être.

Elle fit alors deux propositions différentes. La première, qui consistait à tendre une embuscade à la cible pour l’éliminer en dehors de son territoire. C’était une stratégie intelligente et beaucoup moins dangereuse à appliquer, cependant, elle était beaucoup plus lente et moins amusante. Ce n’était pas vraiment dans mes habitudes d’utiliser ce genre de stratagème, tout simplement parce que je préférais toujours privilégié le plaisir de la traque à l’efficacité. Sa deuxième proposition consistait à appliquer mon plan, mais après avoir attendu le matin. Profitant ainsi du calme de la matinée et la baisse de la vigilance des gardes, cela pouvait nous permettre d’entrer dans le bâtiment plus discrètement. Ce n’était pas mon genre non plus, je préférais attaquer la nuit car ma sensorialité me permettait d’avoir un avantage conséquent sur les autres personnes dans l’obscurité.

- Je dois bien avouer que je n’avais pas vraiment pris le temps de réfléchir à un plan d’action avant que tu me le demandes, mais maintenant que j’y pense, celui que j’avais avant de demander ton aide pourrait fonctionner. J’avais penser à me faire passer pour une recrue pour m’approcher de lui et partir sur le dos de Karyuudo après, mais je me suis dis que mes chances de réussite n’étaient pas très grandes. Cependant, avec tes compétences d’illusions et ton charme indéniable, tu pourrais les amadouer et nous faire entrer.

Je me mettais donc à la complimenter, heureusement que Karyuudo n’avait pas entendu cela, je commençais vraiment à me laisser influencer par son comportement. Je prenais une petite pause pour réfléchir, je savais que ce plan n’était pas du tout le meilleur, mais il me semblait être le plus amusant.

- Notre couverture ne sera pas très dure à tenir, même si cela nous prend du temps, on finira forcément par avoir une ouverture et l’éliminer discrètement. Au pire, si ça prend trop de temps, on pourra toujours improviser.

Improviser, c’était le mot. Hak me connaissait, elle savait bien que tout planifier n’était pas très utile avec moi, puisque je finissais toujours par suivre mon instinct et improviser.

- Dans tous les cas, ça semble plus judicieux de se reposer avant d’agir.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Sam 12 Mar 2016 - 12:40

Oh ? Alors il lui arrive de réfléchir et de lire entre les lignes, voilà une chose à laquelle ne m’attendais pas tellement. Il y a donc autre chose que le sauvageon instinctif en lui, même si c’est certainement bien caché. Le petit sourire en coin que je lui adresse est plus une réaction réflexe qu’autre chose – largement suffisant pour qu’il comprenne que j’adhère à son idée selon moi. Quant aux remarques cinglantes que je pouvais bien me faire, c’est bien typique d’une femme de sourire bêtement lorsqu’on l’a complimente non ? Mon charme indéniable – c’est à se demander s’il ne fait pas d’efforts particuliers pour y mettre du sarcasme. D’un geste calme, je tourne ma tête vers lui tout en continuant d’avancer, faisant disparaître ce sourire parasite.

« Voilà que tu me complimentes. Es-tu tombé malade ou fréquenter Shigeru t’a rendu définitivement faible ? »

Levant mes yeux vers le ciel et soupirant pour imiter le médecin que nous connaissons si bien tous les deux, je me refocalise sur notre trajet. Nous ne sommes plus qu’à une faible distance du village dont il avait parlé, ce qui signifie que les choses intéressantes vont bientôt commencer. Bien sûr qu’il ne pouvait pas s’infiltrer de lui-même, je suis même choquée d’apprendre qu’il envisageait de le faire si jamais je refusais de l’aider. Avec son masque et son approche tellement – spécifique ? – il a toujours été facilement remarqué. Tsss. Il faudra vraiment que je lui apprenne à mentir et se faire passer pour une créature fragile, ça paye bien lors des missions mine de rien ! D’un geste bref, j’enlève le bandeau Kumojin de mon bras et le range dans la sacoche à ma ceinture – si nous comptons faire ce que nous devons faire et ce de façon clandestine, nous n’avons aucun intérêt à nous faire connaître en tant que shinobi de Kumo dès le début. Otoke, comme d’habitude, n’a pas le sien – de visible en tout cas – ce qui facilite plus la tâche encore. Nous serions les pires ninjas cherchant à s’infiltrer où que ce soit si nous vendions notre allégeance dès le premier instant. Le village est déjà si proche…

« Raigeki, la moitié de notre itinéraire donc. Je te propose que l’on s’arrête ici et que tu dormes pendant que j’essaye d’obtenir quelques renseignements. Il fait encore nuit, et rien ne parle aussi bien qu’un homme alcoolisé essayant de charmer une douce demoiselle sans défense. »

A moins qu’il n’essaye de lui faire autre chose, et là je vais prendre des mesures plus radicales – mais je pense qu’Otoke a très bien compris ce que je voulais dire. Il ne serait pas aberrant que des mercenaires du groupe stationnent dans ce village, ou alors que les gens d’ici en sachent un peu plus. Le moindre renseignement peut-être utile compte tenu des informations possédées, et le seul problème qui persiste est…

« Si tu veux dormir dans une auberge, enlève ton masque ou rends toi discret, là on te remarquera trop aisément. A moins que tu ne veuilles dormir dehors ? Quoi qu’il en soit, dors. Je m’occupe de la première phase, et lorsque tu te réveilleras tu pourras scruter les environs avec Karyuudo pendant que je me reposerai. On sera plus efficace ainsi. »

Ce qu’il allait faire n’était plus que son choix. Nous nous séparons ici pour quelques heures, chacun à faire ce en quoi il est spécialisé. D’un bref mouvement, je m’occupe d’activer le Spectre sans visage - mon illusion intermittente afin que l’on ne mémorise pas trop mon apparence – avant de rentrer dans le village pour chasser l’information. Ce sera plus simple si seuls mes interlocuteurs peuvent me reconnaître, et si jamais l’un d’eux s’avère être un danger... Je pourrais toujours l’éliminer.

« On se retrouve avant midi. »
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Sam 12 Mar 2016 - 23:56

Cette fois-ci, mon idée sembla plus convaincante aux yeux de Hak qui, au lieu d’approuver verbalement, se contenta de faire une remarque sur mon compliment. C’était pourtant suffisament rare pour en profiter sans rien dire, mais la connaissant, cela ne m’étonna guère. Elle en profita pour faire une pique envers Shigeru, ce qui était également habituel chez elle.

- Je pense que trainer avec toi a plus d’influence sur moi que Shigeru à ce niveau.

C’était la stricte vérité, si ma rencontre avec Shigeru m’avait apprit beaucoup, notamment à être plus pédagogue avec les personnes sous mes ordres, il n’avait pas vraiment provoqué de changement sur mes relations sociales. Avec Hak, c’était différent, même si les changements n’étaient pas très grands, j’avais quand même remarqué que je me comportais différemment.

Lorsque nous arrivâmes à proximité de Raigeki, le village à mi-chemin de notre destination, Hak rangea son bandeau shinobi. Elle avait raison, il ne fallait pas se faire repérer comme étant membre de Kumo, cela pouvait nuire à la réussite de la mission, même aussi loin du quartier général. Personnellement, je n’avais pas ce soucis, puisque je ne portais jamais mon bandeau, qui restait bien au chaud dans une de mes sacoches. Si j’acceptais de le porter quand c’était nécessaire et que je le gardais constamment sur moi, cela ne m’empêchait pas de le ranger dès que possible. Déjà que mon masque attirait l’attention sur moi lorsque je ne me faisais pas discret, alors porter l’emblème du village sur le front, non merci.

Hak proposa alors de se séparer pour recueillir des informations chacun son tour pendant le repos de l’autre. Elle avait raison, on pouvait parfaitement obtenir des renseignements intéressants dans ce village.

- Très bien, je vais dormir quelques heures. Et ne t’inquiète pas pour ma discrétion, malgré les apparences, c’est ma spécialité, mais tu devrais le savoir. Je vais quand même rester à l’extérieur du village, ce n’est pas la peine d’effrayer la population avec Karyuudo. À demain donc !

Je m’éclipsai ensuite pour rejoindre un bosquet assez proche, je fis alors signe à Karyuudo de me rejoindre.

- Nous allons nous reposer un peu, puis nous ferons un peu de recherche aux alentours.

- Ça tombe bien, je commençais justement à fatiguer !

Sans perdre de temps, Karyuudo se mit à arracher des branches autour de nous pour se construire un nid. Ce n’était pas très élaboré puisque ce n’était pas fait pour durer, mais c’était largement suffisant pour quelques heures de repos. Me blottissant contre lui dans son nid, je trouvai assez rapidement le sommeil, notre position en hauteur nous permettant de ne pas craindre d’éventuels prédateurs.

Au réveil, le Soleil venait tout juste de se lever, il était grand temps pour nous de nous mettre au travail. Grimpant sur son dos, nous partîmes en direction du village pour l’observer un peu. Durant plus de deux heures, je scrutai chaque parcelle de Raigeki, sans trouver la moindre chose qui pouvait nous aider. Je décidai alors de descendre au sol et de me balader à pied pour essayer une autre méthode. Aussi tôt le matin, il était difficile de trouver quelqu’un à qui soutirer des informations, les bars étaient vides, les restaurants fermés et les rues désertes. Tentant le tout pour le tout, je finis par accoster une femme qui se baladait tranquillement pour lui poser quelques questions.

- Bonjour ! Je voudrais savoir si…

Sans même attendre la fin de ma phrase, elle partit en courant, apeurée par mon approche un peu brutale. C’était vraiment décevant. Je décidai donc d’arrêter mes recherches pour retrouver Hak, l’heure du rendez-vous approchant. Comme nous n’avions pas décidé du lieu, j’utilisai ma détection de chakra pour la localiser et la rejoindre. Ce fut donc ainsi que je me retrouvai à escalader le mur d’une auberge afin de frapper à la fenêtre de sa chambre.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Dim 13 Mar 2016 - 0:51

Dormir dehors ? Tellement typique d’Otoke que je ne sais même plus pourquoi je lui ai proposé une chambre à l’auberge. Tant pis pour lui, moi je vais en prendre une à la fin de la nuit – pour le moment, néanmoins, il est plus important pour moi d’essayer d’obtenir quelque chose. Marchant calmement vers une auberge proche, j’en profite pour voler quelques vêtements laissés à sécher pendant la nuit sèche du pays de la foudre. Débarquer en tenue de shinobi n’est pas une bonne idée, alors qu’il ne s’agissait que d’un emprunt de… longue date. Souriant intérieurement, je me déshabille dans la rue avant d’enfiler la robe traditionnelle bleue foncée, satisfaite du fait qu’elle soit un peu plus grande, me donnait l’air quelque peu délabrée. Mon corps n’était qu’un objet après tout, autant l’utiliser.

Il ne me faut pas longtemps pour louer une chambre à l’auberge et y laisser mes affaires – ce serait stupide de voir continuer dans cette tenue, et j’ai beau brûler d’impatience de sortir dans la ville et voir ce que je peux y faire, je sais que la réussite de la mission d’Otoke est ma priorité. Le lieu le plus bruyant de la ville, la logique a toujours voulu que ce soit là que je me rende – les rues, faiblement éclairées par les lampadaires possèdent un certain charme, et me couvrent parfaitement. Comment m’y… Bah, quelle importance. Je dégage mon épaule gauche d’un geste ingrat et frotte quelque peu mes joues pour les faire rougir, tout en désactivant le Nopperabou. D’un pas dandinant et assuré, paumes levées au ciel et genou collés, j’entre dans la jungle – provoquant un très bref instant de silence avant que les discussions ne reprennent de plus belle. Je suis à mon désavantage si quelque chose doit se produire, j’aurais du mal à faire passer mes sons pour lancer une illusion dans le brouhaha ambiant.

« B’soir ma’dm’moizellz. J’peux v’z’aider ? »

Il est grand, obèse et empeste l’alcool. Si cela ne dépendait que de moi et non pas du contexte, il se serait retrouvé castré dès le premier mot qu’il m’a adressé – toujours est-il que je dois me faire passer pour la fille encline à faire la fête et discuter, non ? Je porte ma main droite à mon visage, le couvrant comme une minaude.

« Hihihi, ça dépend… Savez-vous si je suis au bon endroit pour m’amuser ? »
« Le meilleur ! V’nez ‘vec moi qu’j’v’préz’te ! »

Il ne me demande même pas mon nom et ne me laisse pas le temps de réfléchir – me voilà embarquée par ses bras à sa table. Ils sont cinq, tous aussi fade les uns que les autres. Je ne me rappelle même pas de leurs prénoms, tout comme ils ne savent rien du miens. Je ris à leurs blagues vulgaires, les laisse me toucher quand ils le veulent tout en imposant des limites à ma dignité. Plusieurs heures passent avant que l’un d’eux me pose enfin la question fatidique.

« V’faites quoi dans l’r’gion ? »

Arrivent-ils seulement à se comprendre à travers leur jargon alcoolique ? Quoi qu’il en soit, tous les convives de la table se taisent, attendant ma réponse et focalisant leur attention sur moi. D’un mouvement lâche, je m’accoude sur la table, laissant ma robe glissé plus encore, jusqu’à leur donner un aperçu de ma poitrine.

« Mon père a des problèmes graves, et une amie m’a dit qu’il y avait dans le coin des gens qui sauraient m’aider ! »

Je porte mon index droit à ma bouche, paraissant plus innocente encore. Je crois avoir tellement joué sur leurs hormones qu’ils ne remarqueraient même pas si je commençais à les insulter et les frapper pour demander des informations – pourtant ils me dévisagent tous et ne me répondent pas. Plutôt même, ils m’invitent à rentrer chez moi, m’assurant que je ne trouverai rien de ce que je cherche ici. Les regards se tournent vers moi et je sens la curiosité  de la salle attisée, c’en est assez du spectacle. Soupirant lourdement, je m’indigne, leur crie qu’ils ne savent respecter une demoiselle en détresse prête à mettre le prix qu’il faut pour aider son père et sort, claquant la porte derrière moi. Le silence que je laisse derrière moi est bien plus net cette fois-ci, mais la porte elle-même ne tarde pas à claquer une seconde fois.

« Si tu es prête à y mettre ton corps, je t’aiderai ma jolie ! J’suis dans la bande de mercenaire qui stationne pas loin d’ici. Allons au calme. »

Hoooo. Enfin quelque chose d’intéressant durant cette soirée, alors je croyais désespérer. Certes, il est rustre et sent également l’alcool, mais si ce n’est que ça… Je suis prête à le tolérer. Usant de mes charmes de la même vile façon encore et encore,  je le guide à ma chambre d’auberge avant de l’y assommer et de le ligoter à une chaise de façon efficace. Il ne pensait tout de même pas que j’allais m’offrir à lui sur de simples paroles ? Comme mère me le disait souvent, les hommes sont naïfs et compensent avec leur force – réponse parfaite au « les femmes sont faibles donc elles doivent compenser en étant futées » de père. Ces deux-là s’étaient bien trouvés.  Quatre heures du matin, il ne se réveillera pas de sitôt normalement. C’est l’heure pour moi de dormir, je m’occuperai de lui le matin avec Otoke.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Lun 14 Mar 2016 - 23:26

Alors que je frappai à la fenêtre, non sans attirer quelque peu l’attention de quelques passants en contre-bas, je jetai un regard à l’intérieur. Je pus alors voir Hak, allongée, à moitié nue dans un lit, tandis qu’un homme plutôt âgé était assis sur une chaise à côté. Sans vraiment réfléchir à ce que tout cela pouvait bien signifier, j’entrai de force en brisant la vitre. Voyant que l’homme sur la chaise ne réagit pas au bruit, j’en conclus qu’il était inconscient puisqu’il était attaché. Hak, elle, était apparement en plein sommeil puisque je la réveillai immédiatement. Je me rendis alors compte que j’avais tiré des conclusions assez hâtives sur ce que j’avais vu, la situation était donc parfaitement sous le contrôle de la jeune femme.

- Salut Hak ! J’ai ouvert moi-même puisque tu ne répondais pas.


Je montrai alors la fenêtre cassée du doigt tout en riant. La situation était assez ironique après le discours que je lui avais fait la veille sur mes capacités de discrétion, mais la connaissant, je savais qu’elle n’était pas du genre à s’offusquer pour si peu.

- Désolé de te réveillé, mais tu pourrais m’expliquer un peu pourquoi cet homme est ici ?


Je me devais de poser la question, même si je me doutais bien de la réponse. Hak m’expliqua donc assez rapidement la nuit qu’elle avait passé et les raisons de la présence de l’inconnu. Il avait donc prétendu faire partie d’un groupe de mercenaire.

- Bon, bah je te félicite par ta capture. Personnellement, j’ai eu moins de résultat, la seule chose que je sais, c’est qu’il ne se passe pas grande chose le matin dans ce village. J’ai bien observé les alentours et rien ne sort non plus de l’ordinaire. Maintenant, il ne reste plus qu’à savoir si cet homme est utile ou pas.

Il y avait plusieurs moyens de savoir, personnellement j’aurais opté pour le plus simple, la torture, mais ce n’était pas à moi de décider.

- Je te laisse donc décider de ce qu’on fait de lui, puisqu’il s’agit de ta proie.

C’était une règle de base, je ne pouvais pas moralement me permettre de toucher cet homme sans son consentement.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Mar 15 Mar 2016 - 0:45

Une petite blague, c’est ce que je me serais volontiers permise devant Otoke cassant la vitre de ma chambre et entrant alors que je dors à moitié nue, mais de toute façon il comprendrait trop vite que je ne fais que jouer un jeu. Ce bougre me connait bien, il faut le lui admettre, et sait que je n’ai que faire des états dans lesquels il me voit. Sans prendre la peine de me rhabiller, je me lève calmement à l’entendre parler de sa vie comme si j’en avais quelque chose à faire. Pourquoi il est là ? Il s’attend réellement à un récit magnifique de mes exploits érotiques avec un homme attaché, ligoté, bâillonné et inconscient ? Avec la fenêtre brisée, j’ai presque envie de croire qu’il est en train de me faire une crise de jalousie singulière – j’y crois assez du moins pour sourire délicatement et faire mine de rougir alors que je lui réponds.

« Je suis sortie dans un bar, j’ai été accostée par des inconnus alcoolisés qui n’ont craché qu’une seule information utile : qu’ils les craignaient. J’ignore ce qu’ils ont fait ici, mais on est loin d’être dans un endroit qui les soutient. Bien sûr, quand je suis sortie en trombe et en faisant le plus de bruit possible pour attirer des mouches dans mon sucre, cet idiot m’a suivie sans poser de question en prétextant être dans un groupe de mercenaire. »

D’un geste lent, j’attrape une pince à cheveux posée sur la table basse et j’attache les miens en chignon haut – d’où est-ce que je connais ce mot même ? Je sais exactement où il veut en venir en parlant de l’utilité de l’homme, même s’il est toujours agréable d’être félicitée par lui. Ma proie… Toujours a être dans ses parties de chasse, même quand c’est l’homme qui est en jeu – ça doit être l’une des raisons pour que je sois aussi apaisée près de lui. Même si je devais m’énerver et perdre le contrôle, je doute qu’il fasse autre chose que m’arrêter, et encore… Une confiance que l’on ne peut avoir que rarement, c’est bien ce qu’il est pour moi. D’un pas traînant, je m’approche de l’homme et lui assène quelques coups délicats au visage, puis deux plus forts pour qu’il se réveille enfin. Mon regard a noirci, je le sens déjà – Il n’aura pas le droit à la gentille Hak, tant pis. Il faudra juste s’assurer de faire le ménage comme il se doit derrière.

« Réveillé ? Très bien. Je te propose un petit jeu. Tu vas nous dire tout ce que tu sais sur ces « mercenaires » dont tu fais partie. »

Mon sourire se crispe légèrement alors que, à moitié nue, je m’accroupis devant lui, de sorte à ce que nos visages soient à la même hauteur. Il hoche hâtivement la tête en signe de non, marquant là le début du vrai jeu. S’il avait accepté d’office, je sais que j’aurais été déçue. D’un geste désinvolte, je recule légèrement et lui adresse un sourire – naïf et de femme faible cette fois-ci.

« Très bien. Alors je t’explique. Hoche la tête quand tu te décides à parler, d’accord ? »

Tête penchée sur le côté, on pourrait presque dire que je cherche à le charmer et je vois le calme s’installer quelque peu dans son regard. Est-il vraiment aussi stupide ? C’est désamparant, les hommes doivent être fort. Il n’est peut-être pas un homme après tout ? Il en a l’air. Et si je vérifiais ? Oui. Je vais commencer ainsi. Voir la force d’homme qu’il garde. Encore et encore. Il faut être fort dans ce monde, Hak. Je te donne ce nom d’homme pour que tu puisses te comporter comme tel. Ne soit pas une honte aux shinobis comme ton idiote de mère, malade car femme et inutile. Oui. Oui. Oui ! Je suis Hak. Hak le garçon. Non. Hak la garçonne. Peu importe. Lui, il ne sera plus rien après mon passage. Il faut être fort. Les hommes sont forts. SOIT FORT ! D’un coup de pied certainement trop hâtif et trop brutal, je lui assène un coup franc dans l’entre-jambe, et son gémissement est fort malgré la quantité de tissus qu’il a dans la gueule. Toute la sympathie candide que je cache dans mon visage s’est enfuie pendant qu’elle le pouvait encore, et Otoke pourra enfin apprécier cette forme de moi tellement brute… Son diamant. Je me penche vers l’homme et le fixe dans les yeux, gardant sans effort le calme amorphe que j’exprime quand mon apparence candide tombe. Peu importe ce qu’il se passe en moi, ce ne sera jamais une raison suffisante pour troubler ma couleur et faire jaillir ma haine de ce monde. Il est faible, je suis forte. Il ne mérite pas d’être un homme – le temps que je fasse quoi que ce soit d’autre, il se décide de soutenir mon regard, hagard. Ainsi soit-il.

« Essaye de compter à partir de 100, en faisant des soustractions de 7 dans ta tête. Je compterai avec toi dans la mienne, tu as intérêt à me donner le bon chiffre quand je te le demanderai, d’accord ? »

Dans la surprise absolue, je lui fracture une phalange entre deux de mes doigts, puis une autre et une autre encore – jusqu’à ce que son petit doigt ne soit qu’un amas d’os fracturés.

« Tu veux participer Otoke ? Ce sera plus amusant à deux. »

Et plus rapide, mais ça, je sais qu’il le sait.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Mar 15 Mar 2016 - 9:08

Comme je m’y attendais, Hak décida d’utiliser la torture, un méthode se montrant bien souvent simple et efficace. Commençant par lui donner quelques coups pour le réveiller, elle lui proposa alors un petit jeu, selon ses mots. Elle endossa donc le rôle de la tortionnaire qui veut s’amuser. J’ignorais si elle faisait cela pour le plaisir ou par soucis d’efficacité, mais les deux réponses me semblaient très crédibles venant d’elle. Elle commença immédiatement par lui demander de coopérer, ce qui était souvent un signe qu’elle n’avait pas vraiment envie de le torturer, mais encore une fois, venant de Hak, j’en doutais un peu. Je savais que certaines personnes ne commençaient à poser leurs questions qu’après avoir déjà fait souffrir leur prisonnier. C’était d’ailleurs ce que je faisais lorsque j’avais besoin d’être absolument sûr de mes informations. Grâce à cette méthode, on pouvait directement montrer à l’individu qu’il ne s’agissait pas d’un bluff.

Évidement, l’homme ligoté refusa de parler, ce qui malgré la stupidité évidente de ce choix, était assez courant. Hak lui expliqua alors les règles de son jeu, un peu trop compliqué selon moi, mais n’ayant jamais réussi à me faire aux mathématiques, j’étais mal placé pour juger. Puis, sans avertissement, elle lui fractura entièrement l’un de ses doigts. Elle me proposa alors de la rejoindre dans sa partie. Étonnamment, je fus assez touché de cette proposition. Torturer quelqu’un était ironiquement une activité très intime, chacun devait révéler son côté animal pour faire souffrir une personne et il n’était pas évident pour tout le monde de le faire en présence d’autrui.

- Bien volontiers ! Par contre, pour les soustractions, ne compte pas trop sur moi. Raito m’a confié un produit selon lui très utile pour ce genre de situation, autant essayer aujourd’hui.

Je sortis alors de ma sacoche une petite pochette contenant deux fioles et une seringue. L’une d’elle contenait un poison et l’autre l’antidote. Le poison n’était pas mortel à petit dose, mais il entraînait une douleur intense et une paralysie temporaire. Je ne connaissais pas vraiment son fonctionnement et je ne l’avais jamais vu à l’oeuvre, mais je faisais confiance à Raito.

- Je vais quand même te laisser commencer, je ne connais pas vraiment sa puissance, ce serait dommage d’y aller trop fort sans lui laisser sa chance.

Mes paroles étaient véridiques, mais elles servaient également à effrayer le soi-disant mercenaire. La torture était avant tout un combat contre le mental.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Mar 15 Mar 2016 - 15:19

Raito. Il a dit Raito. Est-il réellement obligé de ramener ce garçon dans tous nos moments de plaisir ? Non, si je commence à partir sur cette pensée je m’en voudrais. Il n’est pas là, c’est moi qu’Otoke a choisi pour l’accompagner. Moi, pas lui. Il n’a pas à être là. Pourquoi parle-t-il de lui ? Je me tourne rapidement vers Otoke, souriant légèrement et prenant le flacon adéquat et la seringue. Lui laisser une chance, quelle douce ironie – le petit chasseur sait très bien que je n’ai aucunement l’intention de le laisser en vie, et il partage certainement mon avis. Il veut donc jouer au gentil ? Voilà un rôle qu’il ne doit pas tellement avoir l’habitude d’avoir. Mes yeux scrutent la petite bouteille, sans réellement savoir ce qu’ils cherchent – une neurotoxine. C’est obligatoirement une neurotoxine connaissant le personnage et compte-tenue de l’utilité qu’on m’en décrit. La tester… C’est vrai qu’on n’a rien à perdre après tout. Un cadavre reste un cadavre, peu importe la façon dont il est mort – il faudra juste le brûler pour que rien ne se sache. Ou se débarrasser du corps d’une autre façon efficace. Un corps de faible est inutile de toute façon, il ne mérite même pas d’être de la nourriture pour les charognards. J’ouvre le flacon, enfonce la seringue et la rempli d’une traite – je dois le titrer non ?

« Je ne t’ai pas dit d’arrêter de compter dans ta tête, non ? »

Ma victime semble trop calme, c’est d’un dégoût. Donner un instant de répit équivaut à choisir de recommencer, je ne compte pas lui donner se plaisir. Reposant hâtivement le flacon, j’attrape de ma main gauche la main déjà blessée du pseudo-mercenaire et lui brise une phalange de plus. Et une autre. Et une autre. Et une autre. Et un autre. Et encore une. Et encore une. Il semble résister, comme s’il avait que faire de ce genre de choses. Ça m’énerve. Deux par deux, je les enchaine. Encore et encore – jusqu’à ce qu’il ne reste aucun doigt sur sa main. La violence me quitte et revient à nouveau, provoquant l’intégralité de mon corps. Je purge la seringue de toute bulle d’air.

« On est à 8, n’est-ce pas ? »

Je m’approche de son visage, et son regard commence à paniquer. Il hoche la tête dans un mouvement de panique, et je ne peux m’empêcher de lui adresser un sourire fragile. Il est vraiment stupide. Un homme faible incapable de compenser. Un déchet de la société. Quelqu’un qui n’a aucun mérite et n’en aura jamais aucun. Un cadavre avant l’heure. Une victime. Ma victime. Je vais le tuer. Je vais le tuer. Je vais le tuer. Je vais le tuer. Je me redresse brusquement et tout sourire disparaît à nouveau de mon visage.

« Faux. On est à 9. Tant pis pour toi. »

Une neurotoxine – substance fragile qui agit directement sur les nerfs, dont le dosage peut très rapidement entraîner une paralysie des muscles respiratoires et provoquer une mort par suffocation absolument… magnifique. Attrapant l’un des doigts de sa main encore intacte, je lui arrache un ongle un à vif avant d’enfoncer l’aiguille dans la peau ainsi découverte. L’intérêt de faire ça ? C’est plus douloureux. Qu’il le sache. Un millilitre, j’attends trois minutes. Pas d’effet. J’en injecte un encore et attends, puis un dernier. Ses mouvements s’engourdissent un peu, et l’intégralité des muscles de son corps commence à fasciculer, comme s’ils essayaient de lutter – je ne peux qu’imaginer la souffrance que doit connaître son corps devant cette sensation, et c’est tel un orgasme qui me frappe, bien que j’imagine que seul Otoke doit me connaître assez pour lire dans l’insensibilité de mon visage.

« Il est à toi. Je vais m’habiller. »
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Mer 16 Mar 2016 - 1:32

Je donnai donc la pochette contenant le poison à Hak. Elle l’examina un petit temps avant de s’occuper à nouveau du prisonnier. Brisant un par un chacun des os de sa main, elle se montrait très précise, mais également guidée par ses émotions. Tout comme moi, Hak avait l’habitude de rester discret sur sa véritable nature et rares étaient ceux qui l’avaient déjà vu dans un tel état. Déversant sa haine sur l’homme enchaîné, il devenait évident qu’elle prenait vraiment du plaisir à le faire.

Puis, après une simple erreur de calcul de la part du prisonnier, elle utilisa le poison de Raito. Celui-ci ne fit pas effet immédiatement, provoquant une certaines impatience de sa part, la poussant à augmenter les doses. Elle recommença autant de voir qu’il fut nécessaire pour obtenir un résultat. La paralysie le toucha tout d’abord, puis vint la douleur. La réaction de son corps ne fut pas agréable à regarder, mais je pouvais voir la souffrance sur son visage, c’était le but. Puis, alors que cela commençait à devenir vraiment intéressant, elle partit pour aller se changer. Elle me laissait donc seul avec cet homme.

Je soulevai alors la tête de l’individu, qui malgré le poison et la souffrance, était toujours conscient. Je n’avais pas les compétences en médecine nécessaires pour comprendre véritablement le fonctionnement du produit et cela m’énervait un peu, je n’avais pas le contrôle sur la situation.

- Dis, tu m’entends ?


Il me regarda alors intensément, essayant de bouger les lèvres pour prononcer des paroles. Je voyais bien qu’il n’était malheureusement pas en état de le faire. Raito aurait pu me prévenir du problème de ce produit. Je récupérai donc immédiatement l’antidote et le lui injectai. Je connaissais d’autres méthodes et celle-ci n’était qu’un essai.

Il reprit alors son calme au bout de quelques minutes. Il transpirait à grande goutte et semblait perdu dans ses pensées. Dommage pour lui, je me devais de l’empêcher de se reposer, même pour quelques secondes.

- Très bien, as-tu l’intention de répondre à nos questions maintenant ?

- Tu peux toujours crever ! Avec ce que vous m’avez fait, je me vengerai !

D’un geste précis et rapide, je dégainai mon arme pour venir trancher la main entièrement brisée du prisonnier. A son habitude, il se mit alors à hurler de douleur. Je saisis alors un morceau de corde pour m’en servir comme garrot, je ne voulais pas le voir mourir tout de suite.

- Tu n’as pas compris ta situation, on ne te propose pas de te libérer si tu nous dis ce que tu sais, mais je te promets de te tuer rapidement. A toi de choisir, un mort lente et douloureuse ou pas ?

- Vous n’arriverez pas à me faire craquer ! Autant me relâcher tout de suite, cela vaudrait mieux pour tout le monde !

Je lui avais donné un choix et il avait fait le mauvais, la suite n’était plus de ma responsabilité. Sortant mon arme, j’utilisai une technique Raiton pour en augmenter la pénétration et provoquer des douleurs intenses lors d’un contact. Visant les zones non vitales, je découpais encore et encore son corps attendant une faille de sa part.

Lorsque Hak revint, l’homme attaché était déjà mort. Le spectacle qui s’offrit à elle n’était pas suffisant pour la choquer, mais pour moi, c’était particulièrement sanglant. Le cadavre, au du moins, ce qu’il en restait, était intégralement recouvert d’entailles très profondes. Des litres de sang coulaient sur le sol de la chambre. D’un geste, je secouai mon arme avant de la ranger dans son fourreau. Je me tournai alors vers Hak qui devait s’attendre à un bilan.

- Finalement, il s’agissait juste d’un mensonge. Il ne nous était pas utile, il refusait de parler parce qu’il s’avait qu’il allait mourir s’il ne faisait. Au bout d’un moment, il a décidé que ce n’était plus la peine d’espérer sans sortir.

Et je l’ai achevé. Je ne pouvais pas être sûr qu’il disait la vérité, mais je ne pouvais pas laisser un homme vivre dans cet état.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Mer 16 Mar 2016 - 17:22

Je hoche la tête, à peine convaincue des explications d’Otoke. S’il avait envie de le tuer, qu’il le tue – ce n’était qu’un vulgaire déchet dont on espérait récupérer quoi que ce soit d’intéressant qui puisse justifier les quelques instants de vie en plus que nous lui avions laissés, mais après tout… Ca m’était égal depuis le début. A l’essence même, je ne fais ça que pour le sauvageon qui partage actuellement ma chambre, et seul le résultat compte. Le seul problème un peu gênant devant lequel on se retrouvait actuellement est la mare de sang dans laquelle nous baignons, sans compter qu’il l’a débâillonné – j’ai entendu ses cris alors que je me changeais.

« Débarrasse-toi du corps. Ca ne sert à rien de laisser ce genre de traces. Dire qu’au final je ne nous aurais fait que perdre notre temps… Je pars devant, rejoins-moi quand tu auras fini. Tu es plus rapide grâce à Karyuudo. »

D’un geste qui se veut tendre malgré le stoïcisme de mon visage, je porte ma main gauche à la joue droite de mon partenaire et essuie, d’un mouvement savant de mon index, l’une des tâches de sang qui ornent son masque. Il ne veut pas l’admettre, mais il a trop de cœur – refuser que les gens ne souffrent sans raison, les achever plutôt que de les faire vivre dans un état second, tant de choses potentiellement amusantes qu’il refuse par simples principes, sans chercher de justification. Sur un sourire idiot, je saute par la fenêtre qu’il a si soigneusement brisée. La nuit a déjà été payée hier, sous une fausse identité et avec mon spectre de reconnaissance activé de surcroît – le risque qu’un souvenir de moi reste pour l’aubergiste est maigre, largement insuffisant si quelqu’un devait être amené à nous pister.

Contrairement à ce que j’ai annoncé, je recule sur nos pas vers l’entrée du village. Otoke a dormi dehors, et je ne sais que trop bien ce que ça signifie. En recoupant le récit de sa matinée avec l’endroit où je l’ai laissé hier et un peu de volonté, je découvre le nid d’oiseau dans lequel il a élu domicile – tu parles d’un sauvage, c’est une bête oui. Pourquoi apprécie-je tant sa présence ? Si père me voyait… Il me frapperait. Il me battrait. Il m’insulterait. Dirait que je ne suis qu’une petite salope qui a choisi la force d’un homme pour vivre. Qui a choisi de se reposer sur les autres. Qui a choisi de rester une salope. Non. Non. Non. Non. Non. Je ne suis pas comme ça. Pas comme ça. Pas comme ça. Arrête père ! Ne me frappe plus ! Tu m’entends ? Ne me frappe plus ! L’agitation s’installe en moi en l’espace d’une fraction de seconde, et je me vois reprendre mes esprits en train de ravager le nid dans lequel l’homme et l’animal ont dormi avec la force de mes pieds. Au moins comme ça, il ne restera aucune trace – je savais qu’il n’avait pas pensé à ce genre de détail. Il n’y pense que trop rarement, assez pour que je revérifie.

Je laisse les débris à la merci du vent, il sera plus efficace que je ne pourrais l’être avec toute ma volonté – il faut qu’on avance, on a trop trainé. En quelques mouvements, je rejoins à nouveau la direction du quartier des mercenaires, esquissant un léger sourire lorsqu’il me rattrape enfin.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Ven 18 Mar 2016 - 21:16

Hak me laissa m'occuper du nettoyage de sa chambre d'hôtel. Je ne pouvais pas vraiment protester, j'étais le responsable de la flaque de sang qui coulait sur le sol. Je n'avais pas vraiment l'habitude de faire attention à ne pas laisser de trace après mon passage.

- Très bien, ça ne devrait pas me prendre trop de temps.


Saisissant les draps du lit, qui portaient toujours l'odeur de Hak, j'enroulai à l'intérieur le corps de l'homme décédé. Je devais faire attention et ne pas oublier que je n'étais pas en mission pour Kumo, même si la mort de cet homme n'allait pas peser sur ma conscience, je ne pouvais pas me contenter de laisser son corps dans un coin. Je me mis à la fenêtre et d'un signe de la main, j'appelai Karyuudo. Non sans difficulté, il entra à l'intérieur.

- Que veux-tu ?


- Hak est partit devant, on va s'occuper de nettoyer les lieux, tu pourrais jeter ce cadavre dans un endroit où il ne sera pas trouvé avant quelque temps ?


- D'accord, mais Hak est partit en direction de l'endroit où on a dormi, c'est normal ?


- Peu importe, je lui fais confiance, ne t'inquiète pas pour ça.


Saisissant le drap avec ses serres, il ressortit avec encore plus de difficulté avant de s'envoler rapidement pour ne pas attirer l'attention. Il me restait encore le plus gros du travail, les giclées de sang étaient nombreuses. J'avais l'habitude de nettoyer des taches de sang, alors ce n'était pas vraiment un problème. C'était un peu nécessaire pour quelqu'un qui ramenait des proies chez lui pour les manger.

Lorsque Karyuudo revint, j'avais déjà terminé et j'étais en train de tout ranger pour passer le temps. Arrêtant immédiatement mes activités, je sautai sur son dos, pointant la direction à prendre. J'étais content d'en avoir terminé avec ça. Karyuudo s'ennuyait vraiment pour le moment, il n'avait pas encore eu l'occasion de s'amuser et cela se voyait à son rythme de vol soutenu. Il ne nous fallut moins de temps que prévu pour que je ressentisse à nouveau le chakra de Hak. Je me demandais pourquoi elle avait fait un détour avant de partir, mais ce n'était pas vraiment important.

- Tu peux voler à son niveau ?

Sans répondre, Karyuudo diminua son altitude de vol pour arriver près d'elle, il ralentit alors également pour avoir le même rythme.

- Ca ne devrait plus être bien loin maintenant.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Sam 19 Mar 2016 - 0:07

Nous avançons tous les trois en synchronisation sans nous adresser la parole plus que nécessaire. Otoke a été formel sur le fait que l’on s’approche, il faut donc essayer de rester discret – autant que possible en tout cas. Dans nos têtes, l’objectif reste le plus clair possible, éliminer le chef du groupement mercenaire. Les différentes approches et plans se chevauchent dans ma tête, même si nous avons une vulgaire base. Il n’a pas besoin de moi pour trancher une gorge, il est très doué pour le faire seul – mon rôle se limite à de l’infiltration, je dois le faire arriver devant sa cible. Quoique, je pourrais juste lui dire de rester ici et faire tout le travail à sa place, mais je ne cherche pas particulièrement de gloire. Je ne recherche rien même, sinon un peu de distraction pour mon corps. J’échange un regard avec lui et je comprends. C’est comme une évidence, en réalité – j’ai été conne. Terriblement conne.

« Je pense qu’il n’était pas seul. »

C’est pourtant tellement… Je me déteste sur le moment, mais j’étais tellement pressée à l’idée d’avoir une personne à interroger calmement que j’ai oublié l’essentiel. Avec cette phrase, Otoke doit certainement comprendre également : s’il était réellement mercenaire, et rien ne nous le dit, il ne se serait pas aventuré dans un village civil seul, ne serait-ce que pour se détendre. Toujours être un minimum de deux pour veiller les uns sur les autres, surtout qu’ils n’avaient pas l’air très appréciés au village. J’ai oublié de prendre en considération l’allié. Brusquement, je m’arrête dans mon mouvement, ce à quoi il répond en faisant pareil. Je sors mon bandeau de ma sacoche, ainsi qu’une corde bien solide que je lui tends sans hésiter.

« S’il était l’un des leurs, ils sauront tôt ou tard qui je suis. Toi, personne ne t’a vu – profites-en. »

J’enfile mon bandeau sur le front, loin de l’endroit habituel où je le porte. Je me dis qu’il comprend exactement où je veux en venir avec mes gestes, et, sous son regard, je me frappe dans le ventre. Une fois, puis une autre, et encore une. Je lève mon propre poing contre mon visage et me frappe aussi fort que possible, croisant son regard pour lui demander de m’aider. La douleur se propage calmement dans mon corps, et je ne peux qu’apprécier. Ses coups seront doux, attentionnés – peu importe la force qu’il mettre dedans. L’image de mon père me passa par l’esprit rapidement, mais l’impact de notre mission l’efface aussitôt. La douleur aide à me contrôler, ça a toujours été le cas. C’est peut-être pour ça que je la considère comme une bonne amie ? Je ne ferme même pas les yeux en attendant le premier coup de sa part, continuant toujours à me frapper par ailleurs – plus, je lui adresse le même sourire charmeur que celui que je lui ai adressé, hier soir, avant de partir. Il avait besoin de moi, et c’est le moyen le plus efficace de m’utiliser vu l’erreur que j’ai commise – monnayer mon corps contre une entrée parmi les mercenaires. Je ne suis pas une faible. Je tiendrai le coup face à ce qu’ils pourront bien me faire, et j’aurais toujours mes illusions pour m’en sortir si le danger est trop important. Je ne suis pas faible.

« Fais toi passer pour un Nukenin ou que sais-je. Si d’ici la tombée de la nuit tu n’arrives à rien, je fuirai – tu as intérêt à en faire autant. »

Pourquoi fais-tu ça, petite énergumène ? Tu ne tiens donc pas à la vie que je t’ai offerte ? Tu me dégoutes. Te regarder me dégoute. Je n’ai qu’une seule envie, trancher ton corps. Du vagin jusqu’à la tête, faire deux jolies moitiés. Tu seras plus utile sur le mur que dans la vraie vie. Tu n’es qu’une pute, tu m’entends ! Qu’une pute inutile que tout le monde doit avoir le droit de prendre. C’est le prix que tu as à payer pour ne pas respecter ta vie. Alors viens-là et déshabille toi que je te… Non. Non. NON ! ASSEZ de ces souvenirs. Ce n’est qu’un bref instant, une seule fraction de seconde où j’ai fermé les yeux – pourtant je sens la goutte de sueur couler le long de mon front. Il ne faut pas qu’il voit ça. Otoke. Continuer. Fait donc ! Je croise son regard et hoche brièvement la tête. Qu’il le fasse !!
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Sam 19 Mar 2016 - 9:06

Alors que nous avancions avec Hak et Karyuudo en direction du quartier général des mercenaires, la Senritsu fit une remarque, comme une révélation. Elle pensait que l’homme qu’elle avait capturé et que j’avais tué n’était pas seul. C’était effectivement une possibilité que j’avais envisagée, mais je pensais encore que je pouvais croire à la parole de cet homme qui m’avait supplié pour le laisser mourir. De plus, l’existence d’un deuxième individu au village ne changeait pas grand chose, sauf s’il était déjà rentré et qu’il était capable de reconnaître Hak. Je compris alors où elle voulait en venir et c’était effectivement une possibilité assez regrettable.

Ce fut lorsqu’elle sortit son bandeau de Kumo que je compris ce qu’elle avait l’intention de faire. Je n’approuvais pas vraiment cette méthode, encore plus lorsqu’elle décida de se frapper au visage pour rendre ma future histoire plus crédible. Cependant, je ne pouvais pas l’interrompre. Si je refusais son sacrifice corporel, je lui aurais fait sans doute plus de mal qu’en l’acceptant.

- Si c’est ce que tu veux, soit. Je ferais en sorte que cela soit utile.

Puis d’un coup sec, je la frappai au visage sans retenue. Il me fallut un seul coup pour marquer son visage d’une belle trace. Avec les coups qu’elle s’était donnée elle-même, elle semblait bien amochée. Je saisis alors ses bras pour les attacher derrière son dos avec la corde qu’elle m’avait donnée.

- Je ne savais pas qu’elle était capable de faire ce genre de choses pour toi, tu as de la chance dis-donc !


- Si tu laissais ta jalousie de côté de temps en temps, tu comprendrais pourquoi…


- Rooh, c’est bon, je plaisante, ce n’est pas parce que je n’ai pas confiance en elle que je ne l’apprécie pas !

- Bon, on va bientôt arriver à destination, j’aurais bien aimé observer les lieux un peu avant d’agir, mais plus on perd de temps, plus notre plan deviendra risqué. Karyuudo, tu vas nous laisser ici, tu t’occuperas de surveiller depuis le ciel, si tu vois la cible, tu lui arraches la tête. Hak… tu sais quoi faire !

Il nous fallut ensuite quelques minutes avant d’atteindre l’entrée du quartier général. Celui-ci était assez imposant, mais ce n’était pas une forteresse ni un lieu militaire, il s’agissait juste d’une grande demeure, ce qui m’arrangeait un peu. L’entrée était gardée par deux hommes qui virent à ma rencontre immédiatement, sortant leurs armes.

- Et vous là ! Vous n’avez rien à faire ici, c’est une propriété privé !

- J’ai quelque chose qui vous intéressera !

Sans ménagement, je jetai Hak au sol comme un vulgaire colis que je venais de livrer. L’un des gardes s’approcha pour l’observer.

- Vous la connaissez ?


- Non, jamais vue…

- J’ai surpris cette jeune fille en train de poser des questions sur votre groupe à Raigeki. J’ai trouvé cela intéressant alors je l’ai suivie et j’ai bien fait puisqu’elle a torturé avant de tuer un homme qui se faisait passer pour l’un des vôtres.


- On n’a personne à Raigeki, mais ça ne change rien.


Le garde s’approcha encore un peu plus, déshabillant nettement Hak du regard, il semblait bien plus intéressé par son corps que ses intentions. Du bout de son épée, il tenta de la toucher. D’un mouvement vif, je sortis mon ninjato pour le désarmer et envoyer son arme au loin.

- Vous ne la toucherez pas tant que je n’aurais pas eu une récompense. Je ne suis pas un chasseur de prime débutant. Je pense que votre chef sera ravie de l'avoir (la voir ? xD).
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Sam 19 Mar 2016 - 12:47

Tsss. C’est le seul bruit que j’entends de la part de l’un d’entre eux avant qu’ils ne demandent à Otoke de ramasser mon corps, ce qu’il fait comme si j’étais un vulgaire objet. Alors que nous rentrons quelque peu dans la bâtisse, mes pensées s’accélèrent et se focalisent sur les événements présents – ma folie se calme et mes souvenirs se brisent, seule la mission compte. J’ai beau être la victime d’Otoke dans notre petit jeu, cela reste pour moi également une mission d’infiltration et seul mon esprit quelque peu calculateur peut nous permettre de nous en sortir comme il le faut – ici, je n’obéirais pas à mes impulsions. Je gémis de douleur, me débat de temps en temps – tout pour faire croire que je suis à leur merci. Un acolyte les a rejoints, ils sont trois désormais : deux devant nous et un derrière, qui me fixe avec ces yeux avides. Les émotions des gens sont une chose avec laquelle je joue en permanence, plus encore dans mes illusions – je suis obligée d’être capable de les lire si je veux être efficace, et ici je n’ai aucun effort à fournir. Il désir mon corps comme s’il n’avait pas vu de femme depuis…

Mon regard est vide, sombre et semble dire que j’ai renoncé à tout espoir. La mimique de mon corps me permet de m’en sortir dans ces mensonges et d’être particulièrement convaincante – même si je serais plus efficace avec des illusions. Ce n’est pas un point qu’on a abordé, et je ne peux pas l’aborder sur le moment, mais il serait sage que l’on élimine tous les ninjas qui résident ici également – si les soupçons du sauvageon sont confirmés et qu’il y a des sensoriels parmi eux, nous serions une cible. Ces ordures risquent d’être un réel problème.

« Hnmmmnn ! »

Je m’agite plus encore alors que nous arrivons dans la cour intérieure du bâtiment. J’en vois une vingtaine, Otoke en détecte peut-être plus – tous me regardent avec des yeux affamés, remplis de désir et de violence. Je ne suis à leur yeux qu’un plat extrêmement vulgaire qu’ils vont s’empresser de partager afin d’en tirer profit, tous réunis en cercle autour de notre petit groupe. L’infrastructure environnante est celle d’une organisation militaire précaire, pleine d’objets pour s’entraîner – je hais ce genre de choses. Je n’ai qu’une seule envie, me libérer et leur trancher la gorge, à tous autant qu’ils sont, même si leur nombre risque d’être gênant. Ils n’ont jamais rien cherché à obtenir, on leur a tout offert – loyer, entraînement, métier – ils n’ont aucun mérite et ne sont que des insectes. De vulgaires bactéries qu’il faut tuer à coup de désinfectant. J’aimerai en parler à Otoke, mais je nous vendrais. Tuons le chef. Tuons le chef. Trouvons et tuons le chef. Nous aviserons ensuite.

On me lance vulgairement au sol, au pied d’un homme différent qui préside le cercle. Désir. Passion. Avidité. Indifférence. Dégoût. Sadisme. Tant d’émotions que je lis dans les visages, soumettant mon corps au jugement de ces bêtes alors que je reste impassiblement prise dans les mensonges de mon comportement. Finalement, celui devant lequel j’ai été jetée se déplace et je vois son visage – une seule chose s’y lit, la méfiance. Il n’a pas de raison de ne pas croire ce qu’il s’est passé, mais…

« Je dirais que c’est une Chûnin. T’es qui, toi là, pour chopper des ninjas comme ça ? Hein ? Bah… Peu importe. Tu nous offres un cadeau de grande valeur, une femme pour mes hommes. Que veux-tu en échanges ? »

Il y a quelque chose de pas net dans le comportement de l’homme. Quelque chose de vicieux. Un mensonge inhérent. La méfiance est toujours là, mais je doute qu’Otoke soit capable de tout déceler. Que veut-il exactement obtenir avec nous ? J’essaye de bouger un petit peu mais je me fais plaquer au sol par le pied de mon allié. Comprend-il mon message ? Quelque chose ne tourne pas rond.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Lun 21 Mar 2016 - 17:42

Voyant que ma stratégie fonctionnait pour le moment, je ramassai Hak que j’avais balancée sur le sol. Je suivis alors les deux hommes qui devaient m’amener devant leur chef. Entrant dans leur repaire, j’utilisai ma sensorialité pour compter le nombre d’individu qui s’y trouvait et évaluer leur puissance. Je me rendis alors compte qu’ils étaient vraiment nombreux, la plupart ne dénièrent pas venir à notre rencontre. C’était assez embêtant, même si je n’avais pas encore ressentit de chakra suffisament élevé pour pouvoir m’inquiéter, leur nombre pouvait être un problème.

Un autre homme vint à notre rencontre pour se mettre à marcher derrière nous, nous encerclant ainsi. Je sentais son regard insistant, même s’il ne m’était adressé. Je ne prêtais pas vraiment attention à Hak, mais je savais qu’elle mourrait d’envie de tous les tuer. Je partageais également ce sentiment, mais il nous fallait attendre encore, le moment n’était pas venu. Lorsque nous arrivâmes dans la cour principale, une vingtaine de personnes étaient présentes pour nous accueillir. Au milieu d’entre eux, un homme se démarquait des autres, il était celui qui possédait le plus de chakra du bâtiment, c’était ma proie.

Le plus discrètement possible, je sectionnai partiellement la corde autour des poignets de Hak avec mon affinité Raiton, ce n’était pas suffisant pour la détacher, mais assez pour lui permettre de se dégager par elle-même. Non sans un léger sentiment de culpabilité, je la jetai aux pieds du chef comme un vulgaire trophée de chasse. Je savais que toutes les personnes présentes ici l’observaient avec envie, certains d’entre eux montraient un peu de retenu, mais dans le fond, ils désiraient tous la même chose. Ma proie prit alors la parole. Alors droit au but, il me demanda directement ce que je voulais en échange.

- Je ne suis pas venu ici pour faire un échange, je ne suis pas devenu chasseur de prime pour l’argent, mais par passion. Lorsque j’ai vu qu’une saleté de Kumojin traquait un groupe de mercenaire, je n’ai pas pu résister.

J’avais bien remarqué que Hak voulait me faire comprendre quelque chose et si je n’avais pas bien compris quoi, je me doutais que ça concernait le chef. Il ne me semblait pas particulier, mais si Hak semblait inquiète, il valait mieux que je le fusse également.

- Tu veux dire que tu as capturé une chuunin et que tu l’as apportée jusqu’ici sans rien attendre en retour ?

- Puisque cela vous semble étrange, on n’a qu’à dire que je vous la donne contre un repas chaud, ça m’a ouvert l’appétit de voyager jusqu’ici.

Le chef se mit alors à rire. Évidement, il était encore méfiant à mon égard, mais j’étais persuadé qu’il commençait à me prendre pour un abruti et c’était exactement ce que je cherchais. Ma proie s’approcha alors de nous et se pencha vers Hak. Alors qu’il tendait sa main vers elle pour l’attraper, je sortis à nouveau mon arme et d’un geste sûr et précis, j’interrompis son mouvement en plaçant ma lame entre sa main et elle. Il recula alors d’un pas, tous les hommes présents sortirent alors leurs armes, il semblait que j’avais créé une certaine tension.

- Faudrait savoir, j’allais vous la donner gratuitement, mais maintenant j’ai envie d’un repas et je ne vous la donnerez pas avant de l’avoir eu.

Je savais que Hak allait être surpris de ma réaction, mais elle ne pouvait pas connaître mes raisons. Je ne faisais que m’amuser, maintenant que je savais que je pouvais le faire.

- Dis-donc petit, tu sembles bien confiant et je n’aime pas qu’on me menace, mais je vais te pardonner pour cet affront parce que j’aime bien les gars dans ton genre.

Du bout des doigts, il repoussa ma lame pour continuer son mouvement. Dommage pour lui. D’un simple mouvement d’arme, je tranchai sa main. Sans lui laisser le temps de réagir, je lui tranchai la tête. Ma proie était morte, il fallait maintenant s’occuper des gêneurs. Heureusement, les informations que j’avais eues étaient fausses, il n’y avait aucun shinobi présent ici, seulement des proies sans intérêt. Je tendis alors ma main à Hak, qui venait de se libérer, pour l’aider à se relever.

- C’est limite décevant, mais personne ici n’est capable de nous tenir tête…

J'utilisai alors ma technique me permettant d'échanger la vision de mon oeil avec celle de Karyuudo pendant quelques secondes. Je voulais juste lui montrer que l'assaut avait été donné et qu'il était libre de tuer toutes les personnes qui sortiraient.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Mar 22 Mar 2016 - 21:40

J’observe avec une froideur extrême la main, puis la tête, tomber contre le sol. Otoke doit avoir ses raisons que j’ignore, mais honnêtement ne n’en ai rien à faire. La mission est un succès. Il est mort. Allongé sur le sol comme un vulgaire animal. Il me tend la main, je l’attrape sans hésiter. Enfin. Enfin quelque chose de réellement amusant. Il n’y a plus d’ordre. Tout ce que l’on fait maintenant, on le fait par choix. Pas plaisir. Il n’y a pas de chaine. Pas de laisse. Pas d’autorité. Pas de restrictions. Pas de limitations. Pas d’empêchement. Pas de témoins. Je jubile intérieurement à cette idée, même si je regrette Otoke me dire que personne ne fait la taille contre nous. Même à deux contre une armée, nous allons tous les tuer. Le plus simplement au monde. L’un après l’autre. Nous allons nous couvrir de leur sang. C’est adorable. Délicieux. Ils ont tous dégainés leurs armes, je n’ai plus la mienne. Qui donc sera le premier ? Toi ? Ou toi ? Ou toi peut-être ? J’ai envie de leur sauter à la gorge. A tous. Arracher leurs yeux à la force de mes dents. Les châtier de ses regards qu’ils ont posés sur moi. Ce sont des hommes faibles. Pire que tout. Des ordures. Des inutiles.

« Enfin. »

Avec ce simple mot, le plus proche de moi s’écroule au sol en hurlant. Bienvenue dans le monde des illusions, le monde que je dirige comme bon me semble. Je m’approche de lui alors qu’il continue de crier et de hurler, attirant à lui l’attention de quelques collègues étonnés de le voir réagir comme ça. A croire qu’ils n’ont jamais vu un ninja combattre ? Décevant. J’attrape le Naginata qui se trouve entre ses mains – qualité passable, ce qui m’étonne un peu. Je pensais au moins qu’ils avaient du bon matériel – voilà que je suis déçue. Il me fait chier à hurler ainsi. Il est incapable de Kai, pourtant il est dans l’un des plus faibles. D’un geste brusque, je lui transperce le cœur avec sa lance, sous le regard effaré de ses « compagnons ». J’aime bien la prise en main. C’est long et svelte, et pourtant ça permet de faire bien mal. Il faudrait que je m’en choppe une à un moment, mais là n’est pas la question. Je les fixe avec mes yeux et inspire profondément, agacée comme pas possible. Ils veulent une invitation ?

« C’est quand vous voulez. »

Le seul problème, avec le plaisir que j’aimerai prendre, c’est la présence de mon ami sauvageon. Il a ses principes. Blesser par plaisir, « jouer avec la nourriture » comme il le dit – ce n’est pas quelque chose qu’il apprécie. En réalité, il me fera la remarque et me réprimandera si je fais quelque chose dans le genre. J’inspire calmement, tranchent des parties de corps de deux idiots qui se sont jetés sur moi en hurlant. Pourquoi hurler même ? Ca perturbe la respiration. La rage grimpe calmement en moi, mais le combat me rend sereine. Oh ? Lui ne bouge presque pas en me regardant. Est-ce parce que je suis une femme ? Parce que je les domine ? Parce qu’il a peur de moi ? Qu’importe ses raisons, je le rejoins en l’espace de trois pas, ignorant totalement Otoke et ce qu’il fait. La lance s’écrase lourdement sur le sol alors que mes mains la lâche et tout ce que je sais, c’est que l’espace de l’instant suivant j’enfonce mon doigt dans son orbite, tenant fermement sa tête avec l’autre main. Je me demande à quel point il souffre. J’enfonce plus encore, et encore – c’est comme enfoncer son doigt dans un chocolat fourré. Une fois que la partie dure cède, c’est seulement du liquide qui coule un peu, entoure les extrémités. Je ressors et rentre mon doigt à nouveaux dans un mouvement erratique, riant aux éclats. C’est tellement amusant. Les autres me regardent avec un regard incrédule, mais je n’en ai que faire. A moi de jouer. Je laisse retomber mon jouet cassé, le laissant agoniser et souffrir du manque de son œil et, ramassant ma lance, je me lance dans le combat à nouveau, dansant parmi leurs corps. Sont-ils trop pour moi ? Haha. J’en rigole encore de vive voix, un léger spasme traversant mon corps.

« Venez. Venez. Venez ! »
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Ven 25 Mar 2016 - 5:50

Je venais de tuer ma proie et nous étions entourés de ses subalternes. Ceux-ci, malgré leur surprise, ne semblaient pas enclins à laisser passer ce meurtre. Je ne pouvais dire cela était dû à la dévotion qu’ils portaient à leur chef ou s’ils pensaient vraiment être capable de nous battre. À vrai dire, cela ne m’importait que peu, j’avais quelque chose de bien plus intéressant à faire. Profitant de l’absence de réaction immédiate de leur part, je fermai les yeux et utilisai mon chakra pour localiser avec précision toutes les personnes présentes. Malheureusement, je ne pouvais pas savoir pour chaque personne si la mort était la meilleure solution. Tant pis pour eux, ils allaient goûter à ma sélection naturelle.

Je décidai également de ne pas prêter attention à Hak, elle pouvait se débrouiller seule et elle risquait de moins s’amuser si je restais près d’elle. Si elle n’avait pas d’autre raison d’être ici que celle de m’aider, elle avait d’autant plus le droit à peu d’amusement en récompense.

D’un bond, j’atteins une passerelle en hauteur où un archer m’avait pris pour cible. Après l’avoir tranché en deux, je traversai le mur à côté de moi avec un bon coup d’épaule. Comme je m’y attendais, je tombai face à une dizaine d’individus. La pièce était grande, elle semblait destinée à être un lieu de repos et de jeux. Évidement, si les personnes présentes avaient bien entendu qu’il y avait des invités, ils n’avaient pas eu le temps de se rendre compte de se qu’il se passait. La vue de ma lame ensanglantée les aida un peu, mais ce ne fut pas suffisant. Concentrant mon chakra dans tout mon corps et dans mon arme avant de le modifier grâce à mon affinité Raiton, j’augmentai ma vitesse et la pénétration de mon arme. Ce n’était pas grand chose pour un shinobi de mon niveau, mais c’était parfait pour découper du civil.

Lorsque j’eus fini avec cette salle, je passai à la suivante et ainsi de suite, éliminant toutes les personnes sur mon passage. Il ne fallut pas longtemps avant que tout le bâtiment fût en état d’alerte, mais lorsque ce fut le cas, la majorité des hommes étaient déjà morts. Même si l’élimination des individus ne nous ayant pas vu n’était pas obligatoire, il ne fallait pas prendre de risque. De toutes façons, j’avais l’intention de mette le feu à cet endroit et je n’avais pas envie de brûler des gens vivants. Si le commanditaire de la mission m’avait dit que j’avais carte blanche, il avait précisé que ma récompense serait plus grande si le résultat était plus spectaculaire. Ce n’était pas mon genre de faire ça et la récompense pécuniaire ne m’intéressait pas, mais j’aimais bien le travail bien fait.

Grâce à ma sensorialité, je pouvais traquer chaque fuyard avec facilité, je pouvais également me rendre compte que Karyuudo se donnait à coeur joie à l’extérieur. Les personnes ayant réussi à atteindre la sortie du bâtiment n’étaient pas nombreuses, mais elles furent très bien accueillies.

Soudain, alors que je retournai vers la cour principale pour retrouver Hak, je ressentis un chakra arriver vers le bâtiment. Ouvrant une fenêtre, je sifflai Karyuudo pour l’intimer à nous rejoindre immédiatement. Je me précipitai alors vers Hak le plus rapidement possible.

- Un individu arrive, je ne l’ai pas vu, mais il est fort, plus que moi.


Hak savait que j’avais la capacité de juger le niveau des gens grâce à leur chakra et que je ne disais jamais ce genre de chose à la légère. La situation était grave, il était trop tard pour nous cacher ou pour lui tendre un piège, il fallait combattre. Karyuudo arriva dans la cour quelques secondes après moi. Sans rien dire, il me lança un regard inquiet. Soudain, une explosion retentit, faisant voler en éclat une partie du bâtiment.

- Je savais bien qu’il ne fallait pas laisser cet endroit sans surveillance, dire que ces stupides mercenaires se croyaient à l’abri…

Une silhouette se mit alors à sortir du panache de fumée résultant de l’explosion.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Sam 26 Mar 2016 - 1:17

Un. Deux. Trois. Quarante. Soixante-dix. J’avance de façon linéaire entre eux, faisant tournoyer la lance que j’ai récupéré – je me fiche de les blesser mortellement, partiellement ou de les tuer. C’est seulement lorsque ça devient gênant pour moi de les entendre gémir ou essayer de fuir que je décide de revenir sur mes pas, les démembrant intégralement tous, les uns après les autres. Tellement de souffrance. Tellement de sang. Tellement d’amusement ! Si seulement il y avait là des gens assez forts pour que ce soit un réel défi, et pas seulement une promenade de santé. Oh ? En voilà un qui essaye de s’échapper alors que je ne suis même pas encore arrivée à lui. Crève. Crève. Crève. J’accélère la cadence de mes pas, m’assurant cependant que tous les idiots se trouvant sur mon chemin y restent pour de bon – encore un peu et… Voilà. Le Naginata se retrouve dans son crâne, empalant majestueusement son cerveau et son regard vide. Quelle idée de se tourner pour regarder si je le suis en même temps, c’était prévisible que j’enfonce mon arme à travers sa gorge jusqu’au cerveau. J’aime le bruit qui est fait lorsque je la tourne. Son corps s’immobilise et devient inerte en l’espace de quelques secondes et, lorsque je retire mon arme, la bouille blanchâtre que j’ai faite gicle sur le sol. Il en avait un finalement – il ne devait pas l’utiliser très souvent.

Encore. Encore. Encore. J’enchaîne comme une machine, prenant un malin plaisir à tuer des façons les plus douloureuses possibles pour mon amusement, tout en gardant en tête que je dois rester rapide. Ils commencent déjà tous à fuir, et combien même je sais que l’oiseau d’Otoke doit s’amuser tout autant que moi à les déchiqueter l’un après l’autre – je refuse de lui laisser mon plaisir. Oh ? Je lève ma tête brusquement, répondant à l’avertissement qu’on m’envoi. En l’espace de quelques secondes le sauvage se retrouve à mes côtés et la porte vole en éclat – mon visage tâché de sang et autres liquides corporel s’illumine quelque peu, s’imaginant enfin un adversaire digne de ce nom. A quelle sauce va-t-on le manger ? Je me demande bien – il a réussi à alerter les sens d’Otoke, donc ce n’est pas un shinobi de pacotille. Plus fort que mon compagnon – ça ne reste pas très fort quand on y pense bien, mais potentiellement problématique. On ignore tout de lui, ainsi que de ses capacités : il serait dangereux de vendre les nôtres trop rapidement. Le coincer dans une illusion d’office est donc exclu.

« Ils l’étaient. Jusqu’à peu. »

J’attire inexorablement son attention sur moi, profitant de la fumée retombant calmement. L’un de ceux qui restent encore en vie semble s’agiter particulièrement à la survenue de cette explosion et tente d’attraper mon pied, comme pour me dire quelque chose – et puis quoi encore salaud, tu ne veux pas que je te laisse me faire une pédicure pendant qu’on y est ? Je transperce sa main et la cloue au sol avec ma lance, avant d’envoyer mon pied valser seul en arrière, trouvant sa tête et lui infligeant un coup bien mérité. Un homme. Grand – environ deux mètres. Une tenue… Pour le moins extravagante, extrêmement sérieuse et ne semblant pas taillée pour le combat. L’un des fuyards court vers lui – il l’attrape, l’empoigne et l’étrangle devant mes yeux déçus. S’il partage le même objectif que nous, tout le plaisir de sa venue s’effritera en l’espace de quelques instants – déception.

« Peut-on savoir à qui on a l’honneur ? »

Non pas que l’on en ait quelque chose à faire – je le tuerai de toute façon. J’ai juste envie de savoir s’il compte résister. Et si oui, combien de temps !

« De quoi je me mêle gamine ? Hein ?! J’suis un ancien des leurs. »

Il se fou de nous avec une réponse aussi incomplète non ? Je tourne ma tête vers Otoke, le visage toujours inerte. Attaque-t-on d’office ? A lui de décider.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Lun 28 Mar 2016 - 0:00

Je devais réfléchir rapidement, il me devenait difficile de communiquer avec Hak sans risquer de me faire entendre par l’ennemi. Je pris alors la décision d’utiliser une technique juste avant de le voir sortir de la fumée. D’un seul coup, je disparu. Lorsque ma coéquipière se tourna vers moi, l’air interrogatif sur la suite des évènements, elle se rendit forcément compte de ce que j’avais l’intention de faire. Mes techniques de camouflage n’étaient pas destinées à ce genre de pratique, mais ce n’était pas un problème. Je pouvais parfaitement combattre avec mon camouflage, sans pouvoir ni me voir, ni m’entendre, l’ennemi n’avait aucune chance contre moi. Je n’avais pas le temps de laisser une personne aussi forte qu’elle nous montrer l’étendue de ses compétences et je ne pouvais pas fuir.

Sans perdre de temps, je me mis à courir à travers la cour faisant rapidement le tour de ma proie. Dès lors que j’entrai dans son angle mort, j’utilisai mon chakra pour me propulser vers lui à haute vitesse, tenant ma lame fermement. Il était impossible de conserver un camouflage parfaitement tout en attaquant, mais j’arrivai à compenser ce problème en visant le bon angle et grâce à une vitesse surhumaine.

Arrivant donc à son niveau, je plaçai la lame de mon Ninjato au niveau de son cou pour le trancher grâce à l’inertie de ma vitesse. Lorsque l’ennemi commença à bouger, ma lame n’était déjà plus qu’à quelques centimètres de sa cible. Puis, une seconde explosion, je me sentis alors poussé violemment en arrière, un long sifflement vint perturber mon audition tandis ma vision se troubla. Ne sachant pas ce qu’il se passait, je me contentai de tenir fermement mon arme. Je sentis alors les serres de Karyuudo dans mon dos, tandis qu’il me rattrapa pour me poser quelques mètres derrière Hak.

- Tu croyais vraiment que ton camouflage misérable allait fonctionner sur un shinobi d’élite ? Mais tu sens l’animal sauvage à des kilomètres !

Il avait donc réussi à percevoir ma présence et avait fait semblant du contraire pour me faire venir au corps à corps. C’était très risqué de sa part et cela démontrait une grande confiance en lui, mais je ne pouvais qu’admirer la vitesse de ses mouvements. Il avait réussi à m’avoir uniquement parce qu’il avait agi au tout dernier moment, il avait sûrement dû se rendre compte à la nature de mes déplacements que malgré mon assaut direct, j’avais été très prudent. J’eus de la chance toutefois, en agissant ainsi, l’explosion qu’il avait provoquée ne m’avait pas gravement brulé. Mes vêtements étaient en mauvais état, j’avais quelques brûlures, mais mon corps répondait toujours. La vision de mon oeil gauche avait légèrement diminuée et mon audition était salement touchée. Il avait réussi à handicaper mes sens tout en défendant de mon attaque.

En me relevant, j’arrachai la partie de mon masque qui couvrait mon oeil droit, j’allais en avoir bien besoin. Je me remis alors en garde, tandis que l’ennemi continuait de marcher dans notre direction. Il n’avait pas l’air de nous considérer comme des adversaires dangereux. Je ne savais pas si c’était un abus de confiance de sa part ou si nous n’avions aucune chance, mais on allait bien le découvrir.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Lun 28 Mar 2016 - 20:12

Je comprends les faits et les gestes d’Otoke parfaitement sur notre expérience du combat en commun – aussi, je suis quelque peu déçue de le voir partir car je sais qu’il est précis et impitoyable lorsqu’il rentre dans ces états. N’aurais-je donc pas l’occasion de m’amuser autant que je le voudrais ? Alors que je me résigne quelque peu, je vois Otoke se faire propulser en l’espace d’une explosion, sans la moindre pitié – c’est à peine si son piaf le rattrape et l’amène à côté de moi. Enfin quelque chose d’intéressant – je redresse mon corps et laisse tomber le Naginata que j’utilisais jusque-là. Dommage que j’ai laissé mon arme principale dehors pour notre petite mascarade, j’en aurais bien eu besoin là : combattre avec une arme à laquelle je ne suis pas habitué est loin d’être confortable. Si l’inconnu a pu contrer l’attaque furtive d’Otoke, c’est certainement qu’il maîtrise au moins la sensorialité, et certainement le Taijutsu également. Il est plus fort que mon sauvageon. J’inspire délicatement et croise rapidement le regard d’Otoke, lui transmettant un message unique par le biais d’un Genjutsu de bas grade, lui faisant croire qu’il m’entend parler.

« Dommage, j’espérais garder certaines de ces choses pour te combattre sérieusement un jour. Mon arsenal est réduit. »

C’est plus un luxe que je m’offre qu’autre chose, il le sait très bien – tout comme il est conscient qu’à la moindre ouverture, il doit charger et finir la cible, quitte à me blesser dans son attaque. C’est… Tellement étrange. Frustrant et tellement excitant à la fois, de savoir que je vais devoir me donner un petit peu plus que d’habitude et utiliser mes deux talents de façon combinée – j’ai toujours fait le choix de n’utiliser que l’un d’eux pour ne pas rendre les combats ennuyant. Bah. Il a intérêt à me distraire. Vraiment. Sinon… Je n’ai pas le temps de penser à tous les délices que j’aimerai lui faire, tous les plaisirs que je rêve d’offrir à sa carcasse – il charge vers moi, et d’office mon visage devient totalement atone, mon corps se fige quelque peu. L’heure n’est plus à faire semblant d’être une gentille fille, et mes yeux croisent les siens.

« A moi. »

A l’instant même, ses pieds se figent et il en perd le contrôle, piégé dans mon premier Genjutsu – il le Kai de façon presque instantanée, mais c’est suffisant pour arrêter sa charge et l’obliger à la reprendre. Sauf qu’il est déjà dans mon deuxième Genjutsu, porté par mon pouvoir sonore et les quelques mots que j’ai avancé. Que se passe-t-il dans son esprit ? Je suis à peine le combat se passant dans l’illusion, qui reste une vague notion pour moi sans précision, mais son Chakra se dissipe progressivement : le pauvre essaye de tuer la fausse image de moi, alors que son corps est là, debout, tout bonnement incapable de bouger. Je dois me presser, il risque de se rendre compte que ce n’est qu’une farce également – sans l’ombre d’une hésitation, je lui charge dessus et lui assène un coup de pied qu’il bloque au dernier moment avec son bras gauche, se libérant de cette illusion-ci également. Il hurle de douleur. Je croise son regard à nouveau, seulement pour lui sourire cette fois ci, et prenant appui sur lui avec mon deuxième pied je recule et désengage le combat, le voyant soutenir son bras gauche avec difficulté. Prévisible, c’est ce bras là que je visais depuis le début : combien même mon coup a été bloqué, la vague sonore qui venait avec non et a réussi à lui fracturer le bras. Un point de faiblesse. A Otoke d’en profiter – ce système ne marchera pas deux fois, et j’ai besoin d’un peu de temps pour préparer une illusion plus puissante.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Mar 29 Mar 2016 - 21:07

Il me fallut quelques secondes pour me remettre de l'explosion que j'avais subi. Durant ce laps de temps, le combat continua, Hak ayant pris la relève. Ses capacités d'illusionnistes étaient grandes et permettaient bien souvent de mettre à mal des ennemis de haut niveau. Malheureusement, celui-ci était capable de s'en défaire grâce à ses capacités sensorielles. Mais elle n'était pas sans reste, puisque ses compétences en Taijutsu étaient bonnes également, notamment lorsqu'elle utilisait ses compétences associées à sa maîtrise de l'Onkyoton.

Cependant, je ne pouvais pas la laisser combattre toute seule ou même attendre mon tour pour attaquer. Notre supériorité numérique était un avantage non négligeable, il nous fallait l'utiliser. Sans perdre plus de temps, je sautai sur le dos de Karyuudo et je commençai à lui transmettre mon chakra. Je n'eus alors pas besoin de lui expliquer quoi que ce soit, il connaissait bien cette technique. Nous ne la connaissions pas depuis longtemps, elle nous venait d'un entraînement avec Koüga Kadoria.

Elle n'était pas encore tout à fait au point, alors il nous fallait encore un temps de préparation qui nous empêchait de l'utiliser en combat singulier. Comme Hak occupait l'ennemi, elle nous permit de la préparer sans problème. De plus, grâce à la fourberie de son affinité particulière, elle réussit à briser son bras gauche tout en évitant de se faire blesser. Ce fut à ce moment que Karyuudo s'élança. Nous étions assez éloignés de l'ennemi, mais à la vitesse où nous allions, cela n'avait absolument aucune importance.

En un seul battement d'aile, nous nous retrouvions derrière notre proie. Profitant de l'inertie du mouvement, je laissais mon corps poursuivre sa course vers lui. Tenant mon ninjato fermement, je frappai à nouveau en direction de son cou. Ma vitesse n'avait rien à voir avec celle de mon précédent assaut, il était impossible d'esquiver un coup comme celui-ci sans l'avoir anticipé.

Malgré cela, l'adversaire réussit à mettre son bras droit comme parade au dernier moment. C'était la deuxième fois qu'il réussissait ce qui me semblait impossible. La différence était pourtante grande, il n'avait pas eu le temps de réagir plus que cela et sa défense n'était pas de taille pour m'arrêter. Enfin c'était ce que je pensais. Malgré la puissance de mon coup, ma lame fut bloquée après avoir traversé la moitié de son bras. Il se tourna alors vers moi pour contre-attaquer, mais puisant dans mes dernières réserves de chakra, je renforçai ma lame de Raiton.

Après un ultime effort, je réussis à découper son bras et une des artères de son cou. L'ennemi me donna alors un coup de pied suffisamment violent pour m'expulser à l'autre bout de la cour. J'étais content, il pouvait se débattre autant qu'il le voulait, il était déjà mort.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Mer 30 Mar 2016 - 1:18

Oh ? Je souris ouvertement, admirant les mouvements d’Otoke qui enchaine directement après moi – que nous arrive-t-il, aujourd’hui, à montrer une partie de nos atouts devant l’autre ? C’est comme si la laisse qui serrait mon cou se défaisait partiellement, me permettant d’admirer la beauté d’un geste, d’un monde entier. C’est fatal – s’il utilisait cette technique contre moi, je sais que j’aurais à peine une chance de m’en sortir sans mourir, mais que je serais pratiquement incapable de continuer le combat. Petit rat, voilà que tu me caches ce genre de choses ! Combien de temps s’est-il entraîné pour en arriver à là ? Je déteste me poser cette question car elle admet directement qu’il me devient supérieur. Non ! Je n’ai pas envie de redevenir une faible, malgré nos différences. S’il progresse, je dois me montrer capable de le suivre au moins. Alors que l’inconnu bloque son épée à l’aide de son bras, il lance un regard vulgaire vers moi pour voir si je ne prépare pas quelque chose – parfait. En l’espace de cette fraction de seconde, je le laisse croire que je compose des mudras en me concentrant de sorte à lancer une illusion rapide. Rat. Chien. Cheval. Serpent. Comme si j’étais suffisamment conne pour créer des techniques de ce genre qui nécessitent autant de préparation qu’il est possible de me tuer huit fois le temps que j’en lance une.

Non. La vérité est tout autre et lorsqu’il s’en rend compte, il est déjà trop tard. Lui faisant croire que j’étais immobile par le biais d’une illusion, je me suis retrouvée à sa proximité, mon corps recouverts d’une couche de Terre particulièrement forte qui me permet de renforcer mes coups. Adieu – le temps qu’Otoke se fasse expulser par l'explosion qui lui était adressée, mon corps effectue un demi-tour, mes pieds approchant un grand écart dans les airs. Seul l’énorme craquement de ses cervicales et sa tête partante en arrière résonnent à travers le cimetière que nous venons de créer et il s’effondre, mort, devant moi. Sur un petit demi-tour partiel, je croise le regard de mon compagnon sauvage et lui adresse un petit sourire, avant de me tourner vers le magnifique cadavre devant moi. Aucune laisse. Aucun ordre. Aucune limite. Aucune surveillance du village. Rien. Seulement nous trois perdus dans un cimetière. D’un geste lent de mon pied droit, j’aligne son visage avec le reste de son corps et, sans la moindre hésitation, lui écrase les parties génitales avec mon talon.

Oui. Tu as été distrayant. Tellement. J’ai rigolé. J’ai aimé te tuer. Nous avons vaincu sur notre organisation. Tu voulais nous dire quelque chose ? Tu étais trop con. Abstiens-toi et reste mort. Oui. Pourquoi ? Tu ne voulais pas rester là plus longtemps ? Connard. Tu n’es qu’une petite pute tu sais ? M’exciter ainsi. Me procurer ces quelques sensations que tes amis ont été incapables de me donner. Touche-moi. Frappe-moi. Réveille-toi ! Coup de pied après coup de pied, je martèle son corps de l’insatiabilité dont je fais preuve devant ce combat. La rigidité ne s’installe pas encore, et j’enchaine encore, un coup, un coup, un coup, un coup. Sa peau rougit, se rompt devant mon insistance. Il n’y a plus rien qui reste de lui. Son visage, un amas de fractures. Sa propre connasse de mère serait incapable de le reconnaître, et pourtant, je le frappe encore. Encore. Encore plus. Crève. Crève. Crève. Je voulais plus ! PLUS TU ENTENDS ?! Réagis ! Un coup de plus, et encore un. Déteste-moi. Reviens me hanter après ta mort. Amuse-moi encore. ENCORE. Plus rien ne m’arrête, et je le frappe à nouveau, faisant passer une partie de la rage que j’ai toujours enfermée en moi sur sa carcasse – d’un coup, je m’arrête et fais face à Otoke, me rappelant qu’il est toujours présent.

« On brûle le tout ? »

Je lui adresse un sourire de plus, mais je sais que celui-ci n’a presque rien d’amical. La seule chose que mon visage affiche, à l’heure actuelle, c’est ma rage – ma folie. Crispé, asymétrique et hors de contrôle – le petit garçon qui a toujours voulu se battre avec les autres profite de ces quelques instants de pause avant que ma pensée rationnelle ne reprenne le contrôle, faisant récupérer à mon corps son état atone habituel. Mes yeux regardent le sauvageon et son piaf avec une fausse fermeté et, sans attendre mot, je commence à assembler les corps les uns sur les autres au centre de la place – non sans en profiter pour les abimer plus encore. Ils sont morts de toute façon.
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Message(#) Sujet: Re: Du sang et des armes [Pv Hak] Lun 4 Avr 2016 - 18:28

Je me relevai au bout de quelques secondes, je devais bien avouer que l’ennemi m’avait bien frappé avec son baroud d’honneur. Il n’avait pas réussi à me blesser, donc ce fut vraiment inutile, mais il résista jusqu’au bout. Alors que j’avais déjà réussi à le blesser mortellement, Hak profita de l’ouverture que j’avais créée pour l’achever. Elle avait bien raison, contre un adversaire comme celui-là, il valait mieux ne prendre aucun risque inconsidéré et l’empêcher de nuire dès que l’occasion se présentait.

Je partis tout d’abord récupérer mon arme qui avait volée dans une autre direction que moi. En même temps, j’assistai, impuissant, à un spectacle qui ne me plaisait guère. Voir mon équipière s’acharner ainsi sur le cadavre d’un adversaire valeureux me gênait un peu, mais je ne pouvais rien dire, je la connaissais très bien avant de l’avoir appelée sur cette mission. S’il m’était impossible de prévoir comment elle allait réagir, je savais parfaitement que ce genre de chose était possible.

Elle me demanda alors s’il fallait mettre le feu au bâtiment ce qui me fit sourire malgré la situation. Elle ne pouvait pas savoir que c’était ce que j’avais l’intention de faire depuis le début, le commanditaire m’avait bien signalé qu’une exécution spectaculaire était préférable et j’avais tout de suite pensé à un incendie. Cela permettait de montrer à toutes les personnes présentes à des kilomètres que cet endroit était détruit et en plus, cela nous permettait de détruire toutes preuves de notre passage ici.

- Ouais, on va tout brûler et on va faire exploser le bâtiment. J’ai amené pas mal de parchemins explosifs, prends en quelques-uns et place les un peu partout, je vais m’occuper de trouver de quoi faire un départ d’incendie.


Je lui tendis alors une dizaine de parchemins. Ce n’était pas suffisant pour tout faire exploser, mais cumulé à l’incendie, ce bâtiment n’allait pas tenir debout très longtemps. Faisant alors un rapide tour des salles avoisinantes, je récupérai tout le mobilier et autres objets inflammables. Une fois que ce fut terminé, je mis le feu au tout. Nous partîmes ensuite, laissant le bâtiment en proie des flammes. Au bout de quelques minutes, l’incendie atteint le prochain parchemin, provoquant une série d’explosion et la fin de ce quartier général.

- Je te remercie encore, sans toi, qui sait ce qu’il se serait passé ? Maintenant je te dois un service.

Je terminai ma phrase avec un léger rire, tandis que Karyuudo me lança un regard de désapprobation. Je me tournai alors vers lui.

- Quoi ? Tu t’es bien amusé toi aussi ! Il suffit de voir le nombre de cadavre à l’extérieur du bâtiment.


- Mouais, n’empêche, sans moi, tu aurais raté ta mission, comme d’habitude.


- C’est pour ça que tu continues à rester avec moi !

Karyuudo soupira, enfin, à sa façon, tandis que je me mis à rire de plus belle.
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Du sang et des armes [Pv Hak]

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