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 Portés par le vent

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Message(#) Sujet: Portés par le vent Mar 3 Mai 2016 - 17:49

Les entrechocs de lames, chaires, et d'air porté par le chakra libéré par l'ouverture des portes célestes allaient une fois de plus bon train sur les forums récemment établis au pays de l'herbe. Entre broussailles, hautes herbes et sous-bois s'étalaient de vastes plaines de pierres blanches où se retrouvaient indigènes comme shinobi de tous horizons portés par un objectif commun : l'élévation personnelle, spirituelle comme physique. Connaissant, à force de visites, de nombreux kusajins formés aux arts martiaux par le guerrier rouge, Mikami ne manquaient que peu d'occasion de venir s'entrainer dans ces contrées reculés où le calme demeurait maître et où le brassage ethnique permettait de s'opposer à bien des styles de combats différents.

Le soleil avait entamé sa recrudescence il y avait déjà quelques heures, et quelques nuages glissaient parfois leurs ombres sur une partie des combattants avant de retourner se perdre dans les verdures environnantes. Légèrement vêtu de noir, il ne serait ni question de foudre, ni de ninjutsu, ni de kenjutsu, pour un Yorurai venu entretenir ces capacités au corps-à-corps. Ceci dit, son katana ne délogeait pas de sa ceinture pour autant. En face de lui, dansant au rythme des esquives et des ripostes, un homme d'âge mur originaire de la région, initié aux portes célestes et les utilisant à un de leur plus faible niveau pour tenir tête au shinobi.

Face à la force brute dégagée, ce dernier s'attelait à discerner l'orientation de son centre de gravité plutôt que de se contenter de la cible de ses coups. Ainsi il s'y soustrayait, et dans le même mouvement la redirigeait vers son adversaire par des mouvements qui auraient pu paraître ondulatoire par la captation d'énergie de l'attaque adversaire, sa réappropriation, puis son renvoie. Le coup d'avant-bras destiné à la nuque fut pourtant bloqué, et un puissant coup de pied volait déjà vers sa cage thoracique. L'amnésique recula son pied-avant, dévia d'une paume la trajectoire de la jambe de son adversaire pour laisser cours à cet élan, opposant alors la tranche de sa main aux côtes qui s'y étaient offertes, prises dans leur propre rotation et ainsi exposées à une riposte frontale.

L'affrontement s'arrêta de cette manière, le coup de grâce ayant été porté à force d'usure puis directement à la respiration. Les deux concurrents se sourirent et se saluèrent avant que Mikami ne se retrouve à nouveau sans adversaire. Celui-ci avait été le sixième... Il essuya son front et dégaina une gourde à moitié pleine avant de jeter son regard dans un tour d'horizon, à la recherche d'une nouvelle personne à qui s'opposer.


Spoiler:
 


Dernière édition par Yorurai Mikami le Mer 6 Juil 2016 - 18:25, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mar 3 Mai 2016 - 20:35




L'humidité était horrible. C'était pour moi mon premier voyage dans le pays de l'herbe et je commençais non seulement à me demander pourquoi l'on ne l'appelait pas le pays humide, mais aussi à voir que la végétation n'avait strictement rien à voir avec le reste du Shukai. Bien entendu, pour quelqu'un qui vivait à Yuki no kuni, il était difficile de voir en quoi je pouvais me plaindre sur les températures des autres pays...mais Yuki avait un climat généralement plus sec, alors qu'à Kusa c'était une histoire totalement différente. La chaleur devenait insoutenable pour ceux qui n'y était pas habitués et l'on avait l'impression de respirer dans un nuage de vapeur après le moindre effort. Et de l'effort, il en fallait pour s'aventurer dans les herbes hautes et denses de la région, sans parler des passages obligatoires dans certains sentiers qui menaient directement dans des sous-bois étroits et garnis de racines.

Néanmoins, l'on pouvait laisser à Kusa sa plus grande qualité: Ses paysages étaient magnifiques et son sol était riche. Plusieurs fois durant mon trajet, je dû m'arrêter pour me reposer de ce long trajet que j'accomplissais, mais à aucun moment je fus déçu de la vue que j'avais.
La verdure de ce territoire pouvait faire pâlir de jalousie plus de la moitié des autres nations et ce, sur la totalité de ses terres herbeuses. Il était toujours aussi fascinant de voir le vent caresser cette chevelure verdâtre qu'avait Kusa, la faisant osciller tantôt à droite, tantôt à gauche, mais toujours dans un mouvement souple et agréable qui était propre à la nature de l'air.

De tous les élément, Futon était celui que j'affectionnais le plus. C'était une force noble, discrète et libre et pourtant, son simple mouvement réussissait à influencer le reste du monde. Le vent faisait s'élever les vagues, alimentait ou étouffait les flammes, conduisait et dispersait la foudre...le vent n'avait de maître que le vent, transportant son propre message de liberté où bon lui semblait, mais aussi l'echo de chaque souffle, chaque pas, chaque complainte existant...et c'est ce genre de missive que me porta la brise du pays de l'herbe.

Alors que je sortais d'un sentier qui m'avait entraîné dans l'un des plus long sous-bois que j'eus emprunté de ma courte vie, j'entendis ce qui me semblait être un duel entre deux personnes. Écartant les branchages d'un grand buisson, je me trouvai face à une plaine aux rochers blancs de marbres, au par terre solide comme le roc et où deux hommes se saluaient mutuellement après une bataille qui avait dû faire fuir la plupart des oiseaux, mais qui semblait en avoir attirer un autre. Puis enfin, comme dans le plus pur des hasards, le regard du vainqueur, un corbeau noir au bec tranchant, croisa celui du harfang des neiges que j'étais.

Mon unique oeil, d'un bleu anormalement glacial même pour le Samui que j'étais et que je suis toujours, fixa la silhouette foncée de l'autre épéiste pour remarquer qu'il n'y avait que cela de semblable entre nos deux corps et de ce qui s'y accrochait. Lui était humble, paraissait sobre et souple dans sa simplicité, sans rien lui enlever de la violence que pouvait probablement exercer les fondements de son art. Moi, j'inspirais l'extravagance et la marginalité de par ma chevelure ébouriffée, blanche, hirsute et de mes nombreux bijoux d'argents qui claquaient à chacun de mes pas, dont les nombreuses chaînes, d'ailleurs, fouettaient l'air suite à ces grandes enjambées qui déplaçaient mon mètre quatre-vingt-cinq de grandeur. Et à mon dos, un sabre dont la lame semblait salement amochée, peu entretenue et dont les morceaux ne semblaient tenir encore que parce qu'ils étaient toujours emboîtées les uns dans les autres...mais qui avait néanmoins le mérite d'être toujours aussi impressionnante de par sa taille et sa largeur, lui donnant l'air d'être un véritable vestige du passé, d'une époque où l'homme était un géant.

Ce n'est que lorsque je fus arrivé à une dizaine de mètre de l'homme en noir que je m'arrêtai, soutenant son regard, n'affichant que l'impartialité sur mon visage et voilant la soudaine envie de prendre part à un combat déjà perdu d'avance. Je n'étais qu'un Heishi et bien que j'eus l'air d'un géant, tous savaient que l'habit ne faisait pas le moine dans un monde où la dualité entre les âmes et le corps des hommes dépassaient largement la simple menace d'une parure bien intimidante.

Car, avant l'envie de combattre
Avant l'honneur
Avant la guerre

Il y avait le respect..le respect que seul deux escrimeurs pouvaient ressentir vis-à-vis leurs homologues et frères de fer.

Ainsi je le saluai, penchant l'immensité de mon corps vers l'avant, avant de ne détacher le monstre d'acier qui reposait dans mon dos. J'allais perdre, je le sentais, mais peut-être étais-je plus phoenix que harfang...et tel un phoenix de glace, j'allais renaître de mes fragments.



Hajime...





Dernière édition par Samui Ketsuen le Ven 27 Mai 2016 - 12:31, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mar 3 Mai 2016 - 21:58

Une main soutenant un peu d'ombre sur son regard évasif, Mikami put apercevoir son précédent adversaire s'asseoir plus loin avec un autre groupe en pleine méditation tandis que plus à l'ouest, dans les sous-bois, sonnaient un bruit de chaîne rendu menaçant par sa continuité et sa régularité. D'un coup d'œil sommaire, ses yeux jaunes balayèrent quelques combattants avant qu'une silhouette ne les interpelle. Un homme pâle, chevelure ébouriffée, par delà laquelle dépassait le manche d'un sabre bien imposant. À la mesure de son porteur, s'intima le Yorurai. Bien qu'il ne soit lui-même pas des plus petits, son vis-à-vis pourrait néanmoins facilement lui faire de l'ombre s'ils se tenaient côte à côte. Chevelure opaline, œil clair et bleuté... sans vouloir donner dans les préjugés, il avait déjà tout d'un Samui ! Un cache-œil en plus, qui ne manquait pas de lui donner une certaine allure scélérate en compagnie de ses lourdes parures argentées. C'était donc de lui... que provenait ce bruit de chaînes.

Un jeune homme intéressant à première vue, de part la curiosité qu'il dégageait et qui avait vite captée l'attention de l'amnésique ; de plus car à y regarder de plus près, il avait bel et bien l'air des plus jeunes. Jeune, mais déjà rodé à la vie de shinobi. Du moins en apparence. Sans s'arrêter à son œil manquant, son visage exprimait déjà le flegme de celui qui avait déjà eu à affronter bien des obstacles et avait appris à faire fi de l'influence que pourraient avoir ses émotions. Un point qui pourrait vraisemblablement être rapidement vérifié, car il s'avançait vers lui d'un pas lent et déterminé, en toute sobriété. Mikami entreprit de le rejoindre, s'avançant à son tour. Il put ainsi observer la lame que son homologue lui présenta. Pourtant impassible, il fut étonné quand il remarqua à quel point elle était émoussée. Voulait-il vraiment se battre avec ça ? Non pas qu'il douta de ces facultés martiales, mais son arme semblait pouvoir s'effondrer au moindre choc.

Mieux valait que ça n'arrive ici que sur un champs de bataille après tout... mais tout de même. Pour l'arborer de cette manière, sa valeur matérielle devait sûrement être la moindre de toute. À y regarder de plus près, ce sabre portait bien plus qu'une possible valeur sentimentale ou symbolique. Il était chargé d'histoire, évoquait la droiture des grands corsaires qui avaient écumés les mers et dont chaque cicatrice racontait un conflit dans ces moindres détails, témoignaient des continents et époques traversés par-dessus une carrure forgée par de nombreux combats. Allez savoir quels secrets il recelait encore... Il y avait bien une raison solide au fait qu'il ne se soit toujours pas brisé.

La Yorurai sourit quand on le salua, de ce sourire que les mots souillent, exprimant une pointe d'amusement dans le coin de sa bouche et un léger souffle d'ardeur dans l'écartement de ses lèvres. Presque à deux mètres de celui qui devenait son adversaire, Mikami s'arrêta et s'inclina à son tour et de la même manière que son vis-à-vis, écartant toutes futilités et regards maintenus habituels qui n'étaient là que pour témoigner de son insoumission. Tout ceci perdait sa place entre les deux lames qui se faisaient face. Ce car il avait dégainé la sienne en se redressant puis s'était soigneusement mis en garde, observant les failles et les ouvertures qu'offrait celle de l'oiseau de glace.


- Hajime ...

Le brun fixa une feuille qui flottait entre eux, attrapant au passage le regard de son nouveau camarade d’entraînement pour lui faire comprendre qu'en touchant le sol, cette innocente fane donnerait le signal de départ. La tension flirtait avec son apogée tandis que son attention se partageait entre son unique pupille et cette feuille qui flottait, voguait, roula une dernière fois...

... et toucha le sol.

Sans plus attendre Mikami bondit vers l'avant, se laissant sciemment glisser sur le côté. Prenant l'extérieur de la garde de Ketsuen, il visa directement sa main pour qu'il ne relâche sa défense ou son emprise sur son arme, à moins qu'il ne préfère d'emblée voir un ou deux doigts s'envoler. Une manœuvre agressive aux premiers abords, visant tant à le désarmer qu'à investir son flan. Tenant à distance l'imposant sabre de son adversaire par la fine tranche tentée à sa poigne et la course de sa propre lame, sécante à celle que pourrait opérer l'adverse pour directement riposter, il arrêta son pied avant pour qu'en un pas le reste du corps ne prenne les devants, recueillant l'énergie de sa fente dans le but de la transmettre à l'extérieur de sa main, allant directement la déposer sous le bras armé de son adversaire afin de, encore une fois, le faire lâcher prise.
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mar 3 Mai 2016 - 23:55



Et la brise ammena dans sa danse lascive, une unique feuille qui se laissa porter, guider, virevolter au gré des mouvements de son maestro qui lui, ne dormait jamais. Il la pris dans son manège, attirant ainsi nos deux regards sur le mince corps de sa partenaire qui se laissait aisément ballader sous nos yeux attentifs, calmes, mais aux aguets qui n'attendaient que le moment où la brise déciderait de mettre fin à cet agréable ballet...pour qu'enfin commence la danse des fers, la valse des lames.

C'est d'ailleurs suite à ce simple mot que j'eus prononcés, messager de mes intentions, que les yeux du corbeau me guidèrent vers ce silencieux spectacle dont je compris diligemment que la fin donnerait le départ de nos escarmouches. Je ne manquai donc pas d'en suivre les moindres mouvement, mais là fut mon erreur et là fut probablement ma perte. Je voulu trop voir le départ, que j'en oubliai de sentir qu'il était temps...et mon adversaire en tira avantage car lui, avait su prendre son envol au moment opportun. Serres devant, il attaqua à une vitesse foudroyante, déstabilisant ma garde et me laissant devenir sa proie. Je compris alors que ce combat n'était non seulement perdu d'avance, mais que l'homme que j'avais défié avait déjà gagné. Tout s'était joué sur le départ, et il le savait aussi bien que moi. Sommes toute, il perpétua son élan en visant ma main, préférant me désarmer que de transpercer ma chaire de sa pointe. Fut-il uniquement de la chance, la chaîne qui entourait mon poignet et qui était attachée au pommeau de mon monstre de fer glissa tranquillement du haut de ma main et vint se mettre entre la lame et ma peau, ce qui vallu à l'adversaire de modifier son assaut à la dernière seconde. Stoppant net son avancée, ce fut le bas de son corps qui perpétua le mouvement, tentant de profiter d'une faille dans ma posture que je n'avais pas même pris conscience si ce n'était qu'à la dernière seconde.

Ma paupière s'écarquilla, ma pupille se dilata et mes dents se pressèrent entre elles, laissant clairement l'impression à mon opposant que sa rapidité m'était très difficile à gérer. Ce fut donc de peine et de misère que je réussis à me reculer juste à temps, pivotant sur mon pied gauche à un instant qui se voulait un peu trop fatidique à mon goût. Je sentis tout de même le revers d'une main solide et puissante me frapper au dos lors de mon pivot, au lieu de mon flanc. La douleur était forte, mais tout de même endurable et possible à encaisser vu les entraînement rigoureux que j'avais déjà subit pour parvenir à avoir un corps puissant et aux muscles d'acier et puis...entre ça et perdre un oeil, je préférais largement le mal de dos. Néanmoins, j'étais prêt à parier que je n'allais pas m'en tirer sans une importante équimose à en entendre le claquement qui sortis de l'impact.

C'est aussi en continuant ce pivot que je laissai mon arme se balancer tel un pendul, de l'arrière de mon corps tout en remontant vers l'avant, avec force et rapidité, pour heurter le sabre de ce rival innatendu. Le poid de l'arme mélanger à la force de mon bras n'avait qu'un seul objectif: l'obliger à bloquer une attaque lourde provenant d'une position inférieur, débalancer sa garde vers le haut et le bousculer à une distance convenable grâce à une charge bien placée. Le seul avantage que j'avais résidait dans la longueur de ma lame. Ainsi je me préparai à foncer, épaule première, après ma riposte et en misant sur mes meilleurs compétences: la force brute.





Dernière édition par Samui Ketsuen le Mer 4 Mai 2016 - 14:44, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mer 4 Mai 2016 - 1:12

Dans l'entrain de ses précédents combats, Mikami avait ignoré l'écart séparant sa préparation matinale et le contre-coup du trajet que venait d'accomplir l'épéiste blond. Si l'un transpirait parce que le stade de l'échauffement était derrière lui depuis plusieurs heures déjà, l'autre suait encore de la sortie du sous-bois et de l'alourdissement causé par l'humidité environnante et envahissante. Il faut dire qu'ils ne s'étaient pas laissés le temps de respirer, et que le temps d'un souffle avait été suffisant au Yorurai pour déclencher les hostilités. Perçant, comme souvent. Peut-être un peu trop ? Non, jamais. Il considérait non pas comme démesuré, mais comme strictement nécessaire de rendre les entrainements bien plus intensifs que les situations réelles afin qu'ils soient prêts à ne faire qu'une bouchée de ces dernières.

Ainsi il n'avait pas hésité à prendre le risque de trancher la main d'un shûkaijin ; du moins, y déposer une sérieuse balafre. Mais fruit du hasard ou d'une utilisation consciencieuse et précise de ses parures, l'oiseau de glace sauva le plus précieux outils que la nature ait mis à sa disposition d'une surprenante interposition. Celle d'une de ses chaînes, protégeant sa main en s'opposant au fil de la lame qui glissa contre le fer et crissèrent ensemble, dans une furtivité qui se prolongea au creux de leurs tympans comme le souvenir paralysant de la main de la faucheuse qui se pose sur votre épaule pour prendre la vie d'à côté. Le genre de situation pas particulièrement appréciable mais sur lesquelles on ne peut se permettre de prendre le temps de s'attarder, car un conflit ne prend jamais le temps de s'arrêter pour ce genre de détails.

Ceci dit, se servir de ses chaînes avait été astucieux. Délibérément ou gage de chance, avec quelques techniques et pas mal d'entrainement, ce garçon pourrait faire de ses bijoux un équipement qui pourrait s'avérer décisif dans toute forme de combat. Mais encore une fois, ceux-ci ne laissent le temps de s'attarder sur ce genre de détail. Le dos de la main du Yorurai atteignit bel et bien sa cible. Ou presque. S'étant sorti du désarmement, le Samui put même s'extirper du second coup qui lui était adressé. Celui-ci vint cependant frapper son flan de la même puissance, mais dès lors inutile d'espérer engourdir les ligaments lui permettant de tenir fermement son sabre. De même pour une remise d'attaque, car son adversaire ripostait aussitôt et lui aussi savait user de ses élans pour mettre plus de force dans ses assauts !

Dans le même temps, il força l'amnésique à constater la solidité de sa lame, soupçonnée un peu plus tôt. Celle-ci l'aurait aisément pourfendu de bas en haut s'il n'avait pas ramené horizontalement sa garde devant lui. Le choc fut tel que ses bras se relevèrent après avoir soutenu sa parade de concert, offrant alors tout son buste à un opposant qui vraisemblablement... n'attendait que ça. Une belle ouverture qu'il s'était créée et avait exploitée sans perdre de temps. D'une frappe de l'épaule, il repoussa Mikami à quelques mètres, l'obligeant à contrer le sol de ses mains et ne prendre que plus de recul pour rester en équilibre. Il dérapa et se redressa, sabre le long du corps, dégageant les quelques mèches qui s'étaient glissées devant ses yeux.

À nouveau ce même sourire en coin refaisait surface, témoignant de sa satisfaction à avoir trouvé un autre escrimeur auquel se mesurer et par-dessus tout, qui faisait part d'un répondant des plus prenants pour un sabreur ne demandant qu'à laisser libre cours à son art. Enjôlé dans cette joute devenue rapidement source d'épanouissement, le Yorurai mit en avant son profil non armé pour changer de position de garde. La pointe de sa lame allait chercher le ciel, menaçante comme le dard d'un scorpion, alors que sa main gauche et sa jambe gauche s'allongeait, et qu'un mouvement des doigts invitait Ketsuen à revenir à la charge. Il en redemandait, et était bien plus que curieux que de voir ce que son homologue avait de plus à proposer. En situation directement offensive cette fois-ci...
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mer 4 Mai 2016 - 20:42



La poussée fut violente en force brute, comparable à celle d'un colosse et c'est peut-être là que le corbeau compris que là où il pouvait être fier de sa rapidité, j'avais aussi toute les raisons d'être fier de ma puissance. Mon épaule trouva son torse, puis mon coude s'appuya sur son ventre. Mon biceps et mon triceps se bombèrent au même moment où je soulevai l'entièreté de mon bras vers le haut, surprenant mon adversaire qui tenta aussi bien que mal de garder son équilibre, mais qui fut tout de même propulsé un peu plus loin. Heureusement pour lui il savait battre de l'aile et c'est d'une main solide, la même qui m'avait valu une vilaine équimose lors de sa dernière attaque, qu'il se rattrapa d'abord avant de n'apporter sa deuxième patte au sol pour soutenir le reste de son poids et ainsi stopper le dérapage que je lui avais fait subir.

C'est alors que tous deux, nous nous redressâmes, soutenant le regard de l'autre sans broncher si ce n'était que de ce rictus de satisfaction qui naissait sur nos lèvres respectives. Notre respiration se voyait bruyante, tel le souffle d'une locomotive à vapeur roulant à vive allure, alimentée par son dernier sac de charbon. C'était un point de non retour, les freins avaient lâchés depuis un bon moment et il semblait que tous deux, de par les efforts incessants que nous dûmes endurer toute la journée durant, ne ressentions tout simplement plus la douleur liée à la fatigue musculaire. C'était un genre de folie, un délire frénétique qui naissait dans les tripes de ceux qui ne vivaient que pour se surpasser et qui rencontraient enfin un adversaire qui ressentait la même obstination. Et c'est dans cette folie que le corbeau me lança, m'invita...m'obligea à me lancer. Et c'est sans attendre que je m'y lançai, déployant mes ailes de toutes leur grandeur.

Je chargeai directement mon adversaire, sans feinte ni manège, mes deux bras relevés à la hauteur de ma tête, la lame du monstre de fer pointant directement l'autre escrimeur et son pommeau juste à coté de mon visage. Le coup fut porter en diagonale, descendant en piqué vers les pieds du corbeau, éclatant le sol au moment où celui-ci esquiverait l'attaque et c'est aussi à ce moment que, s'il était fin observateur et très attentif à la pointe de la lame, il eut peut-être l'occasion de la voir se fendre, l'un de ses morceau se casser et rester au sol, mais étrangement, lorsque je relevai ma lame du bas vers le haut en expulsant tout l'air disponible de mes poumons, l'épée sembla ne jamais s'être brisée...malgré qu'elle restait toujours d'apparence aussi amochée.

Peut-être était-ce vrai...peut-être que cet homme et son arme pouvait finalement renaître de leurs fragments? Le phoenix de glace serait-il alors un phoenix d'acier? Des questions qui allaient devoir attendre avant de ne trouver leurs réponse car pour l'heure, tous deux étaient occupés à livrer le meilleur d'eux même dans les circonstances qu'ils éprouvaient. La sueur abondait sur leur front, tout comme les enchaînements de leurs lames qui ne trouvaient de répit que dans l'instant qui s'écoulait entre deux estoc.

Les autres combattants avaient commencés à se rapprocher de la zone de combat, examinant nos deux êtres se défier mutuellement, nos deux sabres qui dansaient une valse impossible, quasi-mortelle puisqu'en fait, malgré le respect mutuel que nous nous portions, nous ne lésinâmes aucunement sur nos assaut, sachant que le temps n'était pas encore venu, pour l'un comme pour l'autre, de voir le sabre opposé goûter la chaire ou le sang de l'autre.

Mais...le problème ne résidait ni dans lui, ni en moi, mais plutôt dans ce qui m'accompagnait jour après jour, nuit après nuit...combat après combat. Le démon brisé avait sa volonté propre et depuis longtemps, trop longtemps, il n'avait ressentis pareil excitation. Si longtemps, qu'il ne pu contenir sa rage et qu'il commença à se charger de chakra, sapant une infime partie du miens pour enfin prendre vie lui-même, donner une voix à son âme affaiblie et scellée. Une troisième respiration devenait alors audible pour les deux combattants. Un souffle creux, profond...caverneux...tel une plainte d'outre tombe

Mais je n'en vis ni entendu rien, absorbée par le combat qui continuait et dans lequel j'étais impliqué.



Dernière édition par Samui Ketsuen le Ven 27 Mai 2016 - 12:33, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Ven 6 Mai 2016 - 17:58

Ketsuen, main remontées et pommeau proche du visage, fendait sur un Yorurai qui revoyait sa garde en conséquence. Tandis que le Samui et son sabre prenait l'allure du long bec d'un pélican chutant sur sa proie, Mikami joignait ses doigts autour du manche de son katana, juste au-dessus de sa tête, pointe vers le haut, à l'égal de ce volatile qui lors d'un instant de flottement se jette dans le vide avant de déployer ses ailes de toute leur envergure. L'épée millénaire - car telle était l'expression qu'elle lui inspirait, par sa grandeur et les stigmates de son vécu - s'abattit avec autant de brutalité que de célérité. Préparé à esquiver la tranche en ayant attendu d'observer sa véritable trajectoire, le corbeau glissa d'un pas sur le côté, comme si dans sa chute il avait contourné cette branche jaillissant du flan de la falaise. Ainsi la pointe de l'épée de son adversaire frappa le sol sous son nez, s'opposant de toute la violence du coup à la rigidité des pierres blanches recouvrant la terre.

* Fallait que ça arrive... ! *

Le verdict avait semblé sans appel à la vue et l'écoute du choc et de cette nette fissure ayant pris l'espace offert par l'une des nombreuses séquelles parcourant la lame. Pourtant l'oiseau de glace la releva toute entière, à la surprise de son adversaire qui de ses deux sens les plus affûtés avait constaté la rupture du métal. Et ces deux mêmes sens lui disaient dès lors le contraire, à l'incompréhension générale. Un sentiment aisément écrasé par la nouvelle rencontre des deux sabres dans une onde de choc à en décoiffer tout oiseau venu.

L'affrontement était clairement passé à un cran supérieur, emportant la volonté des escrimeurs pour la mêler dans cet esprit combatif, effaçant cette distinction de soi en fondant leur prise de décision dans le rythme de leurs assauts, de leur jeu de jambe et des courbes et estocs que dessinaient les pointes de leur armes. Mikami, pourtant expert en la matière, avait vite arrêté de sonder son jeune camarade parmi le Shûkai pour s'engouffrer dans ce jeu démentiel que la rapide constatation de ses capacités lui avait ouvert. À la bonne surprise de découvrir un bretteur au potentiel aussi conséquent avait rapidement succédée la frénésie léguée par un clan de shinobi qui avait fait du kenjutsu l'un de ses deux principaux axes d'apprentissage.

Une volonté de fer transmise bien au-delà du monde des vivants, lors de la transmigration de l'esprit d'un défunt dans le sabre d'un de ses descendants. Un enchaînement à la condition d'arme, passage incontournable avant la jonction avec le monde des morts ou le néant, tout comme la possibilité d'être utile à nouveau à ses fils et filles en guidant de la réminiscence de leur détermination la pointe de leur katana. Peut-être que de son lotis, le Démon Brisé pouvait en fait sentir la présence d'un homme dont la volonté avait traversé les générations pour aller jusqu'à fonder tout un clan, dans la lame même qui se frottait si violemment et fréquemment à lui.

Peut-être à un niveau de conscience encore supérieur à celui du Samui, le Yorurai s'était tout autant laissé emporté par leur affrontement. Ce chakra que Ketsuen se voyait soustrait, l'amnésique l'injectait dans son sabre pour pouvoir l'égaler. Mais cette troisième respiration, constatées incontestablement de longues secondes plus tard comme réelles et non illusoires, finit d'interpeller Mikami sur les véritables secrets de cette épée mystérieuse. La puissances des entrechocs ne cessait d'augmenter, projetant éclat de métal et de chakra d'un côté et jets d'éclairs noirs de l'autre. La public qui s'était formé avait depuis un moment compris qu'il était nécessaire de s'éloigner car loin d'être statiques, les épéistes se repoussaient souvent d'un puissant coup de pied ou coup de lame, tournant l'un autour de l'autre avant de retourner à la charge.

Pourtant souvent l'amnésique croyait voir l'épée de son adversaire plier sous ses coups pour s'effondrer, sans jamais qu'un morceau ne s'envole ou disparaisse. Cependant souvent il en observait un se détacher, et ceci était devenu depuis un petit moment plus qu'une certitude. Second point étrange parmi son analyse, la prédominance de l'épée sur les bras et le jeu de jambe de son adversaire, plutôt que celle des bras et du corps sur le reste. L'oiseau de glace, dans son envol, semblait jouer avec ses limites, alors que le rythme de ses battements d'ailes ne faiblissait pas. Le Yorurai alla très vite mettre à exécution les conséquences de ses déductions, bien que n'en saisissant pas la plupart des tenants. Mais si le sabre guidait le sabreur...

Esquivant une estoc, le corbeau de foudre se retrouva dans le dos du phénix de glace, toute envergure chakratique déployée, pointant d'un regard acéré flottant au-dessus du sol le dos de son adversaire, le fil de la lame mordant les cieux. Ainsi il interposait le Samui entre son katana Raigetsu et le Démon Brisé. Si cet étrange sabre avait réellement une volonté... le fait de devoir parer une attaque voilée par son porteur devrait causer un déséquilibre. Usant d'un minime sort fûton pour prendre appui sur les airs, Mikami s'envola en une vrille pour aller frapper violemment la lame de son adversaire en plein dans sa trajectoire pour que la violence du coup ne l'expulse des mains de son porteur. À voir les aboutissants de cette action...
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Lun 9 Mai 2016 - 20:36



Cette tierce respiration devenait de plus en plus puissante, s'intensifiant à chaque fois que le katana et Akuma Kudaku s'entrechoquaient. À plusieurs reprises, mon adversaire revenait à la charge de plus belle, m'obligeant à le repousser à  chaque fois pour bien bénéficier de l'allonge de mon arme sur la sienne, mais vint un moment où je dû me faire à l'idée que je ne pouvais toujours profiter de cet avantage: je me fatiguais à toujours essayer de garder cette distance et il n'était plus qu'une question de minutes, voir de secondes, avant que mon opposant ne le remarque. Et ce qui devait arriver arriva.

Alors que nous étions tous deux en proie à cet extase du challenge, notre combativité suralimentée par notre duel de lames, le corbeau de foudre noire joua de sa ruse et tenta de s'approprier l'avantage en passant rapidement dans mon dos. Le suivant du regard, je ne pu que rester stupéfait de le voir prendre appuie à même l'air, me laissant observé un petit nuage de chakra quasi transparent apparaître à ses pieds, avant qu'il ne charge en vrille vers mon arme. Je restai figé durant une fraction de seconde, ne sachant trop que faire à ce moment, surpris par son enchaînement et la rapidité avec laquelle il exécuta son mouvement...puis je me repris en voyant où il se rendait: sur mon sabre.

Moqueur, je regardai le corbeau voler à ma rencontre, ou plutôt celle du démon brisé, et un sourire apparut sur mes lèvres alors que le rire du démon se fit entendre de plus belle. Un rire creux, grossier et caverneux. Lorsqu'enfin la fine lame du Samurai s'approcha du monstre d'acier, une partie de celui-ci se fissura tout bonnement, laissant apparaître de larges fentes entre chacun de ses morceaux que composaient la lame à l'endroit où vint frapper le katana. La plus petite des lames continua son mouvement, se baladant et glissant contre chacun des fragments du démon brisé de kiri qui eux, restaient en suspens dans l'air, mais toujours attirés vers le reste de la lame qui ne s'était pas défait. Chaque fois que la lame du Yorurai glissait vers un fragment, celui-ci se déplaçait simplement pour laisser passer le fer de l'autre contre un autre morceau et ainsi de suite, jusqu'à ce que le mouvement du sabre adverse ne ralentisse et passe totalement d'un bout à l'autre de l'arme.

Mais que diable était cette arme semi-solide?

C'était Akuma Kudaku...le démon brisé de kiri...celui qui se détruisait et se reconstruisait de lui-même...celui qui trompait les autres lames. Il était fourbe et sournois, plein de surprise. Ce n'était certes pas le plus puissant des sept sabres légendaire, mais probablement l'un des plus versatiles et des plus imprévisible.

Et ainsi, lorsque l'arme du corbeau eut finalement passé au travers de mon arme que j'avais volontairement fragmenté, je le regardai continuer sa course et retomber au sol sans bouger...si ce n'était que de mon simple jeu de pied pour me remettre en position et je le regardai de mon seul oeil fonctionnel, toujours un sourire moqueur aux lèvres alors que l'autre s'arrêtait de rire pour enfin prendre la parole...car oui...le démon parlait et il avait jugé que l'homme qui se tenait devant lui valait une discussion. Probablement même plus que n'importe quel autre shinobi que j'avais pu rencontrer jusqu'ici.


"HAAAhaaa...haaaa. Tuu ees fooort jeeune corbeeaauu. Pluuus quee mon maaiiître ne l'eest luuii-mêême! Maaiis tuuu aas prééféréé m'aaatribuéé les méériitees de soon taleeent plutôôt que de coontinueeer à le surveeeiiller luuii. Saache que biieen que j'aaai coonnuu les maains de pluus d'uun maaîîtrree...jaamaais je ne lees ai guidéé. J'aaurais pu!!! Maaiis iils n'aauraient doonc jaamaais étéé à la haauteeur de me gaaarder!"

"...tu es un formidable combattant et mon sabre a raison...tu es largement supérieur à moi. Je dois puiser dans le meilleur de moi-même pour te suivre alors que tout semble si facile pour toi. Si ce n'était de cette capacité bien particulière que j'ai avec ce sabre...je n'aurais pu éviter cette assaut et mon arme m'aurait échappée des mains. Bon, elle ne serait pas partie bien loin grâce à ma chaîne, mais cela aurait tout de même symboliser ma perte. Je déclare forfait...je suis au bout du rouleau."

"Qquuooii? Dééjàà? Paathéétiique peetit morteel! Heeureeusement que jee t'appréciiie biieen! J'aauraaiis puuu être teenter d'avooiir un nouveeaau maaître aujoouurd'huuii!"

Je me reculai donc de trois pas à ce moment, tout en continuant de fixer le Yorurai dans les yeux avant de ne pencher le haut de mon corps vers l'avant et d'ainsi mettre officiellement fin à se duel que je savais perdu. Bien que je ne me savais pas vainqueur, je préférais me dire que je n'étais pas non plus perdant, puisque de ce petit échange, je me savais déjà plus expérimenté qu'il y avait de cela dix minutes.

Je rattachai ensuite Akuma Kudaku dans mon dos, qui avait reprit sa forme de départ et qui se laissait tranquillement vidé du chakra qu'il m'avait sapé pour que bientôt, ses râles respiratoire ne redevienne inaudible, quasi effacés. Je me présentai donc à ce moment.


"Mon nom est Samui Ketsuen...mais j'imagine que ma tignasse blanche a déjà trahit une partie de mon identité. À qui ai-je l'honneur?"
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Sam 21 Mai 2016 - 19:07

Mikami ne perdit pas une miette du croisement entre les deux lames et sous ses yeux ébahis, ce doute recalé au rang de fantasme devint une certitude. Akuma Kudaku se fendait dans l'une de ses fissures que Raigetsu traversait sous le seul effet d'un simple ralentissement. Et tandis qu'il écartelait deux nouvelles brisures de fer, les précédentes se rabibochaient comme si le chakra qui parcourait la lame lui conférait l'effet d'un aimant. Surpris par la confirmation de sa théorie, le Yorurai s'éloigna aussitôt en rejoignant le sol de ses paumes et le repoussant de cette manière pour la seconde fois, glissant des semelles pour s'immobiliser et se redresser katana le long des jambes.

Ce chakra qui courait dans le démon brisé laissait effectivement une impression toute différente de l'aura que Ketsuen dégageait. Non pas que l'amnésique n'ait de don de senseur, mais après cet affrontement et son intensité, il parvenait à discerner deux identités chakratiques dissociables entre le Samui et son arme. Quant à cette troisième respiration, bien qu'encore inexpliquée, c'était aussi devenu une certitude. Tout en restant un mystère ceci dit, s'effritant et gonflant sensiblement quand ce fut une voix qui émana d'entre les fissures.

Il écouta alors cet étrange et inattendu dialogue, se réservant toute intervention face au surnaturel de la scène qui se jouait devant lui. Si Mamoru et nécromanciens avaient notablement élargi ses perceptions et pensées sur la Vie et la Mort, la jeune sabreur qu'il avait en face de lui venait de lui ouvrir une toute autre dimension. Sérieusement, imaginez, une épée qui s'en prend verbalement à son maître, c'est comme un shinobi qui se rebelle, ou le Shûkai qui se retourne contre ses seigneurs féodaux. À cette comparaison, Mikami esquissa un léger sourire qui trahissait ce gloussement qu'il avait eu intérieurement. Se retrouver à nouveau face à cette situation avait le don de le faire rire...


- Mon nom est Samui Ketsuen... mais j'imagine que ma tignasse blanche a déjà trahit une partie de mon identité. À qui ai-je l'honneur?

L'amnésique rengaina soigneusement et salua son adversaire à son tour et ce, tout en lui répondant.

- Mikami Yorurai, pour te servir. La tignasse me laisse surtout penser que dans ton enfance, un coiffeur t'a fait du mal et depuis... ça n'a plus l'air d'être le grand amour. Mais ça te va bien.

Il lui adressa un sourire amical puis fixa son seul œil valide, soutenant la détermination qui suintait de sa pupille cérulée.

- À vrai dire ce sont tes yeux qui t'ont trahi... qu'est-il arrivé à ton œil gauche ? Et j'ai aussi une question à poser à ton sabre...

Ses pupilles jaunes foncées glissèrent sur le sabre qu'il devinait depuis comme un des sept sabres légendaires. S'il pouvait parler... peut-être pourrait-il percevoir son regard ? Cette arme qui avait sa propre volonté... C'était de plus en plus commun chez les ninjas, émancipés de leur clan, s'étant construit une identité qui débordait du moule que s'étaient construits les villages cachés. Mikami se demandait pourtant, si malgré tout, face à certaines personnes...

- Eh, Kudaku-san. J'aimerais savoir... ce qui te rattache à un maître.

Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Sam 21 Mai 2016 - 21:54




Je ne pu m'empêcher de regarder vers le haut, observant moi-même les longues mèches blanchâtre qui poussaient de ma tête tel les pics d'un hérisson, et esquisser un sourire en réponse de cette remarque. Aussi étrange pouvait-il l'être, cette chevelure hirsute était bel et bien le résultat d'un entretient rigoureux et quotidien et non le simple fruit de la non-chalence. Chaque jours, je m'affairais à les faire tenir de la même façon...chacune des mèches positionnées au dessus de mon crâne à l'endroit exacte qu'elle devait être selon moi. En apparence, cette coupe avait l'air chaotique et disparate...mais la réalité était toute autre. Il y avait là de la discipline et de l'effort! Mais...peut-être valait-il mieux de laisser certains secrets...secret!

La deuxième remarque fit effacer ce même sourire qui venait à peine d'orner mon visage. La question posée par le Yorurai venait raviver des souvenirs qui, malgré les années passées depuis, faisait encore mal à l'âme. Je fermai l'oeil en me remémorant rapidement, comme par un flash, la douleur intense que je ressentis lorsque le Furyou fit éclater l'armure derrière laquelle j'avais essayé de lui échapper...et avant même que je ne puisse prendre la parole, le samurai s'adressa à mon sabre qui, aussitôt, répondit à toutes ces questions en un seul dialecte, car tout était relié.



Cee soont làà lees boonnes quessstioons à poseeer jeeeune Yoruraaai. Voiicii cee qui een eeest:

Riieen ne me rattache à uun maaître sii cee n'eest que le soouhaaiit d'eenfiin eenteendre moon noom être reeliéé à la glooiire de mon utiiliiisateeuur. Ceepeendant, je ne choisiis paas mes manipulateeur à la légèère. Ayaant été forgéée à Kirii commme le reeste de mes soeeuur, Ketsueen dû pronoonceer voeeux de protectioon et abaandoonné les sieens eet sa naatuure liée aau frooiid pour me possédeer. Il vaa doonc de sooii qu'il possédaaiit déjàà la voloonté d'uun hoomme malgréé son jeune ââge de seept aaans à ce moomeent.

Ceepeendaant, nous ne nous reencontrââmes quee lors de l'assaaut des Furyyoouus suur nootre villaage. Deevaant l'iincommensuraable puuissaance de cees aabominaations..un jeeuune Samuuii de 11 aans ne pouvaait rien faiire d'aautre que de preendre la fuuiite et l'un d'eeux le prit en chasse. C'eest alors que je l'aai vuu...luuii..petiit être qui courraaaiit daans le dojo et ancien teemple deees saabreurs. Il viint se caacher daans la pièce où l'oon m'avait entrepooser jusqu'aauu jour où le jeune Saamui allait être asseez puissaant pour me manieer, mais ce quii se passaa précipitaa les choses...et miieuux...je pu décideeer par moi-mêême ai cee jeeuune étaait diigne ou noon.

Lee Furyouus arrivaaa à une viteessee que même moi, daaans les maains d'uu  Shinobii hoors paaiirs, ne peensee paaas être caapable d'een suiivre les mouuvements. Uun seeul coouup de pieeds dee la paart de ce moonstre fit éclaater en milles moorceaauux l'aarmuure derrière laqueelle ce petit moorteel se cachaait. L'un deea fraagments viint se loooger daans son oeil...maais le baambin se reelevaa. Je viis la haaaine daans ses yeux...maais surtoouut la déteerminaation et son eenvie de viivre et je suu qu'iil étaait l'eenfaant qui allaaait meeneer Akuumaa Kudaakuu vers la gloiire. Soon coorps criaait sa douleeuur...mais son âme huurlaait de colère et de vengeeaance. Il seeraaiit faauux que dee diire qu'il fiit réeelleement faace à cee Fuuryouu...maaiis cee qui se trouvaait derrière le regaard de son oeeil encore intaacte...me proouvaait laargement que jee pouvaais voir een lui un maître diigne de ce nom. Bien eentendu...il lui een reste beaaucoup à appreeendre, mais celaa faait partiie de la viie de Shinoobi. Persoonne ne naaiit champion...et bieen que j'aaime à défieer l'autoriité de ce gaarnemeent...je tieen à te préciseer que mees paroles n'étaaiient pas peensées, maais qu'uune siimple manière pour mooi de meettre sa déteerminatiioon à défiiis. Jee suuiis peut-être un démoon de la bruume...mais je reeste loyal.


Ne t'inquiète pas, ta question n'était pas déplacée et je m'excuse de n'avoir gardé le sourire. Ce n'est pas la demande qui était dérangeante, mais les souvenirs qui sont rattachés à cette douleur que l'on ne peut oublier. Après Kiri...les choses ont changés aussi...et je ne crois plus que les futurs sabreurs pourront être "choisis" comme je le fus. Leurs propriétaire errent maintenant entre les pays et sont inconnus du reste du monde...et ont perdu le but qui nous réunissait autrefois: Kirigakure no sato. Cependant...je compte biens les retrouver...tous. De là la raison pour laquelle je me suis invité à ce combat. Sache cependant que même ai je n'ai pu y trouver ce que je cherchais à prioris...j'y ai trouvé autre chose d'aussi important: de l'expérience.

J'ai vu que tu maîtrise le futon et je suis moi-même affilié à cette énergie, mais l'apprentissage de cette énorme lame ne m'a jamais laissé le temps de pratiquer quelconque technique de ce type. J'aimerais que vous m'appreniez ou que l'on contribue ensemble à l'élaboration d'une technique de ce genre. Si vous le voulez...bien entendu?

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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mer 25 Mai 2016 - 13:12

Voilà plus de deux mois maintenant que Doli avait rejoint l'armée impériale et qu'il passait donc la majorité de son temps à s'entraîner ou à accomplir diverses tâches pour "la gloire" de l'empire, si on compte le fait de faire toutes les petites taches rébarbatives que l'on puisse imaginer comme contribuant à une telle chose.

Heureusement au sein de cette période, il avait aussi plusieurs taches plus intéressantes et il était actuellement sur une de celle-ci. Il avait en effet été envoyé dans une partie reculée de Kusa qui était réputé pour être un lieu de rencontre privilégie pour tous les artistes martiaux voulant se tester face à divers styles. Profitant de ce fait l'empire envoyait souvent des recrues se tester et essayer d'attirer de nouveau soldat puissant.

Bien sûr, la joie de Doli d'accomplir cette tâche ne venait en aucun cas de cela, il n'appréciait pas plus que cela le combat rapproché préférant admiré son adversaire se faire découper par ses plumes de loin. Concernant le recrutement de nouveau Shukaikin il était encore moins intéressé par cela, si des gens voulait se lier à un empire inutile, c'était leur choix, même si cela se révélait plus de la déficience mentale pour le Kosobayui, il était en aucun cas-là pour activement faire la propagande de l'empire.

La source de joie de cette escapade était tous simplement le bonheur de se retrouver de nouveau à parcourir une terre sauvage, certes le climat était plus lourd et beaucoup moins agréables qu'à Tori, mais ce soir-là à la seule lueur des étoiles sentant la brise du vent dans ses cheveux et contre son torse découvert de tout vêtement portant juste son collier de plumes lui ayant déjà été si utile, il se sentait bien. Presque à sa place, il manquait juste quelques chants d'oiseaux en plus et il aurait pu se croire au sein des terres de son clan pendant les chaudes nuits d'été.

Malheureusement, ce n'était pas le cas et il devait continuer d'avancer tant bien que mal vers le bruit de choc métallique qu'il entendait un peu plus loin à travers d'épais sous-bois. Ce soir serait le premier des trois qu'il était censé passé sur place, le premier normalement pour observer, le deuxième pour se tester et enfin le troisième pour recruter. En tout cas, c'était ce qu'on lui avait demandé, dans son esprit Doli avait surtout prévu d'observer et pourquoi pas profiter de sa liberté de mouvement pour attraper un compagnon aviaire qu'il pourrait dresser au fur et à mesure. Même si cela était très peu probable vu le peu de diversité de la vie aérienne de ces terres, en tout cas du point de vue d'un Kosobayui, pas un seul oiseau sortant de l'ordinaire avait croisé son chemin depuis le début de son voyage ce qui était bien triste.

Mais bon, cela devrait être reconsidéré plus tard, pour le moment le manieur de plume arrivait à proximité de la zone de combat, il pouvait déjà voir de loin les premiers affrontements ainsi que certain groupe beaucoup plus calme. Plus il se rapprochait plus les bruits des affrontements se faisait entendre, il pouvait aussi clairement voir la sueur volée autour des combattants ainsi qu'un peu de sang par endroit.

Une fois arrivé au niveau de la première zone de combat Doli jeta un coup d'œil autour de lui essayant de repérer un combat se démarquant des autres, remarquant au passage que les groupes de personnes calmes semblait être des prêtre d'un ordre quelconque, après tout qui d'autre pourrait bien méditer ou prié ici autrement ?

Finalement, un combat attira l'attention du jeune homme, non pas par l'aspect impressionnant de celui-ci, mais par un des participants, le jeune épéiste Samui ayant rejeté ses capacités de clan qu'il avait rencontré près de six semaines avant était en train de se battre contre un adversaire qui semblait d'ailleurs être bien plus qualifié.

Doli se dirigea donc vers se combat qui se tenait sur la partie extérieur de la zone d'affrontement, et alors qu'il approchait des combattants le court duel sembla se terminer lorsque l'inconnue au cheveux noir passa habillement derière le samui qui sembla faire un geste desespéré pour se défendre et y réussir, même si Doli ne put voir cette réalisation de son point de vue ce qui le dérangea quelque peu.

Doli se dirigea donc vers se combat qui se tenait sur la partie extérieur de la zone d'affrontement, et alors qu'il approchait des combattants le court duel sembla se terminer lorsque l'inconnue au cheveux noir passa habillement derrière le samui qui sembla faire un geste désespéré pour se défendre et y réussir, même si Doli ne put voir cette réalisation de son point de vue ce qui le dérangea quelque peu. Cela prit le Kosobayui complètement par surprise n'ayant jamais entendu parler d'objet pouvant parler, des être humain oui, des animaux aussi, mais des objets ? Jamais et que de telles choses existent montrait bien à quel point leur monde était dans la pagaille.

Cependant une fois le choc passé et l'histoire assimilée Doli réalisa qu'en effet, le jeune Samui avait totalement délaissé ces capacités de clan préférant se concentrer sur sa capacité à manier son épée maudite. Après tous quelle Samui ne maîtrisait en aucune façon les éléments composant la puissance que son sang lui permettait de maîtriser comme nul autre.

Doli ne put retenir Un ricanement dédaigneux à cela. Ricanement qui pouvait aisément se faire entendre par les deux épéistes qui regardèrent tout deux dans sa direction en réponse.

Profitant de ce fait Doli fit tout ce qu'il put pour transmettre son mépris envers Ketsuen à travers le regard qui lui jeta. Cependant, il ne fit rien de plus et s'apprêtait même à se retourner pour s'occuper de ses affaires et laisser les autres vivres leurs vies, même si celle-ci était déshonorante.


Dernière édition par Kosobayui Doli le Mar 14 Juin 2016 - 23:03, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mer 25 Mai 2016 - 16:38


Le dédain et l'arrogance. Un sentiment et une attitude propre à cet espèce de paon dégénéré qui venait d'entrer en scène de par son rire et sa présence qui n'étaient évidement pas les bienvenus, selon moi. Néanmoins, je ne savais que trop bien comment gérer ce genre d'individus dérangeant et ainsi donc je préférai rester silencieux et ne lui rendre aucune attention venant de ma part. Lors de notre dernière rencontre au Shozaichi, je m'étais permis une petite haine à son égard, mais maintenant que je connaissais sa nature hautaine et haïssable, rien ne me faisait plus plaisir que de l'ignorer et de le laisser parler contre ce même vent qui avait porté le bruit de nos lames au loin...tel un souffle qui nettoyait les poussières indésirables.

D'autan plus que des insultes à mon égard était le dernier de mes soucis. Surtout en voyant de quelle nature étaient ces mots de peu de valeurs. Le sabre qui était en ma possession, la voie que je suivais, les talents que j'avais et que je continuais d'aiguiser...tout m'avait été conférer par ce même clan qui m'avait vu grandir et naître et les connaissances de cet oiseau de malheur devaient être très limitées s'il ne pouvait maintenant faire le lien entre mon arme, sa provenance et les Samui.

Ma race avait été la fondatrice de Kirigakure No Sato, c'était un enfant de la neige qui avait fait voir le jour à la défunte reine des brumes et c'était aussi dans ce village qu'avait été forgée Akuma Kudaku, le démon brisé du brouillard et donc la quatrième lame légendaire de Kirigakure No Sato. Et qu'un Samui en devienne le détenteur avait été décidé par les hautes sphères du clan...et j'étais celui qui avait reçu cet immense honneur. Le sang froid de ma race coulait belle et bien dans mes veines, j'en avais eu la preuve aussi...et donc rien des paroles de cet être issus d'un clan inférieur n'avait de réel importance, d'autant plus que j'avais su me démarquer au sein du partie conservateur des Samui. Je n'étais peut-être qu'un Heishi, mais j'avançais à pas de géant, gravant les échellons militaires et politique sans attendre mon dû, car ce n'était pas pour moi que le je faisais, mais pour les miens et pour l'empire...pour faire un poids dans la balance qui opposait les forces impériales à ceux qui n'adoptaient pas un idéal de paix, mais aussi pour que les Samui restent au sommet de leur influence et de leur puissance tout en honnorant le serrement qui me liait à cet arme.

Bien entendu, tout ceci n'était pas écrit dans mon front et le jeune Kosobayui ne pouvait le savoir et c'était aussi l'une des raisons pour lesquelles le voir vouer ce dédain profond à mon égard rendait la chose encore plus ridicule qu'elle ne l'était déjà. Ainsi, je me retournai vers le Yorurai qui méritait amplement plus de considération venant de ma part afin de reprendre la conversation là où je l'avais laissée, tout en prenant bien la peine de chuchoter quelques paroles à mon sabre, afin de m'assurer que son énervement ne l'emporte sur sa raison.


Laisse le...ce Kosobayui finira bien par connaître sa place bien vite.

...Je sais que cette demande est soudaine, mais malheureusement Samui Yuki, mon Sensei et chef du clan, est portée disparut depuis les événements de Suna et je ne puis donc compter sur son aide pour l'apprentissage de nouvelle technique. Néanmoins vous êtes un excellent combattant et de participer à cet échange de procédé pour créer une technoque en retour serait un honneur.


Mon oeil fixait alors le Samurai en attendant une réponse venant de sa part. Notre bref duel avait éveiller en moi une certaine admiration pour le Yorurai qui avait bien démontrée que son adresse, non seulement au sabre mais aussi en tant que manipulateur du futon, se devait d'être reconnue. Bien entendu, je ne demandais pas au corbeau de devenir mon sensei, mais d'avoir la chance de partager un effort commun ensemble et d'aboutir à un résultat concret pourrait être ibtéressant.



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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mar 14 Juin 2016 - 16:05

La gloire, alors ? Était-ce réellement ce qui importait le plus à Kudaku ? Remarque... il ne reste que peu de rêves à poursuivre lorsque l'on ne devient plus qu'un outil. Pourtant, certains d'entre eux, se tournaient d'eux-mêmes vers ce rôle qui pouvait très vite devenir réducteur. Il y avait ceux qui se plaçaient volontairement comme le bras armé d'une personne tenue en haute estime et se dévouait à leur cause, une arme qui s'avérait facilement très dangereuse lorsqu'elle conservait son individualité ; venant du Démon Brisé, ç'aurait pu être un discours qui aurait fait réagir l'électron-libre, dans une direction comme dans l'autre. Puis il y avait ceux qui se camouflaient derrière un leader, profitant de la position de ce dernier pour dans l'ombre commettre les pires bassesses et échapper à leur part de responsabilités si jamais la tête venait à tomber ; eux se cachaient dans les rouages d'un puissant système, se servant de l'émanation du collectif pour que leur personne ne soit jamais inquiétée. Ces derniers restaient sûrement les plus dangereux.

En y repensant, lorsque le shûkai s'était émancipé des seigneurs féodaux et se revendiquait comme maître de ses actes (excluons ici le fait qu'il soit dans le même temps devenu maître de ses contrées), il avait entièrement bloqué la possibilité que son armée ne joue ce rôle de parasite, se cachant derrière la volonté de l'alliance des daimyo, reportant la faute sur l'intérêt qu'ils avaient à défendre. Ne restait plus qu'à en faire de même avec l'empire, pour que chaque shûkaijin ne devienne maître et responsable de ses actes... L'amnésique s'était un instant égaré dans ces pensées, jusqu'à ce que Ketsuen ne l'interpelle à nouveau.


- ...Je sais que cette demande est soudaine, mais malheureusement Samui Yuki, mon Sensei et chef du clan, est portée disparut depuis les événements de Suna et je ne puis donc compter sur son aide pour l'apprentissage de nouvelle technique. Néanmoins vous êtes un excellent combattant et de participer à cet échange de procédé pour créer une technique en retour serait un honneur.
- J'accepte, naturellement. C'est à moi que revient l'honneur de transmettre mon savoir, de plus à une personne qui m'était inconnue ce matin encore.

Il se serait fait honte à refuser, en vérité. Et même s'il avait prévu autre chose, Mikami ce serait blâmé de n'avoir pu dégager assez de temps pour s'occuper du jeune Samui. Peut-être était-ce pour cette raison qu'il n'avait jamais mis les efforts nécessaires en la constitution d'une équipe, car celle-ci aurait absorbé le temps qui lui aurait permis de faire ce genre de rencontre, en plus de bien d'autres choses. Qui plus est il était facilement enclin à prendre la route du jour au lendemain, mais ceci étant dit... en partager une partie avec un shinobi ayant besoin d'apprendre à ses côtés serait certes dangereux pour ce dernier, mais bienvenue pour le sabreur qui ne se refusait jamais l'occasion d'évoluer.

- J'ai quelque chose à dire à Kudaku, avant. Ne pouvant vérifier visuellement, il attendit quelques secondes afin d'être sûr d'avoir son attention. Si jamais ta soif de gloire venait à emmener prématurément Ketsuen vers la mort... sache que je viendrai te briser pour de bon, de sorte à ce que plus jamais tu ne puisses avoir de maître. Sommes-nous sur la même longueur d'onde ?

Le Yorurai n'était pas sûr de pouvoir trancher l'intangible de cette manière, surtout quand sa particularité était de se déconstruire et se reformer plus qu'à volonté. Mais d'une certaine manière, lui faire cette promesse était aussi une façon de se pousser soi-même vers l'accomplissement, en tant que bretteur. En espérant qu'il n'ait pas à le mettre en œuvre en ce sens...

Lorsque l'échange avec le Démon Brisé fut terminé, Mikami se projeta dans leur entrainement. Il lui revint à l'esprit son propre apprentissage du fûton, auprès d'un autre Samui d'ailleurs. Transmettre cet art à un Samui serait alors une façon de rendre hommage à cette personne qu'il n'avait pu protéger de la folie qui gagnait progressivement tous les esprits depuis que le shûkai était devenu empire... car s'il était fier d'avoir pu faire tomber un Gouverneur, il vivrait pour toujours avec l'amertume que ç'ait coûté la vie à l'une des personnes qui avait pu le prendre sous son aile lorsqu'il fut dans le besoin.

Le Yorurai regarda tout autour d'eux, estimant l'espace disponible sur le forum et le nombre de personnes se trouvant dans les alentours. Ce fut à ce moment qu'il remarqua que quelqu'un les observait. Il put aussi constater que ce n'était pas le bon endroit pour se livrer à ce genre d'exercice ; d'une part parce que l'un d'eux, débutant une nouvelle forme de technique, pourrait facilement s'avérer maladroit et d'autre part parce que le jutsu qu'il souhaitait lui-même développer nécessiterait pas mal d'espace... et les deux shinobi ne pourraient rester entourés d'autant de cibles potentielles.


- En revanche, il va falloir que nous nous éloignions. Il y a une vallée d'herbes hautes, à une quinzaine de minutes derrière cette forêt... lui dit-il en désignant du sabre le bois en question. Baissant son bras, il se tourna vers ce garçon paré de plumes qui les regardait depuis un moment maintenant : Eh ! Tu devrais te joindre à nous, tu ne crois pas ?
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Ven 17 Juin 2016 - 12:08

Doli fut pris par surprise par cette demande, pourquoi l’épéiste inconnue lui proposait de le suivre ? il n'avait rien fait pour laisser penser qu'il était intéressé par leurs discussions ou leurs actes. La seule chose qu'il avait fait était de montrer son mépris à un jeune Samui.

De ce fait Doli allait refuser par réflexe quand le sujet de l'enseignement qui allait avoir lieu lui revint d'un coup. Le futon, certes les deux personnes lui faisant face serait surement plus utilisé cette affinité merveilleuse afin de renforcer leurs épées mais voir de nouvelles utilisations de l'élément ou même simplement essayé de comprendre la façon dont l'épéiste inconnue maniait l'élément était une bonne raison de le suivre.

Après tout, il était là pour observer ce soir, et si la dite observation lui permettait en même temps d'en apprendre plus sur son affinité principale autant en profiter, même si pour cela il devrait rester proche d'une personne qui le répugnait.Il fallait bien savoir faire quelques effort pour ce renforcer. De ce fait voyant que les épéistes attendaient toujours sa réponse le Kosobayui pris la parole d'une voix chantante.

"Je devrais en effet, découvrir de nouvelles façons de manier le vent est toujours une source de bonheur pour moi"

Ayant exprimé son accord Doli se mit en marche dans la direction indiquée par le plus vieux des épéistes.

Tout en marchant en direction de la plaine Doli réfléchissait a ce qu'il savait faire avec son élément, et la réponse était pas grand chose, à peine digne de mention en fait. Il lui fallait absolument en apprendre plus sur cet élément s'il voulait pouvoir diversifier sa force, ou tous simplement pour ne pas dévoiler les pouvoirs de son clan à tout bout de champ.

Doli était en faite quelque peu excité d'en apprendre plus sur la façon de manier le vent avec son chakra. Jusqu'à présent, il n'avait pas fait grand choses avec cet élément, et il savait que bon nombre de son clan était dans le même cas, mais après ses révélations sur sa faiblesse actuelle dans certaines circonstances Doli était bien déterminée à en savoir le plus possible sur l'élément qui pourrait bien l'aider en de nombreuses occasions.

Et même s'il n’utilisait surement pas dut tout le vent de la même façon que les épéistes, il pourrait surement s'inspirer de leurs connaissances. Après tout les épéistes étant adepté du fait de découper tous ce qui les entoures surement ces deux la auraient cherché a obtenir ce résultat avec leur élément.

Rien qu'en apprenant à faire cela Doli aurait fait un bon de géant dans sa capacité a utilisé du ninjutsu éolien.

Pendant toute cette réflexion dans les sous-bois entourant l'aire de combat le Kosobayui ne se retourna pas une fois pour s'assurer que ses comparses le suivaient bel et bien, il ne prêta d'ailleurs pas plus d'attention particulière a son environnement,ce qui dans son corp de métier pouvait lui coûter la vie un de ces jours s'il ne perdait pas cette mauvaise habitude lorsqu'il se perdait dans ces pensées
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Lun 27 Juin 2016 - 2:31



Ainsi donc, le Yorurai accepta ma demande avec enthousiasme, sans cacher que celle-i avait été reçu avec honneur. J'inclinai donc la tête vers celui que je pouvais désormais appeler "Senpai" sans la moindre gêne ou sans avoir peur de briser un certain protocole. Certes, le titre de "Sensei" aurait aussi pu être digne de l'épéiste, mais le fait de bénéficier de ses conseils sans nécessairement me mettre sous sa tutelle permanente ne me le permettait pas. Je relevai donc tout simplement la tête en lui adressant un regard sérieux qui en disait long sur mon envie de commencer l'entraînement, mais je fus coupé dans mon élan par la nouvelle remarque de mon interlocuteur.

Posant se yeux sur la gigantesque lame qui siégeait maintenant à mon dos, je pu voir sa pupille se rapetissée alors que ses paupières en faisaient de même. Ses prochaines paroles n'allaient pas être aussi positives que les dernières, je pu le sentir, mais l'avertissement n'était pas diriger à mon encontre...mais bel et bien vis-à-vis l'arme émoussée dotée de conscience. Aussi se tint-elle silencieuse comme un moine suite à la remarque du corbeau noir.

Enfin, je repris la marche en direction de l'endroit que venait de proposer l'amnésique, tentant bien que mal de dissimuler le désaccord profond qui se lisait très bien sur mon visage. L'adepte des plumes allait donc faire partie de cet entraînement...bien. Mieux valait donc pour lui de se faire discret et de ne pas abuser de ses sarcasmes ou de son arrogance, car un jour...peut-être...trouverait-il les limites de la patience d'un jeune Samui. Celui-ci ne maîtrisait effectivement pas les subtilités du Hyôton, mais Akuma Kudaku se ferait un véritable plaisir de lui démontrer qu'il n'avait rien à envier aux pouvoirs de la glace.

Je me contentai donc, pour cette période de marche, de simplement rester en dehors de toute tentative de discussion qui pourrait permettre à l'indésirable de placer des propos pompeux qui risquerait de lui valoir une possible réplique de ma part. Comme Arashi, mon père, le disait souvent; Sage est celui qui se tait devant la provocation.


Sorry:
 
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mar 28 Juin 2016 - 18:20

Spoiler:
 

Quand le jeune homme paré de plumes accepta de les accompagner en témoignant de son souhait de pousser sa maîtrise du fûton, Mikami lui sourit en inclinant légèrement la tête.

- Enchanté alors ! Mikami.

Ainsi il pourrait l'appeler par son prénom, voilà ça de fait. Ceci, couplé avec l'envie montrée d'un regard par Ketsuen et c'était une intense session d'entrainement qu'ils avaient en perspective. Enthousiaste, l'amnésique levait les deux bras au ciel comme s'il balançait une charge par-dessus sa tête et s'exclama en se tournant vers la forêt :

- Parfait ! Ce soir nous aurons fait un grand bond en avant, tous les trois !

Après quoi il tournait des talons en direction du bois précédemment désigné, ressentant néanmoins une brise pesante passer au travers du trio. Pourtant intrigué par le décalage sensible et notoire entre son euphorie et celle des deux jeunes shinobi qui l'accompagnait, il jeta un dernier coup d'œil vers le forum et bondit dans les branches, s'attendant à être aussitôt suivi.

Le trajet fut notablement silencieux. Le Yorurai avait pris la tête de la troupe pour les guider vers l'endroit en question alors que l'atmosphère n'eut pas l'air de s'alléger. Mieux encore, ce climat semblait leur coller à la peau. Cependant il n'y accorda pas grande importance, ne se doutant pas encore de la virulente rivalité idéologique se jouant entre les deux Heishi. Une vingtaine de minutes passées à aller de branches en branches, les shûkaijin furent à nouveau et rapidement englobé par les rayons du soleil et débouchèrent sur une vaste plaine vallonnée où la végétation leur arrivait à la taille. Certaines défaillances pouvaient être observées par endroit, trahissant la présence de roche qui avait empêché l'herbe de s'épanouir et qui parfois laissait leur tête dépasser lorsque le vent couchait la verdure de ses ondes tous azimuts. À plusieurs centaines de mètres, les vallonnements scindaient l'horizon, marquant le sentiment de se retrouver à la frontière du tangible et de l'infini.


- Nous sommes arrivés.

Et leur rencontre ne faisait que commencer. L'Onshi se dirigea vers la pierre la plus proche et s'y assit en tailleur en déposant ses mains contre ses genoux, les coudes arqués vers l'extérieur tandis que les pointes de la végétation coupait la vue sur la moitié de son abdomen.

- Partons sur de bonnes bases. Faites-moi savoir à quel point votre maîtrise de l'affinité liée au vent est avancée, voire variée, et les tares que vous pensez rencontrer ; toute démonstration n'étant pas exclue.
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mar 28 Juin 2016 - 18:58

Voyant son enseignant du jour sauter au-dessus de sa tête Doli suivit l'exemple et s'élança dans les arbres, tout en faisant bien gaffe à ne pas perturber de nid, ne voulant pas causer de dégâts a la faune local.

Il se rendit vite compte qu'il avait bien fait de suivre l'exemple du shinobi menant le petit groupe, il aurait eu aucune chance de suivre le groupe en restant au sol, 20 minutes a sauter de branches en branches étaient d'ailleurs suffisant pour bien échauffer Doli en vu de ce qui allait suivre.

Après avoir fait une telle distance en utilisant son chakra pour renforcer sa course, il pouvait sentir le flux de celui-ci au sein de son corps beaucoup plus facilement, ce qui lui serait surement utile s'ils commençaient a utiliser des jutsu élémentaire.

Après tout bien que Doli était habile dans le maniement de ces plumes, il était encore un novice dans l'utilisation du vent et il avait un peu de mal à effectuer même l'unique technique de ce type de son répertoire. Et ceci malgré la simplicité de celle ci. De ce fait faire des exercices de contrôle de chakra avant de pratiquer la matière en elle-même l'aidait énormément.

Il était d'ailleurs soulagé par le fait qu'il n'aurait pas a révéler une telle faiblesse devant ces deux comparses, en particulier devant le Samui sans honneur.

À la fin du trajet, ils arrivèrent dans une belle plaine typique du pays si ce n'est les quelques rochers que l'on pouvait voir parsemée par-ci par-là. mais Doli ne put admirer le paysage bien longtemps l’aîné du groupe prenant la parole et les invitants a partager leurs connaissances, et a les démontrer si l'envie leur prenait.

À l'écoute d'une telle déclaration le Kosobayui fit tout ce qu'il pouvait pour s’empêcher de laisser la gène marqué son visage. Mais ce ne fut que peu concluant vu la teinte qu'il prit quand même.

Cependant maintenant qu'il avait admis son intérêt et fait tout ce trajet, il n'avait plus la possibilité de se dérober, il se lança donc d'une voix quelque peu hésitante

"Hmm...en fait...je n'ai que très peu d’expérience avec le vent, en fait, je ne sais l'utiliser que dans une technique relativement basique"

Sentant qu'il devait au moins démontré qu'il avait quelques connaissances dans l'utilisation, avant que ces camarades le prennent pour un incapable totale, Doli commença à enchaîner les mudras et à prendre une profonde respiration.

Au moment où il finit ces signes de mains, il souffla aussi fort qu'il pouvait tout en infusant son souffle avec du chakra et admira le résultat de sa seule technique élémentaire.

Devant lui, et sous l'effet de son souffle, il y avait un fin nuage de terres en poudre qui tourbillonnait avec quelques brins d'herbe parmi le nuage. La danse effectuer par ces brins d'herbe était d'ailleurs presque hypnotique si on s'y attardait comme Doli avait déjà put se rendre compte.

Ce n'était pas grand chose, mais il ne pouvait pas faire plus il se contenta donc de reprendre la parole pour essayer de finir sur une meilleure impressions sa démonstration

"Comme vous pouvez le voir ce n'est vraiment pas grand chose, voilà pourquoi j’apprécie tellement cette possibilité d'en apprendre d'avantage sur cet élément."


technique démontrée:
 
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mar 5 Juil 2016 - 1:11



Et la marche fut longue et silencieuse. Empruntant d'abords les chemins boisés d'où j'avais fais ma propre apparition quelques minutes plus tôt, nous nous retrouvâmes rapidement encerclés et même enchevêtrés dans une végétation de feuillus géants dont les branches, presque aussi grosses que des troncs elles mêmes, nous permettaient d'avoir un bon appuie en hauteur et de nous laisser nous transporter à grande vitesse vers notre destination. Bien entendu, ce n'était pas bien loin, mais le lourd silence qui planait dans l'atmosphère depuis que le Kosobayui avait mis son nez dans nos affaire n'aidait en rien à faire passer le temps plus rapidement.

Néanmoins, nous rejoignîmes une vaste plaine aux herbes colossales qui allait nous servir de terrain d'entraînement. La régularité du terrain était quasi-parfaite, ne nous laissant que quelques rocher ici et là sur lesquels nous pouvions prendre de la hauteur et ainsi donc, voir le corps de chacun ressortir de ces herbes envahissantes. Ce qui allait être sensationnel, à cet endroit, était que nous aurions tout un spectacle lorsque nous commencerions à utiliser l'énergie du Fûton à travers notre chakra. Je m'imaginais déjà les voir se plier autour de nous et suivre la danse que leurs imposeraient nos nouvelles techniques. Mais avant...il fallait les créer, et encore pire...apprendre ma première technique pour moi.

Car je n'étais guère plus avancé que l'emplumé qui me servait de compagnon d'entraînement. Moi non plus...je ne m'y connaissais pas beaucoup, moins que lui même, mais au lieu d'en être gêné ou de feindre l'embarras ou la honte, je me prononçai à mon tour, à ma manière. Il était normal que nous ne savions pas encore...nous étions des novices, des Heishi au début de leur parcours. Je m'avançai donc et pris la parole.



En toute honnêteté, je ne connais aucune technique relié au Fûton. Mon clan m'a ordonné de me concentrer principalement  à la maîtrise de ce sabre afin que j'en dévoile les secrets le plus rapidement possible. Ce que j'ai fais. Cependant, je sais que le Fûton reste mon affinité secondaire. Ma première étant le Hyôton comme tous les Samui. Cependant, pour mon style de combat, je crois que l'air me serait plus utile que la glace pour tout de suite. Car avant d'être froid et solide comme celle-ci, je veux être vif et imprévisible. Je suis déjà imposant de nature...tout comme mon sabre. Ce que je veux, c'est trompé mon ennemi et lui prouver que le colosse qui lui fait face est en fait aussi léger que l'air.



Ce qui pouvait, effectivement, être un atout majeur. Personne ne s'attendrait à ce qu'un homme mesurant un mètre quatre-vingt-six et portant un sabre titanesque, use de techniques subtiles véloces. Étrange combinaison donc, mais qui pourrait s'avérer meurtrière ai bien exécutée

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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mer 6 Juil 2016 - 20:32

Mikami observa les deux heishi s'exprimer, chacun à leur manière. Deux profils différents se dessinaient devant lui, se limitant à cette heure-ci à leur maîtrise du vent. Bien qu'ils aient montré des comportements opposés, le décalage de niveau mettait chacun d'eux dans des contextes inégaux. Cependant, le Yorurai conservait la ferme intention de les faire travailler ensemble et un exercice particulier se dressait déjà dans son esprit. Les brindilles et grains de poussières soulevés par Doli retombés et les explications de Ketsuen terminées, l'amnésique soulevait ses mains pour les rabattre soudainement et fermement sur ses cuisses avant de leur annoncer :

- Bien ! Peu importe que l'on parte de loin. Vous serez deux shinobi différents quand vous ressortirez de cette vallée et à vos yeux, le moindre courant d'air n'aura plus le même goût !

Était-ce seulement une métaphore ou une façon de sous-entendre qu'ils pourraient aller jusqu'à cracher du sang ? S'ils se plongeaient au fond de ses pupilles, le Samui et le Kosobayui se rendraient vite compte que cette hypothèse rentrait tout à fait dans le champs des possibles.

- Nous y passerons le temps nécessaire : tout l'après-midi, la nuit, et même les 24h suivantes s'il le faut ! Mais je vous fais une promesse...

Une seule, comme cet index étendu qui pointait vers le bas, appuyant sur sa chaire pour appuyer le sérieux dont témoignait déjà l'expression de son visage.

- ... après ça, cet élément sera vôtre et dans votre vie, il y aura un avant et un après cet entraînement.

Sa voie n'était pas particulièrement des plus envoûtantes, ou chaleureuses. Elle était à l'image de cette brise qui soufflait librement sur la vallée, sublimée par le silence suivant la fin de sa prise de parole : rien ne semblait pouvoir aller à son encontre. Si jamais l'un de ses deux vis-à-vis estimait que le sabreur se montait le chou ou en faisait trop, ce serait tout simplement parce qu'il n'était pas prêt à faire l'expérience d'un entraînement en sa compagnie. Le Yorurai bondissait alors dans le champs, comme s'éloignant de ses homologues. Il se tournait d'un quart de tour vers Doli, le désignant d'un doigt passant au-dessus son épaule pour ensuite montré la direction opposée avec son pouce.

- Tu vas venir avec moi, il y a un cours d'eau là-bas, on ferait bien de se faire une réserve. On en profitera pour chasser, histoire d'avoir de quoi manger au cas où l'on s'éterniserait.

Ce qui serait le cas, chacun se fourvoyait s'il pensait qu'une telle maîtrise pouvait être acquise en une demi-journée. Et puis, Mikami n'était pas du genre à faire les choses à moitié. Pas quand d'autres personnes que lui étaient impliquées.

- Ketsuen, tu vas devoir t'exercer en nous attendant. Je veux que tu t'assoies calmement et que tu malaxes ton chakra. L'affinité fûton, pour être véloce, fait appel à une infime précision. Cette même précision qui te permettra de la rendre tranchante. Pousse tes flux de chakra à se resserrer, finement, fais-les onduler, tourbillonner, jusqu'à en obtenir des images mentales de moins en moins grossière. Mais avant tout, sois imaginatif. Tu as ta propre conception du vent, c'est ce qui te sera le plus utile pour faire le pont entre sa création et l'activité de ton chakra. Visualises ce que tu fais et reste concentré, il faut que tu aies réussi quand nous reviendrons. Mais ne te précipite pas, ou tu vas échouer. De toute façon, nous en avons sûrement pour un moment nous aussi. Et n'hésite pas à jouer avec l'air que tu auras créé si jamais tu réussis d'ici notre retour. Sur ce...

Ces derniers mots furent sa façon de lui dire qu'ils s'en allaient et du même appel, inviter le Kosobayui à le suivre. Mikami avait pensé à laisser un clone avec le Samui pour pouvoir l'aider ou répondre à un quelconque besoin... ce dont il s'abstint. Le garçon à la chevelure ébouriffée allait avant tout avoir besoin de calme et de puiser dans ses propres ressources quand il se retrouverait en difficulté. Ainsi il s'éloigna au pas de course, fendant les hautes herbes et slalomant entre les quelques rochers les bras le long du dos avant de disparaître dans un nouveau sous-bois bien moins dense en broussaille. Plus loin, il ralentit petit à petit sa course pour que son camarade ne le rattrape.

- Tu te rappelles du tourbillon que tu m'as montré tout à l'heure ? J'aimerais que tu réutilises ce jutsu à moindre échelle. Mais par-dessus tout que tu le resserres, que tu l'affines, jusqu'à ce que le sommet de la tornade ne devienne la pointe d'une flèche. Ça nous servira à chasser. Le cours d'eau est à une demi-heure de marche, à l'Est. Après quoi nous entrerons en zone de chasse. Ça te laisse trente minutes pour perfectionner tout ça donc...

Ainsi il continuait sa marche au travers des ombres tachetées de lumière que les feuillages laissaient passer, écartait les branches d'une poussée du bras qui propulsait de l'air en continu pour les tordre le temps qu'ils ne passent. Mikami aussi s'entrainait.

- Et puis parle moi un peu de toi, je ne t'avais encore jamais rencontré...
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Jeu 7 Juil 2016 - 11:51

Ainsi donc le Samui prétendait que c'était son clan qui l'avait poussé a renié la maîtrise de leurs techniques de clans. Lui ordonnant plutôt de se concentrer sur la maîtrise de son étrange lame. Soit cette lame avait beaucoup plus en elle que ne le pensait le Kosobayui, soit le clan Samui avait quelques membres très étranges dans leurs membres, et ceci sans même compter l'empereur fou de pouvoir.

Par contre, ce qui était sût, était que ce n’était pas son clan qui l'avait poussé a maîtriser le vent avant même la glace. Cela, il en avait fait lui-même le choix en interprétant ces ordres a sa façon. Après tout même en se cachant derrière des excuses pratique ce Samui ne ressentait aucun intérêt dans la maîtrise de ces capacité claniques.

Son mépris était décidément bien placé.

D'autant plus que le colosse semblait ne pas être gêné par le fait qu'il n'ait même pas commencé a
À maîtriser d'affinité élémentaire pour au moins palier a son manque de volonté dans la maitrise du Hyoton.
La façon de penser de cet épéiste était vraiment beaucoup trop différente de celle de Doli pour que celui-ci la comprenne aisément.

Ce qu'il pouvait faire par contre, c'est bien exprimer son mépris pour l'autre étudiant du jour. Cela était d'ailleurs très flagrant par son langage corporel pour n'importe quelle personne sachant les bases de la lecture de ce langage.

Cependant voulant profiter de l'expertise du plus agé du groupe, Doli n'exprima rien avec sa voix préférant écouter son enseignant leur parler.

Ainsi, celui-ci était motivé à les faire progresser dans leur maîtrise du vent, et ceci de la façon la plus douloureuse possible si cela était nécessaire, en tout cas, c'était ce que l'on pouvait voir dans les pupilles sauvages de l’épéiste

Lors de l’explication sur le déroulement de leur journée Doli acquiesça fortement, il n'allait même pas avoir a supporter le Samui tout en pouvant chasser. Ce qui lui rappelait toujours de bons souvenirs, même s'il n'avait pas de compagnons à plumes pour l'aider lors de cette chasse, ce qui était perturbant au minimum, très gênant dans le pire des cas.

Lorsque l'enseignant partir en direction du cours d'eau au pas de course laissant les deux jeunes faire ce qu'ils avaient à faire, Doli prit le temps de provoquer un petit peu le Samui avant de courir derrière son enseignant.

"Essaye de ne pas essayer trop durement de repousser la glace lors de ta formation, se serait dommage que tu ne puisses plus l'utiliser. Après tout pas sûr que tu puises garder ce nom si riche sinon"

Ne laissant même pas le temps à l'autre jeune de répondre a sa pique puérile, Doli se mit au pas de course dans les traces laissé par l'enseignant.

Lorsqu'il réussit à le rattraper, ce fut pour en apprendre plus sur la façon dont la chasse allait se dérouler.

Ainsi le formateur s'attendait a ce qu'il arrive a former une pointe de flèche utile en concentrant sa technique de bourrasque. Et cela en une demie heure, tout en marchant et en se présentant.

Doli se demandait comment Mikami prendrait une remarque sarcastique sur ce programme. Mais il ne préféra ne pas tenter sa chance et essaya d'appliquer les conseils du manipulateur du vent.

Ainsi, toutes les trois pas Doli produisait une petite brise, essayant à chaque fois de réduire son champ d'action, tout en gardant le même approvisionnement en chakra. Ainsi, il devrait bien fini par avoir quelque chose de semblable à ce qu'on lui demandait.

Tout en faisant cela en avançant Doli commença à parler de lui

"Comme tu le sais peut-être grâce à mes marques de clans, je suis un Kosobayui, un clan de Tori pouvait aisément utiliser les plumes ans la vie de tous les jours comme au combat. On m'a d'ailleurs nommé Doli en rapport avec nos pouvoirs et surtout notre amour des Oiseaux. Comme tous membre de clan se respectant, je me suis bien entendu concentré sur les capacités de mon clan avant d'élargir mon horizon. C'est pourquoi je suis aussi peu avancé dans ma maitrise élémentaire.
Cependant maintenant que l'empire ma appelé sous ces ordres j'essaye de palier à mes faiblesses pour survivre, et donc je cherche à me concentrer plus sur d'autre capacité, comme la maîtrise du vent."


Faisant quelque pas et se concentrant sur sa tache pendant quelque instants Doli temporsa la suite de ses paroles

"Mais comme tu peux le voir dans cet exercice, je n'ai pas encore beaucoup progressé dans ma maîtrise. Je ne sais d'ailleurs pas comment rentre mon vent coupant, et bien que j'arrive au fur et à mesure a concentré ma bourrasque, elle aura plus l'effet d'un gourdin lancé qu'une vraie flèche pour le moment. Je ne pense pas qu'elle réussira a transpercer quoique ce soit, ce qui peut compliquer quelque peu notre chasse à venir."

Finalement après un peu plus de quarante minutes de marche due au rythme ralentie de Doli à cause de ces exercices.

À ce moment la Doli avait en effet tant bien que mal réussit a limiter tout la force de sa bourrasque dans une zone de la taille d'une pointe de flèche. Mais comme annoncé plus tôt, ce projectile ne transpercerait rien à l'état actuel, il pourrait juste assommer quelqu'un avec un peu de chance.

Cependant avant d'expliquer ces préoccupations Doli alla remplir d'eau tous les récipients qu'il avait sur lui dans un parchemin de stockage pour cela.

Une fois cela fait, il alla se mettre devant son instructeur pour faire le point

"Bon, je suis prêt à partir à la chasse, et comme je te l'avais dit bien que j'ai réussis a condenser ma bourrasque dans une très petite surface, je ne sais pas comment couper avec donc la chasse risque d'être un peu plus technique que prévu, surtout que je suis beaucoup plus habitué a chassé avec un des oiseaux de proie de mon clan."
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Jeu 7 Juil 2016 - 17:24


Je regardai l'homme aux plumes sans bronché, l'oeil bien rivé dans son regard alors que ses mimiques démontraient toute la haine et le dédain qu'il pouvait éprouvé à mon égard. Je commençai alors à me questionner sur lui, mais aussi son clan. Étaient-ils tous aussi hautains et exaspérant? Si oui, je plaignais les habitants du pays d'où ils venaient, en espérant profondément qu'ils n'étais pas tous ainsi. Un pays d'arrogants avec un plumeau d'enfoncé bien profonds dans le cul. Malheureusement, c'était ce qui en ressortait pour moi depuis que Doli avait réussis à entaché la réputation de ses terres natales. Si je me souviens bien, je les avaient déjà visités avec Seito, lorsque nous avions eut notre première mission ensemble. Oui, je me souvenais de cette maison de thé, des gens qui y étaient, du regard qu'ils m'avaient jeté à mon entrée. L'animosité que j'avais pu lire dans leurs traits alors qu'ils jugeaient mon accoutrement, ma "rudesse". Finalement, ce n'était pas juste lui...non. Les habitants de cette place reculée rejetaient la marginalité. Ils étaient comme une bande de vieux débris qui refusaient la différence. La seule chose que j'avais aimé de ce voyage avait été les paysages et la tranquillité que l'on pouvait y trouver. Enfin, je détournai simplement mon regard du sien lorsqu'il se mit en marche avec l'autre épéiste. Puis je sentis une respiration s'éveillée dans mon dos, ainsi qu'une infime partie de mon chakra se faire saper par le sabre qui en avait besoin afin de matérialisé ses pensées en une voix rauque et caverneuse.

Jeee commeence à een avooiir asseeez de cet insoleeeent petiiit oiseaauu. Queeel pièètree maaaîître tuu faiis, siii tu ne peeuux dééfeendre mon honneeuur. Jee te croyaais pluus soliiide Ketsueen Samuiii. Beeaaucouup pluus soliiide.

...combien de fois devrais-je te le répéter? Chaque chose en son temps Akuma Kudaku. Sa grande gueule et ses manières haïssable lui seront rendu en temps et lieux. À ce que je sache, il ne t'a jamais insulté ouvertement.

Peut-êêêtre paaas ooouuverteeemeeent. Maaaiis iiil me preeend de haaaut, cee paauuvre morteeel. Il devraait saaavoiir à quiii il s'adreeesse. J'aaaii biieeen hââte de voooiir cee quee tu luii rééseerve, le joouur où iil iraaa trop loooiin. Je m'iimpatieente.


Et tranquillement, sa voix s'effaça à nouveau, tout comme le rythme de sa respiration. Je regardai l'arme durant quelques secondes, me mordillant la lèvre inférieur alors que je réfléchissais à ce que j'allais faire de ce Kosobayui. Kudaku avait raison, il devenait insultant, mais il ne franchissait toujours pas la ligne qui me permettait d'agir. Jamais il n'avait insulté la lame directement, ni même mon clan, ce qui le plaçait dans une zone de sécurité. Certes, il était frustrant et je le concédait entièrement à mon ami de fer, mais il nous fallait user de patience. Un jour, il franchirait cette limite et grand mal lui sera fait. L'honneur en répondrait.

Enfin, je chassai tout simplement le reste de ces pensées négatives et posant Kudaku un peu plus loin, le pommeau bien accoté sur le tronc d'un arbre. J'allai ensuite m'asseoir face à cet arbre, en croisant les jambes et en posant mes mains sur mes genoux. Je fermai les yeux et je fis le vide dans mon esprit. Je concentrai alors mon être entier à ne faire qu'un avec le reste de mon chakra, puis je vins poser mes deux mains vers l'avant, tout juste en face de mon ventre, les paumes retournées vers le ciel. Je pouvais alors sentir mon chakra circuler à l'intérieur de mon corps, suivre son chemin dans chacun de mes membres jusqu'au bout de mes doigts. Je me concentrai d'ailleurs sur ceux-ci, et j'attendis ensuite de ressentir la brise qui glissait entre chacun d'eux.

Je restai dans cette position pendant près de quinze minute, attendant le bon moment, faisant valser mon chakra au rythme des coups de vents qui glissaient sur ma peau, tentant à quelque reprise d'élever mon chakra du centre de ma ma main, jusqu'à l'extérieur, en tentant de le faire danser avec l'air. Puis, à un certain moment, je réussis. Lorsque j'ouvris mes yeux, je ne vis rien, mais je pouvais toujours sentir un petit tourbillon au creux de ma main. Puis le vent poussa quelques poussières de brindilles qui vinrent se mélanger au mini cyclone qui tournoyait sur ma peau, lui donnant une forme, une apparence. Après un instant, ce même petit cyclone perdit en force et s'évanouit lorsqu'une bourrasque attaqua les environs, me faisant perdre ma concentration. Je n'eus le temps que de cligner les yeux et celui-ci disparut. Il me fallait recommencer. Ce que je fis.

Encore...et encore.

Enfin, après un moment, j'avais réussis à le garder pendant plus de dix minutes consécutive et je tentai alors une nouvelle manipulation: Le bouger. Ma première initiative fut infructueuse, mais mon deuxième essai le fut. Tranquillement, je réussis à bouger le cyclone d'une paume à une autre, puis je le fis se promener sur mes bras. C'est alors là que je tentai une nouvelle chose; inclure plus de chakra. Le cyclone prit alors une toute autre forme et m'enveloppa les bras, puis se dispersa dans l'air en un souffle qui fit s'envoler quelques feuilles.

Un sourire naquit sur mon visage.

Ce n'était pas sorcier finalement. Il ne me manquait plus qu'à imaginé un effet et l'appliquer.


Hmm...et si l'on essayait avec ce que Kakeshuou-Sama m'avait appris? Hehe...ce pourrait être intéressant.
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Ven 8 Juil 2016 - 18:08

Mikami continuait d'avancer en prêtant une oreille attentive au récit personnel du Kosobayui, s'évertuant à tenir éloignées les branches d'arbres plus que de raison, un bras levé en leur direction et une paume ouverte repoussant d'un long souffle les épais feuillages. Doli mettait un point d'honneur particulier sur la maîtrise de son pouvoir héréditaire, marquant dans le même temps la valeur que chaque membre du clan se devait d'accorder à cet apprentissage, un profond respect que reflétait alors ce même membre. Ainsi il traçait une limite entre les shinobi en étant digne, et ceux qui se voyaient alors désincarnés de cette reconnaissance s'il advenait qu'ils se détournent de cette voie, ne choisissent d'apporter une autre couleur à leur palette. Peut-être que se retranscrivait ici la raison du pique envoyé à Ketsuen...

- ...Cependant maintenant que l'empire ma appelé sous ces ordres j'essaye de palier à mes faiblesses pour survivre, et donc je cherche à me concentrer plus sur d'autre capacité, comme la maîtrise du vent
.
- C'est l'empire qui t'a appelé ? Comment ça s'est passé ? Tu n'as pas rejoint ses rangs par toi-même ?

Les Kosobayui se révélaient effectivement rares parmi les troupes impériales, et la voie empruntée par celui qui l'accompagnait éveilla la curiosité du Yorurai. Lors des jours récemment écoulés, lui-même se tenait face à une partie qu'il avait espéré représentative du peuple du pays des oiseaux, sous la tenue, la peau, et les traits de celui qui jusqu'ici avait été leur gouverneur et le neveu de l'empereur. À cette heure-ci, la nouvelle de sa démission devait encore être en train de remonter jusqu'à Shozaichi et au Kamui, tandis que les Torijins se retrouvaient à un tournant de la vie politique de leur pays. Face à un jeune homme qui avait été des leurs et qui aujourd'hui portait le blason de l'empire, défendant dès lors ses intérêts, le sabreur ne pourrait s'empêcher de creuser plus encore cette question.

L'écoulement du cours d'eau arrivait à leurs oreilles, tandis que bientôt se dessineraient ses reflets sur les troncs d'arbres pour qu'enfin il ne puisse y plonger les mains. L'amnésique ne manqua pas de s'en déverser sur la nuque et le visage avant d'y plonger une seule et unique gourde qu'il devrait rationaliser au fil de leur entraînement. Alors qu'il la rangeait à sa ceinture, Doli retournait devant lui et s'exprimait à nouveau.

- Bon, je suis prêt à partir à la chasse, et comme je te l'avais dit bien que j'ai réussis a condenser ma bourrasque dans une très petite surface, je ne sais pas comment couper avec donc la chasse risque d'être un peu plus technique que prévu, surtout que je suis beaucoup plus habitué a chassé avec un des oiseaux de proie de mon clan.

- Tu as déjà sensiblement progressé, mais il faut que tu multiplies les couches de chakra qui se superposent dans ton jutsu. Comme un mille-feuilles. Affine-les au maximum pour que ta technique fûton ne devienne tranchante, pour créer des lames volantes par exemple. Vriller ses couches de chakra te permettra d'utiliser des sorts imitant flèches, lances, pieux... De toutes façons il faut que tu y arrives, sinon nous risquons fort bien de passer la nuit le ventre vide.


Voilà qui ne pouvait être plus clair. Ses progrès allaient leur permettre de survivre et Doli devrait enclencher la vitesse supérieure s'il ne voulait pas souffrir avec eux du manque de nourriture. Bien qu'il ne soit pas le seul capable de chasser ici présent, il était celui qui en avait reçu la responsabilité. Ce genre de situation aurait tôt fait d'arriver s'il partait en mission loin des territoires shûkaijins, tout comme le risque de tomber sur une embuscade et de devoir livrer bataille le ventre vide. Bien que Mikami n'ait à ce jour aucune idée du nindô suivi par son camarade et de ses idéaux, il fallait qu'il le prépare à ces situations peu importe que dans le futur leurs routes convergent ou ne viennent à s'opposer. Après ses quelques mots, il leva un doigts et tira une bulle d'air comprimé au creux de l'oreille du Kosobayui. Alors que ce dernier put clairement voir que les lèvres de l'onshi demeuraient closes, c'était bel et bien sa voix qui s'élevait dans ses tympans.

* À présent faisons-nous discret. Je vais longer discrètement le cours d'eau dans ce sens, suit la même route depuis le sous-bois. Si tu croises une proie, n'hésite pas à la faire tienne. Mais vue l'odeur que le vent nous ramène, il y a de fortes chances pour qu'il y ait un troupeau de daims ou de cerfs qui se désaltère plus en amont. Je te préviendrai et les rabattrai vers toi quand je les aurai trouvé, ce sera ta chance. Sur ce... *

Il évita de lui rappeler d'être discret ou d'autres règles élémentaires. L'heishi lui avait lui-même dit qu'il chassait souvent par le passé, et le sabreur comptait davantage sur la rigueur et la volonté qu'il mettrait à réussir à créer ses projectiles fûton perçants que sur son instinct de chasse qu'il savait d'ores et déjà développé, avec ou sans oiseau de proie.

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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Sam 9 Juil 2016 - 12:18

Se rappelant qu'il avait ignoré une des questions de son enseignants du jour Doli décida de lui fournir la réponse juste avant que celui-ci ne file en position de rabattage

"L'empire à fixé des quotas que chaque clan doit remplir au sein de l'empire, sous risque d'élimination tout simplement de ce que l'on en sait actuellement. J'étais malheureusement pour moi, l'un des seuls dans la tranche d'page approprié et avec quelques compétences dans les arts de mon clan au combat lorsque ces quotas ont été revus à la hausse.

J'ai donc dû m'asservir à l'empereur pour la survie de mon clan, mais bon peut être qu'un jour l'empereur se rendra compte que cette hausse de quota serait sa perte. Après tout, les clans possèdent toujours un grand respect dans leurs pays d'origine, et les énerver est rarement une bonne idée. Même quand on est membre d'un clan aussi puissant que celui des Samui."


Voilà, c'était fait, il avait résumé les causes de son enrôlement. Maintenant, Doli allait pouvoir essayer de déchiffrer les explications de l'épéiste qui s’apprêtait à s'éloigner après les paroles du Kosobayui.

Le problème était qu'il n'avait aucune idée de ce qu'était censé être un mille feuille. La seule chose qui pourrait se rapprocher de ce nom et que connaissait Doli était les mille-pattes, mais étrangement le manieur de plumes doutait que l'épéiste lui conseille de s'inspirer d'un insecte aussi banal.

Il dut donc se concentrer sur le reste des explications, et cette histoire de couches de chakra. Pour autant qu'il le savait le jeune homme n'avait jamais rien ressenti de son chakra qui pourrait correspondre à une couche. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il sentait son chakra comme un fluide pas comme un solide. Il avait donc du mal à imaginer des couches de fluide.

En tout cas jusqu'à ce qu'il pense aux fientes des oiseaux qu'il élevait dans la volière de son clan. Dans cette matière répugnante, il y avait en effet plusieurs couches dans le liquide secrété par les oiseaux. C'était peut-être cela qu'on attendait de lui.

Cependant, il n'avait aucune idée de comment faire ceci, donc il n'était pas beaucoup plus avancé.

Il allait donc devoir improviser, parce que là , avec le temps qu'avait pris sa réflexion son coéquipier de chasse était surement proche de la position de rabattage, et bien qu'il pourrait surement réussir à assommer une des bêtes dans l'état actuel de sa technique, il sentait que ça ne suffirait pas pour l'enseignant et qu'il allait donc vraiment devoir provoquer une hémorragie avec son chakra élémentaire.

Il lui faudrait donc être bien positionné avant que les animaux effrayés arrivent à son niveau.

Doli se positionna donc dans un arbre avec le soleil dans le dos et de telle sorte que son odeur soit éloignée par le vent de la route qu'emploierait le plus probablement les herbivores paniquées.

Le Torijin estima qu'il avait environ une demie heure avant qu'il n'ait à commencer la chasse en elle-même, et il se fixa donc ce temps pour essayer de comprendre comment avoir deux phases dans son chakra.

Cependant, ce fut encore plus difficile qu'il ne l'imaginait. Quoi qu'il fasse, il n'arrivait pas à différencier deux parties de son chakra. En tout cas jusqu'à ce qu'il se rappelle ce qu'il cherchait à faire. Il voulait couper avec son chakra élémentaire pas avec son chakra normal.

Il avait donc perdu 20 minutes à essayer quelque chose qui était surement impossible, Doli s'en voulut presque pour cette erreur. Mais avec très peu de temps restant pour essayer d'avoir un résultat, comme le bruit des bramements paniqué commençait à se faire entendre. Visiblement Michiki venait de provoquer sa diversion.

Cela paniqua quelque peu Doli qui ne voulait pas paraitre incompétent et savait qu'il n'était pas prêt.

Il fit donc abstraction des bruits au loin et se concentra sur son chakra qu'il infusa de vent au fur et a mesuré. Une fois le mélange parfait, il l'étudia autant que possible. Et pour la première fois se rendit compte qu'il y avait des courants dans celui-ci.

Maintenant, il ne lui restait plus qu'à trouver comment faire des couches de courant différente, après tout ça devrait se rapprocher de ce qu'on lui avait demandé.

Cependant lorsque les premières bêtes, les plus en forme, commencèrent a passer juste devant lui sans le remarquer, Doli n'était encore arrivé a rien de congrès. Certes, il avait réussi à changer l'ensemble du courant de son chakra, mais pas partiellement. Donc cela n'aurait aucun effet, si ce n'est peut-être qu'il pourrait aspirer les choses au lieu de les repousser en procédant ainsi, se serait quelque chose a étudier pour plus tard.



Cependant n'ayant plus de temps à perdre le Kosobayui fut obligé de tenter maintenant ou jamais. Les bêtes, les plus faibles étaient en effet en vue.

Doli fit bien attention à cibler un cerf en fin de vie ou handicapé, comme on le lui avait toujours dit. Cela était beaucoup plus simple et respectueux de la nature.

En plus de s'assurer une source de nourriture dans le temps puisque le troupeau pourrait continuer à vivre alors.

Doli commença donc à mouler son chakra dans un tout petit espace, faisant ce qu'il pouvait pour inverser le flux partiellement dans certaines zones de la construction puis fit un geste de lancé pour s'aider a guider le projectile.

Tout cela sans jamais remarquer que Michiki l'épiait, ayant facilement réussi à suivre les animaux sauvages.

Malheureusement bien que Doli sentît qu'il avait en effet réussi a perturber localement les flux de chakra dans ce qu'il envoya sur la proie cela n'eut aucune le résultat souhaité.

Car certes, la bête fut atteinte, mais elle ne subit pas de perforation comme attendu, au contraire, on aurait dit qu'elle venait de se prendre un coup de massue. Mais cela ne fit que la ralentir. La bête rallongeait rapidement sa foulée.

L'essai était un échec, et la déception se montra un instant sur le visage du jeune homme avant qu'elle ne soit remplacée par la détermination.

C'est avec cette détermination à ne pas échouer que Doli sauta de l'arbre et fit apparaître des ailes de plumes sur son corps prenant son envol a la poursuite des bêtes qui ne savaient pas à quoi s'attendre. Elles n'avaient jamais été chassées par les airs, et seraient surement la dernière fois. Mais si les cerfs pouvaient écrire, il y aurait surement une très belle légende née de cet après-midi-là.

Doli oubliant tout de la présence potentiel de Michiki passa en effet près d'une heure à voler au-dessus des animaux de plus en plus effrayé.

À intervalle régulier, il essayait d’exécuter sa flèche de vent parfaitement.
Et les résultats se faisaient sentir au fur et à mesure en effet il comprenait de mieux en mieux comment manipuler son chakra pour créer une pointe tranchante. Il lui suffisait de faire deux courants très intenses et de sens contraire sur les bords du projectile.

À chaque projectile, il affinait les flux inverses ainsi que leurs intensités, si bien qu'au bout de 30 minutes, il commença a provoque quelques petites coupures.

Et que a la fin de son vol, il avait en effet réussi à abattre un animal depuis les airs.

Certes, cela aurait été beaucoup plus facile, et surtout moins couteux en chakra de faire la même chose avec une plume
. Mais la satisfaction d'avoir réussi à utiliser son affinité d'une telle façon était plus que suffisante pour justifier l'investissement.

Cependant tant d'essais tout en volant avait eu un coût en chakra et quand il atterrit à côté de la proie abattue, Doli savait qu'il n'aurait pas la force de rentrer au camp sans aide. Il était déjà près de s'écrouler quand Mikami arriva à sa hauteur quelques instants plus tard.
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Message(#) Sujet: Re: Portés par le vent Mer 20 Juil 2016 - 15:34



Debout, mais l'oeil fermé, je contemplai le vide avec une concentration implaccable. Mon corps se tenait là, raide, monté sur l'un des rocher de la plaine et me faisant plus élevé qu'aucune autre pousse de blé des alentours. J'avais réussis à éliminer l'envie de "voir" le vent se frayer un chemin à travers des herbes et des feuilles qui m'entouraient pour finalement le "sentir", le "percevoir" dans mon esprit et ne faire qu'un avec celui-ci. Je me sentais enfin prêt à m'essayer pour une ennième fois à malaxer cet air à mon propre chakra, reprenant les principes de bases que j'avais appris auprès de l'empereur lui-même, mais rallongeant cette technique de charge en diminuant l'intensité de la poussée et du mouvement effectué.

Au lieu de cela, je concentrai plutôt mon énergie à se recycler et à réutiliser les courrants d'airs autour de mon corps afin de soulever mon propre poids et accélérer mes propres mouvements en annulant la friction de l'air contre mon propre corps. Au lieu de simplement repousser l'air, je le faisait simplement circuler autour de moi, le déviant sous l'influence du moindre de mes mouvements. Enfin, je vis deux cerfs sortir des bois où s'étaient aventurer mes compatriotes quelques heures plus tôt. Les cervidés s'échappaient à vive allure et m'avaient fait ouvrir l'oeil. Un sourire en coin se dessina alors sur mes lèvres grises, tout comme le reste de ma peau froide. Il était temps de mettre en pratique la technique que je venais de développer.

Observant le chevreuil perpétuer sa course, j'attendis qu'il ne soit alors qu'à quelques mètres de moi avant de pencher mon corps vers l'avant, mon pied gauche prêt à me propulset dans sa direction. Le vent qui soufflait alors autour de moi cessa brusquement toutes interventions sur mon propre corps et commença à me contourner au lieu de me frapper dans son mouvement. Plus aucune poussière ne semblait flotter autour de ma propre personne et c'est là que je me mis à la poursuite de mon nouvel ami quadrupède. Seul un sifflement intense se fit entendre.

Jamais je ne m'étais déplacé aussi rapidement dans ma vie. La concentration de chakra que j'avais dispercée dans la totalité de mon corps semblait se laissez influencé par l'air ambiante, comme si j'étais prêt de ne faire qu'un avec elle et que cela me permettait de le dévier de mon corps pour chacun de mes mouvements. Je me sentais alors léger, maître de mes gestes comme jamais auparavant. Plus aucune résistance n'opposait mon corps aux lois de la physiques entourant la résistance de l'air. Rapidement, je rattrapai le cerf et le dépassai même, puus je revins à ma position initiale...tout ceci en une dizaine de seconde à peine alors qu'habituellement, il m'en aurait fallu plusieurs...peut-être même une minute entière pour traverser la distance totale de ce que je venais d'accomplire.

J'imaginai alors les possibilités que cela pouvait offrir en combat et j'eus un petit rire intérieur. Décidemment, l'apprentissage du Futon était un excellent soutien à toutes manipulation physique et je pouvais le voir maintenant. Je me demandais bien ce que les deux autres avaient bien pu apprendre de leurs côtés.

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Portés par le vent

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