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 Aparté

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Nukenin
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Message(#) Sujet: Aparté Mar 14 Juin 2016 - 2:00

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Installé dans le canapé du salon privé dans lequel on l’avait conduit, l’homme avait pris ses aises, s’étant servi à boire et ayant sorti une cigarette qu’il avait allumé sans grand effort par le plus grand des mystères. Las de porter ce masque, il attendait son hôte qui avait pris visiblement congé de son petit tribunal minable qu’il s’était donné une joie de présider. Tous ses sens aux aguets et ceux de ses minuscules compères à son service, il se para d’un sourire narquois alors que Shiro entra dans le salon.

    Vous pouvez nous laisser.


Fit-il à l’attention du domestique et des gardes, le premier hésitant un instant avant de recevoir la permission du Conseiller véreux. Le domestique sortit et referma la porte derrière lui, laissant Shiro et ses deux gardes dans la pièce.

    J’espère ne pas vous avoir dérangé … messire Ueshiyomi … Ou devrais-je dire, Ueshiyoda.


Faisant tourner le liquide ambré dans son verre transparent, l’homme masqué le but d’une traite tout en invitant son hôte à s’asseoir en face de lui, se comportant en vrai maître des lieux malgré sa condition d’invité. Reposant le verre, il se craqua l’auriculaire d’un geste distrait tout en exhalant la bouffée de fumée qu’il venait de prendre.

    Je vois que j’ai toute votre attention, et vous vous demandez probablement ce que je veux en échange de mon silence … Laissez-moi vous donner une réponse partielle : je veux le vôtre, du moins le temps que je m’exprime. Car ne vous faites-pas d’idée, vous n’êtes absolument pas en position de force ici.


Écrasant sa cigarette sur l’accoudoir du canapé, les deux gardes derrière les conseiller s’effondrèrent, une rougeur au cou alors que deux frelons retournèrent vers lui. Retirant son masque, sa silhouette se transforma en même temps pour laisser apparaître à la place de l’homme mystère et imposant une silhouette plus frêle, plus menue. L’Aburame le toisait d’un petit sourire narquois avant d’ajouter un :

    Pas la peine de vous donner du mal à appeler à l’aide, vous le regretteriez et risqueriez de finir dans un état pire que celui de vos hommes. Pour être plus précise, crier vous prendra plus de temps qu’il m’en faudra pour vous tuer.


Faisant jouer entre ses doigts les deux frelons massifs qui avaient empoisonné les deux hommes inconscients, elle soupira quelque peu avant de reprendre.

    Car voyez-vous Conseiller, ma patience à votre égard a malheureusement atteint sa limite. Vos petites manigances m’ont lassée et il semblerait qu’il soit bon d’y mettre le holà.


Laissant les deux frelons s’envoler et se poser de part et d’autre du Conseiller, elle croisa les jambes, laissant sa main pianoter distraitement sur l’accoudoir, son regard toujours rivé sur le politicien.

    Je dois reconnaître cependant que la manière dont vous avez tiré les ficelles jusqu’à maintenant est tout à fait remarquable. M’étant peu intéressée à la politique de Hi no Kuni si ce n’est aux décisions de Takesho, je dois bien admettre n’avoir à aucun moment suspecté vos tours de passe-passe bien que vous ne m’inspiriez rien d’autre que de la méfiance. Cependant votre prise d’action en tentant de vous en prendre à Imotori aura été pour vous le début de la fin. Oh vous avez bien couvert les pistes je ne dis pas le contraire. Attirer l’attention sur Nami no Kuni et l’un de ses clans ninja, profiter de votre tentative ratée pour éliminer le Conseiller Irobe qui refusait sûrement de se plier à votre autorité tout en feignant d’être vous-même en danger. Nous n’y avons tous vu que du feu.


S’arrêtant de pianoter sur l’accoudoir, elle se raidit, tout dans son attitude destiné à la rendre le plus menaçante et froide possible.

    Cependant la lettre de Toichi a été l’action de trop dans tout votre beau manège. Peut-être saviez-vous que vous sacrifiez ainsi votre allié avec qui vous avait conclu tant de partenariats commerciaux et magouilles dont les traces écrites prises dans son palais trônent toujours dans mon bureau. Peut-être aviez-vous l’espoir de trouver là une justification pour démilitariser Konoha ou prendre le contrôle direct des forces armées de Hi après avoir renversé Takesho. Peut-être vous imaginiez vous Daimyô après avoir évincé l’unique force restante pouvant déstabiliser votre accession au trône. Mais voyez-vous, dans l’intérêt de mon village, de mon pays et des pays sous notre tutuelle, je pense qu’il tout naturel pour moi de vous susurrer ces quelques mots qui au fond de vous vous redoutiez d’entendre : Il est temps pour Konoha de prendre le pouvoir du Pays du Feu, et à ce titre, je serai la prochaine Daimyô de ce pays.


Commençant à sourire alors que huit autre de ses plus gros frelons sortaient de ses manches et allaient se poser tout autour du Conseiller dont un sur son épaule, ses yeux soudainement rieurs et satisfaits dévisageaient cette larve en face d’elle.

    Et vous y allez m’y aider grâce au travail que vous avez déjà accompli par vos complots. Car voyez-vous, je renverserais votre Conseil d’une manière ou d’une autre. Soit avec votre appui en vous garantissant une place de choix dans mon gouvernement, soit en renversant moi-même ce spectacle de marionnettes que vous avez monté de toute pièce, toute la puissance de Konoha étant prête à s’écraser sur cet organe corrompu. Et ne vous faites pas d’illusion sur une possible guerre civile, elle n’aurait pas lieu ou serait rapidement étouffée dans l’œuf, mes hommes ayant une confiance aveugle en moi, au contraire des vôtres prêts à vendre leur mère pour des semblants d’importance. À votre image d’ailleurs.


Pause, le temps pour lieu de le laisser assimiler toutes ces informations avant de conclure.


    Vous voilà donc à un tournant de votre vie, Shiro, car sachez que je dispose de suffisamment de preuves prouvant votre duplicité et n’hésiterais pas à vous traîner dans la boue, vous, ainsi que votre famille à Nami no Kuni. Vous passeriez alors le reste de votre misérable existence à servir d’exemple pour les autres seigneurs corrompus de ce pays, mais également d’exemple à nos ennemis, qu’ils soient de la Corporation, du Kaiho-sha, des villages ou d’ailleurs… Réfléchissez-y donc bien, j’attends votre réponse. Que choisissez-vous ? Le déshonneur et une mort lente et douloureuse, ou la continuité de votre hypocrisie dans une nouvelle administration qui ferait table rase de votre passé douteux, mettant à profit vos talents et vous laissant vos bénéfices ?


Ses nano-insectes répartis autour du salon n’avaient toujours détecté de présence étrangère. Le Conseiller était seul face à sa décision et elle savait qu’il ferait le bon choix. Il n’était pas stupide au point de penser qu’elle ne mettrait pas ses menaces à exécution...

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Message(#) Sujet: Re: Aparté Ven 17 Juin 2016 - 18:49






Shiro Ueshiyomi, Conseiller de Hi no Kuni




La vérité est la seule valeur sûre en ce bas monde. Le reste n’est qu’un odieux mensonge qui sera démasqué un jour ou l’autre. C’est ce que Shiro apprendra à ses dépens. Ses origines si jalousement dissimulées tant d’années, ses ambitions secrètes qu’il avait enfin atteint après tant de sacrifices et de jeux … tout tombait un à un en morceau, impuissant face à l’ultime vérité que d’autres obtenaient impitoyablement. Oui, que pouvait-on devant la Vérité, si ce n’est rougir devant la folie de croire que le mensonge dura toujours, ou se taire devant l’échec ?

En l’espace de quelques minutes, l’homme masqué qui se révélait être l’Aburame, détruisit tout ce qu’il avait accompli durant bien des années. Il chancela, il sua, il trembla. La colère, la rage, la frustration, l’impuissance, l’amertume … tant de sentiments qui s’enchaînaient tour à tour. Il écoutait que d’une oreille tout ce qu’on lui disait : il savait bien que sa fin était arrivée. La véritable question n’était pas de savoir s’il voulait encore garder du pouvoir, ou non, mais s’il voulait repousser ou non l’échéance de sa mort. Il n’était pas idiot : la Kage, une fois Daimyo, ne la laissera pas vivre. Elle n’était pas une femme de cœur. Elle ne l’avait jamais été. C’était une militaire née, une politicienne en devenir …

Un rire nerveux s’échappa doucement de ses lèvres, puis avec force. Tel un torrent, il emplissait de ce son toute la pièce durant une dizaine de minutes. Il en pleurait même, le grand homme, et il s’essuya qu’à force de tremblement ces larmes de folie qui creusaient quelques sillons humides sur ses joues. Il aurait pu mentir, maintenir le jeu … Mais il n’était pas stupide. Aucun de conseillers n’oserait aller à l’encontre de la puissance militaire de Konoha, et surtout pas si Konoha fournissait des preuves accablantes à son encontre, et sur tous les jeux qu’il avait manigancé, toutes les personnes qu’il avait sacrifié pour ses propres ambitions personnelles …

Le silence finit par gagner à nouveau la pièce. Et ils pouvaient s’observer mutuellement. La grande noiraude, forte, protégée par ce bouclier de la véracité, contre le petit lutin qui croulait par le poids de ses mensonges. Non, il ne regrettait nulle action : il regrettait ses erreurs. S’il aurait fallu tuer encore et encore, torturer encore et encore, blasphémer encore et encore … il aurait fait sans la moindre hésitation. Ce que l’on appelait « conscience » n’était plus qu’une notion tordue chez le Conseiller.

- - Au plaisir de discuter avec votre sœur jumelle , se moqua-t-il avec un sourire au coin. Et sans plus un mot, il quitta la pièce. Il retourna au tribunal, vide momentanément en raison de la « pause ». Et il observa le lieu.

Aujourd’hui, cela aurait dû être « son » moment. « Son » Trône. Mais il avait perdu dans les jeux, et voilà que la grande Reine venait réclamer un du. Il réfléchissait encore et encore : avait-il quelque chose contre elle ? Non. Avait-il de quoi la contrer, militairement parlant ? Absolument pas, la preuve était qu’il craignait à l’heure actuelle le moindre papillon – et si c’était un maudit « espion » à la manieuse des insectes ? Lorsque les hommes revinrent prendre leur place dans ce tribunal des marionnettes, et que la Kage apparut – la vraie, ou la fausse, il ne saura dire -, sa décision avait déjà été prise. Le procès continua encore, pour la forme, avec divers avis. Pendant tout ce temps, Shiro s’était tu, et s’était contenté de fixer la Kage droit dans les yeux. Malice et défi brillaient dans ses prunelles, et en aucun cas, elles n’indiquaient encore la dite et précieuse décision. Soudainement, le silence s’installa. On attendait sa « sentence » : tous les avis avaient été entendus.

- J’ai toujours été fier de porter le titre de Conseiller de la Nation du Feu. Nous avons su montrer au monde que nous savons allier politique et militarisme ainsi que respecter l’indépendance, l’individualité et les droits de chacun comme Ame no Kuni peut en témoigner.

Il marqua une pause, pesant soigneusement chaque parole à venir.

- Cette tradition doit être maintenue. L’action d’Aburame Miko contient son lot d’erreurs mais elle n’en reste pas moins « noble », représentative des valeurs que notre Nation défend. Je suis conscient que mes paroles peuvent surprendre chacun mais, j’ai reçu récemment un … rapport. Ou un témoignage, si l’on peut dire ainsi, où un Namijin est venu plaider en faveur d’Aburame Miko, qu’un noyau important remerciait son intervention et acclamait ses premières mesures pour rétablir ce pays sur bien des aspects.

Il avait menti. Et il mentait avec art. Il savait qu’il perdait petit à petit toute crédibilité mais, entre perdre crédibilité pour un changement d’avis sur un argumentaire « plus ou moins » justifié et perdre crédibilité suite à la découverte de tous ces mensonges et crimes, le choix était très vite fait.

- Nous avons oublié, avec le temps, que nous ne pouvons fermer les yeux sur nos faiblesses quant de potentiels dangers s’avancent vers nous. Konoha a su anticiper. Une anticipation faite avec le respect de nos valeurs. Je suis conscient de certains dégâts mais, je suppose et je l’espère Hokage, que c’était fait réellement qu’en cas d’extrême nécessité.

Il imposa à nouveau un court silence.

- Si j’avais le pouvoir d’être le seul décisionnaire de cette salle, je me contenterais de vous donner un simple avertissement, celui d’apporter plus de formes à vos futures actions. La solution serait une présence plus accrue au sein de la Capitale, ou du Conseil du Daimyo le temps que le dit Daimyo soit choisi, et que votre bras droit se charge de quelques tâches supplémentaires pendant votre « absence ». Cependant, je ne suis pas le seul décisionnaire. Nous allons délibérer au sein du conseil.

Une délibération était « inutile » à son sens : il aura tôt ou tard chacun de ces « conseillers » dans sa poche malgré ce revirement de situation inattendue. Sans aucune surprise, au bout d’une demi-journée de longues négociations, et explications, tous rejoignirent plus ou moins la décision de Shiro.

Aburame Miko devait être plus présente dans ce conseil temporaire, le temps qu’un Daimyo soit voté, afin que ses futures décisions militaires soient mieux prises en compte – du grand blabla pour introduire « honnêtement » la future Daimyo à ses nigauds de conseillers. Les jours suivants, Shiro n’aura plus que deux choses à faire : mettre en avant la Noiraude, et prévoir sa fuite. Malheureusement, il ne connaissait nullement l’étendu des talents militaires de la dame, notamment ses « nano-insectes » ou encore sa capacité à quadriller tout un pays.

Pauvre homme qui pensait fuir. Il allait se faire attraper comme une souris. Quant à ce qui arriver, seule Aburame Miko le saura réellement. Seule elle pourra apporter les rumeurs nécessaires pour couvrir cet étrange incident, cet odieux personnage dont toute l’identité et les faits et gestes respirent la fausseté, le mensonge et le crime.

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Aparté

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