N'oubliez pas que vous pouvez voter toutes les deux heures sur les cinq Topsites pour le forum !
Rappel : Chaque RP doit au minimum faire 15 lignes, soit 1400 caractères espaces non compris minimum.
Partagez | 
 

 [Rebel] Le Cavalier en Péril

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Nouveau
avatar
Informations
Messages : 1497

Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Sam 4 Juin 2016 - 2:47




Samui Aokoji, Gouverneur de Tori no Kuni





Le combat est terminé. Même si Hiko maintient qu’il ne s’arrêtera pas, il apparait évident que cet affrontement a rencontré sa conclusion. La victoire ou la défaite n’importe pas. Au-delà de toute situation, de toute complication, seul le Cœur compte. Seul le Devoir compte !
Chancelant sur sa jambe meurtrie, Aokiji penche dangereusement sur le côté, et son clone vient à sa rescousse. Les jumeaux se soutiennent mutuellement, cachant de moitié le corps de l’un et de l’autre. Il s’agit de rester droit. De rester fier ne serait-ce que pour quelques minutes supplémentaires. Quelques secondes. Les propos du jeune guerrier rappellent son impertinence et ses convictions désuètes et fades. Ne pas vouloir la mort, mais ainsi la précipiter : quelle bêtise humaine sans nom. Hiko a bien grandi ces dernières années, et il est devenu plus puissant. Il sera certainement un combattant d’élite d’ici peu, et pourra venir en aide aux peuples que l’Empire défend, saura-t-il orienter correctement son arme.

Mikami Yorurai est descendu de son perchoir. Il a fait quelques pas, et se trouve toujours à une bonne distance des deux combattants. Il semble tenter quelque chose : rassurer ? ou convaincre ? La mort ne serait pas la conclusion de cet affrontement ? Une excellente nouvelle ! Après tout … pourquoi fallait-il que les combats s’achèvent ? Et pour la suite ? Ha ! La survie était nécessaire pour prévenir ce pays de toute dérive dans le chaos. Comique, n’est-ce pas ? Ceux qui sont à l’origine même des conflits futurs sont ceux qui prétendent vouloir protéger les populations. C’est pire que le monde à l’envers : c’est du foutage de gueule pur et dur !

La voix du gouverneur actuel vient répondre aux « offres » médiocres de ses adversaires.

« Bien que je sois resté en retrait par rapport à mes confrères Seigneurs, mon rôle principal a été de dissiper les tensions et d’éviter à tout prix la révolte de la part de groupuscules encore fidèles à l’ancien Tyran de ce pays. Si vous tentez de soulever la population, vous vous retrouverez avec plus de colère et de corps sur les bras que sous le régime impérial, ca ne fait aucun doute … . »

Sans décider d’aider le Yorurai, Aokiji livre ici de précieuses informations. Désormais, le choix n’est plus entre ses mains. Si Mikami maintient son plan, il ne devra pas juste jouer un rôle, faire de la figuration : il faudra aussi en accepter les conséquences irrémédiables. Et prendre conscience que pour atteindre un objectif, le sacrifice des autres est non seulement une étape, mais aussi un poids que l’on se doit de porter toute sa vie.
Le clone s’agite d’un soubresaut. Il semble se figer, comme pris dans sa propre glace. Son créateur se tourne vers l’enfant.

« J’ai réfléchi à tes paroles, Hiko … et je crois avoir saisi quelques informations. Tu dis ne pas être un assassin comme mon Oncle ; je suppose donc que le Daimyo de Taki n’est pas mort, comme tu en avais été chargé … ? J’espère que tu réalises que ce sera pourtant ta destinée. Car pour détruire l’Empire, la mort de l’Empereur sera indispensable. Tu feras donc un choix : tu seras soit un assassin, soit un lâche en faisant faire cette besogne par d’autres. Mais rien d’un libérateur, crois-moi … »

Le Gouverneur des Oiseaux se redresse, et sa voix devient plus forte. Il s’est mis de profil pour observer les deux individus. Ils sont à égale distance de lui, toujours soutenu par son clone. Le Bunshin trésaille une fois supplémentaire mais ne bouge pas. Les paroles tonnent dans cet espace restreint.

« En tant que Chosobake, Gardien de l’Honneur et de l’Éthique du Shukaï – Empire des Pays Neutres, et pour servir le rêve de paix poursuivi par l’Empereur, je me dois d’obéir à mes obligations et à mes principes ! Et jamais !! je ne cèderai face à l’ennemi et au traître ! »

Il a concentré son chakra, et déploie une ultime technique d’eau en direction de Mikami ! C’est le seul à ne pas avoir épuisé ses réserves et ses forces ; la plus grande menace ! Le dôme que le Gouverneur a déjà déployé par deux fois crée une barrière lui offrant une protection temporaire. Hiko Sairyo, bien que peu blessé, a épuisé une bonne partie de ses forces : il ne pourra certainement pas intervenir à temps. Pendant que son créateur lance ses dernières phrases, le clone effectue un arc de cercle froid et brutal, et fiche son kunaï en plein cœur de son concepteur. L’arme s’enfonce dans la chair jusqu’à la garde, provoquant une effusion de sang important sur les plis du kimono du Samui. Du sang jaillit de sa bouche, pendant que le personnage tombe genoux à terre. Son clone a suivi le mouvement ; privé de sa source d’alimentation de chakra, il perd peu à peu de sa consistance. En envoyant cette dernière technique pour empêcher toute intervention, Aokiji sait également qu’il a puisé dans ses dernières forces. Il ne pourra pas rester conscient bien longtemps. Et sans âme pour se battre, le cœur ne pourra que lâcher sans secours ni soutien mental.

L’Onshi laisse glisser une fin sourire sur ses lèvres ensanglantées.

« J’aurais au moins … eu le plaisir … de vous épargner cette besogne … Domm–age … un hon–neur … d’avoir été votre sempa– »


Année 14 – Le Gouverneur Aokiji Samui meurt au combat, à Tori no Kuni.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Genin
Messages : 1141
Rang : XXX

Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Dim 5 Juin 2016 - 16:13

L’affrontement était arrivé à sa fin. Le jeune garçon avait bataillé durement, et enfin Aokiji semblait se rendre compte qu’il n’avait plus aucune chance de victoire. Sa défaite était actée, et l’issue de leur rencontre ne faisait maintenant plus aucun doute. Hiko ne souhaitait pas tuer son adversaire, et il ferait tout pour l’en empêcher. Et Mikami était du même avis que le gamin aux cheveux blancs. Ils ne voulaient pas ressembler à ceux qu’ils étaient en train de combattre. Devenir des assassins n’était pas quelque chose qu’ils feraient, Hiko ne tuerait jamais… Même l’Empereur resterait en vie une fois qu’il sera tombé !

« C’est possible en effet… Mais tu n’as pas besoin d’en savoir plus, ton règne s’achève ici Aokiji… Que ton prédécesseur soit tombé ou non ne changera rien à ta situation… Alors s’il te plaît, rends toi sans faire d’histoire… Je n’ai aucune envie qu’il t’arrive quelque chose. »

Le Sairyo était sincère, mais le Chosobake en avait décidé autrement apparemment. Profitant de ses dernières forces, il cracha une nouvelle fois un concentré de chakra suiton devant lui pour faire effet de bouclier. Il jetait ses dernières forces pour empêcher les deux shinobis de la Rébellion d’intervenir. Il avait bien compris qu’ils ne souhaitaient pas le voir mort, mais surtout ils souhaitaient l’utiliser pour obtenir des informations.

Cependant, il en avait décidé autrement et alors qu’Hiko entamait une réaction instinctive pour se rapprocher du Samui, il se rendit compte qu’il était déjà trop tard. Le clone avait agi, et il venait de planter son kunai dans le cœur de son invocateur qui était déjà à court de chakra. Hiko s’arrêta net, comprenant instantanément ce qui venait de se passer. Samui Aokiji était mort, et il allait maintenant rejoindre ses esprits dans le monde parallèle.

Hiko ne dit rien pendant un moment, baissant simplement la tête, en restant stoïque, debout. Des larmes coulaient sur son visage. Il s’était évidemment préparé à cette possibilité, mais malgré tous ses efforts, on n’était jamais préparé à côtoyer la mort d’aussi près. Surtout la mort d’une personne qu’il connaissait.


« … »


L’enfant ne dit mot. Il retrouva cependant ses esprits et se rapprocha du corps désormais inerte du Samui. Il était froid comme de la glace, Hiko était désormais au dessus du corps de son ancien adversaire. Du sang recouvrait toute sa poitrine alors qu’il était tombé à la renverse. Ses yeux étaient stables, et on pouvait lire que la vie avait quitté Aokji rien qu’en regardant ses yeux. Hiko décida de lui clore les paupières, comme pour respecter son ancien adversaire.

Une fois cela fait, il se tourna vers Mikami qui devait sans doute être au moins aussi peiné que l’enfant aux cheveux blancs. Ils étaient autrefois très proches, et bien qu’Hiko ne puisse que comprendre les sentiments que pouvait éprouver Mikami, il fallait aller jusqu’au bout des choses, sinon la mort d’Aokiji n’aurait aucun sens.


« Mikami… »

Sa voix était faible, légèrement tremblotante.

« Je comprends ta douleur… Mais n’oublie pas pourquoi nous sommes venus. Je me charge du corps d’Aokiji, nous lui offrirons une sépulture digne des plus grands shinobis… Même si cette dernière devra rester secrète. De ton côté, il faut que tu te rendes au Palais et fasse le discours dont nous avions discuté. Fais en sorte que la mort d’Aokiji ait un sens… S’il te plaît. »

Il le suppliait presque. Maintenant Mikami possédait les clés pour que la mort d’Aokiji n’ait pas servi à rien. Grâce à elle, l’Empire serait affaibli et

Hrp:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nouveau
avatar
Informations
Grade : Onshi
Messages : 833
Rang : A+

Message(#) Sujet: Re: [Rebel] Le Cavalier en Péril Lun 6 Juin 2016 - 19:50

- En tant que Chosobake, Gardien de l’Honneur et de l’Éthique du Shukaï – Empire des Pays Neutres, et pour servir le rêve de paix poursuivi par l’Empereur, je me dois d’obéir à mes obligations et à mes principes ! Et jamais !! je ne cèderai face à l’ennemi et au traître !

Aussitôt Mikami fut noyé. Du moins submergé par le Suiton du Gouverneur, sans réussir à l'immobiliser ou détruire son clone. Alors quoi... c'est comme ça que ce devait se terminer ? En tant que traitres ? Sa plus grande tristesse fut sûrement de constater que rien ne pouvait briser cette frontière que l'empire et leurs convictions avaient installée, qu'Aokiji les quitterait... comme un ennemi. Malgré l'émotion des paroles qu'il prononça tout en se laissant glisser vers le néant. Ce ne pouvait être un réconfort à la vue des circonstances de son départ. Lui qui avait dit croire encore pouvoir trouver une solution par le dialogue venait de fuir les solutions que le futur tendait à lui offrir.

* Alors c'est ce sens là que tu veux donner à ta mort, Aokiji ? Nous confronter à l'instabilité dont souffre Tori et faire de son futur notre seule responsabilité ? *

Le Yorurai serrait le poing, fixant immobile et fermement la dépouille du Samui.

- Mikami... Je comprends ta douleur… Mais n’oublie pas pourquoi nous sommes venus. Je me charge du corps d’Aokiji, nous lui offrirons une sépulture digne des plus grands shinobis… Même si cette dernière devra rester secrète. De ton côté, il faut que tu te rendes au Palais et fasse le discours dont nous avions discuté. Fais en sorte que la mort d’Aokiji ait un sens… S’il te plaît.
- Ce n'est pas de la tristesse... Ses dents s'étaient desserrées, tandis que le froid sur son visage semblait à nouveau s'être installé... J'ai simplement horreur de ce genre de gâchis.

Très bien, ils se démerderaient avec ces "belligérants" qui souhaiteraient s'emparer du pouvoir laissé vacant. L'amnésique n'était pas du genre à s'effrayer d'un nouveau changement à cause de la démagogie de certains individus ou groupuscules. Bien qu'après tout ce qu'il venait de se passer, ceci pourrait paraître paradoxale... voire hypocrite. Convictions, bannières, croyances... étaient tant de chose qui, souhaitant rassembler les personnes, finissaient indéniablement par les diviser et les opposer. De pieux mensonges dont le sabreur, petit à petit, suivait les traces au plus profond de son être et y débusquait les fantômes installés bien avant que son amnésie n'en fasse des réminiscences inconscientes. Blablabla, le personnage évolue. Ce, tandis que résonnent les dernières supplications du Sairyo... faisant remonter le souvenir des évènements de cette nuit... les ancrant dans leur esprit... y installant le sentiment d'une profonde colère.

- La mort d'Aokiji... c'est une bombe à retardement qu'il vient de fixer à nos épaules !

* * *

Le ciel venait de virer au bleu et quelques nuages annonçaient de leur ton orangé le levé d'un nouveau soleil radieux. Dans le palais du Gouverneur, Samui Aokiji se rendait à son bureau d'un pas ferme, un faciès glacial et irascible. Il croisa un homme arborant ses premières rides et la plus noble des tenues. Ce dernier ralentit pour interpeller le Samui qui le devança dans les propos sans pour autant s'arrêter de marcher :

- Dépêchez une estrade sur la place centrale, j'y ferai un discours avant l'heure du déjeuner. Et suspendez toutes les activités pour aujourd'hui, un maximum de personne doit être présent ! Convoquez tout le pays ! Au moins tous ceux qui auront le temps de se rendre en ville dans la matinée ! Je serai dans mon bureau, que personne ne me dérange !
- Mais... Samui-sama, que faites vous des gestionnaires que vous deviez recevoir ce mat...
- Au diable les gestionnaires !

Un ton ferme, non pas colérique. Si c'était la voix du défunt gouverneur qui venait de sonner, c'était bien l'amertume de l'amnésique qui l'avait rythmée. Une amertume qui tombait à pic pour laisser présager de la gravité de la situation... La porte du bureau claqua, et on ne revit pas le Samui de la matinée.

* * *

Aux alentours de dix heures, la fenêtre du bureau s'ouvrit et se referma toute seule. Mikami, toujours en Henge sous l'apparence d'Aokiji, se retourna pour voir la silhouette d'Hiko réapparaître. Tous deux se regardèrent sans démordre de leur expression respective, ni dire un mot de plus. Leur échange de regard suffisait à confirmer que leur ancien frère d'arme venait d'être inhumé.

- J'ai fouillé cette partie là des armoires, rien qui ne puisse mettre en danger Tori, le Shûkai, l'empire ou ses habitants. Il n'est question que d'organigramme et de papiers administratifs qui n'auront bientôt plus aucun sens... Mais vérifie quand même qu'il n'y ait rien de dissimulé, tes sens sont plus aiguisés que les miens. Il faut que je revoie le texte... je ne peux pas me permettre d'en oublier une partie pendant que je serai occupé à reproduire à l'exact la voix d'Aokiji.

La maîtrise du son aura alors joué un rôle crucial dans cette opération. Pendant qu'il peaufinait les derniers détails, le jeune senseur tâcherait de dénicher tout document pouvant contenir des informations sensibles pour éviter qu'ils ne se retrouvent entre de mauvaises mains, mais bien évidemment dans les leurs...

* * *

Le trajet jusqu'à la place centrale de la capitale fut jonché des haut-dignitaires gravitant habituellement autour du Gouverneur et des privilèges qui perlaient des rôles qu'il leur attribuait, cherchant à dissiper leurs inquiétudes mais se heurtant à chaque fois au mur et à la demande de patience que celui qu'ils croyaient être la personne à laquelle ils obéissaient leur renvoyait. Les escaliers menant à l'estrade, tel un marche-pied privilégié, finit de les tenir à distance quand Mikami y posa les pieds du Samui. En face de lui se trouvait une foule qu'il n'avait l'habitude de côtoyer que de l'intérieur, depuis leur ombre.

Il l'observa en y laissant parcourir aléatoirement son regard pour se donner du temps, puis se lança enfin après une silencieuse inspiration. Depuis qu'il était sorti du bureau, Hiko le suivait comme un fantôme, altérant l'aura de son chakra pour qu'il ne dégage l'identité de celui d'Aokiji. Un tour de force dont le senseur avait le secret, et dont la présence de celui-ci assit une bonne fois pour toutes la détermination du Yorurai à aller jusqu'au bout de ce discours.


« Torijins ! Je vous remercie d'être venus aussi nombreux, malgré la précipitation de ma demande. Je m'apprête à passer un point de non-retour, alors je vous demande d'être attentifs jusqu'au bout et de ne réagir qu'au terme du message que je souhaite vous faire passer… et compte sur vous pour le transmettre au reste du pays, à vos contrées.

Un brouhaha s'éleva par l'enchevêtrement de multiples chuchotements avant de retomber définitivement à la fin des phrases de chacun.

Vous n'êtes pas sans savoir que suite à l'attaque des serviteurs des furyou, le shukai s'est vu entièrement restructuré. Vous qui pensiez avoir enfin trouvé, à travers vos seigneurs féodaux, la garantie d'être protégés des guerres menés par les shinobi grâce à l'armée que vous avez su accueillir, à qui vous avez donné un foyer, bâti à l'aide de vos propres ressources... êtes aujourd'hui employés à entretenir cette armée qui dès lors vous dirige. En ce point, nous vous avons trahis.

Sous les apparats du Faisan Bleu, Mikami espérait que la majorité des personnes se trouvant en face de lui soit conscient qu'un peuple dirigé par son armée est un peuple qui ne peut s'opposer à la guerre lorsque celle-ci a été décidée ; et pour qui toute forme de doléance, de revendication, et de contestation, se devrait d'être confrontée à une force avant tout militaire.

C'est un changement qui a été fait dans la sphère privée de Shozaichi, sans votre consultation. Son premier ordre, comme vous devez déjà vous en douter, a été d'assassiner les seigneurs féodaux. Non pas de les renverser, de les discréditer, mais de faire taire à jamais ceux qui occupaient les places qu'il convoitait. Croyez-moi, j'étais aux premières loges quand il s'est assis sur un trône de glace.

Premier silence, le temps que ne se propage une image que Hiko avait eu l'occasion de lui décrire, et dont la signification avait marqué l'amnésique. Même si celle-ci serait invérifiable pour le peuple de Tori, cette projection se voyait adoptée une place toute trouvée dans ce discours.

Mais il y a une autre vérité à cela. L'irresponsabilité et l'égocentrisme de chacun des seigneurs féodaux a touché à son terme. Vous, qui aviez connu la perfidie et les coups bas à peine cachés de Samihare Kanki, s'en prenant même à ses voisins en qui vous avez peut-être pensé trouver des frères, savez très bien de quoi je parle. Depuis, votre pays a été placé sous ma protection, sous ma tutelle et mon commandement. Malgré les libertés qui m'ont été accordées, je reste soumis au bon vouloir de mon ancien maître, Kakeshuou Samui. Après mûre réflexion... je ne pense pas que vous ayez gagné au change.

Second silence, calculé. Ces mots devaient se répandre dans l'assistance et faire écho de bouche à oreille, les murs de la surprises et de la confirmation se renvoyant la balle pour que le doute ne se dissipe sous le poids de l'indignation.

La plupart d'entre vous a déjà connu l'asservissement, vu leur temps bafoué et le reste des violences morales qu'un régime militaire peut causer. Si la responsabilité revient aux hommes et femmes qui l'entretiennent, conserver un tel régime revient à vivre avec la menace qu'un jour, un nouveau Kanki ne s'empare de vos vies.

Dernier silence. Là se trouvait la charnière de son discours et rebondir aussitôt sur ces paroles revenait à les passer sous silence ou du moins, à ne pas leur accorder la valeur escomptée.

L'asservissement ou la révolte seront les seules solutions possibles, avec tous les drames que chacun implique. Je commence à penser, vue la vitesse à laquelle se succèdent les dirigeants… que le meilleur moyen de se rapprocher d'un équilibre stable est de laisser libre court aux initiatives de chacun, divisant ainsi le pouvoir entre-tous et laissant libre-court à tout contre-pouvoir !

Grande inspiration… les prochaines paroles devraient atteindre les bordures extérieures de la foule, du pays, puis se répandre même dans le monde entier.

Et ceci ne peut passer que par le démantèlement de l'empire dans sa structure actuelle ! C'est pourquoi, moi, Aokiji Samui… démissionne de mon poste de Gouverneur et rejoint les rangs de la Rébellion !

Le temps sembla s'arrêter un instant, comme si la terre se mettait à trembler. Elle n'allait pas tarder à le faire d'ailleurs, Mikami devait aller au bout au plus vite avant que la cohue n'emporte la possibilité d'en placer une dernière...

La totalité des bâtiments administratifs sont remis aux mains du public ! Vous êtes libre d'en revoir l'utilisation, palais royal y compris ! Aucun saccage ou pillage ne sera toléré ! Quant à moi... je vous fait mes adieux très chers. »

Et le gouverneur disparut, laissant l'estrade vide et le reste du peuple pantois. Le Yorurai se doutait bien que cette interdiction ne suffirait à contenir tous les pillages que cette dernière déclaration allait causer... mais il comptait bien là-dessus pour rendre difficile la réinsertion des fonctions impériales au pays des oiseaux ; et de plus, tendre un piège gros comme une pyramide aux "belligérants" avides de pouvoir, dont les plus virulents seraient rapidement opposés aux forces impériales qui chercheraient à reprendre le contrôle de ces points stratégiques.

Pendant que se livrerait cette bataille au sommet, si celle-ci venait vraiment à avoir lieu... le reste de la population, de Tori comme de l'empire, civils comme shinobis (et il comptait bien sur ces derniers), aurait encore en tête l'écho du retrait de Samui Aokiji, et les raisons que celui-ci avait citées.

Dans les plus basses strates de la hiérarchie, peut-être germerait l'idée que l'Alliance des pays neutre, son Triumvirat, pouvait en réalité connaître une amélioration dont le sens serait diamétralement opposé à celui de l'Empire.

Tadaaaa:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

[Rebel] Le Cavalier en Péril

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinobi no Hattan :: Archives :: SnH Legacy :: Reste du Monde :: Reste du Monde :: Tori no Kuni :: Palais du Gouverneur-