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 4 - Le fracas des vagues

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Message(#) Sujet: 4 - Le fracas des vagues Lun 6 Juin 2016 - 2:53


LE FRACAS DES VAGUES

CONTEXTE

    La ville portuaire de Kanazawa est un lieu hautement stratégique pour le Shukai et Tsuchi no Kuni. A la frontière avec le Pays des Cascades, ce port contourne le Yuukan pour atteindre le Grand Océan et relier d'importantes provinces impériales : Yuki et Mizu no Kuni. C'est donc à partir de ce port qu'une large partie du commerce maritime se fait. On peut facilement prétendre à une stabilité régionale grâce à cette entreprise commerciale. Mais ce port ne se résume pas qu'à cela. C'est aussi ici que, depuis peu, l'Empire a établi une base militaire marine importante, et développe une flotte capable d'escorter et de protéger ses navires marchands. Une mesure de plus pour garantir les intérêts de l'Empire des Pays Neutres. Quoi de mieux, donc, que cet emplacement comme cible privilégiée pour une opposante à toute idée impériale !
    Jouant de ses dons exceptionnels pour infiltrer la ville portuaire, celle qui ne s'est identifiée que sous le nom de Saibogu Red, slalome entre les habitants, évite les regards et se trouve des lieux de cache avant de frapper. Ses recherches lui ont permis de trouver cinq emplacements dignes d'intérêt pour un maximum de grabuge. Le phare est une cible intéressante, car les navires prochains pourraient se briser sur les récifs proches ; la caserne militaire est évidemment un moyen d'affaiblir l'Empire sur place ; mettre à sac les entrepôt est certes banal, mais c'est un classique ; détruire la capitainerie ralentirait le commerce et représenterait une perte économique majeure pour l'Empire ; mais c'est avant tout le port militaire étroitement surveillé qui devient une cible de choix - y provoquer un incident majeur serait du plus grand bénéfice à l'avenir ... .
    Mais la proximité du Pays des Cascades et des ardents défenseurs de l'Empire ne sera-t-elle pas un frein à de telles ambitions ... ?


RÈGLES
    Ø Respectez l'ordre de post, et privilégiez ce RP pour ne pas le faire traîner.
    Ø Ordre initial : Nukes-Nin, puisq Shukaîjins.
    Ø Vous avez 36h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, vous aurez une seule et unique fois 12h supplémentaires (le Maître du Jeu ne viendra pas poster cela dit). Si vous n'avez toujours pas posté, vous serez exclu du groupe.
    Ø Chaque personnage a droit à un seul délai de 24h s'il le demande dans le Bureau de SNH.
    Ø Pas d’intervention du narrateur, faites parler votre imagination.
    Ø Il est impératif de connaître les [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] avant de commencer !
    Ø Si combat il y a, résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible) à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide.
    Ø N'hésitez pas à utiliser les [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] pour vous aider en cas de combat.

PARTICIPANTS
    Aozora S. Oniri
    Hoheinheim Van
    Yôgan Seito
    Gekei Takoyaki


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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Lun 6 Juin 2016 - 23:43

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C'était assez regrettable. Moi qui m'attendait à une nuit brumeuse avec un ciel couvert de nuages qui auraient conférés toutes leurs splendeurs aux ténèbres, vois-ci qu'il m'était possible d'aviser d'un firmament des plus resplendissant. La lune perdue dans son croissant fuyant vers l'horizon était une faible source de lumière argenté dont je me serais volontiers passée en cette occasion où la discrétion était de mise. Néanmoins il ne me fut pas bien difficile de m'infiltrer au sein de cette somptueuse ville portuaire en me faisant passer pour une simple paysanne, sans réelle identité ni chakra, venue à bord d'une caravane de marchand. Pour l'occasion je me parais de mes plus humbles apparats ; des vêtements qui laissaient paraître toute la modestie du monde, mais gardant tout de même ses charmes afin de ne point passer pour une souillon. Le tout était enveloppé par une longue cape à capuchon grisonnante, semblait-il usée par le temps.

Nulles armes à feux ou explosifs, ni de petits gadgets. Tout du moins en apparence, car dans les nombreux tatouages couvrants ma peau se trouvait suffisamment de force destructrice pour déchaîner l'enfer au bord de la mer. Suite à mon arrivée j'avais docilement attendue que les heures ce succède, lovée dans le confort somme toute relatif d'une auberge bon marché. Ce fut finalement poussée par tous les vices de minuits que je me décidai finalement à m'aventurer dans les ruelles obscures couvertes de pavés. Je faisais de mon mieux pour mettre à profit ces dernières, délaissant dès lors les allées baignant dans les lueurs vacillante de lampes et autre torches.

Mon objectif, où plutôt le trajet de mon expédition était d'ores et déjà planifié. Le premier site touristique n'était autre qu'un entrepôt de marchandise, à peine gardé qu'il me fut aisé d'approcher. Passant par le toi, j'usai de ma sensorialité tant pour masquer mon chakra que pour visualiser les points d’appuis destiné à accueillir mes pas de sorte à n'émettre aucun son jusqu'à trouver l'ouverture par laquelle me faufiler. Je n'étais pas une gargouille, mais j'en adoptai la posture. Je n'étais pas sur une église, mais sur une poutre de métal. Dans les deux cas, une dizaine de mètre de vide me tendait les bras. Bien que la proposition se révélait tentante, je continuai d'écumer les hauteurs, cherchant parmi les bloques d'aciers soutenant la structure celui qui serait le plus à même de flancher pour tout faire s'effondrer. Quelques mudra suffirent pour faire apparaître un parchemin que je collais directement dessus sous un angle de vue inaccessible. Sitôt fait je m'éclipsai du lieu de mon méfait pour emprunter la prochaine direction. En cette occasion je visais un bien plus gros poissons que l'on pouvait communément appeler la capitainerie. Cette-fois-ci je n'eus d'autre choix que d'emprunter une rue passante.

Circuler sur les toits n'aurait fait qu'éveiller les soupçons quand bien même fus-je camouflée. Aussi me contentais-je d'avancer sans me presser, laissant les pans de ma cape voleter allègrement au gré de la brise saline. Le capuchon rabattue sur la tête s'accordait parfaitement avec la fraîcheur de l'automne. A mesure que j’avançai la foule s’épaississait, même si en ces lieux et ces heures tardives il étant davantage questions de quelques malfrats rimant avec marins et autres mendiants parsemant la rue. Des âmes innocentes dont je ne faisais naturellement pas partie se laissaient poussées par l'ivresse de la nuit. Jeunes demoiselles et damoiseaux, d'innocents tourtereaux loin de se douter que la plénitude certaine de la ville serait sous peu bafouée par le théâtre du chaos. Mon second objectif était à présent en vue. Un imposant bâtiment fait de bois et de pierres, soigneusement gardé. En serait-il autrement cette fois ? Où aurais-je l'occasion de poursuivre ma chevauchée nocturne ?


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Dernière édition par Aozora S. Oniri le Jeu 9 Juin 2016 - 15:16, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Mar 7 Juin 2016 - 20:48

Van ~ " ... Vous comprendrez donc bien que l'Empereur ne tolérera aucune erreur... " Lança-t-il d'un ton grave.

Le Seigneur de Guerre venait d'exposer très clairement les recommandations préconisées par le Kamui lors du dernier Sommet qu'il y avait eut à la Capitale. Toutes les petites villes du Shukaï seraient donc directement concernées par cette nouvelle prise en main de la sécurité, qui ne tolérerait plus dorénavant, la moindre présence clandestine sur ses terres. Il fallait dire que les derniers mois écoulés, ne comptaient pas parmi les jours les plus fastes qu'aient connu l'Empire depuis sa création...
Entre deux tentatives d'assassinats de l'Empereur mais aussi l'attentat qu'il y avait eut au Shozaichi dans la même année ... L'avenir, semblait bien incertain.

Accompagné de deux de ses élèves pour l'occasion, Hoheinheim ponctua sa visite chez le Capitaine en adressant un regard en coin à Takoyaki et Seito. Tout trois quittèrent après quoi la Capitainerie en prenant la direction du port. En chemin, ils croisèrent bons nombres de passants malgré l'heure tardive. Quelques amoureux, d'autres fêtards, et même quelques âmes esseulées trainaient dans les rues. L'une d'entre elle plus vive, attira un bref instant l'attention du Lumineux sans pour autant qu'il ne s'y attarde bien longtemps. En effet, il paraissait bien plus préoccupé à cet instant par la surveillance de Takoyaki qui ne pouvaient s'empêcher de reluquer les passants en se léchant les babines.

Van ~ " N'y penses même pas ! " Lui glissa-t-il en douce à l'oreille.

Cette nuit était plutôt tranquille à la bonne heure du Hoheinheim. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas pu profiter d'une si belle soirée dehors. Habituellement enfermé dans ses quartiers ou dans ses souterrains, ses seules occasions de sortir un peu étaient à chaque fois liées aux ordres de l'Empereur. Seito, qui les accompagnaient, devait sans doute avoir pu se faire son idée quant à la charge de travail que pouvait représenter la direction d'une ville. Van lui en avait tout un pays entier en plus de ses petits passe temps. Parfois lui même se demandait combien de temps encore il pourrait tenir comme ça. L'idée de profiter d'une vie plus simple en compagnie de ses enfants - qu'il ne voyait d'ailleurs que trop rarement - lui avait déjà effleuré l'esprit à quelques reprises... Mais seulement effleuré entendons-nous bien ! èwé

Van ~ " Et comment se porte notre cher Shuhan ? J'ai entendu dire que tu comptais former une équipe ... Mes félicitations Seito kun ! "

Quel élan de générosité... Serait-ce des encouragements ?

Van ~ " J'ai hâte de pouvoir les rencontrer. "

Peut-être pas finalement.

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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Mer 8 Juin 2016 - 13:20

Seito avait l'habitude de contempler les ciels nocturnes. C'était une fâcheuse habitude qu'il avait prise à Itabei. Du haut de la tour qui lui servait de résidence et de bureau, et qui représentait pour la ville le symbole du pouvoir local, il avait une vue imprenable sur la voûte céleste, nullement perturbée par les quelques lueurs des maisons qui demeuraient une fois le crépuscule passé. Fâcheuse habitude parce qu'elle lui prenait des heures précieuses de sommeil, quand on connaissait la charge qui pesait sur ses épaules. Mais lui ne pouvait plus se passer de ces quelques moments en tête à tête avec les étoiles. Il avait même commencé une observation plus poussée du ciel, s'intéressant quand il en avait le temps -c'est à dire rarement- à des cartes du ciel à sa disposition. Il voyait dans l'astronomie une science suffisamment subtile et poétique pour combler toute sa curiosité. C'était, en quelque sorte, une façon de se vider l'esprit des troubles de la journée et d'évacuer le trop-plein d'angoisse vers le monde infini de la stratosphère.

Il s'étonna de trouver autant de monde dans les rues de Kanazawa. A Itabei, les gens étaient plutôt du genre à se coucher tôt. Après tout, ils étaient pour la plupart des paysans, et ne pouvaient se permettre de se lever trop tard, au risque de perdre en qualité ou en quantité des récoltes. Ici, les commerçants maritimes étaient les seuls à avoir des contraintes horaires nécessitant un sommeil prolongé, sans doute. Et encore, à en juger par la population qui s'accumulait dans les tavernes, ils ne devaient pas être très assidus ...

Seito fit mine de ne pas entendre la remarque que son maître glissa à l'oreille de Takoyaki. Il connaissait la véritable nature de la jeune fille, il avait eu l'occasion de la voir sous sa forme la plus pure de ses propres yeux -spectacle dont il se souviendrait sans doute toujours tant il était exceptionnel. Cependant, il doutait que Hoheinheim soit au courant de ça. Si Takoyaki ne lui avait pas dit qu'elle s'était montrée devant Seito, alors il n'y avait aucune raison qu'il en soit informé. Or, Seito jugeait bon de garder quelques secrets vis-à-vis de son maître. Même s'il doutait que celui-ci puisse avoir une quelconque importance à l'avenir, il ne serait que trop content de pouvoir dire à Hoheinheim, quand il lui "dévoilerait" la nature de Takoyaki, qu'il le savait déjà. C'était le plaisir d'avoir une longueur d'avance qui le stimulait, rien de plus.

"Itabei est une ville à faire renaître, mais pleine de volonté. Je suis en bonne compagnie, avec mes deux conseillers, et j'ai la sympathie de la ville, je pense. Tout devrait se passer au mieux, normalement. J'ai d'ors et déjà mis en place un service militaire, comme vous me l'aviez demandé. Pour le reste, d'autres projets sont en cours d'exécution ou de réflexion, mais je ne peux pas être partout en même temps. C'est sans doute mon principal problème, en ce moment ..."

En effet, il regrettait de ne pas pouvoir se consacrer à fond à toutes les problématiques auxquelles devait faire face Itabei. Qu'il s'agisse du conflit religieux qui déchirait la ville ou de la misère qui persistait, beaucoup de questions restaient en suspens. Il ne pouvait cependant se permettre d'en traiter qu'une à la fois, sous peine de nuire à la qualité de ses réformes. Or, il fallait mettre en place des mesures de qualité, qui tiendraient la route face à l'épreuve du temps et de la population changeante. Il fallait faire en sorte que les lois soient assez claires et les infrastructures suffisamment étayées pour que n'importe quoi, riverain ou étranger, puisse les comprendre et s'y adapter sans difficulté. Sans quoi, il s'exposait à une foule de protestations.

"Oui, je suis en train de former ma propre équipe. J'ai déjà rencontré une future élève, une Mamoru. C'est Kaya qui me l'a présentée. Elle est très jeune, mais elle a du potentiel, et tout à apprendre. Son esprit est assez vif, je suis sûr qu'on fera du bon travail ensemble."

Il n'évoqua pas Amaya. Il gardait la jeune femme en tête, même s'il faisait longtemps qu'il n'avait pas entendu parler d'elle. Avait-elle déjà terminé sa peine de prison ? Si c'était le cas, il souhaitait la revoir. Etait-il mu par le simple désir de former une équipe performante, ou ...?

Il jeta un regard serein sur la mer. Des vagues lasses s'écrasaient mollement sur les quais, répandant sur la ville un doux bruissement. L'écume balayait les visages, et l'air s'emplissait de sel. Quelques voiles se détachaient de la ligne d'horizon, en ombre chinoise. La lune, souveraine, dominait le théâtre urbain de ses rayons d'argent.

Brusquement, sans aucun signe avant-coureur, une brise se leva et frappa Seito par sa froideur.

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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Jeu 9 Juin 2016 - 12:59


Un parfum salé flottait dans l’air, il était subtile, mais très agréable pour une créature comme elle, aussi plus calme encore qu’à son habitude, la bête se délectait de ce nouveau décor tout en embrassant les pas de son Maître et son coéquipier. Elle était à l’arrière, espérant presque se faire oublier de leur attention. Il fallait dire, qu’ici, beaucoup de tentations l’appelaient, entre les inconscients enivrés et les imprudents isolés… Un tel festin à faire, peut-être que le Hoheinheim pouvait lire dans ses pensées. Il lui rappelait sa frustration face à l’interdiction, et c’était d’un plaisir totalement gâché, qu’elle continuait à le suivre, cette fois boudeuse. Etait-il obligé de gâcher son évasion dans une humeur rêveuse ?...

~ Je reste aux aguets comme tu l’as suggéré non ? Avait-elle marmonné bien bas dans une réponse au tac au tac.

Une attention de tous les instants visant plus à ravir son estomac, certes. Elle soufflait agacée tout en jetant un regard à Seito, vers qui elle affichait une mine innocente, pour dire sans aucun mot que le Maître se trompait. Il ne manquait plus que celui-ci aussi se décide à la surveiller. Ce dernier d’ailleurs, qui cette fois devenait la cible du Maître, les deux hommes à nouveau occupés, la bête ne perdait pas une seconde pour repérer une proie facile… Elle était en appétit. Hors de Taki et son temple, il était difficile de satisfaire ses habitudes et comme le Lumineux était quand même d’une nature un peu sadique, il ne s’était pas gêné pour consommer à outrance des brochettes de poulpes sous son nez. C’était de bonne guerre, parfois elle s’empiffrait de ses congénères sous son nez aussi. Enfin le dernier protagoniste du trio plus délicat comme toujours, s’exerçait au mieux à ce que la Gekei préférait chez lui. A savoir, partir dans de longues conversations qui captivaient l’intérêt du Gouverneur et détourner donc son attention d’elle. Ils parlaient politique et au premier croisement, la bête avait sélectionné un encas. Une brise légère et froide caressait sa nuque maintenant qu’elle leur avait tourné le dos pour se perdre dans la ruelle étroite et sombre, humide même quelle aubaine, qui était surplombée par de hauts bâtiments.

Sa cible vacillait de droite à gauche, elle chantait un refrain de marin de sa voix douce et féminine, un écho même l’accompagnait dans ce long couloir pavé. Un dernier regard en arrière pour la bête qui entendait encore les voix des deux hommes plus loin et d’un bel élan, elle rejoignait l’imprudente, elle la rattrapait la belle brune au moment où elle allait tomber, celle-ci même les joues roussies par l’alcool la remercier. C’était sans savoir qu’elle s’apprêtait à la dévorer. Au pire des cas, si le Maître la surprenait, elle pourrait feinter d’être venue l’aider. C’était dangereux ce genre d’endroit, seule, la nuit, surtout quand on tenait à peine debout, de son sourire des plus innocent, la bête la retournait un peu avec douceur, enfin qu’elle ne puisse pas se douter avec quelle brutalité, ses crocs viendraient la transpercer. Elle salivait devant ce cou en l’atteignant presque, en tout que quelques minutes qui s’étaient écoulées…
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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Jeu 9 Juin 2016 - 16:24

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Tout compte fait la capitainerie n'avait pas posé de grands problèmes. Il m'avait cependant fallut passer au niveau supérieur en usant de mes techniques de camouflage afin d'éviter de me faire repérer. Crocheter la serrure en toute discrétion fut une mince à faire bien qu'il me fallut à de nombreuses reprises m'arrêter dans mon opération pour ne pas éveiller les soupçons de la garde. Le plus grand obstacle à mon âme et conscience fut de parvenir à garder le contrôle pour ne pas me transformer inconsciemment en Akuma en raison de la grande exploitation de mes facultés sensorielles. J'avais heureusement pour moi les quelque drogues achetées à la mégalopole qui me procurait la vigueur ainsi que le surplus de volonté nécessaire au maintient de mon métabolisme défaillant. Dans l'immédiat je n'avais plus à m'inquiéter de la fatigue ce qui me permettait d'exploiter le maximum de mes capacités. Aussi, telle une araignée je demeurais accrochée à un mur de la capitainerie la tête penchée vers le bas à hauteur de la porte. J'attendis un premier soubresaut de la brise pour achever de déverrouiller le loquet et attendis un second pour entrouvrir la porte, afin de laisser aux gardes le loisir de mettre ce fait sur le compte des vents marins et de la bêtise de l'homme censée fermer la porte à clef. L'un d'eux vint refermer la porte derrière-moi, tandis que j'arpentai la surface du plafond en faisant preuve de toujours autant de vélocité.

Le deuxième rouleau de parchemin fut placé sous un bureau bien que dans le fond la cachette importait peu du moment que ce dernier explose dans les heures qui suivraient. Ressortir fut encore plus simple. Je n’eus qu'à ouvrir une fenêtre donnant sur l'arrière du bâtiment le moment venu pour m'éclipser en toute discrétion. Je maintenais mon camouflage sur plus d'une centaine de mètre avant de redevenir visible au détour d'une ruelle lorsque je me fus assurée qu'aucun œil indiscret ne traînait dans les parages. Dès lors je réadoptai l'allure d'une errante parmi les quelques âmes vagabondes qui déambulaient au sein de ces bas quartiers. Sans attendre j'empruntai déjà mon prochain itinéraire menant jusqu'au phare qui se trouvait sur un massif rocheux en retrait du port.

S'il était incontestable que la surveillance serait amoindris dans une zone aussi décalée je n'en demeurais pas moins aux aguets à chaque instant. J’œuvrai avec autant de sérieux que s'il s'agissait d'une mission pour Suna ce qui, dans le fond, était le cas, mais de façon totalement officieuse. Aussi n'éprouvais-je aucune crainte, aucune pression sauf peut-être un engouement indéfinissable, certainement poussé par les prémices des lunes issues des nuit futures. Un sentiment que je n'avais aucun mal à étouffer, mais qui revenait sans cesse à la charge.

Bientôt le sol pavé laissa place au crépitement de la terre et des gravas sous la pression qu’exerçai mes bottes. Passé les habitations qui offraient une protection relative aux vents, la température chuta drastiquement. Le remous des vagues se fracassant contre la roche était à peine audible, contrairement aux nuages d'écumes laissés dans son sillage qui demeurait malgré tout visible. Je me retrouvais seule à arpenter le long sentier traversant la formation rocheuse servant de jetée au phare, elle-même enveloppée dans un linceul ténébreux des plus glacial. Pourtant une certaine forme de poésie parvenait à se dégager de ce désordre. Car l'obscurité ne faisait que mettre en avant la majesté d'un firmament dégagé dont les myriades d'étoiles qui se perdaient sur l'horizon de la mer. C'était échouée sur terre pour s'enfermer dans une structure faite de béton et de pierre pour guider les marins à travers nuits et océans. La tristesse de cette métaphore résidait dans le fait que, d'une manière ou d'une autre, cette étoile brillait pour la dernière fois.


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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Jeu 9 Juin 2016 - 21:49

Seito s'était plutôt bien débrouillé avec la gestion d'Itabei. Cela ne faisait pas bien longtemps que le jeune Capitaine s'était vu confier la direction de la ville et pourtant ce dernier s'était montré bien plus productif que son prédécesseur. Van fut donc ravi d'apprendre que son élève était parvenu à instaurer le premier service militaire du Pays des Cascades, mais bien plus encore d'entendre le nom de sa première apprentie ...
Le Shuhan savait comment bien se faire voir du Lumineux. Seito s'était montré précieux depuis que Van l'avait accueillit au sein de l'équipe et ce jour particulièrement le lui prouva.

Van ~ " Il me tarde alors de venir en visite à Itabei pour inaugurer tout ça. " Fit-il en redressant ses lunettes.

Puisqu'il osait prétendre parvenir à hisser chacun de ses élèves à la tête de ses villes dans un futur proche, Hoheinheim détourna le regard un instant comme pour soutenir la performance de Seito, devant Takoyaki. Malheureusement pour lui, ce dernier ne tarda pas à se rendre compte que la fillette avait profité d'un moment d'égarement de sa part pour prendre le large. La Gekei venait tout bonnement de leur fausser compagnie. Un incident plutôt ennuyeux qui amena Van à penser qu'elle s'apprêtait à commettre une bêtise.

Van ~ " C'est ennuyeux ... " Adressa-t-il à Seito l'air contrarié. " Fort heureusement nous ne sommes là que pour une nuit. "

L'affaire deviendrait bien plus compliquée à gérer si Van se retrouvait à devoir expliquer des morts suite à leur passage. Takoyaki avait semble-t-il omit de considérer le fait qu'ils ne se trouvaient pas à Taki ... Pour sa défense, Hoheinheim prit en compte qu'il ne lui avait rien dit à ce propos. Il avait parfois tendance à oublier lui même qu'il restait encore tant apprendre à Takoyaki, sur les nuances de leur monde. Puisqu'il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même pour le coup, le Lumineux finit par hausser les épaules en se convainquant qu'elle les rejoindrait probablement un peu plus tard...

Seito et Van continuèrent donc jusqu'à dépasser les premiers bateaux amarrés aux quais. Devant eux, l'océan s'étendait à perte de vue au delà de l'horizon. Le phare sur leur gauche illuminait la baie de son feu salvateur qui chassait les ténèbres afin de permettre aux navires de regagner les côtes en toute sécurité. La bise marine était fraîche et fit courir un frisson le long de la colonne vertébrale du Trentenaire. Sans doute était-ce le vent de Yuki no Kuni, qui venait accompagner les vagues jusqu'à leurs rivages. De mémoire, Van se rappelait être tombé malade de chacune de ses visites chez Yuki Samui son ancien Maître. Le climat là-bas y était exécrable. Sauf pour les Samui...

Van ~ " Sa disparition n'a pas du être facile n'est-ce pas ... "

La question n'attendait pas vraiment de réponse. Le regard fixé vers la mer Van imaginait très bien que Seito saurait de qui il était en train de parler.

Van ~ " Tâchons tous les deux de lui faire honneur dignement pour avoir progressé à ses côtés. J'étais autrefois moi-même son élève après tout. "
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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Ven 10 Juin 2016 - 16:11

Seito s'étonna aussi que Takoyaki ait profité de sa discussion avec son maître pour prendre la poudre d'escampette. Il ne pensait pas que la jeune femme pourrait ainsi fausser compagnie à ses partenaires de voyage. A vrai dire, il l'avait plutôt imaginée comme une fille calme, et posée. Pas du genre à aller visiter la ville toute seule, en tous cas. Ceci dit, il avait sa propre théorie, un peu ingénue, certes, sur les raisons de cette disparition soudaine. Il savait la véritable nature de Takoyaki. Il savait qu'elle avait vécu dans les océans avant d'être recueillie par Hoheinheim, et il savait qu'elle affectionnait tout particulièrement le milieu marin. Après tout, quoi de plus normal pour un métamorphe se changeant en pieuvre à volonté ? Aussi, il avait dans l'esprit l'innocente conviction que Takoyaki était simplement allée faire trempette.

"Peut être qu'elle a juste voulu prendre un bain de minuit ... Vous savez comment elle est."

Il s'interrompit subitement, de peur d'en dire trop. En effet, bien qu'il ait conscience de la véritable nature de Takoyaki, il ne voulait pas que Hoheinheim le sache. Il voulait garder ce secret pour lui, comme l'assurance rare et précieuse d'avoir une infime longueur d'avance sur son maître. Il n'y avait là aucun dessein de grande ampleur. Simplement, il mettait une pointe d'orgueil personnel à dissimuler cette information à cet homme dont il émanait une aura telle de malice et de suspicion qu'on ne pouvait que souhaiter garder ses secrets en sécurité.

Seito continua sa marche avec son maître le long du port, tâchant cette fois de surveiller sa langue. Il s'agissait de ne pas faire deux fois la même bourde, sous peine d'avoir l'air suspect. Hoheinheim apprendrait les choses en temps voulu, inutile de précipiter tout ça. Pour l'heure, il fallait simplement s'amuser de ce jeu, aussi puéril puisse-t-il avoir l'air.

Les bateaux amarrés dans la baie tanguaient doucement, au rythme des vagues. Un son las résonnait en permanence dans le port, et berçait les oreilles du trio, devenu duo par la force des choses. Seito aussi remarqua le phare, qui brillait au loin. Salut pour les marins, il était le gardien de la ville. Une sorte d'oeil veillant en permanence sur les bateaux.

Quand Hoheinheim évoqua une première fois Samui Yuki, Seito ne comprit pas bien de qui il parlait. Il chercha dans les tréfonds de sa mémoire une connaissance commune avec son maître ayant récemment disparu, sans en trouver aucune. Ce ne fut que lorsqu'il avoua avoir été son élève que Seito comprit. Il savait, d'une source qui lui était maintenant tout à fait égale, que son maître avait été l'élève de Samui Yuki, fut un temps. Partant de là, il fit vite le lien.

Mais Samui Yuki n'était pas morte. Elle ne pouvait pas être morte, elle était simplement ... disparue. En même temps que Setsuko. Seito s'était renseigné suite à l'absence trop prolongée de sa maîtresse -dans les différents sens que ce terme peut signifier- et avait fini par savoir qu'elle avait été envoyée en mission dans les territoires Kumojins. Il se doutait cependant qu'elle n'allait pas tarder à refaire surface. Si un Seigneur de Guerre était mort, le Shûkai tout entier en aurait forcément été informé. Il se disait tout ça comme pour se convaincre du non-sens de cette information.

"Mais ... Elle n'est pas morte, Yuki."

Sa voix trahissait plus encore le doute que ses pensées. La terrible idée que la dame soit en effet morte s'insinua ainsi vicieusement dans l'esprit de Seito, et commença à lui ronger lentement les nerfs.

Il n'eut cependant pas le temps de s'inquiéter plus, ni d'avoir une quelconque réponse de la part de son maître. A quelques mètres devant eux, il vit une figure de femme entourée par un trio de marins passablement éméchés, qui ne voulaient certainement pas que du bien à la silhouette inconnue. Seito, en homme prévoyant, s'approcha du petit groupe, afin d'éviter tout débordement qui pourrait devenir incontrôlable.

"Eh ! Je suis pas sûr que cette dame ait envie de s'amuser avec vous, les gars.

-Ah ouais ? Et t'est qui pour dire ça, hein ?"

Seito n'eut pas à répondre. Il se contenta de lever un pan de son manteau, révélant sa pochette à kunaïs d'où dépassaient les manches de trois des couteaux. Les marins se le tinrent pour dit, et ne tardèrent pas à mettre les voiles, sans pour autant grogner de mécontentement. Même sous l'effet de l'alcool, il ne furent cependant pas assez inconscients pour s'attaquer à Seito.

Celui-ci, satisfait de son effet, se tourna vers la figure encapuchonnée.

"Désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher. Ils ne vous ont rien fait, au moins ?"

Seito eut cependant très vite un mouvement de recul vis-à-vis de la silhouette encapuchonnée, quand il aperçut les apendices cornus qu'on distinguait sur le front de la créature.



Dernière édition par Yôgan Seito le Dim 12 Juin 2016 - 22:07, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Sam 11 Juin 2016 - 21:15

Son affaire était concluante, même si elle avait été appliquée avec une variante, la bête avait trouvé l’astuce pour contourner le système que son maître avait imposé. Il lui était certes interdit de tuer des victimes qu’il considérait « innocente », bien que pour la Gekei il s’agissait d’un bien grand mot pour la plupart des humains, cependant les délester de leur sang ne rimer pas forcément avec leur décès. Son cœur battait encore, malgré qu’elle avait été reposé là dans un coin avec délicatesse même, un peu de sang mêlé à l’eau formait un flaque rougeâtre et simplement, la créature avait camouflé la marque de ses crocs par une entaille métallique. Un peu de bruit pour attirer l’attention des passants de la rue au bout et rassasiée, la bête c’était éloignée aussi simplement qu’elle était venue. En toute préférence, elle aurait voulu que son adaptation à la situation lui sert le plus longtemps possible à l’abri des suspicions qui pourraient lui valoir une remontrance.

Satisfaite et bien malicieuse, la suite lui paraissait comme inévitable, puisqu’il s’agissait d’une patrouille visiblement, une dont elle n’avait pas très bien compris tout le sens, les rues étaient si calmes, le duo restant avait dû filer tout droit. Une chance pour elle, leur chemin du port longeait la mer et lui offrait ainsi une excuse parfaite, sans difficulté une fois dans l’eau son élément, elle pouvait rapidement se déplacer pour les rejoindre. De loin, depuis la mer, elle immergeait d’entre les vagues après avoir repéré le reflet lumineux des lunettes rondes du Gouverneur. Si longtemps qu’elle n’avait pas rejoint son élément, son aquarium, bien que volumineux restait très restreint et jamais il ne pourrait imiter son berceau au son si particulier une fois en immersion. Son ouïe d’ailleurs c’était échappé de la réalité de la surface, la bête n’avait pas de difficulté à respirer sous l’eau, alors que seulement le haut de sa tête dépasse pour ses observations suffisait.

Maintenant que sa faim s’était vu apaiser, sa nature calme et passive avait refait surface. Elle était comme lasse, c’était peut-être son élément naturel qui lui faisait cet effet là. Son regard quittait un instant ses partenaires qui ne l’avaient semblait-il toujours pas aperçu, en même temps, vu la distance et l’obscurité. Il se fixait sur cette lumière attirante qui servait de point de repère, une similaire à celle qui l’avait amené par ici, probablement que son histoire aurait été différente sans elle, qu’elle serait restée perdue au milieu des courants marins. C’était peut-être un brin de nostalgie envers sa vie simple révolue, mais un qu’il ne durait pas très longtemps, cela aurait été fort bien dommage. Son attention s’offrait à nouveau au Maître et à Seito, son scénario officiel serait qu’elle avait aperçu une ombre suspecte dans l’eau… Mais l’empressement de son partenaire vers un nouveau groupe lui laissait entrevoir une espérance sur le fait qu’elle n’aurait peut-être pas à se plier à l’exercice. Le Lumineux lui, fidèle à lui-même était en retrait, alors elle se rapprochait sans pression en barbotant dans son eau, ils étaient occupés et à l’arrêt de tout façon non… ? Puis tout avait l’air calme de toute façon.
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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Dim 12 Juin 2016 - 23:07

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Encore une fois tout se déroulait comme prévu et ce de façon presque déconcertante. Voici qu'à présent trois des principaux édifices que je visai depuis le départ se retrouvaient condamnés. Mais dans le fond tout ceci n'était que du menu fretin. Le clou du spectacle se tiendrait aux alentours du ports et de la caserne. Ce à quoi je m'empressai de quitter les abords du phare pour rejoindre le climat plus tolérant de la ville. Une fois encore les ruelles étaient assez peu peuplées, quelques individus passant, ici et là venait briser la monotonie nocturne qui s'installait de plus en plus au fil des heures. Je ne me rapprochai de la caserne qui serait sans contexte mon prochain objectif, préférant garder les quais en derniers lieux. Une fois encore je m'efforçai d'avancer en paraissant la plus naturelle possible, sans réellement chercher à me dissimuler ni à me mettre en avant. Mes facultés sensorielles me permettaient de quadriller la zone en ayant connaissance des positions de chaque groupes de gardes.

Il m'arrivait parfois de croiser des Shinobi n'étant pas en service. Seulement à leurs yeux non averti je n'étais qu'une simple civile parmi tant d'autres. Passant ainsi par le port, l'embouchure de la ruelle que j'arpentai me fit accéder à une allée centrale. J'empruntai cette dernière confiante. J'avais prévu bien des cas de figures, seulement celui qui suivit se révélait assez inédit. En effet je ne m'attendais pas à me faire agresser par un groupe d'hommes fortement alcoolisés qui déboulèrent subitement d'une rue avoisinante, cherchant dès lors à me barrer la route tout en arborant ces sourires goguenard typique des poivrots éméchés. Mon titre de Kunoichi m'avait presque fait oublié ce genre d'individu qui favorisaient les cibles faciles et il était incontestable qu'ils me considéraient comme telle.

-Hey ma belle !! Comment vas-tu ? Lui nuit est belle tu trouves-pas ? Cela te dirait d'aller faire un tour avec nous ?

Depuis sous mon capuchon, je roulais des yeux vers le ciel. Son haleine empestait l'alcool à plein nez. Ces types étaient de véritables archétypes ambulants et je ne tenais pas à m'attarder en leur présence. Seulement je savais que les mots ne serviraient à rien pour leur échapper, tandis que le fait de leur coller une raclée ne ferait qu'attiser l'attention.. Chose que je cherchais à éviter depuis mon arrivée dans cette ville. Dans ce cas il ne restait plus qu'une chose à faire. Parvenir à les intimider avant que cette altercation ne m'attire des ennuis. Sans plus attendre je posai mes mains sur mes hanches, pressants ainsi les sceaux tatoués sur ces dernières. Memory et Oblivion apparurent respectivement dans chacune de mes mains. Je m'apprêtai alors à faire une petite démonstration de ce qu'était une Kunoichi prête à tuer quand je me ravisai en sentant la présence de trois individus arriver dans mon dos. Devinant qu'il s'agissait de Shukaijin, je cachai aussitôt mes armes dans mon dos en les coinçant au niveau de mon pantalon. Je ne pouvais pas rêver plus mauvaise situation. Au moins mon bon samaritain eux le mérite de faire fuir les énergumènes. Il vint ensuite s'enquérir de mon état. Les mains jointes le long du corps je m'inclinai respectueusement en guise de remerciement.

-Non, tous vas bien, je vous remercie. Dis-je d'une petite voix.

J'arborai sous ma cape une chevelure d'un noir de jais profonds ainsi que des traits bien plus juvénile qu'à l'accoutumé. A chaque jour une nouvelle identité. En posséder plusieurs signifiait n'en avoir aucune. On ne pouvait traquer personne, pas plus qu'on ne pouvait le combattre. Tel était mon idéal en tant que Kunoichi. Seulement la réaction du jeune homme ne fut pas celle escomptée, ce dernier eux un brusque mouvement de recul, prit d'un élan de méfiance tout en me dévisageant. De mon côté je n'eus aucun mal à conserver mon air innocent tout en tirant une expression surprise.

-Qu'y a-t-il ?

Tant que je n'étais pas certaine que quelque chose m'avait effectivement trahis, je conservai mon rôle jusqu'au bout. Je levais alors les yeux pour suivre son regard. Sur ma tête ? Je posai une main sur le haut de mon crâne. Cette fois-ci je n’eus pas à simuler ma surprise. Une corne avait récemment prit forme. Voilà donc où m'avait mené l'utilisation exacerbées de mes facultés sensorielles alors que j'étais encore loin de pleinement maîtriser mes pouvoirs d'Akuma. Je pestai intérieurement vis-à-vis de mes compétences et de cette condition de non-humaine qui se présentait à la fois comme un don et une malédiction. Il ne me fallut pas plus d'une seconde pour réfléchir à une solution. Ce faisant je pris un air encore plus surprise. Je me gardai bien de maintenir mon capuchon afin d'éviter à tous de révéler cet appendice cornu. Sitôt je me précipitais vers la fenêtre du bâtiment le plus proches. Celle-là même dont le verre reflétait la lumière des lampes disséminées dans l'allée central. Je fis mine de m'attarder sur mon propre reflet avant de m'exprimer un peu plus bruyamment.

-Haaaaaaaaaa ! Non ! Ça recommence !! Fis-je avec un brin de panique dans la voix. Calme-toi, Calme-toi... Ce n'est pas la première fois. Tout va bien. Tu vas y arriver. Concentre-toi !! M'exclamais-je à l'encontre de mon reflet.

Mimant un effort non nécessaire, je parvins finalement à me débarrasser de cet apparat. Je me retournais alors devant les trois Shukaijin en rougissant comme une pivoine et m'inclinai à nouveau à répétition.

-Navrée, navrée, navrée ! Je ne voulais pas vous imposer cela ! C'est que je suis une Gekei du bélier voyez-vous. Je suis très fiers de mon totem. Il n'y a pas de problème avec. Seulement je ne sais pas le contrôler et.... Désolée, désolée, désolée !!!

Nulle doute que je n'aurais aucun mal à me faire passer pour une faible. Certainement un peu louche, mais faible quand-même. Je voulais d'abord tester leur réaction. Et voir comment ces derniers comptait.... Une minute. Ce n'était pas Van ? Le Seigneur de Taki que j'avais criblé de balle lors de son dernier séjour à Kaze ? Que faisait-il ici ? Il ne manquait plus que cela...




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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Lun 13 Juin 2016 - 11:54

Van fut surprit de constater que Seito n'avait pas entendu parlé de la mort de Yuki Samui. Sa disparition remontait déjà à plusieurs mois, tout comme celle de Setsuko qui s'était retrouvée sur la même mission qu'elle à Ta no Kuni. Cela ne faisait pas très longtemps que sa dépouille avait été rapportée par quelques émissaires du Pays de la Foudre. Yuki représentait à elle seule une perte considérable pour l'Empire. Le Shukaï n'avait pas seulement perdu une Kunoichi puissante. La Samui était aussi la cheffe de son clan et la Seigneur de Guerre du Pays des Neiges. Croire qu'elle ait pu perdre face au Patriarche et que Setsuko y soit aussi restée, était déjà bien difficile à concevoir ...

Hoheinheim s'apprêtait à davantage en révéler à Seito, lorsque le duo se vit interrompre par l'impertinence de quelques ivrognes. Ces hommes étaient venus s'en prendre à une jeune femme qui passait par là. Aussitôt Seito accouru dans leur direction afin de les faire fuir. Pourtant sa réaction fut bien curieuse et surprenante lorsqu'il déposa son regard sur le visage de la fillette. Le Yôgan venait d'avoir un mouvement de recul instinctif afin de se tenir suffisamment éloigné tout de même. En y regardant de plus prêt Van cru d'ailleurs reconnaître la forme d'une corne qui dépassait de la capuche de cette étrange fillette.

Les yeux du Lumineux étaient à présent rivés sur la Gekei du bélier. Intrigué ce dernier pencha légèrement sa tête sur le côté en s'interrogeant de la présence d'une seconde Gekei sur le territoire de l'Empire. Pour avoir fait quelques recherches tout d'abord au sujet de Takoyaki, Hoheinheim avait découvert que la plupart d'entre eux étaient originaires du Pays du Feu. Plus surprenant encore, celle-ci semblait faire exprès de garder ses bras le long du corps. En l'observant faire son petit numéro, Van remarqua qu'elle ne s'était jamais servie de ses mains. Débarrassée de son appendice naissante sur son front, la gamine revint vers eux l'air visiblement bien désolée.

Un sentiment étrange se saisi du Trentenaire qui passa machinalement l'une de ses mains sur sa cuisse. Ses vieilles blessures avaient choisi leur moment pour se réveiller. Van se rappelait encore bien des deux balles qui lui avaient transpercer la jambe. Mais très vite ses iris dorés retrouvèrent toute leur malice. Une idée vint traverser l'esprit du Lumineux qui se rappela avoir entendu la Gekei s'indigner de ne pas réussir à maîtriser son pouvoir. Par chance, le duo de Shukaijin était en fait accompagné de Takoyaki. Van ne doutait pas que sa créature accepterait volontiers de donner quelques conseils à sa semblable. Le tout seulement une fois qu'ils seraient parvenus à la retrouver.

Van ~ " Allons n'en soyez-pas désolée jeune fille. Ces hommes n'auraient jamais du venir vous importuner sans raison. Je suis surpris qu'une Gekei se trouve seule en pleine nuit, si loin de son Pays... Konoha se situe bien plus au Sud par delà Kusa et Taki si je ne m'abuse ? " Fit-il en se rapprochant de quelques pas afin de révéler sa présence.

Oui le Lumineux était une vraie petite fouine. Curieux de nature, le scientifique qu'il était avait parfois du mal à se contenir sans poser trop de questions. Que voulez-vous, par professionnalisme Van se plaisait toujours à disposer du plus d'informations possibles. Qui plus est, l'état d'alerte général du Shukaï ne venait que renforcer son désir d'en apprendre plus à son sujet. Non pas qu'il trouvait la fillette suspecte, mais maintenant qu'il savait qu'elle était Kunoichi, Van se devait de lui poser un minimum de questions.

Van ~ " Mon nom est Van Hoheinheim. " Fit-il en attrapant ses lunettes afin de les nettoyer. Une fois remises sur son nez, celui-ci reprit. " J'aimerai que vous nous accompagniez afin que je vous pose quelques questions. Voyez-vous nous sommes actuellement en état d'alerte générale et les étrangers se doivent d'être munis d'un laisser passer afin de circuler librement dans nos villes. "

Le regard rivé sur les bras cachés de la fillette, Hoheinheim sentit de nouveau ses deux blessures par balles le faire souffrir. Quelque chose tiquait chez elle. Et Van ne louperait rien de ce qu'elle ferait par la suite.

Van ~ " Mais cela vous le saviez déjà n'est-ce pas ? Il serait impossible pour vous d'être parvenue jusqu'ici sans ce fameux passe-droit. Montrez-nous ce papier signé par la main de l'un des notre et nous vous relâcherons sans faire d'histoire. En attendant je vous serais grée de bien vouloir sortir lentement vos mains de derrière votre dos. " Adressa-t-il en veillant bien à insister sur le "lentement".

De son côté lui était prêt à réagir au moindre faux pas. Par pressentiment celui-ci porta même l'une de ses mains à la bouche afin d'y placer son pouce. Une goutte de sang ne tarderait pas à perler et lui permettre de rapidement invoquer ses Kuchyoses. Le tout bien sûr si la fillette se révélait plus difficile à faire coopérer que prévue.

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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Mar 14 Juin 2016 - 11:37

Seito se reprit bien vite. Ses yeux ne parvenaient cependant pas à se détacher de l'appendice cornu qui surgissait au milieu du front de la jeune femme. Elle disait être une Gekei ... Comme Takoyaki ? La particularité de ceux-là serait donc de se transformer en animaux, et non pas seulement en pieuvres comme l'avait d'abord supposé Seito. Une Gekei du bélier, donc. L'explication tenait la route -elle était en tous cas logique si l'on était certain de connaître la particularité de ce clan- mais Hoheinheim souleva un point important. Que faisait-elle sur le territoire du Shûkai ?

Seito ne connaissait rien de ces métamorphes animaliers. Il ne savait donc pas que leur terrain de prédilection n'était pas l'Empire, bien qu'il s'en doutât, ayant rarement croisé de tels spécimens au cours de ses pérégrinations au sein du Shûkai, mais bel et bien du Pays du Feu. Il n'y était jamais allé, mais avait eu à de nombreuses reprises l'occasion d'examiner des cartes du Yuukan. Il visualisait parfaitement la localisation du dit-pays, et également celle du village caché de Konoha, que son maître évoqua. Pour Seito, ce n'était cependant qu'une lointaine contrée, qui ne recelait que mystères et trésors à découvrir. Son âme d'explorateur, qui l'avait poussé à quitter son clan, continuait de hanter son esprit, devenu de plus en plus pragmatique au contact de l'administration.

Mais le Shûkai était bel et bien en état d'alerte. Suite aux différents attentats qui avaient ciblé l'Empire, et notamment la capitale, le Shozaichi, la vigilance des troupes était renforcée, et la tolérance envers les différentes infractions aux lois rabaissée. Il s'agissait de se prémunir contre d'éventuelles nouvelles attaques, d'éviter de revivre une fois de plus des traumatismes aussi importants, autant pour le moral du peuple que pour l'autorité de l'Empereur. Du haut de son piédestal, Samui Kakeshuou devait en effet être bien inquiet. Le Shûkai s'était entouré de quelques alliés, certes -les relations avec le Pays du vent semblaient être en bon point-, mais il avait également réussi à liguer quelques autres Nations contre lui. Qui pouvait garantir la bonne foi d'un étranger s'introduisant sur le territoire, dans une telle situation ? Sans doute personne. Mais, au goût de Seito, il ne s'agissait pas d'une bonne solution pour préserver la paix au sein de l'Empire.

Mettre en place un embargo sur le transit externe pouvait certes bloquer les intrusions de shinobis mal-intentionnés, encore que, s'ils étaient déterminés, il devraient pouvoir passer outre ce rideau de fer, mais c'était avant tout une séparation solide entre le Shûkai et le reste du monde. A quel prix devait être payée la sérénité du peuple ? A celui de l'isolement ? Certainement pas. C'était la porte ouverte aux critiques contre le Kamui, à qui il serait reproché de vouloir faire fonctionner son pays dans une forme d'autarcie, en rejetant ouvertement les autres nations. Et puis, comment pourraient se rencontrer les cultures avec une barrière aussi imperméable ? Comment pourraient circuler les idées, comment pourrait voyager le progrès ? Ce n'était pas seulement un embargo sur les entrées humaines, c'était un embargo sur l'humain.

L'heure n'était cependant sans doute pas à de telles réflexions. La politique de l'Empire attendrait, dans la mesure où Seito et Hoheinheim se trouvaient face à un potentiel danger. Dans une telle situation de crise, Seito avait appris à se méfier, même contre les apparences. Qui aurait pu croire, en effet, que cette jeune femme puise représenter une menace ? Tout dans son apparence n'indiquait que l'innocence la plus pure. Même son comportement embarrassé la disculpait. Mais il fallait, malgré tout, se plier au protocole et l'interroger.

Du coin de l'oeil, Seito vit son maître porter son pouce à sa bouche. Il fronça les sourcils. Il ne se doutait que trop bien de ce que ce geste, apparemment bénin, pouvait signifier. Il n'avait que trop eu l'occasion de le voir en situation de combat pour prévoir la suite des événements. Hoheinheim était sur ses gardes. Seito, sans pour autant se mettre en position de combat, se tint prêt à réagir. Si son maître jugeait la situation dangereuse, il y avait un risque concret, sans doute.

La brise redoubla, balayant la ville d'un air glacial.

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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Jeu 16 Juin 2016 - 21:02


Bien obligée, elle s’était glissé vers la rive en ondulant avec les vagues calmes, c’était une étrange transition avec l’ambiance actuelle de la terre ferme, où la pression se faisait ressentir aussi tôt de tout son poids… Ou alors c’était celui de ses vêtements qui lui donnait l’impression d’avancer lourdement. La bête s’ennuyait ici, d’ordinaire, le Maître la dirigeait vers des buts bien précis, c’était facile pour elle, dévorer en général les intrus qui polluaient Taki. Ici, il lui demandait de patrouiller. Comme si il y avait une utilité à cela, c’était bien un fonctionnement d’humains. Quoi que, alors qu’elle s’était hâtée malgré tout à rejoindre son duo, son ouïe pouvait se ravir d’une information… Elle tombait au bon moment !

~ Une Gekei ?! Comme moi aussi ? On va la ramener aussi avec nous ?

Pas question qu’elle partage son aquarium ! Elle s’empressait d’approcher, en ignorant le discours du Lumineux, Laissez passer ou truc du genre, la bête n’en avait que faire, surtout, s’il s’agissait d’une congénère. Elle s’en approchait de plus près et d’un regard perçant, elle se focalisait sur son cou. Est-ce qu’elle aussi elle cachait ses tentacules dans ses cheveux, mais aucune trace du genre, alors sa congénère se mettait à humer l’air. L’odeur de la mer, certes, mais pas la leur. Elle la fixait perplexe, si elle était une Gekei comme le signifiait le Maître, elle n’en était pas une du milieu marin, du moins de la pieuvre, ils savaient se reconnaitre entres eux, mais il était très probable qu’elle face partie de la classe coté mammifères. Elle n’avait aucun intérêt alors. La bête haussait les épaules, mais elle espérait tellement au fond retrouver un semblable qui pourrait comprendre son amertume pour ce monde, qu’elle offrait quand même une chance à l’inconnue, en entamant de lui tourner autours, toujours en humant l’air à la recherche de ce petit soupçon animal. La Gekei pieuvre pouvait se montrer envahissante, presque oppressante, le Maître avait toujours le besoin de la tempérer, c’était plus fort qu’elle, un instinct qui la faisait en général identifier ses proies. D’autant plus qu’elle semblait enthousiaste.

~ Tu es venue de la mer ? Il fallait bien comprendre que dès lors, le Gouverneur de Taki parlait dans le vide, sa disciple comptait bien monopoliser l’attention de la Gekei. Mais elle oubliait qu’elle avait affaire à un homme tenace. Ce n’est pas très grave si tu n’en as pas, il a un faible pour les spécimens dans nos genres, il suffira de lui montrer ta particularité. Marmonnait-elle tout bas d’un air malicieux, il pourrait même l’adopter, mais pas dans son aquarium ! Tu as surement faim.

L’hybride avait ses priorités et dans sa logique, face à une congénère, c’était bien la première chose qui venait à l’esprit pour appâter une bête, le Lumineux l’avait bien fait avec elle. Peut-être serait-elle moins effrayée… ?


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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Ven 17 Juin 2016 - 23:48

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Je n'aurai pas cru qu'il leur en aurait fallut si peu pour les mettre sur le qui vive. Le seigneur de Taki s'exprima d'un ton naturellement aimable, mais le fait qu'il porte son pouce à ses dents trahissait son intense suspicion. Était-il possible qu'ils aient déjà percé à jour ma mise en scène ? Non, ce n'était pas possible. Il n'y avait pas de raison à cela. Hors les propos de sa seigneurie étaient des plus mal aviser. Je n'osai croire que ses notions d'histoires et de géographie s'en voyait aussi décalée.

-Hein ?? Konoha ? Mais comment ça ?! Je ne suis pas une étrangère !! Qu'est-ce que vous dites ? Fis-je en accord avec le simulacre de maladresse qui me sied depuis ces dernières minutes. Je levais par ailleurs les mains en toute transparence.Heu... Désolée monsieur... mais... Les Gekei ne viennent pas de Konoha, mais de Mizu. Ils ont juste migré vers le pays du feu depuis. Je... je suis restée avec mes parents dans les marais aux milieux des mangroves, là où étaient nos ancêtres. C'était avant que l'empire n'arrive et nous rallie à lui.

Je me retrouvais à improviser cette histoire qui pouvait être parfaitement vérifié. En tant que Kunoichi je mettais un point d'honneur à me renseigner aux mieux sur les origines et histoires passés des divers clans Shinobi. Le clan des Gekei ne faisait pas exception. Je fis alors mine d'essayer de me calmer, toujours rouge de honte, j'expirai lentement comme si cela pouvait m'aider à m'apaiser. Une poignée de seconde s'écoula durant lequel je me situai au centre entier de l'attention.

-Veuillez m'excuser monsieur. C'est que... nous venons d'arriver par la mer avec mes parents afin de trouver du travail. Je ne connais pas encore très bien ce pays ni ses coutumes. Je ne savais pas qu'il était interdit de sortir si tard le soir...

Dis-je d'une petite voix qui devenait de moins en moins audible. Je baissai les yeux vers les pavés, laissant à penser que je n'osai plus soutenir leur regard. Malheureusement mon jeu se limitai là, je n'étais pas encore en mesure de verser des larmes sur commande.

-P...PARDON ! M'exclamais-je comme s'il me fut impossible de contenir la nervosité que contenait mon corps. En même temps que ce mot je m'étais incliné respectueusement, demeurant droite comme un pique avant de faire semblant de me rappeler que je ne devais pas les placer ainsi.

Je m'apprêtai à recevoir leur réaction, seulement l'une des personnes eux un comportement des plus inattendu. Elle s'avança subitement vers moi avec un regard emprunt de curiosité et d'amusement. Sans parler de mon instinct je pouvais dors et déjà affirmer que quelque chose n'allait pas chez cette fille. Où plutôt que certaines choses n'étaient pas à leur place ou présente en trop. En effet j'étais en mesure de sentir son chakra se déverser de façon éparse dans son organisme jusqu'à atteindre d'espèces d'excroissances qu'il m'aurait été difficile de définir. De ce que je cru comprendre elle était également une Gekei, mais impossible de déterminer de quelle espèce. Lorsqu'elle se pencha vers moi j'émis le mouvement de recul craintif relatif à mon rôle. Ce faisant je l'avisais à mon tour avec des yeux ronds, papillonnant à intermittence. Lorsqu'elle me demanda si je venais de la mer, je me contentai simplement d'un hochement de tête avant de lui répondre.

-Oui, oui... par bateau...

Pour le reste je ne comprenais pas vraiment où est-ce qu'elle voulait en venir, mais je n'avais aucune raison de pas entrer dans son jeu. Aussi, lorsqu'elle me demanda si j'avais faim, j’acquiesçai une nouvelle fois tout en déposa mon index sur ma lèvre. De la sorte je donnais l'impression que toute mon attention était accaparée par la jeune femme alors qu'il n'en était rien en réalité.

-Pourquoi toi tu viens d'où ? De Mizu aussi ? Je ne t'ai jamais vu là-bas !

Je fronçai les sourcils, penchant légèrement la tête sur le côté.

-Tu es une Gekei de quoi ?


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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Sam 18 Juin 2016 - 12:35

Sans entreprendre de faire ses signes incantatoires, le Lumineux resta ainsi le pouce coincé entre ses dents à attendre les réponses de la dite Gekei du Bélier. Seito de son côté se tint bien silencieux en regardant la jeune femme faire son petit numéro. Hoheinheim n'était habituellement pas aussi agressif et nerveux avec tout le monde. Pourtant cette fois quelque chose en lui, lui dictait de le faire. Sans doute la douleur de ses deux vieilles blessures par balles, qui s'était réveillée dés leur rencontre. C'est en tout cas sur ce sentiment étrange, que le Trentenaire basait toutes ces interrogations. Son intuition l'avait rarement trompé. Dans tous les cas avoir l'air méfiant soufflerait à la Gekei de quoi se tenir tranquille durant son petit séjour. Cela même si elle n'avait rien d'une criminelle ...

Finalement Takoyaki retrouva ses deux comparses. Curieuse, celle-ci s'approcha de sa semblable en snobant complètement le discours de son Maître. Van ne prit pas personnellement l'attitude insolente de sa Gekei qu'il savait notamment très indépendante. C'est en tout cas en prenant tout son temps, que le Lumineux analysa les propos de la Mizujin. Cette dernière en savait beaucoup sur son clan. Certainement que tout cela était naturel pour l'une des leurs. La jeune femme s'empressa d'ailleurs de corriger la pensée du Seigneur de Guerre en lui affirmant que plusieurs autres Gekei étaient restés à Mizu, leur terre d'origine. Car même si la plupart d'entre eux étaient partis pour le Pays du Feu, il était vrai que quelques uns vivaient encore sur l'archipel ...

La Gekei s'excusa ensuite en exprimant son ignorance totale de la situation. Michiki n'avait pas bien travaillé si même les habitants de son Pays ne connaissaient pas encore les nouvelles règles établies par l'Empereur. Heureusement pour cette jeune femme que le Lumineux avait croisé sa route pour le lui faire comprendre. Car à présent, celle-ci se trouvait sur les terres de la grande Capitale de l'Empire.
Takoyaki pour le coup semblait s'amuser de la présence d'une autre hybride comme elle. Il ne fut d'ailleurs pas bien difficile d'entendre leur petit échange. Van quant à lui resta bien silencieux. Il ne comptait pas lâcher la fillette aussi facilement avec cette mauvaise impression. Par chance la présence de Takoyaki suscitera peut être l'intérêt pour elle de rester encore un peu en leur compagnie. Une excuse banale qui leur servirait à la garder à l’œil pendant un petit moment.

Van ~ " Takoyaki semble bien t'apprécier tu es chanceuse. Il est bien rare pour elle de se faire des amies. " Lança-t-il comme pour radoucir un peu l'atmosphère. Il n'en était rien bien sûr, les amis de Takoyaki mourraient en général. " Je ne souhaitais pas vous effrayer mais comme vous pouvez le voir, notre présence n'est pas anodine. Nous veillons à la sécurité du Pays et ne faisons que remplir notre travail, rien de plus. "

Un détail important à soulever compte tenu de leur état de sécurité actuelle. Les Seigneurs de Guerre n'étaient pas de simples soldats que l'on envoyaient faire quelques patrouilles de routines. La dernière question de la Gekei du bélier fit sourire le Lumineux. Mizu était un archipel composé de nombreuses îles différentes. Il n'était pas très pertinent de dire à Takoyaki, qu'elle ne l'avait jamais vu. Car pour être originaire de l'une de ces îles lui aussi, et pour y avoir vécu les trente premières années de sa vie, Van n'avait jamais rencontré de Gekei jusqu'à son arrivée au Shukaï ...

Van ~ " Qu'en penses-tu Seito Kun ? Cette jeune fille te parait-elle plus suspecte que Takoyaki ? "

Une simple comparaison suffisait très clairement à voir la différence. A côté d'elle, la créature du Maître ressemblait à un monstre à la peau bleutée. Le Gouverneur de Mizu aussi l'était dans son propre genre. Pour avoir à de nombreuses occasions travailler avec lui, Hoheinheim pouvait affirmer que pour les deux seuls Gekei qu'il connaissait, aucun d'eux n'était totalement saint d'esprit. Le bélier le serait-il plus ?

Van ~ " Nous ferions bien de la raccompagner aux côtés de ses parents. Il serait malheureux que quelques ivrognes viennent à nouveau l'importuner n'est ce pas ? "

Le bon côté des choses étant qu'elle ne saurait refuser la démarche après tout ça. Quelle bonté d'âme ce Hoheinheim.
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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Sam 18 Juin 2016 - 15:14

Seito écouta d'une oreille distraite les paroles des uns et des autres. La Gekei avait l'air d'une telle innocence qu'il était difficile de l'accuser de quoi que ce soit, sinon de s'être perdue. En plus, si on s'en tenait à ses paroles et seulement à celles-ci, ce qu'elle disait tenait la route. En grand candide, Seito ne savait rien des Gekei -et il le regrettait amèrement en cet instant. Aussi, il ne pouvait que se laisser porter par les arguments des uns et des autres, sans vraiment pouvoir se forger une opinion personnelle. Il devait partir sur la base de la confiance en son maître ou en l'inconnue, et non pas sur celle de ses propres connaissances, qui lui aurait assuré une base stable et sûre dans sa réflexion. Survenait un dilemme qu'il aurait préféré éviter.

En effet, il se trouvait confronté à un choix pour le moins cornélien. Qui des deux rhéteurs avait raison ? Car il s'agissait en effet d'une lutte entre orateurs, même s'ils ne le montraient pas explicitement. La jeune femme, Gekei du bélier selon ses dires, assurait sa défense en utilisant d'une certaine forme de discours, qui voulait la déculpabiliser en usant d'une forme de charme. D'un autre côté, et ce même si l'échange restait relativement cordial, Hoheinheim ne manquait pas de l'assaillir de questions.

Qui croire, donc ? Son maître, Seigneur de Guerre de Taki, qui lui avait permis de gagner en puissance mais dont les intentions restaient encore et toujours obscures, ou l'inconnue au comportement trop véritable pour être complètement feint ? Seito était bien évidemment tenté de se rallier au côté de son senseï, qu'il savait doté d'un esprit supérieur et malicieux, quoi que pas forcément usité pour de bonnes raisons. Cependant, la figure angélique, l'attitude de grand égarement de la Gekei le poussaient à ne pas se formaliser.

En bon médiateur, il choisit de ne croire sur parole ni l'un ni l'autre des deux partis, et de se cantonner à ses propres réflexions. Ce ne serait pas facile, puisqu'il devrait se baser uniquement sur des doutes, et sur aucune certitude, mis à part le fait que le Shûkai demande, de par son état d'alerte, de montrer un laisser-passer pour les étrangers. Mais, de cette façon, il lui semblait qu'il se protégeait des potentiels dangers que pouvaient représenter les deux lutteurs verbaux.

Toute cette réflexion avait été provoquée par la question de Hoheinheim. Soudainement, Seito avait été intégré à la joute, et devait servir d'appui à son maître. Il ne pouvait, en tous cas, pas faire autrement. Aller à l'encontre de sa demande reviendrait à nier son autorité, d'une façon ou d'une autre, face à une civile, et ainsi à lui enlever toute crédibilité. Sans oublier les conséquences moins immédiates d'un tel acte. Non, Seito ne pouvait pas se permettre de desservir son maître, pas maintenant.

"Je ne peux pas me permettre de juger qui que ce soit, mais elle semble en effet avoir besoin d'un peu d'aide. Peut être que si elle nous indique l'adresse où elle loge, nous pourrions la raccompagner, comme vous le proposez."

Il se tourna alors vers la jeune femme.

"Alors, où est-ce qu'on vous emmène ?"

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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Dim 19 Juin 2016 - 22:47


C’était la première fois que la bête voyait quelqu’un contrariait son Maître. Hormis des fous opposants parfois à Taki, qui avaient tous rejoins ses crocs puis la poussière. C’était définitivement une intéressante rencontre, très instructive, la Gekei se montrait plus calme maintenant que sa congénère expliquait la variation de l’histoire de leur clan. Leur nid d’origine se tiendrait donc chez une certaine Mizu, un pays ou une région surement, la bête tentait bien de situer l’endroit, mais sa géographie restait encore grossière. Un point qui lui faudrait corriger en rentrant, elle se gardait de tous commentaires à le sujet, le Maître aurait tellement adoré qu’elle reconnaisse à quel point il avait raison quand il lui parlait de l’importance de l’assiduité à l’étude… Venait-elle de Mizu ? Bonne question que venait de poser l’inconnue.

~ Une Gekei de la mer, c’est d’elle que je viens après tout.

Difficile de donner plus d’informations que cela, l’hybride n’en avait pas et en tant que prédatrice dans l’espèce animale, elle se préservait de montrer ses appendices, au cas où cela pourrait gâcher l’attention qu’elle venait d’acquérir, en apparence du moins. De là à dire qu’elles seraient amies. La boulette de poulpe jetait un regard au Lumineux, oui enfin, tout dépendrait de son goût en définitive. Certes, elle ne mangerait pas un autre poulpe, encore que… Mais en revanche une autre espèce pourrait être tout à fait digérable. Pour l’heure, la nouvelle Gekei du groupe n’avait pas trop de soucis à se faire de ce côté, en effet, avec Seito et Van pour escorte, difficile d’imaginer pour Tako un moment de répit assez long et propice pour vérifier. Elle se faisait une raison, la connaître c’était déjà bien.

~ Peu de chance qu’on y pu s’y voir. Je t’aurais probablement croquer ! Le ton joyeux et le sourire chaleureux presque on aurait pu penser que c’était une taquinerie. Quand on ne la connaissait pas du moins. Tu as parlé de Mizu, c’est loin d’ici ?

Questionnait-elle en l’entrainant à nouveau en direction de la ville, non pas sans avoir toujours l’oreille assez tendue vers ses coéquipiers pour entendre leur échange. Suspecte non, aussi docile qu’elle voulait leur faire croire ? Elle ne présentait pas vraiment les signes habituels de l’anxiété que pouvait observer la prédatrice, mais ça ne la choquait en rien, elle-même jouer les choses craintive ou chétive la plupart du temps avec les humains. Ceci dit, un détail la titillait.

~ Tu parais assez adulte pour vivre ta seule, est-ce que vous vivez en troupeau ? Dans ce cas où sont les autres, pourquoi vous vous êtes d’détacher du groupe ?

Question étrange, pourtant très naturelle aux yeux d’une Gekei. Après tout, leurs instincts restaient plus animal qu’humain, où qu’ils évoluaient… D'ailleurs, tandis que le Maître reprenait son insistante interrogation, sa disciple elle, pour éviter les moqueries, se tournait vers Seito pour lui glisser une autre interrogation, c'était définitivement le thème de la soirée...

~ Seito, qu'est-ce que c'est un Bélier?

Est-ce que ça se mange?...
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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Lun 20 Juin 2016 - 12:52

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Je commençai grandement à croire que mes interlocuteurs étaient dotés d'un sixième sens, où alors cela signifiait que j'étais une mauvaise comédienne par nature, Plus que je ne le pensais dans tous les cas. Même si dans un sens il était probable qu'ils veuilles me raccompagner cette intention était clairement centrée sur un objectif qui était tout sauf salutaire. Un seigneur de guerre en garde avait certainement mieux à faire que de devoir raccompagner une jeune femme un peu perdue jusqu'à chez-elle. Ou alors, il aurait simplement déchargé un de ses hommes de le faire pour-lui. Il ne me restait donc plus qu'à partir du principe que j'étais en partie démasquée tant pis pour la mise en scène, mais je comptais continuer de jouer mon rôle jusqu'au bout. Après tout, je restai persuadée qu'ils ne pouvaient être certain de quoique ce soit.

-Hein ?! Me raccompagner ? J'arborai de grand yeux, pointant un index vers ma personne, dubitative que je laissai paraître, semblant méditer sur la question avant de finalement commencer à agiter mes mains devants moi. Haaaa.... Nan c'est que... Vous ne pouvez pas faire cela !! C'est pas vraiment possible... C'est que... Je fis une moue boudeuse tourna la tête de côté tout en renvoyant mon index qui, cette fois-ci, gratta ma joue. Je suis comme qui dirait sortie en cachette et sans permission... Ce faisant je rougissais de plus belle. Bon... Bon... Ce n'est pas tout mais je vais rentrer. Merci messieurs et mademoiselle ! J'espère vous revoir.

Les bras le longs du corps je m'inclinai respectueusement avant de m'en aller en courant, empruntant la direction de ruelle qui m'était donné. Je n'eus qu'à faire quelque mètre pour disparaître de leur champ de vision, ne serait-ce que durant une seconde. Le temps qu'ils me rattrapent, j'avais déjà disparue, devenue totalement invisible tout en usant de mes facultés sensorielles afin de masquer le bruit de mes pas. Je ne me fis guère prier pour bondir sur le premier toit venu, accentuant ma course entre les bâtisses. J'avais fais en sorte de ne laisser au petit groupe aucunement le temps de réagir, de manière à leur donner l'avantage de s'être davantage adressé à un fantôme qu'à une réelle personne. Et sans chercher à m'attarder davantage avec ces sombres sottises, je filais de toit en toit pour me rendre jusqu'à la caserne située en amont du port, mes deux prochains objectifs.




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Dernière édition par Aozora S. Oniri le Dim 28 Aoû 2016 - 22:54, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Mer 22 Juin 2016 - 12:42

Ce fut donc d'un commun accord que les trois Shukaijins décidèrent de raccompagner la jeune Gekei du Bélier auprès de ses parents. Van appréciait d'ailleurs de voir ses deux élèves aussi coopératifs. Seito paru même convaincu par l'idée de l'escorter en émettant malgré tout quelques réserves. Takoyaki elle, se mit à jouer aux inspectrices à son tour. Son but étant simplement d'en apprendre le plus possible sur l'une de ses congénères. Toujours un peu éloigné, Hoheinheim quant à lui continuait d'observer la Gekei de ce même regard perplexe. Il ne devait pas être surprenant pour elle, de se sentir peu à peu piégées par toutes ces questions ...

Finalement la pression fut sans doute trop intense. A l'angle d'une ruelle, la Gekei du Bélier disparue tout simplement du champ de vision du groupe après leur avoir confié qu'elle était sortie sans permission et en cachette.. Le Lumineux n'appréciait pas le fait d'être prit pour un imbécile. Encore moins par une gamine qui voulait lui faire croire à son innocence. Sans tarder donc le Trentenaire se mordit le pouce et invoqua deux scorpions géants. Les bêtes avaient approximativement la taille d'un homme et pouvait largement supporter le poids de ces derniers sur leur dos. Après quoi les Kuchyoses vinrent se placer aux côtés de Seito et Takoyaki tandis que Van s'apprêtait à donner l'alerte à travers toute la ville.

Van ~ " Takoyaki, Seito ! Poursuivez la Gekei et déclencher aussitôt un signal, quand vous l'aurez trouvé. "

Le Lumineux lui se dirigea sur une rue plus large de la ville afin d'y invoquer un troisième Kuchyose cette fois bien plus imposant que les deux derniers. La bête se tenait sur l'ensemble de la rue. Ses pattes reposaient pour certaines, sur les murs des bâtiments tandis que la queue et les pinces en surplombaient la plupart. Zwei était de retour après une si longue absence. Il fallait dire qu'après avoir été sévèrement blessé lors de sa dernière sortie, le Kuchyose avait dû panser longuement ses blessures au fil des mois.
Au sommet de son crâne se tenait fièrement le Hoheinheim qui remonta ses lunettes avant de gonfler sa cage thoracique.

Van ~ " Regagnez vos maisons au plus vite habitants de Kanazawa ! Une fugitive se cache parmi nous. Sachez que tout individu prit en train de circuler dans les rues sera considéré comme ennemi de l'Empire ! "

Inutile d'en faire davantage, l'apparition soudaine d'un scorpion géant faisant la taille d'un immeuble devait très certainement déjà avoir attirer toute l'attention. Sans perdre de temps les rues se vidèrent en l'espace de quelques instants. Tous ne souhaitaient pas finir écrasé ou bien tué pour avoir trainer sur la route. Il n'était pas question pour eux d'avoir à gérer les civils en plus de la kunoichi qu'ils avaient finalement démasqué. Enfin le Trentenaire déroula trois de ses précieux parchemins afin de déployer tout son arsenal de marionnettes. Kurou, Koura et Ashi se tenaient tout autour de leur maître parfaitement reliés à chacun de ses dix doigts.
Zwei se mit en marche en veillant à ne pas faire trop de dégâts derrière son passage. Le regard bien en hauteur, Van ne manquerait rien du moindre signal que lui fournirait ses élèves...


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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Jeu 23 Juin 2016 - 16:08

Seito fut tout aussi étonné que son maître en voyant la jeune fille disparaître, purement et simplement, dans une ruelle. Il crut d'abord être l'objet d'un effet d'optique. Peut être l'obscurité lui jouait-elle tout simplement un tour ? La jeune fille pouvait tout aussi bien continuer à courir dans la ruelle, masquée par le voile noir de la nuit, fugitive seulement de ses parents, comme elle le prétendait. Son alibi se faisait de moins en moins convaincant, et Seito s'en était aperçu. Le fait qu'elle se soit enfuie après avoir argué qu'elle était sortie en cachette ne pouvait qu'encourager les soupçons à son égard. Même une jeune fille, même une étrangère, devait comprendre qu'en la présence des autorités locales, on ne s'enfuyait pas simplement, surtout quand ces autorités s'étaient montrées particulièrement suspicieuses. De toute évidence, l'individu était suspect, et avait quelque chose à se reprocher qui valait la peine de prendre la poudre d'escampette. Restait à savoir quoi ...

Les instructions de Hoheinheim ne se firent pas attendre. Le Seigneur de Guerre avait l'esprit adapté à la situation, et il devait déjà avoir préparé un plan d'action pendant que le jeune fille essayait de défendre tant bien que mal sa cause. Seito approuva les ordres qui lui furent donnés, et il se tourna vers Takoyaki.

"Bon, si on l'a vue disparaître, elle doit pouvoir se camoufler ou quelque chose comme ça. Dans ce cas, on est pas prêts de la repérer à l'oeil nu. Mieux vaut prévoir quel genre d'endroits pourrait lui servir de refuge. Vu la direction dans laquelle elle est partie, elle doit avoir quelque chose à faire en ville. Je vais passer par les toits, elle sera plus facile à repérer d'en haut. Toi, patrouille dans les rues. Si on voit quoi que ce soit d'anormal, on envoie le signal. Capiche ?"

Seito prenait aussi sa part de responsabilités. Son propre esprit de jugement lui permettait de se mettre dans le bain de l'action. Ils faisaient face, de toute évidence, à une menace du même type que celle qui avait frappé le Shozaichi, quelques temps plus tôt. Les dangers pour les populations locales étaient élevés. Il fallait être le plus précautionneux possible, et éviter les dégâts au maximum.

C'est à ce moment que Hoheinheim fit apparaître son théâtre de créatures aussi diverses que variées. Seito et Takoyaki furent accompagnés d'un scorpion imposant chacun, tandis que leur maître se tonnait sur le sommet du crâne d'un arachnide de stature beaucoup plus imposante. Depuis son nid d'aigle, il donna l'alerte à la ville entière. C'était bon. La population pouvait commencer à paniquer. Cependant, depuis son perchoir, il émanait du Seigneur de Guerre une aura imposante. Une auréole de puissance l'entourait soudain. Seito ne s'était jamais vraiment demandé quel était le potentiel véritable de son maître, bien qu'il ait déjà eu l'occasion d'avoir des aperçus. Ce n'était cependant rien comparé à l'arsenal dont il faisait maintenant l'étalage.

Un signe de tête à ses camarades, et Seito sauta sur le toit le plus proche. Il entendait derrière lui le claquement des pattes du scorpion sur les tuiles. Il s'efforcerait de faire abstraction de cette présence à ses côtés, au moins pendant ses déplacements. Il se connaissait, il se serait inquiété de l'état du scorpion et de sa capacité à le suivre. Là, l'heure n'était cependant pas à la sollicitude. C'était une situation de crise, qui concernait une ville importante de l'Empire. Il était vital de mettre ce genre de pensées sur le banc de touche.

D'ailleurs ... Pourquoi avoir choisi cette ville ? Si cette personne, de toute évidence anonyme, avait choisi de commettre quoi que ce soit à Kanazawa en particulier, il devait bien y avoir une raison. Quels étaient les caractéristiques de la ville ? C'était un centre de navigation et de commerce maritime important pour le Shûkai. Le reste était une évidence à déduire. Seito changea de direction en un clin d'oeil. Il courait maintenant de toit en toit avec les entrepôts pour objectif. C'était, à son sens, une cible de choix pour quiconque voulait endommager une ville portuaire.

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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Jeu 23 Juin 2016 - 16:44


La bête grognait son mécontentement, non seulement elle perdait la trace d’une congénère, mais en plus voilà qu’il faudrait courir partout en étant particulièrement remarqué. Fini les petits débordements, elle qui croyait se trouver au milieu d’une patrouille de routine. Elle humait l’air, mais son parfum semblait s’être totalement effacé, leur fugitive était vraisemblablement aussi rapide alors. Seito offrait à son tour ses instructions et la Gekei toisait son partenaire écailleux, elle lui passait en dessous pour vérifier qu’il n’y avait pas d’empreinte ou autre indice et face à un néant, pas d’autre option que longeait la rue. Elle grimpait alors sur le dos de sa monture tout en jetant un regard vers son maître impossible à rater désormais. Si elle avait tout ce joli monde aux fesses, probable que son instinct de survie lui dirait de prendre la fuite, mais vers où irait la Gekei ? La mer évidement, mais elle savait maintenant que sa possible congénère était de type terrestre, donc elle pourrait prendre le chemin le plus court pour retrouver les portes de la ville ou une sortie annexe qui la mettrait à couvert. Trêve de réflexion, elle décidait faute de réelle solution de se soumettre au feu de l’action tout en suggérant au scorpion de courir à sa guise à travers les ruelles de façon à les quadriller le mieux possible, le tout bien sûr, sans suivre la zone sur laquelle Seito exerçait et où le Maître avait belle vue.

Leur chevauché les faisait croiser divers civils totalement affolés et une marée humaine au centre-ville l’obligeait à s’arrêter. A tous s’entasser pour fuir, ils en venaient à se piétiner et même à obstruer leur passage sans même réfléchir à faire demi-tour. Elle bondissait de son scorpion en lui suggérant un air menaçant pour se faire obéir, puis de ses longues tentacules, pas le choix, s’entamait un travail de séparation de tous ces imbéciles humains. Quelques minutes et quelques blessés en définitive pour ramener un peu d’ordre là-dedans et rien de mieux pour dissiper la folle foule qui l’avait à peine remarquer jusque-là, qu’un rugissement de monstre marin pour les voir prendre la poudre d’escampette comme-ci c’était elle leur ennemie. Créatures stupides pensait-elle assez fort pour ça s’échappe par sa voix sous l’oreille attentive du scorpion qui avait drainé la circulation vers des bâtiments par menace de ses pinces. La rue était enfin déserte et toute tentative d’escampette avait valu un face à face avec la bête, ses tentacules et ses crocs, qui non ne s’étaient pas planté, juste montrer pour faire trie de civil apeuré et éventuel ennemi.

Après cette perturbation qui n’avait duré qu’un instant qui avait paru des heures pour la Gekei, le duo se retrouvait à nouveau à parcourir les rues et à nouveau le cas de figure qui se présentait. La bête s’impatientait, mais au moins, elle comme le scorpion à la taille démesuré avaient trouvé la meilleure des techniques pour régler ça rapidement. C’était comme gardé un troupeau de moutons… Aucun signe de Seito ou du Maître qui était probablement à l’origine de la panique lui, pire aucune grâce de découverte de leur fuyarde. Un coup de tentacule pour assommer un civil récalcitrant et un moment de réflexion : Qu’est ce qui se tramait encore dans leur monde de fous… ?

~ Par où maintenant grosse bête ?

Est-ce que toute cette agitation valait-elle bien le coup ?
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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Ven 24 Juin 2016 - 0:35

Les voici qui déclenchaient l'alerte général dans toute la ville,obligeant les civiles à rentrer chez-eux. Je peinai à croire qu'il soit à cran à ce point. Dans un sens cela traduisait le sentiment d'insécurité qui gagnait chacun depuis les derniers attentats sur le Shozaichi. Ce qui rendait les enjeux de cette attaque d'autant plus intéressants. Échouer dans leur avant-garde serait un parfait indicateur de leur incapacité à fait front face à une quelconque menace extérieur. Il en ressortait une image d'un empire affaibli ne pouvant subvenir au besoin de sécurité les plus primaires. Le sentiments d'impuissances, de pertes de contrôle, la peur étaient tout autant d'armes aussi efficace que les jutsu.

En soit, de part ses actes le Hoheinheim m'avait octroyé une parfaite incitation au carnage et à la destruction. Et je ne comptais pas le décevoir, prête à ne reculer devant rien pour atteindre mes objectifs. Une victoire n'était véridique que lorsqu'elle était totale et ce genre d'opportunité ne se présentait que rarement. Filant à vive allure de bâtisses en bâtisses, de toits en toits je me rapprochai progressivement de la caserne par laquelle affluaient les gardes. Cela tombait plutôt bien, moins il y en avait et plus il me serait aisée de m'y infiltrer. Et tel fut ce que je fis en disposant cette fois-ci un explosif d'une toute autre sorte.

Quand les précédents avaient pour but de faire exploser les divers bâtiments stratégiques celui-ci serait littéralement réduit à cendre, ainsi que tout ce qui se trouvait autour dans un rayon d'une centaine de mètre. En ressortant je me postai littéralement sur le toit de cette dernière, avisant mon derniers objectifs: le port. Je ne sourcillais nullement en voyant la carrure chitineuse de l'immense arthropode déchirer la nuit. On moins avait-il le mérite de se donner une certaine allure. Seulement la prestance ne faisait pas tout. Il était temps de voir si notre homme avait fait des progrès depuis notre dernière rencontre. En effet le chemin était déjà tout tracé dans mon esprit et les raisons qui me poussaient à agir certaines.

Ce faisant je me contentai en premier lieu de composer le signe du tigre pour faire détonner les trois premières décharges d'explosifs exceptant naturellement la caserne. Seulement à ma grande surprise seules deux grandes explosions retendirent. Le fracas se fit entendre jusqu'ici au point de manquer de me vriller les tympans. Des colonnes de flammes et de fumées s’élevèrent dans le ciel étoilé. Ils provenaient de la capitainerie et du phare, mais pas des entrepôts. Reniant l'idée que mon sceau puisse être défectueux j'en vains à la conclusion que quelqu'un l'avait intercepté. Tout compte fait peut-être avais-je sous-estimé le potentiel de ces shukajins. Seulement il n'était pas lucide pour moi de m'attarder sur cette quête secondaire. D'un bon agile je m'élançai donc en direction du port.

Je fis cependant un détour vers l'imposante créature qui quadrillait désormais la ville. Je vis alors le seigneur de guerre se pavoiser aux côtés de sentinelles faites de bois et de fer ô combien familière. Tel était donc la raison de sa venue à Suna ? L'idée que l'empire dispose de connaissance hérité de Kaze avait quelque chose d'amer. J'en fis cependant fi, courant sur les pavés de tuiles pour me placer à hauteur de l'imposante créature le tout dans la plus grande des discrétions. Déployant mes sens d'Akuma pour ressentir chaque vibration de l'air, j'achevai alors d'éteindre toute forme d'émotions ou de ressentiment en moi. Une nouvelle arme à feu apparût dans ma main droite, ainsi qu'un explosif dans l'autre. Je bondis alors avec agilité pour arriver sur la tête du scorpion à seulement quelques mètres de là où se trouvait le scientifique fou.

Avant-même que mes bottes n'aient pu toucher sa carapace, une balle sortie de nul part pour tenter de perforer le crâne de la bête. Invisible que je restai, celui que l'on surnommait le Lumineux, n'aurait que pour spectacle la vision de crâne de son familier explosant soudainement et sans raison apparente. Et dans la fraction de seconde qui aurait suivit l'effet de surprise, un flash éblouissant jaillirai du point d'impact pour bloquer temporairement sa vision. Mes capacités sensoriels avaient déjà prit le dessus sur ma vue, me permettant ainsi de prendre instantanément appuie sur ce que je supposai être le cadavre de l'invocation. Le tout s'était déroulé le temps d'un claquement. Ce faisant c'était comme je n'avais jamais interrompus ma course et me dirigeait à nouveau vers le lieu tant convoité où la mer venait s'échouer contre le rivage.





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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Ven 24 Juin 2016 - 2:21

Du haut de son Scorpion géant Van observait tout ce qui pourrait attirer son attention. Par delà les bâtiments, le Lumineux parvenait encore à distinguer Seito et Takoyaki mener leur recherche. La fugitive avait rapidement détalé en disparaissant de leur champ de vision. Mais au moins la ville s'était pliée aux ordres données par Hoheinheim. Son but n'était pas vraiment de parader aussi niaisement que ça à travers Kanazawa. Car bien que la présence de Zwei fasse de lui une cible de choix, il n'en permettrait pas moins de mesurer la force de combat de son adversaire. S'en prendre directement au plus gros de tous reviendrait clairement à dire que la Gekei n'était pas si novice que ça. Pour sûr si elle avait été aussi faible que ça, jamais elle ne s'en serait prit au plus gros des trois.

Il fallait dire que Zwei n'en était pas à sa première bataille aux côtés du Trentenaire. Car pour revendiqué être un Shinobi exclusivement porté sur la défense, son Kuchyose ne venait qu'ajouter une protection supplémentaire à tout son arsenal. La bête était massive mais aussi très robuste. Elle s'assurerait que rien n'arrive où ne vienne surprendre son Maître. Celle-ci plaçait par ailleurs ses deux énormes pinces à proximité du Trentenaire afin de ne rien laisser passer. Tout comme ses autres congénères la bête assurerait quoi qu'il arrive une défense impénétrable.

Au bout de quelques instants, deux explosions retentirent dans la cité. Une située au niveau du phare tandis que l'autre avait retentit à la capitainerie. Toujours niché sur le haut du crâne de son Kuchyose, Hoheinheim faisaient encore bouger ses doigts lorsqu'il vit Zwei s'agiter. Le Kuchyose venait très clairement de renforcer sa carapace à l'aide de son chakra. A défaut de voir leur adversaire, ils devraient tenir une défense béton au risque de se faire avoir facilement. Van n'en était pas à son premier combat contre un shinobi qu'il ne pouvait ni voir ni entendre. Il savait que ses chances de toucher ne se présenteraient qu'en de rares occasions. Occasions qu'ils devraient saisir au vol afin de faire mouche.

Il ne lui fallut pas bien longtemps pour voir sa première chance apparaître le temps d'un tir subtilement réalisé au dessus de la tête de Zwei. Manque de chance pour elle le Kuchyose ne disparaîtrait certainement pas aussi facilement que ça après avoir renforcer sa carapace. Pourtant la femme invisible parvint à faire éclater une grenade aveuglante qui coupa toute chance de toucher sa cible au Trentenaire. Malgré tout le scorpion se retourna pour balayer l'espace au dessus des toits en espérant atteindre la jeune femme. (lancé de dés réussi pour la trajectoire.)

En fin de compte et après coup, Zwei s'en ressortit sans aucune égratignure. La carapace luisante et en parfait état du Kuchyose démontrait clairement qu'il en faudrait plus pour parvenir à la percer. En attendant Van s'empressa de sortir un Kunai auquel il attacha un parchemin explosif qu'il lança plus en hauteur. L'explosion retentit juste au dessus du Kuchyose afin de prévenir Takoyaki et Seito que Van venait de retrouver la fugitive. Au même moment Zwei préparait déjà sa prochaine défense en invitant très clairement son adversaire à se jeter sur lui plutôt que son Maître.

Van ~ " Je suis impressionné de voir une Gekei du Bélier, qui plus est originaire de Mizu et en visite à Kanazawa... Être capable de manier des armes à feu avec une si grande aisance. Vos artifices me paraissent bien familier eux aussi. Pourquoi ne pas nous dire qui vous êtes réellement demoiselle ? "

Il ne la voyait pas mais espérait pouvoir la provoquer un peu. Un faux pas pourrait peut être révéler sa position et lui permettre de frapper. En attendant Hoheinheim agita ses doigts afin de tenir prête ses marionnettes. Laissant discrètement sortir de ses manches quatre petits scorpions qui se positionnèrent autour de leur Maître. Les marionnettes quant à elles ne cessaient de tourbillonner tout autour du Lumineux et des petits scorpions afin de lui fournir une première zone de détection. Si son adversaire tentait de franchir ses pantins, alors il déclencherait son Fuinjutsu. Passer au delà des marionnettes causerait certainement une perturbation même sur ses fils de chakra, si cela ne stoppait pas directement les pantins dans leurs trajectoires. Le tout était de se tenir prêt.


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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Ven 24 Juin 2016 - 11:46

Seito finissait de mettre en pièce le parchemin, quand un grondement sourd se déversa dans toute la ville, accompagné d'une soudaine lueur rouge. Une bourrasque, qui n'avait rien de naturel, balaya les toits. Seito sauta sur un toit à sa portée seulement pour découvrir un spectacle dont il avait déjà été témoin. Deux brasiers illuminaient déjà la ville d'une lumière de mort. Connaissant vaguement leurs emplacements, Seito constata amèrement qu'il s'agissait du phare et de la capitainerie. Des hurlements envahissaient les rues de Kanazawa. Bien évidemment, la population était en proie à la panique. Une panique dont l'alerte donnée par Hoheinheim n'était que le déclencheur. Difficile de retrouver la trace d'une poseuse d'explosifs dans un tel mouvement.

Seito était arrivé à temps aux entrepôts pour y trouver le parchemin qu'il venait de finir d'émietter. Il n'avait deviné que trop vite le rôle qu'il pouvait jouer. A partir de là, les objectifs de leur suspecte lui étaient devenus parfaitement clairs. Il était évident qu'elle cherchait à neutraliser la ville, et à faire tomber ses atouts stratégiques pour le Shûkai. La preuve en était qu'elle avait déjà réduit à néant la capitainerie et le phare -qui ne serait encore une lueur d'espoir pour les marins que pour quelques heures. Les entrepôts étaient de toute évidence une autre de ses cibles, et elle devrait être assez étonnée quand elle verrait que ce bâtiment-là n'avait pas explosé.

Maintenant que la culpabilité de la jeune femme était évidente, tout ce qu'elle avait pu dévoiler à l'équipe Kogane était remis en question. Elle pouvait tout à fait ne pas appartenir au clan des Gekei. Mais alors d'où lui viendrait cette corne qui avait semblé pousser sans qu'elle s'en aperçoive au milieu de son front, et comment avait-elle pu la faire disparaître ? Elle était apparemment une Kunoïchi. Sa disparition soudaine ne pouvait être que le résultat d'un camouflage dont seuls quelques Shinobis expérimentés avaient le secret. Dans ce cas, il y avait fort à parier qu'elle sache également se débrouiller en matière de combat. Il faudrait donc être particulièrement précautionneux en cas de combat. Vu les dégâts qu'elle avait causés, elle pouvait se révéler être un adversaire particulièrement dangereux.

Une nouvelle explosion survint dans le ciel déjà embourbé de fumée. Ce n'était cependant pas une grosse explosion, comme celles qui s'étaient déjà produites, mais plus une légère déflagration, sans doute provoquée par un parchemin explosif. Peut être le signal d'alerte ? C'était en tous cas un point méritant l'attention. Seito en ayant terminé aux entrepôts décida en une fraction de secondes -puisque dans ce genre de situation, le temps de réflexion est un luxe- qu'il devait s'y rendre.

Il pointa du doigt le nuage de flammes dans le ciel. Le scorpion lui montra son approbation d'un mouvement de sa queue chitineuse, et les deux camarades reprirent leur course sur les toits. Seito constata qu'au cours de leur déplacement la carapace du scorpion semblait être agitée d'une énergie particulière. Sans doute devait-il se préparer à l'affrontement qui ne saurait tarder. Mieux valait, en effet, être précautionneux. Seito, lui, ne pouvait rien faire sinon s'apprêter mentalement. Le spectacle qui l'entourait ne lui rappelait que trop le Shozaichi en flammes pour qu'il puisse ignorer complètement les sentiments de douleur qui refaisaient surface. Il daignait espérer qu'il n'y avait pas encore trop de blessés civils, même si les pertes ne seraient sans doute pas nulles. Il avait l'impression d'être complètement impuissant face à une attaque qu'ils avaient pourtant sentie arriver. Ils avaient appréhendé une suspecte, mais n'avaient pas pu l'empêcher de s'enfuir. A quoi avaient-ils servi jusque-là ?

Il arriva finalement, lui et le scorpion qui l'accompagnait, sur un toit à proximité de Zwei, l'immense arachnide invoqué par Hoheinheim. Quelques événements semblaient s'être produits ici, déjà, puisque les marionnettes du Seigneur de Guerre gravitaient autour de lui avec frénésie, comme pour lui assurer une défense sans brèche. Avait-il été attaqué ? Seito, pour sa part, se contenta pour l'instant de rester dans l'ombre des toits. Si la mystérieuse terroriste voulait les prendre par surprise, autant se plier le moins possible à son jeu. Si les dégâts étaient déjà importants, il ne restait plus qu'à limiter la casse.



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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues Ven 24 Juin 2016 - 13:13


Une vibration dans le sol accompagnant l’explosion pas si éloignée d’eux au final. Les sourcils froncés par son incompréhension, la bête cherchait une réponse auprès de son compagnon aux larges pinces, mais ce dernier se démontrait aussi dépourvu qu’elle, elle faisait signe de suivre la route vers la capitainerie, vu qu’ils étaient les plus proches de l’endroit, peut-être restait-il des survivants et dans cette agitation qui s’intensifiait, difficile de penser que quiconque prendrait le temps de les assister.

~ On ne pourra maîtriser l’agitation maintenant, allons plutôt constater ce qui se passe par là-bas !

Le scorpion s’empressait de suivre l’instruction et tandis qu’ils s’approchaient tout deux des flammes sa carapace se faisait plus luisant, sa texture semblait avoir évolué. La bête ne pouvait pas s’empêcher de vérifier sa constatation en toquant dessus. Intéressant, pouvait-elle imiter ce genre de talent animal ? Pas le temps d’y réfléchir maintenant en tout cas, à ce moment précis elle regrettait de ne pas savoir manier l’eau aussi bien que ses tentacules et sa seule force était celle de constater sans broncher les spécimens humains qui s’agitaient en brulant vif… La fournaise ne permettait aucune entrée dans le bâtiment, alors, ils décidaient de n’aller récupérer que ceux qui avaient été propulsé autour. En quelques minutes à peine et sans grande délicatesse, les bêtes, chacune à leur manière étaient partis récupérer les survivants pour les rassembler à l’écart de l’incendie dans un bâtiment intact où quelques civils prenaient le relai pour leur soin. A chaque fois, la même question de la part de la Gekei aux victimes encore conscientes, que s’était-il passé ?... Mais personne n’avait de réponse et sa peau avait roussie, dévoilant un aspect plus écailleux maintenant qu’elle avait commencé à cuire. Chez le scorpion… RAS. Sale bête va. Pas le temps pour autant de râler, ils allaient à nouveau tenter une entrée dans la fournaise qui s’était un peu calmé pour sauver ce qui pourrait l’être, quand une détonation dans le ciel attirait leur attention. Le signal du Maître ?

~ Oubliez l’idée qu’il y ait âmes qui vivent là-dedans. Essayez plutôt d’empêcher l’incendie de se propager, quitte à faire vous-même exploser quelques bâtiments autour. Pas le choix c’est toute votre ville qui pourrait y passer. Si on ne peut pas l’éteindre, laissons-le s’étouffer à son emplacement. Compris ?!

Peut-être que les pinces qui claquaient du scorpion l’avait aidé à être convaincante, le groupe de garde qu’elle avait interpellé était prêt à s’exécuter ainsi, aussitôt la mise au point faite, le duo bestial revenait sur ses pas pour rejoindre leur Maître. Le phare s’effondrait peu à peu perdant de sa hauteur et illuminant la ville et la mer à l’excès. C’était vraiment la Gekei Bélier qui avait fait ça ? Pourquoi ? Cela ne ressemblait tellement pas à un agissement de leur race. Soudainement, elle stoppait son acolyte dans une ruelle étroite et ainsi se faufiler en dessous. Tous ses tentacules déployés, elle s’accrochait à son ventre face vers le sol, le bestiaux avait presque l’air de s’en amuser et ainsi dissimulée sous la bête, la route vers le mentor se poursuivait…


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Message(#) Sujet: Re: 4 - Le fracas des vagues

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4 - Le fracas des vagues

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