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 1 - Du Rouge sur du Blanc

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Message(#) Sujet: Re: 1 - Du Rouge sur du Blanc Mer 29 Juin 2016 - 3:13

Dhartshedo, ou peu importe son orthographe, la ville de tous les éternuements, cité phare du pays de la neige, brûlait. Capitainerie, caserne et entrepôt étaient tombés tandis que la partie terrestre du port était devenue impraticable hors mis pour quelques habiles personnes et la plupart des enfants qui iraient faire du toboggan ou jouer aux ninjas entre les gravats tout en se cachant de ceux qui essaieraient de débuter les travaux. Le temps, aussi impassible qu'implacable face à des désastres si dérisoires à ses yeux, jetait déjà de nouveaux flocons sur les zones dévastées et ce alors que le dernier ennemi encore dans le coin prenait la fuite. Jusqu'ici et très vite, ils avaient pu faire du bon travail. Il fallait le reconnaître. À peine le trio eut-il le temps de tourner la tête vers eux et d'entrer en contact que la ville était déjà plongée dans le chaos le plus total. Sûrement ne leur auraient-ils pas manqué grand chose pour atteindre la totalité de leur objectif.

Sa seule erreur aura été de tenter de s'enfuir. Pourtant tout ninja sait qu'on ne tourne pas le dos à son adversaire. Mikami l'avait compris comme une injonction à se battre jusqu'au bout. Sûrement le rapport de force était-il devenu trop déséquilibré ici... Néanmoins à peine avait-elle quitté le ciel de la cité qu'une vague d'assaut sans précédent de la part des défenseurs convergea vers la kunoichi, l'acculant à plusieurs reprises dans un temps très court jusqu'à ce qu'elle ne perde pied et ne s'écrase à la surface de l'eau, plongeant dans l'eau glacée et s'enfonçant d'une traite dans ses profondeurs. Lui qui avait passé les derniers jours à côtoyer le froid de près et avait mis plusieurs heures à rentrer entièrement dans l'eau, le Yorurai eut mal pour elle qui venait d'en percer la surface comme un poids mort. Ceci dit, pour avoir résister de cette manière à leurs attaques, ce ne devait sûrement pas être une femme à prendre à la légère.

Une deuxième raison qui justifierait son placement sous haute sécurité. Le sabreur finit par se rendre là où avait été déposé et où était gardé le corps de la prisonnière tandis que le nécromant filait un colis sous le bras. Il réussit à se frayer un chemin parmi les diverses personnes chargées de lui mettre les menottes, lui apposer les divers sceaux de sécurités, la fouiller, l'empêcher de se mordre la langue à son éveil. La kunoichi perdait son humanité et devenait leur objet ; leur source d'information, leur monnaie d'échange ou moyen de pression, leur trophée. Triste sort pour un être humain, drôle de retour de flamme pour quelqu'un ayant mêlé des innocents aux dégâts matériels. Ce ne fut pourtant pas sa condition qui l'interpella, ni ses hématomes et engelures, mais son visage. Celui de l'amnésique tomba sous les coups de la déception et de la perplexité, silencieux un court instant.


- Il s'agit de Yami Ketsueki. Cheffe... ou ancienne cheffe du Kakumeigun de Sunagakure.

Les autres visages se tournèrent vers lui, aussi incertains qu'étonnés. La plupart demeuraient interdits par la possibilité que le village caché du sable ait envoyé des shinobi s'en prendre aux pays neutres. Mais le fait que le sabreur soit revenu sur le titre de la kunoichi permit certainement un doute salvateur. Cependant une autre partie se demandait si assez de crédit pouvait être accordé à cette information. Mais ils pouvaient voir de leur yeux que Mikami n'avait pas démordu du faciès de la jeune femme et que le sien n'exprimait aucun doute. Sans dire un mot de plus, il finit par tourner des talons et reprendre sa route, laissant derrière lui cette information à qui voudrait bien l'utiliser.

Ce fut sur un autre immeuble plus élevé que les autres que le Yorurai put enfin constater la totalité des dégâts. Une chose était sûre, vue l'état du port et des autres atomes du trafic maritime, il n'était pas prêt de rentrer à Tsuchi. Et chef pouvait faire une croix sur ses sardines et son requin. En voilà un qui pousserait une gueulante... mais comprendrait. L'amnésique, quant à lui, mettait ses pensées de côté et tentait de rebondir. D'un toit à l'autre, il partit retrouver Ketsuen. Du moins, le quartier où son clone l'avait quitté. Il n'alla pourtant pas à sa rencontre, le bougre était débordé dans la gestion des flux de blessés, en plus de ceux qu'il portait sur ses épaules ; et puis il n'était personnellement pas d'humeur à aller aider les mal en point. Ses idées noires seraient sûrement de trop une fois sur place, et ce n'était pas le moment d'être maladroit. Il se contenta de lever une main en forme de pistolet vers l'heishi et lui tira une balle d'air comprimé dans l'oreille. Ce dernier put entendre sa voix après avoir senti quelque chose se glisser au creux de ses lobs.


* Réunis les plus démunis, et retrouvez moi au crépuscule à la sortie Nord-Est de la ville. Un grand banquet vous y attendra. *

Après tout, il y avait bien un requin des plus mastards à passer avant qu'ça daube. Et puis le temps que l'administration, encore toute secouée, ne mette en place un plan d'aide, la plupart des affamés auraient bravé les interdictions pour rentrer chez eux et avoir accès à leur frigo et Mikami et ses clones auraient déjà bricolé et cuisiné le nécessaire pour ceux que le jeune Samui ramèneraient, le tout en se servant dans les ruines de ce qui avait été détruit.


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Nukenin
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Message(#) Sujet: Re: 1 - Du Rouge sur du Blanc Jeu 30 Juin 2016 - 5:31


Avant même de pouvoir me rendre sur les lieux de la bataille qui opposaient Michiki Shinda et celle qui avait causée tout ces ravages à Dhartsedo, ville que je m’efforçais à protéger du mieux que je le pouvais et où je venais une seconde fois en aide à ses habitants, je fus témoin du spectacle que m'offrit le gouverneur de Mizu en envoyant un dragon de boue à la poursuite de son adversaire qui ne pu que déclarer forfait suite à cette attaque. Voyant le corps chuter vers la mer glacée qui entourait l'île de Yuki no kuni, je compris que c'était la fin des hostilités car si elle avait été toujours consciente lors de la plonge, le coup qu'elle dû encaissée en percutant la couche de givre qui se formait par dessus les flots venait probablement de la réduire à l'inconscience...voir même la mort.

Regardant donc autour de moi, je décidai que de rejoindre mes compatriotes n'étaient plus une priorité et que les civils et autres soldats de l'empire nécessitait probablement plus mon aide. Ainsi, je m'affairai à rejoindre un groupe de soldats qui tentaient aussi bien que mal de contenir une foule complètement incontrôlable. N'ayant pas pu se réfugier à temps, cette partie de la population avait été directement témoin de la destruction de la caserne et s'était retrouvée piégée entre deux rues, ne sachant que faire. Des femmes cherchaient leurs enfants, alors que des maris manquaient aussi à l'appel. Tentant de regrouper les familles du mieux que je le pouvais, la tension diminua tranquillement et l'adrénaline s'évapora. C'est donc à ce moment qu'une image me revint en tête et commença à hanter mes pensées...la capitainerie qui volait en éclat. Je serrai les dents, puis j'étouffai un cri dans mes mains alors que je me séparais du reste du monde pour retrouver une ruelle plus tranquille. L'on pouvait être entraîner aux arts de la guerre, l'on pouvait agir comme si rien ne nous touchait réellement...mais lorsque l'on se trouvait face à soi même et que notre esprit ne se trouvait plus dans un état critique, les sentiments nous rattrapaient et nous faisaient réaliser les horreurs de la guerre. Mon ami était mort...un jeune homme à peine plus vieux que moi. Rei avait subit un sort qui ne lui était pas réservé, car sa seule erreur avait été de rejoindre la marine impériale afin de pouvoir offrir un toit et un futur à son frère cadet...car leurs parents étaient morts. Maintenant, son frère de dix ans se trouvait orphelin. La main qui avait servit à étouffer mon cri de tristesse s'était alors serrée en un poing solide qui alla s'écraser contre le mur de béton de l'auberge à côté de laquelle je m'étais réfugié. Tant de morts...pour quoi finalement? Salir la réputation d'un empire? Quelle misérable petitesse d'esprit que devait avoir celui ou celle qui avait organisée cette attaque. S'en prendre ainsi à des civils, au lieu de simplement combattre à armes égales contre d'autres Shinobis. Je me jurai alors de retrouver la tête pensante derrière cet attentat...et lorsque le regard de mon seul oeil allait croiser sa futur dépouille...le seul choix qu'elle aurait devant elle serait une mort rapide, soudaine et inévitable afin que son nom sombre à tout jamais dans l'oublie.

Suite à cette promesse faite à moi-même, je décidai de simplement rejoindre le Yorurai. Manger et partager une table avec ceux qui avaient vécu les horreurs de cette attaque n'allaient probablement pas me changer les idées, mais me permettrai au moins de partager un deuil et de finalement passer à autre chose par la suite. Une chose était certaine cependant; Je n'avais pas fini mon travail à Dhartsedo. J'allais aider ces villageois à remettre le port sur ses piliers, et leurs vies à reprendre leur train quotidien. Cette ville commençait à avoir une place importante dans mon coeur...je me promis donc de toujours veiller sur elle.




Fin:
 
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