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 Un flocon dans l'herbe (Yanosa)

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Un flocon dans l'herbe (Yanosa) Ven 27 Mai 2016 - 20:24




Quatre journées. Quatre soleils et Quatre lunes s'étaient chevauchés depuis que j'avais mis les pieds au pays de l'herbe et que le temps, bien que continuant de couler dans l'espace tel un flot incessant, semblait pourtant s'étirer et voir même s'arrêter durant cette partie de mon voyage. Celui-ci n'avait plus l'importance qu'il avait jadis à mes yeux, comme si mon esprit avait choisis de se séparer du reste du monde et d'enfin profiter d'un moment de répit. Depuis la fin de l'hivers, mon corps n'avait cessé de fonctionner à plein régime alors que s'enchaînaient mes services militaires et politiques pour l'empire.

Je n'avais eus de relâche que mes quelques escapades au centre du Shozaichi durant la reconstruction du palais impérial et encore, l'un de ces rares moments de tranquillité m'avait été arraché par la rencontre d'un méprisant personnage issus du clan des Kosobayui et que, tel un oiseau de malheur, avait osé me suivre jusqu'en Kusa pour mieux me faire haïr son air dédaigneux qu'il semblait arboré en permanence. Par chance, cet arrogant perroquet s'était volatilisé à la fin de ma rencontre avec le Yorurai qui lui, avait gagné mon éternel respect. Un bretteur aussi aguerris et généreux de son temps et de son enseignement n'en méritait pas moins d'ailleurs. Mais nous décidâmes ensuite de séparer nos chemins afin que tous deux, puissions reprendre la route que nous avions entamée tel deux loups solitaire.


J'avais donc choisis, de mon côté, d'enfin sortir de la profondeur des sous-bois pour mieux profiter d'une autre merveille naturelle dont était doté Kusa no kuni; Sa grande rivière qui donnait naissance au lac Tawada; le Shoutai. C'était une rivière riche et abondante de faune aquatique et volatile en toute sorte et dont semblait se nourrir les membres des différentes tribus qui y vivaient proches. À quelques reprises, je dû me rapproché de quelques éclaireurs avec qui j'échangeai un repas constitué d'eau fraîche et d'une proie fraîchement acquise de la chasse. En retour, l'on m'offrit directions et aide pour mieux me repérer et situer les rares...très rare centre de civilisation du territoire. Bien entendu, tout ceci après avoir acquis la confiance de ces mêmes éclaireurs.

C'est donc après ces quatre journées que je vis enfin apparaître devant moi le grand lac Towada. Les rayons solaires réfléchissaient sur sa surface lisse, faisant étinceler le bassin d'une lueur jaune-orangée en cette fraîche fin de journée. Je regardai autour de moi pour me trouver un appuis et profiter du spectacle et c'est un vieux chênes, géant et centenaire, qui me paru comme étant le meilleur des perchoires, d'autant plus que l'une de ses gigantesques branches passait en arche au dessus du petit sentier qui menait aux abords du point d'eau. Je m'y installai donc en croquant une pomme que j'avais cueillie quelques heures passées et je décidai de profiter de ce moment détente pour me plonger dans de profondes réflexions. Prenant mon sabre à deux mains, le déposant sur mes genoux, je commençai à imaginer comment je pouvais améliorer son pouvoir lors de mes prochains affrontements, car pour l'heure, j'avais l'impression de stagner et de ne comprendre qu'une infime partie de sa puissance. Ce sabre cachait encore bien des secrets et il me fallait les découvrir. Le problème, quoi qu'il n'en était pas réellement un, était que ce satané démon brisé ne m'aidait pas...préférant me laisser tout découvrir par moi-même. "C'est en forgeant qur l'on devient forgeron" disait-il...et bien que je savais que cet esprit oublié avait bien raison, il était tout de même toujours frustrant de voir que malgré tout ce que j'accomplissais depuis quelques mois, mon entraînement se voyait être retardé et que l'équipe Tsukimi ne semblait être qu'une ombre immobile, un troupeau égaré dont le chef manquait toujours à l'appel. J'avais alors décidé de prendre une voie que je connaissais bien et qui ne m'avait pas encore fait défaut depuis: La solitude. Mais était-ce judiscieux? Avec si peu d'expérience?

Non...





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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Un flocon dans l'herbe (Yanosa) Lun 6 Juin 2016 - 22:38

Un sentier. Voilà qui le changeait de sa routine, qui était bien plus volontiers faite de larges coupes à travers les forêts en s'appuyant sur les branches les plus robustes afin de propulser sa masse plutôt que de sereines marches à pieds sur des allées prévues pour le transit de larges charrettes et des larges groupes d'hommes et femmes, comme c'était le cas ici. Il avait donné ses indications et ses dernières informations à Asuka, pour qu'elle sache à quoi s'en tenir, et était parti de son côté, préférant le lent mouvement inexorable de ses pieds se mouvant l'un devant l'autre au calme immobile d'une méditation aux côtés des kusajins. Eux aussi, savaient à quoi s'en tenir, et étaient parfaitement au courant des bouleversements qui pouvaient se jouer dans les semaines et mois à venir. Yanosa avait besoin du mouvement, semblable à celui d'un métronome, afin de se synchroniser avec le mouvement qui était initié un peu partout dans le monde lors de ses réflexions. Beaucoup d'acteurs étaient en jeu, certains en place, d'autres en réserve, et le jashiniste sentait dans ses os et dans sa foi que rien ne pourrait aller comme il l'avait espéré de prime abord, et ce en dépit de son assise idéologique au Pays de l'Herbe.

Le temps, unité immuable dans ce monde comme dans les autres, jouait contre eux. Le rythme sur lequel s'était accordé l'humanité était dissonant, erratique et plus important que tout, en retard sur la mesure que battaient les entités à l'œuvre « de l'autre côté ». Yanosa n'avait pas pu investiguer plus avant sur la question, pas personnellement en tout cas, et aucune preuve tangible n'avait jusque là pu alimenter ses soupçons, mais ces derniers eux étaient bien réels. Ce qu'il avait senti à Suna lors de son bref passage sur place n'avait qu'un seul équivalent dans sa mémoire sensorielle: la dévastation provoquée par Sanbi à Mizu. L'énergie n'était pas la même, mais était du même ordre, et laissait présager qu'une autre bête venue d'un autre monde avait percé le voile qui le séparait du leur, avant de vraisemblablement retourner se terrer quelque part étant donnée l'absence totale de trace qu'elle avait laissé dans le désert. L'humanité n'avait plus le temps de tourner en rond, et donc Yanosa non plus. Il aurait aimé pouvoir prendre le temps, calmement, inexorablement, de conquérir les esprits des gens par delà les frontières de Kusa, comme cela avait pu commencé à Taki, pour préparer sereinement l'avènement de l'Homme face aux bêtes et contre sa propre déconfiture, mais ce n'était plus le cas. Les années allaient s'égrener trop vite, bien trop vite...

Aussi perdu dans ses pensées et ses calcules qu'il pouvait l'être, Yanosa ne put toutefois pas passer à côté de la silhouette adolescente, perchée sur une large branche qui surplombait toute la largeur du sentier. Une tignasse blanche, facilement reconnaissable, que le guerrier rouge put presque immédiatement mettre en rapport avec un nom.

« Samui... Ketsuen ? Je ne te savais pas dans ce pays... Descend donc de là, j'ai... une triste nouvelle à t'annoncer ».

Yanosa stoppa sa marche, après avoir fait quelques pas sur le côté pour laisser au Samui toute latitude pour se réceptionner, espérant après coup que le jeune homme savait qui il était, lui. Après tout, si il était logique qu'un Seigneur de Guerre garde un oeil sur les effectifs importants de l'Empire, il n'était pas forcément acquis que les moins gradés connaissent la trombine de leurs supérieurs théoriques par coeur. Une fois l'Heishi descendu, le jashiniste reprit.

« Tu fais parti de l'équipe Tsukimi si je ne me trompe pas... Si tu as pu sentir une certaine mollesse au sein de cette équipe dernièrement, ne t'en étonnes pas: Yuki Samui, ta parente et cheffe, est morte il y a peu, assassinée par le Patriarche, le saint patron des moines de Ta... Une cérémonie funéraire est prévue, bien sûre, et tu devrais déjà y être convié même si tu ne le sais pas encore, ajouta Yanosa en se tournant sur le côté, le regard perdu dans la verdure.

Quel affront, quand j'y repense... Un esprit si vif, si indomptable, écrasé par une volonté de soumission absolue... Ce Patriarche a les moyens de soumettre à peu près qui il veut, c'est indéniable, mais l'emploi de ce pouvoir à ces fins... C'est une hérésie, rien de moins.
 »



Spoiler:
 


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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Un flocon dans l'herbe (Yanosa) Mar 7 Juin 2016 - 0:02




Le doux son d'une brise, traversant des myriades de feuilles, les faisant danser une valse tranquille et magique, à un rythme d'abord rapide et puis de plus en plus lent. Je fermai les yeux lorsque l'homme m'annonça cette nouvelle, me laissant emporter l'espace d'une ou deux secondes...trois peut-être même. Je me remémorai ce que je pouvais me souvenir du visage de ma défunte cheffe et sensei, de son sourire et de sa beauté. Je ne la vis qu'une seule fois, une seule et unique et l'image que je retenais d'elle était donc floue, mais nul doute qu'elle ne s'estomperait maintenant plus dans l'océan perdu de ma mémoire. Elle avait retrouvée une île imaginaire où elle reposerait maintenant à jamais et c'est par un long, mais calme soupire que je scellai à jamais son nom dans mes souvenirs.

J'ouvris donc doucement des yeux qui restèrent secs malgré tout, mais qui exprimaient tout de même un chagrin de par les émotions qu'ils transmettaient à ce moment. Certes, des larmes auraient pu être appropriées, mais c'est un petit sourire, en coin, qui naquit plutôt sur la peau blême de mon visage. Je me retournai alors vers le lac où le soleil brillait toujours de milles-feux sur les flots paisible de sa surface, mais aussi dans ce ciel clair et magnifique qui surplombait le pays de l'herbe. Maintenant, au moins, je savais qu'elle était morte.



...On a son corps au moins hm? C'est ce qui compte au final. Elle retrouve sa patrie, nous la retrouvons aussi. Puisse son âme reposer en paix maintenant.



Murmurant un adieu, je me retournai ensuite vers le seigneur de guerre afin de mieux l'observer, de bien voir le visage de celui qui m'annonçait cette terrible nouvelle et qui semblait me connaître aussi alors que pour moi, il était un parfait étranger. Des cheveux rouges, un corps qui semblait avoir été forgé par les combats, des traits durs et solides comme le roc...était-ce donc lui, Oterashi Yanosa? Et n'étais-je donc pas à Kusa après tout? Il serait logique que les terres qui sont siennes y porte sa personne et que l'un de ses sentiers l'ait mené à moi, ou moi à lui.

Jamais je ne l'avais rencontré, mais après ma brève discussion avec un autre seigneur, qui lui m'avait annoncé la disparition de Yuki, j'avais pris le temps de mieux me renseigner sur les hauts gradés de l'empire. Je me sentis une nouvelle fois privilégié de rencontrer l'un des Onshi  par le plus pur des hasards. Aussi, je ne perdis donc pas de temps pour mettre un genou à terre et de le saluer selon son juste titre. Je secouai ensuite la tête et me relevai en prenant bien soin d'essuyer les quelques feuilles et la terre brune qui s'étaient alors collées à mes pantalons. Bien que ma grandeur impressionante et ma sage réaction quand à cette triste nouvelle pouvaient me donner l'air d'être plus âgé, cette scène pouvait aussi facilement évoquer le gamin qui sommeillait toujours en moi. Normal après tout...je n'avais bien que 16 ans à peine.



Rhaa...saletée...Hm Hm!

En effet je fais, ou faisais, partie de Tsukimi avec Kirito et Ryo, mais ce dernier manque tout autant à l'appel. Deux Heishi sans chef ne sont donc plus rien de semblable à une équipe. De toute manière, j'ai décidé de ne plus attendre que l'on me dicte comment, quand ou quoi faire. L'empire a tout de même besoin de ses soldats et je ne pouvais me résoudre à simplement attendre Yuki en me rongeant les ongles. Maintenant que je connais son sort cependant, je pourrai retourner à notre race et lui dire des adieux convenable et ainsi voir son visage une dernière fois.

Ce qui me frappe cependant, c'est de vous entendre me dire à quel point il semble avoir été aisé pour ce...patriarche...de détruire une femme tel que elle. Ne faisait-elle pas partie de l'élite du Shukai? N'était-elle pas une égale à vous et Seigneur Hoheinheim qui m'avait avertit de sa disparition? Peut-être pas égale...égale, mais aussi forte dans son propre domaine que vous dans le votre?

Hoheinheim-San avait donc raison? Kumo est derrière cet attentat? Pardonnez toutes ces questions, mais comme vous pouvez le voir, j'en sais que trop peu sur ce qui s'y est passé.


Je restai donc debout, observant mon supérieur dans les yeux avec une avidité de compréhension qui pouvait que trop facilement se lire sur mon jeune visage borgne. J'en profitai aussi pour ranger l'immense sabre dans mon dos, m'assurant que sa garde était bien scellée sur le support attaché à mon corps par deux bandes de cuir qui passaient en croisé sur mon torse. Lorsque ma main gauche, parce que j'étais bel et bien gaucher, eut enfin revenu vers l'avant de mon corps, l'on pouvait observer la blancheur de la paume de ma main et la rougeur extrême de ses bords.

Mon visage et mes gestes avaient été calmes à cette nouvelle...jusqu'à ce que l'on m'énonce le nom de ce maître des moines. Là, toute la rage qui avait envahit mon être s'était canaliser dans une ferme poigne qui retenait le manche de mon éternel compagnon de bataille. Le guerrier pouvait le voir maintenant que ma main ne serrait plus l'objet. Une main qui était désireuse de représailles.





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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Un flocon dans l'herbe (Yanosa) Mer 8 Juin 2016 - 11:07

Yanosa n'avait entraperçu la trombine du jeune adolescent que dans les registres, aussi prit-il malgré tout le temps de l'examiner lors de sa descente, ou plus exactement d'examiner son attirail. Son arme, une grande épée qui semblait en avoir vu de belles, était presque aussi grande que lui, ce qui posait la question de son maniement et de comment le Samui s'y prenait pour frapper avec, surtout étant donnée sa demi cécité. L'heishi avait du mérite, et il fut naturellement touché par la disparition de sa parente, annoncée de but en blanc par le guerrier rouge.

« Son corps, son âme, peu importe, il n'y a pas plus de paix dans l'au-delà qu'ici crois moi sur parole. »

Et soudain, le jeune Ketsuen décida de mettre un genou à terre, une manifestation usuellement associée au respect et à la soumission au plus gradé qui faillit faire vomir Yanosa. Sans le laisser s'épandre ainsi devant lui, l'Onshi attrapa son épaule droite et le remit debout aussi sec.

« Non arrête, pas de ça avec moi. »

Le Samui relevé, ce dernier s'épousseta le genou, qu'il avait eu le temps de plonger dans la terre sèche du chemin longeant le lac Towada, avant de ramener son œil unique vers Yanosa pour lui expliquer, entre les lignes, qu'il avait pris les devants. L'explication de sa présence ici devait se trouver là, en réalité, plus que dans une envie de flâner à l'étranger : Ketsuen savait que ses capacités étaient requises sur le terrain et ne se satisfaisait pas de l'inaction, une bonne chose. S'ensuivit l'interrogation la plus logique, dans sa position, à savoir essayer de comprendre comment Yuki avait pu être assassinée en apparence aussi aisément par un seul homme.

« Ne te méprend pas Ketsuen : le Patriarche a été capable de réduire Obli, l'amas de Furyous primaires, en un tas d'énergie inerte. Des shinobis d'élite, aussi forts soient-ils, ne peuvent théoriquement rien contre ce genre de pouvoir. Si un jour tu cherches à venger ta sensei... il te faudra faire preuve de ruse et d'astuce plus que toute autre chose. La mort de Yuki est en tout cas la preuve... qu'un médecin comme elle n'a rien à faire en première ligne. Sauf que cette fois là, c'est la première ligne qui est venue à elle et as l'inverse. »

Et le Samui d'enchaîner sur une question concernant la responsabilité de Kumo dans cette crise.

« Kumo... n'a probablement rien à voir avec la mort de Yuki. En revanche, rien ne dit qu'ils ne se soient pas abstenus de faire quoi que ce soit pour aider notre délégation, au moment crucial... Leur responsabilité... pourrait même être engagée, dans la disparition de Mamoru Setsuko, également présente ce jour là. »

Yanosa se garda bien de dire au jeune homme ce qu'il en était vraiment : la culpabilité de Kumo dans la mort de la Mamoru ne faisait aucun doute, suite aux recherches menées sur place par lui-même et Fuka, mais il voulait laisser le Samui mener sa propre réflexion sur le sujet. Sur ces derniers mots, le guerrier rouge reprit sa marche, en dépassant Ketsuen sur sa droite.

« Quand tu seras revenu de ton voyage funéraire... sens-toi libre de revenir. Il y a plusieurs Forums, dans ce pays. Tu nous y trouveras, moi ou ma pétillante seconde, sois en assuré. Et, m'est avis que tu pourras en apprendre, des choses... »


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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: Un flocon dans l'herbe (Yanosa) Jeu 9 Juin 2016 - 20:32


Ainsi donc, ce "Patriarche" était un être dont la puissance n'avait d'égal que l'imaginaire de l'homme. Comment est-ce que quelqu'un pouvait avoir un tel pouvoir en sa possession? Et pourquoi en avions-nous pas entendu parlé bien avant? Était-ce donc ainsi que naissaient les plus grandes menaces; dans l'ombre du monde? Comme il était étrange de se dire qu'une personne pouvait accumuler autant de force sans que quiconque ait pu l'en prévenir. À moins bien sur que tout ceux qui s'y sont affairés ne soient maintenant plus de ce monde. Dans ce cas, cet homme omnipuissant n'était rien d'autre qu'un meurtrier. Enfin, il était difficile de se faire une idée claire de ce qu'il était et de l'étendue de son influence. D'autant plus que le seigneur de Kusa me fit rapidement sortir de ces réflexions de par son refus de me voir un genou contre terre, ou encore de me voir suivre un protocole disciplinaire qui nous était enseigné pratiquement dès la naissance chez les Samui. Arquant le sourcil, je me relevai aussi rapidement que mon genou avait fléchit lorsque la solide poigne de l'homme me prit l'épaule. Ma paupière s'écarquilla grandement et un air de confusion s'empara de mon visage lorsque je me mis à fixer le rouquin.

"Heu...bah...ok?"

Me redressant convenablement, j'écoutai donc le reste de ce que mon interlocuteur avait à me dire tout en me demandant ce que ces seigneurs de guerres avaient contre le protocole et la courtoisie de l'étiquette. J'avais eus un épisode similaire avec le tout jeune Sairyo Hiko alors que j'avais osé l'appelé par son titre plus que par son nom. Bien évidement, la réaction de l'enfant avait été toute autre que celle du guerrier qui m'avait annoncer la mort de ma Sensei, mais tout deux avaient rejeter mes manières disciplinées. Était-ce symbole de faiblesse pour eux? Peut-être...car ce Oterashi semblait avoir la flamme guerrière en lui, l'on pouvait le voir de par sa simple posture et la fierté qu'il dégageait. D'innombrables combattants se refusaient à de tels comportements qu'ils jugeaient comme étant un signe de soumission plus que de respect...au même titre que les Suzurane d'ailleurs. Je ne m'excusai donc pas de cette erreur commise, et je me contentai de suivre le pas du Kusajin qui m'annoncait que rien n'était certain par rapport à l'implication de Kumo dans la mort de Yuki. Ainsi, Hoheinheim m'avait-il simplement conseillé de suivre la voie de la vengeance en me poussant à haïr les Kumijin plus que je ne les haïssaient déjà pour la mort de ma propre mère? Yuki avait été sa sensei à lui aussi...peut-être n'était-ce qu'une raison supplémentaire de rallier quelqu'un à sa rancune. Peut-être avait-il tout simplement apprécié la rencontre avec un jeune Heishi qui ne portait pas les gens du pays de la foudre dans son coeur à son tour. Face à cette contradiction d'opinion entre les deux Onshi, je décidai d'attendre à ma prochaine rencontre avec le lumineux pour mieux comprendre ses intentions envers la foudre. J'en revins donc à l'homme qui continuais son chemin, suivis de ma propre personne.

Alors je reviendrai à Kusa soyez-en certains. Rares sont ceux qui maîtrise le Taijutsu dans mes contrés enneigées en dehors des Suzurane et nos relations avec eux sont en développement, mais loins d'être satisfaisante. Puis, mon calme pourrait être pris pour une lenteur avec eux lors des entraînements. Avec la mort de Yuki, je ne pense pas continuer au sein de Tsukimi et Kusa me semble être un endroit beaucoup plus prometteur pour perpétuer mon entraînement. J'y trouverai peut-être un nouveau Sensei...sait-on jamais.

Vous me conseillez un endroit ou quelqu'un en particulier?

J'arrêtai alors mes pas, voyant que nous approchions d'une intersection sur le sentier. D'un côté je pouvais m'enfoncer plus loin dans le pays de l'herbe alors que de l'autre, je me dirigerais vers les frontière et donc vers Yuki no kuni et de la mission dont m'avait chargé l'empereur. Le territoire enneigé avait besoin de ses soldats afin de renforcé ses défenses et j'avais quitté la région depuis maintenant plusieurs mois. Il était temps de rentrer au bercail.




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Message(#) Sujet: Re: Un flocon dans l'herbe (Yanosa) Sam 11 Juin 2016 - 23:07

Le guerrier rouge était parti pour se replonger dans ses réflexions, mais il sembla que la solitude lui échappait pour quelques temps au moins lorsque le jeune Ketsuen se mit à lui emboîter le pas de plus belle. Le Samui souhaitait en effet rebondir sur la dernière invitation du jashiniste à venir s'entraîner au Pays de l'Herbe, décrivant toutes les raisons qui le poussaient à chercher un sensei en dehors de son pays d'origine, à savoir Yuki no Kuni. Le caractère excentré de ce pays était déjà une tare en soit -ou un bénéfice très appréciable lorsque l'on cherchait à se faire oublier-, mais il était également vrai que les plus grands guerriers de la Neige étaient aussi les plus acariâtres, à savoir les Suzurane. Ces fiers combattants avaient de quoi tenir grief au reste du monde, ça Yanosa devait leur concéder, mais leur inaction mise en rapport avec la force de frappe dont il disposait le laissait plus que perplexe. Très dommageable, que Yuki no Kuni soit aussi loin du continent, car l'Onshi en aurait eu, des choses à leur transmettre...

Tout en continuant à marcher, il répondit donc sans détour à Ketsuen, bien conscient de la vraie nature de sa requête.

« Moi ou un autre expert en Taijutsu saura très bien t'enseigner, ne t'en fais pas pour ça. De la pure technique à la puissance, du contrôle de soit comme de celui de son adversaire,... Si je peux me le permettre et si c'est ton souhait, je pourrais même me charger personnellement de ton apprentissage. Ou Asuka, si elle en a le temps et l'envie. Je ne sais pas si tu as déjà pu la rencontrer: une jeune femme aux cheveux roses, souvent très bien armée. Mais ce qui est sûr c'est qu'elle pourra t'instruire tout aussi bien que moi. Surtout que... »

Yanosa s'arrêta un instant, arrivé à un croisement qui ferait certainement se séparer les deux protagonistes de façon prolongée, et examina plus avant l'épée que Ketsuen avait dans le dos. Il n'y avait pas fait beaucoup attention jusque là, mais penser à l'entraînement armé l'avait mener à se retourner vers elle. Et c'est seulement à ce moment qu'il sentit, comme un écho déformé, l'aura caractéristique, étouffée mais bien présente, de la lame imbibée du pouvoir de son créateur... de son créateur lui-même.

« ..Ha...Haha ! Ca, c'est la meilleure. Une des épées de pouvoir, en ta possession... Ketsuen, je serais vraiment curieux de savoir comment tu es entré en possession de cette arme... Connais-tu le nom de son forgeron ? Son origine ? Es-tu au moins conscient que l'âme de son créateur... est à l'intérieure de cette épée ? »


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Message(#) Sujet: Re: Un flocon dans l'herbe (Yanosa) Dim 12 Juin 2016 - 21:59



Apprendre sous la tutelle de l'une des plus grande figure du combat au corps à corps de l'empire serait bel et bien un atout majeure dans ma vie de Shinobi, mais il prononça aussi un autre nom qui vint piqué ma curiosité; Asuka. Bien que j'eusse entendu le nom du guerrier rouge à maintes reprises, celui de sa pupille ne m'était jamais venu aux oreilles et de savoir aussi que le combat armé ne semblait pas lui être inconnu, à cette kunoichi, me fit porter un intérêt particulier sur la possibilité de la rencontrer et peut-être même d'envisager d'être sous sa tutelle.

J'arrêtai donc mon avancée en gardant un pied dans le chemin qui allait me séparer du Onshi et je restai attentif à ce qu'il me disait, particulièrement lorsqu'il arrêta net la discussion en prenant bien soin de mieux observer le sabre mal entretenu d'apparence qui siégeait dans mon dos. De profil à mon interlocuteur, il lui était donc facile de le scruter et de l'étudier de ses propres yeux. La lame semblait amochée, fissurée, pas même affilée. Son acier ne brillait plus et possédait une couleur de vieux fer gris, presque noircit. Un shinobi ou un combattant ordinaire pouvait facilement sous-estimer sa solidité ou encore son efficacité, et déjà j'en avais eu la preuve. Cette particularité trompait le jugement de ceux qui ne s'y attardaient pas assez, mais le seigneur de guerre devait probablement posséder des facultés sensorielle à la vue de sa réaction et des paroles qui suivirent.

Bien entendu, j'étais conscient qu'Akuma Kudaku était une épée différente des autres et je perçais peu à peu les secrets de son pouvoir. Néanmoins, son histoire m'était tout à fait inconnu et je devais avouer ne m'être jamais réellement interrogé sur le sujet. Je l'empoignai donc par le pommeau, la retirai du support dorsal qui la maintenait solidement à mon dos et je la tendis vers le seigneur de Kusa. Il était libre de la prendre s'il voulait, et serait le premier à en avoir l'honneur depuis que j'en étais le détenteur...depuis la chute de Kiri la sanglante. Et il était libre de lui parler...aussi.



Tu peux la prendre si tu désire la voir de plus prêt...et si tu désire lui poser des questions aussi. Il sait se montrer bavard envers ceux qu'il considère comme méritant. Pour ce qui est de son passé, Kudaku m'a toujours dis qu'il importait peu, que c'était sur le présent et notre gloire à venir qu'il fallait mettre nos efforts.


Puis alors, comme pour appuyer mes dires, une respiration lente et creuse commença à se dégager de la mâchoire squelettique du quatrième sabre de Kiri. Ses yeux s'illuminèrent d'une aura rougeoyante et une voix grave et caverneuse s'en suivit, comme si elle émanait d'outre tombe. Les morceaux de son fer commencèrent à claquer les uns contre les autres et Yanosa pu sentir ceux-ci s'entrechoquer au rythme des mots de l'esprit qui y était enfermé après que je lui eusse tendu l'arme. Un spectacle qui donnait froid dans le dos, mais qui était tout aussi impressionnant. Le démon brisé de la brume parla.



Oteraashiii Yaanoosaaa!

Comme il eeest aggrééaable d'eenfiin reencontreer quelqu'uun aveec uun taaant sooiit peeuu de cuultuuure. Saaache quee j'aaii moi-mêême chooiisis ce jeeune garçoon. Poour son ââge...iiil en a bavéé! J'étaais là loorsqu'il perdiit son oeil. Jee ne saaurais diire s'il s'agiissaaait de pitié...mais j'aai tout de suuiite vuu qu'il avaait un certaain poteentiel. Jusqu'icii...iil ne m'a paas déçuu. J'aai peut-être ommiis de luuii diicter quelques détaaaiils sur moon passé, maais il connaait l'essentieel.


En fait, l'on m'a séparé du clan à l'âge de sept ans. Je suis né à Kiri et non à Yuki et lorsque les Kaguyas ont assis l'un des leurs au titre de Kage, les Samuis ont décidé de m'offrir en tant que "gage de protection" et m'ont fait prêter serment de protéger Kiri au prix de ma vie avant qu'ils ne commencent leur exode vers Yuki no kuni. Leur but; faire de moi un sabreur du village caché du brouillard, mais je crois plutôt que ce n'était qu'une façade et qu'ils voulaient surtout garder un pied à Kiri malgré leur départ, histoire de toujours avoir une main mise sur le village de quelque manière qui soit. Akuma Kudaku allait donc me revenir lorsque mon entraînement et mes examens allaient être terminés, mais l'attaque des Furyous précipita les choses. Alors que j'essayais tant bien que mal de m'échapper de l'un d'eux, je me suis retrouvé dans le dojo où reposait le sabre et le Furyou me fit perdre un oeil. Kudaku était là, juste derrière moi et j'ai entendu sa voix m'interpeller. Il me guida hors de là et depuis on ne se quitte pas d'une semelle. Avec la destruction de Kiri cependant, je ne pouvais plus accomplir mon serrement...j'ai donc choisis de m'engager dans les troupes impérial et de prêter allégeance à l'empire. Ça me semblait être la suite logique à suivre.




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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Un flocon dans l'herbe (Yanosa) Lun 13 Juin 2016 - 17:41

Sans vraiment s'offusquer ni marquer le coup de la surprise, Ketsuen attrapa le pommeau de son imposante épée, en apparence fébrile et décrépie, pour la tendre au guerrier rouge en toute confiance. Un peu surpris qu'il lui propose derechef de prendre son arme en main, Yanosa n'en laissa pas pour autant passer l'occasion, attrapant fermement le manche d'une seule main en contractant suffisamment ses muscles pour lui faire faire quelques moulinets à vide, sur le côté. La balance et l'équilibre général de l'épée étaient très étranges, voire même médiocres si on se plaçait du point de vue d'un épéiste classique confirmé. Sans doute l'épée compensait-elle cela par la nature même de son pouvoir, que le guerrier rouge ne connaissait pas encore, mais le plus étrange était encore à venir. Qu'il ait pu se saisir de l'arme sans se voir perforé par un dispositif de défense quelconque était déjà une chose, mais qu'il se voit salué de la sorte par l'arme en question en était une autre. Samehada, à tout point de vue, était bien plus précieuse et acariâtre...

« Oh, ça, je n'en doute pas une seconde, « Kudaku ». Les épées telles que toi n'ont beau être que des outils, vous demeurez des entités douées de conscience, et vous savez très bien mettre vos intérêts en avant quand il le faut, je le sais d'expérience... »

Yanosa tendit le pommeau de l'arme à Ketsuen afin qu'il récupère Kudaku, jugeant inutile de palabrer plus longtemps avec cet « être » à part, issue d'une transposition aux arcanes aujourd'hui disparues et qui recelait encore de nombreux secrets. Cela faisait désormais la troisième de ces épées qui gravitait autours de lui, et même si cela pouvait demeurer une étrange coïncidence, Yanosa commençait à se demander si elles, ou leur porteur respectif, ne devrait pas jouer un rôle important tôt ou tard dans l'avènement du nouveau monde. A ceci prêt, toutefois, que l'une de ces épées n'avait aucun détenteur légitime, et demeurait inerte dans un sceau à la ceinture du guerrier rouge...

Ketsuen, après avoir laissé son arme parler avec Yanosa, prit sur lui de détailler son histoire personnelle dans les grandes largeurs, racontant le pourquoi de sa présence dans l'Empire et comment il en était venu à mettre la main sur Kudaku. Beaucoup de mots, pour au final peu d'efficacité, ce qui laissa donc le guerrier rouge de marbre. L'air perplexe, presque contrit, il répondit sans enthousiasme.

« ...Tu es là où tu es aujourd'hui, peu importe le reste Ketsuen. Ce genre d'épée est rare et puissante, mais elle a aussi sa volonté propre. Fais attention à bien différencier ses souhaits des tiens, ou tu pourrais te perdre en elle et crois-moi elle s'en ficherait éperdument, en fin de compte. »

Sur ces mots, le jashiniste tendit à Ketsuen un rouleau de parchemin de sa ceinture, à l'intérieur duquel se trouvaient à la fois le dispositif de communication qu'il avait mis au point ainsi qu'un sceau de marquage.

« Tiens, garde ça toujours avec toi: tu peux m'écrire n'importe quel message de façon sécurisée dessus, et il agit comme une balise sur laquelle je peux me fixer. Quant à celui-là... dit-il en allant chercher un second parchemin, plus petit, à l'arrière de son ceinturon, j'aimerais que tu le laisses à Yuki no Kuni. Peu importe où, du moment qu'il ne puisse pas être trouvé et brûlé par précaution. Fais bon voyage, Ketsuen, nous nous reverrons, j'en suis sûr, dans très peu de temps. »





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Message(#) Sujet: Re: Un flocon dans l'herbe (Yanosa) Mar 14 Juin 2016 - 11:58


Effectivement, l'homme semblait s'y connaître sur les sept épées de Kiri. Ce qui me troubla le plus dans ces propos cependant, fut le moment où il me mit en garde contre les desseins propres du sabre qu'il tenait entre ses mains maintenant, avant de me le redonner. Certes cette lame avait une conscience propre, mais était-elle réellement dotée d'une persuasion telle, qu'elle pouvait me faire déroger de mes propres objectifs afin de me faire dévier vers les siens? Je ne pu qu'esquisser un petit sourire moqueur en premier lieu, comme si je ne pouvais me résoudre à en croire une miette, mais lorsque je vis le sérieux dans le regard de l'homme rouge, je compris vite qu'il n'y avait là rien à rigoler. Je posai alors l'oeil sur le démon brisé qui lui, s'était fait très discret de son côté. Avait-il compris que celui qui me tendait maintenant un parchemin en connaissait un peu trop sur ses réelles intentions? Car ce n'est que bien plus tard, à des lieux et des temps éloignés de ma rencontre avec Oterashi Yanosa, que j'aurai la malchance d'enfin voir cette double facette de cette arme maudite, mais dans l'heure...je n'étais encore qu'un jeune Shinobi inexpérimenté.

Je pris donc le parchemin sans nécessairement m'étaler plus sur le sujet et j'écoutai attentivement les paroles du guerrier. Ainsi donc, cette merveille de papier me permettait de communiquer à distance avec l'Onshi et ce, à tout moment pour autant que je l'avais en ma possession ainsi que quelque chose pour y écrire sur sa surface. Ensuite vint un autre rouleau plus petit, et qui était suivit d'une consigne des plus particulière. Il me fallait donc cacher ce parchemin à Yuki no kuni, à un endroit qui ne pouvait être ni découvert, ni brûlé. Le conseil Samui ne serait peut-être donc pas le meilleur endroit, puisque probablement une cible favorable en temps d'attaque ou d'attentat. Ma chambre dans notre propre maison à Père et moi serait donc probablement le meilleur endroit. Personne n'y allait sauf moi et nous nous étions établis dans les bois, à quelques kilomètres au sud-ouest du conseil Samui et en direcion de Dhartsedo.


Bien. Il sera en lieu sûr, mais un peu éloigné des centres de civilisation. Pour ce qui est de l'entraînement, j'irai rencontrer Asuka lorsque je reviendrai des terres enneigés. Si tu dis qu'elle excelle en combat armé, alors peut-être est-ce sous sa tutelle que j'apprendrai le mieux.

À la prochaine.


Je fis donc volte-face en remettant mon arme là où elle reposerait pour le reste du voyage, je l'espérait. Je ne pu néanmoins m'empêcher de regarder son pommeau dépassé sur le côté gauche de ma tête, avec un air suspicieux. Après tout...n'empruntait-elle pas le nom de "démon"? Une chose était certaine, une terrible vérité se cachait derrière ces avertissements et le silence de l'arme après cette mise en garde ne faisait qu'accentuer les soupçons. Peut-être que l'Onshi avait un peu trop de culture finalement...

Fin:
 



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Un flocon dans l'herbe (Yanosa)

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