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 Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko)

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Suna
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Message(#) Sujet: Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko) Jeu 24 Mar 2016 - 11:43


J'attendais docilement dans la fil d'attente depuis maintenant une bonne heure. Le temps se faisait de plus en plus long et il était interdit de fumer à l'intérieur. On m'avait même subtilisé mes armes à l'accueil. Par chance, on avait confondu mes sceaux avec des tatouages, comme quoi cet artiste punk de la mégalopole savait habilement jouer du pistolet pour marquer la peau de ses clients. Pour autant, ce n'était pas en comptant le nombre de marque sur mon corps que je parviendrai à pondérer mon impatience. J'étais restée saine durant toute la semaine, ne prenant aucune drogue, ce faisant j'avais l'esprit plus embrumé que jamais par la fatigue. Mes capacités de métamorphoses me permettaient de cacher mes cernes ainsi que mon teint livide, pour autant ce qui se trouvait dans ma tête n'en était pas moins affecté. Le bon sens restait, mais pas la réflexion. Hors, ce n'était nullement pour me faire soigner que je m'étais rendue à la clinique de Takamagahara.

A dire vrai je doutai fortement qu'il existe un quelconque remède à mon mal en ce bas monde. D'autant plus que j'avais été profondément déçue de la qualité de service des lieux lors de ma dernière visite. Celle-ci remontait à plusieurs années lorsque j'étais arrivée mourante d'infection suite à la perte de mon œil. Bien des choses s'étaient passés depuis pourtant j’admettais éprouver encore un certain malaise à me tenir ici. Mes expériences passés inhérentes à Kawa n'était pas des plus réjouissantes. D'autant plus que la gérante dénommée Amaterasu m'avait lamentablement abandonnée en plein milieu de notre conversation avant de disparaître pour ne plus jamais donner signe de vie. C'était tout de même une chance pour-moi qu'elle ait prit la peine de me soigner avant sans quoi... et bien j'aurais du trouver une autre solution pour me guérir.

-Heu... Madame Red... Le docteur Hiriko s'apprête à vous recevoir.

Je poussai un soupir de soulagement. Enfin nous y arrivions. Je suivis l'infirmière jusqu'au cabinet du psychiatre situé dans une partie plus reculée de la clinique. Ce fut en ouvra la porte que je fis la rencontre d'un beau jeune homme à qui on aurait donné le mon dieu sans confessions. En effet, j'avais devant moi l'archétype même de l'enfant de choral tout droit sorti de son église. Même si cela m'amusa je ne laissai rien paraître, me contentant de m'incliner respectueusement tandis qu'il se présentait avant de m'inviter à prendre place. J'avais le choix entre un fauteuil confortable ou bien un divan qui l'était tout autant. Le cadre de la pièce pouvait facilement être qualifié de zen. Si j'avais été capable de m'endormir je l'aurai certainement fait ce qui ne m'empêcha pas de m'allonger. Alors par quoi allais-je pouvoir commencer ? Des problèmes j'en avais des tonnes, mais ce n'était pas vraiment le but de ma visite.

-Docteur... Dis-je en tournant la tête pour le regarder droit dans les yeux. Je crois que je suis nymphomane.

Je laissai planer le silence durant une bonne seconde. Le temps que son cerveau se percute au doute avant de réaliser que la vérité se trouvait ailleurs. J'eus un petit rire satyrique avant de m'installer plus confortablement sur ce divan, laissant glisser mes bras derrière ma tête.

-Non je plaisante !

Blague puérile parfaitement assumée mise à part, il était temps d'entrer dans le vif du sujet. Je devais connaître les motivations de cet homme afin de déterminer s'il pouvait être utile ou non à mes projets. Il y avait fortement intérêt à ce que ce soit le cas. Je ne tenais nullement a avoir patienté dans cette file d'attente pour rien.

-Bien à présent passons aux choses sérieuses. Vous me semblez être un homme particulièrement spécial Docteur. Même en rassemblant des informations sur vous je suis seulement parvenue à déterminer que vous venez de loin, mais aussi...Les yeux rivés vers le plafond j'interrompais mon discours pour me tapoter la tempe à l'aide de mon doigt. En soit personne ne sait qui vous êtes, quel est votre passé. Ce serait presque à se demander si vous existez réellement.

Dès lors je tournais la tête pour laisser se côtoyer nos regards d'émeraudes. La coïncidence était amusante, même si ce que chacun reflétait respectivement interdisait toute forme de comparaison. En tant que bon psychiatre, de nous deux, il était certainement le plus à même de lire dans l'esprit des gens. Et pourtant...

-Quelque chose ne va pas ? Vous me semblez vide. Étés vous vraiment-là Docteur ? C'est comme si je pouvais apercevoir cette fenêtre lumineuse qui éclaire la pièce en regardant à travers-vous...

Je me laissai glisser sur mon divan, retrouvant une position assise, droite et affirmée. Dans un léger sourire, l'attention que je lui portai redoubla.

-Saibogu Red, enchantée de faire votre connaissance. Je me tiens aujourd'hui devant-vous car vous me semblez être un homme fantastique Docteur. Et c'est pourquoi j'aimerais que vous me rejoignez dans une grande aventure. Votre prix sera le mien, même si nous savons tous les deux que vous ne recherchez pas l'argent.

Je n'avais pas besoin de faire de longue étude en psychanalyse, seulement d'avoir eu une vie chaotique pour comprendre que ce renfermait son regard. Ils furent similaires aux miens à une époque et, en l’occurrence, il n'était pas question de couleur.

-Vous avez besoin d'exister.


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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko) Lun 28 Mar 2016 - 2:13

J’observais par la fenêtre l’horizon. La ville semblait immense, et c’était effectivement le cas. On apprenait souvent que percevoir donnait un sens au réel. Un sens propre à chacun. Mais si chacun possède sa vision du monde, qu’est-ce que la vérité ? C’était une question qui répondait plus de la philosophie que de la psychologie.

Mais pour m’a part, la réponse était la suivante : un simple consensus. Le monde, la vie, la vérité, l’histoire… Tout cela n’était qu’une suite de consensus. Un conditionnement, une idée pré programmé de la vie que l’on apprenait depuis notre tendre enfance. Chercher la vérité dans ce monde n’était qu’une quête. Une quête utopique, et qui n’avait aucune fin. Mais c’était lorsqu’on comprenait cela, que l’on arrivait à entrevoir les immenses chaînes subjectives nous retenant, et dessinant la condition humaine.

L’Humain était un être plein de paradoxes, et j’en avais chaque jour des exemples. La Guerre pour obtenir la paix, Servir le gouvernement dans le but de vivre, ou diriger dans le but de servir le peuple… Que ce soit le plus grand des dirigeants ou le plus acharné des paysans, tout le monde était soumis aux chaînes de sa propre subjectivité.

Buvant une gorgée de thé, une infirmière entra dans ce bureau -mon bureau- qui était d’un calme olympien. Après avoir servi le clan Yamanaka, puis Konoha et enfin Seitô, que me restait-il aujourd’hui ? Pas grand chose, si ce n’est rien. Seulement un amas de connaissance difficilement supportable pour le commun des mortels, et de long silence mélancoliques, avec le regard perdu dans un vide solitaire qui m’était si familier. J’avais perdu mes parents, mon frère, mon premier amour et Seitô, qui incarnait la seconde personne pour qui j’avais ressenti quelque chose. Mais aujourd’hui, tout cela n’avait plus d’importance.

Posant ma tasse, j’appelais l’infirmière pour recevoir la patiente suivante, en lui faisant signe de prendre l’ordonnance sur mon bureau pour traiter la schizophrénie du jeune garçon de la chambre B09. Sans perdre de temps, elle s’exécuta et l’on s’échangea un bref sourire de courtoisie tandis qu’elle déposait le dossier de la prochaine personne que j’allais prendre en charge. Saibogu Red, 20 ans… L’âge de Seitô lors de sa désertion… Finissant mon thé et déposant la tasse sur ma table, je m’avançais vers la porte en ressentant les différentes présences s’approcher de mon bureau.

Et quelques secondes plus tard, une jeune femme aux cheveux rouges ayant une cicatrice à l’œil entra dans la pièce en me saluant avec une simple inclinaison. Lui adressant un sourire amical, j’entamais le premier contact. Assurément le plus important lorsque l’on débute une thérapie.

    « Bonjour Mademoiselle, mon nom est Hiriko. J’espère que l’attente ne fut pas trop pénible. Faite comme chez vous, mettez-vous à l’aise. »


Lui faisant signe de prendre place sur le divan ou sur le fauteuil, je m’installais moi-même sur mon propre fauteuil, avec une feuille et un stylo, ainsi qu’un support adapté à la situation pour écrire. Simultanément, elle s’installait sur le divan.

    « Alors, qu’est-ce qui vous amène ? »


Un petit instant plus tard, elle tourna la tête vers moi en m’annonçant qu’elle pensait être nymphomane. Je doutais toutefois de ses dires… Il était loin d’être naturel que d’exposer un problème en si peu de temps, et si directement. Et prenant place d’une manière beaucoup plus nonchalante, elle annonça qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Restant silencieux, je continuais tranquillement mon observation de cette attitude qui cachait généralement quelque chose.

Mais lorsqu’elle m’annonça qu’elle avait rassemblé des informations sur moi, je comprenais rapidement qu’il ne s’agirait ici pas d’une simple séance de psychothérapie. Personne ne savait qui j’étais, d’où je venais, ce que j’avais accompli par le passé… En soit - de son point de vue - on pouvait se demander si j’appartenais vraiment à ce monde.

Affichant toujours mon air neutre, elle se tourna vers moi en posant des questions ayant un but relativement obscur. Était-ce pour me déstabiliser ? Assurément. Mais ayant une idée, une raison particulière, ou de façon totalement chaotique ? C’était ce qu’il me restait à découvrir. Revenant dans une position assise, elle se présenta. Elle ignorait probablement que son dossier d’inscription m’avait été transmis.

La suite fut sans appel. Elle avait un but. Elle avait besoin de moi, mais d’une autre façon que la plupart de mes patientes. Une aventure ? Le besoin d’exister ? Plusieurs hypothèses qu’elle avait émises, et il s’agissait probablement d’heuristique reflétant sa propre histoire. Laissant un sourire amical, je continuais.

    « C’est intéressant que vous disiez-cela, Red. Je vais me permettre d’être sincère et de ne pas passer par quatre-chemins, car vous semblez être une femme qui aime que l’on aille droit au but. »


Soutenant simplement son regard, je faisais mine d’écrire sur mon calepin, avant de reprendre.

    « L’Humain est une créature pleine de paradoxes, mademoiselle Red. La vision qu’il possède du monde et les interprétations qu’il peut faire du comportement d’autrui son souvent le miroir de son propre comportement, de sa propre histoire. En ce sens, il laisse dans son discours et son attitude des indices précieux qui révèlent la nature même de son inconscient. »


J’essayais d’être le plus clair possible dans mes propos, qui pouvait paraître légèrement obscur pour quelqu’un qui n’était pas initié.

    « Cette image de nonchalance que vous tentez de m’imposer semble effectivement vide, presque irréelle. De même que ce ton décontracté que vous employez avec un certain abus, ce qui cache réellement une source de problématiques que vous souhaitez garder enfouies. Ce qui s’explique par le fait que vous êtes l’organisatrice de cette “Aventure” que vous me proposez, et que vous encombrez de la source de votre souffrance n'est pas quelque chose de souhaitable. »


Je gardais un ton amical, en lui adressant un simple sourire.

    « A propos de cette aventure, j’aimerais bien connaître son histoire, du commencement à votre arrivée ici et de la projection finale que vous en faite, voulez-vous ? Je vous précise aussi que tout ce que vous dévoilerez ici sera gardé secret, vous êtes donc libre de parler en toute franchise et sans détour. »


Lui souriant, je concentrais en douceur mes sens, et libérais mon pouvoir de Yamanaka. Si elle mentait, je ne tarderais pas à le savoir.
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko) Ven 1 Avr 2016 - 22:38


-Et vous appelez cela ne pas aller par quatre chemin ? Dis-je en soulignant de l'index le cours de psychanalyse qu'il venait de me faire.

Dans un sens c'était assez agaçant, car ses paroles étaient criantes de vérité, même si j'estimai qu'il n'était pas nécessaire d'avoir fait des années des études pour deviner que quelque chose clochait chez-moi.

-Dans tous les cas j'admire votre performance pour avoir réussi à me cerner et à détourner la conversation à mon encontre. Entre torturé on se comprend !

Croisant les jambes, mes doigts s'entrelacèrent sur mon genoux. Je lui adressai un nouveau sourire, qui était à l'image du sien était insipide et sans saveur. Comme le masque qu'il s'efforçait de porter. Tout cela pour lui montrer que n'importe qui pouvait en façonner un. Qu'il n'était pas un cas isolé en ce bas monde. Puis toute cette facétie vola en éclat lorsque je lui adressai un clin d’œil complice.

Je l'écoutai alors continuer son discours, me demandant finalement ce qu'il en était réellement de cette soi-disant aventure. Ce fut à ce moment là que je sentis son chakra s'accumuler dans son cerveau. J'eus brièvement le réflexe de fermer les paupières, habituée que j'étais à devoir faire face aux genjutsu. Hors, aucune énergie n'était canalisée dans ses yeux, cela signifiant qu'il usait d'un autre genre d'aptitude.

-Hola... Calmez-vous donc professeur X. Pas de cela avec-moi je vous pris. Je suis simplement ici pour discuter en toute simplicité.

J’insistai sur ce dernier mot tout en relevant les yeux vers-lui. Pour être honnête je n'avais aucune idée précise de ce qu'il tentait de faire, simplement que cela touchait d'une manière ou d'une autre aux cerveaux. Pour ainsi dire je n'appréciais guère qu'on triture le mien. J'avais assez donné sur ce plan-là.

-Je suis ici parce que j'ai effectivement besoin de vous, mais pas de la façon dont vous l'entendez. En effet je souhaite comme qui dirait... faire tomber un empire...

Inutile de développer cet aspect là, il n'existait qu'un seul et unique empire sur le continent.

-Et j'ai besoin d'un spécialiste dans votre genre. Tout du moins si vous êtes bien le genre de spécialiste dont je présume. Une nouvelle fois n'étant pas coutume je me tapais brièvement l'index contre la tempe. Pour ainsi dire, mis à part échapper à votre présent, je n'ai rien à vous offrir. Sauf peut-être la satisfaction d'avoir sauvé d'innombrable vie en étant parvenu à anticiper l'avenir sur l'avènement de l'empire et de Samui Kakeshuou.

Le silence retomba. Bientôt il n'eut plus que le cliquetis de l'horloge qui, perdu dans son cycle sans fin, résonnai dans toute la pièce. Ici tout était de bon goût, aussi bien le mobilier, que les rideaux ou encore le presse-papier. On distinguait un certain raffinement, quoi qu'un peu trop prononcé à mon goût. Mais au final le mot « indicible » revenait sans cesse dans ma tête. Même s'il me semblait fortement en proie à des démons intérieurs, je les devinais bien différent des biens tout en étant aussi complexe. Comme quoi les grands esprits se rencontraient enfin. Quelque part cela me changeait fortement des tueurs écervelés que j'avais recruté durant les dernières semaines. J'étais curieuse découvrir ce que nous serions en mesure d'accomplir ensemble. Tout du moins s'il se joignait à ma cause.

-Comme vous vous en doutez je ne compte pas m'en prendre directement à l'empire, mais plutôt à ses fondations. Frapper au bon endroit et suffisamment fort jusqu'à ce qu'il s'effondre comme un château de carte.

C'était à la fois infiniment plus et beaucoup moins subtile que cela, mais je ne comptais pas lui en dire davantage. Le fait d'être l'homme qu'il était ne le rendait pas plus apte à cueillir ma confiance.

-Alors que choisissez-vous docteur. Accepteriez-vous de m'accompagner ? Ou bien passerez-vous le restant de vos jours ici ? Le monde continuera de tourner quelque soit votre réponse. Seulement en cet instant précis nous sommes d'accord pour dire qu'il n'est pas question du monde.

Nouveau sourire, cette fois-ci plus malicieux.

-Il est question de vous.

Il était temps de voir si j'étais effectivement parvenue à cerner ou non le personnage. Peut-être que sa curiosité le mènerait à vouloir en savoir plus ?


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Message(#) Sujet: Re: Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko) Jeu 21 Avr 2016 - 16:27

Je lâchais un sourire. « Entre torturés, on se comprend ». C’était triste à dire, mais voilà une belle vérité qui pouvait définir une des bases communes à tous les Hommes : c’était dans la souffrance que la compréhension était la plus totale, mais aussi la plus chaotique. Les rassemblements les plus importants incarnaient généralement la conséquence d’une souffrance proportionnelle. C’était dans la faiblesse que les gens se rassemblaient autour d’un même point.

La réaction qu’elle avait eue lorsque mon chakra avait affiné mes sens me confirmait deux choses. La première et qu’il s’agissait bien d’une Kunoïchi, et la seconde, qu’elle possédait des facultés sensorielles. Et une troisième information ne tarda pas : faire tomber l’Empire des Pays neutre portant le nom de « Shûkai ». Il était certain que le Shôraizen aurait frappé fort pour prévenir l’Empire qu’au moindre signe de débordement, il se serait dressé contre eux. Mais aujourd’hui, ce n’était qu’un futur qui n’aurait probablement jamais lieu.

La technique qu’elle souhaitait adopter était une technique classique des résistants : frapper des points stratégiques pour voir le système faillir et devenir obsolète, avant de porter le coup final au cœur du système. Une sorte de révolution préventive face à la menace potentielle qu’incarnait le Shukaï. Etait-ce là la preuve d’une grande clairvoyance ou d’une folie des grandeurs ? Je restais silencieux en attendant la suite du programme. Et naturellement, celui-ci s’imposa de lui-même : ma réponse.

Laissant les aiguilles du temps s’écouler, je reprenais après un silence de réflexion.

    « Vous me connaissez à peine, Red. Vous ignorez qui je suis, ce que j’ai accompli par le passé, et même l’étendue de mes capacités. Nul ne doute que vos dons sensoriels vous ont avertis de l’intensité de mon chakra, mais cela n’empêche pas le fait que ce que je sais faire vous est totalement inconnu. Mais nous y reviendrons plus tard, concentrons-nous sur votre objectif. »


Je tapotais à mon tour ma tempe, avant de reprendre.

    « J’ai du mal à savoir si vous êtes une femme particulièrement clairvoyante, ou si c’est atteint d’une quelconque folie vous poussant à vous mettre sur la route d’un homme aussi imposant et puissant que Samui Kakeshuou. En soit, quelle est la source de votre motivation ? Dans les deux cas, il est très probable que nous soyons d’accord sur le fait que le dirigeant d’un tel empire n’arrêtera pas son extension. Car le pouvoir appel le pouvoir. »


C’était là le vice même de la nature humaine. Plus l’on était susceptible d’avoir du pouvoir, plus l’on souhaitait le pouvoir. Un souhait qui devenait rapidement un besoin…

    « Vous trouverez en moi un allié, Red. Simplement si vous me jurez de m’aider à mettre fin à l’existence d’une femme en particulier. »


Un marché plutôt honnête.
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Message(#) Sujet: Re: Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko) Lun 25 Avr 2016 - 13:10


-En effet j'en sais assez peu sur vous, tout comme de nombreuses questions peuvent être posées. A savoir comment un homme aussi puissant que vous s'est retrouvés ici ainsi coupé du monde à laisser échoir son potentiel alors qu'il pourrait tant accomplir pour le monde ? Vous semblez être doué pour jouer avec l'esprit des gens. Et c'est ce dont j'ai besoin. A savoir d'une personne qui sait se servit de ce muscle. Terminais-je alors qu'il venait tout juste de retirer son doigt de sa tempe.

Lorsque le chakra s'accumulait de cette manière dans le cerveau d'une personne, cela ne signifiait pas cinquante choses, notamment lorsque l'on savait que la plupart des techniques nécessitaient la maîtrise de son corps et non de ses synapses. A ce niveau il était soit senseur comme-moi, soit utilisateur du genjutsu soit un Yamanaka. Qu'il maîtrise les trois ne m'aurait pas étonné. Il était évidemment que je n'avais pas face à moi un homme de terrain. Un psychiatre donc ? Ancien Shinobi spécialisé dans les interrogatoires ? J'en venais presque à prendre cela pour un jeu.

-Au vu de votre niveau il est peu probable que vous ne soyez pas originaire d'une des grandes nations. Vous ne venez certainement pas de Kaze ou du Shukai et êtes quelqu'un de trop raffiné pour provenir de Mizu. Il ne reste donc que Hi ou Kaminari. Je marquai une courte pause pour lui présenter mon sourire le plus espiègle accompagné d'un haussement de sourcil éloquent. Suis-je sur la bonne voie ?

Dans le fond connaître ses origines n'étaient pas essentiels pour-moi, contrairement à l'ampleur de ses capacités. Je savais que je recrutai des nukenin, j'étais donc parfaitement consciente qu'il m'était possible de me faire trahir à tout instant. Cet homme ne faisait pas exception. Cependant, en l'état, ma petite démonstration ne servait qu'à lui faire part de l'étendu de ma lucidité. Malgré ma santé mentale et physique décadente, j'étais encore capable de réflexion. Dès lors deviner où non qui il était n'avait pas son importance du moment qu'il m'estimait sur la bonne voie. La remarque qui suivit m'amusa beaucoup. Contrairement à tous ceux que j'avais pu recruter jusqu'à présent, il était le premier à me faire la réflexion, preuve étant qu'il se situait un cran au-dessus des autres.

-Nombreux sont les visionnaires qui furent considérés comme fou de leur temps, mais seul l'avenir pourra tracer une ligne sous cette vérité. Quant à mes motivations vous les avez déjà devinez. Il serait même plus juste de me demander les raisons qui m'empêcheraient d'agir.

Dans un sens Samui Kakeshuou s'y était mal prit dans la façon de créer son empire. Sa précipitation l'avait poussé à bâtir ses fondations sur des cadavres. Il s'agissait du genre de détail que l'histoire n'oubliait pas. Hors quelle ne fut pas ma satisfaction lorsqu'il concéda finalement à rejoindre ma cause. Néanmoins le contrepartie qu'il m'imposa fut assez troublant. Pour être honnête je n'aurais pas imaginé qu'il soit le genre d'homme à demander ce genre de chose, tout du moins pas sans une très bonne raison.

-Ravis de vous savoir parmi nous, mais ne soyez pas timide. Dites m'en plus au sujet de cette femme. Voyez-vous je ne fais jamais de promesse que je ne puis être en mesure de tenir.


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Message(#) Sujet: Re: Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko) Ven 20 Mai 2016 - 23:19

    « Nul doute que vous êtes particulièrement clairvoyante, Red. »


J’avais délaissé les différentes formes de politesse pour me concentrer sur l’essentiel. Il était vrai que mon chakra était plus impressionnant que la plupart des gens, mais ce n’était pas une raison suffisante pour penser que mes pouvoirs étaient infinis. Les Yamanaka étaient des êtres extrêmement puissant lorsqu’il s’agissait de récupérer des informations et manipuler autrui. Toutefois, nous ne disposions d’aucun talent naturel lorsqu’il s’agissait de force à l’état brute. Affichant un léger sourire après son annonce, elle avait vu juste sur mes possibles origines. En soit, ce n’était pas la question.

    « Vous pourriez effectivement être sur la bonne voie. Mais il est dangereux de juger son adversaire uniquement sur ses origines et sur son apparence. Je peux très bien être un Shinobi du monde. Après tout, les cinq puissances sont effectivement prépondérantes, mais bien loin d’être les seules à avoir des Ninjas de talents dans leurs rangs. Et, si je puis me permettre de m’avancer, seule une Shinobi fraîchement indépendante d’un quelconque village peut avoir une vision aussi égocentrique. »


Je me levais avant de prendre deux tasses, et de servir le thé à cette séance qui n’avait plus du tout aucune allure de psychothérapie. Préparant la boisson, je continuais.

    « Ceci est loin d’être une critique, la plupart des gens sont dans le même cas de vous. Néanmoins, comme je vous l’ai dit, je sais que vous êtes une personne intelligente. Et perspicace. Difficile pour vous de ne pas voir les nombreuses failles hypocrites de ce système qui est aujourd’hui gangréné par un orgueil liberticide et un sens corrompu de l’accomplissement. Vous étiez une Shinobi de haute-voltige, nul doute que c’est ce que je peux ressentir à l’intensité de votre chakra. Ce qui pose deux questions, sur la nature même vous poussant sur une route si dangereuse. Du thé ? »


Je lui posais le récipient sur la table basse, avant de prendre moi-même une gorgée dans ma propre tasse. Un geste commun, mais dont la symbolique était grande pour celui en connaissant le sens.

    « La première étant de savoir si c’est par amour de la liberté et du monde. Une réponse à des évènements ou des privations passées. La seconde étant par amour pour votre ancien village, voyant le danger qui le menace et qu’une réponse appropriée vous semble impossible si vous êtes mains et pieds liés par le même système que vous souhaitez protéger, ou peut-être changer. »


Laissant un silence, je soufflais légèrement sur le liquide brûlant, avant de reprendre une gorgée. Cette jeune femme me faisait penser à Seitô… En moins extrême. Et peut-être un poil plus joueur et diplomatique.

    « Croyez-moi, je n’attends pas de réponse sincère aujourd’hui de votre part. Vous me révélerez cette information lorsque vous vous sentirez prête. J’ai eu l’expérience de voir la pression qui repose sur les épaules d’un dirigeant d’un groupuscule, et j’ai aussi eu le plaisir et l’honneur de le servir et de le conseiller dans son intimité. Mais peut-être qu’un jour, trouverez-vous en moi quelqu’un suffisamment de confiance pour vous défaire de secrets bien trop lourds à porter seule. Le temps nous le dira, mais je tenais à vous le dire pour que vous sachiez que ma porte vous sera toujours ouverte pour discuter un peu. »


Je lui faisais un sourire, avant de me replonger dans mes souvenirs du Shôraizen. Difficile de ne pas regretter les longues discussions avec Seitô, notamment lorsqu’il fut épris de doutes après qu’il eut laissé sa sœur prendre le contrôle. Enfin, chassant ces pensées parasites, je continuais.

    « A propos de cette femme, elle porte le nom de Yamanaka Natsumi. Elle a usé d’un Kinjutsu pour se rendre immortelle au prix de nombreuses vies. Une de ces âmes ne mérite pas un tel tourment, et on ne doit pas laisser une femme comme elle progresser encore plus. Toutefois, j’ai acquis les compétences nécessaires pour mettre un point final à cette triste histoire. Mais je manque de force brute pour m’attaquer à une immortelle. C’est là que vous intervenez. »


Les yeux toujours fermés, je lui souriais avant de reprendre une gorgée de thé.

    « Alors, Red. Est-ce que vous êtes prête à partir à la chasse à l’immortel ? »
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Message(#) Sujet: Re: Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko) Lun 23 Mai 2016 - 13:14


Sa remarque concernant l'égocentrisme des grandes nations extériorisé par mes derniers propos me fit étirer un sourire. Indubitablement, cet homme était malin. Il pourrait se révéler être un allié précieux autant qu'un ennemi redoutable. Dans le fond, j'étais rassurée de constater que nous étions sur la même longueur d'onde. Aussi ne me sentis-je guère outrée par ses paroles. Dans un sens il avait certainement raison et me prouvait que j'étais encore loin d'avoir assimilé tous les facteurs liés à la vie de Nukenin. Pour ainsi dire je ne me considérai pas vraiment comme telle. Seulement une Kunoichi fidèle à sa nation, mais prenant quelques dispositions et autres liberté vis-à-vis de cette dernière. Ce qui n'était pas toujours facile.

Aussi sus-je apprécier à sa juste valeur d'un acquiescement silencieux la proposition de mon hôte de nous servir le thé. J'étais certaine de goûter à un met aussi raffiné que lui. Les bonnes choses se trouvaient difficilement à la capitale et je m'étais rapidement lassée des infusions bon marché. Ses règles de bien séance ne manquèrent pas d'éveiller en moi de vieux souvenir. Je laissai alors à Hiriko le loisir de savourer son thé tandis que j'attendais que le mien, encore bouillant, ne refroidisse. Ce faisant je continuai de l'écouter émettre ses hypothèses à mon encontre. Il était étonnant de voir à quelle aisance il parvenait à chaque fois à saisir le bon fil. C'était à se demander s'il n'était pas capable de lire dans mes penser ce qui, ironiquement, m'amusa.

-Disons simplement que je suis consciente que le monde ne tourne pas comme il le devrait. Et face au déluge d'incompétence de certain parti j'estime qu'il est plus que temps de prendre les choses en main. Je n'ai nullement la prétention d'être une sage ou une messie, simplement une personne estimant que la fin justifie les moyens.

Dis-je simplement tout en faisant tournoyer ma cuillère dans ma tasse avant de le porter à mes lèvres pour mesurer la température. Je me saisissais alors du récipient non sans cacher le raffinement de mon geste pour prélever un échantillon du nectar sucré contenu à l'intérieur. Délicieux, bien qu'un nuage de lait aurait été le bienvenu. Mais ce petit caprice semblait bien dérisoire comparé à l'offre qu'il me fit en retour, celle de devenir mon confident, mon protecteur. J'avouais sur l'instant ne pas savoir quoi penser de tout ceci. Était-il sérieux ? Se jouait-il de moi ? Je n'étais pas habituée à une telle franchise. Seulement la dernière personne à avoir tenté une telle approche s'était révélée traître, une fois de plus.

-Je ne saurais dire qui est le véritable vous. Le psychologue ou bien le Shinobi.

Je marquai une brève pause, prenant soin de savourer une nouvelle fois mon thé avant de reprendre la parole.

-Cependant, il se pourrait que j'ai recours à vos lumières dans l'avenir. Un point de vu externe est toujours bon à prendre.

Si je ne pouvais douter de sa bonne volonté je savais d'expérience que le cœur des hommes était par nature facilement influençable et sujet aux caprices. Aussi n'aurait-il jamais une confiance aveugle envers-moi. Dans un sens Yami elle-même n'avait guère droit à ce privilège, alors pourquoi serait-ce différent avec lui ? J'écoutai ensuite silencieusement la suite de son récit. Le contre-parti pour son aide étant que je l'aide à tuer une certaine femme. Immédiatement l'écho du nom prononcé tinta sur les parois de mon esprit

-Yamanaka ? Je marquais une nouvelle pause en le regardant droit dans les yeux. C'est donc cela. Nous y arrivons enfin. Est-ce qu'il vous est réellement possible de lire dans l'esprit des gens ? Pouvez-vous vraiment lire dans mes pensées ?

Mes propos ne renfermaient aucune inquiétude seulement une grande curiosité. Aussi après le nom Yamanaka, c'était le mot immortel qui résonna en moi et ce avec la plus grande des ironies. Ainsi, sans réellement chercher à l'imiter, j'allais prendre une dernière gorgée tout en souriant.

-Croyez que ce ne serait pas le premier être immortel auquel je ferais face. Quand commençons-nous ?


Rikin
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Konoha
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Message(#) Sujet: Re: Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko) Lun 23 Mai 2016 - 20:29

Le temps était quelque chose d’étrange. Il incarnait la nature même des soubassement du monde dans lequel nous vivions. Tout avait une limite de temps, même un immortel. Que ce soit par la folie qui avait emporté les Furyou, ou par la mort pure et simple, rien n’était éternel. Ici, tout du moins. Mes nouvelles capacités m’avaient permis de plongé dans des abysses qu’un nombre très restreint de personnes avaient pu apercevoir.

Les paroles de Red avaient résonné en moi de façon extrêmement virulente et menant à une seule et même personne : Seitô. Décidément, il était extrêmement présent depuis ces derniers jours. Comme auparavant, lorsque je me perdais dans la mélancolie de jours lointains, il revenait pour me maintenir sur terre afin que je ne me perde pas dans mes nombreux souvenirs heureux d’antan. Mais maintenant qu’il n’était plus là, j’avais presque perdu plus d’un an de ma vie à errer sans réel but. A force de forcer les esprits et de lire dans les mémoires, j’avais tendance à me perdre. Et il était là pour conserver le peu qu’il restait de moi. Même si sans lui, je m’étais encore perdu.

Jusqu’à aujourd’hui. Ah. Seitô. J’avais presque l’impression que tu te tenais là, devant moi. Je pourrais presque t’entendre dire que c’était ta mission, ton devoir de prendre les choses en main. Car les ténèbres ont besoin d’un Maître, afin de conserver l’équilibre et la liberté de chacun. Et que tu te devais de te dresser devant l’impossible car sinon, personne ne le ferait. Que tu devais être une arme, car c’était ton destin depuis toujours. Que “La Fin justifie les Moyens”. Cette phrase était même ton Nindô. Mais pourtant, tu étais tellement plus pour chacun de nous. Qui étais-je entre le Psychologue et le Shinobi ?

    « Probablement un peu des deux. »


Je répondais à cette remarque avec un calme olympien, les yeux toujours clos. Mes lumières disait-elle ? Ma très douce enfant, tu étais encore bien jeune pour comprendre. Et quand bien même tu disposerais d’un don similaire au mien, tu ne pourrais saisir l’essence même de mon être. Je ne t’apporterai ni lumière, ni ténèbres, juste un point de vue différent et terriblement cruel que l’on nomme communément la “Vérité”. Je ne serais que tes yeux pour voir là où ta vision s’arrête. Tes oreilles pour écouter là où tu n’entends que silence. Car, comme toujours…

    « Hiriko Yamana est là, sans être là. »


Je posais mes lèvres sur ma tasse une énième fois après avoir laissé entendre cette phrase énigmatique qu’une poignée de personne pouvait comprendre.

    « Un vieil ami qui tenait le même genre de discours que vous m’avez tenu. Et croyez-moi, vous vous engagez dans une voix particulièrement dangereuse… Quelqu’un qui possède un Nindô similaire à “La Fin justifie les Moyens” peut-être surpris par le coût que peut avoir les Moyens, sans jamais parvenir à ses Fins. »


Je parlais en connaissance de cause. Mais il était temps de lui répondre.

    « Un esprit est difficile à définir. C’est une masse informe, évolutive, propre à chacun, extrêmement dense, mêlant conscience et inconscience, désir et rejet, mais surtout savoir et mensonge… »


Ouvrant les yeux, je concentrais mon pouvoir dans son esprit afin d’y pénétrer. Mais cette femme me semblait être semblable à une boîte noire, difficile à ouvrir mais renfermant de nombreux secrets. Discerner le vrai du faux, l’important du superflux ne serait pas un exercice aisé. Toutefois, je pouvais clairement sentir que j’étais en présence de quelque chose bien plus complexe qu’un esprit humain. Bien plus sauvage, hostile et particulièrement instable. Un esprit qui manquait clairement de sommeil, et proche de la folie.

    « Votre esprit est particulièrement confus, Red. Je ne peux y percevoir que les bribes de vos pensées les plus superflues. L’essence même de ce dernier m’est inaccessible, et user de mes pouvoirs avec plus d’insistance ne serait point bon pour vous, comme pour moi. »


Je déposais ma tasse sur la table basse, avant de rejoindre mon bureau et d’ouvrir le mini-bar. Puis je récupérais délicatement le lait avant de revenir vers elle, lui proposant de la servir. La fixant de mes yeux émeraude intense, mais ne dégageant qu’une absence de présence, je reprenais la suite.

    « Quelque chose me dit qu’un petit nuage de lait serait le bienvenu dans votre tasse. Toutefois, je ne saurais vous déconseillez la théine lorsque l’on souffre manifestement d’importants troubles du sommeils. Une infusion pour la prochaine fois sera plus adaptée. »


Je lui lâchais un sourire amical, avant de me revenir à mon siège.

    « Il me faut retrouver la trace de cette immortelle. Elle est puissante, et particulièrement rusée. De plus, il est difficile de pouvoir traquer un membre du clan Yamanaka qui possède ces deux caractéristiques. »


Mais il m’était encore plus difficile de conserver une ligne directrice avec les nombreuses divagations des différents souvenirs reposant dans mon esprit.

    « Mais avant cela, il nous faut nous occuper de votre esprit, et de vos troubles du sommeil par la même occasion. Si vous voulez bien vous allongez et vous détendre, je vais faire le nécessaire pour stabiliser tout ça. Nous sommes en sécurité, alors laissez-vous faire. Si vous vous sentez sombrer, n’essayer par de lutter… C’est que votre corps à besoin de repos. Et votre esprit aussi. »


Je gardais mon sourire, avant d’ajouter.

    « Lors de votre sommeil, vous allez peut-être apercevoir des visions de souvenirs appartenant à l’une de nos mémoires respectives. C’est un processus normal, qui synchronisera votre horloge interne… Vous dormirez plus, le temps que je trouve un moyen de vous stabiliser sur le long terme. »
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Suna
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Message(#) Sujet: Re: Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko) Jeu 26 Mai 2016 - 17:21


Mes suppositions venaient d'être confirmées. J'avais bel et bien devant moi un représentant du clan Yamanaka, c'était à la fois effrayant et excitant. La réputation de ces humains capable de manipuler les âmes n'était plus à faire. A n'en point douter cet Hiriko se révélerait être un atout formidable. J'étais satisfaite de ma trouvaille. La révélation succèda ensuite à une mise en garde qui ne me fit pas déroger à ma nonchalance.

-Je suis parfaitement consciente des risques encourus et ce par quoi il me faudrait passer pour parvenir à mes fins. Dans un sens nous ne vaudront certainement pas mieux que nos ennemis, mais ce n'est pas le but recherché.

S'ensuivit un longue tirade digne de son métier dont les subtilités résidaient hors de mon champ de connaissance, bien que dans le fond je comprenais où est-ce qu'ils voulaient en venir. Et je ne fus pas surprise de sentir encore son chakra se manifester pour tenter de percer à jour mon âme. Cela aurait peut-être pu marcher sur une personne normale, hors j'étais tout sauf normale. L'humanité au sens large n'était plus vraiment un trait pouvant me définir. Il fut effectivement en mesure de déterminer que moult trouble m'assiégeaient car il s'agissait de la partie de moi la plus présente, la plus difficile à cacher.

-N'avez vous jamais trouvez cela particulièrement impolie d'explorer ainsi l'intimité des autres sans leur consentement ? Il n'existe pas vraiment de conventions sociales pour qualifier ce genre d'acte, mais on pourrait aisément l'assimiler à une forme de voyeurisme. Aussi bien fondée soient vos intentions je n'apprécie guère que l'on cherche à fouiller dans les méandres de mon esprit sans mon autorisation. Vous devez comprendre cela... Dis-je tout en offrant ma tasse afin qu'il y dépose un nuage de lait.

J'étais en mesure de savoir à quel moment il utilisait ses pouvoirs et contre qui ils étaient dirigés. Et naturellement ce genre d'attraits ne me plaisait guère. En effet je n'accordai pas ma confiance si aisément alors autoriser quelqu'un à sillonner les méandres de mon être... Une seule personne avait eu ce privilège jusqu'à présent et dans l'immédiat je tenais à ce qu'il en reste ainsi. Pourtant, dans le fond je devinais qu'il pouvait être une solution à mes nombreux problèmes. Cet homme possédait un potentiel incroyable. Couplé à celui de Yami ils pourraient faire des merveilles. Le désir de céder à la facilité au détriment de la prudence était grand, mais je ne pouvais me permettre de laisser mes émotions dicter ma conduite. Néanmoins, il m'était toujours possible de lui confier certain élément étant à l'origine de mon problème. Des informations qui ne pourraient jamais me porter préjudice et ce qu'importait comment il les utilisait.

-Mon manque de sommeil n'est pas lié à un problème d'horloge biologique. Je n'ai aucun mal à m'endormir, le problème étant de le rester. Dis-je calmement assise les jambes croisées sur son fauteuil, la tasse de thé toujours en main. Cela est dû à un dysfonctionnement de mes capacités sensorielles. Dès que je sombre dans l'inconscience j'en perds le contrôle il suffit alors à la moindre émanation, qu'il s'agisse d'un son, d'une vibration voir d'une odeur pour me réveiller en sursaut. C'est si intense que seules plusieurs semaines d'insomnies consécutives finissent par en avoir raison. Mais cela ne dure que le temps d'un sommeil d'une moyenne de quarante huit heure avant que le cycle ne se répète...

Effectivement, il était question de plusieurs semaines. Une être humain normalement constitué ne serait pas en mesure de survivre à cette épreuve et je mentionnai volontairement ce détail. S'il voulait vraiment m'aider, je lui donnais ces premières pistes, mais il était hors de questions que je laisse me toucher. Aussi restais-je parfaitement statique lorsqu'il me demanda de m'allonger.

-Chaque chose en son temps mon chère. Là encore je vous laisse deviner pourquoi. Dans l'immédiat nous allons nous concentrer sur la traque de votre amie. Comme vous l'avez compris je suis dotée de capacité sensorielle de haut niveau. Cette personne aurait beau changer de corps. Son chakra restera toujours le même. Si vous pouviez me fournir un échantillon, ainsi que sa localisation approximative je pourrais être en mesure de la trouver.

Qu'il n'espérait pas brûler les étapes. Qui plus cela étant cette initiative de ma part n'était pas poussée sans raison. Traquer l'immortel ensemble allait me permettre d'en apprendre davantage sur lui.


Rikin
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Message(#) Sujet: Re: Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko)

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Silence docteur ! Le temps passe... (Hiriko)

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