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 [Rebel] Le Cavalier en Péril

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Message(#) Sujet: [Rebel] Le Cavalier en Péril Dim 20 Mar 2016 - 20:33


Contexte du groupe


Alors que le village de Suna a subi de très lourdes pertes et que l’attaque des membres extrêmistes de la Nation a fait de lourds dégâts aussi bien physiques que moral, le Shozaichi n’a pas été en reste. Le palais en partie détruit, tout comme une partie de la Capitale, la plupart des troupes sont mobilisées pour aider à sa reconstruction.

Les membres du Shûkai présents au sein du pays du Vent lors de l’attaque ont tous été priés de rentrer au Shozaichi pour faire le point et s’assurer que les défenses soient de nouveau opérationnelles, certains membres dissidents avaient prévu autre chose… De façon tout à fait officieuse.

Yorurai Mikami et Sairyo Hiko avaient rendez-vous à la frontière du pays des Oiseaux. Ils agissaient pour le compte de la Rébellion et n’avaient qu’une seule cible en tête… Le gouverneur de Tori no Kuni, Samui Aokiji ! Alors que les pions avancent sur l’échiquier, le Cavalier de l’Empire compte ses abattis … .



Règles générales
    Ø Respectez l'ordre de post, et privilégiez ce RP pour ne pas le faire traîner.
    Ø Résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible) à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide. N'hésitez pas à exporter le code de vos techniques via votre Fiche Technique dynamique.
    Ø Le premier tour est un tour d’introduction. L’utilisation de techniques n’est pas autorisée dès votre premier post.
    Ø Vous avez 36h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, vous aurez une seule et unique fois un joker de 12h supplémentaires (le Staff ne passera pas poster). Si vous n'avez toujours pas posté, vous serez exclu du groupe.
    Ø Chaque personnage a droit à un seul délai de 24h s'il poste dans le bureau de SNH (www).
    Ø N'hésitez pas à utiliser le Guide de Combat et l'Indicateur de Chakra pour vous aider en cas de combat.
    Ø En cas de soucis, vous pouvez faire une demande d’arbitrage

Indications particulières
    Ø Il s’agit d’une Chronique de l’Empire, opposant l’Ordre à la Rébellion. Cela implique que votre mort est malgré tout envisageable !
    Ø Les implications Rps sont réelles : il est donc possible que les principaux responsables de la Rébellion soient identifiés, tout comme que le Pays tombe entre de nouvelles (et mauvaises) mains.


Ordre des participants

Sairyo Hiko
Yorurai Mikami

Chroniqueur et Samui Aokiji



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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Dim 20 Mar 2016 - 21:58

« Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde »
Ghandi

Que de changements en ce monde, et en si peu de temps. L’Ordre shinobi avait été grandement bousculé par l’attaqué orchestrée par les membres du Kaiho-Sha, le Shûkai avait une nouvelle fois subi une lourde attaque ravageant une partie de la Capitale, et le moral était au plus bas…

Hiko n’échappait pas à la règle, il s’était une nouvelle fois frotté à la mort de près lors de son expédition au pays du Vent. Mais au lieu de l’abattre, cela n’avait fait que renforcer son désir de faire avancer les choses. Après tout, il n’avait pas le choix, la Rébellion avait réussi à trouver une fenêtre de tir, une opportunité en Or qui ne se représenterait sûrement pas de si tôt… Il fallait en profiter.

***

Tout juste rentré du pays du Vent, l’enfant aux cheveux blancs devait déjà repartir. Il n’était pas rentré en même temps que la délégation shukaijin se trouvant à Suna lors de l’attaque car il avait non seulement eu un entretien particulier avec le Kamui, mais aussi de nombreuses victimes à aider grâce à ses talents en sensorialité. Ce fut donc pourquoi il passa les portes, en reconstruction, du Shûkai quelques heures plus tard que ses compagnons d’armes.

Il prit bien soin de se faire enregistrer par les registres afin que sa prochaine action n’entraîne pas de soupçons directs sur sa personne. Arrivé chez lui, constatant par la même occasion que ses appartements n’avaient pas été touchés par l’attaque, il se posa quelques minutes sur son lit. Prenant sa tête entre ses mains, il tenta de faire le vide, d’avoir la tête froide car une lourde étape l’attendait. Cela lui prit presque une dizaine de minutes pour se calmer et avoir les idées claires, une fois qu’il se sentit prêt, il commença à composer son sac à dos. Kunais, cordes, fil, pansements, kit de premier secours… La composition de son sac fut minutieuse, une première chez le jeune Sairyo. Mais avait-il le choix ? La marche à gravir était haute, et il fallait mettre toutes les chances de son côté !


L’enfant était prêt, il n’était pas en avance et devait se dépêcher. Il sortit donc de chez lui et ferma la porte à double tour en espérant que ce n’était pas la dernière fois qu’il voyait cette porte bleu azur. Et sans attendre, il tourna les talons et prit la direction des portes du Shûkai, direction… Tori no kuni !

***

« Mais que fait-il… ? »

Perché dans un arbre, le jeune Sairyo attendait son ami et compagnon du jour. Ce dernier n’était toujours pas là, mais il n’était pas encore en retard. Ils devaient se rejoindre au Nord de Suzume, là où se trouvait le Palais du gouverneur… Là où ils retrouveraient Samui Aokiji.

Mikami ne serait sûrement pas en mesure de repérer l’enfant tellement il eut été discret lors de son périple. De plus, sa présence était cachée aux yeux des simples passants lorsqu’il se trouvait dans son arbre. Cependant, alors qu’il sondait les environs en s’assurant qu’aucun chakra étranger ne vienne les déranger, il sentit celui de Mikami se rapprocher du lieu de rendez-vous. Attendant le dernier moment pour être sûr que ce soit bien lui et qu’il soit seul, il sauta alors au sol, atterrissant devant les yeux de son ami, sans un bruit, comme toujours.


« Salut l’ami ! Je vois que tu vas bien malgré les évènements de Suna… Prêt ? »

Pas de temps pour les fioritures, ils avaient un timing assez serré.

Hrp:
 
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Mar 22 Mar 2016 - 21:07

Peut-être tout juste quarante-huit heures s'étaient écoulées depuis le retour de la délégation shûkaijin sur les terres de l'Alliance des pays neutres.

Non, de leur Empire.

Mikami avait passé le temps que le premier soleil ne se couche à Shozaichi sans même s'être accordé la commodité de faire un saut par chez lui. La bandoulière de son sac retenue entre sa main et son épaule droites, l'autre bras reposé sur le pommeau du sabre katana, le Yorurai se tenait encore au sommet d'un rempart alors que la lune dominait la cité meurtrie en son cœur comme dans le sien. Tout l'après-midi il avait vu des shinobi monopoliser leur temps si précieux à colmater les conséquences d'une action qui leur avait pendu au nez depuis que le terrain était devenu propice à accueillir ce genre de détraqué. Et demain ils continueraient d'éponger les restes du débordement, pensa-t-il. Mais ce liquide facilement inflammable continuait de courir dans les entrailles du shûkai, et même si l'amnésique s'appliquait à cultiver un optimisme immodéré... il n'était pas naïf au point de croire que l'Essence de cet embrasement finirait par se retirer de lui-même comme le retour au large d'une marée qui avait un jour noyé tout un territoire.

Les notions de nuit et jour lui étaient à cet instant tout à fait étrangères. Ce fut au terme de plusieurs heures passées, quasiment impassiblement, au sommet de ce qui séparait les ruelles étroites de la cité de l'anarchie régissant versants de montagne et végétation qu'il s'en retourna chez lui, loin de la ville, là où le calme restait le seul roi. Son sac traversa la fenêtre qui était restée entrouverte alors qu'il venait d'enjamber son semblant de clôture, n'ayant nulle autre utilité que de permettre aux passants de reposer leur derrière et de servir de deuxième point de fixation à son hamac. Si tout son barda avait sûrement trouvé le coin d'un des rares meubles occupant son intérieur, sa pierre à polir était restée coincée entre ses doigts. Comme s'il aurait voulu lui faire violence le jeune homme s'assit sur le rondin de bois déjà bien enfoncé dans l'herbe et détacha son arme de sa ceinture. Doucement il en retira le fourreau qu'il déposa délicatement sur le sol avant de se mettre à aiguiser une lame qui pourtant était déjà bien assez affûtée.

Les frottements avaient rythmé le reste de la nuit et persisté jusqu'au jour. Ce dernier atteignait son zénith, cela faisait bien plus de deux jours que le shûkaijin n'avait pas dormi. Non pas qu'il en aurait été incapable. Il n'en avait tout simplement pas l'envie. Morphée pourrait toujours lui tendre les bras tant elle n'aurait pu le faire vaciller. Mikami était maître de son état d'esprit et ceci constituait sa clef pour ne jamais tomber sans retour dans son étreinte. Ses yeux jaunes étaient rivés sur la lame qu'il ne cessait de soigner comme de brutaliser, se perdaient parfois dans les profondeurs de Raigetsu avant de réapparaître dans son reflet, en deux tâches sombres qui prises dans le mouvement semblaient deux éclairs qui s'entrelaçaient. Et le Yorurai accélérait le rythme quand plus clairement, le froid sur son visage lui réapparaissait.

Le temps d'y aller vint enfin. Retournant tranquillement sa lame à son fourreau, contre la ceinture, il se redressa sèchement, comme un vulgaire pion face à l'échiquier. Sans y réfléchir plus d'une seconde il prit directement la diagonale, fendant à toute allure en direction du pays des oiseaux. Très vite il croisa la route de deux shûkaijin, dans leurs uniformes aussi vulgaires que similaires. Sachant que de toute manière il ne comptait sur aucune place où se ranger parmi leurs rangs, ce fut sans temps d'arrêt qu'il sauta au-dessus leur tête pour continuer sa folle chevauchée. Le temps d'un instant il crut pourtant reconnaître le jeune Sairyo dans ce binôme... mais il aurait été bien étonné d'avoir à l'y compter.


* * *

Le lieu de rendez-vous s'était vite rapproché, et ce fut d'entre les battements d'ailes et les bruissement de feuilles que Mikami entendit une branche assez solide se manifester là où ni les variations de température ni l'arrivée d'un courant d'air ne l'aurait naturellement permis. Il fut obligé de déraper pour s'arrêter tandis qu'un poing fermé montait au niveau de son buste. Hiko surgissait devant lui, atterrissant dans un silence fantomatique. Le menton du leader de la rébellion vint néanmoins se poser avec précision sur le poing de son co-équipier, qui l'accueillit d'un index à moitié plié sans même le heurter, mais à peine le toucher.

    - Tu ne cesses d'engloutir ta marge de progression à ce que je vois. Mais fais attention, ce bois qui se soulage de ton poids fait un sacré boucan pour moi. Il lui sourit. Content de te retrouver...
    - Salut l’ami ! Je vois que tu vas bien malgré les évènements de Suna… Prêt ?
    - Pas plus ni moins qu'avant que tu me parles de cette mission, et de même qu'après.


Après tout il n'avait toujours aucune idée de ce discours qu'il devrait prononcer en endossant la peau, le chakra, comme la voix d'Aokiji, et le face à face avec ce dernier restait imprévisible. Mais la vérité était que ce jeune ninja était en permanence prêt à tout. Même la plus pointue des amnésies n'aurait pu lui enlever ce que des entrainement si tranchants avaient à jamais gravé dans sa chair. Ayant laissé derrière lui un repos que de toute manière le sommeil ne lui procurait plus, depuis quelques mois légèrement cernées sous des yeux bien ouverts, c'était les nerfs encore à vif des évènements de l'examen chûnin de Sunagakure que Mikami s'apprêtait à rejoindre le palais du Gouverneur Samui.

    - Allez, je te suis. C'est toi le chef, l'ami.
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Dim 27 Mar 2016 - 5:09





La folle équipée, éprise de son envie de massacre inutile, de bévue sans aucune logique et de fiasco indéfinissable par le genre humain, vient de se rassembler à Tori no Kuni, afin de semer le chaos que d’autres seraient bien capables de faire par eux-mêmes … - voilà, c’était ma petite dose « méchanceté », revenons au récit ! Very Happy

L’équipe composée de Mikami et de Hiko s’est donc rassemblée dans un bois, afin de préparer l’opération. Le but est ambitieux, et la cible en mesure de se défendre ! Aokiji Samui n’est pas n’importe qui, et ce pour plusieurs raisons. Dans un premier temps, il n’est ni plus ni moins que le neveu de notre cher Empereur ! ce qui le place en bonne position au sein de son Clan. Par ailleurs, il est haut gradé, et Gouverneur du Pays des Oiseaux. Son implication dans le Coup d’État a démontré combien il était prêt à se mettre au service de sa fratrie, et combien il était prêt à donner pour atteindre certains objectifs impossibles. Enfin, bien que peu le savaient, il était le Chosobake : l’homme chargé de représenter l’Empire, et de porter sa parole. Sa place à la tête de Tori no Kuni n’était pas un mauvais calcul de la part du Kamui. Pendant longtemps, le Pays des Oiseaux fut celui qui était le plus attaché à son système féodal, que ce soit par la fidélité ou la peur. La présence et le travail acharné de cet homme avait permis un statu quo vis-à-vis de la population et du nouveau régime établi.

En quelques sortes, la Paix règne sur cette province impériale. Certes, les récentes agitations du côté de Ki no Kuni sont apparues avec leurs lots de problèmes : vague de migration massive, bouleversement des échanges commerciaux, conflits politiques locaux. Mais rien qui ne soit assez fort pour déstabiliser les actions du Chosobake. Ce dernier reste, encore à cette heure, un pilier majeur de l’Ordre impérial.

Le Palais se trouve non loin de la ville d’Akisaji. Il profite d’un marécage vaste qui regorge de nombreuses espèces d’oiseaux. Ces derniers aiment s’y trémousser et s’y reproduire pendant les saisons chaudes. La ville elle-même est célèbre pour ses cultures, mais aussi pour son observatoire unique sur les volatiles de tout pays. La réputation du Gouverneur dans cette ville est élevée : à vrai dire, il a le bénéfice d’être craint comme un Ninja et un Samui, mais beaucoup moins que son vénérable oncle, ce qui en fait un être sympathique, à la fois ouvert et sérieux concernant les problèmes d’État.

Il est évident que le Gouverneur de cette contrée n’est pas seul. Mais sa garde reste obscure. Certains vont jusqu’à dire qu’il n’en a pas ! Et la Rébellion ? Qu’a-t-elle prévu de son côté ? Compte-t-elle jouer sur son identité Shukaïjin pour pénétrer plus aisément les lieux ? Ou s’agit-il d’un véritable assassinat, prônant dès lors discrétion et incognito ?

Tant de choses restent encore incertaines sur cet été en territoire Shukaï … .


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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Lun 28 Mar 2016 - 21:12

Le Yorurai venait d’arriver, pile poil à l’heure. Hiko s’approcha de lui de façon discrète, mais pas assez apparemment car Mikami avait trouvé un moyen de parfaire son audition depuis son séjour au pays du Vent. Hiko avait lui aussi développé de nouvelles capacités qu’il devrait sûrement mettre en exergue dans peu de temps si tout ne se passait pas comme prévu. Ce qui était fort possible, et Hiko en était bien conscient. Mikami avait-il conscience qu’Aokiji n’adhèrerait pas à leurs idées ? Sans doute pas, ou du moins pas complètement. L’enfant aux cheveux blancs regarda alors son ami qui l’invitait à prendre la tête de cette petite expédition, mais avant de partir, il fallait qu’ils voient certains choses tous les deux. Se trouvant à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes, Hiko s’en était assuré, le jeune Sairyo sortit deux papiers de sa poche arrière. Il donna l’un d’entre eux à son ami, qui comprit directement ce dont il s’agissait.

« Voici nos nouvelles identités, à partir de maintenant tu seras Ikumo, Chûnin du Shûkai. Ces deux personnes sont actuellement en mission d’infiltration à l’étranger, nous sommes donc couverts pour arriver jusqu’au palais. »

L’enfant sourit taquine au Yorurai qui regardait l’homme à qui il devrait prendre l’apparence. Eh oui, l’enfant se réjouissait pour si peu, mais après tout, dans le monde dans lequel il vivait, il fallait s’amuser avec un rien !

***


Maintenant que leurs apparences avaient été changées, ils étaient fin prêt pour prendre la route vers le palais du Samui. Hiko avait minutieusement choisi les deux shinobis dont ils prendraient les identités. Ils ne s’étaient jamais rendus à Tori, et n’avaient aucune relation connue avec Aokiji. Cependant, ils étaient des shinobis réputés et Hiko avait minutieusement appris leurs histoires respectives pour parer à toute éventualité. Tout était une question de précision, et il ne fallait rien laisser au hasard dans ce genre d’entreprise, et malgré son jeune âge… Hiko le savait plus qu’aucun autre.

Le trajet fut relativement court, les deux shinobis, habillés aux couleurs du Shûkai avançaient rapidement. Le Sairyo avait pris soin de rétablir un certain bruit à chacun de ses pas, car après tout, il n’était plus Hiko maintenant… Il était Akujire Otami, chûnin de l’Empire. Les deux compères se mêlèrent alors à la foule au fur et à mesure qu’ils approchaient du palais du gouverneur de glace. Ils ne se quittaient pas, et malgré un air relativement détaché, Hiko avait tous ses sens en alerte. Il n’y avait aucun risque normalement, mais après tout, on n’est jamais sûr de rien. Et ce fut donc dans ce climat de décontraction apparente, que les deux shinobis arrivèrent aux portes du palais sans aucune difficulté.


« Akujire Otami, Otoji Ikumo… Nous avons rendez-vous avec le Gouverneur dans moins d’une heure. »

Et voilà, les choses sérieuses allaient commencer. Normalement, le rendez-vous avait été parfaitement arrangé par les contacts de la Rébellion, et aucun doute ne serait possible sur la réelle teneur de l’entretien qui devrait se dérouler dans le palais Impérial… Hiko et Mikami seraient entourés de nombreux gardes et shinobis fidèles à Aokiji… Mais l’avaient-ils prévu dans leur plan ? Seul l’avenir nous le dira… Si Mikami ne faisait pas de bourde, évidemment…
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Lun 28 Mar 2016 - 22:11

Effectivement si les actions du Gouverneur Aokiji Samui étaient restées silencieuse aux oreilles de l'empire et de ses membres, adhérents comme dissidents, sa politique auprès du pays des oiseaux semblait avoir réchappé à cette apparente passivité. Mikami était quant à lui familier de ces contrées. Souvent il rendait visite au Hoheinheim dont le laboratoire était établi secrètement en ces terres et à ces occasions comme à d'autres profitait de jours de villégiatures, retrouvant parfois les personnes qu'il avait déjà aidé dans le cadre de missions. Notamment la jeune Biyachu, chanteuse réputée dont la plupart des régions de Tori n'avait échappé à sa musique... disons ouverte au plus large public possible. Ceci dit, la demoiselle comme son entourage offrait à chaque fois de nouvelles perspectives au Yorurai qui, de ses observations champêtres, ne pouvait saisir de lui-même ce qui avait attrait aux plus hautes sphères de la société. Notamment ce "responsable communication" au carnet de contact étoffé et à la main lourde sur les bouteilles de saké...

Ainsi, et non sans une certaine amertume, l'amnésique ne fut pas étonné de croiser quelques camps établis à même des bases vaseuses des marécages, accueillant réfugiés du pays du bois comme indigents que les grandes villes avaient régurgités. Van lui avait plusieurs fois parlé de brigands ayant profité de la "tranquillité" des marécages pour asseoir leurs affaires et il semblait que certains aient profité de la catastrophe naturelle du pays voisin pour proposer le forfait embarcation de voyage et de fortune jusqu'à la terre promise, passage de frontière en toute impunité et bien sûr tente de camping avec vue sur la... mer. De ce fait, bien sûr, une somme des plus modestes avait été monnayée. Tori conservait son rythme et sa stabilité économique.

Le Chosobake restait pourtant à l'écoute des problèmes de son peuple. Une vaste peuplade qui avait ses représentants, ces courtisans jouissant encore des privilèges que le système de Samihare Kanki leur avait octroyés ; nul besoin de revenir sur les méthodes de ce dernier. Oui le neveu de l'empereur était craint et respecté, mais ces serpents étaient de redoutables caméléons, des fonctionnaires qui lui collaient aux bottes, bureaucrates passés experts en cirage. La plupart s'envoyaient en thérapie au pays des sources chaudes tandis que ceux qu'ils croyaient leur subalternes couraient après les volatiles de l'observatoire pour les répertorier, cuisaient au soleil dans les cultures destinés au picorage.

Le Pilier Majeur de l'ordre impérial allait bientôt voir son socle se retirer. C'était mon tour de parenthèse perfide, parce qu'il faut bien nuancer ce que les pays des oiseaux a connu en inactivité Very Happy



Reprenons donc le récit où il en était. Otoji... Ikumo. Beau gosse. Le henge n'aurait pas à être bien travaillé tant ce Taichou ressemblait à Mikami. Mais il nota les yeux rouges. En revanche, il ôta ce nœud de cravate pour le remplacer par un chaperon dont la capuche lui retombait sur les épaules et les manches au-delà du bout des doigts, lui permettant de croiser ces derniers dans la sombre enveloppe que formait son nouvel accoutrement. Hiko se chargeait sûrement de rester attentif aux flux de chakra alentours pendant que lui pouvait se concentrer sur leur environnement sonore. Le binôme fendait la foule en activité comme les groupes en train de discuter en direction du cœur de la ville et de son somptueux palais. Si le sabreur avait pu profiter de la modestie et de l'humilité de l'école de ninjutsu qu'il s'attellerait à préserver si leur mission venait à réussir, il n'avait pas imaginé que le gouverneur se sente autant à l'aise dans un lieu de travail si majestueux.

Après tout, il avait construit par-dessus la démagogie de son prédécesseur. Les deux garçons continuaient d'avancer sans décrocher de leurs précautions spécifiques. Tiens... une mouche venait de se poser sur le stand de faisan et de perdrix aperçu quelques mètres plus tôt. Pas bien... Et enfin, « enfin ! » me diriez-vous, ils arrivèrent au palais. S'il y avait bien une bourde que Mikami pourrait faire... ce serait de se laisser détourner par l'odeur de leurs fabuleux banquets.
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Mar 29 Mar 2016 - 16:39




Les deux jeunes gens, sous leur fausse identité, parviennent à pénétrer dans la demeure seigneuriale. De toute évidence, la Rébellion parvient à avoir ses entrées quand elle le désire. Ce qui ne signifie pas qu'elle peut agir n'importe où et selon son bon vouloir ! Mais cela reste un détail dont l'Empereur devra se charger s'il découvre la supercherie … .

Les Capitaines sont orientés vers l'aile Ouest. Après avoir marché et traversé quelques couloirs, ils arrivent sur un espace ouvert. Le jardin d'intérieur est très spacieux, et comprend de multiples décors, allant du jardin zen à l'espace de villégiature avec son petit pont traditionnel et ses carpes koï. Un véritable espace de paradis, qui reste à l'usage exclusif du maître des lieux. On est bien prêt à admettre une chose dans ces circonstances : les précédents locataires savaient vivre et aimer les belles choses !

Les étrangers croisent une petite troupe : des personnes vêtues à la façon des conseillers traditionnels. Sans doute d'anciens vassaux du Seigneur Féodal défunt qui ont rejoint et intégré le nouveau système pour ne pas perdre leur autorité et leur influence. Pathétique, quelque part. Telle la fourmi traçant sa route pour ne pas finir noyée sous la pluie, ces énergumènes se précipitaient pour chanter les louanges du premier homme capable de leur donner un morceau de pain plus gros qu'à son voisin ! Qui doit-on blâmer ? L'Empire ? Ou la nature humain si désespéramment inhumaine ? …

Laissé seul, mais non pas sans surveillance, le Gouverneur du Pays des Oiseaux est là, à admirer les volatiles qui jouent à cache-cache ou à « attrape-moi si tu peux » entre les branchages. C'est un décor presque enfantin. Même s'il est de nature conciliante et bienveillante, cela a-t-il été suffisant pour que ce membre de l'illustre Clan Samui mérite cette place ? Ses liens de parenté avec son oncle, sa participation dans des actions aussi sombres que le Coup d’État qui apporta son salut au Triumvirat ; l'homme a-t-il changé depuis ? S'en enivre-t-il, ou se contente-t-il de suivre un rôle qu'on lui a attribué ?
Les deux Ninjas infiltrés sont là pour s'en rendre compte par eux-mêmes et prendre la décision qui leur semble la plus juste.



Samui Aokoji, Gouverneur de Tori no Kuni


Notant leur arrivée, le haut responsable se retourne et les accueille.

« On m'a informé de votre demande de rendez-vous. Que puis-je faire pour les soldats de l'Empire ? »

Le ton reste neutre, et l'individu fait face sans méfiance ni hostilité. Il n'est cependant pas novice. Et les gardes restent dans les alentours, et peuvent même entendre cette rencontre.

Quelle sera la stratégie des deux traîtres ? Faut-il agir vite et bien ? Doit-on déplacer la rencontre ou prendre le risque de la mener ici ? Cela, même les principaux protagonistes ne le savent pas vraiment … .


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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Mar 29 Mar 2016 - 19:38

Les deux amis étaient maintenant arrivés à destination sans encombre. Hiko avait été attentif à toute perturbation de chakra étrangère, tandis que Mikami avait fait attention aux moindres bruits suspects. Ils étaient doués, chacun dans leur domaine respectif, et cela faisait d’eux des adversaires de choix pour l’Empereur. Mais aujourd’hui, et fort heureusement pour lui, il n’était pas leur cible. Le toucher directement était quasiment impossible pour le moment, ils devaient encore faire leurs armes face à des adversaires de la Rébellion un peu plus à leur portée… Et Aokiji était une cible toute désignée. Et ils allaient lui montrer, la Rébellion ferait un grand pas en avant aujourd’hui !

Les deux garçons étaient maintenant entrés dans le palais du Gouverneur. Hiko avait tous les sens aux aguets et il pouvait sentir toutes les sources de chakra se trouvant dans l’établissement. Ils n’avaient aucun intérêt à ce que le combat ni la discussion n’éclate ici, il fallait faire bouger Aokiji. Mais fort heureusement pour eux, ils avaient anticipé un minimum cette situation et avaient plus d’un tour dans leur manche. Sans broncher, ils furent emmener auprès du Seigneur des lieux qui les attendait tranquillement, au milieu de nombreux oiseaux qui virevoltaient jusqu’au plafond.

Ils arrivèrent face à lui, sous henge, il ne les reconnut donc pas. Hiko attendit que les gardes s’éloignent avant de se tourner vers le Samui qui leur avait adressé la parole. Avant de répondre, l’enfant qui avait son anorak remonté jusqu’au nez fit un petit signe de tête à son ami, presque imperceptible. Mikami savait quoi faire, ils en avaient discuté et le plan était bien ficelé. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, l’enfant prit la parole en s’adressant directement à Aokiji.



« Bonjour Aokiji-san, c’est Sairyo Hiko. Je suis venu en Henge pour ne pas attirer l’attention et faire passer ce rendez-vous pour une simple entrevue. »

Ouch. Le message était clair, mais avant même qu’Aokiji n’ait pu réagir, l’enfant aux cheveux blancs continua.

« Je suis en mission spéciale sous ordre de l’Empereur directement pour le compte du Sasayaki. Comme vous le savez, l’Empire vit des heures sombres et l’Empereur ne peut plus utiliser les moyens de communications classiques. C’est pourquoi il nous envoie pour vous transmettre une directive signée de sa main. Voici un papier contenant le sceau Impérial, provenant directement de la main de votre Oncle. »

Hiko tendit alors un parchemin scellé à la cire rouge à Aokiji. Ce papier avait été reproduit par un faussaire de haut niveau. Personne n’avait été capable de le déchiffrer auparavant. Hiko laissa à Aokiji le soin de le déplier, et il lui annonça ces dernières paroles.

« Nous vous donnons rendez-vous à deux heures du matin à cinq kilomètres au Nord de votre palais. Il y a une petite dune isolée. Venez seul, le message du Kamui ne doit pas s’ébruiter. »

Ils avaient misé sur le fait d’appartenir à l’Unité Sasayaki et Hiko avait même dévoilé son identité. C’était un risque monumental compte tenu de la mission qui s’offrait à eux et ils devaient réussir désormais… Ils n’avaient plus le choix ! Laissant le soin à Aokiji de déplier le parchemin, ce dernier fut sans doute surpris de ne rien voir inscrit sur le parchemin mis à part le sceau impérial. Le message était clair, la fausse information devait être transmise de vive voix pour ne laisser aucune trace suite aux différents évènements qui avaient frappé le Shozaichi récemment. Aokiji allait-il les croire ? Il fallait l’espérer.

Ah oui ! Pour ceux qui penseraient qu’Hiko avait grillé sa couverture aux yeux des autres, il fallait réfléchir un peu avant. Car oui, Mikami était là, et ses capacités particulières s’étaient montrées très utiles lors du petit speech de l’enfant. Mais ça, vous l’apprendrez au prochain post !
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Jeu 31 Mar 2016 - 0:06

Le palais s'offrait aux deux shûkaijin comme un nuage de parfums provenant des cuisines comme des encens et plantes disposées çà et là, en harmonie avec les pièces dans lesquelles ils se trouvaient. Un équilibre apaisant, respecté dans la subtilité comme le confinement. Et puis... kof... kof... c'en était à toussoter, remercions le groupe de conseillers dont la visibilité de leurs parures n'avait que d'égal ce qu'ils cocottaient. Mikami les croisa toutefois sans vraiment broncher, se concentrant sur leur mission même si ces quelques gus avaient sali l'air dans leur sillon. Bientôt ils n'auraient même plus leur place, nul besoin d'aller sans prendre directement à ces tartuffes. La tâche serait trop longue, trop ardue, trop infructueuse tant ils étaient nombreux. Mais ils manqueraient très vite de chaises où s'asseoir. Même si l'on ne pouvait blâmer un système pour ces vices de toutes manières récurrents, il pouvait s'adapter de manière à ne leur laisser aucune place. Hors, une organisation pyramidale attisait les convoitises, et il était difficile de jauger du mérite et de le laisser s'exprimer lorsque l'on a besoin que d'hommes-relais et de main d'œuvre opérationnelle et obéissante, cultivant cet or noir que sont les pouvoirs des shinobis en laissant pourrir les fruits et faner les fleurs dans son propre jardin.

Au final l'empire n'entretenait que celles qu'une personne trouvait intéressantes. Malgré le bon goût de l'espace ouvert dans lequel on les avait conduit, il faut bien l'avouer. Le Yorurai se serait bien tourné, adresser un regard malvenu aux quelques personne restées aux alentours pour les inviter à dégager du périmètre de la conversation. Ce genre de contact aussi silencieux qu'explicite, simplement et froidement hostile. Dans la lignée des comportements qui seyaient bien au shûkai contemporain finalement. Mais ç'aurait été dénigrer l'accueil d'Aokiji. L'amnésique le respectait, réellement. De plus, il lui était reconnaissant. Sans lui il serait sûrement encore en train de galérer à peaufiner ses techniques fûton. Le Faisan Bleu avait toujours été un homme de valeur, et à l'écoute. Au plus profond de lui, l'autre sabreur espérait que son nouvel environnement et le poids de ses responsabilités n'aient pas fini par écraser cette part de sa personnalité.

Quant aux oreilles indiscrètes... Mikami avait aussi les siennes et s'attarda un instant sur les quelques crochets auxquelles les langues des personnes dans leur dos auraient pu s'essayer. Mais étant encore novice dans cet art complexe qu'il s'entrainait encore à maîtriser, son attention fut vite obligée de rebasculer sur le centre de la discussion quand Hiko finit par lui faire signe.

Dissimulée par sa manche, sa main droite scella un mudra qu'il dut maintenir pour mettre une partie de l'air alentour sous sa coupe. Son chakra raiton commença doucement à s'y glisser, agissant comme un filtre modulable qui préserverait... comme altérerait les sons qui le traverseraient. Comme un voile se formait, s'étendant au-dessus des trois shinobi telle la face interne d'un lent raz-de-marée. Un sens avisé aurait pu y voir une bulle qui se formait mais celle-ci s'étala comme un drap fantomatique flottant au-dessus et autour le trio concerné.

Si la discussion venait de commencer, ce serait avec regrets que les potentiels mouchards n'auraient vent que de banalités.


    - Bonjour Aokiji-san, je suis Akujire Otami. Je suis venu de Tsuchi faire passer une missive importante, but de cette entrevue.


Fiou... Même si ce n'était pas la première fois qu'il se livrait à cette technique, ce simple exercice nécessitait timing et précision. Ralentir ou accélérer le passage de certains mots était aussi à sa portée tant le but de cet artifice était de prendre le contrôle de la propagation d'une discussion, mais il manquait encore d'entrainement pour en modifier la totalité à sa guise. Perfectionner l'utilisation de ce jutsu rendrait même la tâche plus facile. Toutefois cette petite phrase ne restait qu'un échauffement...

    - Nous sommes en mission spéciale sous ordre de l’Empereur directement pour le compte de Shozaichi. Comme vous le savez, l’Empire vit des heures sombres et l’Empereur est très occupé ces temps-ci. C’est pourquoi il nous envoie pour vous transmettre une directive signée de sa main. Voici le papier contenant le sceau Impérial, provenant directement de la main de votre Oncle.


Easy. Gaffe à ne pas trop lui raconter ta vie non plus !

    - Vous y trouverez de précieux conseils pour les temps à venir entre quelques passage personnels qui je cite " vous sont tout particulièrement adressées ". Veillez donc à préserver cette intimité.


Et voilà le travail ! Ben quoi ? Même s'il débutait, jamais il n'aurait proposé cette stratégie à son camarade Sairyo s'il n'était pas sûr de pouvoir assurer !
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Sam 9 Avr 2016 - 22:03




Samui Aokoji, Gouverneur de Tori no Kuni



L’approche des deux hommes peut surprendre. Mais Aokiji Samui ne laisse rien transparaître. Il est conscient que la situation est grave. En tant que Gouverneur, et en contact direct avec les autres Seigneurs de Guerre et son Supérieur tout-puissant par quelque artifice mystérieux, il est déjà informé de la catastrophe qui a frappé la Capitale Impériale. Doit-il pour autant dépêcher des troupes sur place ? En vérité, non. L’important est le poste qu’on lui a confié. Et s’il est Chosobake, c’est bien parce que l’Empereur lui attribue une confiance sans faille !

En ouvrant la lettre et en lisant son contenu – c'est-à-dire rien du tout !! – l’Onshi de l’Empire reste un instant perplexe. Une mission si importante que l’Empereur l’aurait confié à une Unité Spéciale ?! Le connaissant, il serait venu lui-même oui !! Mais le sceau est en soi suffisant pour croire aux bonnes paroles rapportées par le jeune Hiko. Aokiji connaît d’ailleurs bien ce garçon qui a subi les premiers évènements de l’Empire plus que quiconque. Est-il pleinement rattaché à ce système ? Aucune idée. Mais il reste fourni d’une certaine morale et ne prendrait qu’un risque qui mettrait des populations civiles en danger.

Le rendez-vous est à l’extérieur du Palais. Le fait de mentionner des temps sombres pour le Shukaï est-il un moyen de souligner le danger d’une possible infiltration de la part de l’Ennemi ? Allez savoir ! Faut-il prendre des précautions ? Demander à une escorte de se préparer ? Informer quelqu’un du lieu du rendez-vous au cas où on veuille le chercher pour une urgence ? Tout cela semblait absolument nécessaire. Malgré son oisiveté latente et ses activités quasi-transparentes, Aokiji Samui reste le Gouverneur du Pays des Oiseaux. S’il n’est pas sur place pour donner les ordres, il peut devenir très compliqué de donner une suite aux évènements lorsque cela est nécessaire.

Mais la lettre vient de l’Empereur. Le Sceau Impérial en atteste. Il n’y a pas à réfléchir davantage.

*
* *

Le rendez-vous est très tardif ; ou l’inverse, étant donné l’horaire. Mais peu importe. Les réunions secrètes ont habitude à être en des lieux bien plus reculés et ne rassemblant qu’un maigre groupe d’hommes. Bref, rien ne bien inhabituel. C’était suffisant pour que le Gouverneur s’y rende de son plein gré, et seul. Non sans avoir pris quelques précautions. Ses capacités ayant évolué au cours de ces dernières années, l’homme qui avait eu comme mentor le Kamui en personne ne se rend pas sur place sans armes et sans idée. Mais il reste curieux de connaître les raisons de cette escapade nocturne.

Arrivé sur place, il préfère attendre et se tient droit. Il compte bien sur ses « hôtes » pour être à l’heure !

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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Lun 11 Avr 2016 - 20:28

Mikami avait fait des prouesses, il n’avait pas menti lorsqu’il s’était déclaré capable de modifier le son sortant de la bouche du jeune garçon pour ceux qui n’étaient pas censés écouter aux portes. Hiko avait donc pu facilement transmettre le message au Gouverneur et il ne restait maintenant plus qu’à compter sur la discrétion de ce dernier face à la mission transmise par le Kamui. Enfin ça, c’était ce qu’il croyait. Les deux compagnons se retirèrent donc, non sans faire semblant que leur entrevue s’était réellement bien déroulée et qu’ils souhaitaient à Aokiji une bonne continuation. En réalité, il n’en était rien.

Le garçon aux cheveux blancs, dont l’apparence était toujours dissimulée, fit une petite courbette en direction d’Aokiji tout en lui adressant ces quelques mots.


« Merci pour votre temps Gouverneur. Nous nous retirons désormais… »

Un dernier regard envers le Samui, puis ils partirent. Hiko sonda une dernière fois le lieu et tenta de se remémorer tous les chakras, au cas où. Les deux amis prirent ensuite congés et partirent du palais pour sortir de la ville, ils devaient maintenant mettre au point les derniers détails de l’opération car la soirée risquait d’être agitée.

***

« Il faut que tu nous créées une bulle insonorisée pour discuter. Car si tu connais cette étrange faculté de pouvoir faire du son un de tes atouts, il n’est pas impossible que d’autres en soit capable. Car nous allons devoir discuter avec le Gouverneur de sujets réellement sensibles pour l’Empire… »

Hiko n’en avait pas trop dit. Il avait bien fait attention à ne pas se faire suivre lorsqu’ils étaient sortis du palais et de la Cité, mais il n’était pas impossible qu’ils soient épiés. Ce fut donc pourquoi il évita de ne parler trop ouvertement de leurs plans pour Aokiji.

Et ce fut donc tranquillement que les deux compagnons passèrent le reste de la journée à peaufiner leur argumentaire pour convaincre Aokiji, mais aussi les mots qu’ils devront utiliser s’ils échouaient dans les négociations amiables. Rien n’était laissé au hasard, et le lieu avait été soigneusement choisi par la Rébellion. Un petit Canyon permettant une certaine tranquillité, et si combat il devait y avoir… Les acteurs pourraient se défouler sans risque de se faire capter par un petit voyeur. Le soleil laissa rapidement la place à une lune parfaite, et l’heure du rendez-vous approcha à grands pas…

***


Ayant retiré son henge basique, Hiko allait se présenter sous sa véritable identité à Aokiji pour instaurer une relation de confiance entre les différents participants. En arrivant au niveau du Canyon, ils purent donc voir Aokiji en contrebas. La falaise était relativement haute, et toute fuite paraissait bien difficile. Une des raisons pour lesquelles Hiko avait choisi ce lieu… Car si jamais Aokiji n’adhérait pas à leurs idées, il apparaissait indispensable qu’il ne s’enfuit pas. Alors qu’ils étaient encore en haut, le jeune garçon avait sondé les environs et s’était assuré qu’aucun intrus ne puisse les suivre. Aokiji était venu seul, semble-t-il. Il était temps de le rejoindre. Hiko fit un petit signe de la tête à Mikami qui sut alors immédiatement quoi faire, puis il lui emboîta le pas et descendit la pente rocheuse pour atterrir non loin d’Aokiji Samui.

Vêtu dans son habit noir, Hiko releva sa capuche et vint dévoiler sa chevelure blanche qui vint immédiatement contraster avec ses habits. Il regarda Aokiji avec un petit sourire, et prit immédiatement la parole alors que Mikami se tenait à ses côtés.


« Bonjour Aokiji-san, désolé pour les précautions de tout à l’heure mais il nous fallait être sûr que vous soyez seul pour entendre ce que nous avions à vous transmettre comme message… »

Les bases étaient posées, et le jeune garçon aux cheveux blancs était des plus sérieux bien qu’on puisse lire une certaine touche de gentillesse dans sa voix. Car oui, il appréciait le Samui autrefois… Mais depuis, ce dernier s’était retourné contre ses propres valeurs, contre l’homme qu’il était auparavant. Et cela, l’enfant ne pouvait l’accepter.

« Aokiji-san… Vous devez démissionner de votre poste de Gouverneur ! »

Oups. Ça passe ou ça casse !
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Mar 12 Avr 2016 - 22:05

Hiko et Mikami quittèrent le palais comme il y étaient arrivés, et par réflexe l'amnésique se saisit au vol des paroles de son camarade pour ne les relâcher que si rien de compromettant n'en ressortait. Il avait bien fait. Dès les premiers mots il fut surpris par la mention de ses facultés qu'il ne souhaitait laisser se propager, dans ce contexte en particulier. Ne pouvant laisser transpirer seulement la dernière phrase du jeune Sairyo, il ne put que détourner la totalité de ses mots sous la forme d'une invitation à aller se faire péter la panse dans une des échoppes précédemment croisées. Pas celle où la mouche s'était posée, si l'on y tend l'oreille ces bêtes là font de ses bruits à vous en couper l'appétit pour deux jours. Mais ce fut la première et sûrement la seule chose qui lui passa à l'esprit pour couvrir sa maîtrise du son. Une maîtrise qu'il avait d'abord recherchée au sein même des terres du shûkai, sans succès. Si utilisateur de l'on'kyôton il y avait chez eux, le Yorurai était certainement le seul ou alors étaient-ils trop peu nombreux pour qu'il ne puisse les avoir trouvés par le passé et pour qu'il ne laisse ces mots être associées à cette "visite de courtoisie" au cas où le gouverneur, le lendemain, venait à revoir son alignement et ne plus donner signe de vie. Ce fut alors dans le silence que les deux compères sortirent...

* * *

Le sabreur avait passé le reste de la journée au calme, à revoir et adapter le plan d'action avec le senseur mais surtout à affiner une technique de bulle isolante. Si ç'avait été une des premières possibilités sur lesquelles il s'était jeté en débutant cet apprentissage, ce dernier restait à ce jour trop bref pour prétendre faire des miracles à toutes fréquences. De longues heures furent attribuées à cette tâche jusqu'à ce que les shûkaijin ne se mettent en route pour le point de rendez-vous.

    - L'isolement sera assez solide pour ce soir, mais il ne faut pas s'éterniser sur les discours. On va devoir imposer des temps de silence là où il attend une information, ou peu importe... C'est un jutsu qui a besoin de respirer.


Et dont ce type d'utilisation oscillatoire lui permettait de progresser bien plus vite que ce qu'un rythme raisonné aurait permis !

* * *

    - Bonjour Aokiji-san, désolé pour les précautions de tout à l’heure mais il nous fallait être sûr que vous soyez seul pour entendre ce que nous avions à vous transmettre comme message…


Mikami, portant encore la même tenue mais ayant défait son henge, salua le Samui avec qui il avait déjà laissé parlé les sabres et qu'il tenait en assez haute estime pour prendre toute mesure de ses mots et de ses idées avant de se lancer dans une lutte physique où le dernier mot serait tant signe de force que d'incapacité à raisonner. C'est avec une certaine amertume qu'il irait pourtant jusqu'au bout de la confrontation, quelle soit verbale ou physique, une aigreur renforçant sa détermination à agir face aux divisions que le shûkai était en train de créer.

    - Aokiji-san… Vous devez démissionner de votre poste de Gouverneur !


Voilà qui avait le mérite de poser clairement les bases... au risque de voir le Faisan Bleu s'opposer de front et directement à tout ce que le binôme aurait pu argumenté. Le Yorurai laissa glisser un regard en coin vers Hiko, se remémorant que ce dernier avait d'emblée jugé le combat inévitable.

    - Senpai...


Premier temps de silence, Mikami cherchait clairement à capter l'attention de son vis-à-vis, démontrant d'un regard neutre, coincé entre conviction et empathie, qu'il prenait en considération toutes les dimensions personnelles, éthiques, et politiques, faisant qu'Aokiji exprimerait sûrement un refus total à cette proposition même s'il se doutait qu'il serait prêt à en écouter les raisons. L'empereur avait été son maître, lui avait livré techniques, stratégies, esprits... Dieu seul sait à quel point leurs rapports avaient pu être proches et où s'établissaient les limites des valeurs que le Kamui avait transmis à son ancien élève. S'il y avait une chose dont l'amnésique pouvait se targuer d'être sûr, c'était que la reconnaissance de l'élève envers le maître serait le principal frein à cette entrevue et qu'elle pouvait s'appliquer à bien des échelons. Sur ces pensées la bulle isolante se densifiait à nouveau...

    - C'est bien plus que de démissionner dont il est question. Si cela arrive, c'est toute la structure de l'empire qui sera remise en cause. Et c'est ce que nous voulons offrir à toute la population. La question reste ouverte Aokiji... les shinobis doivent-ils les servir ou les diriger ? Si nous avons beaucoup à leur transmettre, nous allons devant de sérieux problèmes internes si toute l'énergie dégagée par le shûkai converge vers la vision d'un seul homme. Si nous les exploitons plutôt que les protégeons, j'ai bien peur que nous nous engagions sur la même voie que ces daimyos que nous avons supprimer.


Ça passe ou sa casse Hiko, alors autant pousser les murs ! Remarquez aussi le tour de passe-passe entre la position de leur action et un éventuel mouvement de rébellion, se dissociant ainsi naturellement... Mais surtout, de son point de vue, c'était avant tout une réflexion qu'il proposait au Gouverneur et élève du vieux Samui. Est-ce que la route empruntée, mène bien à l'objectif que chacun des trois shinobi présents portaient en leur cœur ? Ce frein qu'était sa proximité avec l'empereur était tout aussi bien le principal levier sur lequel les deux shûkaijin comptaient appuyer. Si cette affaire ne tenait finalement qu'à des questions de convictions et que la croyance de l'élève envers son maître était inébranlable, peut-être que celui-ci verrait une occasion de flouter l'image que le binôme avait de Kakeshuou en saisissant la brèche ouverte par la question de l'extermination totale des seigneurs féodaux et la mission qui lui avait été confiée ce jour-là... notamment sur l'état de santé de la vieille Oge Akeko, dont la vérité pourrait certainement permettre de faire vaciller le leader de la rébellion comme l'électron-libre. En attendant, la bulle isolante s'était relâchée et n'attendait que la moindre vibration pour à nouveau se resserrer.
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Lun 18 Avr 2016 - 2:41




Samui Aokoji, Gouverneur de Tori no Kuni




Sur le lieu de rendez-vous, calme et patient, le Gouverneur voit approcher les deux hommes lui ayant fixé rendez-vous. Lorsqu’Hiko lui révèle son visage, le Samui est content de retrouver un garçon qu’il connaît et avec qui il apprécie de converser. Quant au deuxième, il l’a deviné grâce à son sixième sens Mamoru et par la présence qu’il dégage : il s’agit de Mikami. Un autre Ninja qu’il a déjà croisé et avec qui il s’entend bien. Ces deux éléments ensemble doivent former une excellente équipe, et sont certainement très efficaces pour l’Empire.

Mais la rencontre se solde rapidement par un sérieux des plus tendus, et une déception quasi-palpable. Car les deux hommes ne sont pas là pour délivrer un message de l’Empereur. Mais plutôt pour des intérêts personnels.
Ne mâchant pas ses mots, le jeune combattant à la chevelure d’argent va droit au but et incite le Gouverneur à démissionner de son poste. Aucun autre mot ne vient compléter cette demande. S’il s’agit d’une requête de l’Empereur en personne ou d’une attente de leur part, il est difficile de savoir à quoi s’attendre. Mais pour l’instant, devant la surprise mais aussi l’impact que cette demande peut avoir, Aokiji préfère garder le silence.

L’intervention de Mikami vient apporter quelques informations complémentaires. Il s’agit donc d’ébranler le système. Surpris de voir un Ninja prendre les rennes et s’imposer à la place de Daimyos ? Dans ce sens, on peut effectivement dire que Kakeshuou Samui est un précurseur. Il a créé un système politique et territorial jamais rêvé par un combattant de l’Ombre. Sortant radicalement de la fonction de celui-ci, il en demeurait pourtant une représentation ultime dans le Monde Ninja. Pendant longtemps, Aokiji lui-même avait douté de ce principe d’Empire. Un ensemble de territoires rattachés à la figure d’un homme sans ombre, qui ne montrerait jamais son visage et ne tenterait donc pas de savoir comment fonctionne le système. Mais les faits ne prouvaient-ils pas que ce régime, fonctionnant sur une implication transparente de la population et une crainte invisible d’un modèle répressif existant ou non, pouvait marcher ?

Mikami Yorurai achève sa prise de parole avec ce simple questionnement : quid des véritables intentions du Kamui ? Et ces intentions peuvent-elles vraiment répondre aux aspirations de plusieurs nations ?
Avant de répondre, le Gouverneur se ramasse, reste bien droit et porte son regard dans un premier temps sur le Sairyo, puis sur le Yorurai. De par leurs positions, il est encerclé. En vérité, son destin semble déjà scellé, mais il compte bien défendre sa ligne, d’abord dans la discussion puisqu’elle lui est offerte ; puis par les armes, s’il n’y a pas d’autres choix. Mais la situation semble plus que claire … .

« … Belle stratégie de m’attirer seul ici sous couvert d’un message de la part de l’Empereur … j’espère ne pas me faire avoir deux fois … »

Cette phrase est plus pour détendre l’atmosphère et retarder l’arrivée aux armes. Mais cela permet également au Samui de voir quel est l’état d’esprit des deux adversaires qui l’entourent. S’ils sont à cran et décident d’en venir rapidement à l’affrontement, il aura moins de temps pour se préparer … bien que ses « esprits » soient déjà au rendez-vous en cas de besoin. S’ils lui laissent véritablement le choix, c’est qu’il peut tenter de les convaincre. Et ça … c’est précisément la tâche que lui a confié son mentor et maître !

« Je savais qu’une Rébellion trouvait ses racines ; j’ignorais qu’elle se trouvait parmi nos meilleurs éléments ! Mais ce genre de chose est finalement une fatalité. Un grand pouvoir attire toujours des adversaires … pour des causes nobles, ou des ambitions qu’on garde sous secret même entre amis … »

Par ces paroles, Aokiji tente de mettre le trouble dans leurs esprits. Car sont-ils vraiment capables de travailler en équipe ? Ce n’est certainement pas la première fois qu’ils se rencontrent. Planifier un tel projet ensemble nécessite de la préparation. Mais pour avoir participé au coup d’État de Kakeshuou, le Gouverneur sait qu’il y a un océan entre faire confiance aux paroles et faire confiance aux actes. Cet instant sera déterminant pour les deux jeunes gens.

Il lève une main et un doigt d’interpellation en direction de Hiko.

« … Je comprends que vous ayez des inquiétudes. Je ne pensais pas que vous en viendriez à attaquer le système directement. Mais admettons. Vous craignez que cet homme agisse pour ses propres ambitions. Qu’il s’impose au monde et gouverne comme un Dieu sur sa création. Et c’est la preuve que vous êtes intelligents. Qu’un homme domine un autre est chose naturelle : les Daimyos régnaient sur tout un peuple. Le Kamui est différent : il gouverneur sur des populations entières ! Et le fait qu’il centralise les pouvoirs est de facto une menace sur la stabilité de ce régime et de la paix qu’il veut défendre ! … »

Il fait volte-face vers Mikami et renouvelle le geste, le pointant directement du doigt.

« … mais pouvez-vous m’apporter des preuves des mauvais agissements de l’Empereur ? Ca fait deux ans que Kakeshuou-sama a pris le pouvoir. Deux années pendant lesquelles il n’y a eu aucune répression, aucun acte de barbarie ou de cruauté marquée. J’entends évidemment mettre de côté la mise à mort des Daimyos, qui ont été éliminés à des fins politiques et pacificatrices … . Pouvez-vous me donner une bonne raison de douter de cet homme qui nous garantit la sécurité et la paix sur un domaine aussi vaste aujourd’hui ? »

La parole est désormais à la Rébellion, qui va devoir justifier les raisons de son existence.


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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Mer 20 Avr 2016 - 0:25

Si Mikami fut d'abord surpris d'entendre que le Gouverneur avait eu vent de la formation d'une rébellion, cette affirmation l'ayant laissé perplexe fut très vite relayée au rang d'anecdotique quand le Samui continua. À commencer par le fait qu'il accorde qu'un grand pouvoir attire de nombreux adversaires... Autant avouer que les hautes instances impériales se dressaient sur cinq et maintenant six pays différents en totale connaissance de cause. Avancer ceci pour sauver la face d'un système prônant la sécurité comme l'un des principaux piliers... n'avait absolument aucun sens ! Le Yorurai demeurait perplexe, plus que curieux de découvrir qu'elle serait la suite du discours du Faisan Bleu, qu'est-ce que le porte-parole de l'empereur aurait à dire pour dresser leur œuvre sur les sommets auxquels elle prétendait.

Entre parenthèse, cette histoire de secret entre amis ne trouva pas réellement d'écho dans la boîte crânienne de l'amnésique. Lui qui abordait toute relation humaine avec une insouciance prononcée, ne fit même pas le lien avec la possibilité qu'il puisse y avoir des secrets entre lui et le jeune Sairyo - au mieux, ce serait une sorte d'intimité mutuelle et personnelle, tout à fait naturelle (c'était un binôme, non pas un couple). À vrai dire et pour sa part du moins, imaginant qu'Aokiji parlait de son expérience, il n'avait absolument pas percuté que ces sous-entendus puissent leur être destinés. Et puis à la suite de la punchline sur les grands pouvoirs, l'oncle parle bien de responsabilités non ?

Par la suite, l'empathie du Gouverneur à l'égard de leurs inquiétudes fut tellement poussée que le sabreur ne sut rapidement plus quoi en penser. Ce qu'il disait à Hiko... frôlait la dénonciation du système impérial et de la position de son chef suprême. Pendant un instant Mikami pensa qu'il se rangerait de leur côté, sans qu'ils n'aient plus à argumenter ; ce jusqu'à ce qu'il ne se tourne vers lui. Sa question, sa demande de preuve... connaissant pourtant Aokiji, les pensées de l'amnésique viraient à la confusion : demandait-il vraiment naïvement s'il y avait eu des actes concrets mettant en cause la responsabilité de Kakeshuou dans une éventuelle exposition du Shûkai à de sérieuses menaces ? Ce quelques jours à peine après que le centre-ville de Shozaichi n'ait été détruit ? Sérieusement ?

Ou les invitait-il carrément à en dégoter en insinuant que leurs actions nécessiteraient des preuves tangibles pour décrédibiliser le Kamui ? Le Yorurai demeurait irrésolu vis-à-vis du discours de leur vis-à-vis. Ses pensées devaient dépasser ses paroles, il ne voyait pas vraiment d'autres solutions à vrai dire... Néanmoins, peu importe le positionnement de ce dernier, les raisons de sa présence ici demeuraient inchangées :


    - Le dernier attentat donne bien plus de raisons de douter qu'il n'en faut, pour répondre à ta question.


Car ces mots n'étaient destinés qu'à ceci. Un cerise jetée au corbeau tout au plus. Pour se forger, ses convictions n'avaient pas attendu qu'un shinobi donne sa vie pour une pichenette, aussi puissante fut-elle, adressée au roc que formait le Shûkai.

    - Ce n'est pas de preuve dont il est question. Tu viens toi-même de dire qu'il impose sa domination à des populations entières ? Sans répression ? Nombreux sont les civils qui n'osent depuis élever la voix pour la plus fébrile des remises en question. Si ceci n'est pas assez concret, le système au sommet duquel nous nous trouvons l'est on ne peut plus. D'où le shinobi tire-t-il sa réelle domination, Aokiji-senpai ? Nous sommes nous à ce point enivrés de nos forces pour placer nos esprits au-dessus de milliers et milliers d'autres ?

    Notre force brute et notre rapport constant avec la mort sont nos véritables forces, nul besoin de les accompagner d'une institution gouvernante. Notre domination peut largement se suffire à s'instaurer naturellement, à fluctuer ! Soumise à l'efficacité de nos actes et à ses répercussions sur ceux que nous disons protéger ! Aucune structure de la sorte n'a sa place pour stabiliser un pouvoir qui serait le seul juge de ses agissements...


Drôle de discours pour un électron-libre, ce devait paraître paradoxal qu'il prône l'écoute constante des besoins des populations, leur service, mais surtout leur soumission. Même si ce n'était pas réellement ces derniers principes qu'il cherchait à mettre en valeur, Mikami faisait la part des choses. À œuvrer pour sa propre personne, personne n'aurait à venir le reprendre sur ses actes ; mais à prétendre en protéger d'autres, il ne pouvait tourner le dos à celles-ci.

    - Je crois sincèrement que notre expérience tend à nous emmener vers la sagesse... même si je commence à gravement le remettre en question. Finit-il par ajouter en lorgnant sur le blason impérial arboré par l'uniforme du Gouverneur. Aussi qu'elle peut servir à guider les populations avec lesquelles nous vivons. Mais pour ce faire il va falloir que nous redescendions à leur niveau.


Et il était sûr que les convictions d'Aokiji n'étaient pas si éloignées des siennes. Il fallait qu'il y ait un déclic, dans le meilleur des cas, que le Faisan Bleu reconnaisse la place invasive qu'ils occupaient à cette heure et l'éventail de solutions différentes. Encore aurait-il fallu que leurs objectifs soient fondamentalement similaires et que le Kamui n'ait pas totalement aliéné son neveu à cette domination... À ton tour Hiko, je suis sûr que tu as aussi beaucoup de choses à dire.
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Jeu 21 Avr 2016 - 8:27

La discussion avait été engagée, mais notre jeune petit héros n’était pas très serein. Faire durer cette entrevue était mauvais en tout point, personne ne devait se rendre compte qu’Aokiji avait quitté le Palais. Et surtout, il ne fallait pas qu’un étranger à cette rencontre ne vienne les déranger par la suite. Et alors que Mikami venait de prendre l’initiative de répondre à celui qu’il tenait si hautement en estime, le jeune Sairyo préféra prendre des mesures protectionnistes. Après tout, il n’était pas à exclure que celui qui se faisait appeler le faisan bleu ne cherche à gagner du temps pour les mettre dans une situation des plus indélicates.

Hiko préféra donc laisser la bataille d’arguments de côté et se préparer à un éventuel combat. Il savait que Mikami souhaitait vraiment éviter le combat à tout prix, mais ils n’auraient sûrement pas le choix, et il était temps que le Yorurai s’en rende compte. Ce fut donc pourquoi Hiko composa quelques mudras sous sa large cape, et diffusa une infime partie de son chakra dans l’air. Continuant ses signes incantatoires sans lâcher le Samui des yeux, il fit alors un ultime mudra qui ne provoqua aucune réaction dans l’immédiat.

Cependant, alors que la discussion battait son plein entre les deux anciens amis, une brume épaisse vint alors faire son apparition et surplomba la canyon dans lequel les trois garçons se trouvaient. Hiko, avec sa maîtrise du ninjutsu, venait de créer un écran de protection à tout observateur un peu trop curieux sur ce qu’il se passait et allait se passer entre le Gouverneur et les résistants. Sachant pertinemment que les deux autres ne tarderaient pas à comprendre ce qui venait de se passer, Hiko préféra jouer cartes sur table et regarda tour à tour Aokiji et Mikami.


« Autant être clair, j’ai créé cette brume artificielle pour qu’aucun élément extérieur ne vienne nous déranger. Elle n’est pas toxique, je vous rassure. »

On détend l’atmosphère ? Pas vraiment. Le tutoiement était de rigueur.


« Je comprends ton scepticisme Aokiji, mais crois nous… Nous avons vu bon nombres de villageois révoltés par la prise de pouvoir de ton Oncle. Et si tu ne les as pas entendus, c’est que tu n’as sûrement pas pris la peine de mettre le nez dehors… Trop enivré par le pouvoir que le Vieillard t’a accordé. »

Les mots étaient durs.

De telles paroles, prononcées sans lever le ton… Hiko était vraiment en rogne. Et c’était l’une des premières fois qu’il le montrait. Toutes ces morts inutiles, tous ces cadavres cachés sous le tapis du Viok’… Tous ces villageois paralysés par la peur de représailles. Hiko ressentait tout, son empathie lui conférait ce fardeau. Mais aujourd’hui, cela allait changer. Et Aokiji sera le premier à tomber, renversant ainsi tous ses confrères pour finir par le château de cartes dans lequel avait pris place le Vieillard.


« Du coup je te le demande une dernière fois, en mémoire de la bonne personne que tu étais auparavant… Quitte ton poste Aokiji, ou nous te forcerons à le faire. »

Les sens en éveil, Hiko avait annoncé la couleur. Mais cela, Aokiji l’avait sûrement déjà compris… Il n’allait pas ressortir de cette situation sans effort, et aujourd’hui il était temps pour lui de prendre sa propre décision. Mais la vraie question qui se posait était la suivante : Jusqu’où l’Empereur avait-il perverti son neveu ?

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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Dim 24 Avr 2016 - 0:46




Samui Aokoji, Gouverneur de Tori no Kuni




En entrant directement dans leur offre de discussion, le Samui s’est gardé de précieuses minutes de réflexion pour savoir quoi faire face à ces deux gamins. Il est seul contre eux ; mais n’est pas perdant pour autant. Il dispose de plusieurs atouts dans sa manche, et est prêt à entrer en action dès que les « négociations » seront gâchées. Le Gouverneur n’a pas vraiment hâte de faire la guerre à deux personnes à qui il est personnellement lié. Mais il est évident qu’il n’hésitera pas à le faire si cela est nécessaire !

Le Yorurai répond à ses questions ; il est d’ailleurs bien le seul à le faire. Les attentats récents ? La répression ? Les deux groupes n’ont apparemment pas les mêmes informations à leur disposition. Mikami tente de rappeler l’importance du Ninja, et surtout de son identité. Qu’il se mette à la place du peuple, qu’il agisse dans l’Ombre et sans se charger du pouvoir. Il est vrai que, pendant longtemps, ce modèle a existé. Mais cela signifie-t-il que celui mis en place par son Oncle est inefficace ? Ce serait une erreur de se cantonner à cette seule analyse. Portant une main à son menton en guise de réflexion, le Gouverneur du Pays des Oiseaux accepte cette joute verbale et politique avec son ancien ami.

« Je pense que tu te trompes, Mikami … . Le dernier attentat ? Et alors ? Le Triumvirat a lui aussi été attaqué, et même plus souvent ! Tu confonds les adversaires de l’Empire avec les gens sans cervelle prêts à s’attaquer à tous les symboles qui existent dans ce monde … »

Est-ce une façon déguisée de parler de la Rébellion ? Va savoir ; mais le Régent ne s’arrête pas là …

« … et je rejette complètement cette histoire de répression ! Les provinces impériales fonctionnent toutes selon le modèle gouvernemental choisi par leurs dirigeants respectifs. A ce titre, si répression il y a, elle tient plus de ces hommes que de l’Empereur lui-même ! Et aux dernières nouvelles, il n’y a eu aucun acte de violence. En revanche, tu as raison de dire que nous devons penser au peuple ! Et depuis la création de l’Empire, les charges seigneuriales ont été réduites, voire abolies ! les routes sont plus sûres et les taxes généralisées. La situation économique du Shukaï s’améliore et nos adversaires ont fait preuve de moins d’audace contre nous ! En fin de compte, la seule chose qui menace aujourd’hui le Shukaï et ses habitants … c’est la Rébellion, non ? »

De quoi questionner les véritables désirs et volontés des deux combattants ! Pour Hiko Sairyo, peu de chances que ce dernier soit à l’écoute. Mais il peut en être autrement pour Mikami qui a toujours été prêt à accorder du temps à la réflexion. Si ce dernier revient un peu sur ces histoires, il décernera le vrai du faux … .

Mais la brume, malgré les propos de son Invocateur, vient briser le rythme de la discussion. Et au cas où les choses ne soient pas assez claires, il rappelle que c’est une dernière sommation. Leur « expérience » les aurait poussé à voir bien des atrocités ce qui les pousseraient à agir. Foutaises, oui ! Ces gamins n’ont rien vus ni rien entendus, puisqu’il n’existe aucune contestation active ! Et si elles existaient, il ne serait pas dans l’intérêt de l’Empereur de les balayer d’un revers de la main ! Désormais, les choses sont dites et les deux hommes sont déterminés. Autant entrer dans leur jeu macabre !

« Vos allégations sont purement inventives. Vous êtes trop jeunes pour accepter que les choses changent, et vous vous êtes construits un monde dont vous êtes les héros. Amenez moi des témoins, des preuves, des indices démontrant vos dires, et en tant que Chosobake – Gardien de l’Ordre et de l’Éthique de l’Empire, je serais votre porte-parole privilégié dans vos exigences. Mais en attendant, et étant donnés vos méthodes, je me permets de vous rappeler que je reste un Gouverneur fidèle à l’Empire, et qu’en tant que Chosobake, il est aussi de mon Devoir de défendre ce système contre toute menace mettant en péril son équilibre et ses habitants ! »

Lancé sur cette décision, le Samui met rapidement genou à terre et frappe le sol de ses deux mains. En peu de temps, l’atmosphère refroidit, et l’ambiance devient glaciale ! Le vent souffle à son avantage dans cette brume fabriquée de toutes pièces, et un nouvel allié invisible vient à la rescousse du Gouverneur laissé seul dans cette embuscade. Bientôt, la technique fera effet et il n’aura même pas besoin de continuer ce combat. Il n’y tient pas d’ailleurs. Mais prévoir les attaques adverses sera un avantage très clair. Singeant rapidement quelques signes, l’homme se donne une couverture de type chakra sur un bon périmètre, pour que cette brume ne tourne pas contre lui.

« Abandonnez cette ambition folle ! Je ne veux pas me battre contre des frères d’arme ! Vous avez choisi d’agir dans l’ombre en supposant que toute autre issue était impossible ! Montrez-moi que vous pouvez faire preuve de sagesse, et renoncez au conflit armé pour débattre et trouver un terrain d’entente ! »



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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Lun 25 Avr 2016 - 17:06

La négociation semblait arriver à son terme. Le fait qu’Hiko ait créé une brume au-dessus de leurs têtes ne semblait pas vraiment ravir le neveu du Kamui. Se sentait-il agressé par les paroles prononcées par le jeune garçon ? Sûrement. Voyait-il enfin la raison, la petite éclaircie qu’essayaient de faire surgir les deux compères pour qu’Aokiji prenne enfin conscience que l’Empire qu’il voulait défendre corps et âme n’était pas aussi rose que le chewing-gum qu’Hiko était en train de mâchouiller depuis le début de l’entretien.

Il rappela le rôle que son Oncle lui avait confié, sans doute plus pour son appartenance à son sang qu’à son discernement… Le Chosobake. Hiko venait tout juste de l’apprendre, il ignorait qu’Aokiji occupait un poste aussi prestigieux. Un des postes les plus convoités, et les plus redoutés par la Rébellion. Ainsi, s’ils réussissaient à le défaire ou le rallier à leur cause, cela affaiblirait d’autant plus l’Empire ! Sans pour autant sourire, l’enfant aux cheveux blancs était enjoué de cette nouvelle, bien que frissonnant, il allait pouvoir se mesurer à l’un des plus grands shinobis de l’Empire. Et aujourd’hui… Il allait gagner !


« Nous avons donc notre réponse… »

Une pointe de tristesse s’entendait dans la voix du garçon, mais pas de surprise. Il s’attendait à cette réponse et y était grandement préparé. Et aujourd’hui, Aokiji allait se rendre compte des progrès qu’avaient fait l’enfant lors de son entraînement avec Gekei Pô, avec le Viok’, à Mizu, à Suna… Il avait acquis une grande expérience, et aujourd’hui il la mettrait à profit pour le Shûkai… Mais contre l’Empire !

Soudainement, l’air se rafraîchit alors qu’Aokiji venait tout juste de frapper le sol avec ses deux paumes. Ayant diffusé son chakra dans l’air ambiant, Hiko sentit un énorme danger arriver, accompagné d’une forte concentration de chakra. Sans attendre, l’enfant aux cheveux blancs composa quelques mudras avec une agilité digne d’un Jônin expérimenté. Et avant même que ses membres ne soient trop engourdis par le froid, une sphère d’eau se forma autour de lui venant le protéger in extremis du souffle hivernal provoqué par le Samui.

L’eau se solidifia rapidement et devint aussi solide que de la glace se trouvant aux sommets de pics enneigés de Yuki no kuni. Quelle technique ! Hiko y avait échappé de peu et il avait vraiment eu chaud aux fesses. Mais il n’était pas le temps de se reposer sur ses lauriers car Aokiji était un shinobi aguerris, il l’avait démontré et il gardait sans doute d’autres atouts dans sa besace. Se saisissant d’un kunai, il donna un violent coup dans la glace qui se brisa sous l’impact concentré de l’ustensile tranchant. Hiko sortit alors de la bulle et se retrouva une nouvelle fois dehors, à une dizaine de mètres d’Aokiji. Il le regardait avec un regard sérieux, aujourd’hui ils n’étaient plus des frères d’armes… Mais deux hommes aux convictions radicalement opposées. Cependant, qui de la folie ou de la raison l’emporterait ? Et surtout… Lequel représentait la folie ? Et lequel la raison ? Tout n’était qu’une question de point de vue après tout.



« Il n’y aura pas de débat tant que ton jugement sera obscurci par les folles ambitions de ton Oncle et tu le sais Aokiji !! »

L’enfant n’avait pas réellement apprécié se faire geler le cul par cette technique, il préféra donc prendre l’initiative dans le combat, qui était inévitable, alors que Mikami tentait tant bien que mal de se débarrasser de cette glace. Hiko irait l’aider plus tard s’il n’y arrivait pas. De toute façon, le Yorurai n’était pas prêt à se battre contre Aokiji. Il avait essayé de le raisonner, de le faire rentrer dans le droit chemin… Mais sans réussite.

Le plan B, qui était en fait le plan A, pouvait donc commencer… Aokiji allait devoir se battre contre Hiko, et ce combat s’annonçait très serré. Pour preuve ! L’enfant composa quelques mudras et sourit à Aokiji. Il allait utiliser une technique qu’il avait empruntée à Mikami, et l’ambiance allait devenir électrique !

En effet, cinq sphères électriques venaient de faire leur apparition sur la zone de combat. D’apparence sans danger, elles n’étaient sûrement pas là pour faire joli. D’ailleurs, elles commencèrent à se déplacer sur toute l’aire de combat en virevoltant à droite à gauche avec des mouvements aléatoires que ce soit au niveau de la vitesse de déplacement, ou de la trajectoire. Comme si elles avaient leurs propres volontés. Hiko sourit à Aokiji et, tout en restant sur ses gardes, il attendit qu’une des boules électriques se trouve dans l’angle mort d’Aokiji pour composer quelques mudras. Où allait-il se concentrer ? Devant lui, là où se trouvait réellement son ennemi ? Ou plutôt vers les boules électriques ?

Quoi qu’il en soit, une attaque arrivait. Hiko avait pointé son index vers Aokiji comme un enfant jouant au pistolet. Comme si un rayon de chakra allait sortir du doigt de l’enfant en visant la tête d’Aokiji. Mais ce ne fut pas le cas, car au moment où il mima le tir, l’attaque ne partit pas de la bonne cible. Car oui, un rayon de Raiton venait de partir, mais ce fut de la part de la boule électrique se trouvant dans l’angle mort du Samui. Le tir visait l’arrière de sa jambe afin de réduire grandement sa mobilité… La mise en scène avait été travaillée, le timing était bon… Mais cela suffirait-il à mettre un genou à terre à un Gouverneur ? Seul l’avenir détenait la réponse, et Hiko ne tarderait pas à le savoir.

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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Mar 26 Avr 2016 - 0:57

Passé l'argument sur le nombre d'assauts connus par le Shûkai qui avec le temps ne perdait que bien plus de valeur que ce qu'il n'en grappillait, venait un problème monétaire pour résoudre une question d'humanité. Moins de taxes ? Des poches un peu plus lourdes ? Était-ce réellement ceci qui à leurs yeux avait acheté l'asservissement et l'exploitation de ces communautés dès lors sous la coupe d'un obscur chef militaire, inaccessible et sorti tout droit de l'ombre en brandissant les mêmes mirages que tous les précédents seigneurs ? Sécurité, richesse, paix. Aux plus méritants bien sûr. Ainsi apparaissaient d'autres raisons à ce qu'Aokiji soit le premier à être attaqué. Oh oui c'était symbolique, qu'un de ceux qui jouissaient le plus de ces trois privilèges ne se retrouve sous le déluge et les coups de tonnerre d'hommes disant agir au nom de ceux qui userait leur vie à leur courir après. Bien sûr que non, ce n'était pas n'importe quels symboles qu'ils foudroyaient, mais ceux qui les instrumentalisaient.

Le fait que le Gouverneur insiste autant sur l'absence de répression violente ne tendait à ne mettre en valeur qu'une chose pour l'amnésique : le shûkai en était devenu un terrain propice. Ce dernier avait dès le début, alors qu'il accompagnait Kakeshuou au dernier tournoi du pays de la Terre, remis en question le chemin que prenait l'empire. Des idées exposées aussi synthétiquement que ce que le contexte ne lui avait permis, et qui avaient pu être résumées par un principe simple : « amère est la récolte si amère est la semence ». Une discussion qui n'avait pu se poursuivre, la nécessité d'accomplir le plus sacré des devoirs primant sûrement sur toute réflexivité. Depuis il avait été impossible de profiter à nouveau d'instants de sérénité pour remettre en cause les fondations de l'empire autour d'une tasse de thé. Mikami n'était pas aussi naïf qu'il n'en avait l'air : bâtir, puis se dresser au sommet d'une telle structure, ne laisse instinctivement pas la place de la remettre en question de A à Z.

Quelques parts, c'était aussi le sentiment qui devait animer le Faisan Bleu malgré l'oreille attentive qu'il leur prêtait. Ce fut cocasse de l'entendre parler de refus de changement. Le Yorurai souhaitait aller bien plus loin qu'un demi-tour complet, le shûkai ayant pris une direction opposée que celle qu'il avait espéré le voir prendre. Mais parallèlement, ce ne fut pas sans grande difficulté qu'il se retint de dire au Sairyo avec toute l'auto-satisfaction que peut se donner quelqu'un depuis bien longtemps persuadé d'avoir eu raison « Tu vois, je savais qu'on pouvait discuter avec Aokiji ! » ; sans forcément lui faire entièrement changer d'opinion, mais celui-ci se montrait près à écouter et prendre en compte ce que le binôme avait à dire. Toutefois sa position rendait sûrement le dialogue préférable à l'affrontement, ne serait-ce que par soucis évident de déséquilibre numérique. À moins de faire le premier pas sur le combat en espérant prendre ainsi l'avantage... ce que fit le Samui, décevant alors son vis-à-vis.

Il plaqua les mains au sol et le changement de température se fit aussitôt ressentir. Mikami n'eut pas besoin de plus pour réagir, deux doigts levés et de la foudre jaillissait déjà par intermittences rapides de tous les pores de sa peau. Alors que le rythme s'intensifiait, il enchaîna sur une série de mudras. L'électricité produisait de violents éclats visuels, mêlant et confondant lumière et obscurité, rendant le shinobi difficilement visible. La glace se mit pourtant à le recouvrir alors que son jutsu semblait perdurer en une rotation qui contournait son corps de ses épaules à son bassin. Figé deux mains jointes, droit comme un I, le sabreur n'avait plus l'air que d'une représentation d'un shinobi en plein malaxage de chakra. Néanmoins, à travers le miroir gelé épousant les formes de son visage, ses vêtements et équipements, continuaient d'étinceler ces éclats de lumière transcendés par le prisme que la glace leur offrait. De la buée en vint rapidement à se former et de l'eau se mit à couler avant que le jeune homme ne fracture son étreinte d'un écartement de bras.

Bougeant pour briser le reste de la glace, il leva un bras dégoulinant de ce qu'il restait du Hyôton tout en s'adressant à Aokiji.


- C'est comme ça que l'on trouve un terrain d'entente chez vous ?

C'est à ce moment précis qu'apparurent les sphères d'électricité, projetant ombres inquiétantes et jeux de lumière sur le visage froid du Yorurai.

- L'annonce de ta démission devrait permettre aux avis silencieux de s'élever. Je suppose que nous aurons l'occasion de reparler de tout ça une fois que tes responsabilités ne pèseront plus sur tes épaules...

Sur ces mots il se retira, reculant d'un bond en balançant la tête en arrière, repoussant le sol de ses mains avant de glisser plus loin et de sauter à nouveau pour s'agripper à l'une des parois du canyon en s'asseyant dans un renfoncement. Hiko et Aokiji s'était très vite échauffés, et même si Mikami montait très vite dans les tours, il lui en fallait bien plus que ça pour se lancer dans cette sorte de fratricide pour des idéologies. Il se retirait du combat, mais restait du côté du Sairyo. Du haut de son perchoir, flirtant avec le nuage que formait la brume, il observait l’entièreté de la scène d'au moins deux de ses sens...

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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Sam 7 Mai 2016 - 19:48




Samui Aokoji, Gouverneur de Tori no Kuni




En figeant l’espace dans la glace, Aokiji espère neutraliser ses adversaires présents sans avoir à leur faire de mal. Chacun est libre de penser par lui-même et sans contrainte dans l’Empire ; mais leur moyen d’action, outre une résistance évidente, se fait par les armes et l’assaut. Ils quittent donc les sentiers battus pour ouvrir leur propre voie, sans réaliser que cette voie ne mènera qu’à la destruction et à l’échec. Les contenir et les ramener à la raison – challenge ô combien difficile – est donc la meilleure échappatoire à cette crise.

Mais les deux personnages savent se débrouiller, et la prison de glace voulue par le Gouverneur ne répond pas aux attentes. Ces deux gaillards sont désormais hauts gradés, et ont certainement de nombreuses surprises à lui réserver ! Il faut trouver un moyen de retenir l’un pour mieux s’occuper de l’autre. A deux contre un, le combat donne des allures de fin soudaine et inévitable ! Puisqu’il peut quand même les garder en respect grâce à ses capacités sensorielles, le tout sera désormais de les faire revenir sur le droit chemin, ou de disposer d’eux sans ménagement. Un danger aussi important ne peut représenter que des risques pour l’Empire et ses populations.

Le mouvement de Mikami est surprenant. Plutôt que de profiter de l’étau formé avec son compère pour mieux le défaire, il préfère prendre du recul et observer les évènements pour l’instant, perché sur son abri ! Est-ce une feinte de l’ennemi ? Ou le discours du Samui est-il en train de faire effet ? Il vaut mieux jouer sur cette carte pour persuader l’un des deux de ne pas en venir aux armes. En attendant, cette situation est du pain béni pour le défenseur impérial qui n’a pour l’instant qu’à se préoccuper d’un seul adversaire. Profitant du temps de latence qui est laissé à sa convenance, il effectue une ronde à pas rapides, pour marquer de la distance et placer les deux Rebelles sous un angle de vue commun.

Les propos du jeune Sairyo restent incohérents, voire insultants ! Peu importe la place de l’Oncle ! Avant tout, leurs arguments ne se basent sur aucune logique propre et ne ressemblent finalement qu’à l’ambition de deux gamins écervelés prêts à prendre tous les risques pour se faire voir et vous gausser entre eux ! Les arguments – complètement absents mais prétendus – utilisés par le gamin commencent vraiment à déplaire.

« Vous considérez l’Empereur comme un tyran, mais vos propos sont pires ! Mon jugement n’est pas à votre goût ce qui rend le débat clos ?! S’il y a des apprentis dictateurs qui sont prêts à mettre des populations entières en péril pour leurs profits personnels, c’est bien vous ! »

Les sphères électriques gravitent autour du Onshi, mais il arrive quand même à les suivre du regard et par le chakra, tout en gardant à l’œil leur créateur. Mieux vaut se préparer au pire : une telle stratégie ne se met pas en place juste pour détourner l’attention.
Lorsque le Sairyo prépare son attaque et prend pour cible son adversaire, le Gouverneur ne s’attend pas à une roublardise qui le prendra par surprise. Aussi, l’attaque électrique de son rival est parfaitement exécutée ! Et l’homme met un genou à terre, touché à l’arrière de la cuisse. Ces boules de chakra ont donc cette utilité … . Mieux vaut le savoir tard que jamais ! La blessure est douloureuse, mais elle ne met pas le Samui hors de combat. Et d’autres options sont encore possibles … .

Reprenant son souffle, constatant qu’on lui laisse le temps de préparer son tour – par mépris ou par méfiance ? – le personnage fait ses signes incantatoires et met émerger du sol cinq clones de glace qui savent d’ors et déjà quelle est leur mission. Ils garderont à l’œil ces cinq sphères et préserveront leur créateur d’une nouvelle attaque de ce genre. Au moins en s’interposant. Le Ninja originaire de Yuki se concentre déjà sur la suite de son plan.

« L’annonce de ma démission ? Vous nagez en pleine féérie ! Vous ne connaissez même pas l’histoire de Tori et vous pensez que votre action apportera la salvation ?! Elle ne causera que plus de désordre ! Le seigneur féodal de ce territoire était un véritable tyran, qui agissait par la force et le mercenariat, dont les Kosobayui étaient les principaux mandatés ! Avec son assassinat et la mise en place d’un nouvel ordre, ce genre de pratique a été endigué et banni ! Lorsque vous me destituerez, vous pensez réellement que ces groupes belligérants agiront de façon pacifique ?! Ils se livreront à la destruction, et au retour d’un système féodal conquérant ! Vous serez à l’origine d’une guerre civile ! »

Portant toujours son attention vers l’inconciliable, le déraisonnable, l’irréfléchi, Aokiji relâche sa nouvelle technique. Une étrangeté, sous forme d’une créature mi-tigre, mi-dragon, se jette sur le gamin avec une attention particulièrement vorace. Des deux, le Yorurai semble encore disposé à réfléchir et à discuter. C’est cet Onshi qui a déclenché cette hostilité et ce conflit. Sa façon de parler, sa volonté d’en finir au plus vite, démontrent son manque de courage et de foi en ses propres actions ! Car s’il veut véritablement démettre le Gouverneur impérial du Pays des Oiseaux, il lui faudra le tuer pour cela !

« Et ça, croyez-moi : moi vivant, vous ne le ferez pas ! »




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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Lun 9 Mai 2016 - 22:51

Le jeune garçon avait fait mouche, sa tactique avait fonctionné, bien qu’elle soit des plus rudimentaires. Hiko pouvait être fier car le délai d’intervention était quasiment millimétré mais il ne montra rien, il savait qu’un adversaire comme Aokiji Samui n’était pas à prendre à la légère et la moindre seconde d’inattention pourrait lui être fatale. Mikami était là, en temps que soutien, mais Aokiji était un shinobi très haut gradés et sûrement très puissant en combat… Il ne fallait donc pas le laisser le moindre répit.

« Il faut tout simplement laisser la voix au peuple, ne te prends pas pour un sauveur car tu n’es rien d’autre qu’un meurtrier de plus… ! »

Ses mots étaient durs, ils dépassaient sûrement le fond de sa pensée. Mais l’enfant ne s’en rendait même pas compte, il était obnubilé par ce que lui disait Aokiji, ce dernier s’était fait retourner le cerveau par son oncle… Et il était temps qu’on lui remette les idées en place.

Le Samui sembla comprendre la manière de fonctionner de ces boules électriques car il créa cinq clones qui se mirent autour de lui. C’était assez malin de sa part, mais cela ne suffirait pas. Car Hiko allait enfoncer une nouvelle fois le clou, et clore ce combat qui n’avait déjà que trop durer.


Cependant, Aokiji avait de la ressource et il attaqua le jeune garçon avec une créature que ce dernier n’avait jamais vue. Hiko sourit, il l’avait senti venir et n’eut aucun mal à esquiver la technique de son adversaire en prenant appui sur sa jambe droite et faisant un bond latéral de quelques mètres. Il se rattrapa en glissant, il freina avec sa jambe extérieure tout en récupérant son équilibre. Son regard était désormais aussi froid que la glace qu’Aokiji avait créée auparavant, il avait failli morfler et il était temps de lui rendre la pareille.

Formant des mudras rapidement, Hiko ne lâchait le véritable Aokiji des yeux bien que ses clones soient en formation autour de lui. Les sphères électriques étaient toujours en mouvement, et ils devaient sûrement être aux aguets… Mais l’attaque n’allait pas venir du haut, bien au contraire. Hiko profitait de l’humidité ambiante pour créer une technique faite de suiton. Une fois son dernier mudra composé, il posa sa main au sol et la seconde d’après, son chakra se diffusa rapidement et un pic d’eau jaillit sous les pieds d’Aokiji. Ce dernier avait déjà une jambe bien amochée, et le pic d’eau visait l’autre jambe… Il était temps de mettre à genoux le Gouverneur de Tori !


« Abandonnes ! »

Hiko le voulait sincèrement, et il l’espérait. Mais au fond de son cœur il le savait… Aokiji irait jusqu’au bout. Ce fut pourquoi il diffusa une nouvelle fois du chakra dans l’air ambiant, se prévenant d’une attaque soudaine…
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Ven 20 Mai 2016 - 20:33




Samui Aokoji, Gouverneur de Tori no Kuni




Le jeune Hiko s’agite, pendant que Mikami reste à l’écart. Le discours porterait-il ses fruits ? En vérité, Aokiji y voit davantage une provocation. Vous pensez que vous battre en un contre un rendra votre affrontement et votre cause plus légale ? Plus légitime ? Ce n’est qu’une forme de lâcheté supplémentaire. Quand on passe par l’assassinat d’un ancien frère d’arme plutôt que par le dialogue et l’entente, on ne vaut pas mieux que celui qu’on accuse !

Pour commencer, il faut se débarrasser du superflu. Pour cela, rien n’est plus pratique que des clones. Ces derniers s’emparent rapidement de kunaïs et les envoient avec expérience et précision, afin de se débarrasser des sphères électriques qui gravitent et virevoltent autour du Gouverneur. Pendant ce temps, ce dernier ne perd pas de vue son principal adversaire qui a visiblement un plan. Le fait que ce dernier frappe le sol est un indice non négligeable ! Dans la pratique du Hyôton, ce mouvement implique très souvent une attaque venant du sol ! Même sur sa jambe blessée, Aokiji Samui parvient quand même à effectuer un bond en arrière. Il n’en reste pas là : malaxant son chakra, il crache à vif un jet d’eau en direction du sol, qui forme une coupole sur laquelle il pourra atterrir en toute sécurité. Même s’il ne voit rien de ses propres yeux, le son d’un choc semble signifier qu’il a effectivement intercepté une attaque visant ses pieds. Réduire la mobilité de l’adversaire hein ? Un peu désuet, puisque le Serviteur de l’Empire ne verse pas dans le corps-à-corps. Mais sait-on jamais … .

Hiko tente encore la carte de l’intimidation. Ridicule. Ses propos sont si insultants qu’Aokiji ne tente même plus de communiquer avec ce dernier. Il a perdu tout respect pour ce garçon qu’il a pourtant vu évoluer au sein du Shukaï. Leurs arguments sont caduques et limités ; ils doutent non seulement de leur capacité à réussir leur sombre projet, mais également de conviction profonde. Lorsqu’on veut abattre « l’ennemi général », on ne repose pas ses arguments sur un seul fait passé depuis plusieurs années. Puéril … .

« Vos actes sont aussi irresponsables que dangereux. Ce n’est pas comme opposants à l’Empire et comploteurs contre l’Empereur que je compte te neutraliser, Hiko ; mais bien comme danger pour tous ces peuples que tu as l’hypocrisie de vouloir défendre ! Avant de parler de justice, montre-moi donc ces fantômes que tu inventes et pour qui tu te bats ! »

Trois clones décollent de leur position de défense et partent en courant sur le gamin aux cheveux d’argent. Deux autres restent pour garantir la sécurité de leur créateur. Même si Mikami n’est pas encore intervenu, il serait imprudent de le perdre de vue et de compter sur sa « neutralité ». Les trois clones s’activent et encerclent rapidement le combattant du Shukaï : ils ne sont pas réduits par l’attaque sur la jambe, eux ! C’est sans doute une autre façon de compenser au niveau du corps-à-corps !
Le premier Clone présente ses deux mains et simule deux armes à feu avec ses doigts. Rapidement, il expulse des balles d’eau sous forte pression, prenant pour cible les bras du gamin. Si elles le touchent, il sera difficile de faire des Jutsus aussi rapidement qu’avant ! Est-ce suffisant ? Le deuxième inspire et crée un souffle glacial, afin de ralentir la réaction du Ninja enfant ! S’il ralentit ses gestes, il ne pourra que difficilement contrer les balles d’eau !! Mais pourquoi oublier le troisième clone lancé à l’assaut !! Ce dernier a également composé ses mudras et, d’un geste de la main, a envoyé une masse d’eau pourtant relativement petite et inoffensive vers les pieds de son adversaire. Le but n’est pas de blesser … mais de déstabiliser ! Car au contact du sol ou d’une matière solide, cette eau est destinée à se solidifier et à devenir un terrain glissant, sur lequel Hiko ne pourra plus tenir debout ! Pourra-t-il alors résister à toutes ces attaques en même temps ?


« Baalzephon ! »

Dans l’ombre de ses clones, et profitant des assauts de ses semblables en espérant que cela détourne suffisamment l’attention du Sairyo qui faisait face à trois problèmes à la fois, Aokiji opère sa transformation. Et fait appel à ces démons avec qui il s’est lié par contrat ! Son apparence change, son corps revêt une armure étrange et cornue, pendant que ses bras se couvrent d’une armature de métal sombre. Il n’attend pas qu’Hiko comprenne la situation. Il lance déjà ses chaines avec un seul objectif : l’immobilisation totale de sa cible ! En observant sa réaction et ses possibles parades, il espère bien l’atteindre dans un moment d’inattention, et lui infliger des dommages, même réduits, pour le dissuader dans cette entreprise complètement folle et sans fondement aucun … . Une des chaines s’agite et frétille violemment en direction de sa cible … .

Mais dans ce genre d’affrontement, où deux idéologies, deux conceptions différentes de la vie et du Ninja, s’opposent de façon aussi diamétrale, une entente est-elle encore possible.





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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Lun 23 Mai 2016 - 10:28

Les choses commençaient à s’accélérer, et le combat prenait tout de suite un tout autre niveau. Aokiji avait réussi à esquiver l’assaut du jeune garçon en prenant appui sur son unique jambe valide et en effectuant une technique de ninjutsu défensive. Pas mal, c’était bien pensé. Il ne se laissait pas avoir et malgré son désavantage numérique, il continuait à lutter pour sa survie. Mais il ne comprenait pas que sa mort n’était pas voulue, et n’arriverait sûrement pas. Non, Hiko ne souhaitait pas le tuer, il voulait juste détruire son image, détruire l’image d’un Empire idyllique, atteindre l’Empereur…

Aokiji reprit la parole, il était clair maintenant que les deux garçons qui auraient pu être amis dans un autre temps ne partageaient plus les mêmes valeurs. Et lorsque deux points de vue sont radicalement différents, un conflit éclate généralement. Hiko ne souhaita pas répondre, Aokiji étant un adversaire redoutable, l’enfant ne pouvait pas se permettre de se laisser déstabiliser. Il préféra donc se concentrer sur la suite du combat afin d’en finir le plus rapidement possible car il y avait encore de nombreuses choses à faire avant de rentrer à Tsuchi… S’il y arrivait.

Voyant les clones de son adversaire se mettre en mouvement, Hiko recula instinctivement afin de ne pas se faire encercler. Ils courraient vite, n’étant pas affectés par la blessure subie par le Samui, Hiko ne les distança pas mais il réussit à ne pas se faire encercler et pendant le même temps, il composa quelques mudras et cinq clones firent leur apparition à ses côtés. Hiko et les cinq clones faisaient maintenant face aux trois clones envoyés par Aokiji. L’affrontement était proche, et chaque camp allait envoyer ses attaques, il ne restait plus qu’à savoir lequel des camps serait considéré comme gagnant… Si tant est qu’il soit possible que quelqu’un gagne dans ce genre d’affrontement idéologique.


« Ne fais pas l’idiot, ou ce combat se finira de la plus tragique des manières ! »


Un dernier coup de bluff ? Une dernière tentative de raisonner l’esprit souillé du Samui ? Même Hiko ne savait plus de quoi il s’agissait. Il agissait sous le coup de l’adrénaline, et chacun de ses mots, chacun de ses gestes était dicté par ses réflexes de combattant acquis lors de ces dernières années.

Ce fut donc sans difficulté qu’il esquiva les balles projetées par le premier clone. Pas besoin de techniques, il sentait les coups fourbes arrivés et ce fut donc sans mal qu’il se décala sur le côté pour esquiver l’attaque. Cependant, dans son déplacement, il prit appui sur une surface très glissante et perdit l’équilibre. Se retrouvant au sol, il voulut se relever rapidement, mais un froid glacial l’entrava dans ses mouvements et il ne fut pas assez rapide…

Hiko se fit donc attraper par la chaîne envoyée par Aokiji. Son attention avait été détournée, et il n’avait rien vu de l’attaque préparée par le Samui. Il n’avait plus la forme d’Aokiji, une forme le surplombait et lui donnait un aspect effrayant. Cependant, ce n’était pas le moment de niaiser car l’enfant aux cheveux blancs était complètement immobilisé… Il se fit happer par une des chaînes et son bras gauche subit quelques dommages. Rien de bien grave, mais cette attaque ne devait pas se reproduire sous peine de devenir très handicapante pour le Sairyo. Il ne pouvait absolument rien faire en l’état actuel des choses. Cependant, il avait 5 clones à ses côtés, il était donc temps qu’ils l’aident un peu.

Trois d’entre eux se jetèrent sur les clones d’Aokiji au corps à corps. Le Sairyo n’étant pas un expert en taijutsu, ses clones ne l’étaient pas non plus mais ils avaient au moins le mérite de tenir les trois clones du Samui en respect. Pendant ce temps, un clone était resté en retrait et avait pour mission de protéger le Sairyo. Dans un dernier temps, le cinquième clone avait composé de nombreux mudras et venait d’arriver au terme de sa technique. Prenant une grande inspiration, le clone déversa une énorme quantité de chakra de type suiton qui se transforma rapidement en un gigantesque Tsunami.

Les trois clones d’Aokiji et ceux d’Hiko étaient en première ligne et se feraient sûrement happé par la gigantesque vague d’eau qui annonçait des dommages dévastateurs. Mais ce n’était pas tout, car le Tsunami ne s’arrêterait pas là et la vague destructrice continuerait à tout emporter sur son passage, notamment Aokiji et les deux clones de glace restants. En tenant Hiko en respect avec sa chaîne, Aokiji devait rester immobile. Un choix payant ? Ou une erreur fatale ? Seul l’avenir nous le dirait.

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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Mar 31 Mai 2016 - 1:19




Samui Aokoji, Gouverneur de Tori no Kuni





L’affrontement prend des dimensions titanesques. Si le combat n’était pas assez animé, les clones viennent largement peupler cet espace d’affrontement. Et dans un premier temps, Aokiji est satisfait de sa stratégie. Malgré l’apparition des clones qui prennent part à la bataille, il a pu bloquer son principal adversaire et le garder sous contrôle. L’un des clones tente cependant d’inverser la tendance en créant une technique massive ! La vague d’eau allait tout balayer, et un grand nombre de clones serait sacrifié dans l’opération. Certainement l’objectif visé !

Le Gouverneur détient toujours le contrôle du Démon. Et tant que ses chaines retiennent le corps d’Hiko Sairyo, il conserve une bonne main sur cette partie. En revanche, avec la pression d’un individu pouvant intervenir n’importe quand et cette technique remarquable, autant dire que rien n’est joué ! Le jeune Hiko se dit d’ailleurs sans doute qu’il a l’avantage ! Mais ce serait une erreur de croire qu’on peut vaincre aussi facilement, et atteindre ses objectifs avec une telle aisance. Car la route est semée d’embûches, et la jouer solo pour la fierté de l’avoir fait ne fait que gonfler l’orgueil, et n’apporte ni gloire ni finalité !

Les chaines du Démon invoqué et fusionné viennent s’enrouler autour de ses bras, bras qu’il maintient fermement contre ses hanches. Ce sera suffisant pour retenir le gringalet et lui rendre ses mains pour un ou deux mudras bien effectués. On ne peut faire face à ce genre d’assaut sans une technique adéquate. Faisant appel à son savoir et à une technique déjà employée, le jet puissant de Suiton s’écrase au sol pour se redresser dans une vague brutale, et forme ainsi un dôme qui oppose sa puissance à celle de la vague. Coup de chance, la force est assez grande pour rivaliser et permettre la protection de l’invocateur. Le premier clone à ses côtés se réfugie sur ses côtés, et bénéficie avec chance de cette défense. Le deuxième ne peut se permettre de jouer au chat ; il n’y a plus de place derrière cette protection, et la vague vient le mordre avec fracas, l’emportant sans ménagement dans les tourments des eaux. La violence reste forte, et le terrain tremble sous la brutalité des flots. Une fois la catastrophe passée, le dôme retombe naturellement. Le public observe la scène alors que la situation semble toujours aussi tendue. Le nombre d’adversaires a brusquement chuté pour arriver à un Original et un clone de chaque côté ; un Samui déjà bien entamé et un Sairyo paralysé ; et un pigeon inutile dans son arbre !

Le dernier clash a demandé beaucoup, et Aokiji Samui n’hésite pas à souffler lourdement. Il n’est pas assez vaniteux pour prétendre qu’il est en pleine forme et que ce combat n’a rien demandé de lui. Si son jeune adversaire avait cette prétention, ce serait un sacré arrogant. Inquiétant pour quelqu’un voulant « sauver les peuples » pas vrai ?

« Ce combat a déjà démontré que nos convictions sont fortes, et que nous sommes d’un niveau équivalent. Pour être honnête, il ne m’intéresse plus. Voyons les choses simplement. Vous êtes venus avec un objectif en tête : vous pourriez bien l’emporter dans le combat, mais vous n’atteindrez pas votre véritable but. En tout cas pas à travers moi. Autant cesser là, et rechercher soit la discussion, soit l’abandon de ce genre de pratique … . »

Le Samui porte son regard sur le Yorurai qui est resté étranger et distant vis-à-vis de ce combat. Des problèmes de conscience ou de cœur ? Le Gouverneur sait que s’il vient à entrer dans l’échange, ses chances tombent à zéro. En vérité, il sait déjà qu’il n’a plus de chances de l’emporter si le combat s’éternise. Mais demeure en lui l’espoir d’une dernière étincelle. Le souvenir d’une jeunesse commune dans l’entrainement et la passion, au service d’un même peuple à défaut d’un même régime Ninja. Son clone reste naturellement en alerte, et s’équipe dans le besoin, sans faire de geste brusque ou menaçant.

« Mikami, j’ignore si c’est par remord ou interrogation que tu n’as pas pris part à ce combat. Ce pourrait même être de la pitié ou de l’arrogance ! mais je m’en moque. Je préfère vous donner une dernière chance de ne rien regretter et de repenser vos actes plutôt qu’emprunter un chemin qui vous rongera et vous transformera en ce que vous redoutez le plus ! … »

Quelle sera la Voie de la Rébellion ?




Résumé du tour:
 


Dernière édition par Chroniqueur le Sam 4 Juin 2016 - 2:43, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Mar 31 Mai 2016 - 14:49

Aokiji était un shinobi avec un talent que l’on retrouvait chez très peu d’entre eux… Ses techniques étaient variées, leur exécution millimétrée, et surtout… Il avait vraiment l’art de trouver la parade aux différents assauts qui avaient été lancés contre lui. Sans oublier évidemment que Mikami restait une menace potentielle pour le Gouverneur. Bien qu’ayant décidé de ne pas intervenir dans ce conflit, sans doute par respect pour l’homme qu’avait été Aokiji, Mikami n’en restait pas moins un shinobi redoutable ayant prouvé maintes et maintes fois ses capacités au combat. Il avait d’ailleurs gagné une fois contre Hiko, alors qu’ils s’entraînaient.

Mais là les motivations étaient toute autre, Hiko ne se battait pas pour lui-même, il se battait au nom du peuple outragé par cet Empire. Aujourd’hui, la cause dépassait l’humain, et aujourd’hui il avait su trouver des ressources insoupçonnées. C’est ce qui lui avait permis d’acculer à ce point un shinobi aussi expérimenté que l’était le Samui. Ils étaient désormais immobiles, Aokiji ayant réussi une nouvelle fois à s’échapper à l’assaut de l’enfant. Chacun avait un clone à ses côtés, et aucun des deux ne semblaient très en forme. Aokiji venait de lâcher un gros soupir, ce qui rassura l’enfant.

Le jeune Sairyo commençait à ressentir la fatigue dans tout son corps et il sentait que sa réserve de chakra avait grandement diminué lors de ce combat. Les jutsus de haut niveau s’étaient enchaînés et Hiko en payait maintenant le prix. Il était temps que l’affrontement ne touche à sa fin, et la conclusion de ce combat ne tarderait pas.


« Ce combat m’a aussi fatigué que toi Aokiji… Mais je n’abandonnerai pas, pas maintenant ! »

L’enfant serait-il aussi entêté que cela ? Allait-il continuer le combat malgré tout, malgré son état ? Il était certes, légèrement plus en forme que son adversaire, mais dans ces cas-là, une simple erreur d’inattention signifiait tout simplement la mort.

« Nous ne voulons en aucun cas ta mort, nous ne sommes pas comme ton oncle que tu sembles idolâtrer au plus haut point. Mais nous manquons malheureusement de temps Aokiji… Alors ton choix est simple : Sois tu me suis, sois je viens te chercher… »


Dans le même temps, le clone d’Hiko venait de pointer deux doigts dans la direction de la chaîne qui entravait son créateur et il la défit grâce à un rayon Raiton de moyen niveau.

Hiko se retrouva donc libre de ses mouvements, bougeant ses bras dans tous les sens pour permettre au sang de circuler à nouveau. Il ne quittait pas Aokiji des yeux, même lorsque ce dernier tenta dans un espoir désespéré de faire intervenir le Yorurai qui était resté perché depuis le début. Pensait-il réellement que ce dernier lui apporterait le soutien dont il avait besoin ? Qu’il le sauverait de ce qui allait arriver ? Si c’était le cas, il était bien naïf… A moins qu’Hiko ne se soit complètement trompé sur les réelles intentions de Mikami.


« Mikami, nous manquons de temps. J’espère que tu as bien analysé l’ex-Gouverneur car c’est bientôt à ton tour de jouer… »

Une phrase pleine de sens. Car oui, la mise à pied forcée d’Aokiji n’était que le point de départ. Faire en sorte de destituer un membre rapproché du Kamui était une chose, mais il fallait maintenant atteindre l’image de ce dernier ! Et pour cela, Mikami avait un rôle crucial à jouer !

N’ayant toujours pas lâché du regard Aokiji, Hiko se tenait prêt à tout. Une attaque, une tentative de fuite, une tentative de suicide… Rien n’était à exclure. L’enfant aux cheveux blancs ne relâchait pas son attention, et bien que ce combat lui ai apporté beaucoup de lassitude, il n’abandonnerait pas et irait jusqu’au bout. Il ne le tuerait pas, évidemment, mais s’il le fallait… Aokiji finirait ce combat inconscient.

Tout reposait donc sur un choix. Aokiji avait deux options… La Raison…

Ou la Folie.

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Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Mer 1 Juin 2016 - 14:43

Ce fut un beau combat, mais un triste spectacle. Une vision bien regrettable en somme pour quelqu'un ayant encore l'espoir de voir des shinobi s'accorder autrement qu'avec leurs poings. Si le Yorurai savait reconnaître un adversaire face à qui les mots ne pouvaient avoir l'impact pour lequel ils se devaient d'être dignes, il avait espéré, sûrement rêvé, que ce soit différent en allant à l'encontre d'Aokiji ; et aujourd'hui se décidait à prendre garde que son jeune ami ne s'enfonce pas dans les traces de ceux contre qui il faut laisser le sabre s'exprimer avant tout. Quant aux causes de sa passivité... Peut-être y avait-il vraiment un cas de conscience et d'amitié, à moins que ce ne soit aussi affaire de conviction se mêlant à des questions de principe : on ne peut pas récolter d'or en semant de la merde comme ils disent. Ou alors était-ce l'appréhension de participer à un nouveau fratricide ? Encore une fois, il y avait des souvenirs capables de transcender ce que le cerveau ne pouvait laisser percevoir.

Finalement, au milieu de ces confusions, il y avait le choix de laisser le Sairyo aux commandes de son plan et d'en assumer toutes les étapes. Cependant Mikami avait convenu que celui-ci devrait se dérouler jusqu'au bout en acceptant de jouer ce rôle, les débouchées relevaient quant à elles d'histoires qu'il restait à écrire. Mais c'était la même chose pour Hiko. Cette opération se devait d'être menée sans détour, ce qui était réellement regrettable restait le fait qu'elle ne puisse être menée qu'à l'encontre d'une personne avec qui le dialogue était possible - et de ceci, le binôme en était conscient avant de se mettre en route - en plus d'être un compagnon d'armes. L'amnésique n'avait pourtant pas ignoré les propos du Gouverneur, malgré sa position digne de l'indifférence d'un oiseau montagnard ayant fait son nid au creux d'une falaise tandis que le cours d'eau en contre-bas connaissait une crue historique.



Le niveau de l'eau redescendait progressivement, s'écoulant dans les deux seuls sens possibles, découvrant les halètements des combattants blonds ainsi que leurs blessures. Mikami s'était déjà redressé quand le Samui l'interpella, et sautait de son promontoire quand Hiko affirmait de pas vouloir abandonner, atterrissant dans une flaque d'eau et le plus indicible des silences. Marche lente et sabre rengainé, un bras néanmoins reposé sur le manche du katana au cas où l'ébullition reprenait et ne se mettait à déborder. Il arrivait par le dos du Sairyo, croisant le regard d'Aokiji, lui affichant un flegme lourdement maintenu par ce mélange de résignation et de détermination.

D'une part il était d'accord avec le Faisan Bleu, de l'autre il arborait l'impossibilité d'offrir une autre alternative au déroulement de cette nuit. Peut-être que lisant entre cette dualité et le fond de son regard, le Cavalier en Péril pouvait comprendre que cette mission menée à l'insu de tous n'était en rien une finalité, que le dialogue resterait ouvert entre les deux sabreurs et même que l'un d'eux serait prêt à affronter toutes les recrues de la rébellion si jamais leur groupe venait à s'emporter et mettre le shûkai en danger. Un retournement qui n'arriverait que si ces derniers trahissaient les intentions qui avaient aujourd'hui portées ce binôme et qui était, à l'heure actuelle, inenvisageable.


- Sois tu me suis, sois je viens te chercher...

Des paroles sans équivoques, témoins de la situations dans laquelle tous trois se trouvaient tandis que le Yorurai retournait enfin à leur niveau.

- Il n'est pas question que votre jugement soit à notre goût ou pas, senpai. Bien que ceci en soit le reflet, ce n'est pas vraiment de nos opinions personnelles dont il est question aujourd'hui. Nous allons avoir besoin de toi pour identifier les groupes qui seraient susceptibles de ressortir les armes pour mettre les mains sur les pouvoirs qui deviendront vacants.

Entre-temps, il s'était emparé d'un rouleau de filin métallique dont il avait attaché une partie au poignet de sa propre main gauche.

- L'histoire ne s'arrête pas ici Aokiji, te faire taire à jamais est loin de mes intentions. Attache ceci à ton bras habituellement armé et viens avec nous. Après tout... nous voulons tous les trois préserver la même chose.

Ce faisant le Yorurai lui présentait l'autre extrémité du filin métallique. Lui attacher les mains derrière le dos comme un criminel, ou les lui ligoter devant lui pour le tirer comme un esclave était hors de question. Se lier l'un l'autre était pour lui gage de bonne volonté, néanmoins il restait incertain de la confiance que le gouverneur lui accorderait et de l'interprétation qu'il ferait de ses mots. Mais si la raison du Samui le poussait à commettre une folie, Mikami avait largement conservé l'énergie nécessaire pour mettre un terme à tout affrontement.
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[Rebel] Le Cavalier en Péril

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