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 La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil

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Nukenin
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Message(#) Sujet: La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil Mer 1 Juin 2016 - 22:39

{D'ICI}

Un homme occupé à défricher un verger se redressa puis mit une main en visière pour mieux distinguer quelque chose qui filait à vive allure au loin.

« Tu n'es pas là pour faire l’épouvantail ! Lâcha le père qui travaillait non loin de son fils distrait.
- Tu as vu ça, père ?
- Quoi donc ?
- On dirait une fille sur un ... sanglier !
- Une fille sur un san ... C’est quoi ce délire !? S’exclama soudain l’homme alors que les sujets de la conversation se dirigeaient dans leur direction. Qui est donc cette sorcière ?
- Je ne sais pas mais elle vient vers nous ! »

Les deux hommes s’armèrent respectivement d’une fourche et d’une machette alors que Mairu se rapprochait d’eux à dos de sa monture singulière.

Une sorcière, on l’avait déjà accusée de l’être lorsqu’elle était dans la Forêt de la Brume où une chasse avait même été lancée contre sa personne. La Natsumi n’arrivait pas à comprendre que chevaucher un suidé étonnait au point de rendre des gens méfiants dans un monde où vivaient pourtant des êtres capables de contrôler des éléments. Cracher du feu ou encore faire tomber de la foudre était pourtant quelque chose de bien plus extraordinaire que de chevaucher un animal supposé sauvage.

« Bonjour. Pouvez-vous me vendre quelques fruits s’il vous plaît ? Réclama Mairu qui avait abandonné le dos de sa monture pour se rapprocher des deux paysans en garde.
- On ne vend rien à une sorcière ! Aller ! Va-t-en ! Débita le père tout en jetant un coup d’œil rapide sur le katana visible dans le dos de la Natsumi ainsi que le carquois rempli des flèches ceinturé au niveau de sa taille.
- Je ne suis pas une sorcière !
- Qu’est-ce que tu fais alors à dos de cette bête ?
- C’est mon animal de compagnie.
- Es-tu au courant jeune fille que c’est un animal sauvage et dangereux !?
- Pas celui-là. Je l’ai bien dressé. Il n’attaque que ceux qui le menacent ou qui s’en prennent à sa maîtresse ! »

Les deux hommes se regardèrent puis baissèrent leurs armes de paysan.

« Fais en sorte qu’il reste loin de nous ! ... Que veux-tu comme fruit ? Céda le père.
- Des pommes et des poires si vous en avez !
- Bien sûr ! Elles sont même très bonnes cette année. Bien grosses et bien juteuses, » lâcha le paysan avec fierté.

Le père mena Mariu à l’endroit où étaient entreposées leurs récoltes en attente d’être vendues alors que le fils resta surveiller le suidé qui ne cessait de renifler l’air. Attiré par l’odeur des fruits pourris aux pieds de leurs arbres, tout doucement, le sanglier se rapprocha.

« Reste où tu es, sale bête ! »Lâcha le paysan sa fourche pointée en direction de l’animal qui se rapprochait de plus en plus.
« Gouik ! Gouik ! ... Gouik !
- Je t’ai dit de rester où tu es ! » Insista l’homme d’une voix qui tremblait de plus en plus.

Apeuré par la bête dont la taille était plutôt impressionnante même pour un animal de sa race, le paysan recula tout en gardant son arme d’infortune braquée en direction du suidé qui finit par atteindre un premier pommier dont il nettoya le tour des fruits rassis sur le sol en rien de temps avant de passer à l’arbre suivant.

Le paysan prit son courage à deux mains pour se rapprocher avec précaution de la bête qui était à présent passé sous son troisième arbre. Son arme en avant, il espérait pouvoir embrocher la bête avec sa fourche.

« Je vous déconseille de faire ça si vous tenez à la vie ! » Lâcha Mairu surprenant le paysan qui sursauta.

L’intuition de la maîtresse de l'animal l’avait fait revenir sur ses pas.

« Si vous le dérangez durant son repas, il peut devenir très farouche. S’il décide de vous attaquer même moi je ne pourrai rien faire pour vous ! » Ajouta la jeune femme de sa voix habituellement placide.

L’homme abandonna son initiative alors que le sanglier se déplaçait sous le pied d’un poirier.

« Comment as-tu réussi à apprivoiser cette bête ? Demanda le père qui était venu constater ce qui se passait.
- Je l’ai soigné alors qu’il était sur le point de mourir puis j’ai passé des mois à le dresser jour après jour. »

N’étant pas une grande bavarde en plus de ne pas aimer relater sa vie, l’ex-kunoïchi ne donna pas plus de détails malgré le regard qui réclamait plus d’informations du paysan.

L’éducation du suidé avait été bien rude. Mairu avait dû faire preuve de beaucoup de patiente et d’endurance physique rien que pour réussir à faire plier la bête pour que celui-ci la laisse monter sur son dos mais le plus dur avait été de pouvoir l’orienter où elle le désirait.

« Tu comptes aller si je peux me permettre ?
- Au Pays du Soleil. »

Les deux paysans se regardèrent car la destination que la jeune femme avait évoquée n'était pas de plus ordinaire.

L’existence de Taiyô no Kuni a été découverte il n’y a pas si longtemps et celui-ci se révélait être isolé du reste du monde par une haute muraille sans passage visible et dont on disait inviolable. Des courageux ont cependant réussi à pénétrer l’enceinte de la nation mystérieuse par la hauteur mais peu ont réussi à en ressortir. Les rescapés racontent qu’une fois le mur franchi, un shinobi se retrouve systématiquement privé de la totalité de son chakra. Ce qui pourrait expliquer leur échec face à une population qu'ils disent haineuse.

« Qu’est-ce qui t’attire vers cette nation si hostile jeune fille ?
- Rien d’important !
- Tu risques donc ta vie pour quelque chose de futile ?
- Surement.
- Tu accordes donc si peu d’importance à ta vie au point de vouloir la sacrifier pour une futilité ? ... Tu es vraiment une femme étrange ! »

Face à cette vérité la Natsumi garda le silence. Effectivement, elle n’accordait aucune valeur à son existence dont parfois elle avait envie d’effacer définitivement. Là n’était pas cependant la raison qui la poussait à se rendre à Taiyô no Kuni.

« Je vous dois combien pour les fruits ?
- C’est gratuit.
- Je vous remercie, » fit la Natsumi tout en accordant une courbette de gratitude sincère au paysan.

Ses réserves d’eau et de fruits renouvelées, la Natsumi reprit sa route mais à pied. Son sanglier était passé en mode fainéant comme à chaque fois qu’il avait bien rempli son estomac. La bête avait même refusé de bouger de l’ombre d’un arbre où elle s’était couchée alors sa Maîtresse l’avait interpelé.

S’aidant de la position du soleil, Mairu se dirigea vers la direction qu’on lui avait fournie : au sud-est du Pays du Feu. Elle ne devrait plus être très loin car cela faisait déjà quelques jours qu’elle suivait cette direction. Elle était partie de Yu no Kuni où elle avait récemment élu domicile - dans une grotte qu’elle avait aménagée personnellement – et avait déjà traversé une bonne partie du Pays du Feu.

Si elle se rendait au Pays du Soleil, cet endroit que la plupart préféraient ne pas approcher, ce n’était pas pour le plaisir ni pour le désir d’assouvir une curiosité mais un dénommé Ichinisan lui avait confié la mission de ramener des informations sur Taiyô no Kuni dont l’existence inquiétait beaucoup. Une requête qu’elle aurait pu très bien refuser car elle n’avait pas de compte à rendre à cet homme qui lui était parfaitement étranger mais elle avait accepté désirant savoir ce dont elle était capable maintenant qu’elle était privée de son chakra. L’homme pensait que son absence de chakra serait un atout qui lui permettrait d’accomplir ladite mission. Défi que Mairu désirait relever pour sa propre personne. Était-elle encore capable de quelconque acte héroïque bien qu’elle avait été destituée de son statut de kunoïchi ? Entreprise plutôt étrange venant d’un être qui ne courait ni après la gloire, ni après la puissance et qui n'avait plus grand gout à la vie. Peut-être qu'au fond la Nastumi se cherchait en réalité.

La Sauvageonne n'avait pas fait qu'un kilomètre que son suidé la rattrapa. La jeune femme se contenta d'esquisser un sourire tout en poursuivant son chemin. Elle laissa couler presque deux heures avant de chevaucher de nouveau sa monture singulière.

***

« Là où personne n'avait dessiné de petits arbres sur la carte du monde », lui avait précisé son informateur. Indication bien floue mais la Natsumi était certaine d'être tombée au bon endroit voyant se profiler à plusieurs kilomètres à l'horizon un mur planté au milieu d'une plaine ne présentant aucun arbre ou arbuste. Un emplacement plutôt stratégique car on ne peut approcher la muraille sans être vu et en cas d'attaque, il n'y a avait aucune cachette possible.

Mairu abandonna le dos de son sanglier et poursuivit sa route à pied. Elle avançait sans se précipiter les sens aux aguets. Au fur et mesure qu'elle s'approchait de sa destination, le mur s'agrandissait alors qu'elle avait l'impression de rétrécir.

Après plus d'une heure de marche, la Natsumi réussit à atteindre sans encombre le pied de la forteresse. Le regard levé, elle tentait de voir s'il y avait quelqu'un qui surveillait là-haut mais elle ne descella aucune présence.

Son animal se mit soudain à s'agiter. La jeune femme mit alors un genou à terre pour tenter de calmer l'animal.

« Qu'est-ce qu'il y a mon grand ?
- Gouik ! Gouik ! Gouik ! Gouik … » ne cessa de lâcher le suidé tout en reniflant l'air.

Mairu comprit que la bête détectait quelque chose qu'elle ne pouvait percevoir mais ne désirant pas se montrer hostile, elle ne dégaina aucune arme mais s'assit en tailleur à même le sol et continua de calmer son animal qui finit par s'allonger à ses côtés.

***

Dans l'enceinte.

« Il y a une fille étrange qui a campé du côté mûr ouest avec un sanglier ?
- Un sanglier ? »

Curieux, celui qui semblait être le chef se dirigea dans la salle de surveillance qui était à la pointe d'une technologie digne du clan Saibogu.

L'homme se baissa face à un écran parmi la vingtaine qui ornaient la pièce.

« Zoom sur la fille ! … Très intéressant ! Fit l'homme voyant le regard placide de la Nastumi qui ne cessait de guetter la hauteur. Continuez de la surveiller ! » …
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Message(#) Sujet: Re: La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil Ven 3 Juin 2016 - 13:29


    - Wanna join me ? Come and play ! ♫

Depuis quelques temps maintenant, le Pays du Soleil était la cible de nombreuses convoitises : une situation géographique incroyable, une richesse géologique et paysagère formidable et surtout de nombreux mystères entourant cette nouvelle nation : comment un tel pays avait-il pu voir le jour sans que personne ne s’en rende compte ? Pire : comment se fait-il que toutes les nations s’en enquirent en même temps alors que, auparavant, rien ne laissait présager que quelque chose se tramait sur cette péninsule ? Et surtout : pourquoi ce pays prive-t-il de chakra quiconque tente de s’y introduire ?

    - But I might shoot you, in your face. Bombs and bullets will, do the trick ! ♫

Et ce n’était là que le début des secrets qui parsemaient la Nation du Soleil. Personne n’avait encore pu voir ce qu’il se passait à l’intérieur, comment la hiérarchie avait été élaborée, qui commandait, pourquoi, de combien de personnes l’armée du Soleil disposait-elle, de combien d’habitants la Nation était-elle composée, quel était le véritable objectif de Taiyô… Et aujourd’hui, la nouvelle question était « Qui est donc cette Orihime, que tout le monde craignait au sein des murailles de la Nation ? ». A dire vrai, peu de personnes comptaient réellement au sein du Pays du Soleil : la hiérarchie était plutôt commune, et rien d’inhabituel venait ronger les hautes sphères politiques et décisionnaires du pays. Pourtant, cette jeune femme, à la fleur de l’âge, comptait plus que quiconque. L’une des missions dont elle avait la charge, parfois, était d’accueillir les nouveaux habitants, et de rejeter les shinobis un peu trop curieux au bas des immenses murs du pays.

    - What we need here, is a little bit of panic ! ♫

La Kureijii vivait principalement dans un petit village aux abords de la frontière, à quelques mètres à peine – village dans lequel elle était la seule à vivre. De longs cheveux bleus natés, des tatouages sur le corps, peu de vêtements cachant pudiquement le peu de forme qu’elle avait, Orihime aimait détruire, aimait crier, aimait provoquer. Elle avait terrifié les terres qu’elle avait visitées, elle avait tué même juste pour le plaisir. Puis elle avait atterri ici, dans un concours de circonstance des plus farfelu : mais au fond, sa vie n’était qu’une éternelle recherche de la démence. Assise, les jambes écartées, devant une rivière, elle lançait des cailloux sur les poissons qui passaient, hurlant de joie dès qu’elle réussissait à en toucher un, aussi heureuse que si elle venait de terminer la plus grande guerre de son histoire. Puis, une fois l’excitation passée, elle se rassit, reprenant ses munitions rocheuses, et recommença une nouvelle fois. Et elle pouvait faire ça toute la journée. Ce qu’elle ne ferait pas aujourd’hui.

    - Do you ever wanna catch me ? Right now I'm feeling ignored ! ♫

Un émissaire de la garde du Soleil vint à sa rencontre. Deux en fait : l’un s’approchant d’elle, l’autre restant loin, son arc bandé, prêt à repousser cette « alliée » si la situation l’exigeait. Orihime tourna la tête, mordillant sa lèvre dans un immense sourire, sa longue frange bleue cachant une partie de son visage. Elle écouta l’homme déblatérer, écoutant qu’à moitié en vérité ce qu’il disait, l’imaginant en train de courir pour échapper à son envie irrépressible d’y faire un looooong câlin, là, maintenant, de suite. Elle se leva d’un bond, l’homme en fit un de même en arrière. Se mettant sur une jambe – l’autre se pliant à la manière d’un flamant rose –, elle lui fit un clin d’œil, embrassa sa main et souffla dessus, comme pour lui envoyer un baiser factice. Et, dans une course effrénée, elle se dirigea vers les murailles… laissant derrière elle une espèce de grenade qui explosa aux pieds de celui qui la menaçait avec son arc. Le survivant put entendre Orihime hurler de rire après la détonation, alors qu’il tremblait de tous ses membres après ce qu’il venait de se passer.

    - So can you try a little harder ? I'm really getting bored ! ♫

La dernière fois, elle n’avait eu le droit de se mesurer aux étrangers. Mais cette fois, elle le pouvait ! Ses yeux brillaient de mille feux : elle allait pouvoir utiliser ses amours d’arme sur l’ennemi ! Enfin, après tout ce temps à se faire réprimander quand elle s’exerçait – avec humour et joie – sur ceux de la garde du Soleil, elle allait pouvoir le faire alors qu’on la féliciterait. Elle grimpa la haute muraille comme jamais elle ne l’avait fait, et se retrouva tout en haut, ses deux nattes volant au vent, et lança un regard dans la clairière en face… Et Mairu put entendre le « WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHOOOOUUUUUUUUUUUUUUU » qu’Orihime lâcha lorsqu’elle vit le sanglier aux côtés de la jeune femme.

    - Come on, shoot faster ! Just a little bit of energy ! ♫

Elle sauta par-dessus pour faire une immense chute vers le sol. De son dos, elle sortit une espèce de grosse arme à tête de requin qu’elle mit sous elle pour servir de ressort et se retrouva vite en face de la jeune civile. Affichant un large sourire, elle rêvait d’exploser la tête de la jeune femme à lunette et d’embrocher son gros sanglier. Mais elle ne devait pas oublier les ordres… Même si dans sa tête, une voix lui hurlait que les règles étaient faites pour être détruites. Comme les immeubles. Ou les gens. Mais son sourire s’effaça aussi rapidement qu’il était venu, et elle pointa un doigt accusateur sur Mairu.

    - Hey mais t’es pas une ninja, toi !!!

Des larmes coulèrent alors sur ses joues, alors qu’elle s’était mise à genoux et broyait désormais du noir, la tête baissée, ses mains arrachant l’herbe à pleine poignées. Mais il ne fallait pas sous-estimer la Kureijii. Comme la fin de sa chanson préférée le disait : « I wanna try something fun right now… I guess some people call it anarchy ! ♫ »… Et Orihime était pleine de ressources et de surprises.
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Message(#) Sujet: Re: La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil Dim 5 Juin 2016 - 1:08

« Gouiiiiiiiiiiik !!! »

Alerté par le bruit qui ne lui était pas familier, le sanglier redressa la tête alors que Mairu posa une main sur son ventre qui criait famine. Sa dernière halte dans une auberge pour manger convenablement remontait à deux jours. Depuis, elle puisait dans sa réserve de nourriture qui était composée des fruits et des viandes séchées. Pour ne pas épuiser celle-ci trop rapidement, jamais elle ne remplissait son estomac qui nécessitait au moins trois rations pour un homme avec un appétit normal pour être comblé. Son appétence féroce ne jouait pas vraiment en sa faveur. À ce rythme, ce n'était pas des mains d'un être vivant qu'elle succomberait mais de la famine.

La Natsumi jugeait que ce n'était pas encore le moment de manger alors elle tenta de résister à l'appel aux victuailles de son corps.

Elle ne savait pas pour combien de temps elle allait devoir attendre ainsi. Son plan - qui en réalité n'en était pas vraiment un - était de camper au pied du mur jusqu'à ce qu'une personne se manifeste, pour la chasser, la tuer ou l'accueillir. Initiative plutôt idiote mais elle n'a jamais été un être qui se cassait la tête à élaborer minutieusement une stratégie mais plutôt le genre qui s'adaptait à la situation présente. Si elle n'était pas une bonne tacticienne, elle avait au moins une capacité d'analyse et d'adaptation rapide pour tenter de s'extirper d'une mauvaise posture au présent.

La patiente était une vertu que la Natsumi possédait et en bien solide mais elle ne comptait pas s'assoir ainsi éternellement. Elle ne ferait pas comme ceux qui avaient échoué, à savoir, grimper le mur. Exploit qu'elle ne pourrait pas d'ailleurs réaliser maintenant qu'elle n'avait plus ses capacités de kunoïchi et elle n'avait aucun matériel pour grimper.

La jeune femme aux prunelles sanguines ne tenterait rien qui pourrait éveiller la suspicion de ceux qui étaient de l'autre côté. Si elle avait marre d'attendre alors elle tenterait quelque chose pour essayer d'attirer l'attention mais pour l'heure elle préférait patienter.

« Gouiiiiiiiiiiik !!!
- Ce n'est rien, » fit Mairu tout en caressant son suidé qui avait du mal à s'adapter aux gargouillements du ventre de sa maîtresse.

La Natsumi finit par manger une poire puis une pomme tout en posant une devant son animal qui ne daigna même pas se relever pour manger sa part.

Occupés à se goinfrer, ce fut un « WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHOOOOUUUUUUUUUUUUUUU » qui alerta la maîtresse et l'animal. Ce dernier se releva immédiatement mais Mairu resta assise, les yeux levés et une pomme coincée entre les dents. Une fille aux longues nattes bleues atterrit d'une façon assez spéculaire devant eux, faisant déguerpir le sanglier qui avait gardé son côté sauvage qui le faisait cavaler à la moindre alerte. Si le suidé était bien utile à Mairu pour se déplacer, il ne fallait pas trop qu'elle compte sur lui pour fuir car il décampait toujours avant elle. Chose qui ne dérangeait pas pourtant la Natsumi. Au contraire, elle espérait qu'il en serait toujours ainsi car elle préférait laisser l'animal s'éloigner du danger sans elle que de le voir périr avec elle. Elle tenait plus à la vie de sa bête qu'à la sienne. Il ne serait pas incorrect d'avancer qu'elle serait même prête à sacrifier sa vie pour sauver celle de sa monture.

Debout face à l'inconnue, Mairu fixa l'objet avec laquelle celle qui venait l'accueillir s'était réceptionnée. Elle n'avait jamais vu un engin pareil et le trouvait plutôt beau qu'une envie d'en posséder un la gagnât. Convoitise qui ne perturba pas d'un iota le faciès placide de la Natsumi alors qu'elle plongea son regard glacial dans celui de l'étrangère descendue de la muraille.

Mairu plissa les sourcils d'incompréhension voyant l'expression de la jeune femme aux cheveux bleus changé soudainement après avoir compris qu'elle n'avait pas à faire à une kunoïchi. La Natsumi assimila alors que l'enthousiasme - maintenant éteint - de celle qui était venue l'accueillir avait été animé par l'envie de croiser le fer avec un shinobi. Mairu supposa alors qu'elle avait affaire à un être aimant se battre. L'exacte opposée de ce qu'elle était. Cette fille devait puiser du plaisir en ôtant la vie alors qu'elle, elle le faisait que par nécessité et sans en ressentir la moindre émotion. Ni peur, ni regret, ni jouissance pas même le plaisir d'avoir gagné.

La déception de la jeune fille aux nattes fut telle qu'elle finit par fondre en larmes, les genoux à terre. Une scène plutôt émouvante mais qui, au lieu de l'émouvoir, poussa la Natsumi encore plus loin dans la méfiance. Son instinct lui murmurait d'achever l'être qui avait la tête baissée devant elle mais au lieu de dégainer son katana, Mairu fouilla dans son sac à provisions pour en sortir une pomme qu'elle tendit ensuite à la fille aux nattes bleues sans exprimer le moindre mot et tout restant sur ses gardes.

Tentait-elle donc de la consoler ? Ânerie ! Par cet acte, la Natsumi cherchait juste à faire comprendre à la jeune fille venue de l'autre côté du mur qu'elle n'était pas son ennemie.

« Gouiiiiiiiiiiik !!! » …
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Message(#) Sujet: Re: La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil Lun 6 Juin 2016 - 13:55


    - Gouiiiiiiiiiiik !!!

Orihime gardait le regard vide, déçue, abattue : elle avait mis tant d’espoir sur cette inconnue, sur l’excitation que ça lui procurerait qu’elle ne pouvait se résoudre à se dire que la jeune femme en face d’elle ne faisait pas partie des personnes à combattre à Taiyô. Les civils, les victimes de ce monde ninja : ils étaient les bienvenus dans cette toute nouvelle Nation. On lui pardonne de blesser les guerriers du Soleil, jamais on ne lui pardonnerait de blesser une personne normale arrivée aux portes du pays du Soleil.

Elle leva les bras en l’air, se jetant en arrière de désespoir, regardant le ciel aux couleurs de sa chevelure. Pourquoi fallait-il qu’elle ait ces besoins irrépressibles de détruire ? Pourquoi cette douleur juste parce qu’elle ne pourrait pas s’amuser ? Orihime n’avait pas grandi, en fait : ses jeux, par contre, étaient devenus plus matures. Totalement raide, elle écarta les jambes et les bras, devenant une véritable étoile sur l’herbe fraîche, presque morte. Elle tendit la main pour prendre la pomme. De son autre main, elle mit deux doigts à sa tempe avant d’en faire un mouvement vers la jeune femme, signe de respect militaire, pour la remercier de cette délicate attention qui ne pouvait panser la plaie béante qui venait de s’ouvrir à l’intérieur de cette jeune femme. Il pleurait dans son cœur comme il pleuvait sur la ville. Elle n’entendait que le vent, et les bruits du sanglier qui s’étaient éloignés.

    - Gouiiiiiiiiiiik !!!
    - Ouais, ouais, je comprends. Moi aussi je suis dans ton cas.
    - Gouiiiiiiiiiiik !!!
    - Mais bien sûr que non, abruti de phacochère. Mais d’ailleurs c’est pas le sujet.
    - Gouiiiiiiiiiiik !!!
    - Ah ouais ? AH OUAIS ?



Se relevant d’un bond, elle fixa le lointain où se trouvait son nouvel interlocuteur. Son air triste avait laissé place à un air complètement renfrogné : elle était carrément vexée. Elle se leva d’un bond et se mit à courir en direction du sanglier, lâchant en passant à côté de la Sauvageonne :

    - Je reviens vite. Personne ne meurt en criant sans moi.

La scène était surréaliste. Devant tant d’excitation d’Orihime, le sanglier se mit à courir à travers les arbres, la jeune femme à ses talons. Puis, au détour d’un bosquet, la scène s’inversa : irrité, le sanglier prit la jeune femme en course pendant qu’elle courait en criant. Puis à nouveau l’inverse. Tous ignoraient Mairu qui, si l’on était imagé, devait sans doute avoir une énorme goutte sur l’arrière de son crâne en voyant ce spectacle. Les faits se reproduisirent trois ou quatre fois avant que, en plein milieu de la course du sanglier, Orihime se retourna, prête à en découdre avec le suidé.

    - Je compte jusqu’à trois… Trois… ZERO !

Puis, riant aux éclats, elle accourut vers le sanglier qui chargeait… Et se fit envoyer dans les airs, atterrissant juste à côté de Mairu.

    - Ok, pouce.
    - Gouiiiiiiiiiiik !!!
    - Ca va, pas la peine de te la péter non plus. J’ai fait ça volontairement par accident.

Puis, se tournant vers Mairu (enfin), elle lui fit un énorme sourire, des étoiles plein les yeux.

    - Wouhaaaaaaaa ! Quelle paire de seins ! T’es qui, en fait ?
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Message(#) Sujet: Re: La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil Mar 7 Juin 2016 - 22:40

Dans la vie on finit toujours par trouver plus fort que soit mais présentement Mairu venait de rencontre plus étrange qu'elle.

Considérée comme une "fille bizarre" par ceux qui se croyaient être dans la "normalité, la Natsumi était sujet de bien de mépris. Sa froideur et ses actes qui, parfois, se révélaient de l'impudence et par moments de l'enfantillage l'avaient toujours isolé de ses anciens camarades shinobi durant cette époque où elle avait été un de ces toutous de Kumo. Seuls quelques rares adultes avaient réussi à accepter l'être considéré marginal qu'elle était malgré elle. Chose qui n'avait pourtant jamais froissé sa personne. Bien au contraire, elle appréciait son état d'isolement qui était en parfait harmonie avec son for intérieur.

Depuis la mort de son grand frère, Mairu n'avait jamais réussi à apprécier la présence des autres dont elle considérait la plupart comme des véritables nuisances à son bien-être. Elle était arrivée au point de préférer la présence des animaux, même sentant très mauvais ou menaçant sa vie, à celle de ses propres semblables.

***

De son regard placide, l'ex-kunoïchi suivit avec attention la scène peu probable qui s'offrait à elle : la jeune femme aux nattes s'amuser dangereusement avec son suidé.

Malgré la vitesse de l'animal, l'étrange fille venue de l'autre côté de la muraille avait réussi à le rattraper. Ce qui réconfortait Mairu sur la puissance à ne pas négliger de cette étrange gamine qui, malgré le comportement qui n'était pas pourtant hostile envers sa personne, poussait la Natsumi dans la méfiance. L'étrange fille aux nattes ne semblait plus la considérer comme une menace mais la jeune femme aux lunettes quant à elle restait sur ses gardes.

Une main fermée sur son arc qu'elle s'apprêtait à armer à la moindre alerte, pour la première fois, la jeune femme aux prunelles sanguines ressentait ce qui devrait être une fascination la gagner malgré son air impassible. Voir la fausse gamine aux cheveux bleus s'amuser ainsi avec son sanglier lui rappelait des bons souvenirs lointains. Cette étrangère lui rappelait elle quand elle savait encore rire, s'amuser et savourer sa liberté. Elle lui faisait remémorer sa vie d'avant la perte de son grand frère dont la mort avait éteint la lumière qui réchauffait son cœur.

La Natsumi finit par ôter sa main de son arc mais continua de surveiller avec la plus grande attention l'étrange jeune fille et son suidé. Elle n'hésiterait pas à loger une flèche dans le dos de la gamine si jamais elle s'en prenait à son animal de compagnie même si cela signifierait son arrêt de mort.

L'étrange jeune femme finit par se faire expulser par le suidé non loin de la Natsumi qui se contenta de la fixer de son regard éternellement froid. Expression qui ne se débrida pas d'un iota lorsque la planche à pain s'ébahit face à son opulente poitrine.

« Je me nomme Mairu … J'aimerais aller de l'autre côté car j'ai très faim. Il doit bien y avoir une auberge, fit la Natsumi dont les intestins commençaient à la lacérer tant ils étaient avides de victuailles. Gouiiiiiiiiiiik !!! » Lâcha pour la énième fois son ventre comme pour appuyer sa réclamation alors que le sanglier revenait enfin et avec méfiance vers les deux jeunes femmes.

Depuis qu'elle s'était réfugiée dans son armure de glace, une seule fois la Natsumi avait souhaité se rapprocher d'un de ses semblables mais elle venait de rencontrer une seconde personne qui suscitait un tantinet son intérêt. Peut-être parce qu'elle était comme le reflet d'elle qui s'était effacée après la mort d'Haru, la Natsumi désirait en savoir plus sur l'étrange jeune femme aux nattes bleues même si celle-ci finirait sans doute comme les autres. Malgré le confort de sa solitude jamais la Natsumi n'avait rejeté ceux qui avaient tenté de se rapprocher de sa personne mais à cause de sa froideur et de son indifférence à tout, la plupart avaient fini par s'éloigner d'elle d'eux-mêmes …
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Message(#) Sujet: Re: La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil Jeu 9 Juin 2016 - 12:08

C’était assez dément comment la jeune femme changeait d’humeur, de réaction et d’attitude d’une seconde à l’autre. Tristesse, excitation, résignation, scepticisme, étonnement puis de nouveau joie à présent. Après la question de la femme au sanglier, les étoiles reprirent leur place dans les yeux d’Orihime et son sourire s’étendit très largement. Jusque-là assise en indien, elle détendit ses jambes et, d’un bond souple, se remit sur ses jambes. Se penchant en avant pour être plus proche de Mairu, elle lui fit un clin d’œil.

    - Ouais ! Et bien plus que ça encore, tu verras ! Viens avec moi !

Se retournant et se dirigeant vers le grand rempart, ses pas étaient… étranges. Ils avaient la cadence militaire mes elle montait ses genoux tellement haut que la démarche devenait ridicule. Quelques secondes furent nécessaires pour atteindre les grands remparts de la Nation, secondes durant lesquelles Orihime fredonnait l’air d’une chanson concernant un bateau qui coule. Aux pieds du mur, rien ne laissait présager la façon dont Taiyô pouvait être atteint : la barrière était lisse, et pourtant, Orihime hurla.

    - HEEEEEEEEEEEEEEEEEEEHOOOOOOOOOOOOOOOOOOO J’AMENE UN NOUVEEEEEEEEEEEEEEEELLE ! OUVREZ BANDE DE POTIRONS POURRIS !

Se tournant vers Mairu, elle eut un sourire gêné.

    - Désolée d’avoir crié, fallait qu’ils m’ente…

Le sol trembla légèrement, empêchant Orihime de terminer sa phrase. Derrière elle, les remparts émirent des légères poussières, faisant apparaître d’abord une fente, puis un trou puis une grande porte par laquelle les deux femmes – et le sanglier – s’immiscèrent. Le spectacle offert aux yeux de Mairu fut tout simplement grandiose, alors qu’Orihime s’était mise à faire la roue pour avancer.

Paysage à l’entrée du Taiyô:
 

Derrière elles, les portes se refermèrent.
    - Merci, z’êtes géniaux les gars !

Elle fit un cœur avec ses mains en direction du mur, puis invita Mairu à la suivre au travers le paysage féérique du Pays du Soleil. Quelques minutes suffirent à arriver devant un grand bâtiment d’où s’échappait une délicate odeur de nourriture mijotée. A l’intérieur, quelques personnes étaient là, et tournèrent la tête à l’arrivée de la femme aux nattes bleues, des regards d’angoisse pour certains. Souriante, elle mit ses deux pouces et ses deux index comme pour mimer des pistolets et, se donnant l’air cool, pointa Mairu avec les deux mains, faisant un clin d’œil.

    - Hey ! Je vous présente Mairu ! C’est la nouvelle résidente de Taiyô.
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Message(#) Sujet: Re: La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil Lun 13 Juin 2016 - 22:44

Devant ses yeux se révéla un magnifique paysage qui ravit la Natsumi au point que l’expression de son faciès s’adoucit. On pouvait même entrapercevoir un semblant de sourire se peindre sur son visage habituellement glacial.

Alors que derrière la muraille elle s’attendait à trouver une ville de plus sinistre, ce fut une nature paradisiaque qui se présenta à elle. Ayant du mal à croire que ce qu’elle voyait était bien la réalité, l’ex-kunoïchi se demanda si elle n’était victime d’une hallucination. Inquiétude qui fut cependant bien éphémère. Celle-ci s’envola aussi rapidement qu’elle avait effleuré son esprit alors qu’elle s’avançait dans ce nouveau monde qui s’offrait à elle tel un présent de la mère Nature. Tout aussi ravi que sa maîtresse, après avoir reniflé l’air, le sanglier devança les deux jeunes femmes en courant, snobant la jeune femme aux nattes qui avançait telle une acrobate échappée d’un cirque. L'animal disparut rapidement dans la nature mais Mairu ne chercha même pas à le rattraper. Bien qu'elle tenait à son suidé, elle ne désirait pas lui brider sa liberté.

Ses affaires sur le dos, la Natsumi s’arrêta pour regarder le mur qui s’était refermé derrière elle comme pour lui signifier qu’elle venait d’être enfermée à tout jamais à cet endroit qu’elle venait de violer mais cette idée ne l’inquiéta aucunement. Au contraire, elle avait le sentiment d’avoir été plutôt mise en sécurité. C’était comme si on venait de l’isoler de ce monde qui ne lui avait apporté que lot de souffrance en lui offrant un meilleur pour un nouveau départ.

***

« Hey ! Je vous présente Mairu ! C’est la nouvelle résidente de Taiyô...
- Gouiiiiiiiiiiik !!! » Lâcha pour la énième fois le ventre de l’ex-kunoïchi comme pour saluer ceux à qui la mystérieuse jeune femme aux nattes bleues la présentait.

Un silence magistral se fit alors que des yeux hagards mitraillaient la Natsumi. Cette dernière sentit une étrange chaleur l’envahir. Ses joues se mirent à rougir bien qu’elle continuait d’arborer cette expression assez sévère qui était la sienne. S’il y avait bien une chose qui l’embarrassait dans la vie c’était bien une situation comme celle-là. Finir à poil devant toutes ces personnes aurait été bien moins embarrassant pour la jeune femme aux lunettes.

« Veillez m'excuser ! » Finit par lâcher la jeune femme aux prunelles sanguines d’une voix pleine d’assurance malgré la situation qui l’incommodait fortement.

Des rires éclatèrent.

« Servez donc à manger à notre nouvelle ! Gueula un homme assez âgé à l’intention du gérant du lieu. Et si tu prenais place jeune fille, poursuivit-il ensuite sur un ton serein tout en désignant la place libre à côté de lui.
- Elle serait bien mieux avec nous qu’avec toi le vieux ! Débita un homme plus jeune sur un ton plaisantin.
De nouveau des rires s’élevèrent.
- As-tu entendu ? Installe-toi donc où tu veux ! » Fit le vieil homme loin d’être offusqué par la raillerie du plus jeune.

Sans la moindre hésitation, Mairu prit place auprès du vieil homme après s’être délestée de ses affaires.

« Désolé fiston mais on dirait bien qu’elle préfère la compagnie du vieux, » fit l’homme d’âge mûr sur un ton taquin et non dénué d'un certain dédain.

L’homme plus jeune n’insista pas et reprit son bavardage avec ses compagnons.

« Moi c’est Kutsuki Koga. Tout le monde ici m’appelle Le Vieux parce que je suis, comme dirait-on, le doyen du coin. Et toi ? Qui es-tu donc jeune fille ?
- Je me nomme Natsumi Mairu. »

L’expression du vieil homme changea brusquement en entendant le nom de la jeune femme qui se tenait à côté de lui. Natsumi. Il fixa plus attentivement l’étrangère et, voyant le regard sanguin et bien froid de Mairu, le doute sur sa liaison avec le défunt sennin Haru Natsumi déserta Le Vieux.

Beaucoup avaient oublié Haru mais certains se rappelaient de son nom et de ses exploits. Comme tout shinobi il avait eu des alliés mais surtout des ennemis dont certains l'avaient méprisé au plus haut point pour ses actes qu'ils avaient qualifiés de bien abjectes et totalement impardonnables.

« Quel lien as-tu avec le défunt Haru Natsumi ?
- Haru était mon grand frère, » avoua sans hésitation Mairu.

L'homme se leva d'un bond.

« Orihime, comment as-tu pu laisser rentrer cette fille !? C'est la petite sœur du Shisenshinku, un des plus redoubles shinobi que ce monde a engendré. Il est certes décédé mais cette petite est du même sang … Qu'on l'arrête sur-le-champ !!! »

En quelques secondes la Natsumi fut encerclée par des hommes armés.

Ne désirant pas ouvrir l'hostilité, Mairu se contenta de lever les mains en guise de soumission, sans décoller son séant de sa chaise.

L'ex-kunoïchi avait oublié que son nom pouvait lui porter préjudice à cause de la réputation de son regretté grand frère. Maintenant il allait devoir leur convaincre d'accepter le fait qu'ils étaient certes liés par le sang mais qu'elle n'était qu'une incapable qui n'arrivait même pas à la cheville d'Haru. Que sa faiblesse l'avait même destitué de son statut de kunoïchi car son ennemi avait scellé à tout jamais son chakra après avoir pitoyablement perdu contre lui.

Sa vie dépendait de ses paroles mais rien que l'idée de devoir parler longuement lassait déjà la Natsumi ...
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Message(#) Sujet: Re: La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil Sam 18 Juin 2016 - 19:05

Tout se passait bien. Elle s’était calée dans un coin, profitant d’un repas bien mérité : de la bonne viande de sanglier, et n’hésita pas à lancer des regards envers son nouvel ami qui l’ignorait tout bonnement, ce qui la faisait – en vérité – bouder un peu. Elle gardait un l’œil sur sa nouvelle protégée, qui était bien évidemment le centre d’attention de tous les hommes aux alentours. Il faut dire qu’elle méritait d’attirer les regards. Mais en quelques secondes, tout bascula. Alors qu’elle avait la bouche pleine, elle dut se redresser pour faire face, les yeux écarquillés, écoutant les paroles de ces inconscients qui osaient lui parler sur ce ton. Avaient-ils oublié qui ils étaient ? Avaient-ils oublié qui elle était ? Elle ne réagit pas tout de suite, laissant la Natsumi lever les bras en signe de soumission.

Orihime bouillonnait. Se rendaient-ils compte de ce qu’ils avaient dit ? Elle leva la tête, remettant sa mèche sur le côté, pour la première fois arborant un regard noir, mauvais, haineux, limite démoniaque a contrario de son regard amusé, d’enfant qu’elle a d’habitude. Elle se rendit derrière celui qui avait bien trop parlé à son goût, attrapant une touffe de cheveux et le faisant basculer en arrière, se positionnant au-dessus de lui. Sa voix était sombre, bien plus que lorsqu’elle hurlait de joie.

    - Je ne crois pas avoir saisi la raison pour laquelle l’identité de son frère est importante. C’est la nouvelle Taiyôjin, et tu l’accueilleras comme tous les autres habitants de la Nation du Soleil. J’suis claire ?

Vous pensez qu’Orihime est folle ? Vous devriez voir sa sœur. Qui, elle, était une ninja. Et quelle ninja. Elle finit par lancer l’homme sur le sol et prendre Mairu par la main.

    - Merci de nous offrir notre repas, j’apprécie grandement.

Sans un sourire, elle emmena Mairu à l’extérieur, et elle entama une longue marche vers le cœur de Taiyô, les mains dans les poches, l’air renfrogné. Le seul bruit qui vint briser le silence de leur marche fut celui d’une explosion en direction de là où ils venaient…

Ils arrivèrent en quelques heures dans une grande ville assez peu active lorsque l’on voit le nombre d’immeubles. Les rues étaient calmes, et surtout remplies de gardes arborant la même armure qui s’écartaient au fur et à mesure qu’Orihime s’avançait. Sa réputation la précédait. Elle finit par entrer dans un immeuble, et monta trois étages avant d’entrer dans un appartement. Entièrement meublé et plutôt coquet, il se composait d’une grande pièce avec un fauteuil, une cuisine équipée et quelques meubles, d’une deuxième pièce regroupant salle de bain et toilettes et d’une chambre dans laquelle se trouvait un grand lit et une garde-robe.

La Kureijii n’avait toujours pas retrouvé sa bonne humeur, et elle prit la parole pour la première fois depuis leur départ de l’auberge.

    - Voilà ton nouvel appartement. Tu achèteras les décorations que tu souhaites lorsque l’on viendra te chercher pour les heures de course. Pour le reste, tu n’as pas le droit de sortir en dehors des horaires prévus à cet effet, et qui sont dans le petit livret sur la table.

Fin abrupte : Orihime tourna les talons et sortit, laissant Mairu seule dans ce nouvel appartement qui serait désormais le sien… Pour toujours.
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Message(#) Sujet: Re: La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil Dim 19 Juin 2016 - 19:04

Le Vieux fut malmené par Orihime. Acte qui offusqua la Natsumi même si c'était pour la secourir. Elle avait beaucoup de respect pour les anciens. Malgré son passé et sa formation de Kunoïchi, le respect était quelque chose qui ne l'avait pas déserté. Si elle n'hésitait pas à poignarder un être dans le dos jamais elle ne malmènerait un vieil homme comme venait de le faire la Kureijii.

Si Mairu voyait ce qu'elle avait été à l'époque où elle vivait encore sur l'Île des Cendres à travers la jeune femme aux nattes bleues, il y avait une chose qui les opposait fortement : l'emportement. Elle était du genre difficilement à froisser alors qu'Orihime s'emportait pour un rien et dans l'excès. C'était une véritable psychopathe doublée d'une personnalité lunatique. La Natsumi comprenait à présent pourquoi les autres se méfiaient d'elle comme la peste.

Malgré son désaccord avec l'acte de la névrosée, Mairu ne fit et ne dit rien alors que son faciès continuait d'arborer cette expression éternellement placide. La Natsumi avait adopté la position de la neutralité non pas par peur se faire doguer à son tour car, malgré la dangerosité bien évidente d'Orihime qui était certainement capable de la tuer en fraction de seconde, elle ne lui suscitait aucune frayeur. La peur était un sentiment qui l'avait déserté en même temps que sa joie de vivre après la perte de son grand frère qu'elle avait aimé plus que sa propre personne.

La Natsumi ne faisait rien parce qu'elle ne désirait pas faire de la Kureijii son ennemie. Cette dernière semblait être un personnage important au sein du Pays du Soleil alors la mettre à dos ne l'aiderait certainement pas même si présentement, elle ne savait pas réellement ce qu'elle allait devenir, ni même quoi faire dans cette Nation qu'elle venait tout juste de découvrir. Mairu suivait juste la voix de sa conscience qui lui murmurait de ne surtout pas offusquer Orihime.

La Kureijii l'attrapa par la main mais la Natsumi se défila rapidement pour faire demi-tour pour récupérer ses affaires puis elle se dirigea en direction de l'aubergiste qui tenait un plat garni de viande et des patates dorées que Mairu lui arracha des mains avant de la remercier par une légère courbette sans émettre le moindre mot. La dame se contenta de la fixer des yeux stupéfiés et la suivit du regard alors que l'ex-kunoïchi se précipitait pour rattraper Orihime

Alors qu'elle s'apprêtait à mordre dans un morceau de viande, une explosion suspendit le geste de la Natsumi qui se retourna pour constater que celle-ci provenait du lieu qu'elles venaient de quitter. Elle remit la viande dans l'assiette avant de fixer avec amertume le dos d'Orihime qui continuait de s'éloigner.

« Désolée ! » Fit tout bas la Natsumi qui se sentait coupable de l'incident avant de rattraper l'aliénée.

Tout en marchant dans un silence magistral, Mairu, dont le sort des malheureux qui avaient explosé n'avait pas coupé l'appétit, remplit son estomac sans proposer à sa guide si elle voulait prendre un morceau. Elle n'était pas radine sauf en ce qui concernait la nourriture. Elle était capable de voler un gouter à un enfant si elle avait faim ou encore de laisser mourir ses pseudos camarades de combat. Elle ne partageait son pain qu'avec ceux à qui elle tenait réellement.

D'ailleurs, voyant l'os qu'elle avait en main, Mairu se demanda où était passé son suidé à qui elle avait l'habitude de refiler ses restes et déchets. La Natsumi se retourna pour guetter si son animal était dans le parage mais pas le moindre signe de sa présence. Après hésitation à siffler pour interpeler le sanglier, l'ex-kunoïchi fixa de nouveau devant elle et poursuivit son repas après avoir balancé l'os derrière elle. Elle se disait que le suidé, qui l'avait accompagné durant plus d'un an, serait peut-être plus heureux en vivant dans la nature bien saine de cet endroit que de la suivre pour elle ne savait même pas où. Sans compter que la bête courait le risque de se faire abattre en fréquentant un lieu habité comme là où Orihime était certainement en train de la conduire. Et puis, si l'animal désirait la retrouver, la Natsumi était certaine qu'il saura la retrouver. Combien de fois était-elle partie sans lui mais il avait fini par la rattraper ?

La Natsumi ne s'était pas trompée, la Kureijii l'avait bien amenée dans une ville habitée mais étrangement l'activé y était presque inexistante. Les rues étaient bien trop calmes alors que des hommes en armures tout identique y vagabondaient par groupes. Mairu plissa les sourcils voyant la scène qui ne correspondait guère à ce qu'elle avait imaginé découvrir. Elle qui croyait avoir pénétré un pays où l' "armée" n'existerait pas se retrouvait face à un système qui lui paraissait bien plus organisé qu'au sein d'un village caché des shinobi.

La Natsumi n'eut pas le temps de remercier Orihime qui était partie après lui avoir exposé des faits qui l'avaient un tantinet désorientée. La chercher pour ses heures de courses ? Pas le droit de sortir en dehors des horaires prévus à cet effet ? ... Venait-elle donc d'être enfermée dans une case dorée ?

Mairu détailla du regard la pièce où elle se trouvait puis elle se délesta enfin de ses affaires avant d'aller prendre connaissance du contenu du livret de "ses horaires". Son regard devint dur alors qu'elle parcourait les restrictions sur sa liberté qu'elle chérissait tant. La jeune femme se demanda si c'était une blague.

Elle qui n'avait jamais réfléchi longuement mais qui se contentait de suivre son instinct qui lui dictait présentement de partir, se laissa choir par terre dans un coin sans savoir quoi faire. Elle jeta le livret puis ramena ses jambes contre sa poitrine qu'elle entoura ensuite de ses bras.

Des questions se bousculaient dans son crâne. Pour quel but l'avait-on conduite ici exactement ? Était-elle surveillée ? Était-ce un test pour voir si on pouvait lui faire confiance ? ...

Lasse physiquement et mentalement, Mairu finit par s'endormir dans sa position. Elle fut réveillée plus de deux heures plus tard par quelqu'un qui toquait à la porte. Elle se leva pour récupérer son katana avant de se diriger vers la porte qui, à sa surprise, n'était pas verrouillée. De derrière celle-ci elle vit deux de ces hommes en armure portés son suidé.

« Il paraît qu'il est à vous ? On l'a trouvé en train de s'affoler dans les rues … Ne vous inquiétez pas, on l'a juste endormi ! ... Vous permettez ? »

Mairu s'écarta pour laisser passer les hommes qui déposa l'animal inconscient au milieu de la pièce.

« Ce n'est pas vraiment l'endroit idéal pour élever ce genre de bête ici ! Je vous conseille de vous en déba … »

L'homme s'arrêta de parler voyant le regard assassin que lui lançait la Natsumi. Comprenant que c'était plutôt de lui qu'elle se débarrasserait s'il continuait de blablater des âneries, il prit rapidement congés. Mairu verrouilla la porte derrière les deux hommes puis se baissa pour caresser son animal endormi. Soudain, sa main se figea sentant une bosse sous sa paume. Elle inspecta alors le suidé et constata qu'il ne présentait aucune blessure ouverte mais plein des traces de coups. Se disant que cela aurait pu être pire car le sanglier aurait pu être abattu sans l'intervention d'une personne qui savait que le sanglier était le sien, Mairu ne tint pas rigueur à ceux qui avaient marqué le corps de son animal de compagnie.

La Natsumi s'assit en tailleur à même le sol, reposant la tête de l'animal sur ses pieds croisés. Tout en caressant la bête toujours inconsciente, la Natsumi se demanda ce qu'ils allaient devenir tous les deux. Et si on venant ici, elle avait signé leur arrêt de mort ? Chose qu'elle était prête à endosser en se battant jusqu'au bout mais son animal n'avait rien demandé. Elle ne désirait pas le voir mourir à cause de son entreprise stupide.

Le sanglier finit par se réveiller et à peine avoir ouvert les yeux que celui-ci se releva puis se mit à courir maladroitement dans la pièce rentrant dans des meules avant de se fracasser contre un mur, y laissant une marque.

« Calmes-toi mon grand ! Tout doux ! Tu es plus pourchassé ! Je suis là ! » Débita Mairu à la chaine pour tenter de calmer la bête toujours en panique qui continuait de cavaler dans tous les sens avant de disparaitre dans l'une des pièces qu'elle-même n'avait pas encore visitées. Le bruit d'un objet qui se fracassa fit grincer les dents de Mairu puis se fit le silence. Elle se rendit alors dans la pièce pour constater que c'était une chambre dont le lit était soulevé car le sanglier s'était réfugié en dessous. La literie n'était pas assez haute pour pouvoir cacher la bête qui avait réussi à briser la lampe de chevet à cause de sa cache cache de tortue.

Mairu fixa un moment le stupide animal.

« Sors de là ! T'es vraiment ridicule ! Finit-elle par ordonner mais la bête ne bougea pas. Bon, resta là-dessous si tu veux mais je t'interdis de casser autre chose !»

Mairu s'éclipsa pour visiter le reste de l'appartement avant de filer prendre un bain. Alors qu'elle se prélassait dans l'eau tiède, l'esprit vagabondant pour réfléchir à sa situation, le sanglier vint renifler sa main qui pendouillait en dehors de la baignoire.

« Tu as enfin décidé de sortir ? Fit la jeune femme tout en s'accoudant sur le rebord de la baignoire pour mieux contempler l'animal.
- Gouik ! Gouik !
- On va peut-être devoir rester ici pour un moment alors il va falloir oublier la vie au grand air pour un temps. Je t'amènerai vadrouiller dehors dès que cela sera possible ! »

L'appartement qu'on venait de lui offrir était peut-être quelque chose que beaucoup auraient apprécié avoir mais la Natsumi aurait préféré une cabane même rudimentaire éloignée de la ville ou encore une simple grotte comme celle qu'elle avait squattée avec son suidé à Yu. Le luxe et le confort, elle en avait cure. Tout ce qui lui importait était de pouvoir vivre en toute liberté. Tout le contraire de sa situation actuelle mais, espérant qu'on bridait sa liberté juste le temps d'avoir la confiance de ceux qui s'occupaient de la gestion de cette Nation étrange, elle ne tenterait rien qui pourrait les déplaire.

Son bain terminé, elle fit entrer le sanglier dans la baignoire après avoir réduit le niveau d'eau. L'animal préférait un bain de boue comme ses congénères mais sa maitresse l'avait habitué à prendre un bain d'eau plutôt. La bête s'était révélé ne pas détester l'eau alors Mairu n'avait pas du mal à la laver. Habituellement, il nageait avec elle dans une rivière mais là était une habitude qu'ils allaient devoir oublier.

***

Vêtue d'un simple bas de sous-vêtement, Mairu se jeta sur le ventre sur le lit dont elle apprécia la douceur contre sa peau malgré la situation alors que le sanglier tourna en rond à côté du lit avant de se vautrer pour dormir, imitant sa maitresse qui était lasse d'avoir tant réfléchi.

La Natsumi avait décidé de tenter de s'intégrer dans ce nouveau pays car elle ne pouvait pas errer éternellement comme elle le faisait. Surtout pas après être devenue aussi vulnérable maintenant qu'elle n'était plus capable d'user d'un moindre justu. Si le Pays du Soleil se révèlerait être à sa convenance, elle fera alors de celui-ci sa nouvelle patrie qu'elle servira avec dévouement mais dans le cas contraire, elle accomplira la mission qui l'avait mené ici initialement ...
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La Sauvageonne et le mystérieux Pays du Soleil

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