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 Manifeste [SHÛKAIJINS]

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Message(#) Sujet: Manifeste [SHÛKAIJINS] Ven 17 Juin - 11:36

Shozaichi était bien active cet après-midi. Une vraie fourmilière, en pleine effervescence. C'était compréhensible ceci dit : c'était ce jour là qu'étaient attribuées les affectations aux différents points de surveillance. Potentiellement, tout shûkaijin pouvait être présent à la capitale à cette heure-ci. Mikami aussi était présent. Il était ce clone de foudre qui allait nonchalamment chercher son ordre de mission, encore une fois sans prendre la peine d'y aller en personne. Mais il était aussi ce vieillard assis, recroquevillé contre un mur d'une des grandes places, les yeux semi-ouverts comme s'il somnolait et ne se maintenait que de ses mains agrippés à la canne maintenue devant lui. Puis il était ces deux enfants qui conversaient joyeusement sur le bord du toit d'un immeuble, ces trois fonctionnaires toujours pressés qui couraient les rues bondées, ce marchand de kunai suspect - bien que très avenant - que personne n'avait vu auparavant, ou encore ce vendeur de gibier installé près des portes principales.

Plus beaucoup de chakra restant pour l'original me diriez-vous. C'était juste ce qu'il fallait : de quoi s'envoler hors de la vue de tous, flirtant avec les quelques nuages qui faisaient du ciel bleu de multiples tâches difformes voyageant à contre-courant. Sur son dos, tandis qu'il planait bien au-dessus des oiseaux, là où l'oxygène se faisait rare et manquait de lui rappeler les pires entrainements qu'il avait connu... une longue barre de fer, dont la moitié était enveloppée d'un tissu bleu ciel usé avec quelques traces de peinture noire, et dont l'autre extrémité était fraîchement aiguisée. Sur le flan de la montagne, la cité de l'alliance se dressait fièrement malgré les traces que laissaient les quartiers en rénovation, lui apparaissant ici comme de vilaines cicatrices. Il resta plusieurs minutes à la fixer, cherchant, repérant, et verrouillant sa cible. Il ne fallait pas se louper. Aujourd'hui il allait mettre en œuvre l'aboutissement d'années et d'années d'entrainement en lancer d'armes blanches.

La démission du Gouverneur de Tori était encore fraîche dans les mémoires, et le rapport de mission du seigneur de guerre envoyé sur les lieux encore inconnu. Les conditions étaient réunies, même certains Torijin devaient être présents. Il fallait aussi que l'image retourne dans leurs contrées. Il fallait que ça atteigne les shinobi, et le peuple du pays des oiseaux depuis placé dans l'incertitude. Mais avant tout, il fallait que ce soit vu par les shinobi. Il fallait créer une réaction, prendre les devants sur celle de l'empereur. Quelques parts et plus profondément, il était aussi question de sous-entendre qu'un groupe organisé mais surtout libre de ses mouvements pouvait agir bien plus efficacement que toute une armée, même si la portée de ses actes restait plus incertaine - ce qui en soit, pouvait galvaniser les esprits emplis de la volonté de réussir...

Cette démission donc, avait sonné à Shozaichi d'un écho bien différent. Amplifié. On parlait de déclaration d'indépendance. C'était bien plus que ce que "Aokiji" avait dit... même si ça restait dans l'idée. Avant tout, c'était l'influence du Kamui qui devait en prendre un coup, trahi par son élève et son neveu. Peut-être qu'à ce jour une image serait plus parlante...
Mikami jouait avec sa lance, son javelot bardé de tissu. Il le faisait tournoyer, le lançant pour le retourner, une fois, deux fois, trois fois, encore, encore, le regard sans cesse rivé vers ce point qu'il allait viser. Il se familiarisait avec son poids, attendait cet instant où le vent allait retomber... dès qu'il l'aurait lancé, il prendrait la poudre d'escampette loin de Shozaichi.

Les nuages s'écartèrent, lui offrant bien plus de panorama qu'il ne l'aurait espéré ; et le silence regagna les cieux, témoignant de la fin de ce passage venteux. Le Yorurai prit une grande inspiration, étira un bras non armé vers le bas et le second au-dessus de sa tête. Un courant électrique le parcourut, et sa main droite, comme un coup de foudre, s'abattit vers sa cible en y propulsant l'objet en question. La friction rencontrée fut telle que les attaches cédèrent, libérant ce drap bleu qui pendant quelques secondes ne put qu'être cette traînée insaisissable frappée par sa propre chute.

Depuis Shozaichi, un sifflement interpella l'attention des riverains. Comme de ces feux d'artifices qui s'élèvent en pleine nuit, mais celui-ci - espérons-le - était une bombe qui chutait en plein jour... et se figea violemment dans une des tours en reconstruction du palais impérial, dégageant quelques briques qui furent brisées sous le choc et dévalèrent lourdement les échafauds. Ainsi, soumis à son immobilisme et au retour de la brise, l'étendard se déplia aux yeux de tous, dévoilant un des plus vieux drapeau de l'Alliance des pays neutres. Et il n'était pas seulement question de shûkai là-dessus.

Derrière les quelques déchirures et traces de cendre que les multiples assauts et le temps passé à l'abandon lui avaient affligé, apparaissaient les symboles du Triumvirat. De cet organisme décisionnaire où plusieurs têtes pensantes intervenaient, pouvaient se contredire, sans que jamais une seule et unique ne soit assurée d'avoir encore et toujours le dernier mot. Une image qui, fichée sur le symbole de l'absolutisme impérial, son plus haut-lieu de pouvoir, évoquait l'équilibre entre les individus. Il était question d'échange, de collaboration, de communication, entre trois services désormais devenus ombrageusement sélectifs où planaient les spectres du secrets et des complots, de petits groupes plus facilement soumis à l'instrumentalisation que trois factions aux rangs garnis de nombreux esprits dont on ne pouvait contrôler la disparité.

Mais les kanjis pour Alliance trônaient fièrement sur la place centrale de cet étendard. Il arborait fièrement l'union de cinq pays auparavant esseulés, ayant un jour fait front commun à toute forme de soumission. Était-ce vraiment vers cette époque que Tori voulait retourner ? L'indépendance ne devait se payer au prix de l'isolement. Depuis la création de l'alliance, hommes et femmes circulaient, échangeaient, se rencontraient librement sur cinq territoires différents, avaient eu accès à quatre pays inconnus et hostiles par le passé, autrefois soumis à la méfiance et aux contrôles répétés. Beaucoup de shinobis d'horizons différents avaient ensemble versé leur sang dans la même mare pour défendre cette idée. Et cette idée allait bien plus loin que la seule personne, aussi honorable ou légitime pouvait-elle être, qu'était Kakeshuou Samui, ainsi que tous les successeurs dont les shûkaijin pouvaient rêver. Ces successeurs ils l'étaient tous...

... ainsi que les détenteurs des nombreuses pierre qu'ils pouvaient apporter. Ce drapeau remémorait à la fois la séparation à l'échelle des décisions militaires, comme l'unité dans la dissemblance, là où le présent modèle méritocratique érigeait la figure abstraite d'un shinobi qui accomplirait en toutes circonstances la volonté de son maître suprême, aussi divergente pouvait-elle être du peu d'humanité qui persistait péniblement en chacun d'eux. Il parlait de libre-arbitre et de raison là où à ce jour, ces deux principes encore présents demeuraient sensiblement fragiles et pourraient aisément être brisés. Le terreau y était bien plus que propice.

C'était à peu près ce que ce lancer suggérait, et restait à voir comment il serait interprété. Mikami en aurait tant à rajouter, qu'il lui aurait fallu plusieurs jours supplémentaires et bien plus que quelques kanjis à sens unique. Cependant ceci n'était pas à l'ordre du jour. La priorité était, dans la continuité de la démission du Gouverneur Samui, d'afficher au plus grand nombre ce dos qui se tournait à l'autorité à laquelle prétendait le simple titre d'Autorité Divine, et appelait à rassembler derrière cet idéal qu'avait été le Shûkai à sa naissance et qu'il restait encore à construire.

Néanmoins parmi ces volontés se dissimulait celle de provoquer les réactions et d'en être à l'écoute. Le retournement de situation ne faisait que commencer.


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Message(#) Sujet: Re: Manifeste [SHÛKAIJINS] Ven 17 Juin - 21:25

Doli était rentré à la capitale de l'empire seulement la veille. Jusqu’à il y a peu, il était en effet sur une enquête au sein de son pays, enquête qui a par ailleurs donné des résultats assez imprécis au final que ce soit selon son intention à lui ou dans celle de la mission.

Cependant malgré ces résultats, il avait apprécié de passé du temps sous un climat et un paysage qu'il connaissait parfaitement, entouré de la multitude de volatiles de son pays. Il était donc quelque peu grognon ce jour-là, ayant dû écourter sa période de repos à la suite de l'enquête à cause d'une réquisition nationale pour mettre en place un nouveau rideau de surveillance. Le jeune homme était donc censé aller retrouver ses supérieurs pour recevoir son affectation, mais ce matin-là, il avait énormément de mal à quitter son nid douillet.

Cependant s'il voulait éviter des sanctions, il se devait de se lever et d'aller chercher son ordre de mission.
C'est ainsi qu'une dizaine de minutes plus tard le Kosbaui était dans les rues bondées de la capitale essayant de remonter la colline jusqu'au palais afin de voir ces supérieurs. Cependant surement dut à cette réaffectation massive les rues étaient encore plus remplies que d'habitudes et aux abords des rues marchande la circulation était presque impossible

L'atmosphère était étouffante entouré de tant de personnes et avec une atmosphère aussi appauvrie qui n'avait pas du tout manqué au jeune homme. Doli fit donc tout ce qui pouvait pour continuer son chemin, hésitant a se mettre a courir sur les bâtiments pour progresser plus vite, mais les discutions qu'il entendait dans sa progression suffisait à elles seules à le convaincre de rester au sol. La grande majorité de la capitale parlait en effet de deux sujets, le premier étant la réaffectation massive,le second était celui qui intéressait Doli.

Les gens partageaient les dernière rumeurs sur le futur de Tori no Kuni, de nombreuses personnes semblaient prévoir des affrontements pour le pouvoir que ce soit interne au pays ou entre Tori et le shukai, seulement quelques uns pensaient que l'indépendance allait être reconnue sans affrontement. Enfin il y avait un dernier discours beaucoup plus discret, un discours qui annonçait que l'annonce était un complot d'un groupe organisé luttant contre l'empire de l'ombre, essayant de discrédité la puissance unique de celui-ci.

Doli n'était pas fixé lui même mais entendre autant de point de vue différent lui faisait se rendre compte de quelques chose, son pays ne serait pas laissé tranquille par l'empire avant un long moment pour son plus grand malheurs.

Cependant alors qu'il avançait enfin un peu plus vite vers le palais impériale un sifflement strident se fit entendre au dessus de lui. Comme tout ninja reconnaissant le bruit typique du métal volant Doli s'arma immediatement et regarda la source du bruit se préparant à se défendre.

Cependant cela s’avéra être inutile, en effet comme la majorité de la population il repéra rapidement la toge d'acier qui volait au dessus de leur tête droit vers le palais. Doli ne savait pas qui avait lancé cela mais la personne avait un sacré bras ou une bonne technique qu'il aimerait bien apprendre, après tout cela renforcerait largement son arsenal.

Il assista donc à la fin de la course de la lance dans une tour du palais , cependant le plus intéressant du point de vue du jeune homme était pas tant le fait que le bâtiment symbolisant le pouvoir de l'empire venait d'être prit pour cible. Non ce qui était encore plus important était l'arme choisi pour endommager le bâtiment.

La tige de métal n'était pas seulement une lance lambda, non elle portait un symbole important que l'on avait pas vu flotté sur le palais depuis un certain temps. La flottant à la vue de tous était en effet le symbole originale du Shukai , le symbole clamant haut et fort le pouvoir d'un empire dirigé par un triumvirat.

Voyant une telle déclaration faite en plein cœur de cette dictature fit presque rire Doli, il appréciait énormément le geste.Certes à l'époque du triumvirat les choses étaient pas parfaite, Tori ayant déjà ouvert ses frontière a d'autres, mais au moins a ce moment là tous les pays avaient leurs mots à dire dans la direction de l'alliance. De nos jours la seule personne décidant était le Samui trois fois maudit.

Un tel rappel mit tout de même un sourire sur le visage du Kosobayui qui voulant voir plus de réactions directement au palais sauta sur les murs l’environnant et se mit a se déplacé rapidement vers le palais avec un sourire tout juste dissimulé.
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Iwa
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Message(#) Sujet: Re: Manifeste [SHÛKAIJINS] Lun 20 Juin - 17:41

Les rues du Shozaichi étaient remplies, comme toujours. Riverains, commerçants, passants vaquaient à leurs occupations respectives, dans un tumulte si propre aux grandes villes. Ici, dans la capitale de l'Empire, ce brouhaha urbain n'était que plus amplifié. Le soleil tapait, et dardait ses rayons menaçants de chaleur sur la foule qui s'accumulait dans les artères de la ville-mère. L'air était lourd. Un orage se profilait. Le ciel se couvrait d'une épaisse chape de nuages noirs, chargés d'électricité. De ce fait, découlant de la météo changeante, une certaine tension se faisait ressentir. Les voix étaient un peu plus hautes qu'à l'ordinaire, le tumulte plus assourdissant, et l'agacement arrivait plus vite encore que d'habitude. L'effervescence semblait peu à peu se changer en excitation combative. Les esprits s'échauffaient vite, par un temps comme celui-ci. Il fallait faire attention à ne surtout pas heurter les gens, ou sinon ...

"Qu'est-ce qu'il fait chaud ..."

Seito s'était laissé tomber sur un banc de la Grande Place. Là, l'affluence était plus importante encore que nulle part ailleurs. C'était une véritable cacophonie. Chacun devait crier pour se faire entendre, ou alors se replier vers un espace moins dense en population, comme l'avaient fait Seito et Takoyaki.

Les deux Shinobis du Pays des Cascades étaient en visite touristique à la capitale. Seito avait envie de constater par lui-même comment avaient avancé les travaux de rénovation. Il avait jugé bon d'emmener avec lui Takoyaki, qui n'avait besoin que de découvrir le monde. Or, pour ça, quoi de mieux qu'une visite à la capitale du Shûkai ? En chemin, Seito avait eu maintes fois l'occasion d'expliquer à sa coéquipière les derniers événements qui s'y étaient produits. L'attentat, la reconstruction encore en cours du palais impérial ... Déjà, la silhouette de ce symbole de l'autorité du Kamui se dressait à nouveau, dominant de sa majesté échafaudée le reste de la citadelle.

Ce n'était qu'en arrivant aux portes du Shozaichi que les deux camarades avaient appris la nouvelle, qui circulait déjà dans toute la ville: le Gouverneur de Tori no Kuni avait démissionné. Pour Seito, qui connaissait vaguement le contexte de la nomination de Samui Aokiji, la nouvelle avait de quoi interpeller. Comment un homme ayant participé au coup d'état ayant mené Samui Kakeshuou au pouvoir et appartenant à la même famille que lui pouvait maintenant renoncer à ses fonctions, alors que le Shûkai était en plein essor ? Le jeune Shuhan ne voyait que deux raisons pouvant justifier cette démission: soit le Gouverneur se trouvait dans l'incapacité physique, de par une maladie ou quelque autre problème de santé, de poursuivre son activité, soit il avait tourné le dos aux idéaux impériaux. Et, dans ce cas, l'événement entraînerait sans doute une crise, ne serait-ce qu'à Tori no Kuni.

Ces perspectives n'avaient cessé de trotter dans la tête de Seito alors qu'il se promenait dans les rues agitées de la capitale, en compagnie de Takoyaki. Pendant leur escapade, il avait eu l'occasion de retrouver des lieux familiers. Le petit appartement où il avait logé, dans ses premiers mois sur le sol impérial, des bâtiments qu'il avait pu voir en ruine, suite à l'attentat, des rues où les corps s'entassaient ... Des souvenirs tristement importants lui revenaient en mémoire en même temps que les bons. Il ne pouvait pas effacer de sa mémoire la douleur qui l'avait affecté, quand il était chargé de secourir les rescapés de la catastrophe. Les événements étaient encore trop proches dans le temps, et trop denses en émotions pour être balayés d'un revers de la main. Bien entendu, il avait imaginé cette réaction en entreprenant le voyage. Il était conscient de ses sentiments, et savait les appréhender. Il fallait composer avec ces douleurs, voilà tout, et laisser le temps guérir ces blessures.

Seito leva les yeux vers le ciel encombré. Il n'aimait pas les orages. A Itabei, ça n'était que synonyme de danger pour les récoltes. Les oiseaux se comportaient étrangement, pendant les orages. Ils fuyaient la tempête, abandonnaient jusqu'à leur nid pour sauver leur vie. Quel danger mortel la foudre représentait-elle pour un volatile ? Un trop important pour être ignoré. Là, dans le ciel de la capitale, toutes sortes d'oiseaux cherchaient à échapper, en vain, aux nuages sombres qui ternissaient déjà l'éclat du soleil. Même un gros voletait en solitaire, au-dessus du palais impérial.

"Alors, la capitale ? C'est plus grand que le Temple, et plus agité ... Dommage que le temps ne soit pas de la partie. Peut être qu'après, on pourrait ..."

Il ne finit pas sa phrase. Son attention avait été attirée par un point filant à travers le ciel, et se dirigeant droit vers l'une des tours inachevées du palais. Ca ne pouvait pas être un oiseau, ni un bon signe, d'ailleurs. Si c'était encore une attaque ...

"Viens !"

Il avait attrapé Takoyaki par la main, et se précipitait maintenant à travers la foule, fendant la mer humaine en deux, véritable Moïse des ruelles. Sautant sur un toit, et courant sur les tuiles, il finit par atterrir sur une charpente depuis laquelle il avait une vue imprenable sur le palais. De là, il distinguait parfaitement le projectile.

L'étendard flottait au vent, déployant tout son terrible sens aux yeux et à la vue de tous. Quand il reconnut le symbole imprimé sur le tissu, Seito eut un frisson. L'Empire était déjà en place quand il était arrivé au Shûkai. Il n'avait pas connu le Triumvirat. Cependant, il s'était renseigné sur le sujet, et sur la prise de pouvoir du Kamui. Il savait que ce coup d'état n'était pas du goût de tout le monde. Ce drapeau, fiché dans le sein même de la capitale et dans un monument synonyme de la puissance de l'Empereur, n'était que le souvenir, douloureux pour le Shûkai, de cette époque de démocratie.

Un grondement sourd s'élevait déjà de la foule. Les répercussions seraient grandes, Seito le pressentait déjà. Ce drapeau n'était pas arrivé là de son propre chef. L'auteur de cette attaque contre l'autorité de l'Empereur devait déjà avoir filé. Mais quelle cause servait-il ? Prônait-il un retour au Triumvirat, et la déchéance du Kamui ? Mais ... Pourquoi ? L'Empire ne s'était jamais mieux porté, pourquoi vouloir que ça change ? Etait-ce l'idée d'être gouverné par une seule personne qui répugnait tant ? Un mouvement était en marche, et il semblait se manifester par cet acte de rébellion contre la figure du Kamui.

Une déduction, un déclic plutôt, se fit dans l'esprit de Seito. Est-ce que cette soudaine prise de parole d'une opposition encore anonyme pouvait être en lien avec la démission de Samui Aokiji ? Il avait déjà émis l'hypothèse qu'il puisse s'être retourné contre l'Empereur. S'il l'avait véritablement fait, alors on pouvait décemment croire qu'il s'était rallié à la cause de ... De qui ? Qui revendiquerait la possession de ce drapeau ?

A quels mouvements révolutionnaires devrait faire face le Shûkai ?

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Message(#) Sujet: Re: Manifeste [SHÛKAIJINS] Lun 20 Juin - 17:55



Jottenga...il va falloir réparer la poutre ici. C'est un miracle qu'elle tienne encore après l'attaque. T'as vu la fente?


Plus qu'une semaine avant la fin de l'été, et donc la fin des travaux sur le Shozaichi. Plus de deux mois s'étaient écoulés maintenant et le monument impérial, le fief de l'empereur lui-même, avait repris ses couleurs d'antan et quasiment toute sa gloire. Seul une partie du toit restait à être rénové et l'équipe s'y affairait avec la détermination que leur procurait le sentiment agréable d'un éventuel retour à la maison.

De mon côté, j'allais probablement avoir la chance de retourner à Yuki No Kuni afin d'y voir si les relations entre l'empire et les Suzurane s'était amélioré depuis mon dernier passage qui avait faillit me coûté bien cher. Néanmoins, j'avais appris à calmer mon tempérament depuis et ce, surtout grâce à Kakeshuou Sama lui-même et l'entraînement qu'il m'avait donné. Ma hâte se transformait peu à peu en patience et j'en eus besoin à plusieurs reprise lors de cette mission éprouvante. La construction du palais n'était pas si ardue ou compliquée en elle même, mais le fait de devoir diriger ces hommes sur un chantier de construction s'était avérer être un défis d'une nature encore inconnu pour moi. Jusque là novice dans l'art du commandement, j'avais néanmoins fini par y voir une introduction en la matière et m'était prêté au jeu en y décrochant un certain succès, bien qu'il n'y avait là rien de militaire réellement.

Cependant, je fus loin de me douter qu'un événement aussi particulier allait mettre un frein sur les travaux pour le reste de la journée. Alors que nous tentions, Jottenga et moi, de trouver un moyen de réparer la poutre ou de simplement la remplacer, un sifflement intense se fit entendre à l'extérieur du bâtiment, mais qui vint résonner à notre niveau de par les multiples fenêtres ouvertes qui faisait face au reste de la capitale. Jetant un regard par l'une de celle-ci, il me fallu quelques secondes pour discerner le projectile qui fonçait à vive allure vers une tourelle qui se situait qu'à quelques mètres d'où nous étions. Craignant le pire, j'hurlai à tout les travailleurs de se coucher au sol juste avant l'impacte.

Prenant l'une des tables de travail les plus près, je la tournai sur le côté afin de m'en servir comme couverture. Mon seul et unique oeil restait grand ouvert, ma pupille étant dilatée au maximum. Le coeur battant, je m'attendais à un grand "boom", suivit de gravas et du souffle de la déflagration, mais rien ne se fit. Seul un petit "toc" et le bruit de deux ou trois briques qui se brisaient remplaça la catastrophe que je m'étais imaginé. Ne comprenant plus rien, je décidai donc de me relever et je m'approchai de la fenêtre tout en faisant signe aux autres employés de rester loin des parois du bâtiment...par simple précaution.

Sortant ma tête vers l'extérieur, je cherchai et trouvai rapidement le javelot qui avait été lancé avec une force prodigieuse...probablement un Shinobi. La seule force n'aurait pas été nécessaire à un tel exploit après tout et il était claire qu'un chakra inconnu s'était mêlé à se tir en y repensant. Aucune javeline n'émettait ce son après tout. Le plus choquant parcontre ne fut pas l'attaque, mais bel et bien le message qu'il livrait.

L'on demandait le retour d'un Triumvirat...chose qui avait pourtant été énoncé lors de la dernière réunion du partie conservateur Samui.

Ou du moins c'est ce que j'en conclu. Observant la bannière flotter au gré des vents chaud de l'été, je pris le temps de peser mes actions et mes mots avant d'agir. Me précipiter avec la colère au ventre ne donnerait rien de bon, mais ne rien faire face à cette situation m'était impossible. En tant que soldat de l'Empire, je me devais tout de même de traiter cet acte comme une menace potentiel et, il me fallait réduire les possibilité de scandale le plus vite possible. Certes des gens avaient vu, mais la chose avait été faite et nous ne pouvions qu'y répondre dans le calme et la procédure habituelle.

Sortant donc une jambe par la fenêtre, puis l'autre, j'usai de mon chakra pour marcher sur la parois de brique du Shozaichi et j'allai retirer le drapeau du mur en empoignant la lance. J'enroulai ensuite le tissu autour du manche de celle-ci tout en m'adressant à des gardes qui s'étaient regroupé à la base du palais. De leurs point de vu, ils n'avaient pu voir la provenance du projectile, mais de cette fenêtre, je pu voir qu'il venait d'une petite zone verte au milieu de l'un des quartiers résidentiel de la ville. Les chances de retrouver la personne responsable de cet acte étaient alors très minces, mais il fallait néanmoins y envoyer une patrouille. Ainsi, je m'adressai à ceux qui tentaient de simplement contenir la foule qui s'amassaient autour du palais car les réactions étaient nombreuses.



Envoyez une équipe de trois patrouilleurs dans le quartier résidentiel là-bas. Le projectile venait du parc, au milieu des arbres. Notre fauteur de trouble et probablement déjà partie, mais sait-on jamais...

Veillez à prévenir le Kamui. Je resterai ici et je garderai l'étendard jusqu'à son arrivée. Renforcez la garde, restez en alerte et suivez la procédure habituel. Pas d'exagération, restons discret, mais vigilant. Nous faisons face à un mouvement de résistance, toutes les possibilités sont à envisager, même s'il s'agit probablement que d'un message.


Aussitôt, les gardes se mirent en marche et trois d'entre eux prirent direction du quartier résidentiel alors que les autres allèrent reprendre leurs poste, sauf un qui alla directement en informer le seigneur des territoires du Shukai.

Quant à moi, je restai simplement devant les portes du palais, l'étendard dans une main et l'oeil rivé vers l'antécédente position du tireur.


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Message(#) Sujet: Re: Manifeste [SHÛKAIJINS] Lun 20 Juin - 18:14

Son excitation était à la hauteur de son attention pour toutes ces choses étranges qu’ils avaient croisées. Seito comme toujours, en bon professeur patient s’était évertué à expliquer et ré-expliquer, même insister patiemment tous les éléments importants concernant la capitale. L’homme avait une sacrée patience quand même, si bien, qu’en définitive, l’hybride n’avait pas pu faire autrement que comprendre et assimiler durant tout le chemin. C’était que parfois les décors étaient un peu vides d’intérêt et qu’alors les leçons de Seito était la meilleure façon de ne pas voir le trajet se passait. Il avait décidé de lui faire découvrir la Capitale, et le Lumineux ne s’y était pas opposé, il semblait lui porter une assez grande confiance à ce cher Seito. La bête s’en étonnait chaque fois, l’humain cracheur de lave cultivait son aspect inquiétant à ses yeux, cette faculté surement qui la faisait se tenir tranquille avec lui du moins, la plupart du temps. Si bien, qu’elle avait oublié de sélectionner quelques encas dans son nouveau terrain de chasse… Ou alors, c’était bien trop peuplé pour la ravir dans ce sens-là. Elle s’intéressait bien plus à la particularité de la construction à vrai dire, qu’à la diversité des humains trop concentrés qui s’y promenaient. Une première. Son acolyte se plaignait de la chaleur et ça faisait rire la bête au sang-froid. Pas de grande différence pour elle en fait…

~ L’air s’est chargé d’humidité, bientôt tu te plaindras surement d’être trempé. Dommage que ça ne soit pas assez pour une inondation, cette ville serait magnifique immergée…

Elle avait le nez et le menton pointés vers les hauteurs, si bien, que c’était la surprise qui la gagnait tandis que son partenaire se mettait à la traîner vers un côté. N’ayant pas tout compris en fait, après tout elle regardait dans le sens opposé de ce dernier, ça ne l’empêchait pas pour autant de suivre, au mieux du moins. Eux qui avaient déambulé en toute quiétude en trainant les pieds sur le pavé, se retrouvaient maintenant dans une course un peu folle sur les toits. Enfin le guide se stoppait et son accompagnatrice fronçait des sourcils toujours en cherchant l’objet de son affolement, mais un bruit répondait tout aussitôt. C’était assez intrigant et intéressant pour que l’hybride s’y focalise, elle s’approchait passive du bord comme toujours et tendait l’oreille pour mieux comprendre avec de multiples brides d’informations capturées à droite et à gauche. On était visiblement venu perturber un événement en capitale de ce qu’elle avait cru comprendre et cela de la pire des façons, bien que pour la bête, détruire quelques briques et exposer un drapeau ne représentait pas grand-chose. Trop de chose lui échappait dans ce nouveau monde.

Elle décidait alors de se concentrer sur la réaction du Shuhan qui ressortait cette mine étrange qui l’avait possédé de temps à autre durant leur promenade en ville, il n’avait jamais fait part de ce qui le tourmentait alors, mais l’hybride avait pu sentir dans son anormal renfermement que quelque chose avait marqué cet endroit pour lui. En bas, le troupeau déjà électrique était plus bruyant que jamais, certains s’indignaient, d’autres avaient du mal à cacher leur appréciation de l’acte. En ce jour, sans le vouloir, Seito lui avait peut-être montré la vraie face de l’empire, un qui se divisait. A son tour la bête avait du mal à convenir avec son sourire satisfait, où les discordes naissaient, régneraient prochainement les affrontements. Une bonne occasion pour elle d’investir dans ses élevages. Un sujet dont elle devrait s’empresser de négocier avec le Maître qui pour sûr se montrerait extrêmement intéressé. Lui aussi, tout comme Seito lui avait parlé du Kamui qui l’avait nommé à cette place de Gouverneur, mais aussi de l’ancienne politique qui les bridait tant. Il avait résumé cela très simplement, tant qu’il se tiendrait « à la bonne » avec le Kamui, leur vie serait sereine et leurs projets concrétisés. Pas question que des fouteurs de troubles gâche ça…

~ Tu as vu d’où ça venait ? Je ne pense pas qu’on nous laissera nous approchait de trop près au niveau du drapeau, mais ça te dirait d'aller inspecter de là où ça venait?... Il n’y a pas que le ciel qui se prépare aux perturbations on dirait…

C’était un voyage très instructif…
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Message(#) Sujet: Re: Manifeste [SHÛKAIJINS] Mar 21 Juin - 19:35

Le mouvement avait été lancé. La destitution d’Aokiji Samui n’était que le début des ennuis pour l’Empereur et son système archaïque. Car oui, la Rébellion se mettait en mouvement et s’il ne faisait pas attention, le Viok’ risquerait de se retrouver avec de nombreux problèmes sur les bras. Le groupuscule, formé à l’origine par Sairyo Hiko et Yuuryo Fuusho, avait déjà fait bien du chemin. L’enfant avait récemment repris le flambeau car son camarade était occupé du côté de Kawa no kuni, mais un jour il reviendrait… Et leur revendication n’aurait alors que plus de poids lorsqu’il aurait trouvé ce qu’il était venu chercher là bas.

« C’est parti. »

Aujourd’hui était un jour spécial. Aujourd’hui, la plupart des shinobis avaient été rassemblés au Shozaichi afin de distribuer de nouvelles affectations pour la protection de l’Empire et des différents pays du Shûkai. Hiko, comme de nombreux shinobis, n’avait pas échappé à la règle et s’était donc mêlé à la foule arpentant les rues de la Capitale.

A une différence près… Lui savait. Il savait ce qui allait se passer dans les minutes qui suivront, et il était déjà prêt à recueillir toute sorte d’informations sur les volontés de chacun. Ce fut donc emmitouflé sous sa cape noire que l’enfant prit la direction du Centre Ville. Il savait où aurait lieu le planté de drapeau, Mikami le lui avait dit, et il voulait être aux premières loges pour voir ce magnifique événement.

Il n’eut d’ailleurs pas à attendre très longtemps. Cela faisait à peine une dizaine de minutes que l’enfant s’était rendu sur place qu’il sentit alors qu’un objet chargé en chakra s’approchait rapidement de la foule, de ce qu’il restait du Palais Impérial. Baissant le regard et la tête, l’enfant aux cheveux blancs eut alors un sourire satisfait sur le visage quelques instants avant même que les premiers n’aient remarqué qu’un javelot arrivait à pleine vitesse sur la tour. Son sourire s’effaça rapidement pour ne pas éveiller les soupçons, et il imita la foule lorsqu’il leva son regard pour admirer ce magnifique drapeau flotter au gré du vent… Le signe du Triumvirat représenté en son centre.

La période de domination sans équivoque de l’Empire touchait à sa fin, et le Shûkai n’allait pas tarder à rentrer dans une nouvelle ère. L’ère de la Liberté !


La foule s’agita brusquement, et de nombreuses réactions se firent entendre au sein de la foule. Certains trouvaient cela inadmissibles, d’autres craignaient clairement pour leur vie. Cependant, tous se demandaient bien d’où pouvait venir ce coup d’éclat. Ils comprirent rapidement, seule la Rébellion pouvait être à l’origine de cette œuvre. Rébellion qu’avait rejoint Samui Aokiji, neveu du Kamui lui même, il y a de ça quelques jours. La confusion commença alors à gagner la foule, et Hiko en profita pour se rapprocher de la tour, car il venait de voir quelque chose qui le chagrinait grandement.

Car un impétueux avait osé aller décrocher le drapeau, il allait le payer cher. Composant quelques mudras de façon très discrète et profitant de l’animation qui régnait dans les rues du Shozaichi, Hiko disparut de la vue de tous de façon rapide et il camoufla aussi son chakra afin de ne pas se faire repérer. Rapidement, il prit de la hauteur pour se déplacer plus rapidement et il arriva en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire auprès du jeune Samui, Ketsuen de son prénom. Ce dernier semblait prendre les choses à cœur, et il avait lui même décroché le drapeau et le tenait dans sa main. Encore un s’étant fait laver le cerveau par l’Empereur apparemment…

Hiko s’approcha doucement de lui, sans faire aucun bruit et il se saisit d’un kunai. Allait-il le tuer ? Profiter de sa discrétion pour l’égorger comme le font les shinobis les plus discrets de ce monde ? Non, bien sûr que non. La Rébellion était un mouvement pacifiste, et Hiko était à sa tête, il se devait de montrer l’exemple. Se saisissant donc de l’arme par la partie tranchante, il asséna un violent coup derrière la tête au Samui… Sûrement assez pour le faire tomber inconscient pendant un petit moment. Prenant soin de ne pas rester ici, Hiko repartit aussi rapidement qu’il était arrivé. Il avait juste eu soudainement envie de frapper ce jeune homme irrespectueux.

Une fois cela fait, l’enfant retrouva sa place dans la foule, aux côtés de ses amis shinobis et il assista au reste de la scène… Guettant principalement la réaction du Vieillard, celui qui était le plus craint.
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Message(#) Sujet: Re: Manifeste [SHÛKAIJINS] Jeu 23 Juin - 7:56




Harassé par le travail, l’Ancien restait penché sur son bureau. Traité de commerce, reconstruction, renforcement des frontières, nouvelles missions pour répondre aux attentes des commanditaires et aux besoins du Shukaï : rie ne s’arrête ! Tout Empereur qu’il était, l’homme ne se laissait pas écraser par sa fonction. Il était bien conscient qu’en devenant un administrateur, il s’était éloigné du Champ de bataille. Une situation qui ne lui plaisait pas vraiment … . Pour un lion affamé, désireux de combattre et de fracasser, ne pas pouvoir mordre dans de la chair fraiche est le pire des régimes … . Assez paradoxal pour l’homme qui se veut le défenseur de la Paix, n’est-ce pas ?

Aussi, pour cette fois – et cette fois uniquement, le Kamui pouvait être reconnaissant envers la Rébellion. Il avait eu vent de son existence, et en avait déjà subi certains revers. Pour lui, il était tout simplement inimaginable que son neveu et plus fidèle soutien Aokiji Samui l’ait trahi. Après ne pas avoir donné de nouvelles, il semblait alors évident qu’il avait été « disposé » par l’opposition. Une enquête était en cours, et tout restait encore à déterminer. Mais notre homme avancerait avec certitude et confiance. La clameur qui s’élevait de l’extérieur poussa le sextagénaire à jeter un œil par la baie vitrée.

Le drapeau frappait fièrement le vent, pendant qu’une foule de passants et badaux observaient la scène d’en bas. Encore un geste de la Rébellion … . D’abord Tori, puis ici ; cette organisation secrète et mystérieuse sait décidément faire parler d’elle ! Si elle continue ainsi, elle pourrait devenir une véritable menace pour le Shukaï, son régime politique et sa stabilité ! Cette succession d’évènements pourrait bien mener à la mort pure et simple du légendaire Samui ! … Alors pourquoi souriait-il ainsi ?!
Sans dire mot, l’homme se dressait, prenait son manteau pour le jeter sur ses épaules, et quittait la pièce … .


Ils étaient déjà nombreux à observer cet étendard flottant au vent. Une nouvelle audace de la Rébellion ? Ces gens-là ne savaient décidément plus quoi faire pour faire parler d’eux ! Ce signe serait-il un ralliement, le début d’un Nouvel Ordre souhaitant s’opposer ouvertement à la puissance de l’Empereur ? Certains seront-ils encouragés et laisseront-ils parler leur sentiment national et politique à la vue de cette ultime provocation ?
Les réactions étaient diverses et variées. Certains souriaient du coin des lèvres, d’autres redoutaient ce genre d’action. Et un grand nombre regardait à droite et à gauche pour voir comment réagirait le grand patron. Ce dernier, malgré sa stature, son aura et sa grande taille, demeurait discret et mêlé à la foule. Il aimait à observer le déroulement des évènements, et savait qu’il pourrait en apprendre davantage ainsi.

Un petit sourire en coin lorsque Ketsuen grimpa pour enlever ce drapeau usagé et inutile. Il savait que le jeune garçon était un homme fidèle et dévoué. Qu’il agisse ainsi n’était pas une surprise. Aussi, à la minute où ce dernier était frappé par un inconnu, Kakeshuou Samui savait qu’il était temps d’intervenir. Bien qu’il ait pris conscience de ce qui se passait, il tenait à faire une entrée ordinaire, qui lui laisserait plus de manœuvre et de liberté. Révélant son chakra et sa présence, il se démarquait tout d’un coup des autres.

» Que se passe-t-il, ici …

Immédiatement, la foule s’écarta au son de sa voix, traçant un arc de cercle autour de l’Empereur des Nations Neutres. Par crainte, par surprise ou pas respect ? Faites votre choix, l’homme s’en moquait bien. Il se doutait qu’il aurait droit à un peu d’espace vital ; aussi, son pas lent le mena près de son élève de la veille. Genou à terre, il tapotait sur la joue du garçon pour qu’il revienne à lui … .

» Le Shukaï est un groupe de territoires aspirant tous à la paix, à la liberté et à la sécurité face aux grands conflits de ce monde. Ceux qui luttent dans l’ombre et font preuve de violence contre leurs frères sont les éléments les plus dangereux que nous comptions hélas dans nos rangs … .

Sa voix était forte, il se voulait être entendu par l’assistance qui était présente. Après une ou deux minutes, Ketsuen Samui pouvait revenir à lui et reprendre ses esprits. Le Kamui se dressait et portait son regard sur lui.

» Cependant, Ketsuen, tu es aussi responsable. En enlevant ce drapeau, tu as commis une faute …

Suite à ces propos surprenants, l’homme faisait volte-face vers la foule.

» Certains verront dans ce drapeau un signe de révolte, de condamnation de l’Empire et de ralliement pour une Rébellion qui tient à contester un modèle politique ayant fait prospérer l’ensemble des terres impériales ces dernières années. Grand bien leur fasse. Mais avant cela, je vois dans ce drapeau un rêve ! Un rêve d’unité contre la violence d’un monde qui a opprimé les plus petits ! Un rêve de Paix dans un monde de combats entre les plus Grands ! Un rêve de prospérité dans une terre d’intégrité, d’ouverture et de simplicité ! Cet étendard a été éloigné des yeux et des regards ; ce fut assurément un tort. Car à travers l’Empire, c’est bien le même souhait que celui du Triumvirat – pourtant imparfait – qui perdure et demeure ! Cet étendard sera toujours un emblème, un héritage de notre histoire et de nos ambitions à l’échelle mondiale et pour toute Nation martyrisée par les plus forts !

La clameur pouvait suivre. C’était une véritable surprise, en particulier pour ceux de la Rébellion ! Car par un simple discours, l’Empereur venait de retourner intégralement le message politique que voulait faire passer l’opposition. C’était oublier que l’homme était un combattant d’élite, et que par conséquent il s’y connaissait en discours, en harangue et en intrigue politique. Manipuler un fait pour se l’approprier n’était pas chose difficile pour lui. En particulier lorsqu’il fallait jouer contre un adversaire encore tapi dans l’ombre. L’arc de cercle plébéien l’entourait toujours, mais il savait qu’il avait l’attention de tous et de chacun. Il reporta de nouveau son intention vers le récemment promu.

» Ketsuen … reprends ce drapeau et monte pour l’attacher en haut de la plus haute tour du Palais … . Dorénavant, chaque année à cette date anniversaire, ce drapeau sera affiché et montré afin de rappeler pourquoi nous nous battons tous, et pourquoi nous sommes tous prêts à mourir. Pour une terre de Paix, et un avenir radieux ; pour un Empire prospère et unifié sous une même bannière … .

De retour vers le peuple qui l’observait et ne le quittait pas des yeux une seconde.

» … et à ceux qui se cachent dans l’ombre et complotent … . Qui frappent les leurs et oppriment les faibles en pensant répandre la justice … . En éliminant un Gouverneur pour faire croire à la paix – car je ne crois pas une seconde à la trahison de mon propre neveu ! … sortez de l’ombre si vous croyez vraiment en vos convictions, et osez m’affronter dans un débat politique ! Car contrairement à vous, je ne crains pas la lumière et j’assume mes actes ! C’est votre chance, aujourd’hui, de montrer que vous portez « votre justice » et non pas que vous êtes un petit groupuscule de barbares bellicistes !

Un défi, maintenant ? Cet appel aura-t-il l’effet provocateur qu’il escomptait ? Quoi qu’il puisse arriver, l’Empereur se tenait sur ses gardes, mais assumait fièrement sa posture et sa position.
Qui viendra donc s’opposer à son pouvoir ?

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Message(#) Sujet: Re: Manifeste [SHÛKAIJINS] Jeu 23 Juin - 9:35


Il se passe toujours quelque chose au Shozaichi. C'est le propre des grandes cités et ce qui fait d'ailleurs tout leur intérêt. Pourtant Kaya ne s'attendait certainement pas à un tel acte de défiance de la part de la rébellion. Ses ailes sombres battent l'air et lui assurent une position statique tandis qu'elle observe de son regard flamboyant l'attroupement qui s'est formé au pied du drapeau. Des curieux? Ou simplement des imbéciles? Les autorités ne tarderont pas à réagir à un tel affront. Et la prudence commande de s'en aller. Pourquoi prendre le risque d'être qualifiée de sympathisante?

La Mamoru décoche donc un dernier regard à l'emblème flottant dans le vent et reprend sa route. Du moins jusqu'à ce qu'elle aperçoive deux silhouettes étrangement familières. Qu'est-ce qu'ils font là? Elle hésite brièvement puis plane en direction de ses deux coéquipiers. Elle ignorait qu'ils devaient se rendre à la capitale. Mais il est vrai qu'elle ne peut pas se vanter de connaître leur emploi du temps sur le bout des doigts. La noiraude, donc, atterrit en douceur sur le sol avant de sceller à nouveau ses ailes. Ses deux coéquipiers ont évidemment remarqué son arrivée. Elle les salue d'un sourire couplé à un signe de tête.
"Je ne m'attendais pas à vous voir ici!" reconnait-elle. "On dirait que vous avez bien choisi votre jour pour une visite à la capitale..."
Kaya jette un regard alentours en s'attendant presque à voir débarquer une foule de soldats fanatisés pour disperser l'attroupement. Cette rébellion est de plus en plus présente. Et à sa connaissance c'est la première fois qu'elle ose ainsi se manifester au cœur même du pouvoir impérial. Sûrement le signe qu'elle a pris suffisamment de force pour oser sortir de l'ombre. Ou, du moins, est-ce qu'elle peut s'imaginer. Leur récent succès leur donne sûrement l'impression d'avoir des ailes. À cette pensée la Mamoru ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec la légende d'un homme ayant jadis voulu côtoyer le soleil après s'être fabriqué une paire d'ailes. Le résultat? Ai-je vraiment besoin de l'énoncer?

Un jeune homme attire l'attention de la foule tandis qu'il escalade la tour en reconstruction pour venir décrocher le drapeau. Sans doute un shinobi guidé par le désir de plaire aux autorités. Il y a encore des gens qui ne se rendent pas compte que le Shûkai, loin de les protéger, est l'entrave qui les prive de leur liberté. Kaya comprend la rébellion. Mais ses méthodes sont quelques peu... archaïques. Ils viennent de fournir à l'Empire un prétexte pour les frapper. Cet acte, aussi noble soit-il, sera détourné à l'avantage de ce qui fut autrefois l'Alliance. Pour tuer un monstre il faut soi-même en devenir un. On combat le mal par le mal. La moralité et les bons sentiments pèsent bien peu dans un monde comme celui-ci.
"Nous ferions peut-être mieux de..."
Trop tard... L'intervention impériale se manifeste sous la forme du Kamui. Ce dernier, que ce soit par hasard ou parce qu'il a été averti de ce qu'il se passait, fend à présent la foule. Quelques secondes plus tard il s'adresse au peuple avec toute l'éloquence qui est sienne. L'éloquence qui, à n'en pas douter, lui a déjà ouvert bien des portes. Et loin de se démonter, l'homme fait ce qu'il a à faire: de la récupération politique. Ou l'art de transformer une insulte en opportunité...

La Mamoru observe les gens autours d'elle. Certains ont la bouche ouverte, d'autres retiennent des applaudissements qu'ils imaginent peut-être un peu prématurés. Mais tous espèrent que l'un de ces "traîtres" auxquels le Kamui fait référence ose se montrer. Ne serait-ce que pour la distraction qui leur sera ainsi offerte. Et si certains s'interrogent sur le véritable message de ce drapeau alors ils ont compris qu'il valait mieux garder leurs doutes pour eux. De véritables moutons! Mais avec un minimum de jugeote tout de même...
"Dites-moi.." chuchote-t'elle à ses camarades pour obtenir leur attention. "Vous n'êtes pas impliqués dans cette histoire hein?"
Elle devrait peut-être s'en vouloir d'oser leur poser une telle question. Mais si elle la leur adresse c'est bien qu'elle n'est pas certaine de la réponse. Se peut-il que ses propres coéquipiers soient impliqués dans cette affaire?
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Manifeste [SHÛKAIJINS]

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